Q-R comme...

Ruche

Quadraspidiotus n. m. Genre d’Insectes Hémiptères (Cochenilles) Coccoïdes. Ex. Le « Pou de San José » (Quadraspidiotus perniciosus), parasite des arbres fruitiers. Syn. Diaspidiotus perniciosus.

Quadrivoltin, -e adj. (Du lat. quadra, quatre et volvere, rouler, se dérouler, évoluer). [Quadrivoltine]. Se dit des espèces qui se reproduisent à raison de quatre générations par an. Ex. La Piéride du navet, Pieris napi. Cette dernière peut aussi cependant être bi- ou trivoltine, selon la région où elle se trouve. Voir aussi Multivoltin.

Quasisocial, -e, -aux adj. (Du lat. quasi, comme si et socialis, qui concerne la société, les alliés). [Quasisocial]. Dans la classification des niveaux de socialité, on considère qu’une espèce est quasisociale quand on assiste chez elle, à une vie commune des individus de la même génération et à une coopération pour les soins parentaux. Il n’y a pas comme dans la semisocialité de spécialisation des individus pour la reproduction. Cette notion de quasisocialité est donc très proche de celle de la communalité. On peut constater cette quasisocialité chez certains Hyménoptères de la Famille des Collétidés ou chez les Hyménoptères Apidés tribu des Euglossini appelés également abeilles à orchidées ou abeilles euglossines. Voir aussi Communal, Eusocial, Semisocial et Soin aux jeunes.

Quaternaire n. m. [Quaternary period]. Période géologique actuelle, caractérisée par le retour d’un cycle glaciaire dont le début remonte il y a 2 millions d’années et qui indépendamment des changements climatiques devrait se poursuivre jusqu’à nos jours.

Quédie (Quedius) n. f. Genre d’Insectes Coléoptères Brachélytres Staphylinidés, comprenant près de 800 espèces de staphylins cosmopolites pouvant mesurer jusqu’à 15 mm qui vivent dans les détritus et les litières. Ex. Quedius brevicornis.

Queue n. f. Voir Cauda, Cerque et Filum.

Queue fourchue, n. f. Voir Cerure.

Quiescence n. f. (Du lat. quiescere, se reposer). [Quiescence]. Fait pour un Insecte de ralentir son développement embryonnaire ou post-embryonnaire en réponse aux effets défavorables du milieu. Il peut s’agir de mauvaises conditions environnementales (ex. le froid). L’hivernation est donc une forme de la quiescence, mais cette dernière peut être aussi estivale (ex. température trop élevée). A la différence de la diapause qui est un arrêt du développement, la quiescence (ou dormance) se caractérise par un ralentissement de ce développement. Dés la disparition du facteur défavorable à la croissance, le développement reprend normalement. C’est la levée de dormance. Syn. Dormance. Voir aussi Développement, Diapause, Estivation et Hivernation.

Quinine n. f. (De l’Espagnol quina-quina, qui désigne un arbre du Pérou). [Quinine]. Alcaloïde extrait de l’écorce du quinquina (Cinchona sp.). Il est utilisé en thérapeutique sous forme de sels solubles (sulfate, chlorure). On l’administre par voie buccale ou même hypodermique. C’est un antipyrétique, particulièrement spécifique des fièvres paludéennes.

Quinone n. f. [Quinone]. Composé aromatique, produit de l’oxydation des diphénols. Les quinones possèdent la propriété de tanner la peau, c'est-à-dire de la rendre imputrescible en se fixant sur les protéines. Chez les Insectes, lors du tannage, les quinones auront une double action au niveau des téguments : elles servent de base à la fabrication de matière colorante qui sera intégrée dans la sclérotine (mélanisation) et elles engendrent le phénomène de sclérification (ou durcissement du tégument des insectes). Les quinones permettent donc le tannage de la cuticule mais on les retrouve également dans les substances défensives émises par de nombreux insectes et notamment les Coléoptères Carabidés du genre Brachinus appelés usuellement « bombardier ». Il s’agit alors, dans ce dernier cas, d’hydroquinone. Voir aussi Bursicon, Sclérification.

R, Abréviation servant à désigner la nervure Radiale, troisième nervure longitudinale d’une aile.

Race n. f. (De l’Italien razza). [Race]. Population résultant de la subdivision d’une espèce. Une race est un ensemble d’individus de la même espèce qui rassemble des organismes ayant des caractéristiques communes, dits caractères ethniques, transmissibles d’une génération à la suivante. Syn. variété (varietas). Voir aussi Caste et Morphe.

Radeau des cimes, [Canopy raft]. Structure gonflable, gonflée à terre, puis déposée à même la canopée, à près de 40 m de haut, par un hélicoptère, puis arrimée avec des cordages aux arbres environnants. Le radeau peut accueillir trois personnes, qui doivent se hisser par escalade depuis le sol grâce à un système de cordages. Pour la collecte des insectes autour du radeau, les possibilités sont nombreuses : pièges à glu posés dans les branches, pièges lumineux qui les attirent, battage des feuilles, etc. De nombreuses nouvelles espèces d’insectes ont ainsi été découvertes grâce à ce dispositif. Voir aussi Canopée.

Radial, e, aux adj. [Radial]. Qui se rapporte au radius. // Cellule radiale, Cellule de l’aile qui se rapporte au bord postérieur de la nervure Radiale (troisième nervure longitudinale de l’aile). Elle est notée « r ». // Nervure radiale, Voir Radius.

Radias n. m. (Du lat. radius, rayon). Syn. de Radius et Nervure radiale. Voir Radius.

Radiation n. f. (Du lat. radius, rayon). [Radiation]. Différenciation d’une multitude d’espèces endémiques à partir d’une espèce ancestrale. Les ancêtres communs de tous les insectes, seraient apparus au Dévonien il y a environ 479 millions d’années, et le début de leur diversification aurait commencée il y a 441 millions d’années.  Les insectes ont adopté différents modes de vie afin de peupler toutes les niches écologiques accessibles, ce qui explique qu’ils constituent le groupe d’Arthropodes dont la morphologie est la plus diversifiée. Ainsi, la radiation des premiers insectes (Ectognathes) semble liée à celle des plantes qui ont commencé à coloniser le milieu terrestre au Dévonien. Puis la première forte période de diversification des insectes a été liée à l’acquisition du vol. L’apparition des insectes holométaboles si elle est antérieure à celle des plantes à fleur a cependant connu une forte diversification avec l’apparition de ces dernières. Voir aussi Coévolution, Dévonien, Insecte, Ptérygotes et Spéciation.

Radiation adaptative, [Adaptative radiation]. Apparition forte et rapide de nouvelles espèces quand une niche écologique est libre (l’absence de prédateurs, généralement, aidant). Chaque nouvelle espèce s’adaptera à une niche écologique différente. Il peut s’agir d’une île déserte par exemple.

Radiation évolutive, [Evolutive radiation]. Apparition d’un grand nombre de nouvelles espèces dans une niche écologique déjà existante et qui est devenue libre, suite à une crise écologique ayant conduit à une importante extinction.

Radiation explosive, [Explosive radiation]. La radiation explosive consiste à ce qu’un genre soit représenté par un nombre élevé d’espèces très voisines les unes des autres mais qui restent cependant bien individualisées. Cette surreprésentation du genre par de nombreuses espèces différentes est en général due à un isolement créant un milieu à faible pression de sélection. Une espèce donnée est alors l’ancêtre commun de diverses nouvelles espèces. La radiation explosive est donc une cause de la spéciation. Voir aussi Spéciation.

Radicicole adj. (Du lat. radix, radicis, racine et colere, habiter). [Radicicolous, Radicolous]. Se dit des êtres qui vivent sur ou dans les racines des plantes, que cela soit en symbiose ou non avec ces dernières (comme par ex. le phylloxéra de la vigne considéré comme parasite). Voir aussi Habitats biotiques.

Radicivore adj. (Du lat. radix, radicis, racine et vorare, manger). [Radicivorous]. Qui se nourrit des racines des végétaux. Ex. Les larves des Elatéridés sont radicivores. Syn. Rhizophage.

Radius n. m. (Du lat. radius, rayon). [Radius]. Troisième nervure longitudinale (après la Costale (C) et la Sous-costale (Sc)) de l'aile des Insectes désignée par « R ». Elle se divise en deux branches : la Radiale (R1) et le secteur de la Radiale (Rs), ce dernier se subdivisant en quatre petites nervures. C'est la nervure la plus forte de l'aile. Syn. Nervure Radiale, Radias. Voir aussi Nervation.

Radula n. f. [Radula]. Synonyme de raster. Voir Raster.

Raid n. m. [Raid]. Chez les fourmis esclavagistes (Hyménoptères Formicidés), terme utilisé pour désigner les campagnes de chasse, ou de pillage d’autres colonies de fourmis. Voir Fourmi esclavagiste et Doulose.

Rainure n. f. Voir Sillon et Sulcus.

Rallidentidés (Rallidentidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Ephémèroptères Schistonates Baétoïdes.

Ramifié, e adj. (Du lat. ramificare, diviser en rameaux). [Ramiferous]. Se dit d'un appendice, en particulier de l'antenne, lorsqu’il porte des branches (des rameaux ou des rames). On dit aussi rameuse. Ex. Nervure ramifiée. Antenne rameuse de Cladius pectinicornis (Tenthrède).

Ramollissement des insectes, [Softening the insects]. Les insectes qui n’auront pu être préparés dans les 24 H de leur capture et qui auront été placés en papillote devront être ramollis afin de pouvoir être étalés plus facilement. Il s’agit alors de placer le spécimen entre deux assiettes dans laquelle on ajoute un peu d’eau et une boule de paradichlorobenzène (voir composition sur le paquet de naphtaline). Au bout de 12 à 24 H, le spécimen devrait avoir retrouvé sa souplesse. Il pourra alors être procédé au piquage. Voir aussi Tuer les insectes, Montage des insectes, Piquage des insectes, Séchage des insectes et Etalage des insectes.

Ranatre (Ranatra) n. f. Genre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Népidés. Ces insectes au corps allongé avec des pattes longues, sont appelés communément « punaises d’eau ». L’autre genre principal constituant cette Famille est le genre Nepa au corps ovale avec de petites pattes. Ex. La Ranatre linéaire, Ranatra linearis.

Rang n. m. [Rank]. Position d’un taxon dans la hiérarchie taxinomique. Ex. Rang de niveau famille, du niveau genre ou du niveau espèce.

Râpe n. f. (Du Germain raspon, gratter). 1. [Rasp, Pars stridens]. Syn. de pars stridens ou Archet. Voir Archet. // 2. [Rasp]. Chez les Hyménoptères Formicidés, glosse et paraglosse du labium sont soudées et denticulées pour former une râpe. Cette « langue » est couverte d’aspérités très dures qui vont râper les aliments afin d’extraire les liquides qui seront absorbés comme nourriture alors que les résidus seront rejetés sous forme de petits corpuscules enroulés de forme caractéristique. Voir aussi Formicidés et Intestin antérieur.

Raphidie (Raphidia) n. f. (Du gr. raphis, -idos, aiguille), Genre d’Insectes Raphidioptères, à grande tête aplatie, à antennes filiformes, au prothorax allongé. L’espèce type, que l’on rencontre en France est la « raphidie serpent », Raphidia ophiopsis, ainsi nommée à cause de son aptitude à projeter sa tête à l’extrémité de son long prothorax pour attraper sa proie, à la manière d’un serpent.

Raphidiidés (Raphidiidae) n. f. pl. [Raphidiid snakeflies]. Famille d’Insectes Raphidioptères dont la raphidie en est le type qui peuple les écorces des bois. Elles mesurent entre 20 et 30 mm. Leur corps est effilé. La tête est aplatie et porte des ocelles. Les antennes sont filiformes. Ils possèdent un prothorax cylindrique aussi long que l’abdomen. Les ailes qui portent un ptérostigma sont transparentes parcourues par un réseau de nervures noires. Elles sont pliées au repos en toit au dessus de l’abdomen. Les pattes antérieures ne sont pas ravisseuses. L’abdomen est, chez les femelles, pourvu d’une longue tarière apparente (ovipositeur). Les larves campodéiformes possèdent déjà le prothorax allongé caractéristique des imagos. Elles vivent sous les écorces des arbres où elles chassent les insectes xylophages. On les trouve dans les régions holarctiques et en Amérique Centrale.

Raphidioptères (Raphidioptera) Martynov, 1938 n. m. pl. (Du gr. raphidios, aiguille et pteron, aile). [Snakeflies]. Ordre d’Insectes Neuroptérides (Super-ordre) comprenant deux Familles, celle des Raphidiidés et celle des Inocellidés, regroupant 225 espèces. Des fossiles ont été trouvés dans des strates du Permien (dernière période du Paléozoïque soit environ de -298,9 à -252,2 Millions d’années). Ce sont des espèces holométaboles, de petite taille (8 à 20 mm), avec une tête plate, prognathe, à cou marqué. Leurs pièces buccales sont broyeuses. Les mandibules portent 3 à 4 dents. Les palpes maxillaires ont 5 articles et les palpes labiaux en ont 3. Leur prothorax est assez long et peut se redresser afin de mieux repérer les proies. Cela leur a valu d’être appelé usuellement « mouches-serpents ». Les méso- et métathorax ont à peu près la même forme et la même taille et portent chacun une paire de stigmates. Leurs quatre ailes transparentes portent toutes un ptérostigma marqué et sont richement nervurées tant longitudinalement que transversalement. Les nervures sont simples au bord costal, mais sont fourchues au bord postérieur. Leur envergure atteint 12 à 38 mm. Les tarses des pattes sont pentamères (5-5-5). L’abdomen présente 10 sternites et les 8 premiers portent des stigmates. Les femelles portent une tarière en forme d’aiguille ce qui est à l’origine de leur nom. Elles pondent de 10 à 15 œufs dans les fentes des écorces sous lesquelles les larves vivront. Ces dernières sont, comme les adultes, des carnassiers terrestres, prédateurs principalement des populations de pucerons, mais aussi de petits coléoptères. Ils sont apparentés aux sialis (ordre des Mégaloptères), mais ici les larves ne sont pas aquatiques, mais terrestres et ne possèdent donc pas de branchies. Elles possèdent des pièces buccales broyeuses, proches morphologiquement de celles de l’imago. Leur tête et le premier article de leur thorax sont bien sclérifiés tandis que le reste de l’abdomen est mou. Elles chassent notamment les scolytes sous les écorces décollées des conifères. Leur développement larvaire dure en général 2 à 3 ans voir pour certaines espèces 7 ans. Ils sont cosmopolites mais on n’en trouve pas en Australie. Syn. Raphidiodea selon NCBI et SITI et Rhaphidioptera selon SITI.

Rapismatidés (Rapismatidae) Nevas, 1929 n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Neuroptéridés Névroptères.

Rasnicynipidés (Rasnicynipidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites (ou Térébrants) Cynipoïdes.

Raster n. m. (Du gr. rastrum, bêche, râteau). [Raster]. Chez les larves de Coléoptères Scarabéidés, sternite abdominal terminal comportant une plage de soies ou d’épines sur sa face ventrale dont la disposition permet de différencier les genres. Voir aussi Pygidium.

Ratardidés (Ratardidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères, Ditrysiens.

Ratemiidés (Ratemiidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Phthiraptères Anoploures.

RATZEBURG Julius Theodor Christian (1801-1871) n. p. Entomologiste Allemand, père de l’entomologie forestière. Il a publié notamment : « Die Forstinsekten ».

Ravageur des cultures, [Crop pest(s)]. Insecte phytophage, qui occasionne des dégâts aux cultures mettant ainsi en péril la rentabilité agricole. Contr. Auxiliaire des Cultures. Voir aussi Auxiliaire.

Ravet n. m. Autre nom de la blatte. Boir Blatte.

Ravisseur, euse adj. (Du lat. rapere, saisir violemment). [Raptorial]. Qui ravit, qui saisit une proie. Ex. Les mantes, prédatrices redoutables, ont des pattes antérieures ravisseuses. Voir Pattes ravisseuses.

Raymondionymidés (Raymondionymidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages, Curculionoïdes.

Rayon de cire, [Comb]. Chez les Hyménoptères sociaux, la cire est le matériau de construction des rayons. Elle sert à bâtir des alvéoles hexagonales, juxtaposées les unes aux autres, d’où le terme rayon de cire. On parle également de cellules en nid d’abeilles. Le fait que les alvéoles soient de forme hexagonale et non pas ronde, permet un gain de place. Syn. Gâteau de miel. Voir aussi Cellule royale et Ouvrière.

REAL Pierre (1922 - 2009) n. p. Entomologiste Français spécialisé dans les Lépidoptères ayant fait paraître « Les Morphos d’Amérique du Sud et Centrale » coédité avec Eugène LE MOULT.

RÉAUMUR René Antoine (Ferchault de Réaumur) (1683-1757) n. p. Physicien et naturaliste Français. Grand nom de l’entomologie en tant que véritable fondateur de cette science, observant la vie et les mœurs des invertébrés. Il a découvert des faits incontestables concernant l’anatomie et la biologie des insectes. Son œuvre s’intitule « Mémoires pour servir à l’Histoire des Insectes » (parue entre 1734 et 1742). Il effectua notamment une étude sur les abeilles. C’est à lui que l’on doit les premières descriptions de la vie des guêpes. Il s'intéressa aussi à des sujets très variés tels que la métallurgie, la température, la porcelaine.

Réceptacle séminal, ou Receptaculum seminis, [Spermatheca]. Un des éléments des organes génitaux des femelles chez les Insectes assurant le stockage des spermatozoïdes ou des spermatophores (capsule mucilagineuse qui contient les spermatozoïdes). Il débouche dans l’oviducte. La longueur des testicules des mâles est en étroite relation avec celle du réceptacle séminale des femelles. Syn. Chambre séminale ou Spermathèque. Voir Spermathèque. Voir aussi Appareil génital et Appareil reproducteur.

Récepteur sensoriel, [Sensory Receptor]. Organe sensoriel tégumentaire spécialisé dans la détection de stimuli extérieurs. Les cellules sensorielles peuvent être des mécanorécepteurs qui réagissent aux pressions mécaniques, des chimiorécepteurs (substances chimiques), des thermorécepteurs (chaleur) ou des photorécepteurs (lumière). Ainsi par exemple, il a été prouvé chez des Coléoptères Ténébrionidés que ceux-ci continuaient à répondre à un stimulus lumineux après l’occlusion des récepteurs de la vision. Voir Sensille.

Récepteurs nicotiniques et muscariniques, [Nicotinic and muscarinic receptors]. Ce sont des récepteurs de l’influx nerveux qui contrôlent les muscles. Ils jouent un rôle primordial dans la transmission neuromusculaire. Le système nerveux chez les Insectes, est l’un des plus riches en récepteurs nicotiniques. C’est l’acétylcholine qui jouera le rôle de neurotransmetteur excitateur. Ces récepteurs ne sont présents que dans le système nerveux central. Voir aussi Acétylcholine, Carbamates et Système nerveux.

Récliné, e adj. [Reclinate]. Tourné vers l'arrière. Contr. Procliné.

Recluse n. f. [Small Chocolate-tip]. Nom vernaculaire de Clostera pigra, Lépidoptère de la Famille des Notodontidés. Syn. Hausse-queue brune.

Récolter les insectes, [Collecting insects]. Voir Piège d’attraction et Piège d’interception.

Recrutement n. m. [Recruitment]. Chez les Insectes sociaux et plus particulièrement chez les Hyménoptères Formicidés, incitation des congénères à effectuer une tâche bénéfique à la colonie. Chez les fourmis découpeuses de feuilles, le recrutement a lieu par stridulation. Voir aussi Recrutement de groupe et de masse, Phéromone de recrutement et Stridulation.

Recrutement par tandem, Voir Tandem running.

Recrutement de groupe, [Waggle dance]. Chez les Hyménoptères Formicidés, il s’agit d’un recrutement où plusieurs individus sont recrutés par une ouvrière recruteuse. Ils suivront ce leader jusqu’à une cible. Chez l’espèce Camponotus socius, ce recrutement se fait par une parade motrice (« waggle dance ») consistant en des oscillations de la tête et du thorax. Voir aussi Phéromone de piste et Tandem calling.

Recrutement de masse, [Mass recruitment]. Chez les Hyménoptères Formicidés, il s’agit d’un recrutement où plusieurs individus sont recrutés à la fois mais sans l’intervention d’une ouvrière recruteuse leader (comme dans le recrutement de groupe). Une fourmi qui découvre une source de nourriture, va en informer ses congénères, en déposant sur le sol une piste de phéromone lors de son retour au nid. Ce recrutement a donc lieu par dépôt d’une piste chimique par l’ouvrière recruteuse au moyen de phéromones consistant en de l’acide formique. Les fourmis recrutées vont elles-mêmes renforcer la piste en retournant au nid. La formation de la piste résulte donc d’un feed-back positif (ou effet boule de neige). Lorsque la source de nourriture finira pas être epuisée, il y aura de moins en moins de phéromones de piste, ce qui induira un feed-back négatif. Voir aussi Intelligence collective, Phéromone de piste, Phéromone de recrutement et Stigmergie.

Rectal, -e, -aux adj. [Rectal]. Qui est en rapport avec le rectum. Ex. Branchies rectales, Glandes rectales. Voir Rectum.

Rectum n. m. (Du lat. rectum, droit (de rectum intestinum, intestin droit)). [Rectum]. Région, plus ou moins piriforme, postérieure de l’intestin postérieur aboutissant à l’anus. Le rectum a, tout comme l’intestin grêle, pour fonction de refaire le transfert de l’eau, des sels et des acides aminés de l’intestin vers l’hémolymphe. On y trouve une couche de cellules épithéliales ayant pour fonction de maintenir la pression osmotique. Voir aussi Intestin postérieur et Papilles rectales.

Récurrente (nervure), [Recurrent nervure]. Voir Nervure récurrente.

REDI Francesco, (1626 -1698), n. p. Entomologiste Italien qui apporta la preuve du développement de tous les Insectes à partir d’un œuf.

Réduve (Reduvius) n. m. (Du lat. reduviae, dépouilles). Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères, type de la Famille des Réduviidés. Ce sont des insectes de mœurs nocturnes qui vivent dans les maisons, chassant les punaises de lit afin de se nourrir de leur sang. Leur piqûre est très douloureuse. Certains réduves d’Amérique (triatome) inoculent parfois à l’homme une trypanosomiase, la maladie de Chagas. Ex. La Réduve annelée, Rhynocoris annulatus. La Réduve irascible, Rhynocoris iracundus. La Réduve masquée, Reduvius personatus. Voir aussi Chagas.

Réduviidés ou Réduvidés (Reduviidae) Latreille, 1807 n. m. pl. (Du lat. reduvius, dépouille car les réduves vident leurs proies). [Assassin bugs, Ambush bugs, Kissing bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Cimicomorphes Réduvoïdes, renfermant les réduves et genres voisins. On les appelle usuellement punaises assassines. Il en existe près de 6.800 espèces (930 genres, 25 Sous-familles). Ils peuvent être très dissemblables. Ils mesurent entre 3,5 et 35 mm. Ils sont généralement de couleur cryptique, noire ou sombre, ou aposématique, rouge ou orange. Leur tête étroite possède une suture transverse et est portée par un cou distinct. Ils n’ont pas d’ocelles (ou au plus 2 ocelles), mais présentent de grands yeux composés. Ils ont un rostre puissant trisegmenté en général arqué, qui peut servir à la capture des proies. Leurs antennes formées de 4 articles sont développées et visibles en vue dorsale. Le prosternum présente un sillon stridulatoire. Ce sillon est effectivement tapissé de crêtes transversales. Juvénile et adultes y frottent leur rostre afin d’émettre une stridulation. Leur scutellum est peu développé. Leurs hémélytres n’ont pas de cunéus (partie apicale, triangulaire de la corie, individualisée par une fracture cunéale). Les pattes antérieures servent à capturer les proies (quelquefois le rostre). Elles sont transformées de différentes manières à cette fin (épines, poils collants, ventouses, pinces, etc.). Les fémurs antérieurs sont souvent épaissis. Leurs tarses médians et postérieurs sont habituellement formés de 3 articles (mais la formule tarsale peut être différente). Leur abdomen est souvent élargi vers le milieu au point de dépasser de chaque côté des ailes. Ce sont des insectes souvent prédateurs d’insectes ou d’arthropodes, mais certains sont ectoparasites hématophages d’animaux homéothermes. Leur piqûre est douloureuse. Certaines espèces hématophages de la Sous-famille des Triatominae sont vectrices de la maladie de Chagas en Amérique du Sud (Triatoma megistra et Triatoma infestans). Ils sont cosmopolites mais essentiellement tropicaux.

Réduvoïdes (Reduvoidea) ou Réduvioïdes (Reduvioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Cimicomorphes, renfermant les Familles des Réduviidés et des Pachynomidés.

Régime alimentaire, [Diet(s), Feeding habit(s)]. Distribution d'une alimentation adaptée à une espèce considérée. Mais au sein d’une même espèce cette alimentation peut également être variée en fonction de l'âge, le sexe, la taille, la destination de caste, etc. Les Insectes ont des régimes alimentaires très variés. Ils peuvent être omnivores (Ex. Blattes), carnivores (Ex. Carabes, Odonates, etc.), phytophages (phyllophages, xylophages, saprophages, détritivores, etc.), coprophages, etc. Il est à noter que certains Insectes ne s’alimentent pas à l’état imaginal (Ex. Ephémères ou certains Lépidoptères). Voir aussi Castration nutritionnelle et Gelée royale.

Région n. f. (Du lat. regio, direction, zone déterminée). [Region]. Partie d'un organe ou d'un corps. Ex. Région occipitale pour l’arrière de la tête. Voir aussi Tagme.

Région Afrotropicale, [Afrotropical realm]. Région comprenant l’Afrique subsaharienne. La région malgache en constitue une des sous-régions. La région Afrotropicale est également appelée région Ethiopienne. La région afrotropicale constitue une partie de la région paléotropicale (pour l’ancien monde qui englobe l’Afrique, l’Asie et l’Europe). Région paléotropicale et région néotropicale (Amérique du Sud, Amérique Central et Antilles), font parties de la région pantropicale.

Région alaire, [Wing region]. Syn. de Champ alaire. Voir Champ alaire. Voir aussi Aire alaire.

Région anale, [Anal region]. Syn. aire anale. Voir Aire anale.

Région Antarctique, [Antartic realm]. Région regroupant le continent Antarctique et l’extrémité de l’Amérique du Sud.

Région Arctique, [Arctic realm]. Région qui comprend le Groenland, l’archipel canadien compris entre le Groenland et l’Amérique, la partie orientale de la Sibérie, une partie de l’Alaska et le nord de la Norvège. Il existe plusieurs définitions de la région arctique. La limite généralement admise est donnée par le cercle Arctique (latitude 66° 33'N), qui entoure les points où il est possible de voir le soleil de minuit et la nuit de midi.

Région Australienne, [Australian realm]. Région zoogéographique regroupant l’Australie, la Nouvelle-Zélande et certaines îles du Pacifique (Tasmanie, Moluques, Célèbes, Nouvelle-guinée). Ces îles du Pacifique sont parfois considérées comme faisant partie d’une région séparée, la région Océanienne ou même Orientale (pour les îles Hawaii). Syn. Notogée, Complexe australien, Empire Australo-papou.

Région axillaire, [Axillary region]. Syn. de Champ axillaire. Voir Champ axillaire.

Région costale, [Costal region]. Voir Aire costale.

Région discoïdale, [Discoidal region]. Syn. d’Aire médiane, Rémigium, Région rémigiale et de Champ discoïdal. Voir Remigium et Aire médiane.

Région Éthiopienne, [Ethiopian Realm]. Région zoogéographique actuellement appelée région Afrotropicale qui comprend l’Afrique subsaharienne avec quelques sous-régions, dont la région malgache. Ce terme n’est plus usité. Voir Région afrotropicale.

Région Holarctique ou Holoarctique, [Holarctic Realm]. Région subdivisée en région Paléarctique et Néarctique avec un certain nombre de sous-régions comme l’Européenne, la Méditerranéenne ou la Centralasienne. Elle regroupe en fait, l’ensemble des régions tempérées et froides de l’hémisphère Nord, qui présentent une certaine unité de flore et de faune. Elle est formée de la plus grande partie de l’Amérique du Nord, et par l’Ancien Monde au Nord du Sahara et de l’Himalaya.

Région Indomalaise, [Indomalayan Realm]. Région appelée également Orientale regroupant la péninsule indienne et l’Asie du Sud-est (Malaisie et Indonésie compris). Syn. Région Orientale.

Région jugale, [Jugal region]. Syn. Neala, Aire jugale, Champ jugal. Voir Champ jugal.

Région Néarctique [Neartic Realm]. Région zoogéographique qui comprend toute l’Amérique du Nord, y compris le Groenland et une partie de l’Amérique centrale qui s’arrête au sud, aux déserts du Mexique. La vallée du Grande Del Norte marque la frontière entre région Néarctique et région Néotropicale.

Région Néotropicale, [Neotropical Realm]. Région zoogéographique représentée par l’Amérique du Sud tropicale (y compris une partie du Mexique situé en dessous de la vallée du Grande Del Norte), l’Amérique centrale et l’arc antillais (où la faune néarctique s’y mêle). La région Néotropicale fait partie avec la région Paléotropicale (pour l’ancien monde), de la région Pantropicale. Syn. Néogée.

Région Orientale, [Oriental Realm]. Région zoogéographique également appelée région Indo-malaise. Elle comprend la péninsule indienne et l’Asie du Sud-est (Malaisie et Indonésie compris). Syn. Région Indo-malaise.

Région Paléarctique, [Palearctic realm]. Subdivision de la région holarctique couvrant les parties septentrionales de l’Ancien Monde et qui correspond en gros à la région méditerranéenne qui comprend également l’Afrique du Nord. On y trouve donc l’Europe (Islande incluse), l’Afrique du Nord (y compris le Sahara et les îles Canaries), la Russie, la majeure partie du nord de l’Arabie et de l’Asie, avec le Japon, mais sans l’Inde, jusqu’au Nord de l’Himalaya y compris le Tibet et jusqu’au sud-est de la Chine.

Région Paléotropicale, [Paleotropical realm]. Région située entre les tropiques de l’Ancien Monde (Europe, Afrique et Asie). La région Paléotropicale fait partie avec la région Néotropicale (Amérique du Sud, Amérique Central et Antilles), de la région Pantropicale.

Région Pantropicale, [Pantropical realm]. Région relative à l’ensemble de la zone tropicale du monde. Cette région fait donc référence à la zone située entre les tropiques du capricorne et du cancer.

Région rémigiale, [Remigial region, Remigium]. Syn. d’Aire médiane, Rémigium, Région discoïdale ou Champ discoïdale. Voir Remigium et Aire médiane.

Région Tropicale, [Tropical realm]. Région située approximativement entre les tropiques du Cancer et du Capricorne. Voir aussi Pantropicale.

Région vannale ou vannus, [Vannal region]. Syn. Champ anal ou Champ vannal. Voir Vannus.

Région zoogéographique, [Zoogeographical region]. Aire de répartition définie en fonction de la distribution géographique des espèces et des barrières naturelles (mers, déserts, montagnes). Il existe plusieurs systèmes de classification des régions. Celle définie par Wallace, par exemple, regroupe la Néogée (correspondant à la région néotropicale), la Notogée (correspondant à la région Australienne) et l’Arctogée (regroupant le reste des régions, c'est-à-dire les régions holarctique, afrotropicale, indomalaise et antarctique). D’autres distinguent six régions : paléarctique et néarctique dans l’hémisphère Nord (ces deux sous-régions paléarctique et néarctique constituant la seule région holarctique), néotropicale (Amérique du Sud, Amérique centrale et Antilles), éthiopienne (ou africaine), orientale (ou Indo-malaise), australienne dans l’hémisphère Sud et antarctique. Mais il en existe d’autres comme la région océanienne, la région arctique, la région antarctique, la région tropicale (et plus précisément quelquefois afrotropicale pour l’Afrique, paléotropicale pour l’ancien monde, et pantropicale qui regroupe afro, paléo et néotropicale). On parle également d’empire biogéographique ou d’écozones. Voir aussi Biogéographie.

Règne n. m. (Du lat. regnum). [Kingdom(s)]. Grande division du monde vivant. C’est la catégorie de rang le plus élevé dans la classification hiérarchique classique en matière de nomenclature. Ex. Les Arthropodes font partie du règne Animal, du sous-règne des métazoaires, du super-embranchement des Invertébrés. Mais la classification ayant tendance à être la plus utilisée depuis 2004 est celle établie par Cavalier-Smith qui distingue un système à deux Empires (Procaryotes et Eucaryotes) réparti en 6 règnes : les Bactéries (Bacteria), les Archées (Archaea), les Protistes (Protista), les Mycètes ou Champignons (Fungi), les Plantes (Plantae) et les Animaux (Animalia). Chaque règne est divisé en phyla (appelé division certaines fois). Liné avait défini trois règnes, le règne Animal, le règne Végétal et le règne Minéral.

Régulateurs de croissance n. m. pl. Famille d’insecticides utilisant des molécules analogues à l’hormone juvénile et l’ecdysone (hormones ayant une influence sur les mues), qui en perturbant le déroulement des mues, peuvent détruire des espèces nuisibles. Ce sont des insecticides utilisés depuis 25 ans sur beaucoup de cultures. Ce type d’insecticide a l’avantage de ne prendre pour cible que les insectes car ils sont actifs sur des phénomènes biologiques qui leur sont spécifiques. Etant moins dangereux pour les Vertébrés, ils sont actuellement en plein développement. Par contre, et contrairement à la plupart des neurotoxiques, ils n’ont pas d’action immédiate sur les insectes. C’est un inconvénient car les dégâts occasionnés aux cultures ne peuvent alors être immédiatement stoppés. Il existe deux catégories de régulateurs de croissance : ceux qui agissent sur la structure et la mise en place de la cuticule et ceux qui agissent sur le système de régulation des glandes endocrines régissant les mues et les métamorphoses. Les analogues de l’hormone juvénile (notamment le fénoxycarbe, un carbamate, mais aussi le méthoprène et le pyriproxifène) retardent la métamorphose et rallongent donc la phase larvaire, ce qui conduit à la mort de l’insecte. A l’opposé, les analogues de l’ecdysone (le tébufénoside) accélèrent les processus de mue. Une substance naturelle identifiée récemment, l’azadirachtine, s’oppose au contraire à l’action de l’ecdysone. L’azadirachtine est spécifique de certains insectes et a un spectre très étroit. Voir aussi Carbamates, Néonicotinoïdes, Organochlorés, Organophosphorés, Phénylpyrazolés, Pyréthroïdes et Insecticides.

Reine n. f. (Du lat. regina). [Queen(s)]. La reine est la femelle féconde d'une colonie ou d'un essaim d'insectes sociaux, tels qu’abeilles, fourmis, termites, guêpes, frelons. Voir aussi Caste et Essaimage. // Chez les abeilles, il s’agit de la mère de toutes les autres abeilles de la ruche. La ruche est habitée par un essaim, composé d’ouvrières neutres chargées de toutes les besognes, et de mâles ou faux bourdons, groupés autour d’une reine unique et seule pondeuse. La reine a été élevée dans une cellule spéciale plus vaste et ronde (et non hexagonale comme celle des ouvrières) et avec un régime alimentaire exclusivement constitué de gelée royale. Du premier au 3ème jour de leur vie, toutes les larves reçoivent de la gelée royale, mais à partir du 4ème jour, seule celle qui sera destinée à devenir une reine en recevra. Un œuf se transforme en reine en à peu près 15 à 20 jours. A l’état adulte, la reine continuera à recevoir de la gelée royale pendant toute la durée de son existence. Morphologiquement, plus grande que l’ouvrière, la reine possède un thorax et un abdomen plus développé. Elle s'est accouplée au cours d'un vol nuptial avec plusieurs mâles. Les spermatozoïdes mis en réserve dans une sorte de poche (spermathèque) restent vivants pendant plusieurs années et servent à féconder les ovules pendant toute la durée de la vie de la reine qui dure de 3 à 4 ans. Voir aussi Gelée royale et Vol nuptial. // Chez les fourmis du genre Atta, une reine peut vivre 15, 20, voir 30 ans, et pondre, estime-t-on, jusqu'à 150 millions d'œufs. La reine est fécondée en vol jusqu'à plus d'une trentaine de mètres, l'après-midi ou de nuit (selon les espèces), par plusieurs mâles qui meurent après l’accouplement, jonchant alors le sol comme un immense tapis. Syn. Gyne. Voir aussi Fondation et suivants. // Chez les termites, la reine peur être la mère de 23 millions d’individus. Les sexués sont ailés mais perdent leurs ailes tout de suite après l’essaimage. Chez certaines espèces la reine peut vivre jusqu’à 25 ans. Une fois fécondée, l’abdomen de la femelle devient énorme (physogastrie) et peut atteindre 10 à 12 cm selon les espèces. L’abdomen peut représenter jusqu’à 100 fois le volume du corps. La reine peut pondre alors un œuf toutes les 2 secondes pendant 15 ans. La reine comme le mâle (qui reste avec la reine dans le nid tout au long de sa vie) secrètent des phéromones pour inhiber la sexualisation des larves (néoténie). Voir aussi Néotenie.

Religieuse adj. (Du lat. religio, respect, culte). [Praying mantis]. Qualificatif donné à la mante, Mantis religiosa, dont la position des pattes ravisseuses rappelle celle d’une personne priant Dieu. On l’appelle également mante Prie-Dieu. La Mante religieuse a fait l’objet de pages mémorables de J.-H. Fabre dans ses Souvenirs Entomologiques.

Remétabolie n. f. Type de développement des Thysanoptères caractérisé par le fait que leurs deux derniers stades larvaires ne soient pas assimilables à ceux des larves d'insectes hétérométaboles, mais se raprochent de ceux des nymphes d'holométaboles. Lors de ces deux derniers stades, les individus sont complètement inactifs et ne s'alimentent pas. L’existence de cette période de repos et de jeûne fait que l’on peut parler de prénymphe et de nymphe. On a d’ailleurs démontré qu'ils subissent les profonds remaniements histologiques caractéristiques de la nymphose. Voir aussi Hétérométabole et Holométaboles.

Remigium n. m. (Du lat. remex, remigis, rameur). [Remigium]. 1. Partie antérieure rigide de l’aile des insectes qu’il s’agisse de l’aile antérieure ou postérieure. Le remigium est situé en avant de la nervure médiane. C’est la seule partie de l’aile active dans le sens où elle est seule reliée aux muscles du vol. La partie postérieure de l’aile est le vannus. Voir aussi Aile et Vannus. Syn. Région rémigiale, Aire médiane, Région discoïdale ou Champ discoïdal. // 2. Aile primitive. Contr. Neala, aile évoluée.

Rémigration n. f. Voir Vol de retour.

Rencontre des sexes, [Sex meeting]. Chez les insectes, les stratégies de rencontre des sexes sont variées. Elles peuvent faire appel à la vision (livrée particulière comme chez les Odonates ou les papillons diurnes), l’olfaction (emission de phéromones comme chez certains papillons), la stridulation ou cymbalisation (cigales) ou grésillement (grillons), ou plus généralement l’émission d’un signal sonore (vrillette, anobie), mais aussi l’émission de lumière (vers luisants et lucioles) ou à une parade nuptiale. Voir ces termes.

Réniforme adj. (Du lat. renes, renum, rein et forma, forme). [Reniform]. Qui a la forme d'un rein. Ex. Les yeux des Cerambycidés sont réniformes. Voir aussi Inoculaire. // En référence à la forme d’une des trois taches alaires caractéristiques, ressemblant à un rein, des ailes antérieures des Lépidoptères Noctuidés. Les deux autres étant appelées claviforme et orbiculaire. La forme et la couleur de leur tache est utilisée en systématique pour les identifier.

Répartition n. f. [Distribution]. Etude des aires d’occupation des êtres vivants. Cette étude de la répartition des espèces animales ou végétales, sujet de la biogéographie, peut être faite tant à une échelle locale qu’à une échelle internationale. La description de cette répartition est la géonémie. La recherche des causes de cette répartition est la chorologie. Voir aussi Biogéographie et Région zoogéographique.

Reproducteur, -trice adj. et n. [Reproducer (n.), Reproductible (adj.)]. Désigne les mâles et femelles adultes aptes à assurer la reproduction.

Reproduction n. f. (du lat. re, à nouveau et producere, produire, engendrer). [Reproduction]. Fait pour des êtres vivants d’engendrer d’autres êtres vivants qui leur ressemblent. La reproduction est généralement sexuée et fait alors intervenir des cellules sexuelles appelées gamètes. Mais elle peut être également asexuée. On parle alors d’agamie ce qui correspond souvent à la parthénogenèse chez les Insectes. Voir Appareil génital, Appareil reproducteur, Compétition spermatique, Parthénogenèse et Rencontre des sexes.

Répulsif n. m. (Du lat. repellere, repousser). [Repellent]. Substance employée pour repousser les Insectes et notamment les moustiques telle l’essence de citronnelle, de géranium, etc. Voir aussi Plantes répulsives.

Réseau trophique, [Trophic web]. Ensemble de chaînes alimentaires reliées entre elles au sein d’un écosystème. Syn. Réseau trophodynamique.

Réservoir n. m. [Reservoir]. Voir Hôte réservoir.

Réservoir à venin ou vésicule vénérifère ou sac à venin, (Du lat. venenum, venin et -fero, porter). [Venom reservoir]. Chez les Hyménoptères, structure de l’appareil vulnérant. Chez les abeilles Apis mellifera, sorte de sac ou vésicule piriforme et vénérifère de l’appareil vulnérant recueillant les sécrétions des glandes vénéripares (la glande acide et la glande alcaline). Le mélange qui en résulte est un venin très acide qui sera inoculé au moyen d’une piqûre. Chez les ouvrières, lors de la piqûre, l’aiguillon restera fixé dans le tégument de la victime. L’insecte meurt alors, son abdomen étant déchiré. Après la piqûre, la poche à venin, restée accrochée à l'aiguillon, est animée de spasmes contribuant à injecter encore plus de venin. C'est pour cela qu'il ne faut pas tarder à retirer le dard. Par contre la reine peut piquer plusieurs fois car les barbes de son aiguillon sont plus petites. Voir aussi Dard et Glande à venin.

Résiline n. f. [Resiline]. Protéine, présentant une certaine élasticité, qui associée à la chitine entre en particulier dans la composition des parties membraneuses du tégument des insectes. Voir aussi Chitine.

Résistance des insectes, [Resistance]. 1. Il a été constaté que les insectes développent avec le temps, des résistances aux pesticides et divers insecticides chimiques qui sont utilisés contre eux. C’est pourquoi, les moyens de lutte biologique consistant en l’introduction d’auxiliaires ou le développement par le génie génétique de la résistance des plantes aux insectes sont désormais privilégiés. Sinon, pour gérer le problème de la résistance, il importe de faire des rotations des groupes de pesticides utilisés. Voir aussi Auxiliaire, Insecticide, Lutte biologique, Lutte chimique et intégrée, Maïs OGM et OGM. // 2. Résistance au froid, Plusieurs Insectes dont notamment des fourmis sont capables de supporter des températures de près de 65°. A l’opposé, certains Arthropodes comme les collemboles peuvent résister à des températures pouvant aller jusqu’à -27°, le record connu de résistance au froid pour un insecte étant de -40°. Cette aptitude est attribuée en particulier à leur capacité à accumuler de grandes quantités d’alcools, glycérol et sorbitol notamment, dans leurs cellules, ce qui a pour effet d’abaisser la température de congélation de l’eau dans leur corps. Voir aussi Glycérol, Hivernation, Thermorégulation.

Résonateur n. m. [Resonator]. 1. Chez les Hémiptères Cicadoïdes (Cigales), élément de l’appareil stridulatoire des mâles, destiné à attirer les femelles. Le son est produit par la vibration d’un organe stridulatoire, les cymbales (ou timbales) qui sont deux membranes convexes situées de chaque côté de la partie ventrale du premier segment abdominal. Ces membranes se déforment jusqu’à 900 fois par seconde grâce à la contraction et au relâchement d’un muscle. Le son produit sera amplifié par la présence d’un miroir (tympan) accolé au résonateur, une vaste poche d’air occupant la majeure partie de l’abdomen, appelée communément « chapelle ». Cette vaste poche d’aire joue ainsi le rôle d’une caisse de résonance, de la même manière que le ferait un violon, d’où le terme commun de résonateur. Syn. Chapelle. Voir aussi Cymbale, Miroir et Tympan.

Respiration n. f. (Du lat. respirare, exhaler). [Respiration]. Procédé mécanique par lequel un organisme prend et rejette l'air. Chez les insectes, l’oxygène est amené directement dans les tissus par les trachées. Le sang des insectes est dépourvu d’hémoglobine et donc de globules rouges pouvant transporter le sang dans les organes. Voir Appareil respiratoire. Voir aussi Plastron et Trachéobranchie.

Respiration aquatique, [Aquatic respiration]. Si l’approvisionnement en oxygène s’effectue principalement par les trachées, pour les insectes terrestres, cet approvisionnement peut également se faire par l’intermédiaire du sang et plus exactement par l’intermédiaire de branchies (ou trachéobranchies), qui est la respiration propre, chez les arthropodes, aux crustacés et à certaines larves d’insectes aquatiques. Ce sera le cas chez certaines larves de Plécoptères (ex. Perlidés, Corydalidés), chez les larves d’Ephémères, de Mégaloptères Sialidés, de Trichoptères, de Coléoptères Gyrinidés, Hydrophilidés, Elmidés et Dryopidés, ou d’Odonates Zygoptères. Les larves aquatiques d’Anisoptères (ex. Libellulidés) ne possèdent pas de branchies mais ont à la place une chambre respiratoire rectale. La respiration sous l’eau est également possible par diffusion de l’oxygène au travers les téguments du corps (ex. la plupart des larves de Plécoptères). Mais pour les Insectes ou les larves aquatiques à respiration aérienne, il existe des procédés de respiration aquatique autre que par l’intermédiaire de trachéobranchies. Ainsi les adultes des Coléoptères Hydrophilidés transportent avec eux une réserve d’air sous forme d’une bulle brillante plaquée entre le métasternum et les pattes. Cette bulle d’air est constituée grâce aux antennes qui prélèvent l’air de l’atmosphère à la surface de l’eau. Dans ce cas, les « antennes respiratoires » sont très raccourcies et le pédicelle devient une lame en cuilleron (en forme de cuillère), velue ou ciliée, qui retient les bulles d’air et les fait glisser le long du corps vers les stigmates permettant ainsi la respiration sous l’eau (Gyrinus (Caraboïdes Gyrinidés), Platypsyllus (Staphylinoïdes Leiodidés), Dryops (Byrrhoïdes Dryopidés)...). Les Hémiptères Notonectidés, adoptent un peu la même méthode car leur abdomen possède des sillons et de longs poils hydrofuges sur sa face ventrale qui leur sert à effectuer une provision d’air qui circulera jusqu’aux stigmates respiratoires. Les adultes de Coléoptères Dryopidés et Elmidés, qui vivent dans l’eau, respirent au moyen de leur plastron respiratoire. Le plastron aérifère permet la retenue sous l’eau d’une pellicule d’air, au moyen de structures hydrophobes. Pour pouvoir chasser sous l’eau, les adultes des Coléoptères Dytiques captent de l’air atmosphérique sous leurs élytres. Les adultes de Coléoptères Haliplidés adoptent la même méthode, mais ils emmagasinent également de l’air sous une grande plaque ventrale, qui masque la majeure partie de l’abdomen. Les larves de Diptères Nématocères Culicidés ou de Diptères Brachycères Syrphidés tels que les éristales et les hélophiles (dites « vers à queue de rat ») et les adultes Népidés ou Belostomatidés (Hétéroptères) utiliseront un siphon respiratoire, constitué de filaments abdominaux creusés en gouttière à la manière d’un tube leur permettant d'accéder à l'air. Les Hémiptères tels que les nèpes et les larves de Coléoptères Dytiscidés adoptent la même méthode (siphon respiratoire). On connait également le cas des larves de chironomes (Diptères Nématocères Chironomidés) qui respirent l’air atmosphérique au moyen de leurs tubules abdominaux. Afin de respirer sous l’eau, la larve de Donacia semicuprea (Coléoptères Chrysomèlidés) pique les roseaux avec son stylet respiratoire pour prélever l’oxygène contenu dans les lacunes (espace aérifère du tissu) de la plante. D’autres insectes, notamment des Coléoptères, se servent par des processus divers des réserves d’air des végétaux pour respirer sous l’eau (Hydraenidés, Dryopidés, Curculionidés (Lissorhoptrus, Bagous, ..)). Les adultes d’Hémiptères tels que les Naucores, des punaises d’eau douce qui chassent sous l’eau, bloquent également de l’air sous le repli de leurs ailes afin de respirer sous l’eau. Voir aussi Appareil respiratoire et Trachéobranchie

Réticulaire adj. (Du lat. reticulum, réseau). [Reticular]. Qui ressemble à un réseau ou aux mailles d’un filet. Ex. Membrane réticulaire.

Réticulation n. f. [Reticulation]. Structuration en réseau.

Réticulé, e adj. [Reticulate(d)]. Qui figure un réseau de lignes, semblables aux mailles d’un filet. Sur les ailes d’un insecte, il s’agira de cellules, délimitées par des lignes surélevées de la cuticule. Ex. Elytre réticulée.

Reticulum endoplasmique, [Endoplasmic reticulum]. Formé à partir du latin « reticulum » signifiant réseau et du mot endoplasmique signifiant à l’intérieur du cytoplasme, le réticulum endoplasmique est un organite présent dans les cellules de tous les Eucaryotes dont la fonction essentielle est de fabriquer toutes les protéines qui sont sécrétées par la cellule. Il forme un réseau comprenant des tubes qui sont interconnectés entre eux et des membranes disposées parallèlement qui s'enroulent et se tordent dans le cytosol, cette phase liquide dans laquelle ils baignent. Voir aussi Cellules épithéliales.

Rétinacle ou Retinaculum n. m. (Du lat. retentio, captivité, retenir qui a donné retinaculum, attache). [Retinaculum(la)]. 1. Chez les Lépidoptères au couplage des ailes frénate, sorte de crochet chez le mâle ou faisceau de poils ou d’écailles chez la femelle. Cet organe est situé sous le bord postérieur de la partie ventrale de l'aile antérieure. Le frénulum (ou frein) de l’aile postérieur viendra s’y encastrer. Syn. Gouttière. Voir aussi Frénate. // 2. Chez certains Hyménoptères, on trouve également un rétinacle sur le bord postérieur de l’aile antérieure dans lequel viendront s’insérer les hamules. Ex. Hyménoptères du genre Bembix. Syn. Gouttière. Voir aussi Hamule. // 3. Chez les Collemboles, organe porté par le troisième segment abdominal, sorte de cran d’arrêt, qui avec la furca (fourchette), leur permet de sauter. Syn. pour les Collemboles, Tentaculum (ou Tenaculum) ou Hamule. Voir Tenaculum. // 4. Chez les Coléoptères, dent accessoire se trouvant parfois entre la pointe mandibulaire et la mola. Voir Mandibule.

Rétine n. f. (Du lat. rete, réseau, la rétine présentant un réseau de vaisseaux sanguins). [Retina]. Chez les insectes, elle correspond aux cellules rétiniennes regroupées au nombre de 6 à 8 par rétinule. Elle contient des pigments microsensibles. Voir Rétinule.

Rétinienne (cellule) adj. Voir Cellules rétinuliennes.

Rétinule n. f. (Du lat. retinula, tunique en filet). [Retinula]. Chaque ommatidie des Yeux composés des Insectes est composée d'une cornéule (ou cornée), d'un cristallin et d'une zone réceptive, la rétinule qui joue le rôle d’un récepteur photographique. La rétinule est formée par un groupe de cellules nerveuses (ou cellules rétinuliennes) sensibles à la lumière qui entourent le rhabdome en cylindre. Chacune des rétinules, formant un cylindre autour du rhabdome, est constituée de 3 à 11 cellules rétinuliennes (ou rétiniènnes). Mais dans la grande majorité des cas, on trouve de 6 à 8 cellules rétinuliennes par rétinule. Les abeilles (Hyménoptères Apidés) en ont 8. Mais on en trouve 8 à 9 chez les guêpes Vespula maculata et 7 chez le cancrelat Periplaneta americana. Syn. Cellule rétinale ou Cellule réceptrice. Voir aussi Ommatidie, Rhabdome, Rhabdomère et Cellules rétinuliennes.

Rétinulienne (cellule) adj. Voir Cellules rétinuliennes.

Rhabdome n. m. (Du gr. rhabdos, baguette). [Rhabdom]. Dans les yeux composés des Insectes, organe en forme de baguette typiquement constitué de plusieurs rhabdomères (bordures sensorielles), situé au milieu de l’ommatidie, sous le cône cristallin. Le rhabdome collecte la lumière et propage le signal électrique au cerveau. Voir Rhabdomère. Voir aussi Cristallin, Oeil, Ommatidie.

Rhabdomère n. m. [Rhabdomere]. Organe sensoriel strié situé au milieu des cellules visuelles (les cellules rétiniennes ou rétinuliennes). On les trouve dans les ocelles, les stemmates ou les ommatidies. On y trouve des pigments visuels comme la rhodopsine. Un ensemble de ces rhabdomères constituera le rhabdome. L’impulsion électrique générée par l’absorption de la lumière sera transmise par chaque rhabdomère aux lobes ocellaires ou optiques du protocérébron. Les rhabdomeres peuvent être ouverts. Ils sont alors séparés par une matrice et captent chacun un champ visuel propre. Mais ils peuvent aussi être fusionnés. Ils sont alors en contact les uns avec les autres et captent un seul et même champ visuel. Syn. Bâtonnet rétinien. Voir aussi Lobes protocérébraux, Ocelle, Stemmate, Ommatidie et Protocérébron.

Rhabdoures (Rhabdura) n. m. pl. Sous-ordre d’Arthropodes Hexapodes Diploures regroupant la Super-famille des Campodéoïdes et des Projapygoïdes (selon SITI). Selon NCBI, ce taxon n’est pas reconnu et on distingue directement trois Super-familles au sein des Diploures, celle des Campodéoïdes, des Japygoïdes et des Projapygoïdes.

Rhagie (Rhagium) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés (Longicornes). Ce sont des insectes nuisibles que l’on trouve dans les plantations de pins. Leurs larves sont de type cérambycoïdes. Ex. Rhagium sycophanta. La Rhagie guetteuse, Rhagium inquisitor. La Rhagie mordante, Rhagio scolopaceus.

Rhagionidés (Rhagionidae) Chvala, 1983 n. m. pl. [Snipe flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Orthorrhaphes Tabanomorphes Tabanoïdes. On en connait près de 500 espèces. Ils mesurent entre 3 et 20 mm. Leur corps est robuste, souvent jaune marqué de noir ou entièrement foncé. Comme tous les Orthorrhaphes, leurs antennes se trouveront dans la zone située entre la face et le front. Ces dernières relativement courtes portent un style. Les flagelles sont plurisegmentés, mais avec jamais plus de 7 flagellomères. Leur subscutellum est absent ou fort peu développé. Les ailes portent parfois des marques foncées. La nervure Costale (C) fait le tour complet de leurs ailes. Les pattes sont relativement longues. Leur empodium est pulvilliforme. On distingue 3 pelotes sur l’acropode (homéodactyles). Leur abdomen est typiquement orné de taches dorsales noires sur fond jaune (et plus rarement blanc sur fond noir comme chez Chrysopilus thoracicus). Beaucoup de femelles sont hématophages. D’autres sont prédateurs. Leurs larves également prédatrices sont blanches ou jaunâtres. Elles ont des pièces buccales rétractiles. On trouve leurs larves dans les sols riches en matières organiques (sauf chez le genre Atherix qui est aquatique).

Rhamnusium n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés (Longicornes) dont la larve est nuisible à l’orme, au tilleul et au marronnier d’Inde. Ex. Rhamnusium bicolor.

Rhaphidophoridés (Rhaphidophoridae) n. m. pl. Famille (Du gr. raphidios, aiguille et phorêin, porter). [Cave Crickets]. Famille d’Insectes Orthoptères Ensifères Sténopelmatoïdes. Ils sont appelés communément « Sauterelle cavernicole ». Ces sauterelles sont aptères. Elles présentent des antennes remarquablement longues. L’organe auditif tibial des pattes antérieures est absent. La base du fémur de leurs pattes arrière sauteuses est arrondie. Leurs tarses sont tétramères. On les trouve dans les grottes et autres lieux humides, sous les pierres et les bûches.

Rhaphidophoroïdés (Rhaphidophoroidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Orthoptères Ensifères ne regroupant que la Famille des Rhaphidophoridés.

Rhéobie adj. (Du gr. rhein, couler et bios, vie). Syn. de rhéophile. Voir Rhéophile.

Rhéophile adj. (Du gr. rhein, couler et philos, ami). [Rheophilous]. Qui fréquente les cours d’eaux vifs à fort courant. Voir aussi Lotique et Habitats abiotiques.

Rhéotaxie n. f. (Du gr. rhein, couler et taxis, ordre, arrangement). [Rheotaxis]. Réaction d’orientation d’animaux mobiles en fonction des cours d’eau. Ces animaux se laissent en général transporter suivant les cours d’eau.

Rhinarie n. f. (Du gr. rhis, rhinos, nez et -arium, suffixe pour lieu, place). [Rhinarium]. Organe sensoriel chimiorécepteur. Il jouerait aussi un rôle dans l’orientation lors du vol chez certains insectes. Chez les Hémiptères Sternorhynques Aphidoïdes (les pucerons), les rhinaries sont disposées sur les antennes. Chez ces derniers on distingue les rhinaries primaires des rhinaries secondaires. Les rhinaries primaires se situent sur les 5ème et 6ème articles antennaires à tous les stades de développement de ces insectes. Les rhinaries secondaires moins élaborées se situent sur les 5ème et 6ème articles antennaires, voire les 3ème et 4ème, mais uniquement chez les formes ailées et les adultes.

Rhinocéros n. m. (Du gr. rhis, rhinos, nez et keras, corne). [Rhinoceros beetle]. Nom usuel donné à plusieurs Coléoptères de la Sous-famille des Dynastinae, dont notamment l’Oryctes nasicornis. Les mâles de cette Sous-famille portent sur sa tête une ou plusieurs cornes, les faisant ressembler à des rhinocéros. Ces excroissances sont situées sur la tête et sur le pronotum. Le Chalcosoma atlas, Dynastes neptunus, Dynastes hercules, Eupatorus gracillicornis, Golopga porteri, Megaceras remus, Megasoma elephas font partie de ceux que l’on appelle également Rhinocéros.

Rhinorhipidés (Rhinorhipidae) Lawrence, 1988 n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes (selon SITI).

Rhinophoridés (Rhinophoridae) n. m. pl. (Du gr. rhis, rhinos, nez et phorêin, porter). [Rhinophorid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Calyptères Tachinoïdes.

Rhinotermitidés (Rhinotermitidae) n. m. pl. [Subterranean termites]. Famille d’Insectes Dictyoptères Isoptères à pronotum arrondi. La dentition de leurs mandibules est asymétrique. Les antennes ont moins de 27 articles. Les tarses sont apparemment tétramères. Les cerques ont deux articles. Les soldats n’ont pas d’yeux. Ils ont une fontanelle (orifice d’une glande frontale). Les ouvriers sont de plus petite taille que les autres castes de la colonie et sont dépigmentés. Les soldats ont un pronotum (sclérite dorsal du prothorax) plat, sans angles latéraux. Ils vivent dans le sol au contact des bois morts humides. Ils sont cosmopolites. Ex. Reticulitermes santonensis.

Rhinotoridés (Rhinotoridae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Sphaerocéroïdes.

Rhipicéridés (Rhipiceridae) n. m. pl. [Cicada parasite beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Dascilloïdes (ou Dascilliformes Dascilloïdes).

Rhipiphore ou Ripiphore (Rhipiphorus ou Ripiphorus) n. m. (Du gr. rhipix, éventail et phorêin, porter). Genre d’Insectes Coléoptères Polyphages type de la Famille des Rhipiphoridés. Ce sont des insectes d’assez petite taille (de 4 à 15 mm), aux antennes pectinées (en forme de peigne) et dont la réduction des élytres des mâles découvre aussi bien la face dorsale de l’abdomen qu’une grande partie des ailes membraneuses. La larve (triongulin) est parasite des blattes ou des larves de Coléoptères xylophages, des abeilles et des guêpes. On parle à leur sujet d’hypermétamorphose.

Rhipiphoridés (selon SITI) ou Ripiphoridés (selon NCBI et Fauna Europaea) (Rhipiphoridae ou Ripiphoridae) Gemminger & Harold, 1870 n. m. pl. [Wedge-shaped beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Cucujiformes Ténébrionoïdes dont le genre Rhipiphorus en est le type. On en connait près de 450 espèces. Ils mesurent entre 3 et 15 mm. Leurs antennes de 10 à 11 articles peuvent être flabellées (surtout les mâles) ou pectinées. Le pronotum est aussi large que les élytres au niveau des épaules. Leurs élytres sont souvent raccourcis. Leurs tarses sont hétéromères (formule 5-5-4). Leur abdomen se termine en pointe (acuminé). Leurs larves sont parasitoïdes d’autres insectes et connaissent une hypermétamorphose. La durée de vie des adultes est assez courte. Ils sont souvent floricoles. Ils sont cosmopolites. Ex. Metoecus paradoxus L. Voir aussi Rhipiphore.

Rhipiptère n. m. (Du gr. rhipix, éventail et ptera, aile) Autre nom des Strepsiptères car leurs ailes sont en éventail.

Rhipiptérygidés (Rhipipterygidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères formant avec la Famille des Tridactylidés la Super-famille des Tridactyloïdes. Ils ne dépassent pas 10 mm. Au contraire des Tridactylidés, les Rhipiptérygidés ont une tête hypognathe et un pronotum saillant postérieurement. Les tarses des pattes postérieures sont uniarticulés ou vestigiaux. Ces sont des insectes fouisseurs que l’on trouve dans les zones sablonneuses humides.

Rhithral n. m. ou adj. (Du gr. rhethrou, ruisseau et du lat. –alis, qui appartient à). Qui concerne le rhithron, zone d’eau bien oxygénée, caractérisée par une pente forte, caractéristique des régions de cours supérieurs de rivières. Voir aussi Zone crénale, rhithrale et potamale.  

Rhizophage adj. (Du gr. rhiza, racine et phagein, manger). [Rhizophagous]. Qui se nourrit de racines. Syn. Radicivore.

Rhizophagidés (Rhizophagidae) n. m. pl. [Root eating beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes. On en connait près de 200 espèces. Ils mesurent moins de 5 mm. Les côtés de leurs corps sont plus ou moins parallèles. Leur tête est prognathe. Leurs antennes sont droites avec une massue en forme de bouton. Leur massue antennaire est compacte et est formée de 2 articles. Leurs tarses sont pentamères. Le 4è article est très court et le 5e aussi long que les 3 précédents réunis. Leur pygidium est découvert. Ils sont rhizophages. Selon SITI, il s’agit d’une Sous-famille de Monotomidés et il faut parler de Rhizophaginés. Syn. sénior Monotomidés (selon NCBI et Fauna Europaea).

Rhizotrogue n. m. [Summer chafer, European June Beetle]. Nom générique du Hanneton de la Saint Jean, Amphimallon solstitialis, petit coléoptère roux, voisin du hanneton commun. Voir aussi Amphimalle.

Rhodite (Rhodites) Hartig, 1840 n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Parasites Cynipidés. Ex. Le « Cynips du rosier », Rhodites (=Diplolepis) rosae, dont la larve provoque de grosses galles chevelues, dites « bédégars » ou « barbe de Saint Pierre », du rosier et de la ronce. Ce taxon n’est pas reconnu par SITI et NCBI. Syn. senior Diplolepis (selon Fauna Europaea).

Rhodnius n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Réduviidés appartenant à la Sous-famille des Triatominae, important vecteur de la maladie de Chagas. Ex. Rhodnius prolixus.

Rhodostrophie (Rhodostrophia) n. f. (Du gr. rhodon, rose et trophe, nourriture). Genre d’Insectes Lépidoptères Géométridés, dont une des espèces est Rhodostrophia videcaria appelée communément « Flagellé » ou « Bande rouge ». La chenille de cette phalène aux ailes jaunâtres vit sur le genêt. Ex. R. calabria.

Rhopalidés (Rhopalidae) Amyot & Serville, 1845 n. m. pl. [Scentless plant bugs, Rhopalid bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Coréoïdes. On en connait près de 200 espèces. Ils mesurent moins de 10 mm. Ce sont des phytophages et ils possèdent des pièces buccales piqueuses afin de sucer la sève des plantes. Leurs ocelles sont situés derrière les yeux. Leurs antennes formées de 4 articles sont développées et visibles en vue dorsale. Leur pronotum porte une arête transverse. Leur scutellum est peu développé. Leurs glandes odoriférantes sont absentes et ils n’ont pas d’orifice au niveau du métapleure. On les appelle d’ailleurs usuellement punaises inodores. Les hémélytres sont souvent entièrement transparents. Ces hémélytres n’ont pas de cunéus. La membrane brillante de leur hémélytre présente de nombreuses nervures (plus de 5). Ces nervures sont plus ou moins parallèles. Le corium présente plusieurs cellules fermées. Leurs tarses médians et postérieurs sont formés de 3 articles. Les arolia sont présents. Ex. Corizus hyoscyami L. Syn. Corizidés.

Rhopalocère adj. (Du gr. rhopalon, massue et keras, corne). Qui porte des antennes se terminant en massue.

Rhopalocères n. m. pl. Ancien Sous-ordre d’Insectes Lépidoptères, renfermant tous ceux qui possèdent des antennes qui se terminent en massue, c'est-à-dire généralement les papillons diurnes. Les Rhopalocères sont des Lépidoptères qui sont revêtus des couleurs les plus éclatantes et les plus variées. Ils rassemblent les Super-familles des Hesperioïdes et des Papilionoïdes (Papilionidés, Pieridés, Lycénidés, Nymphalidés et Riodinidés). La famille qui en forme l’archétype serait celle des Papilionidés. On oppose ce Sous-ordre à celui des Hétérocères, dont les papillons sont essentiellement nocturnes. Le découpage entre papillons diurnes et nocturnes n’a pas de fondement scientifique. Par exemple, la famille des Uraniidae regroupe aussi bien de grands papillons diurnes que des espèces nocturnes. La distinction entre Rhopalocère et Hétérocère est encore souvent utilisée de nos jours. Chez les Rhopalocères, les ailes sont relevées verticalement l’une contre l’autre au repos (et non pas à plat ou en forme de toit au repos comme chez les Hétérocères). Leurs chrysalides sont succinctes (ceinture de soie). On a successivement classé les papillons d’après l’heure habituelle de leur vol (diurnes, crépusculaires et nocturnes), d’après la forme des antennes (rhopalocères et hétérocères), d’après leur dimension (macrolépidoptères et microlépidoptères), d’après la nervation des ailes (homoneures et hétéroneures). Voir Lépidoptères. Voir aussi Hétérocères.

Rhopalopsyllidés (Rhopalopsyllidae) n. m. pl. [Club fleas]. Famille d’Insectes Siphonaptères (Puces). Ce sont des puces que l’on trouve sur les marsupiaux.

Rhopalopus n. m. Syn. de Ropalopus. Voir Ropalopus.

Rhopalosomatidés (Rhopalosomatidae) Ashmead, 1896 n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Pompiloïdes comprenant des insectes ayant des articles du flagelle beaucoup plus longs que larges et pourvus d’épines apicales. Leur pronotum atteint latéralement la tégula. Les articles tarsaux 2 à 4 sont dilatés chez la femelle.

Rhyacophilidés (Rhyacophilidae) Stephens, 1836 n. m. pl. [Primitive caddisflies]. Famille d’Insectes Trichoptères Rhyacophiloïdes. Les adultes ressemblent aux Glossosomatidés. Les ocelles sont présents. Les palpes maxillaires ont deux articles. Les tibias des pattes antérieures portent une épine préapicale. Ces insectes prennent le nom anglo-saxon de « primitive caddisflies » car ils sont considérés comme archaïques du fait de l'absence de tout comportement constructeur chez les larves. Les larves aquatiques sont donc des prédateurs mobiles qui chassent dans les milieux lotiques. Elles ont une taille relativement grande (15 à 20 mm). Le genre Rhyacophila, qui est le principal de cette famille, regroupe à lui seul près de 500 espèces, ce qui en fait le genre le plus riche chez les Trichoptères. Cette famille est absente de la région Africaine, mais bien représentée dans la région holarctique et orientale.

Rhyacophiloïdes (Rhyacophiloidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Trichoptères (ou Phryganes) regroupant les Familles des Hydrobiosidae et des Rhyacophilidae.

Rhynchite ou Rynchite (Rhynchites) n. m. (Du gr. rhynkhos, groin, petit bec). Genre d’Insectes Coléoptères Curculionoïdes de la famille des Attélabidés nuisibles aux cultures. Les « Rhynchite du bouleau », Byctiscus betulae (Ex Rhynchites betuleti), aussi appelés communément « Lisettes », « Cigariers » ou « Charançons », s’attaquent aux arbres fruitiers. Ils coupent les jeunes pousses ou le pédoncule des fruits pour pondre leurs œufs dans les organes ainsi privés de sèves, où leurs larves vont pouvoir se développer. Autres exemple : Le Rhynchite coupe-bourgeons, Rhynchites coeruleus. Le Rhynchite cuivreux, Rhynchites cupreus. Le Rhynchite de l'aubépine ou Rhynchite rouge du pommier, Tatianaerhynchites aequatus. Le Rhynchite doré, Rhynchites auratus. Le Rhynchite de la vigne, Rhynchites bacchus ou Byctiscus betulae. Le Rhynchite du peuplier, Byctiscus populi. Le Rhynchite frugivore ou Rhynchite des fruits ou Rhynchite rouge ou Rhynchite bacchus ou Charançon des fruits, Rhynchites bacchus. Syn. Urbec.

Rhynchitidés (Rhynchitidae) n. m. pl. [Thief weevils]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Curculionoïdes. Ils mesurent entre 1,5 et 6,5 mm de long. Contrairement aux Curculionidés, leurs antennes ne sont pas coudées et ne sont pas massuées. Leurs mandibules portent des dents sur leur marge latérale. Leur rostre est fin et aplati. Les tibias de leurs pattes portent une petite épine apicale. On devrait parler de Rhynchitinés en tant que Sous-famille d’Attélabidés (selon NCBI). Pour Fauna Europaea, la Famille des Attélabidés et des Rhynchitidés sont deux familles distinctes. Syn. Attélabidés (selon SITI). Voir Attélabidés.

Rhynchophore ou rhyncophore (Rhynchophorus) n. m. (Du gr. rugkion, rhynkhos, groin, petit bec et phorêin, porter). Genre d’Insectes Coléoptères Rhynchophores, renfermant de grosses calendres rousses, brunes ou noires. Ils présentent un long rostre. Ex. Rhynchophorus ferrugineus, dont les larves, appelées « Vers palmistes », se développent dans le tronc des palmiers. Certains peuples en sont friands.

Rhynchophores ou rynchophores n. m. pl. (Du gr. rugkion, rhynkhos, groin, bec et pherein, porter). Ancien Infra-ordre de Coléoptères végétariens à tête prolongée par une sorte de bec, le rostre, au bout duquel se trouve les pièces buccales. Ce groupe biologique comprend les Familles des Curculionidés, Brenthidés et Scolytidés. Rabaissé au rang de Super-famille, il est aujourd’hui synonyme de Curculionoïdes. Selon Fauna Europaea, les Rhynchophorinae, sont une Sous-famille de Dryophthoridae (Curculionoïdes).

Rhynchophoridés (Rhynchophoridae) n. m. pl. Syn. de Dryophthoridés (selon Fauna Europaea et NCBI).

Rhynchotes n. m. pl. Syn. d’Hémiptéroïdes et de Paranéoptères. Voir Paranéoptères.

Rhynchophthirinés (Rhynchophthirina selon SITI) ou (Rhyncophthirina selon NCBI) Ferris, 1931 n. m. pl. [Elephant lice]. Sous-ordre d’Insectes Phthiraptères. Ce Sous-ordre n’est représenté que par la Famille des Haematomyzidés dont certaines espèces sont parasites des éléphants d’Asie et d’Afrique et des phacochères d’Afrique. Syn. invalide Mallophages selon SITI.

Rhyparochromidés (Rhyparochromidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Lygaéoïdes.

Rhyphe (Rhyphus) n. m. Ancien Genre d’Insectes Diptères Nématocères, comprenant des tipules de taille médiocre. On parle désormais du genre Sylvicola de la Famille des Anisopodidés.

Rhyphidés (Rhyphidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Nématocères, dont le rhyphe en est le type, aux antennes généralement longues et minces et dont le mésosternum ne porte pas de suture en V. Ce taxon, n’est pas reconnu par SITI, NCBI et Fauna Europaea. Syn. Anisopodidés. Voir Anisopodidés.

Rhysodidés (Rhysodidae) Laporte, 1840 n. m. pl. [Wrinkled bark beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Adéphages. On en connait près de 700 espèces. Ils mesurent entre 5 et 10 mm de long. Leur corps est allongé avec des côtés parallèles. Ils sont de couleur brun-rougeâtre à noire. Leur tête est resserrée postérieurement en un cou visible. Leur labre est de forme triangulaire. Les mandibules sont fines et n’ont pas de crêtes coupantes. Elles ne sont pas utilisées pour se nourrir. Les palpes labiaux sont minuscules. Leurs yeux sont de forme variable. Leurs antennes de 11 articles sont moniliformes (ressemblent à un chapelet). Ils n’ont pas de suture transverse sur leur métasternum. Ce dernier est très long. Leur thorax et leurs élytres présentent des sillons longitudinaux profonds. Les pattes avant sont petites et fortes. Les hanches des pattes postérieures sont écartées. Leurs tarses sont tous pentamères (5-5-5). L’abdomen présente 6 sternites visibles. On trouve larves et imagos sous l’écorce des arbres en décomposition. Adultes et larves sont prédateurs. Les larves ne portent pas d’urogomphes. Les Rhysodidés sont présents sur tous les continents dans les habitats forestiers. Pour NCBI, il s’agit d’une Sous-famille de Carabidés et il faut parler de Rhysodinés. Syn. Carabidés (selon Fauna Europaea).

Rhysodoïdes (Rhysodoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Coléoptères Adéphages comprenant l’unique Famille des Rhysodidés.

Rhysse (Rhyssa) n. f. Genre d’Insectes Hyménoptères Térébrants Ichneumonidés. Ces entomophages renferment les plus grands des ichneumons. Les rhysses perforent l’écorce des arbres pour atteindre les larves xylophages, dans lesquelles elles déposent leurs œufs. Ce sont des insectes utiles. Ex. Rhyssa persuasoria qui parasite les sirex dont les larves vivent dans les troncs.

Ricaniidés (Ricaniidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Fulgoromorphes (Auchénorrhynques) Fulgoroïdes. Ce sont des Hémiptères sauteurs. Les ailes antérieures sont presque de forme triangulaire. Elles sont disposées à plat et ne se chevauchent pas sur l’abdomen. Le deuxième article de leur tarse postérieur ne comporte pas d’épines apicales (comme ce sera le cas chez les Tropiduchidés par exemple).

Richard n. m. Voir Bupreste.

Richardiidés ou Richardidés (Richardiidae ou Richardidae) n. m. pl. [Richardiid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Téphritoïdes.

Ricin n. m. Nom usuel donné à des Acariens de la famille des Ixodidés parfois nommés tiques. Mais le terme est également utilisé à propos d’Insectes et notamment des Phthiraptères (Mallophages) de la Famille des Ricinidés. Voir aussi Tique et Mallophages.

Ricinidés (Ricinidae) n. m. pl. [Hummingbird lice]. Famille d’Insectes Phthiraptères Amblycères (ou Mallophages). On y trouve les « poux des oiseaux ».

Rickettsiose n. f. (De H. T. Ricketts). [Rickettsial disease]. Maladie transmise par les Acariens, les poux et les puces (les hématophages en général). Le typhus exanthématique, dû à Rickettsia prowazeki, est transmis par les poux. Le typhus murin ou endémique, dû à R. mooseri, est transmis par les puces. Plusieurs autres sont transmises par les tiques. Toutes ces affections se manifestent par des accès de fièvre, souvent accompagnées d’éruptions cutanées et de douleurs articulaires.

Riodinidés (Riodinidae) Grote, 1895 n. m. pl. [Metalmark butterflies]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates (Rhopalocères) Eulépidoptères Ditrysiens Papilionoïdes. Cette Famille de papillons diurnes d’Amérique du Sud, est appelée aussi Erycinidés. Comme chez les Nymphalidés, la première paire de pattes est réduite. Ex. Néméobie.

Ripicole adj. (Du lat. ripa, rive et colere, habiter). [Ripicolous, Riparian]. Qui vit sur les rives ou les berges des cours d’eaux courants ou dormants (Ex. étang). Syn. Ripiphile. Voir aussi Habitats abiotiques.

Ripiphile adj. (Du lat. ripa, rive et du gr. philos, ami). [Ripiphilous]. Syn. de ripicole.

Ripiphore ou Rhipiphore (Ripiphorus ou Rhipiphorus) n. m. (Du gr. rhipix, éventail et phorêin, porter). Voir Rhipiphorus.

Ripiphoridés (selon NCBI et Fauna Europaea) ou Rhipiphoridés (selon SITI) (Rhipiphoridae ou Ripiphoridae) n. m. pl. [Wedge-shaped beetles]. Voir Rhipiphoridés.

Ripipterygidés (Ripipterygidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères Tridactyloïdes.

Rivicole adj. (De rive et du lat. colere, habiter). [Rivicolous, Rheophilous]. Qui vit dans les ruisseaux ou sur leur bord. Syn. rivulaire. Voir aussi Habitats abiotiques.

Rivulaire adj. [Ripicolous]. Syn. de rivicole. Voir Rivicole.

Robert-le-Diable, [Comma]. Nom vernaculaire de, Polygonia c-album (ou Polygonia calbum), Lépidoptère de la Famille des Nymphalidés.

ROBINEAU-DESVOIDY Jean-Baptiste (1799-1857) n. p. Il est l’auteur d’ouvrages sur les Diptères dont « Essai sur les Diptères » paru en 1830. Il est l’auteur d’une proposition de classification qui a été mal reçue consistant à classer les adultes selon le mode de vie des stades immatures.

Roeslerstammiidés (Roeslerstammiidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères Ditrysiens, Tinéoïdes.

Roi n. m. [King]. Le roi est le mâle d'une colonie ou d'un essaim d'insectes sociaux, tels qu’abeilles, fourmis, termites, guêpes, frelons. Chez les Hyménoptères Formicidés, les mâles ou « rois », ne sont conçus qu'une fois par année avec les nouvelles reines, que pour l'essaimage, et meurent immédiatement après l'accouplement. Mais contrairement aux abeilles et aux fourmis, chez les termites, le roi reste aux côtés de la reine dans une chambre située au centre de la termitière, le copularium. Chez les abeilles, il existe plusieurs mâles au sein de la colonie appelés faux-bourdons. Voir aussi Caste, Essaimage et Faux-bourdon pour les abeilles.

Romaleidés (Romaleidae) n. m. pl. [Lubber grasshoppers]. Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères Acridoïdes. Ils étaient autrefois considérés comme une Sous-famille d’Acrididés. Par leur apparence et leurs comportements, ils sont très proches des Pyrgomorphidés. On en connait près de 500 espèces. On y trouve les plus grands criquets connus. Ils sont souvent très colorés et beaucoup arborent des couleurs aposématiques. Leurs tibias postérieurs comportent généralement une épine apicale externe. Certaines espèces peuvent produire un sifflement quand on les dérange, et des bulles peuvent être produites à partir des stigmates lorsqu’ils sont fortement perturbés. On les trouve uniquement en Amérique Tropicale. On y retrouve les genres Titanacris et Tropidacris qui peuvent causer des dommages aux cultures mais qui ne forment toutefois pas d’essaim. Voir aussi Criquet migrateur.

Ropalomeridés (Ropalomeridae) n. m. pl. [Ropalomerid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Muscomorphes.

Ropalopus n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés, renfermant des longicornes de l’hémisphère boréal. Ex. Ropalopus sanguinicollis. Ex. Syn. Rhopalopus.

Roproniidés (Roproniidae) Viereck, 1916 n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites (ou Térébrants).

Rosalie (Rosalia) n. f. Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés. C’est un joli longicorne bleu pâle, à taches noires, du hêtre Ex. Rosalia alpina.

Rossianidés (Rossianidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Trichoptères (Phryganes).

Rostre n. m. (Du lat. rostrum, bec). [Rostrum(ra)]. 1. Tube grêle, organe de succion allongé et rigide résultant de la transformation des maxilles en stylets vulnérants. On le rencontre chez les Hémiptères et les Diptères vulnérants (Brachycères Tanystomes (Taon) ou Empididés et Nématocères Culicidés). Syn. Trompe, Proboscis pour les Diptères. Voir Trompe et Pièces buccales de type piqueur-suceur. // 2. Chez les Coléoptères Curculionoidea (charançons), et chez les panorpes (Mécoptères), partie antérieure allongée du front, en forme de museau, qui porte les pièces buccales à son extrémité distale. Le rostre est alors le résultat d’une modification du labium tenant en un allongement du postlabium.

Rotoitidés (Rotoitidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites (ou Térébrants) Chalcidoïdes.

Rouleur n. m. Se dit des Insectes qui roulent les feuilles pour vivre à l’intérieur du tube végétal ainsi obtenu. Ex. le rhynchite ou cigarier.

Route semi-sociale, [Semisocial behaviour]. Théorie selon laquelle chez les sociétés d’Hyménoptères, l’eusocialité dont l’emboitement des générations est l’un des caractères, est réalisée malgré le fait qu’il n’y ait aucun lien de parenté entre individus. Des femelles de même âge et provenant de divers nids se regroupent et se comportent tout de même en auxiliaires en élevant les descendants de leur congénères. Voir aussi Eusocialité, Route subsociale et Semi-social.

Route subsociale, [Subsocial behaviour]. Théorie selon laquelle chez les sociétés d’Hyménoptères, l’eusocialité dont l’emboitement des générations est l’un des caractères, est réalisée par le fait qu’il y ait absence de dispersion des générations. Selon cette conception, les descendants restent dans le nid maternel et participent à l’élevage de leurs jeunes congénères. Chez les fourmis, la route de la subsocialité est plus crédible car la plupart des espèces se reproduisent à partir d’une reine fondatrice, dont les descendants sont entre autres des ouvrières sans ailes qui ne se dispersent pas. Voir Eusocialité et Route semi-sociale.

Rubicole adj. (Du lat. rubus, ronce et colore, habiter) [Rubicolous]. Qui vit dans le rube des plantes. Le rube étant la substance blanche et molle que l’on trouve au milieu des tiges de certaines plantes (ex. ronce, chaume,..). Voir aussi Habitats biotiques.

Ruche n. f. (Du Gaulois, rusca, écorce, les ruches étant faites à l’origine avec des écorces d’arbre). [Hive]. Habitation des abeilles domestiques. La ruche est habitée par un essaim, composé d’ouvrières neutres chargées de toutes les besognes, et de mâles ou faux bourdons, groupés autour d’une reine unique et seule pondeuse.

Ruchée n. f. 1. Produit d’une ruche. // 2. Population d’une ruche.

Rucher n. m. 1. Ensemble de ruches d’une exploitation. // 2. Endroit où elles se trouvent.

Rucher v. tr. Garnir de ruches.

Rudéral, e, aux, adj. (Du lat. rudus, ruderis, décombres). [Ruderal]. Qui fréquente ou qui vit dans les déchets, les talus de gravats.

Rudimentaire adj. [Rudimentary]. Très petit, faiblement développé. A l'état de rudiments, de vestiges.

Rugula n. f. (Du Lat. rugosus, ridé, plissé, rugueux, dérivé de ruga, ride). Chez les Hyménoptères, strie sur une partie du corps. Pl. Rugulae. Voir aussi Strie.

Runique n. f. [Merveille-du-jour]. Nom vernaculaire de Dichonia aprilina, Lépidoptère de la Famille des Noctuidés.

Rutèle n. m. Nom usuel d’un Insecte Coléoptère Scarabéidé du genre Adoretus. Ex. Adoretus sinicus. Syn. Adorète.

Rutelidés (Rutelidae) n. m. pl. Famille et Sous-famille d’Insectes Coléoptères Scarabéoïdes ayant pour type le rutèle. Pour certains auteurs (ex. SITI), on devrait parler des Rutelinae en tant que Sous-famille des Scarabéidés. Ils se distinguent par leurs tarses courts et robustes et les griffes de leurs pattes surtout postérieures qui ne sont pas toujours bifides et qui, lorsqu’elles le sont, présentent une griffe interne toujours plus longue et plus robuste.