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Osmie

Oblong ou oblongue adj. (Du lat. oblongus, de longus, long). [Oblong]. Qui est plus long que large. Dont l'une des dimensions est notablement plus grande, plus allongée que l'autre ou les autres qui sont de ce fait moins larges.

Oblongum n. m. (Du lat. oblongus, allongé, plus long que large). [Oblongum]. Chez certains Coléoptères Adéphages, cellule médiane fermée de l'aile postérieure membraneuse. Chez ces insectes, l'aile présente un cellule fermée, ou oblongum, en relation avec la nervure Médiane, à environ deux tiers de la base.

Obrieniidés (Obrieniidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages, Curculionoïdes.

Obsolète adj. (Du lat. obsoletus, tomber en désuétude, de solere, avoir coutume). [Obsolete]. Qui a tendance à disparaître. Qui est peu apparent ou à peine marqué. Ex. Strie obsolète, nervure obsolète, suture obsolète.

Obtecté, e adj. (Du lat. obtectus, recouvert). [Obtect]. Qui est recouvert. Qui dispose d’une structure durcie couvrante. // Nymphe obtectée, ou Pupa obtecta en lat. Les nymphes obtectées ou pupes obtectées (Pupa obtecta) ont les appendices soudés au corps (chrysalide des Lépidoptères, quelques Diptères et Coléoptères…). Pour les Diptères, il est préférable d’utiliser le terme de nymphe obtectée plutôt que celui de pupe, ce dernier terme étant réservé au Diptères supérieurs (Cyclorrhaphes). Syn. Nymphe-momie. Voir Pupa obtecta.

Obtectomera n. m. pl. Groupe taxinomique d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens regroupant les Super-familles suivantes (selon NCBI) : Alucitoidea, Bombycoidea, Calliduloidea, Cimelioidea, Drepanoidea, Epermenioidea, Geometroidea, Hedyloidea, Hesperioidea, Hyblaeoidea, Mimallonoidea, Noctuoidea, Papilionoidea, Pterophoroidea, Pyraloidea et Uranioidea.

Occipital adj. (Du lat. occiput, arrière de la tête). [Occipital]. Qui est en rapport avec l’occiput, l’arrière du crâne.

Occiput n. m. (Du lat. occiput dérivé de caput, tête, arrière de la tête). [Occiput]. Extrémité postéro-dorsale de la capsule céphalique des insectes, située entre le foramen magnum (ou foramen occipital) et le vertex (partie supérieure de la tête), immédiatement avant la membrane du cou. Chez certains insectes, l’occiput est séparé du vertex par la suture occipitale. Mais généralement, il n’apparaît pas comme un sclérite distinct. Voir aussi Tête.

Ocellaire (soie) adj. [Ocellar bristle]. Voir Soie ocellaire.

Ocelle n. m. (Du lat. oculus, petit œil). [Ocellus(lli)]. 1. Organe visuel (photorécepteur), simple (ayant un seul appareil dioptrique), des Arthropodes, notamment des Insectes adultes ainsi que des larves des insectes à métamorphose complète (chez qui l’état nymphal existe) et des Chélicérates. Chez les larves d’insectes holométaboles, les ocelles prennent le nom de stemmates. Les ocelles ont pour rôle de mesurer l’intensité lumineuse et ne peuvent percevoir les images et la couleur. Elles permettent donc principalement aux insectes de distinguer la différence entre l’ombre et la lumière. Les ocelles peuvent être dorsaux et latéraux. Ordinairement au nombre de trois et disposés en triangle, l'ocelle antérieur ou médian peut disparaître, auquel cas il n’en restera que deux. Mais ils peuvent aussi disparaître totalement. L'ocelle médian est situé sur la partie supérieure du front, tandis que les ocelles pairs sont logés de part et d’autre de la suture coronale, sur le vertex. Chez certains insectes, l'ocelle médian montre la trace d'une origine paire, la racine du nerf étant double, tandis que les racines des autres ocelles sont simples (ocelles primaires). L’ocelle est constitué d’une cornée unique transparente, au rôle équivalent à celui d’une lentille biconvexe. On y trouve également des cellules épidermiques (les cellules cornéagènes et les cellules pigmentaires) et des cellules visuelles (les cellules rétinuliennes) pourvues d’un organe réceptif strié, le rhabdomère. Les ocelles sont innervés par les lobes ocellaires logés dans le protocérébron. Les ocelles latéraux ou stemmates n’existent que chez les larves d’insectes holométaboles. Ce sont en fait des yeux composés réduits à une ou quelques ommatidies et d’ailleurs, à la métamorphose ils seront remplacés par des yeux composés. Voir aussi Ommatidie, Stemmate, Yeux simples et Yeux composés. // 2. Ornementation alaire en forme de pupille (œil ou tache ronde, dont le centre est d'une autre couleur que la circonférence) chez certains insectes et notamment les papillons, leur servant notamment à effrayer leur prédateur. Quand il est inquiété, l’individu peut faire croire à son prédateur qu’il est en présence d’un animal plus gros que lui en découvrant subitement les ocelles de ses ailes. Ce mode de défense se rencontre principalement chez les Dictyoptères Mantidés et les Lépidoptères Sphingidés. Ex. Les ailes ocellées du paon de jour, Inachis io (Nymphalidé)

Ocellé, e adj. [Ocellate]. Se dit des animaux dont le pelage (ocelot), le plumage (paon) ou l’écaillure (lézard ou papillons) ont des ornements en forme d’œil.

Ocelloculaire adj. [Ocellocular]. Chez les Hyménoptères Apoïdes, aire située entre un ocelle latéral et le bord de l’œil.

Ochodaeidés (Ochodaeidae) Mulsant & Rey, 1871 n. m. pl. [Sand-loving scarab beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Scarabéiformes Scarabéoïdes. On en connait près de 80 espèces. Ils ont un corps convexe mesurant entre 3 et 10 mm. Ils peuvent être de couleur jaune, rougeâtre-brun, brun ou noir. Ils ont des antennes de 10 articles. Le bord antérieur de leur pronotum est au moins en partie non rebordé. Les tibias de leurs pattes antérieures présentent au moins 3 dents sur leurs bords externes. Les tibias intermédiaires présentent un éperon interne pectiné.

Ochsenheimeriidés (Ochsenheimeriidae) n. m. pl. [Cereal stem moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Yponomeutoïdes.

Ochtéridés (Ochteridae) Kirkaldy, 1902 n. m. pl. [Velvety shore bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Népomorphes Ochtérioïdes. Cette famille montre quelques ressemblances avec les Saldidés. Ils sont de couleur sombre, généralement noire. Ils ont un petit corps ovale. Ils ont un rostre de 4 articles, très long, atteignant au moins le milieu des hanches postérieures. Ils portent des yeux saillants et deux ocelles, alors qu’en général les insectes de pleine eau n’ont pas d’ocelles. Ce sont des insectes ripicoles (qui vivent sur le bord des rives des rivières ou des étangs) mais qui fréquentent les eaux courantes et ils sont tout de même considérés comme des Hydrocorises. Ils ont des antennes de quatre articles très courtes et plus ou moins visibles en vue dorsale. Les deux premiers articles sont renflés. Les tarses des deux premières paires de pattes sont dimères. Les tarses postérieurs sont trimères. Tous les tarses portent deux griffes simples. Les femelles ont un ovipositeur réduit. Ce sont des prédateurs qui s’attaquent aux autres insectes.

Ochtérioïdes (Ochterioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Népomorphes, regroupant deux Familles, celle des Ochtéridés et celle des Gelastocoridés.

Ocoidés (Ocoidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Diptères Brachycères Muscomorphes Asiloïdes.

Octopamine n. f. [Octopamine]. Amine biogène qui fonctionne comme une neurohormone chez les Insectes. Elle est l’équivalente chez les Invertébrés de l’Adrénaline (norépinéphrine) des Vertébrés. 

Octostigmatidés (Octostigmatidae) n. m. pl. Famille de Diploures Dicellurates Projapygoïdes (selon NCBI).

Odacanthe (Odacantha) n. f. Genre d’Insectes Coléoptères Carabidés. Ex. L’Odacanthe mélanure, Odacantha melanura.

Odiniidés (Odiniidae) n. m. pl. [Odiniid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Opomyzoïdes.

Odonates ou Odonatoptères (Odonata) Fabricius, 1792 n. m. pl. (Du gr. odontos, dent et du lat. –atus, caractérisé par). Ordre d’Insectes dont les mandibules sont très développées et dentées ce qui est à l’origine de leur nom. Ce sont les libellules au sens large. On les trouvait déjà au Paléozoïque (voir Meganeura). Les Odonates dont on connait près de 6.000 espèces sont des insectes Ptérygotes, paléoptères (dont les ailes ne se replient jamais vers l’arrière) et sont des chasseurs diurnes très carnassiers. Mesurant de 20 à 80 mm de long et pouvant atteindre une envergure de 110 mm, leur corps peut être mince et allongé ou court et épais selon les espèces. Ils ont des pièces buccales de type broyeur. Leurs mandibules sont fortes. Chez les Odonates, le clypéus est divisé en deux parties par une suture transverse permettant de distinguer l’antéclypeus et le postclypeus. Ils s’attaquent surtout aux autres insectes (entomophagie). Leurs yeux composés sont volumineux, composés de milliers d’ommatidies, pour repérer leur proie. Les adultes ont des antennes courtes qui ont la forme d’un fouet de 6 ou 7 articles. Leurs quatre ailes membraneuses sont richement nervurées et de longueur à peu près égales. Leur vol peut être lent ou rapide selon les espèces. On connait quatre espèces au vol nocturne. Leur mésothorax et métathorax sont fusionnés. On parle alors de synthorax. Les motifs colorés du pronotum permettent souvent de différencier des espèces proches. Les sutures présentes sur les côtés du thorax prennent le nom de sutures latérales. L’abdomen des Odonates comporte 10 segments. Le dixième segment abdominal, assez court, porte des appendices anaux (cercoïdes et cerques), formant une sorte de pince anale permettant au mâle de saisir la femelle derrière la tête en plein vol. Leurs cerques sont courts et formés d’un seul article. Les mâles portent les pièces copulatrices (dénommées hamules) sous le deuxième segment abdominal. Chez les femelles, l’ovipositeur, organe de fécondation et de ponte est situé sous les huitième et neuvième segments. La femelle recourbe alors son abdomen pour faire adjoindre ses pièces copulatrices avec ceux du mâle pendant que ce dernier la maintient avec ses appendices anaux derrière la tête, chez les Anisoptères et sur la partie supérieure du prothorax, chez les Zygoptères. Les deux sexes forment alors un tandem, qui reproduit pendant le vol, une figure appelée « cœur copulatoire ». Les larves sont aquatiques et respirent au moyen de branchies. Elles disposent également d’un organe original leur servant à chasser et à capturer leur proie. Il s’agit d’un organe de préhension, le masque (décrit par Réaumur comme un bras au menton, un bras mentonnier). Ce sont des insectes hémimétaboles dont le cycle de développement est long (jusqu’à 5 années). On distingue trois Sous-ordres d’Odonates : Les Anisozygoptères, comprenant la seule Famille des Epiophlebiidés, les Anisoptères (ou libellules) qui sont de grandes libellules à ailes écartées et étalées horizontalement au corps au repos (Ex. Gomphidés, Pétaluridés, Cordulégastridés, Aeshnidés, Corduliidés, Libellulidés, Macromiidés…) et les Zygoptères (ou demoiselles) qui sont des insectes plus petits, à ailes appliquées les unes contre les autres, et rapprochées du corps au repos (Ex. Hemiphlebiidés, Caloptérygidés, Coenagrionidés, Synlestidés, Lestidés, Mégapodagrionidés, Platystictidés, Protoneuridés, Euphaeidés, Platycnémididés…). Syn. Libelluloïdes. Voir aussi Cœur copulatoire.

Odonatoïdes (Odonatoidea) n. m. pl. Syn. d’Odonatoptères. Voir Odonatoptères.

Odonatologie n. f. (Du gr. odontos, dent et logos, science). Science qui s’occupe de l’étude des Odonates.

Odonatologue n. Spécialiste qui étudie les Odonates.

Odonatologique adj. (De Odonate et du gr. logos, discours, science). Relatif aux Odonates.

Odonatoptères (Odonatoptera) n. m. pl. Super-ordre d’Insectes regroupant les Odonates mais dans lequel ne figurent pas les Protodonates (fossiles). Ce taxon n’est pas reconnu par SITI, NCBI et Fauna Europaea. Syn. Odonatoïdes.

Odonestis n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Lasiocampidés. Ex. Odonestis pruni, lépidoptère nocturne dont la chenille vit sur le prunier, ce qui lui a valu son nom usuel de «Feuille morte du prunier ».

Odontellidés (Odontellidae) Massoud, 1967 n. m. pl. Famille de Collemboles Poduromorphes. On en connait près de 130 représentants répartis dans 13 genres. Entre le stipe et le fulcrum des maxilles, le cardo n’est pas individualisé. Leur métathorax présente généralement des microsensilles latérales. La furca est présente. Leur mucron comporte des lames obliques (souvent au nombre de trois) ou est en forme de gant. Ils sont cosmopolites.

Odontocéridés (Odontoceridae) n. m. pl. Famille de Trichoptères (Phryganes).

Odorat n. m. (Du lat. odor, exhalaison). Voir Olfaction.

Odorant, -e adj. [Odorant, Fragrant, Odorous]. Qui répand une odeur.

Odoriférant, -e adj. (Du lat. odor, exhalaison et et -fero, porter). [Odoriferous]. Qui produit une odeur. // Glande odoriférante, Voir Glande odoriférante.

Odorifique adj. Syn. d’Odorant. Voir Odorant.

Odynère (Odynerus) n. m. Genre et Sous-genre d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates de la Famille des Vespidés, Sous-famille des Euméninés. Il en existe plus de 300 espèces cosmopolites. Cette guêpe solitaire chasse les insectes pour en nourrir ses larves. Ces proies seront placées dans des nids le plus souvent creusés dans le sol. Ex. Odynerus (Odynerus) alpinus. L’Odynère commun, Odynerus spinipes. Voir aussi Guêpe maçonne.

Oecanthidés (Oecanthidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Orthoptères Ensifères Grylloïdes.

Oecanthus n. m. Genre d’Insectes Orthoptères Ensifères Grylloïdes, type de la Famille des Oecanthidés. Ce sont des grillons de teinte générale pâle. Leurs pattes sont fines. Ils sont cosmopolites et on les rencontre notamment en Amérique. La seule espèce européenne est le Grillon d'Italie, Oecanthus pellucens (Scopoli), qui est une espèce à vaste répartition géographique puisqu’elle se rencontre dans les régions chaudes de l'Europe centrale et méridionale mais également en Asie centrale et en Afrique du Nord. Le mâle émet une forte stridulation surtout nocturne afin d’attirer la femelle qui pondra dès la fin de l'été, dans des tiges de plantes sèches.

Oeconesidés (Oeconesidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Trichoptères (Phryganes).

Oecophoridés (Oecophoridae) Baruand, 1849 n. m. pl. (Du gr. oikos, maison, habitat et phorêin, porter). [Concealer moths, Oecophorid moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Géléchioïdes. On en connait près de 5000 espèces dont plus de la moitié est Australienne. Ils sont de taille moyenne. Leur envergure est comprise entre 8 et 75 mm. Ils sont brillamment colorés. Leur tête est lisse. Leurs palpes maxillaires de quatre articles sont réduits et repliés par-dessus la trompe. Les palpes labiaux de trois articles sont bien développés. Ils n’ont ni ocelles, ni chaetosemata. Leurs antennes sont filiformes, positionnées souvent le long de l'abdomen mais, pointant vers l'avant pour certains genres. La nervure Cubitale Postérieure (CuP) est présente sur l’aile antérieure, tout comme les Scythrididés. La nervure du secteur de la Radiale (Rs) est parallèle à la nervure Médiane 1 (M1) sur les ailes postérieures. Leurs ailes postérieures sont étroites. La formule de leurs épines tibiales est 0-2-4. Leurs chenilles sont phyllophages ou détritiphages. Elles vivent dans un fourreau. Les chrysalides ont des segments abdominaux très mobiles. Contrairement à beaucoup de microlépidoptères, elles sont dépourvues de spicules dorsaux (épines).

Oecophylle (Oecophylla) n. f. (Du gr. oikos, maison, habitat et phullon, feuille). Genre d’Insectes Hyménoptères Formicidés d’Afrique et d’Asie qui, pour faire son nid, coud ensemble plusieurs feuilles après les avoir rapprochées en utilisant comme navette une larve prête à se nymphoser. Une fourmi stimule cette larve avec ses antennes pour que cette dernière secrète le fil de soie qui servira à attacher les feuilles entre elles. Cette espèce dont la morsure est douloureuse élève des pucerons. Les fourmis oecophylles sont communément appelées « Fourmis tisserandes ». Ex. Oecophylla longinoda. O. smaragdina. Syn. Fourmi tisserande.

Oedemère (Oedemera) n. f. Genre d’Insectes Coléoptères, type de la Famille des Oedemèridés. Le fémur des mâles ont la caractéristique d’être renflés. Ex. Oedemera nobilis.

Oedemèridés (Oedemeridae) n. m. pl. [False blister beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Ténébrionoïdes. On en connait près de 1.500 espèces. Beaucoup ressemblent aux Cérambycidés. Ce sont des insectes aux téguments mous (malacodermes). Les côtés de leur corps allongé sont plus ou moins parallèles. Ils ont souvent des éclats métalliques. Leurs palpes sont longs. Leurs antennes sont habituellement longues et filiformes. Elles portent de 11 à 12 articles et sont insérées devant l’œil ou son échancrure. Ils portent un cou étroit. Leur pronotum est rétréci postérieurement. Leurs pattes sont longues et fines. Chez certaines espèces comme chez le genre type de la famille, les Oedemera, les fémurs des mâles ont la caractéristique d’être renflés. Leurs tarses sont hétéromères (formule tarsale 5.5.4.). L’avant dernier article du tarse est dilaté et pourvu ventralement d’une brosse de soie. Les adultes sont floricoles et beaucoup se nourrissent de nectar et de pollen. Les larves cylindriques avec une large tête vivent dans les bois en décomposition et sont xylophages. Ils sont cosmopolites. Ex. Calopus serraticornis L. Voir aussi Cantharidine.

Oedipode (Oedipoda) n. f. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Orthoptères Caelifères Acrididés aux ailes bleues ou rouges selon l’espèce. Ce criquet est commun dans les friches. Ils se caractérisent par l’absence de fovéoles temporales ou par le fait que ces dernières soient de forme non rectangulaire quand elles sont présentes. Ex. L’oedipode aigue-marine, Sphingonotus caerulans. L’oedipode bleue ou oedipode turquoise, Oedipoda caerulescens. L’oedipode stridulante, Psophus stridulus.

Œil n. m. (Du lat. oculus, petit œil). [Eye(s)]. Organe de la vue. Les yeux ont pour fonction de réceptionner et de guider les photons (énergie lumineuse) vers les cellules photoréceptrices (cellules rétinuliennes) qui les transmettront via des neurones au cerveau. Il peut s’agir d’ocelles (yeux simples), de stemmates (chez les larves d’insectes holométaboles, yeux simples semblables à des ocelles mais ayant un cristallin sous la cornée) et yeux composés, qui sont composés de nombreuses facettes qui représentent en fait la paroi externe d'unités optiques appelées ommatidies. Chaque ommatidie présente à peu près la structure d’un œil simple. Les yeux composés permettent à l’insecte d’avoir un large champ de vision dans toutes les directions. Voir aussi cellules rétinuliennes, Ommatidie, Ocelle, Stemmate, Yeux simples et Yeux composés.

Œil acône, eucône, exocône ou pseudocône. Voir Acône, Eucône, Exocône et Pseudocône.

Œil simple, [Simple ocellus]. Voir Yeux simples.

Œil composé, [Compound eye(s)]. Voir Yeux composés.

Œneis (Oeneis) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères de la famille des Nymphalidés appelé communément « Chamoisé ». Ex. Oeneis glacialis.

Œnocyte n. m. (Du gr. oinos, vin et kutos, cellule). [Œnocyte]. Disposés en amas autour des stigmates, les oenocytes forments des glandes. Ces glandes constituées d’un ensemble de cellules que l’on trouve sous la cuticule des Insectes ont un rôle encore mal défini. Les oenocytes situés à l’intérieur des cellules épithéliales sont considérés comme un type de cellules épithéliales. Ce sont des cellules qui dérivent de l’épiderme. Elles sont riches en réticulum endoplasmique. Les oenocytes contiennent en abondance des structures lytiques, capables de détruire des cellules virales. Ils sont aussi à l’origine de la production peu de temps après la mue de la couche de cire qui recouvre la cuticule des Insectes. Cette glande s’enrichit progressivement en pigments. Son examen permet d’estimer l’âge de l’insecte. Les oenocytes produisent des hydrocarbones et des acides gras qui entrent dans la composition de la cire chez les abeilles. Il existe en fait trois types de cellules intervenant dans la production de cire chez les abeilles et il conviendrait plus de parler de complexe glandulaire que de glandes cirières. On trouve les oenocytes, mais aussi les adipocytes et les cellules épithéliales. Voir aussi Adipocyte, Cellules épithéliales, Cuticule, Epiderme, Glande cirière, Membrane basale, Pigmentation et Reticulum endoplasmique.

Œnosandridés (Oenosandridae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Amphiesmenoptères Lépidoptères Glossates Néolépidoptères Hétéroneures Ditrysiens Obtectomera Noctuoïdes.

Œsophage n. m. (Du gr. oisophagos, qui transporte ce qu’on mange). [Oesophagus(gi, uses), US : Esophagus]. Canal qui conduit les aliments. Il permet le passage des aliments de la tête vers le thorax. Chez les insectes, il constitue une partie de l’intestin antérieur ou stomodeum. Chez les Fourmis, il amène la nourriture jusqu’au jabot. Voir Intestin antérieur et Jabot.

Œstre (Oestrus) n. m. (Du lat. oestrus, du gr. oistros, taon). Genre d’Insectes Diptères Brachycères, type de la famille des Oestridés, parasites des bêtes de somme, dont beaucoup ressemblent à des abeilles aux pattes puissantes. Ex. Hypoderma bovis. Cette mouche tout comme les gastérophiles, pond sur le nez de gros mammifères. Les larves pénètrent dans les narines et gagnent les sinus frontaux, occasionnant le « faux tournis ». Ex. L’oestre du mouton, Oestrus ovis qui parasite les moutons.

Œstridés (Oestridae) n. m. pl. [Bot flies, Heel flies, Warble flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Calyptères Oestroïdes, ne comptant pas plus de 150 espèces, renfermant les œstres et genres voisins. A la différence des Hippoboscidés et des Stréblidés, leur corps n’est pas comprimé dorso-ventralement. Ils ne sont pas non plus hématophages et cela d’autant plus que les adultes ne se nourrissent pas du fait de leurs pièces buccales atrophiées. Ils présentent une suture ptilinale sur la tête. La nervure Médiane de leurs ailes est recourbée vers l’avant à son extrémité et rejoint le dernier rameau de la Radiale. Leurs hanches médianes et postérieures sont rapprochées. Les femelles pondent leurs œufs près des orifices nasaux ou des yeux des mammifères. Après éclosion, les larves deviennent endoparasites de ces derniers en vivant sous leur peau, dans leur intestin ou dans leur sinus. Les 150 espèces de la famille des Oestridae provoquent ainsi toutes des myiases. Une espèce, Dermatobia hominis, peut s’attaquer à l’homme. Cette Famille ne comprenait pas les gastérophiles (Gastérophilidés) et les cutérèbres (Cutérébridés), qui sont usuellement qualifiés d’« œstridés ». Cependant les recherches de classification récente ont montré que le groupe des Gastérophilidés devait être en fait considéré comme une Sous-famille d’Œstridés. On doit donc désormais parler de Gastérophilinés (Gasterophilinae). Selon NCBI et SITI, les Cutérèbres font parti des Œstridés, Sous-famille des Cutérébrinés. Quant aux hypodermes, ils sont bien aussi de la famille des Œstridés, Sous-famille des Hypodermatinés.

Œstridiose n. f. Maladie causée par les larves d’œstres. Les larves d’œstres se développent soit à l’intérieur du corps des mammifères (équidés, ruminants), soit sous leur peau (homme = vers macaques). L’œstridiose du mouton ou « faux tournis » se traduit par une rhino-sinusite, puis par des vertiges.

Œstriformes n. m. pl. (De œstre et du lat. forma, forme). [Oestriform]. Groupe biologique de Diptères regroupant des mouches aux pièces buccales réduites. Les adultes ne se nourrissent pas et leurs larves sont parasites obligatoires de vertébrés. On y distingue les Gastérophilidés dont les larves parasitent les chevaux, migrant du pharynx au rectum au cours de leur évolution, des Œstridés dont les larves sont parasites des fosses nasales.

Œstroïdes (Oestroidea) n. m. pl. (D’œstre et du gr. eidos, aspect). Super-famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Calyptères regroupant les Familles des Gastérophilidés et des Œstridés.

Œuf n. m. (Du lat. ovum, œuf). [Egg(s)]. Cellule diploïde résultant de la fécondation de l’ovule par un spermatozoïde ou de la parthénogenèse. Par la parthénogenèse, un œuf non fécondé, peut donner naissance à un individu. C’est le cas par exemple chez les Hyménoptères, comme l’abeille, où les faux-bourdons sont issus d’œufs non fécondés. Mais mis à part ce cas, un œuf non fécondé produira presque toujours des femelles (parthénogenèse thélytoque). Le stade d’œuf représente le premier stade du cycle de développement des Insectes. Le mode de développement de l’œuf varie beaucoup d’une espèce à l’autre. Les œufs sont produits dans les ovarioles. Les œufs sont centrolécithes car le vitellus est placé au centre de l’œuf. L’œuf nécessite en général pour son développement la présence d’un vitellus abondant. Les œufs sont composés d’une enveloppe comportant une couche de vitelline, puis une couche de cire et à l’extérieur une dernière couche plus épaisse appelée chorion (généralement composé de l’endochorion et de l’exochorion). Les œufs sont de forme très variable selon les espèces. Ils peuvent être sphériques, ovoïdes, arqués. Beaucoup sont globuleux ou allongés. Leur forme et leur couleur les protègent souvent dans leur environnement (ex. les œufs de certains phasmes ressemblent à des graines). Leur surface est, selon l’espèce, souvent ornée de sculptures fines et complexes. Ils peuvent porter un pédicelle (ex. Hyménoptères Parasites), un pédoncule (ex. Névroptères Chrysopidés), un opercule d’éclosion (ex. Phasme) ou un micropyle (petite ouverture permettant le passage des spermatozoïdes), voir un dispositif d’ouverture pneumatique (excroissance poreuse qui se gonfle) comme chez les Hémiptères (ex. Reduviidés, Nepidés). Ceux des insectes aquatiques peuvent avoir des flotteurs. L’œuf est généralement très petit, mais il atteint plusieurs millimètres chez certaines espèces. En général, les petits oeufs sont pondus en grand nombre. Leur nombre peut aller de un (Ex. chez le puceron lanigère, Eriosoma lanigerum) à 20.000 par jour chez la reine termite Africaine du genre Bellicositermes. Chez certains insectes, plusieurs embryons sont formés à partir d’un seul œuf. Ce processus est appelé polyembryonie. Parfois, plus de cent larves sont formées à partir d’un seul œuf. La plupart des insectes étant ovipares, les œufs sont pondus et éclosent en dehors du corps de la femelle (sauf exceptions en ce qui concerne les larvipares et les vivipares). Chez certains insectes, la ponte est enfermée dans un étui (oothèque), comme chez les blattes ou chez les mantes. Mais de nombreux insectes déposent plutôt leurs œufs isolés ou en masses sur des plantes, dont se nourriront les larves. D’autres pondent à l’aide de leur ovipositeur dans les tissus de la plante nourricière ou dans le corps d’un animal (généralement un autre insecte) qu’ils parasitent. La première phase de développement embryonnaire ayant lieu après la fécondation de l’œuf est celle de la segmentation. Voir aussi Anatrepsis, Chorion, Couche cireuse 2, Développement, Embryon, Larve, Larvipare, Membrane vitelline, Micropyle, Oothèque, Opercule 2, Ovipare, Ovipositeur, Parasite, Parthénogenèse, Polarités des œufs, Polyembryonie, Ponte, Segmentation 2, Vitellogenèse, Vitellus et Vivipare.

Œuf alimentaire ou œuf trophique, [Trophic eggs]. Chez les Insectes sociaux, œufs produits par une femelle, une reine ou une ouvrière, afin de nourrir la colonie. Chez les Orthoptères, on connait aussi le cas du grillon pélican Anurogryllus muticus (Gryllidés) dont la femelle surveille les œufs jusqu’à leur éclosion puis procède à des dons d’œufs trophiques à sa progéniture.

Œuf d’hiver, [Winter egg]. Chez les Hémiptères Aphididés, œuf issu d’une femelle s’étant livrée à une reproduction sexuée. L’œuf ainsi fécondé est pondu en automne. Il se mettra en diapause durant l’hiver, pour éclore dès le printemps revenu, assurant ainsi la survie de l’espèce en cas de conditions climatiques défavorables. C'est le cas par exemple du puceron noir de la fève (Aphis fabae). Les femelles qui pondent ces œufs d’hiver ont un cycle de reproduction dit holocyclique. Ce type de cycle est le plus courant dans les régions tempérées, où les pucerons ont gardé la possibilité de se reproduire de façon sexuée. Les femelles pucerons ne sont pas les seules à pondre des œufs d’hiver. Cette méthode de survis face aux conditions climatiques se rencontre aussi chez les Psocoptères, chez les Coléoptères Chrysomélidés (Ex. chrysomèle des racines du maïs, Diabrotica virgifera virgifera), chez les Dictyoptères Mantodés (Il s’agit cependant d’œufs contenus dans une oothèque comme pour Mantis religiosa, la mante prie-Dieu). Voir aussi Cycle de reproduction des pucerons, Diapause embryonnaire.

O.G.M., [G.M.O.]. Abréviation d’Organismes Génétiquement Modifiés. Les OGM sont des organismes dans lesquels ont été introduits des gènes qui leur sont étrangers à l'état naturel. Ces nouveaux gènes sont sélectionnés par le génie génétique, en fonction de leurs propriétés inédites : résistance à certains herbicides, à certains insectes, (OGM Bt), etc. Une plante va par exemple bénéficier de l’introduction au sein de son génome d’un gène codant pour une toxine insecticide. La plante synthétise la toxine au cours de son développement et est ainsi protégée des attaques des ravageurs sensibles à la toxine produite. La première plante transgénique à caractère insecticide a été obtenue en 1986. En 2011, ce sont plus de 420 millions d’hectares de terres dans le Monde qui auront supporté une culture Bt. Il s’agit de maïs ou cotonnier transgénique, exprimant une toxine de la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt). Voir aussi Bacillus thuringiensis, Biopesticide, Lutte biologique, Maïs OGM et Résistance des Insectes.

Olethreutes n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Tortricidés dont la Tordeuse de l’œillet, Olethreutes arcuella, en est un exemplaire.

Olfaction n. m. (Du lat. olfacere, flairer). [Olfaction]. Capacité à percevoir des odeurs, à sentir. Chez les insectes, les chimiorécepteurs olfactifs (sensilles) se trouvent notamment sur les antennes. Mais, ils peuvent se trouver aussi sur les palpes ou sur le pharynx (chez les insectes suceurs). Les antennes permettent de détecter les odeurs sur de grandes distances, quelquefois plusieurs kilomètres, tandis que les palpes ne deviennent sensibles qu’à quelques centimètres. L’olfaction permet le rapprochement des sexes. Il permet aussi aux femelles de s’orienter de façon à trouver un site de ponte. Mais l’olfaction permet aussi de s’orienter dans le but de trouver de la nourriture. Certaines odeurs sont attirantes et d’autres répulsives. Tous ces comportements sont étudiés en neuroéthologie. Voir Chimiorécepteur, Glomérule, Nettoyage du corps et des antennes, Neurones olfactifs, Organe de Johnston et Sensille olfactive. Voir aussi Gustation, Ouïe, Toucher, Taxie et Vision.

Olibrus n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Cucujoïdes Phalacridés. Ce sont des clavicornes, comprenant de petits insectes brillants, roux, noirs ou fauves, qui vivent sous les écorces, les feuilles sèches, les vieux fagots. Ex. Olibrus corticalis, commun en France.

Oligogynie n. f. [Oligogyny]. (Du gr. oligos, peu nombreux et gunê, femelle). Présence d’au moins deux reines fécondes au sein d’une colonie d’Hyménoptères Formicidés. Les ouvrières peuvent accepter la présence de plusieurs reines, mais celles-ci ne peuvent vivre trop proches les unes des autres et sont obligées de s’éparpiller dans la colonie. Voir aussi Polygynie.

 

Oligolectisme n. m. (Du gr. oligos, peu nombreux et lektos, choisi). [Oligolectism]. A propos des Insectes et plus particulièrement des abeilles, comportement consistant à ne butiner qu’une seule ou peu d’espèces floristiques différentes. Ce sont des pollinisateurs spécialisés à un seul type de pollen. Chez les Hyménoptères, l’oligolectisme concerne principalement les Andrenidés et les Halictidés. Contr. Polylectisme. Voir aussi Monolectisme.

Oligonéoptères n. m. pl. (Du gr. oligos, peu nombreux et Néoptère). Super-ordre d’Insectes de la section des Néoptères regroupant les Strepsiptères, les Coléoptères, les Raphidioptères, les Mégaloptères, les Névroptères, les Hyménoptères, les Lépidoptères, les Trichoptères, les Mécoptères, les Siphonaptères et les Diptères. Dans le groupe des Néoptères, les Oligonéoptères se différencient des Paranéoptères et des Polynéoptères par le champ jugal de leur aile qui ne comporte qu’une seule nervure longitudinale non ramifiée (vena arcuata). De plus, contrairement aux deux autres Super-ordres, ce sont des Endoptérygotes, c’est à dire que leurs ébauches alaires se développent à l’intérieur du corps de la larve. Ce taxon n’est pas reconnu par SITI, NCBI et Fauna Europaea. Syn. Holométaboles. Voir Holométaboles. Voir aussi Paranèoptères et Polynéoptères.

Oligoneuriidés (Oligoneuriidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Ephémèroptères Schistonates (ou Sétisures) Heptagénioïdes. Leurs larves nageuses montrent tout comme les Isonychiidés deux rangées de longs poils sur l'intérieur de leurs pattes antérieures. A la différence des Isonychiidés, elles portent sur le premier segment abdominal des branchies sur la face ventrale (au lieu qu’elles soient latétales). Elles vivent sur les fonds sableux des cours d’eau rapides. On les trouve en Amérique du Nord, dans les régions Paléarctique, Néotropicale et Australienne. Ex. Oligoneuriella rhenana (Imhoff, 1852) seule espèce Européenne connue. 

Oligophage n. m. et adj. (Du gr. oligos, peu nombreux et  phagein, manger). [Oligophagous]. Insecte qui se nourrit d’un nombre restreint d’espèces végétales ou animales. Se dit des insectes phytophages qui se limitent à des genres végétaux voir des familles taxinomiquement voisins. Se dit également à propos d’un parasite qui attaque des espèces d’hôtes, de genres voir de familles voisins. Voir aussi Oligoxène, Monophage, Polyphage et Sténophage.

Oligopneustique adj. (Du gr. oligos, peu nombreux et pneuma, pneumôn, souffle, poumon). [Oligopneustic]. Syn. de hétéropneustique. Voir Hétéropneustique. Voir aussi Stigmate.

Oligopode adj. (Du gr. oligos, peu nombreux et pous, podos, pied). [Oligopod]. A propos des larves, désigne celles d’entre elles qui possèdent un petit nombre de pattes, en général trois paires thoraciques. On peut parler de larves Oligopodes chez les Coléoptères quand les larves sont dépourvues de pseudopodes (ou fausses-pattes comme chez les larves éruciformes). Au sein de ces larves Oligopodes, on peut distinguer celles qui sont Mélolonthiformes, Elatériformes ou Campodéiformes. Ex. Larves de Coléoptères Scarabéidés. Ce terme est apparu lors de l’établissement d’une classification des types de larves selon leur mode de développement des appendices locomoteurs et de leur capsule céphalique. On distingue ainsi des larves de type apode, Oligopode, polypode et protopode et/ou acéphale, eucéphale, hémicéphale. Voir aussi Apode, Larve, Polypode et Protopode.

Oligotomidés (Oligotomidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Embioptères.

Oligoxène adj. (Du gr. oligos, peu nombreux et xenos, étranger). [Oligoxenous]. Fait pour un parasite de se développer aux dépens d’hôtes différents mais appartenant à des genres voir à des familles taxinomiquement voisins. Ce type de parasitisme est un parasitisme intermédiaire entre les parasites sténoxènes (un petit nombre d’hôtes du même groupe biologique, limité à une famille voir un seul genre) et les parasites euryxènes (plusieurs hôtes de groupes biologiques différents). Voir aussi Holoxène, Sténoxène et Euryxène.

Omalisidés (Omalisidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Elateroïdes.

Omaniidés (Omaniidae) Cobben, 1970 n. m. pl. [Intertidal dwarf bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Leptopodomorphes Leptopodoïdes.

Omaulus n. m. [Omaulus]. Chez les Hyménoptères, carène, lamelle, séparant la région antérieure du mésépisterne (ou mésopleure) avec la face latérale ou postérieure.

Ombrageuse n. f. [The Shark]. Nom vernaculaire de Cucullia umbratica, Lépidoptère de la Famille des Noctuidés.

Omethidés (Omethidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Elateroïdes.

Ommatidés (Ommatidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Archostemates.

Ommatidie n. f. (Du gr. ommation, petit œil et eid-, en forme de). [Ommatidium(ia)]. Unité visuelle (photoréceptrice) fonctionnelle indépendante dont l'ensemble constitue l'œil composé des insectes. Les ommatidies forment des facettes hexagonales placées les unes à côté des autres. Chaque ommatidie est composée d'une cornéule, d'un cristallin et d'une zone photoréceptive, la rétinule. Cette rétinule est généralement composée de 8 cellules rétinuliennes. Au milieu des cellules rétinuliennes, on trouve des microvillosités perpendiculaires à l’axe de chacune de ces cellules, appelées rhabdomères. L’union des microvillosités de tous les photorécepteurs forme le rhabdome. Chaque ommatidie est séparée des autres par des cellules pigmentaires. Chez la plupart des insectes, il n’y a qu’un seul axone par ommatidie. Donc, chaque ommatidie correspond à un seul pixel lumineux. Chaque ommatidie traverse la lame basale (ou membrane basale) et se connecte aux neurones du nerf optique au niveau du lobe optique. Ce sont les centres nerveux qui vont construire une image reconstituée à partir des informations transmises par l’ensemble des facettes. Chaque ommatidie ne perçoit donc qu’une fraction très étroite du champ de vision. Mais cela permet aux Insectes de mesurer et maintenir un angle de déplacement par rapport à un repère fixe que serait le soleil ou la lune par exemple. Certains Diptères (mouches et moustiques, entre autres) font exception car chez eux, il existe plus d’une cellule sensible à la lumière (7 par ommatidie) qui transmettront un signal au cerveau (7 axones). Les Odonates ont des yeux composés regroupant plusieurs dizaine de milliers d’ommatidies (28 à 30.000). Chez les Hyménoptères Formicidés, on ne trouve que 6 à 9 ommatidies. Selon que les insectes soient diurnes ou nocturnes, la structure des ommatidies diffère (voir à ce sujet vision par apposition et Vision par superposition). Voir aussi Axone, Cellules rétinuliennes, Cornéule, Cristallin, Lobes optiques, Membrane basale, Ocelle 1, Rétinule, Rhabdome, Rhabdomère, Vision par apposition, Vision par superposition et Yeux composés.

Ommexechidés (Ommexechidae) n. m. pl. [South American toad-hoppers]. Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères Acridoïdes. On en connait 30 espèces, toutes d’Amérique du Sud. Ils n’ont pas de sillon fastigial. Ils sont aptères et ne portent pas de tympan.

Omnivore adj. et n. m. (du lat. omnis, tout et vorare, manger). [Omnivorous (adj.), Omnivore (n.)]. Qui mange aussi bien des aliments d’origine végétale qu’animale. Ex. Les blattes sont omnivores. Voir aussi Euryphage et Polyphage.

Omophronidés (Omophronidae) n. m. pl. Ancienne Famille d’Insectes Coléoptères Caraboïdes, aujourd’hui considérée comme une Sous-famille de Carabidae. Les espèces de cette famille vivent dans le sable humide le long des rivages et sont prédatrices de petits Diptères.

Omphalien adj. (Du gr. omphalos, nombril). Qui est porvu d’un omphalium. Voir Omphalium. Voir aussi Diastomien.

Omphalium n. m. (Du gr. omphalos, nombril). [Omphalium]. Chez les Hémiptères Hétéroptères, les espèces aquatiques n’ont pas de fines microsculptures sur leur cuticule (qui servent d’aires d’évaporation des substances émises par les glandes odoriférantes) et on trouve à la place une ouverture métasternale unique appelée « omphalium » (si on trouve deux ouvertures, le système odorifique est de type diastomien). Cette ouverture est reliée à la seule glande métathoracique que possèdent ces espèces aquatiques. Ce caractère spécifique se retrouve notamment chez les Gerridés, les Saldidés et les Véliidés. Voir aussi Glande odoriférante et Diastomien.

Onchocercose n. f. (Du gr. onkinos, crochet, kerkos, queue). [River blidness, Onchocercosis]. L’onchocercose est une filariose cutanée. Les larves de filaire se développent sous la peau, et lorsque ces microfilaires se trouvent près de l’œil, elles peuvent provoquer le symptôme le plus grave de la maladie qui est la cécité. La forme humaine de la maladie est due à un nématode (filaire) Onchocerca volvulus qui peut ainsi vivre près de 15 années. A l’état adulte ce ver rond qui se développe dans l’œil ou à proximité, dont l’homme semble être l’unique hôte, peut atteindre plus d’un centimètre. L’onchocercose se développe par foyers, le long des cours d’eau, d’où son nom commun de « cécité des rivières ». On estime que 20 à 30 millions de personnes sont atteintes par cette maladie à travers le monde, dont 95% sur le continent africain. Actuellement, un million d’individus seraient aveugles en ayant contracté cette affection. Le traitement est l’ivermectine, fournie gratuitement depuis 1988. Les simulies (Diptères Nématocères Culicomorphes Simuliidés) mais aussi certaines espèces de Chloropidés (Diptères Brachycères Carnoïdes) en sont les vecteurs, mais aussi l’hôte intermédiaire. On trouve cette maladie en Afrique noire, au Yémen et du Brésil au Mexique. Il existe aussi des onchocercoses animales (ex. onchocercose des équidés) dont la transmission est effectuée par des insectes hématophages. On en trouve dans le monde entier. Voir aussi Filaire.

Oncobryidés (Oncobryidae) Christianen & Pike, 2002 n. m. pl. Famille de Collemboles Entomobryomorphes Entomobryoïdes fossile du Canada.

Oncopoduridés (Oncopoduridae) Carl & Lebedinsky, 1905 n. m. pl. Famille de Collemboles Entomobryomorphes Tomocéroïdes (selon SITI) regroupant deux genres : celui des Harlomillsia et des Oncopodura. Leur corps est couvert de soies et de gros cils. Le quatrième article antennaire est au moins, moitié aussi long que le troisième. Comme tous les Entomobryomorphes, seuls deux segments thoraciques sont apparents en vue dorsale et ils n’ont pas de soies dorsales (contrairement aux Poduromorphes). Les segments abdominaux III et IV sont de la même longueur. Leur mucron est cylindrique et allongé et porte de 4 à 7 dents. Ces dentes ne portent pas de grandes soies frangées, ce qui permet de les distinguer des Cyphoderidés (caractère apomorphique).

Ongle n. m. (Du lat. ungula). [Nail]. Syn. de Griffe. Syn. Griffe, unguis ou onychium. Voir Griffe.

Onisciforme adj. (Du nom de genre du cloporte Oniscus et du lat. forma, forme). [Onisciform]. Voir Larve Onisciforme. Syn. Oniscoïde.

Oniscoïde adj. (Du nom de genre du cloporte Oniscus et du gr. eidos, aspect). Syn. d’Onisciforme. Voir Larve Onisciforme.

Oniscigastridés (Oniscigastridae) n. m. pl. Famille d’Insectes Ephémèroptères Schistonates Baétoïdes.

Ontogenèse ou ontogénie n. f. (Du gr. onto-, pour désigner l’être en tant qu’être et genesis, naissance, origine). [Ontogenesis, Ontogeny]. Description du développement de l’individu, depuis l’œuf fécondé jusqu’à l’état adulte, voir jusqu’à sa mort. Distinct de la phylogenèse (ou phylogénie) qui est l’étude scientifique de l’origine des espèces considérées comme issues par évolution de formes plus simples. Voir aussi Développement et Müller

Ontophage (Onthophagus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéoïdes Lamellicornes, renfermant des bousiers de la Sous-famille des Coprinae. Ex. Onthophagus rangifer.

Onychium n. m. (Du gr. onychos, ongle). [Onychium(ia)]. Syn. Griffe, Ongle, Unguis, Prétarse. Voir Griffe et Prétarse.

Onychiuridés (Onychiuridae) Lubbock, 1867 n. m. pl. [Blind springtails]. Famille de Collemboles Poduromorphes. Cette famille compte plus de 550 espèces réparties dans 50 genres. Leur corps allongé est dépigmenté de couleur blanche ou pâle. Leurs représentants n’ont généralement pas d’yeux. Ils ont des pièces buccales broyeuses. On trouve en dessous du scape de leurs antennes un organe postantennal. Ils ont aussi un organe sensoriel au sommet de leur troisième article antennaire composé de soies sensorielles en forme de « masse ». Comme tous les Poduromorphes, ils ont trois segments thoraciques bien visibles et six segments abdominaux. Contrairement aux Entomobryomorphes, ils ont des soies dorsales. Ils peuvent exsuder une secrétion toxique pour repousser les prédateurs.

Onychiuroïdes (Onychiuroidea) n. m. pl. Super-famille de Collemboles Poduromorphes regroupant les familles des Onychiuridés et des Tullbergidés (Selon SITI).

Onychophores n. m. pl. (Du gr. onychos, ongle et phorêin, porter). Classe d’animaux Pararthropodes (Arthropodes primitifs) ayant certaines affinités avec le phylum des arthropodes, mais formant cependant un embranchement distinct. On distingue au sein des Arthropodes, les Onychophores, les Tardigrades et les Euarthropodes au sein desquels on distingue les Amandibulates (Trilobites), les Chélicériformes (Pycnogonides, Mérostomes, et Arachnides) et les Mandibulates (Trachéates et Pancrustacés au sein desquels nous trouverons les Hexapodes). Les Onychophores qui mesurent moins de 6 cm de long ont un aspect un peu semblable aux iules, mais le nombre de pattes (les parapodes) est plus faible (de 14 à 44 au lieu de 50 à 130 chez les iules). Ces pattes non articulées sont de simples moignons ridés, qui portent des épines mais qui sont surtout terminées par une paire de griffe, auxquels ils doivent leur nom. Ils ont des trachées respiratoires et une cuticule chitinisée. Mais ils ont également des caractères annélidiens tels que des muscles lisses, un épithélium intestinal cilié et une paire de néphridies par segment (équivalent des Tubes de Malpighi des Insectes). Les onychophores possèdent des glandes à glu, dont ils projettent le contenu sur les insectes pour les capturer et les dévorer. Egalement appelés « Péripates », ils vivent sur le sol des forêts tropicales humides de la planète. On trouve deux Familles, les Péripatidés et les Péripatopsidés. Syn. Péripates.

Oocyte n. m. (Du gr. ôon, œuf et kutos, cellule). [Oocyte]. Gamète femelle. Syn. Ovocyte.

Ooencyrtus n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Chalcidoïdes de la Famille des Encyrtidés. Ex. Ooencyrtus ascalaphi.

Oogenèse n. f. (Du gr. ôon, œuf et genesis, naissance, origine). [Oogenesis]. Syn. d’ovogenèse. Voir Ovogenèse.

Oologie n. f. (Du gr. ôon, œuf et logos, discours). [Oology]. Etude scientifique des œufs.

Oophage adj. (Du gr. ôon, œuf et phagein, manger). [Oophagous]. Qui se nourrit d’œufs.

Oophagie n. f. [Oophagy]. Prédation sur les œufs du fait d’animaux oophages. Il peut s’agir de cannibalisme chez les Hyménoptères Formicidés. Voir aussi Œuf alimentaire.

Ooplaque n. f. (Du gr. ôon, œuf et plaque). [Oothecal plate]. Groupe d’œufs provenant de la ponte d’un insecte. Ils sont disposés sur des sortes de plaquettes côte à côte ou sur une à deux couches souvent couvertes d’un mucus de protection. Cela peut être le fait de Lépidoptère Yponomeutidé, comme Yponomeuta malinellus qui pond entre 20 et 95 œufs disposés dans ces ooplaques mesurant entre 4 et 10 mm. La pyrale du maïs, Ostrinia nubilalis (Lépidoptère Crambidé) pond aussi 15 à 20 œufs regroupés dans une ooplaque mesurant entre 5 et 10 mm. Voir aussi Oothèque.

Oothèque n. f. (Du gr. ôon, œuf et thêkê, loge). [Ootheca(ae)]. Fourreau ou capsule compacte de consistance papyracée, formée d'une sécrétion des glandes collétériques, contenant la ponte de certains insectes (blattes, mantes, pucerons) abritant ainsi leurs œufs. Cette sécrétion se produit en même temps que la ponte et durcit au contact de l'air. Elle est formée de protéines tannées sécrétées par des glandes annexes de l’oviducte, les glandes collétériques. Voir aussi Glandes collétériques et Œuf.

Operculaire adj. (Du lat. operculum, couvercle). Qui remplit le rôle d’un opercule.

Opercule n. m. (Du lat. operculum, couvercle). [Operculum(la)]. 1. Nom donné au couvercle des alvéoles dans les nids d’abeilles ou de guêpes. Chez les abeilles, ce sont les ouvrières qui obturent l’ouverture de la cellule vers le 8ème, 9ème jour, avec de la cire. Ce couvercle laisse cependant respirer la larve qui entamera alors sa métamorphose. Chez les guêpes, les larves construisent elles-même un opercule au moyen de leurs glandes séricigènes avant d’entamer leur nymphose. // 2. Petit couvercle de la coquille des œufs d’insectes, généralement situé sur le pôle antéropostérieur, dont le rôle est de faciliter l’éclosion de la larve lorsque cette dernière le pousse avec sa tête. On en trouve sur les œufs de beaucoup d’Insectes tels que les phasmes notamment, mais aussi les Embioptères, les Mallophages, les Phthiraptères Anoploures. // 3. Chez certains Diptères (Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores), petit couvercle présent sur le puparium facilitant l’émergence de l’imago. Voir aussi Ptilinum. //4. Chez les Lépidoptères, lobe abdominale recouvrant partiellement le tympan, correspondant à une membrane translucide située dans une cavité de la partie postérieure du thorax. On parle d’opercules abdominaux. Ex. Chez les Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Noctuoïdes Notodontidés, Lymantriidés ou Arctiidés. // 5. Chez les Hémiptères Cicadoïdes (Cigales), un des deux sclérites recouvrant et donc protégeant à sa base la cymbale, élément de l’appareil stridulatoire. Il s’agit de deux membranes convexes situées de chaque côté de la partie ventrale du premier segment abdominal. Ex. Chez Lyristes plebujus. // 6. Chez les Hémiptères Aleyrodidés, un opercule recouvre un orifice vasiforme, spécifique, à l’extrémité de l’abdomen. Cette structure est utilisée en systématique pour la détermination des espèces.

Operculé, e adj. [Operculate]. Muni d’un opercule. Ex. Couvain operculé : ensemble des alvéoles contenant des nymphes d’abeilles.

Ophidérinés (Ophiderinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Lépidoptères (Hétérocères) de la famille des Noctuidés.

OPIE, Abréviation de : Office Pour les Insectes et leur Environnement. Association ayant pour but de mieux faire connaître les insectes au moyen d’inventaires ou d’études scientifiques.

Opisthocontes (Opisthokonta) n. m. pl. (Du gr. opisthen, en arrière et kontos, flagelle). Groupe taxinomique réunissant les taxons suivants : Choanoflagellida (Choanoflagellés, organismes unicellulaires), Fungi (Champignons), Metazoa (Métazoaires), Nucleariidae et Fonticula. Ce groupe monophylétique réunit des organismes dont les cellules sont propulsées par un flagelle et non pas tractées (comme chez les Antérocontes). Les Arthropodes sont des Eucaryotes, Opisthocontes, Métazoaires, Eumétazoaires, Bilatériens, Coelomates, Protostomiens, Ecdysozoaires, Panarthropodes (selon NCBI).

Opistognathe n. m. et adj. (Du gr. opisthen, en arrière et gnathos, mâchoire). [Opisthognatous]. Qualifie la position de la tête d'un insecte lorsque les pièces buccales, insérées ventralement (donc hypognathes), sont dirigées vers l’arrière du corps. Ex. La blatte, les Hémiptéroïdes comme les pucerons ou les Siphonaptères. Voir Hypognathe. Voir aussi Ectognathe, Prognathe, Orthognathe et Tête.

Opisthogonéates n. m. pl. (Du gr. opisthen, en arrière et gonê, semence et du lat. –atus, caractérisé par). [Opisthogoneata]. Groupe biologique réunissant les animaux dont les orifices génitaux sont situés à l'extrémité de l'abdomen. Caractéristique des myriapodes mais aussi des Insectes. Les Insectes sont des Opisthogonéates. Ce taxon n’est pas reconnu par NCBI, SITI et Fauna Europaea.

Opisthosome ou Opisthosoma n. m. (Du gr. opisthen, en arrière et soma, corps). [Opisthosoma(ata)]. Chez les Acariens, nom donné à la deuxième partie de leur corps portant les deux dernières paires de pattes, équivalent à l’abdomen des Insectes. Prosome (portant les deux premières paires de pattes) et opisthosome constitue l’idiosome. Leur tête séparée du corps par un sillon se nomme capitulum.

Opius n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Apocrites Térébrants Ichneumonoïdes de la Famille des Braconidés. Ex. Opius concolor.

Opomyzidés (Opomyzidae) n. m. pl. [Opomyzid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Opomyzoïdes. On en connait près de 40 espèces regroupées en 4 genres. Les adultes sont de petite taille (2 à 5 mm). Leur corps mince et allongé, présente une livrée de couleur variable du jaune au brun rougeâtre ou noirâtre. Ils présentent qu’une paire de soies fronto-orbitales relevée sur la tête entre les antennes (ce qui permet de les distinguer des drosophiles qui n’en ont pas et des Diastatidés qui en ont deux). Les soies ocellaires et verticales externes et internes sont longues et robustes. Les soies ocellaires sont insérées sur les marges antérieures de la plaque ocellaire et dirigées vers l'avant. Ils ne portent pas de vibrisses (mais on peut trouver de longues soies sous-vibrissales chez certains genres). Leurs antennes sont plus courtes que la longueur des ailes antérieures. Elles sont de type aristé, avec un pédicelle portant une soie et une arista pectinée ou bipectinée. Ils ont 3 petits ocelles. L’envergure de leurs ailes va de 4 à 16 mm. La nervure costale est interrompue. La nervure subcostale est incomplète et fusionnée avec la nervure R1. La nervure anale est courte ou totalement absente. On les trouve dans les lieux herbeux car leurs larves apodes et acéphales sont herbivores (foreuses de tiges). Ils sont considérés à ce titre comme des ravageurs des cultures de céréales.

Opomyzoïdes (Opomyzoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères (selon NCBI). Ce taxon, non reconnu par SITI, regroupe entre autres les Familles des Acartophthalmidés, des Agromyzidés, des Anthomyzidés, des Astéiidés, des Aulacigastridés, des Braulidés, des Carnidés, des Clusiidés, des Milichiidés, des Odiniidés, des Opomyzidés et des Périscelididés. Syn. Anthomyzoïdes (mais non reconnu par SITI et NCBI).

Opophage adj. (Du gr. opos, suc et phagein, manger). [Opophagous]. Qui se nourrit de sève. Ex. Les pucerons sont des opophages.

Opostégidés (Opostegidae) n. m. pl. [Eye-cap moths, White cap-eye moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Nepticuliens Nepticuloïdes. On en connait près de 175 espèces. Ce sont des microlépidoptères diurnes. Leurs antennes sont plus courtes que les ailes antérieures. Ils ne portent pas d’ocelles. Leurs palpes maxillaires de cinq articles sont coudés et apparents. La nervation de leurs ailes antérieures est réduite à 3 ou 4 nervures longitudinales non tigées, ce qui permet de les distinguer des Nepticulidés avec lesquels ils constituent l’Infra-ordre des Nepticuliens. De plus leur coloration est claire. Les femelles ont un appareil génital de type monotrysien c'est-à-dire qu’elles ne présentent qu'un orifice génital, utilisé à la fois pour la copulation et la ponte. (Contr. Ditrysien). Leurs chenilles apodes sont mineuses de feuilles. La biologie de ces insectes est peu connue.

Opticum n. m. (Du gr.  optikos, qui concerne la vue). [Opticon]. Première masse ganglionnaire du protocérébron, la plus proximale des lobes optiques. La deuxième masse ganglionnaire étant l’épiopticum et la troisième, la plus à l’extérieur des lobes optiques, étant le périopticum. Syn. Médulla interne. Voir aussi Lobes optiques.

Orbiculaire adj. (Du lat. orbis, cercle, disque). 1. [Orbicular]. Qui a la forme d’un cercle // 2. [Orbicular spot]. En référence à la forme d’une des trois taches alaires caractéristiques, ressemblant à un cercle, des ailes antérieures des Lépidoptères Noctuidés. Les deux autres étant appelées claviforme et réniforme. La forme et la couleur de leur tache est utilisée en systématique pour les identifier.

Orbitale (soie) adj. (Du lat. orbis, cercle, disque pour désigner la cavité des yeux–alis, qui appartient à). [Orbital]. Voir Soie orbitale.

Ordre n. m. (Du lat. ordo, ordre, classement). [Order(s)]. Groupe de Familles de végétaux ou d’animaux groupant ceux dont la ressemblance est marquée indiquant une origine évolutive commune. Les ordres sont groupés en classe. Il existe des Super-ordres et inversement des Sous-ordres, quand des divisions plus fines sont nécessaires. Il n’existe pas de terminaison latine déterminée pour cette catégorie taxinomique car pour le règne animal, les suffixes par défaut ne sont mis en place qu’à partir du rang de Super-famille. Cependant, la terminaison latine généralement la plus utilisée chez les ordres d’insectes est «‑a ». La plupart des noms des ordres d’insectes ont été établis à partir d’une caractéristique anatomique des ailes à laquelle a été ajoutée le suffixe -ptère, du grec pteron, « aile ». Ainsi Coléoptère signifie aile en étui, Lépidoptère, aile en écaille, etc. Dans certains cas, le nom a été construit sur le même modèle, même si la caractéristique de l’ordre ne concerne pas les ailes. C’est le cas des Ephéméroptères, qui rassemblent les éphémères (en référence à leur courte durée de vie), ou des Psocoptères (psoques), mot dans lequel « psoco », du grec psôkhein signifiant « émietter, broyer », faisant référence à leur mode d’alimentation.

Ordre phylogénétique Voir Arbre phylogénétique ou Classification phylogénétique

Orectochile (Orectochilus) n. m. Genre et Sous-genre d’Insectes Coléoptères Gyrinidés. Ex. L’Orectochile velu, Orectochilus (Orectochilus) villosus.

Oreillettes latérales, [Laterals auricles]. Syn. Auricules. Voir Auricule.

Oréoleptidés (Oreoleptidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Orthorrhaphes Tabanoïdes ne comprenant que le genre Oreoleptis (selon NCBI).

Orescius n. m. Sous-genre d’Insectes Coléoptères Carabidés du Genre Licinus. Ce sont des carnivores, renfermant des grands carabes d’un noir luisant à élytres striés. Syn. senior Neorescius. Ex. Licinus (Neorescius (=Orescius)) oblongus.

Organe n. m. (Du gr. organon, instrument, outil). [Organ(s)]. Partie délimitée du corps d’un être vivant servant à l’accomplissement d’une fonction. Ex. chez les Insectes : organe sexuel, organe sensoriel (antenne, œil, etc.), organe chordotonal (organe auditif), organe de Johnston (organe olfactif). Voir aussi ces termes.

Organe chordotonal, [Chordotonal organ]. Un organe chordotonal est une structure sensorielle interne (organes chordotonaux, basaux de Hicks). On parle d’organes chordotonaux (ou scolopidaux) quand il y a un faisceau de scolopidies. Un organe chordotonal peut être associé à un organe tympanique car il a un rôle auditif en permettant à l’insecte de percevoir les variations de pression de l’air. Mais ils ont surtout un rôle dans la détection et le renseignement de l’insecte sur ses propres mouvements. Les organes chordotonaux peuvent être ouverts sur l’extérieur ou recouverts d’une membrane tégumentaire (ex. Tympan). On en trouve entre les tibias et le basitarse chez certains Coléoptères, Diptères et Hémiptères. Les organes scolopidaux existent en fait dans toutes les pattes des insectes. Ils peuvent être fémoraux, subgenuaux (genoux), tibiaux-distaux et prétarsaux. Mais ils peuvent être aussi olfactifs et situés alors sur le pédicelle (ex. Organe de Johnston). Ex. Les Diptères et les Strepsiptères ont des organes, cellules chordotonales logées dans le scabellum (partie basale dilatée formant le balancier) leur permettant de leur donner des informations, telles que la vitesse de déplacement pendant le vol. Syn. Organe tympanique, Organe sensoriel profond pour les distinguer des organes sensoriels superficiels que sont les sensilles. On dit aussi organes scolopidaux ou organes scolopaux. Voir Sensille. Voir aussi Organe de Johnston, Ouïe, Scolopidie et Tympan.

Organe d’Eltringham, [Eltringham’s organ]. Chez les mâles de Névroptères Myrméléontidés, organe situé à la base des ailes postérieures dont le rôle est d’attirer les femelles par la diffusion de phéromones.

Organe de Brünner, [Brünner’s organ]. Chez les Orthoptères, petit tubercule situé sur la face interne des fémurs postérieurs portant à sa base des sensilles trichoïdes (soies longues) et campaniformes (structure sans soie) ayant des fonctions mécanoréceptrices.

Organe de Johnston, [Johnston’s organ]. Organe olfactif chordotonal situé sur le deuxième article antennaire (pédicelle) entre scape et funicule. On le trouve chez tous les insectes adultes excepté les Collemboles et les Diploures. L’organe de Johnston n’a pas toujours cependant un rôle olfactif. Chez certains insectes, il a un rôle auditif car il permet aux mâles de localiser les femelles qui produisent un son. De même, les fourmis sont dépourvues d’organes tympaniques et les seuls mécanorécepteurs qu’elles possèdent sont portés par cet organe de Johnston. Chez les mouches à viande, il sert à contrôler et à maintenir la vitesse pendant le vol. Voir aussi Chordotonal, Olfaction et Scolopidie.

Organe de Jordan, [Jordan’s organ]. Syn. de Chaetosema. Voir Chaetosema.

Organe de Krauss, [Krauss’s organ]. Chez les Orthoptères, plaque cornée, écusson abdominal, permettant aux individus qui la porte de produire une stridulation semble t-il par friction du fémur postérieur. La surface du fémur postérieur montre une structure spécialisée semblant indiquer une relation avec la plaque cornée abdominale. Ex. Chez les Pamphagidés ailés.

Organe de Lutz, [Lutz’s organ]. Fosse contenant des structures sensorielles que l’on trouve sur le troisième segment des palpes maxillaires formant le proboscis des insectes à pièce buccale piqueur-suceur. On le trouve par exemple chez le phlébotome (Diptère Nématocère).

Organe de Muller, [Muller’s organ]. Chez les Acridiens (criquets), organe tympanique. Voir aussi Organe chordotonal.

Organe de Pearman, [Pearman’s organ]. Chez les Psocoptères, différenciations tégumentaires présentes en général sur la surface médiane de leurs coxas postérieurs qui joueraient un rôle stridulatoire.

Organe de Ribaga, [Ribaga’s organ]. Chez les Hémiptères, organe situé entre le quatrième et cinquième sternite abdominal des femelles. Cet organe est spécialisé pour recevoir le sperme du mâle qui se diffusera dans la cavité générale du corps, l’hémocèle. Les spermatozoïdes gagneront alors les ovarioles. Ceux qui seront en trop seront digérés par les cellules sanguines. Voir aussi Spermathèque.

Organe de Tomosvary, [Tomosvary’s organ]. Syn. d’organe postantennal. Voir Organe postantennal.

Organe intromittant, [Intromittent organ]. Désigne un organe qui s’introduit dans un autre. Ex. Le pénis des insectes mâles est un organe intromittant.

Organe notal, [Notal organ]. Chez les mâles Mécoptères, organe situé sur le côté dorsal de l’abdomen ayant un rôle lors de l’accouplement. Il joue le rôle d’une pince et permet de coincer l’aile de la femelle.

Organe ovarien, [Ovarian organ]. Appareil génital des Femelles. Voir Appareil génital et Appareil reproducteur.

Organe postantennal, [Postantennal organ]. Chez les Collemboles, modifications cuticulaires situées en dessous du scape de l’antenne dont la forme varie d’une simple dépression circulaire à la présence de multiples tubercules. On estime que cet organe aurait une fonction olfactive. Syn. Organe de Tomosvary.

Organe scolopidal ou scolopal, [Scolopophorus organ]. Organe qui contient une scolopidie. Syn. Organe sensoriel profond pour les distinguer des organes sensoriels superficiels que sont les sensilles (voir Sensille). On parle aussi d’organes chordotonaux quand il y a un faisceau de scolopidies. Voir aussi Organe chordotonal, Organes auditifs et Scolopidie.

Organe séminal, [Seminal organ]. Appareil génital des mâles. Voir Appareil génital et Appareil reproducteur.

Organe subgénual, [Subgenual organ]. L’organe subgénual est un organe chordotonal contenant entre 10 et 40 scolopidies situé sur le tibia juste après l’articulation avec le fémur. Il a un rôle auditif car il permet à l’insecte de percevoir les variations de pression de l’air. Cet organe est aussi sensible aux vibrations du substrat. On le trouve notamment chez les Orthoptères, près du tympan. Voir aussi Organe chordotonal et Tympan 1.

Organe trochantéral, [Trochanteral organ]. Chez les Collemboles, groupe de soie (de 4 à 40 soies), prenant la forme de sensilles campaniformes, présent au niveau du trochanter sur la troisième paire de pattes, chez les Entomobryomorphes et chez quelques Symphypléones. Ces soies jouent le rôle d’organes tympaniques auditifs.

Organes auditifs, [Auditory organs]. Voir Appareil auditif. Voir aussi Organes tympanaux et Sensille mécanoréceptrice.

Organes copulateurs, [Copulatory organs]. Voir Appareil génital et Appareil reproducteur.

Organes chordotonaux, [Chordotonal organs]. Voir Organe chordotonal.

Organes de toilettes, Afin d’entretenir leurs antennes munies de nombreuses sensilles, les insectes procèdent par divers moyens à la toilette de ces dernières. Voir Calcar, Éperon, Épine, Épiphyse, Nettoyage du corps et des antennes, Pecten, Peigne, Strigile et Vélum.

Organes d’excrétion, [Excretory organs]. Voir Appareil excréteur.

Organes exsertiles, Voir Vésicule exsertile.

Organes génitaux, [Sex organs]. Voir Appareil génital et Appareil reproducteur.

Organes gustatifs, [Gustatory organs]. Voir Sensille gustative.

Organes olfactifs, [Olfactory organs]. Voir Chimiorécepteur, Organe de Johnston, Organe chordotonal et Sensilles chimioréceptrices.

Organes périphalliques, [Periphallic’s organs]. Ce sont toutes les structures de l’appareil génital des mâles qui se développent indépendamment des lobes phalliques sur le 9ème segment abdominal. Cela fait référence notamment aux systèmes d’adjonction des organes génitaux des deux sexes que possèdent les mâles habituellement sur le IX segment abdominal, tels que les harpagones, qui sont des gonapophyses mobiles. Voir aussi Appareil génital et Harpagones.

Organes phagocytaires, [Phagocytic organs]. Masse de cellules que l’on trouve sur les côtés du vaisseau dorsal. On les appelle organes phagocytaires car ils participent à la coagulation ou à la défense immunologique chez les Insectes. Voir Hémocyte.

Organes photogènes, [Photogenic organs]. Voir ATP, Bioluminescence, Luciférine, Luciférase et Tubes de Malpighi.

Organes pulsatiles accessoires, [Accessory pulsatile organs]. Petits muscles ou petites nervures jouant le rôle d’une pompe afin de faire circuler l’hémolymphe dans les appendices tels que les antennes, les pattes ou les ailes. Syn. Ampoules ou « cœurs accessoires ». Voir aussi Ampoule 2, Appareil circulatoire, Circulation lacunaire, Circulation sanguine et Cœur.

Organes scolopidaux ou scolopaux, Voir Organe scolopidal.

Organes sensoriels, [Sensory organs]. Ils regroupent tous les organes transmettant des impulsions au cerveau. Ce sont les organes mécanorécepteurs (soies sensorielles, scolopidies formant les organes chordotonaux, les divers organes auditifs), les organes chimiorécepteurs (les divers sensilles formant les organes gustatifs) et les organes de la vision (yeux composés et ocelles). Ils sont superficiels ou profonds. Ceux qui sont superficiels sont tous ceux qui sont en relation avec la cuticule (les sensilles mécanoréceptrices et chimioréceptrices). Les organes profonds étant les organes scolopidaux (ou chordotonaux) et les neurones multidendritiques. Chez les Insectes, il est à noter que les neurones sensoriels ne se trouvent pas dans le système nerveux central, mais sont en relation avec la cuticule (sensilles) ou dans les articulations (scolopidies).Voir aussi Système nerveux, Sensilles, Scolopidie et Neurones multidendritiques.

Organes sexuels, [Sexual organs]. Pour les mâles, voir Organe séminal. Pour les femelles, voir Organe ovarien, Ovipositeur, Ponte. Voir aussi Appareil reproducteur.

Organes stridulatoires, [Stridulating organes]. Voir Appareil Stridulatoire et Plaque stridulatoire.

Organes tympanaux, [Tympanal organs]. Ce sont des organes chordotonaux constitués d’une mince couche cuticulaire formant une membrane sous laquelle se trouve un sac d’air qui amplifie la vibration de la membrane lorsqu’un son est produit. Chez les Orthoptères Ensifères (sauterelles et grillons), on en trouve sur la première paire de pattes prothoraciques (appelés aussi scolopidium). Chez les criquets (Orthoptères Caelifères), le tympan est par contre situé sur le premier tergite abdominal. On en trouve aussi sur le métathorax des Lépidoptères Noctuidés ou sur l’abdomen des chenilles arpenteuses mais aussi de leurs imagos (Lépidoptères Géométridés). Les Pyralidés portent également à la base de leur abdomen une paire d’organes tympaniques mais beaucoup moins développés que chez les Geometridés.Voir aussi Appareil auditif, Ouïe, Scolopidie, Tympan, Organe chordotonal et Organe sous-génal.

Organes visuels, [Visual organs]. Voir Yeux simples, Stemmate et Yeux composés.

Organes vulnérants, [Wounding organs]. Voir Aiguillon, Dard, Hypopharynx, Pièces buccales Piqueur Suceur et Stylet.

Organisme génétiquement modifié, Voir O.G.M.

Organismes symbiotiques, Voir Symbiotique.

Organochlorés ou Organohalogénés n. m. pl. Famille d’insecticides de synthèse à spectre d’action large. Ils font partie des plus anciens insecticides utilisés largement car ils sont d’une grande efficacité. Ce sont des insecticides de contact. Ils altèrent la transmission des influx nerveux. Cependant leur très grande persistance et leur accumulation dans l’écosystème et la santé humaine font que leur usage a été progressivement et presque totalement abandonné. Le DDT l’insecticide le plus connu du vingtième siècle fait partie de cette famille. Le DDT induisait un tremblement généralisé puis une paralysie aboutissant à la mort. Mais il existait aussi l’hexachlorocyclohexane ou encore le lindane. L’utilisation de ces insecticides est en nette régression mais certains pays en voie de développement les utilisent encore. Des phénomènes de résistance sont même apparus chez certaines espèces de Diptères Nématocères (moustiques). Voir aussi Carbamates, Néonicotinoïdes, Organophosphorés, Phénylpyrazolés, Pyréthroïdes, Régulateurs de croissance et Insecticides.

Organophosphorés n. m. pl. Famille d’insecticides neurotoxiques correspondant chimiquement à des esters de l’acide phosphorique dont le mode d’action est comparable à celui des carbamates. Ce sont des insecticides systémiques (transportés par le système vasculaire de la plante). Ils constituent une grande famille aux structures et propriétés chimiques extrêmement variées. Ce sont des inhibiteurs du cholinestérase. Ils empêchent la transmission des influx nerveux, ce qui aboutira à la mort de l’insecte. Ils ont été découverts lors de la deuxième guerre mondiale par les chimistes militaires allemands, au cours de recherches sur les gaz neurotoxiques. Ce sont actuellement les insecticides les plus répandus en agriculture. Ils ont une toxicité aigüe mais persistent peu dans l’écosystème. Cette faible rémanence nécessite la répétition des traitements. Voir aussi Carbamates, Cholinestérase, Néonicotinoïdes, Organochlorés, Phénylpyrazolés, Pyréthroïdes, Régulateurs de croissance et Insecticides.

Orgye (Orgya) n. f. (Du gr. orguia). Nom usuel et Genre d’Insectes Lépidoptères Noctuoïdes Lymantriidés, dont la femelle a les ailes atrophiées et dont la chenille velue (dite chenille de l’étoilée) est nuisible au chêne, au rosier et au prunier, etc. Ex. Orgya antiqua. On donne aussi le nom d’orgye à « l’orgye pudibonde », Dasychira pudibunda (Syn. Calliteara pudibunda ou Elkneria pudibunda).

Orientale (région) adj. Voir Région Orientale. 

Ormyridés (Ormyridae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Chalcidoïdes. Leur corps mesurant entre 1 et 7 mm présente un vif éclat métallique. Leurs antennes de 13 articles sont petites. La nervation des ailes est réduite. Comme tous les Chalcidoïdes, les deux paires d’ailes ne montrent aucunes cellules fermées. Tous leurs tarses sont pentamères (5-5-5). Mais, les insectes de cette Famille ont pour particularité de présenter un gaster grossièrement ponctué. Leurs notaules (sillons sublatéraux longitudinaux) sont peu marqués, voir absents. Les hanches de leurs pattes postérieures sont très développées, bien plus longues que les hanches antérieures. L’ovipositeur des femelles ne dépasse pas l’extrémité du gaster. Ils sont cosmopolites.

Ornéode n. f. [Twenty-plume moth]. Nom vernaculaire d’un Insecte Lépidoptère, Alucita hexadactyla, plus exactement appelé « ornéode du chèvrefeuille », de la Famille des Alucitidés, aux ailes divisées en lanières (20 plumes) et dont la chenille de couleur rose vit sur le chèvrefeuille. Voir aussi Alucitidés.

Ornithocoprophile adj. (Du gr. ornis, ornithos, oiseau et coprophile). [Ornithocoprophilous]. Se dit des Invertébrés qui aiment à fréquenter les excréments d’Oiseaux. Voir aussi Habitats biotiques.

Ornithoptère (Ornithoptera) n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères de la Famille des Papilionidés de l’Inde, de la Malaisie, du Viêt-Nam et d’Australie. Ce genre compte les plus grands papillons diurnes existant avec une envergure pouvant atteindre 28 cm. Il est protégé par la Loi. Le plus connu est l’ornithoptère de la reine Alexandre (Ornithoptera alexandrae), de Papouasie-Nouvelle-Guinée dont le mâle, plus petit que la femelle, possède des ailes bleues métalliques, jaunes et noires et un abdomen jaune vif, rappelant ainsi aux prédateurs qu’il est vénéneux.

Orsodacnidés (Orsodacnidae) n. f. pl. [Orsodacnid beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes Chrysoméloïdes.

Ortheziidés (Ortheziidae) n. m. pl. [Ensign coccids, Ensign scales]. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes. Comme les autres cochenilles, le dimorphisme sexuel est très marqué. Les mâles adultes ont des yeux composés et présentent une seule paire d’ailes. Les femelles sont aptères. Leur corps est souvent recouvert de cire ou d’un bouclier. Leurs tarses ne sont composés que d’un seul article. Leur anneau anal est bien développé et porte six longues soies. Les femelles pondent leurs œufs dans des ovisacs composés de cire qu’elles transportent avec elles. Ces insectes sont immobiles ou peu mobiles.

Orthognathe n. m. et adj. (Du gr. ortho, droit et gnathos, mâchoire). [Orthognathous]. Signifiant littéralement mâchoire droite, le terme orthognathe est utilisé à propos des insectes dont l’axe principal de la tête est perpendiculaire à l'axe longitudinal du corps. La tête est comme les pattes en position verticale et le reste du corps est en position horizontal. Les pièces buccales se trouvent alors dirigées vers le sol (hypognathe au sens strict). Ex. Les Orthoptères. Voir Hypognathe. Voir aussi Ectognathe et Opistognathe.

Orthoperidés (Orthoperidae) n. m. pl. Syn. de Corylophidés. Voir Corylophidés.

Orthoptères (Orthoptera) Oliver, 1789 n. m. pl. (Du gr. ortho, droit et pteron, aile). Ordre d’Insectes comptant près de 20.000 espèces. Ce sont des insectes de taille moyenne à grande et à corps trapu. Ils présentent une tête orthognathe (hypognathe). Leurs pièces buccales sont de type broyeur. Ils ont de grands yeux composés. Leur pronotum est très apparent. Leurs ailes postérieures membraneuses servant au vol sont repliées en éventail au repos sous les ailes antérieures dures (on parle d’élytre ou de pseudoélytre ou tegmen), qui sont par contre impropres au vol. Les deux paires d’ailes sont toutefois déployées à angle droit par rapport au corps pendant le vol, ce qui est à l’origine de leur nom. Ils ont des pattes postérieures souvent adaptées au saut, avec des fémurs renflés et des tibias très longs. Leurs tarses ont généralement 3 à 4 articles. Les femelles possèdent un oviscapte (sorte d’appendice sexuel, de tarière) plus ou moins long. Un organe tympanique est généralement présent, soit à la base de l’abdomen (Caelifères), soit sur le tibia antérieur (Ensifères) (voir Tympan). Les adultes émettent des chants grâce à des organes stridulants, surtout les mâles pour attirer les femelles (voir Stridulation). Ex. les sauterelles, les criquets et grillons. Si la grande majorité est phytophage, certains, dont notamment les sauterelles, sont prédateurs. Les Orthoptères constituent le modèle de base chez les Insectes dont dérivent tous les autres sur le plan morphologique. Ils sont répandus dans le monde. Leurs métamorphoses sont incomplètes (paurométaboles). L’ordre est divisé dans la conception classique (reprise par NCBI, Fauna Europaea et SITI) en deux Sous-ordres : Ensifera (aux antennes longues et dont les femelles sont munies d’un long ovipositeur ensiforme (en forme d’épée)) et Caelifera (aux antennes plus courtes et dont les femelles sont munies d’un petit ovipositeur). Les Ensifères groupent les Super-familles des Grylloïdes (Gryllidés, Oecanthidés), des Gryllotalpoïdes (Gryllotalpidés), des Schizodactyloïdes, des Sténopelmatoïdes (Ex. Familles des Gryllacrididés, Rhaphidophoridés, Sténopelmatidés, …) et des Tettigonioïdes (Tettigoniidés). Les Caelifères eux, groupent les Super-familles des Acridoïdes (Acrididés, Pamphagidés, Pyrgomorphidés, des Romaleidés…), des Cylindrachetoïdes, des Eumastacoïdes (Eumastacidés, Euschmidtiidés, Théricléidés…), des Pneumoroïdes, des Proscopioïdes, des Trigonopterygoïdes, des Tetrigoïdes (Tetrigidés…), des Tridactyloïdes (Rhipiterygidés, Tridactylidés) et des Xyronotoïdes.

Orthoptéroïdes (Orthopteroidea) n. m. pl. (D’orthoptère et du gr. eidos, aspect). Super-ordre d'Insectes Ptérygotes Néoptères, dont les individus qui le composent sont caractérisés par des ailes qui sont indépendantes les unes des autres pendant le vol, et dont les antérieures peuvent se repliées en arrière au repos. Le champ jugal (neala) des ailes postérieures est très développé et présente de nombreuses nervures. Leurs pièces buccales sont de type broyeur (larves et imagos ont le même type de pièces buccales et le même régime alimentaire). Ils possèdent des cerques à l'extrémité du corps. Ils ont un important nombre de tubes de Malpighi. Ils sont habituellement de type Paurométabole, à l'exception des Plécoptères. Ce sont des exoptérygotes, leurs ébauches alaires (ptérothèques) étant visibles extérieurement. Ce Super-ordre regroupe dans la Sous-section des Néoptères : Les Phasmoptères (Phasmes, phyllies) – Les Dermaptères (Forficules) – Les Dictyoptères  (Blattes, mantes) (y compris maintenant les Isoptères (Termites)) –– Les Notoptères (comprend une dizaine d'espèces de petits insectes aptères ainsi que les Grylloblattodés, et les Mantophasmatodés)) – Les Orthoptères (Sauterelles, courtilières, criquets, grillons) – Les Embioptères (Embies)– Les Plécoptères (Perles) – et les Zoraptères (petits insectes de moins de 2 mm). Selon NCBI, ces trois derniers Ordres ne sont pas des Orthoptéroïdes. Syn. Polynéoptères. // Super-ordre d’Insectes Polynéoptères (selon The Paleobiology Database). La Sous-classe des Polynéoptères comporte, entre autres, trois Super-ordres : les Blattoptéroïdes, les Dermaptéroïdes et les Orthoptéroïdes. Ici les Orthoptéroïdes se distinguent par le mode de ponte des femelles qui présentent un oviscapte spécialisé constitué par des valves ou gonapophyses associés leur permettant d’insérer les œufs dans le sol ou les tissus végétaux.

Orthorrhaphe adj. (Du gr. ortho, droit et rhaphê, suture). [Orthorrhaphous]. Dont l’adulte sort de l’enveloppe nymphale par une fente en forme de T, c'est-à-dire tous les Nématocères (moustiques) et les moins évolués des Brachycères.

Orthorrhaphes ou orthorhaphes ou orthoraphes n. m. pl. (Du gr. ortho, droit et rhaphê, suture). Groupe d’Insectes Diptères comprenant tous ceux dont l’adulte sort de l’enveloppe nymphale par une fente en forme de T, c'est-à-dire tous les Nématocères (moustiques) et les moins évolués des Brachycères (mouches). Leurs antennes se trouveront dans la zone située entre la face et le front, alors que chez les Cyclorrhaphes, elles se situeront sur la face. Ils ne présentent pas comme les Cyclorhaphes de lunule frontale au dessus des antennes. La nervation de leurs ailes est relativement primitive. La nervure du secteur de la Radiale (Rs) comporte trois branches et la nervure Médiane (M) ne peut avoir moins de quatre branches. Leurs larves céphalées se nymphosent dans des nymphes obtectées (Nymphae obtectae). Ces nymphes mobiles laissent plus ou moins apparaître l’imago contrairement au puparium des Diptères Cyclorrhaphes (Diptères supérieurs) qui ressemble à un tonnelet ne laissant apparaitre aucuns étuis appendiculaires (podothèques ou ptérothèques) et où les pupes sont immobiles. Les principales familles de Diptères Orthorrhaphes sont : Asilidae, Bombyliidae, Dolichopodidae, Empididae, Pantophthalmidae, Rhagionidae, Stratiomyidae, Tabanidae et Xylomyidae (ou Solviidae). Contr. Cyclorrhaphes chez qui le puparium se fend circulairement lors de l’émergence.

Orussidés (Orussidae) Newman, 1834 n. m. pl. [Parasitic wood wasps]. Famille d’Insectes Hyménoptères Symphytes. On en connait près de 100 espèces réparties en 15 genres. Ils mesurent entre 3 et 15 mm. Ils se caractérisent par le fait que leurs antennes soient insérées dans la partie inférieure de la tête près de la bouche. Les antennes des mâles présentent 10 articles, celles des femelles, 11. Leur ovipositeur est très long. Leurs larves sont ectoparasites des larves de xylophages comme les Buprestes, ce qui est une particularité chez les Symphytes qui sont normalement phytophages. Ils sont cosmopolites.

Orussoïdes (Orussoidea) Newman, 1834 n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hyménoptères Symphytes, représentée par la seule Famille des Orussidés qui en est le type.

Orycte (Oryctes) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéidés Lamellicornes. Les mâles d’Oryctes ou scarabées nasicornes ont le pronotum bossu en une protubérance qui rejoint presque la saillie en forme de corne surmontant la tête. Ex. Oryctes nasicornis. Syn. Rhinocéros. Voir aussi Nasicorne.

Oryzivore adj. (Du lat. oryza, riz et vorare, manger). [Oryzivorous]. Qui se nourrit de riz. Ex. Coléoptères Curculionidés (le charançon du riz, Sitophilus oryzae), Hémiptères Coréidés (genre Leptocorisa), Diptères Diopsidés.

Oscinelle (Oscinella) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères Muscomorphes de la Famille des Chloropidés. Ex. Oscinella frit.

Osmétérium n. m. (Du gr. osmê, odeur). [Osmeterium(ria)]. 1. Chez certaines chenilles de Lépidoptères Papilionidés, glande odoriférante située au niveau du premier tergite thoracique (Ex. Chenille du Machaon, Papilio machaon). L’osmétérium est un organe charnu, en forme de fourche bifide et de couleur orange. L’odeur qu’il émet est assimilée à des phéromones. Lorsqu’elle est inquiétée, la chenille dévagine son osmétérium à travers une fente du prothorax. Elle exhale alors une odeur nauséabonde, pénétrante, afin d’éloigner le prédateur. Chez le machaon, l’odeur exhalée par cette glande est proche de celle de la carotte. L’osmétérium servirait également à éliminer les substances toxiques des végétaux dont se nourrissent les larves. Voir aussi Glande répugnatoire, Vésicule exsertile et Parfum. // 2. Zone odorante située sur les tibias postérieurs des mâles de certains Diptères Sepsidés. (Ex. Themira putris L.).

Osmie (Osmia) n. f. (Du gr. osmê, odeur). Genre d’Insectes Hyménoptères Apoïdes Megachilidés. C’est une abeille solitaire noire, à grosse tête, qui pour certaines espèces, tapisse son nid avec des découpures de pétales. Ces abeilles sont appelées quelquefois comme les Chalicodomes, « abeilles maçonnes ». Ex. L’Osmie bicolore, Osmia bicolor.

Osmorécepteur n. m. (Du gr. osmos, poussée, impulsion et du lat. recipere, receptio, recevoir). [Osmoreceptor]. Un osmorécepteur est sensible aux variations de la pression osmotique. Les larves de certaines Plécoptères ont des sensilles osmoréceptrices sur leurs branchies (Ex. Thaumatoperla alpina). Voir Osmose.

Osmorégulation n. f. (Du gr. osmos, poussée, impulsion et du lat. regulatus, régulation). [Osmoregulation]. C’est le maintien de l’équilibre ionique de l’hémolymphe. Chez les insectes, c’est l’appareil excréteur et notamment les tubes de Malpighi qui participent au maintien de la pression osmotique en régulant la quantité d’eau et d’ions présents dans le corps et en assurant l’excrétion des déchets. Voir Appareil excréteur, Hémolymphe, Métabolisme et Tubes de Malpighi.

Osmose n. f. (Du gr. osmos, poussée, impulsion). [Osmosis]. Phénomène observé quand deux solutions de solvant de concentration en produits dissous différents sont séparées par une membrane organique semi-perméable (perméable au solvant – imperméable aux produits dissous) qui laisse passer le solvant vers la solution la plus concentrée et arrête pratiquement le corps dissous. La différence de concentration de produit de part et d’autre de la membrane semi-perméable provoque une différence de pression osmotique qui engendre un déplacement du solvant à travers la membrane. Cette notion a permis de mieux comprendre les phénomènes de diffusion de la matière et plus particulièrement les échanges chimiques au sein des organismes vivants (osmorégulation).

Osmotaxie n. f. (Du gr. osmos, poussée, impulsion et taxis, ordre, arrangement). [Osmotaxis]. Réaction d’orientation d’animaux mobiles en fonction du changement de la pression osmotique. Voir aussi Osmorécepteur.

Osmotique adj. [Osmotic]. Qui a rapport à l’osmose. Ex. Pression osmotique.

Osmyle commun n. m. Nom vernaculaire d’Osmylus fulvicephalus, Névroptère Osmylidé.

Osmylidés (Osmylidae) n. m. pl. Famille de Névroptères Hémérobiiformes Osmyloïdes. Ils mesurent près de 25 mm de long. On les distingue facilement des autres Névroptères par la présence de trois ocelles sur le haut de leur tête. Leurs pièces buccales sont hypognathes. Leurs antennes sont filiformes. Ils possèdent des ailes amples maculées de taches brunes. Les membres de cette Famille se caractérisent par le fait que les nervures Radiales (R) et Sous-costales (Sc) sont fusionnées à l’apex des ailes. Leurs larves sont prédatrices des larves de Diptères. Contrairement aux autres larves de Névroptères qui sont terrestres, elles vivent au bord de l’eau, dans des endroits humides et sont ne sont donc pas franchement aquatiques mais plutôt semi-aquatiques. Elles ne possèdent pas de branchies (ce qui les distinguent des Sisyridés). Ils sont cosmopolites

Osmyloïdes (Osmyloidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Névroptères Hémérobiiformes regroupant les Familles des Neurorthidés, des Osmylidés et des Sisyridés.

Osoriens (Osoriinae) n. m. pl. Sous-famille de Coléoptères Polyphages Staphyliniformes Staphylinoïdes de la Famille des Staphylinidés.

Ostiole n. m. (Du lat. ostiolum, petite porte). 1. [Ostium, Ostial valve]. Orifice mettant en communication les ventricules entre eux, ainsi que la cavité (ou sinus) péricardique du cœur de l’insecte d’où l’hémolymphe sera aspirée. L’ostiole est comprise dans l’épaisseur des valves des ventricules qui ne permettent la circulation de l’hémolymphe que de l’arrière vers l’avant du corps de l’insecte. Les muscles aliformes composant le cœur changent la forme de la cavité péricardique et le mouvement du flux sanguin se fait conjointement à l'ouverture et à la fermeture des ostioles. Le nombre d’ostiole varie selon les taxons. On en trouve par exemple 12 chez les blattes, 10 chez les criquets, 4 chez les abeilles. Voir aussi Circulation lacunaire et Cœur. // 2. [Ostium bursae]. Chez les femelles Lépidoptères, ouverture de la Bursa copulatrix, correspondant chez les autres insectes femelles à l’orifice du vagin (vulve) porté par le huitième segment abdominal. Sinus vaginalis et ostium bursae forment ensemble la sterigma. // 3. Petit orifice respiratoire des insectes correspondant aux stigmates. Voir Stigmate.

Ostium Bursae, Voir Ostium 2.

Ostomidés (Ostomidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Cléroïdes. Syn. Trogossitidés ou Trogositidés ou Temnochilidés. Voir Trogossitidés.

Othiorhynque ou Otiorhynque (Otiorhynchus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés. Ce sont des Rhynchophores (présentent un long rostre) robustes dont certaines espèces sont très nuisibles. Ex. L’othiorhynque sillonné ou othiorhynque de la vigne, Otiorhynchus sulcatus, qui s’attaque à la vigne.

Otitidés (Otitidae) n. m. pl. [Picture-winged flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Téphritoïdes. On en connait près de 500 espèces. Ils n’ont pas de vibrisses. Les ocelles sont présents sur la tête. Leurs soies postocellaires sont distinctes et divergentes. Comme tous les Cyclorrhaphes, les antennes se trouveront sur la face. A ces antennes, l’arista est bien développée. Comme tous les Schizophores, ils présentent une suture frontale sur la tête. Les ailes sont souvent maculées de bandes sombres. La nervure Sous-costale (Sc) de leurs ailes est complète, non effacée dans la partie distale de la cellule costale et rejoint la nervure Costale (C) qui n’a pas de fracture. Leurs pattes sont fines. Les tibias sont dépourvus dorsalement de soies apicales. Les femelles possèdent un long ovipositeur. Leurs larves sont saprophages, quelquefois phytophages. Quelques espèces sont nuisibles. Ils sont cosmopolites.

Ouïe n. f. (Du lat. audire, ouïr). [Hearing]. La perception auditive chez les insectes est plus élevée que pour l’homme puisqu’ils peuvent percevoir des sons à des fréquences plus haute (ultrason). Ainsi si le seuil de l’audition pour l’homme est de 20.000 Hertz, certains insectes peuvent percevoir des ultra-sons. Ainsi le seuil de perception des Orthoptères Tettigoniidés (sauterelles) est de 90.000 Hertz et celui des Lépidoptères Noctuidés, de 80.000 Hertz. Pour le sens de l’audition, voir Appareil auditif, Organe chordotonal, Organes tympanaux, Sensille mécanoréceptrice, Tympan, Ultrason et Scolopidie. Voir aussi Gustation, Olfaction, Toucher, Taxie et Vision.

Oursonne n. f. et adj. Nom usuel d’une chenille très poilue du genre Arctia (Arctiidé). L’adulte est appelé communément « écaille » ou « Martre ». Syn. Hérissonne. Voir Arctia.

Ouvrière n. f. (Du lat. operarius, ouvrier). [Worker]. 1. Chez les insectes sociaux (abeilles, fourmis, guêpes ou termites), individu stérile, dit aussi individu neutre, assurant la nutrition, la construction du nid, les soins aux larves, et éventuellement la défense de la société. Chez les Hyménoptère sociaux, les ouvrières sont des femelles incapables de se reproduire ou qui sont susceptibles de pondre des oeufs non fertilisés, qui ne donneront alors naissance qu’à des mâles (ce sont des femelles arrhénotoques). // 2. Chez les Hyménoptères Apidés, les abeilles ouvrières sont les individus les plus nombreux de la colonie (plus de 40 000 en général). Ce sont des femelles stériles dont le fonctionnement ovarien est bloqué. Une reine peut vivre jusqu'à cinq ans, tandis qu'une ouvrière d'hiver vit quelques mois et une ouvrière d'été quelques semaines seulement. Les ouvrières sont les individus morphologiquement les plus petits de la colonie. Elles possèdent toutes les adaptations nécessaires aux travaux de la ruche, tant au niveau de leurs pattes que de leurs pièces buccales. Chez les abeilles, les tâches dévolues aux ouvrières varieront au cours de leur vie. Pendant les trois premières semaines de leur existence, les abeilles ne sortent pas de la ruche. Dès leur naissance, les abeilles ouvrières ont en charge le nettoyage de la colonie. Puis entre le cinquième et le quatorzième jour, les abeilles ont un rôle de nourrices et produisent la gelée royale. Quand la glande pharyngiale servant à la production de la gelée royale va s’atrophier, d’autres glandes, les glandes cirières vont se développer. Ainsi les jeunes ouvrières chez qui les glandes cirières sont bien développées (entre le 14ème et le 21ème jour), auront en en charge la construction des rayons de cire. Mais après 21 jours d’existence, l'abeille devient une butineuse. // 3. Chez les Hyménoptères Formicidés, le terme « ouvrière », désigne souvent une fourmi ouvrière. Les ouvrières sont des fourmis non fécondes, stériles, dont la fonction est d’assurer l’approvisionnement en nourriture de la colonie, le nettoyage du nid, le développement des œufs et l’élevage des jeunes. Au sein des ouvrières, on peut distinguer, « les minima, intermedia et maxima ou soldats » (voir ces termes). Syn. Ergate. Voir aussi Dinergate, Ergate, Media, Minime, Minor, Neutre, Soldat, et Spado. // 4. Chez les termites supérieurs (Isoptères Termitidés), les vrais ouvriers sont ceux qui ne présentent jamais d’ailes ou de taches oculaires. Leur développement s’est arrêté après un certain nombre de mues larvaires. Leur particularité est qu’ils peuvent être de sexe mâle ou femelle, mais leurs organes reproducteurs sont réduits. La différence de sexe est cependant visible par la taille. Chez les termites inférieurs, les ouvriers sont les individus les plus âgés. Chez les termites, les ouvriers représentent 80 à 90% de la colonie. // 5. Caste chez les insectes sociaux. Caste des ouvrières par rapport à celle des sexués ou des soldats. Voir aussi Caste.

Ouvrière Alpha, [Alpha worker]. Chez les Hyménoptères Formicidés, ouvrière dominante dans les colonies sans reine, ayant seule, la capacité de s’accoupler. Voir aussi Ergatogyne, Gynergate et Pseudogyne.

Ouvrière Major, [Major worker]. Chez les Hyménoptères Formicidés, sous-caste d’ouvrière désignant une ouvrière de grande taille. On trouve également des majors chez les Termitidés. Un adulte appartenant à cette sous-caste est souvent appelé soldat. Voir aussi Soldat.

Ouvrière Media, [Media worker]. Chez les Hyménoptères Formicidés, sous-caste d’ouvrière désignant une ouvrière de taille moyenne.

Ouvrière Minime, [Minima worker]. Chez les Hyménoptères Formicidés, ouvrière de très petite taille. Syn. d’Ouvrière minor.

Ouvrière Minor, [Minor worker]. Chez les Hyménoptères Formicidés, sous-caste d’ouvrières dont la taille est la plus petite. Ce terme est également utilisé pour désigner un Termite de petite taille. Syn. Minime.

Ovaire n. f. (Du lat. ovum, œuf). [Ovary(ies)]. Portion basale élargie du système reproductif des femelles située dans l’abdomen sur chaque coté du tube digestif. Lieu de formation des ovules, les ovaires sont généralement paires chez la plupart des insectes, mais chez les Lépidoptères, les femelles n’en ont typiquement qu’une. Chaque ovaire contient plusieurs ovarioles. Syn. Gonade de la femelle. Voir aussi Appareil reproducteur, Ovariole.

Ovariole n. m. (Du lat. ovarium, de ovum, œuf). [Ovariole(s)]. Tube à œufs des ovaires. C’est l’un des compartiments de l’ovaire des insectes dans lequel à lieu la maturation des ovocytes. Les ovarioles peuvent être de trois types distincts, panoïstique, méroïstique polytrophe ou méroïstique acrotrophe (ou télotrophe). L’extrémité distale des ovarioles, le germarium, contient les ovogonies (cellules germinales ou oogonia) et les cellules préfolliculaires. Le reste de l’ovariole constitue la zone de croissance des ovocytes ou vitellarium. Il existe généralement de quatre à huit ovarioles par ovaire. Certains pucerons ou certains diptères vivipares n’ont qu’un ovariole mais leur nombre peut aller jusqu’à près de 2.400 chez certaines reines de termites. Le record est détenu par une fourmi légionnaire d’Afrique, Dorylus wilverthi qui possède près de 15.000 ovarioles. Elle peut donc fabriquer près de 15.000 œufs à la fois. Chaque ovariole est suspendu à la paroi du corps par le filament terminal et est relié au calice de l’ovaire par un pédicelle. Les ovarioles sont disposés en chapelets, en bouquets ou en épis. Les filaments terminaux de tous les ovarioles se situant d’un même côté se rejoignent généralement pour former un ligament de suspension commun. Les ovarioles aboutissent à un conduit, le calice ovarien, qui constitue l’entrée de l’oviducte. Chaque ovariole comprend un filament terminal, un germarium et un vitellarium. Syn. Tube ovigère, Follicules, Gaînes ovarique. Voir aussi Appareil reproducteur, Cellules folliculaires, Cellules germinales, Filament terminal, Germarium, Méroïstique, Ovaire, Panoïstique et Vitellarium.

Oviducte n. m. (Du lat. ovum, œuf et ductus, conduit, de ducere, conduire). [Oviduct(s)]. Conduit génital femelle qui mène l’ovule de l’ovaire au lieu où se fera la fécondation. Il est situé dans la partie antérieure de la chambre génitale et est relié au réceptacle séminal ventral qui est un des lieux de stockage des spermatozoïdes. Voir aussi Appareil reproducteur.

Ovigère adj. (Du lat. ovum, œuf et gerere, porter). [Ovigerous]. Qui porte les œufs. Ex. Sacs ovigères. // Pattes ovigères, Voir Pattes ovigères.

Ovimelle muscacide, Voir Piège adhésif.

Ovipare adj. et n. m. (Du lat. ovum, œuf et parere, enfanter). [Oviparous (adj.), ovipara (n.)]. Qui se reproduit en pondant des œufs. La majorité des insectes sont des espèces ovipares et la fécondation est immédiatement suivie par la ponte. L'oeuf contient l'embryon de l'animal, et celui-ci peut continuer d'évoluer hors du corps de la femelle. Certains Arachnides peuvent être ovipares. Les oiseaux sont aussi essentiellement ovipares. Les animaux dont l’œuf éclot juste avant la mise bas sont ovovivipares (vipères ou certains Insectes et Arachnides). Ceux dont les œufs sont repris après avoir été pondus dans une cavité organique de la mère ou du père sont paravivipares. Ceux dont les larves se forment à l’abri du corps maternel sont vivipares. Voir aussi Œuf, Ovovivipare et Vivipare.

Oviparité n. f. [Oviparity]. Mode de reproduction des animaux qui pondent des œufs. Ces œufs peuvent être vierges ou récemment fécondés. Au moment de la ponte, ils sont encore loin du moment de l’éclosion (sinon ovoviviparité). Voir Ovipare.

Ovipositeur n. m. (Du lat. ovum, œuf et positum, poser, placer). [Ovipositor(s)]. Extrémité de l’oviducte généralement long et effilé, servant aux femelles insectes et acariens à déposer leurs œufs dans le lieu où se fera l’incubation. C’est un tube télescopique membraneux formé par les derniers segments abdominaux. Il est très fréquemment caché à l’intérieur du corps et n’est sorti à la manière d’un tube dévaginable qu’au moment de la ponte (ex. chez de nombreux papillons, mais aussi Coléoptères, Diptères, Mécoptères, ….). Chez les Thysanoures, il prend sa forme la plus simple et présente deux paires de valves (ou gonapophyses). Mais chez beaucoup de Ptérygotes, cet organe de ponte est en général formé de trois paires de valves mobiles. Il est plus rigide et exceptionnellement long chez les Orthoptères Ensifères (sauterelles, grillons) et chez certains Hyménoptères Parasites (ou Térébrants). Chez ces derniers, les œufs sont évacués par un canal étroit constitué d’un stylet dorsal (paire de valvules 2 fusionnés) et de lances ventrales (paire de valvules 1). Chez les Aculéates, l’ovipositeur n’étant plus utilisé pour pondre les œufs, le stylet ou gorgeret (paire de valvules 2) à base dilatée sert de réservoir à venin dans lequel le venin y est amené par les mouvements de deux petites valves. Le gorgeret sert de guidage aux lancettes (qui résultent de la paire de valvule 1). La base du stylet est doublement articulée avec les deux valvifères 2. L’ovipositeur est également bien développé chez les femelles d’Hyménoptères Symphytes. Il y présente des bords dentelés ce qui est à l’origine de leur appellation commune de « mouches à scie ». Cette lame de scie est formée par la paire de valve ventrale et dorsale chez les Tenthrédinoïdes. La lame ventrale glisse le long de la lame dorsale par un mouvement d’avance et de recul à la manière d’une scie. La lame ventrale est rattachée au valvifère 1 et la lame dorsale au valvifère 2. Chez les Siricoïdes, l’organisation de l’ovipositeur est la même, sauf que les valvules dorsales sont fusionnées en stylet et que les valvules ventrales sont transformées en vrille. Syn. Oviscapte, Tarière et Scie pour les Hyménoptères Symphytes. Voir aussi Appareil génital, Appareil reproducteur, Appendices abdominaux, Gonapophyses, Œuf et Valves

Oviposition n. f. [Oviposition(s)]. Ponte des œufs.

Ovisac n. m. [Ovisac(s)]. Sécrétions cireuses, granuleuses ou filamenteuses contenant la ponte de certains Insectes et notamment des Cochenilles (Ex. Chez la cochenille pulvinaire (Genre, Pulvinaria)). Certaines espèces de cochenilles comme celles des Ortheziidés transportent même cet ovisac composé de cire avec elles.

Oviscapte n. m. (Du lat. ovum, œuf et du gr. skapein, creuser). [Oviscapt(s)]. Prolongement en tarière de l’abdomen de certains insectes, généralement long et effilé, à l'aide duquel de nombreuses femelles d'insectes font des trous pour loger leurs œufs dans les endroits les plus favorables à leur incubation. Cet organe de ponte sert aussi souvent à percer des végétaux ou le sol, dans ce cas il est appelé tarière. Le terme est plus souvent employé à propos de l’organe de ponte des Orthoptères. Syn. Tarière, Ovipositeur. Voir Ovipositeur.

Ovocyte n. m. (Du lat. ovum, œuf et kutos, cellule). [Oocyte]. Cellule sexuelle des femelles provenant de l’ovariole qui donnera l’ovule mûr, fécondable. Syn. désuet Oocyte. Voir aussi Germarium, Ovariole et Ovule.

Ovogenèse n. f. (Du lat. ovum, œuf et genesis, naissance, formation). [Oogenesis]. Formation des ovules au sein des ovaires. Chaque ovaire contient des ovarioles qui sont le lieu de maturation des ovocytes. Syn. Oogenèse. Voir Ovariole et Ovaire.

Ovogonie n. f. (Du lat. ovarium, de ovum, œuf et gonos, gonia, génération). [Oogonium(s)]. Cellule germinale des femelles. Syn. Oogonia. Voir Cellules germinales.

Ovolarvaire (Parasitoïde), Voir Parasitoïdes ovolarvaires.

Ovolarvipare n. m. et adj. (Du lat. ovarium, de ovum, œuf, larva, fantôme et parere, engendrer). [Larviparous (adj.)]. Qualifie les femelles de certaines espèces qui pondent des œufs desquels éclosent assez immédiatement des larves. Certaines femelles de Diptères Sarcophagidés sont ovolarvipares. Voir aussi Larvipare.

Ovovivipare adj. et n. m. (Du lat. ovum, œuf, vivus, vivant et pare-, enfanter). [Ovoviviparous]. Dont la femelle produit un œuf, ne le pond pas de suite, le garde dans le corps (au sein de la chambre génitale) jusqu’à éclosion ou le pond juste avant l’éclosion. Ici, les larves ne continuent pas leur croissance à l’abri du corps maternel comme cela sera le cas chez les espèces vivipares. Chez quelques Dictyoptères Blabéridés du Genre Salganea, la femelle est ovovivipare (vraie ovoviviparité). Chez la plupart des Dictyoptères Blabéridés et chez quelques Blatellidés, l’oothèque est incubée dans une poche spéciale de l’abdomen de la femelle dans laquelle les naissances auront lieu (fausse ovoviviparité ou paraviviparité). L’oothèque s’est formée à l’extérieur du corps, puis a été rétractée à l’intérieur de l’abdomen. Certains Hémiptères Sternorhynques Aphidoïdes ou Coccoïdes sont également ovovivipares (ex. Diaspididés). Chez ces hémiptères, l’embryon contenu dans l’œuf se sera développé à l’intérieur du corps de la femelle. L’œuf éclot durant l’oviposition ou quelques heures après. Ce sera également le cas chez certains Arachnides, l’incubation de l’œuf, ayant lieu dans le corps de la mère et l’éclosion ayant lieu lors de la mise bas. Les animaux qui pondent des œufs sont ovipares (cas de la majorité des Insectes). Ceux dont les œufs sont repris après avoir été pondus dans une cavité organique de la mère ou du père sont paravivipares. Ceux dont les larves se forment à l’abri du corps maternel sont vivipares (cas de certains Diptères Glossinoïdes et de certains Hémiptères Aphidoïdes). Ceux qui mettent bas des larves qui se nymphoseront presque immédiatement sont pupipares. Voir aussi Larvipare, Ovipare, Pupipare et Vivipare.

Ovoviviparité n. f. [Ovoviviparity]. Caractère des espèces dont l’œuf fécondé éclot dans le corps de la femelle, ce qui peut donner l’illusion de la viviparité. Ex. la vipère.

Ovulaire adj. [Ovular]. Se dit des êtres vivants ou des organes de forme à peu près ovale.

Ovule n. m. (Du lat. ovum, œuf). [Ovum(va)]. Gamète femelle mature. Voir aussi Gamète, Cellules germinales et Œuf.

Oxaeidés (Oxaeidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Apoïdes. Leur langue (glosse) et leurs galéas ne sont pas très longs. Leur corps est pubescent et présente même une véritable toison. Les palpes labiaux sont courts. Les deux premiers articles de leurs palpes labiaux sont cylindriques et semblables aux suivants. Deux sutures subantennaires relient la suture fronto-clypéale à l’insertion antennaire. Le premier article de leur flagelle est au moins aussi long que le scape. Le lobe « jugal » de leurs ailes postérieures est au moins aussi long que la cellule anale. Leur tibia postérieur porte une corbeille (scope). Le second tergite abdominal porte aussi un scope leur servant à emmagasiner le pollen. Leur gaster est sessile (sans pétiole). Le pygidium est plus développé chez les femelles que chez les mâles. On les trouve dans les régions néotropicales et dans le Sud-ouest des Etats-Unis.

Oxybèle (Oxybelus) n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Apocrites Apoïdes Crabronidés. Ex. Oxybelus uniglumis, qui creuse son terrier dans le sable (fouisseur) et qui est commun en France métropolitaine. O. argentatus, qui présente un postscutellum à trois pointes derrière le scutellum. 

Oxycarenidés (Oxycarenidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Lygaéoïdes.

Oxychirotidés (Oxychirotidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Alucitoïdes.

Oxyhaloïdés (Oxyhaloidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Dictyoptères Blattodés. Les dessous des fémurs de leurs pattes ne sont pas épineux. Les ailes antérieures sont totalement sclérifiées (pseudoélytres), quoique toujours nervurées, mais avec une tendance à disparaître en ce qui concerne l’aile antérieure.

Oxymirus n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés. Ex. Oxymirus cursor.

Oxypleure (Oxypleurus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés (longicornes). Ex. Oxypleurus nodieri.

Oxypode (Oxypoda) n. f. (Du gr. oxy, aigu, pointu et pous, podos, pied). Genre d’Insectes Coléoptères Polyphages Staphylinidés. C’est un staphylin brachélytre roux des taupinières, fourmilières (myrmécophile) et terriers. Ex. Oxypoda amica.

Oxyporidés n. m. pl. Ancienne famille de Coléoptères Polyphages considérés aujourd’hui comme une Sous-famille de Staphylinidés. On parle donc d’Oxyporinae.

Oxytélidés n. m. pl. Ancienne famille de Coléoptères Polyphages considérés aujourd’hui comme une Sous-famille de Staphylinidés. On parle donc d’Oxytelinae.

Oxyténidés (Oxytenidae) n. m. pl. [American tropical silkworm moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates (Hétérocères) Eulépidoptères Ditrysiens que l’on trouve uniquement dans les régions tropicales du Nouveau Monde (régions néotropicales). Ils font partie des Bombycoïdes qui de façon générale ont un gros corps densément poilu. Certains auteurs les considèrent comme une Sous-famille de Saturniidés. Ils sont caractérisés par une trompe qui est présente au contraire des Bombyx. Si leurs palpes labiaux sont grands, les palpes maxillaires sont absents. Les antennes du mâle sont bipectinées. L’envergure de leurs ailes est comprise entre 45 et 98 mm. Les adultes sont nocturnes. Certaines chenilles imitent les serpents.

Oxythyrea n. f. Genre d’Insectes Coléoptères Cétoniidés. Cette cétoine noire à taches blanches, vit dans les capitules de chardons. Certaines espèces attaquent le blé, les bourgeons de vigne et diverses fleurs. Ex. Le « Drap mortuaire » ou « Cétoine funeste », Oxythyrea funesta.