J-K-L comme...

dytique

Jabot n. m. (Du prélatin gaba, gorge, gosier). [Jabot, Bulbous crop(s)]. Le jabot, pièce de l’intestin antérieur, précédé de l’œsophage et antérieur au proventricule, est une poche élastique, parfois dissymétrique, prothoracique qui correspond à un renflement œsophagien. Ses parois sont minces et on y trouve peu de revêtements musculaires. Il a un rôle de stockage des aliments et permet de régulariser la vitesse de la nourriture dans le système digestif. Les aliments y séjournent et s’amollissent du fait de la présence de quelques enzymes digestives (provenant de la salive) avant de passer dans l’estomac ou d’être régurgités (trophallaxie). Chez les Hyménoptères Apidés et Formicidés, le jabot sert de réservoir à nectar. Chez les abeilles, il est extensible et peut contenir de 50 à 70 ml de volume liquide ce qui correspond au poids de l’abeille. Il occupe alors une grande partie de l’abdomen (l’œsophage traverse tout le thorax). Chez les Hémiptères, on trouve un jabot antérieur correspondant à la partie antérieure de la poche filtrante et un jabot postérieur qui est un deuxième estomac sacciforme. Le Jabot peut intervenir dans la mue en se remplissant d’air, ce qui permettra le déchirement de l’ancienne cuticule. Syn. Ingluvie, Estomac à miel pour les abeilles. Voir aussi Gésier, Intestin antérieur et Miel.

Jabot social, [Social stomach]. Chez les Hyménoptères Formicidés, le jabot social est une dilatation de l'œsophage, toujours situé dans le gastre. Son rôle est altruiste, ce deuxième estomac permettant de stocker de la nourriture prédigérée destinée à l'usage exclusif d'autres ouvrières qui n'ont pas le temps, ni les moyens d'aller se nourrir elles-mêmes (trophallaxie). Le jabot peut énormément se dilater chez les espèces privilégiant les nourritures liquides sucrées. On parle alors de physogastrie. Voir aussi Physergate et Trophallaxie.

Jacobsoniidés (Jacobsoniidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Polyphages Bostrichiformes. Syn. Sarothriidés.

JACQUELIN DU VAL Pierre Nicolas Camille (1828-1862) n. p. Entomologiste Français à l’origine d’un travail remarquable sur les espèces Européennes du genre Bembidion (Coléoptère Carabidé) paru en 1852. Il travailla en collaboration avec Guérin-Méneville sur les Coléoptères. Il est l’auteur d’une série de volumes parue entre 1857 et 1860 sur les Coléoptères Européens intitulé : « Genera des Coléoptères ». Le dernier volume fut édité après sa mort en 1868.

Jambe n. f. Voir Patte.

Janus n. m. (Du dieu à une tête mais deux visages opposés, de la mythologie Romaine). Genre d’Insectes Hyménoptères Symphytes Céphoïdes Céphidés. Ex. Le céphe du saule, Janus abbreviatus, le céphe du groseillier, Janus integer.

Japyx n. m. Genre d’Insectes Diploures, type de la Famille des Japygidés.

Japygidés (Japygidae) n. m. pl. [Earwig-like entrophs]. Famille de Diploures Japygoïdes (selon NCBI) ou Dicellurates (selon SITI) comptant près de 200 espèces ayant des cerques en forme de forceps évoquant ceux des perce-oreilles (Dermaptères) dont on les distingue par l’absence d’yeux. Leur thorax porte 4 paires de stigmates. Les adultes mesurent près de 50 mm.

Japygoïdes (Japygoidea) Lubbock, 1873 n. m. pl. Super-famille de Diploures (Dicellurates selon SITI) regroupant les Familles des Dinjapygidés, des Japygidés et des Parajapygidés. Selon NCBI, on y distingue deux Familles, celle des Japygidés et des Parajapygidés.

Jardinière n. f. Syn. de vinaigrier ou Carabe doré. Voir Carabe doré.

Jassidés (Jassidae) n. m. pl. [Leafhoppers]. Famille d’Insectes Hémiptères Cicadomorphes (Clypéorrhynches) Jassoïdes (ou Cicadelloïdes). On les appelle communément cicadelles. Ex. Cicadella viridis. Syn. de Cicadellidés (selon NCBI). Voir Cicadellidés.

Jassoïdes (Jassoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Cicadomorphes ne comptant que la Famille des Jassidés. Syn. Cicadelloïdes.

JEANNEL René (1879-1965) n. p. Naturaliste Français, directeur du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, considéré comme spécialiste de l’entomologie souterraine. Il fait paraître entre autres « Les fossiles vivant des cavernes » en 1943.

Johnston (organe de) n. m. [Johnston’s Organ]. Voir Organe de Johnston.

Joppéicidés (Joppeicidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Cimicomorphes Joppeicoïdes.

Joppeicoïdes (Joppeicoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Cimicomorphes.

Joue n. f. [Cheek(s)]. Région latérale antérieure de la tête. Syn. de géna. Voir Gena.

Joug n. m. Syn. de jugum. Voir Jugum.

Jugal, e, aux adj. (Du lat. jugalis, en forme de joug, pièce de bois servant au dispositif d’attelage des bœufs). [Jugal]. Qui se rapporte au jugum. Ex. Lobe jugal situé à la base du bord postérieur de l’aile antérieure. // Champ jugal, Voir Champ jugal.

Jugate adj. (Du lat. jugalis, en forme de joug et –atus, caractérisé par). [Jugate]. Chez les Lépidoptères, un couplage alaire jugate désigne un type de couplage des ailes permettant la synchronisation des ailes pendant le vol. Le couplage s’effectue alors par l’intermédiaire du jugum (ou joug ou lobe jugal) de l’aile antérieure qui passe sous l’aile postérieure qui s’encastrera alors entre son bord antérieur et ce joug de l’aile antérieure. Ex. chez les Hépiales (Lépidoptères Hépialidés). Voir aussi Couplage des ailes, Fibule et Frénate.

Jugates (Jugatae) n. m. pl. Sous-ordre d’Insectes Lépidoptères homoneures possédant un jugum. Ce taxon n’est pas reconnu par NCBI et Fauna Europaea. Syn. invalide de Lepidoptera (selon SITI). Voir Lépidoptères.

Jugo-frénate adj. [Jugofrenate]. Désigne un type de couplage alaire où il existe à la fois un jugum (normalement distinctif d’un couplage jugate) et un frenulum (normalement distinctif d’un couplage frénate). On rencontre ce type de couplage des ailes chez les Microptérigidés. Voir aussi Couplage des ailes et Fibule.

Jugulaire adj. (Du lat. jugulum, gorge). [Jugular]. Relatif à la gorge.

Jugum n. m. (Du lat. jugum, joug, pièce de bois servant au dispositif d’attelage des bœufs). [Jugum(ga)]. 1. Chez les Trichoptères et chez les Lépidoptères généralement homoneures, lobe digitiforme placé sur la base du bord postérieur de l'aile antérieure, sur lequel vient adhérer l'aile postérieure et qui permet ainsi le couplage alaire (ou claustrum) durant le vol. Le jugum remplace alors le frenulum pour l’union des ailes pendant le vol. Syn. Joug. Voir aussi Fibule. // 2. Chez les Hétéroptères, le mot jugum désigne un lobe latéral de chaque côté de la tête.

Julodis (Julodis) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Buprestidés, que l’on trouve dans les régions désertiques ou semi-désertiques. Ex. Julodis variolis, J. caillaudi.

Jurapriidés (Jurapriidae) Rasnitsyn, 1983 n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Térébrants Proctotrupoïdes.

Jurassique n. m. [Jurassic period]. Période géologique intermédiaire du mésozoïque s’étendant de - 200 à -145 Millions d’années. On y retrouve de nombreux fossiles d’insectes. Les dinosaures qui ont peuplé la terre pendant plus de 165 Ma sont apparus avant le Jurassique au Trias, il y a -240 Ma. Les plus vieux insectes fossiles datent du Dévonien (-405 à -365 Ma). Voir aussi Dévonien.

Jurodidés (Jurodidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Archostemates. Ce taxon n’est pas reconnu par NCBI. Syn. junior invalide Sikhotealiniidés (selon SITI).

Juvénile (hormone), (Du lat. juvenilis, dérivé de juvenis jeune). [Juvenile hormone]. Hormone sécrétée par les corpora allata des Insectes. Voir Hormone juvénile.

Juvénile n. m. [Juvenile]. Ce terme est réservé aux individus n’ayant pas effectué toutes leurs métamorphoses chez les Insectes néométaboles où les ébauches alaires apparaissent à un stade tardif. Si on s’en tient au sens strict de la définition des larves, les immatures qui ne diffèrent de l'adulte que par la taille, l'absence d'ailes et d'organes génitaux développés et qui ont même régime et écologie que l'imago, ne sont pas des larves mais des juvéniles et ce jusqu’à leur mue imaginale. Sont donc des juvéniles les Hétérométaboles Paurométaboliens que sont les Orthoptères, les Embioptères, les Dictyoptères, les Isoptères, les Hémiptères, les Dermaptères, les Psocoptères, les Mallophages, et les Anoploures... Voir aussi Immature, Larve, Néométabole et Paurométaboles.

Juvénoïdes n. m. pl. [Juvenoids]. Substances proches des hormones juvéniles, ayant un rôle de modulateur endocrinien et pouvant de ce fait perturber le développement des insectes. Elles sont utilisées en agriculture biologique comme insecticide.

Juxta n. f. (Du lat. juxta, à côté de). [Juxta]. Chez les mâles Lépidoptères, sclérite situé sous l’édéage avec lequel il est articulé ou fusionné. Il se situe au dessus de la manica, le fourreau du pénis.

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K

Kairomone n. f. (Du gr. kairos, s’adapter et (hor)mone). [Kairomone]. Substance chimique émise par un être vivant qui déclenche une réponse comportementale bénéfique pour l’individu d’une autre espèce qui la perçoit. L’émission de cette substance induit donc un effet négatif pour l’espèce émettrice. De nombreux parasites ont recours à la réception des kairomones pour localiser leurs proies. Les kairomones sont des allélochimiques au même titre que les allomones (substance émise à l’avantage des animaux qui les produisent). Voir aussi Allélochimique et Allomone.

Kakerlak n. m. (Du néerl. kakkerlak). Autre nom de la blatte, au même titre que le terme « cancrelat ».

Kala-azar n. m. Voir Leishmaniose.

Kallima n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Nymphalidés, que l’on trouve dans les Régions chaudes, et notamment en Asie. Ses ailes rabattues sur le dos ressemblent à des feuilles sèches par leur aspect et leur position, quand l’insecte se pose sur un buisson. Ex. Kallima inachus.

Kalotermitidés (Kalotermitidae) n. m. pl. [Powder-Post Termites, Drywood Termites]. Famille d’Insectes Dictyoptères Isoptères. Ils n’ont pas de fontanelle (orifice de la glande frontale). Leurs ailes sont réticulées. Ils ont des tarses de 4 articles. Certaines espèces n’ont pas de caste d’ouvrières. On les trouve dans les bois secs. Ex. La termite à cou jaune, Kalotermes flavicollis.

Katépimère n. m. (Du gr. kata, en bas, epi, sur et meros, partie). [Katepimeron, Infraepimeron]. Partie ventrale de l'épimère d'un pleure thoracique. Un sillon transverse individualise l’anépimère dorsal du katépimère ventral. Chez les Insectes Ptérygotes, la suture pleurale joint l’articulation dorsale de la hanche (coxa) à la base de l’aile. Cette suture, correspondant à la présence du condyle pleurocoxal, permet de délimiter vers l’avant l’épisterne et vers l’arrière l’épimère. Mais en particulier chez les Diptères (ex. Phlébotome), ces deux sclérites contiguës sont subdivisés par un sillon transverse en deux sclérites, l’anépisterne supérieur et le catépisterne inférieur et l’anépimère supérieur et le catépimère inférieur. Voir aussi Epimère, Episterne et Pleure.

Katépisternal, e (Soie) adj. Voir Soie katépisternale.

Katépisterne n. m. (Du gr. kata, en bas, epi, sur et sternon, poitrine). [Katepisternum, Infraepisternum]. Partie ventrale de l'épisterne d'un pleure thoracique. Un sillon transverse individualise l’anépisterne dorsal du katépisterne ventral. Chez les Insectes Ptérygotes, la suture pleurale joint l’articulation dorsale de la hanche (coxa) à la base de l’aile. Cette suture, correspondant à la présence du condyle pleurocoxal, permet de délimiter vers l’avant l’épisterne et vers l’arrière l’épimère. Mais en particulier chez les Diptères (ex. Phlébotome), ces deux sclérites contiguës sont subdivisés par un sillon transverse en deux sclérites, l’anépisterne supérieur et le catépisterne inférieur et l’anépimère supérieur et le catépimère inférieur. Chez les Diptères, correspond au mésokatépisternum. Voir aussi Epimère, Episterne et Pleure.

Kateretidés (Kateretidae) n. m. pl. [Short-Wingedflower Beetles]. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Cucujoïdes.

Katiannidés (Katiannidae) n. m. pl. Famille de Collemboles Symphypléones comprenant 18 genres pour 200 espèces. Leur quatrième segment antennaire est plus court que le troisième. Ils présentent huit cornéules de chaque côté de la tête. Les appendices anaux du 6ème segment abdominal des femelles sont dirigés vers l’orifice génital. Les mâles ne portent pas ces appendices. Ils portent un organe trochantéral sur leur troisième paire de pattes. Ils sont cosmopolites et on les trouve même en Antarctique.

Katiannoïdes (Katiannoidea) n. m. pl. Super-famille de Collemboles Symphypléones regroupant les Familles suivantes : Arrhopalitidés, Collophoridés, Katiannidés et Spinothecidés (Selon SITI).

Keirotriche (Keirotrichia) n. f. [Keirotrichia(ae)]. Structure micropileuse de fines soies portée par les tibias des pattes antérieures chez certains insectes. Ex. chez l’abeille Apis mellifera.

Kératine n. f. [Keratin]. Protéine fibreuse constituant de nos cheveux et de nos ongles, mais aussi de la cellulose. Certains insectes, comme les teignes (papillons plus connus sous le nom de mites), digèrent la kératine et peuvent donc consommer la laine. Voir aussi Chitine, Digestion et Mallophagie.

Kermès (Kermes) n. m. (De l’Arabe qirmiz, cochenille). Genre d’Insectes Hémiptères Sternorhynques. Ex. Kermes vermilio, cochenille du chêne, grosse comme un pois et dont on tirait autrefois la teinture dite « écarlate ». Ce puceron peut être confondu avec le chermès dont la piqûre provoque les galles du sapin et des autres conifères. Mais le genre comporte aussi des cochenilles voisines de la précédente que l’on trouve sur le pommier et le poirier. D’autres sont parasites de la vigne (Kermes vili). Syn. Pulvinaire.

Kermesidés (Kermesidae) n. m. pl. [Gall-like coccids]. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes, dont le genre Kermes en est le type. On y trouve aussi le genre Allokermes. On en connait 90 espèces.

Kermidés (Kermidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes.

Kéroplatidés (Keroplatidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Nématocères Bibionomorphes. Ex. Arachnocampa luminosa des grottes de Nouvelle-Zélande dont les tubes de Malpighi fonctionnent comme organe lumineux dont l’émission permet aux larves de capturer des petites proies aquatiques.

Kerriidés (Kerriidae) n. m. pl. [Lac scales]. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes. On les trouve dans les régions tropicales et subtropicales. Ex. Laccifer lacca dont les sécrétions résineuses sont utilisées pour produire la gomme-laque nécessaire à la fabrication de vernis. Syn. Lacciféridés.

Kinnaridés (Kinnaridae) n. m. pl. [Planthoppers]. Famille d’Insectes Hémiptères Fulgoromorphes (Auchénorrhynques) Fulgoroïdes. Ce sont de minuscules insectes qui ressemblent aux cigales, mais cela reste des fulgores. La tête porte deux gros yeux saillants. Leurs ailes sont disposées en toit au repos. On ne les trouve pas en région paléarctique.

Kinopsis n. m. (Du gr. kinesis, mouvement). [Kinopsis]. Déclanchement d’une alarme de recrutement dans une société d’insectes effectué par un mouvement particulier d’un de ses individus. Cette alarme permettra le recrutement des congénères nécessaires à la défense de la colonie. Ex. chez les fourmis. Voir aussi Phéromone d’alarme.

Koïnobionte (et au pl. groupe biologique) adj. (Du gr. koino-, coeno-, commun et bios, vie). [Koinobiont]. Au contraire des parasites idiobiontes qui tuent leur hôte pour y déposer leurs œufs, les parasites koïnobiontes maintiennent leur hôte en vie tout au long de leur propre développement jusqu'à leur propre nymphose. Chez les koinobiontes, le fait de paralyser l’hôte n’arrête pas la croissance de ce dernier. Les œufs ou larves du parasitoïde commencent par s’attaquer aux tissus non vitaux et ainsi épargner les organes essentiels et peuvent même suspendre leur développement en attendant que l’hôte soit plus gros. L’hôte continue donc à se déplacer, se nourrir ou croître plus ou moins normalement mais finira par être tué. Les parasites koïnobiontes sont généralement endoparasites et souvent monophages (parasites spécialisés). Les hyperparasites sont également souvent des espèces koïnobiontes. Voir Idiobionte.

Koïnobiontes n. m. pl. Groupe biologique renfermant les insectes koïnobiontes.

Kokiriidés (Kokiriidae) n. m. pl. Famille de Trichoptères Leptocéroïdes.

KOSCHEVNIKOV G. A. (ou Koshewnikow) n. p. Zoologiste Russe, qui a mesuré avec précision certaines parties de l'exosquelette des abeilles (Hyménoptères Apidés). Une glande qui libère des phéromones d’alarme chez ces dernières porte son nom. Voir Glande de Koschevnikov.

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L

L. Abréviation de Liné. Abréviation autorisée et usitée uniquement pour Liné et Fabricius (F.).

Labelle n. m. (Du lat. labellum, petite lèvre). [Labellum(lla)]. 1. Chez les Diptères Brachycères, lobe paire de l’extrémité de la trompe (proboscis), formant un plateau, utilisé pour aspirer les liquides. Cette structure résulte de la fusion des palpes labiaux. // 2. Chez les Hyménoptères Apidés, extrémité renflée de la langue leur servant à transporter les liquides vers la bouche. Syn. Cuillère.

Labial, e, aux adj. (Du lat. labium, lèvre). [Labial]. Qui se rapporte au labium, à la lèvre inférieure. // Palpe labial, Appendice symétrique double porté par le labium (la lèvre inférieure des insectes).

Labidostome (Labidostomis) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Chrysomélidés, vivant sur le trèfle. Le mâle se caractérise par ses pattes de devant très longues. Ex. Labidostomis lusitanica.

Labidure (Labidura) n. f. Genre d’Insectes Dermaptères proches des forficules que l’on trouve dans le Midi de la France. Ex. Le perce-oreille des plages, Labidura riparia.

Labiduridés (Labiduridae) n. f. pl. [Striped earwigs, Long-Horned earwigs]. Famille d’Insectes Dermaptères Catadermaptères Pygidicranoïdes, dont le genre Labidura en est le type. Cette famille comprend des espèces qui peuvent exsuder un liquide nauséabond produit par les glandes abdominales. Les adultes mesurent entre 10 et 45 mm. Leurs antennes portent entre 25 et 30 articles. Quelques espèces sont nocturnes et prédatrices. Ils sont cosmopolites.

Labie (Labia) n. f. Genre d’Insectes Dermaptères coureurs. On y trouve plusieurs espèces de perce-oreilles d’une couleur jaune-foncé, communs sur tout le globe, dans les fumiers végétaux. La labie est le type de la Famille des Labiidés, caractérisée par des individus ayant une tête souvent étroite à yeux petits, des élytres bien développés avec des ailes les dépassant, un pygidium (dernier tergite abdominale) visible chez le mâle, presque entièrement caché chez la femelle et des cerques à branches écartées à la base chez le mâle, contiguës chez la femelle. Ex. Labia minor (L.).

Labiidés (Labiidae) n. m. pl. [Little earwigs]. Famille d’Insectes Dermaptères Forficuloïdes, dont la labie en est le type. Syn. Spongiphoridés selon NCBI.

Labium n. m. (Du lat. labium, lèvre). [Labium(ia)]. Lèvre inférieure faisant partie des pièces buccales des Insectes. Ces pièces buccales comprennent outre le labium, deux autres paires d’appendices modifiées que sont les deux mandibules, et les deux maxilles (mâchoires Mx1) et un sclérite impair, le labre (encore appelé lèvre supérieure). Le labium est donc la troisième série d'appendices gnathaux, les deux premiers étant les mandibules et les maxilles. Le labium forme donc une partie des pièces buccales, et est impair, car il résulte de la fusion de la deuxième paire primitive de maxilles (Mx2). C’est un organe complexe dont la forme varie beaucoup selon le régime alimentaire de l’insecte. Chez les insectes ayant des pièces buccales primitives c’est-à-dire non modifiées (insectes ayant un régime phytophage ou carnivore), c’est-à-dire des pièces buccales de type broyeur, comme celui de la sauterelle, on identifie en général en arrière un submentum puis un mentum (mentum et submentum forment le postmentum (ou postlabium)), puis en avant un prémentum (composant le prélabium avec les palpes labiaux, les glosses ou galeae et paraglosses ou laciniae). Le labium (dit lèvre inférieure) est assez souvent en opposition avec le labre (dit lèvre supérieure). Il forme alors le plancher de la bouche chez ces insectes qui portent des mandibules bien visibles, derrière les premières maxilles. Chez les Insectes portant un rostre tel que Panorpes (Mécoptères) et Charançons (Coléoptères Curculionidés), le postlabium (mentum et submentum) est allongé. Chez les Suceurs-maxillaires (suceurs-lécheurs), tels que les Lépidoptères, les adultes ont un postlabium membraneux tandis que le prélabium occupe une cavité dans laquelle se loge une partie de la spiritrompe (qui résulte de modifications des maxilles) au repos. Chez leurs chenilles cependant, le prélabium, très modifié, forme une structure tubulaire, la filière (ou languette) par laquelle sortira la soie. Chez les Broyeurs-lécheurs, tels que les Hyménoptères, les maxilles sont transformées avec le labium pour former un complexe maxillo-labial. Chez les Hyménoptères Apidés, maxilles et palpes labiaux forment une gaine autour de la langue, qui elle-même résulte de la fusion des glosses du labium. Le labium correspond donc alors à la langue. Le tout, forme la trompe lécheuse (proboscis) de l’abeille, sorte de tube aspirateur qui permet une alimentation liquide (nectar des fleurs). Chez les Hyménoptères Formicidés, glosse et paraglosse du labium sont soudées et denticulées pour former une râpe. Cette « langue » est couverte d’aspérités très dures qui vont râper les aliments afin d’extraire les liquides qui seront absorbés comme nourriture alors que les résidus seront rejetés sous forme de petits corpuscules enroulés de forme caractéristique. Chez les Diptères supérieurs (Mouches = Lécheur-suceur), le labium est prolongé par des labelles, structure en forme de ventouses, utilisée pour aspirer les liquides. Chez les Insectes piqueurs de tous ordres (Ex. Thysanoptères ou Diptères vulnérants) et les suceurs de sève (Ex. Hémiptères tels que pucerons, cigales, etc.), le labium est alors creusé en gouttière. Ainsi par exemple chez les Diptères Nématocères Culicidés (Moustique), le labium transformé en gouttière permet l’engainement de six stylets vulnérants (2 stylets maxillaires, 2 stylets mandibulaires, le labre (canal alimentaire) et l’hypopharynx (canal salivaire)). Lors de la piqûre, il ne pénètre pas dans le tégument comme le font les six stylets vulnérants, mais, grâce à sa souplesse, il se replie à la surface du tégument. Chez les Hémiptères, on peut parler de rostre car le labium est transformé en trompe rigide. Syn. Lèvre inférieure. Voir aussi Labre, Masque (en tant que labium des larves d’Odonates), Maxille, Mentum, Pièces buccales, Prémentum et Submentum.

Labre ou labrum n. m. (Du lat. labrum, bord de la lèvre). [Labrum(ra)]. Lèvre supérieure impaire faisant partie des pièces buccales des Insectes. Ces pièces buccales comprennent outre le labre, trois paires d’appendices modifiées que sont les deux mandibules, les deux maxilles (mâchoires) et le labium (encore appelé lèvre inférieure). Le labre surplombe les mandibules et forme la voute, le toit de la cavité buccale. Il est situé sous le clypéus avec lequel il est articulé et dont il est séparé par une suture dite clypéo-labrale. Il peut également être articulé avec le bord antérieur de l'épistome au moyen de la suture clypéo-labiale. Les mouvements du labre sont limités de haut en bas. Il sert à pousser les aliments dans la cavité préorale. Le labre a la particularité de correspondre à un sclérite céphalique, une expansion de la tête et non à un appendice (d’où le fait qu’il soit impair). Cela est cependant discuté par certains auteurs qui considèrent qu’il s’agit d’un appendice lié à un métamère propre. Chez les suceurs-maxillaires (suceurs-lécheurs), tels que les Lépidoptères, où les maxilles sont transformées en proboscis (ou trompe), le labre est réduit, de forme triangulaire en son milieu avec latéralement des dilatations porteuses de microchètes. Mais c'est surtout chez les Insectes piqueurs (Ex. Thysanoptères ou Diptères vulnérants) et les suceurs de sève (Ex. Hémiptères comme les pucerons) que le labre tend à s'étirer pour présenter la forme générale d'une pièce triangulaire allongée. Chez les Diptères Nématocères Culicidés, cet étirement devient extrême au point de devenir un stylet perforant, aussi long que la trompe. Ce stylet présente alors une paroi double, la paroi interne étant l'épipharynx qui constitue le canal alimentaire (labre-épipharynx ou glossarium), la paroi externe, étant constituée par le labium, l’hypopharynx se situant au milieu de ces parois. Chez les Broyeurs-lécheurs, tels que les Hyménoptères, les maxilles sont transformées avec le labium pour former un complexe maxillo-labial. Le labre se situe alors au dessus de l’épipharynx, lui-même au dessus de la bouche. Chez les Mégaloptères, on observe un dimorphisme sexuel intéressant puisque le labre des mâles porte un organe sensoriel (Sialis). Syn. Labrum, Lèvre supérieure. Voir aussi Labium, Maxille, Pièces buccales et Epipharynx

Labre-épipharynx, [Labrum-epipharynx]. Chez les Diptères Culicidés, réunion du labre et de l’épipharynx pour former un stylet perforant. Syn. Glossarium. Voir Labre et et Pièces buccales de type piqueur-suceur.

Lacciféridés (Lacciferidae) n. m. pl. (Du lat. lacca, laque et ferre, porter). Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes. Syn. Kerriidés. Voir Kerriidés.

Lachésille (Lachesilla) n. f. Genre d’Insectes Psocoptères Psocomorphes. Ex. Lachesilla quercus.

Lachesillidés (Lachesillidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Psocoptères Psocomorphes Homilopsocidés (Infra-ordre Homilopsocidea), dont le genre Lachesilla en est le type. On en connait plus de 270 espèces. Ils mesurent entre 2 et 4 mm. Ils sont de couleur brune. Leurs antennes sont composées de 13 articles. Ils présentent une areola postica arrondie et libre sur leurs ailes antérieures. Les ailes antérieures et postérieures sont glabres. Leurs tarses sont dimères. Les griffes sont munies d’une dent préapicale et d’un pulville qui peut être sétiforme ou légèrement dilaté. Les mâles présentent diverses structures au niveau de leur genitalia. On les trouve dans les feuilles sèches et la litière.

Lachnidés (Lachnidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Hémiptères Sternorrhynches Aphidiformes Aphidomorphes Aphidoïdes. Leurs antennes de 6 articles présentent un fouet court. Chez les ailés, les rhinaries secondaires sont rondes ou ovales. Certains portent des cornicules qui lorsqu’elles sont présentes prennent la forme de cône élargi ou d’anneau chitinisé.

Lachnus n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Lachnidés à l’abdomen carré et aux ailes développées. Ce grand puceron vit sur le noyer, le saule et le pêcher. Ces déjections sucrées attirent les fourmis. Ex. Lachnus roboris.

Lacinie ou Lacinia n. f. (Du lat. lacinia, frange). [Lacinia(ae)]. Lobe interne, souvent acéré, de la maxille (l’externe étant la galéa), situé à son extrémité apical, inséré sur le stipe (ou stipes, deuxième élément de la maxille portant le palpe maxillaire).  Les lacinies portent de longues soies raides sur leur bord intérieur. Syn. Lobe interne. Pl. Laciniae. Voir aussi Galéa, Glosse, Mentum et Stipe.

Lacinia mobilis ou Lacinia mobile, Appendices mobiles pouvant se situer en avant de la mola (partie proximale du bord interne des mandibules). Voir Mandibule.

Lacinié, e adj. (Du lat. lacinia, frange). [Laciniate]. Qui est découpé en lanières étroites, irrégulières et allongées telles des franges.

Lacon n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Elatéridés (Taupins) de couleur grise, dont les larves rongent les racines des céréales et des jeunes arbres, les chênes principalement. Ex. Lacon modestus.

LACORDAIRE Jean Théodore (1801- 1870) n. p. Entomologiste Belge, professeur de zoologie à l’université de Liège, qui fréquenta Pierre André Latreille, Victor Audouin, et André Marie Constant Duméril et participa à la fondation de la Société entomologique de France. De 1834 à 1838, il publie Introduction à l'entomologie, comprenant les principes généraux de l'anatomie et de la physiologie des insectes en trois volumes et, en 1835, Faune entomologique des environs de Paris. Mais son chef-d'œuvre est Histoire naturelle des insectes. ″Genera″ des Coléoptères (1854-1876), immense travail de 13 volumes où se trouvent les descriptions de nombreux nouveaux genres et espèces que la mort interrompt.

Lacturidés (Lacturidae) n. m. pl. [Tropical burnet moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Zygaénoïdes.

Lacunaire (circulation), [Lacunary circulation]. Voir Circulation lacunaire.

Laemobothriidés (Laemobothriidae) n. m. pl. [Hawk lice]. Famille d’Insectes Phthiraptères Amblycères (ou Mallophages).

Laemophloeidés (Laemophloeidae) n. m. pl. [Lined flat bark beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes.

Laemostenus n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Carabidés. Ce Carabe est commun dans les caves et dans les grottes de montagnes. Ex. Laemostenus complanatus.

Laetilia n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Pyralidés d’Amérique. La chenille de ce papillon se rend utile en dévorant la cochenille pulvinaire (Hémiptères Coccidés du Genre Pulvinaria). Ex. Laetilia glomis.

Lagriidés (Lagriidae) n. m. pl. [Lagriid beetles, Long-jointed beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Ténébrionoïdes. On en connait près de 1.000 espèces. Leurs antennes sont filiformes. Le dernier article antennaire est aussi long que l’ensemble des 2 ou 3 le précédant. Leur tête et leur pronotum sont plus étroits que la base de leurs élytres. Ces derniers sont pubescents et ponctués diversement sans respecter un quelconque arrangement. Les cavités coxales des pattes antérieures sont fermées. Leurs larves vivent sous l’écorce des bois en décomposition ou dans la litière des feuilles. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout sous les tropiques. Selon la class. récente les familles des Alleculidae et les Lagriidae ont été intégrés à la famille des Tenebrionidae et en sont devenus des Sous-familles. On doit donc désormais parler des Lagriinae. Syn. Ténébrionidés (selon Fauna Europaea). Ex. La Lagrie hérissée, Lagria hirta.

Laineuse n. f. Nom vernaculaire de divers Lépidoptères de la Famille des Lasiocampidés du genre Eriogaster. Ex. La laineuse du Cerisier, [Small Eggar], Eriogaster lanestris (également appelé Bombyx-laineux). La laineuse du Chêne, Eriogaster rimicola. La laineuse du Prunellier, E. catax.

Laisse marine n. f. Déchets organiques laissés par la mer en se retirant au grès des marées. Ces laisses constituent l’habitat de certains Diptères Brachycères comme le coelope et la fucellie. Les insectes qui les consomment sont dits algophages ou phycophages.

LAMARCK Jean Baptiste de (1744-1829), n. p. Botaniste et zoologiste Français, qui donna tout son essor, avec Geoffroy Saint-Hilaire et Cuvier à la Zoologie Française. Spécialiste des invertébrés, il formula une des premières théories de l’évolution (Voir Lamarckisme). Ses propos furent jugés hérétiques à l’époque, et il dut se rétracter publiquement à la Sorbonne. Il participa à la fondation du nouveau Muséum National d’Histoire Naturelle. C’est lui qui réserva l’expression d’Insectes exclusivement aux Arthropodes munis de trois paires de pattes.

Lamarckisme n. m. [Lamarckism]. Théorie transformiste du XIXe siècle, initiée par Lamarck selon laquelle des changements de l’environnement provoquent des changements structuraux chez un organisme. Les êtres vivants acquièrent ainsi des caractères sous l’influence du milieu et les transmettent à leur descendance. Par exemple en induisant la formation ou l’hypertrophie d’un organe (ou à l’opposé, la réduction, l’atrophie ou la disparition d’un organe) de façon adaptative. Voir aussi Créationnisme, Darwinisme, Néodarwinisme, Saltationisme, Sélection naturelle, Transformisme.

Lambda n. m. [Silver Y]. Nom usuel d’un Insecte Lépidoptère de la famille des Noctuidés, Autographa gamma, dont la chenille vit sur le trèfle et l’ortie. Syn. Gamma.

Lame basale, [Basal lamina]. Syn. de membrane basale. Voir Membrane basale.

Lame supra-anale, [Supra-anal appendages]. Chez les mâles Odonates Anisoptères, appendice anal du dixième segment abdominal, situé sous les cercoïdes plus longs. Cette lame est parfois fourchue chez certaines espèces. Voir aussi Appendices anaux.

Lame vulvaire, [Valvular process]. Chez certaines femelles Odonates Anisoptères, valve de forme variable selon les espèces située à la face ventrale du huitième segment abdominal leur servant à déposer les œufs dans l’eau (ponte exophyte). On la trouve chez les Gomphidae, Macromiidae, Corduliidae et Libellulidae. Syn. écaille vulvaire. Voir aussi Valve.

Lamella antevaginalis et Lamella postvaginalis, (Du lat. lamella, petite lame). Chez les femelles Lépidoptères, mince sclérite situé en avant et en arrière de la Bursa copulatrix.

Lamellé, e adj. (Du lat. lamella, petite lame). [Lamellate]. Qui est disposé en lamelles, qui prend la forme de feuillets. Qualifie l’appendice antennaire de certains Coléoptères Lamellicornes dont les antennes sont disposées en feuillets. Voir Feuillet.

Lamelles caudales, [Caudal process]. Chez les larves d’Odonates Zygoptères, correspond aux paraproctes et épiproctes. Ce sont trois longues lamelles collées les unes aux autres à la sortie de l’eau. On trouve deux lamelles latérales ou paraproctes et une lamelle médiane ou épiprocte. Voir Paraprocte et Epiprocte.

Lamellicornes (Lamellicornia) n. m. pl. (Du lat. lamella, petite lame et cornu, corne). Ancien Sous-ordre d’Insectes Coléoptères, renfermant les hannetons, les Scarabées, les Passalidés, les Lucanidés par exemple. Ce Sous-ordre regroupe tous les Coléoptères dont les antennes sont disposées en feuillets mobiles (Scarabéoïdes) ou fixes (Lucanoïdes), formant un petit peigne, un petit éventail. Aujourd’hui ils sont regroupés dans la Super-famille des Scarabéoïdes. Chez les Coléoptères Polyphages, on distinguait alors les Lamellicornes, des Palpicornes et des Diversicornes. Voir aussi Diversicornes, Feuillet, Palpicornes et Scarabéoïdes

Lamellocyte n. m. Cellule composant l’hémolymphe des Invertébrés et participant à leur défense immunologique. Voir Hémocyte.

Lamiens ou Lamiaires (Lamiinae) n. m. pl. (Du lat. lamina, lame). Sous-famille d’Insectes Coléoptères de la Famille des Cérambycidés (longicornes), dont la particularité est de porter des palpes labiaux fusiforme (en forme de fuseau, de lame). Leur tête est hypognathe (perpendiculaire à l’axe du corps). Ces caractéristiques permettent aux femelles de creuser le tronc des arbres afin d’y pondre leurs œufs. Leur prothorax ne montre pas de bords tranchants. Leurs hanches antérieures sont globuleuses ou coniques. Le bord interne des tibias antérieurs est sillonné. Il n’y a pas de nodule visible entre le 3ème et le 4ème article des tarses. C’est une importante Sous-famille par le nombre d’espèces qu’elle comporte. Ex. Genre Monochamus.

Lamina n. f. (Du lat. lamina, lame). 1. Expansion aplatie en forme de mince feuille, de lame. // 2. Nom donné à un ganglion optique.

Lamingtoniidés (Lamingtoniidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes.

Lamproblattidés (Lamproblattidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Orthoptéroïdes Dictyoptères Blattodés Blattoidea.

Lampromyie (Lampromyia) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères Vermileonidés. Voir Vermileonidés.

Lampronie (Lampronia) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Prodoxidés. Ex. Lampronia rupella.

Lampyre (Lampyris) n. m. (Du lat. lampyris, briller). Genre d’Insectes Coléoptères Elatériformes Elateroïdes, type de la Famille des Lampyridés. Chez les lampyres les femelles sont aptères (ce qui les distingue des lucioles) et ont un aspect larviforme ce qui explique leur appellation commune de « vers » luisants (Lampyris noctiluca (L.)). Ce sont des malacodermes que l’on observe la nuit dans les prairies humides et les lisières des bois, de juin à septembre. Les deux sexes produisent une luminescence verdâtre provenant d’un organe situé sous la face ventrale de l’abdomen. La couleur et la durée des signaux lumineux sont caractéristiques de chaque espèce. Certaines femelles imitent les signaux lumineux d’autres espèces afin d’en attirer les mâles pour les dévorer. Les larves prédatrices, ressemblent aux femelles et possèdent également des organes luminescents mais s’en distinguent par la présence de taches orangées sur les côtés de chaque segment. Les larves qui se nourrissent d'escargots ont la particularité d’avoir des mandibules caniculées (mandibules avec canal mandibulaire), sorte de crochets qui leur permettent d’injecter une substance neurotoxique qui immobilise l’escargot puis qui en dissout les tissus qui seront par la suite aspirés (digestion extra-orale). Les femelles aptères de certaines espèces et les larves de Lampyre en général sont appelées communément « Ver luisant ». Voir aussi Bioluminescence, Lampyridés, Luciole, Ver luisant et Ventricule.

Lampyridés (Lampyridae) Latreille, 1817 n. m. pl. [Fireflies, Glowworms, Lightningbugs]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Elatéroïdes (ou Dascilliformes Cantharoïdes). On en compte environ 2000 espèces ayant pour type le lampyre. Ils mesurent de 5 à 20 mm. Leur tête n’est généralement pas ou peu visible dorsalement car cachée par le rebord antérieur du pronotum qui forme souvent un demi-cercle. Ce pronotum jaunâtre ou rougeâtre est aplati sur ses bords externes. Les mâles portent de gros yeux sensibles à la lumière afin de repérer plus facilement les femelles. Leurs antennes de 11 articles sont courtes. Leurs téguments sont mous surtout sur les élytres (malacodermes). Les bords externes de leurs élytres sont parallèles. Chez quelques espèces, les femelles sont aptères. Les trochanters sont courts. Les hanches intermédiaires sont rapprochées. Les tarses sont tous pentamères (5-5-5). Le bout de l’abdomen comporte un organe lumineux. Le mécanisme de production de " lumière froide "des lampyres a été analysé. Il s'agit schématiquement, d'une réaction chimique au cours de laquelle une substance, la luciférine est oxydée par une enzyme, la luciférase. Ces insectes sont prédateurs. Leurs larves sont malacophages. Cette famille compte plusieurs Sous-familles dont celles des Lampyrinae et des Luciolinae. Les femelles de la Sous-famille des Lampyrinae ont un aspect larviforme alors que les mâles sont ailés. Chez les Luciolinae, mâles et femelles sont ailés, cependant les femelles ne volent pas. Pour Fauna Europaea, on trouve trois tribus chez les Lampyridés, celle des Lampyrini, des Luciolini et des Photinini.

Lancéolates (Lanceolata) n. m. pl. (Du lat. lancea, lance et –atus, caractérisé par). Infra-ordre d’Insectes Ephéméroptères Furcatergalia ne regroupant qu’une seule Famille, celle des Leptophlebiidae. Les trois autres Infra-ordres étant ceux des Palpotarsa, Pannota et Scapphodonta. Syn. invalide, Leptophlebioidea (selon SITI).

Lancéolé, e adj. (Du lat. lancea, lance). Qui a la forme d'un fer de lance.

Lancette n. f. [First valvulae]. Chez les Hyménoptères Aculéates tels que les abeilles Apis mellifera, stylet constituant le dard. Leur dard est effectivement constitué de deux stylets (ou lancettes) longs et creux, adossés l'un à l'autre pour former un sillon interne bien hermétique et coulissant dans une pièce de chitine renflée, le gorgeret. A leur extrémité, les lancettes sont munies de dents barbelées (ou barbules ou barbelures). Syn. Stylet. Voir aussi Dard et Gorgeret.

Langue ou lingua n. f. (Du lat. lingua, langue). [Tongue(s)]. Chez les Insectes, la langue peut-être constituée différemment selon le type de pièce buccale rencontré. La langue qui est un organe de succion de forme allongée, sera constituée par la réunion ou la coaptation de différentes pièces parmi lesquelles : la maxille (mâchoire), la galéa, le palpe maxillaire, le labium, la paraglosse, la glosse et le palpe labial. Chez beaucoup d’insectes (ex. Orthoptères), ce serait l'hypopharynx, situé sur le plancher de la cavité buccale et portant l'ouverture du canal salivaire (papille salivaire), qui pourrait être considéré comme leur langue. L’hypopharynx correspond au départ à un repli membraneux entre le labre et le labium. Chez les Hyménoptères Apidés (abeilles et bourdons), maxilles et palpes labiaux forment une gaine autour de la langue (complexe maxillo-labiale), qui elle-même résulte de la fusion des glosses (glosses et paraglosses) du labium. Le tout forme une assez longue "langue" appelée aussi ligule. Chez les Hyménoptères Formicidés, glosse et paraglosse du labium sont soudées et denticulées pour former une râpe. Cette « langue » est couverte d’aspérités très dures qui vont râper les aliments afin d’extraire les liquides qui seront absorbés comme nourriture alors que les résidus seront rejetés sous forme de petits corpuscules enroulés de forme caractéristique. Chez les Diptères Brachycères, le terme de langue s’appliquerait à l’organe leur servant à aspirer les liquides, soit la trompe terminée par les labelles. Chez les Lépidoptères, elle correspondrait à la spiritrompe résultant d’une hypertrophie des galeae des maxilles. Voir aussi Glosse, Hypopharynx, Ligule, Paraglosse et Proboscis.

Languette n. f. Syn. de Filière. Voir Filière.

Languria n. m. Genre d’Insectes Coléoptères, type de la Famille des Languriidés. Ex. Languria mozardi.

Languriidés (Languriidae) Crotch, 1873 n. m. pl. [Lizard beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes. Ils mesurent entre 1,5 et 10 mm. Leur corps est cylindrique, allongé. Le dernier article de leurs palpes maxillaires est cylindrique. Les élytres sont glabres et luisants. Leurs tarses sont tous pentamères. Les trois premiers articles sont pourvus de brosses ventrales. Le 4e article est difficile à distinguer car caché entre les lobes du 3e. L’abdomen montre cinq sternites. Les larves allongées sont foreuses de tiges. Elles présentent des urogomphes. Les adultes sont phytophages. Des études phylogénétiques ont montré qu’ils étaient proches des Erotylidés.

Lanifère adj. (Du lat. lana, laine et -fero, porter). [Laniferous]. Couvert d’un duvet laineux. Ex. Feuilles lanifères.

Lanigère adj. (Du lat. lana, laine et gerere, porter). Syn. de lanifère. // Le puceron lanigère est le nom vernaculaire d’Eriosoma lanigerum (Hémiptères Aphididés), un puceron redoutable qui s’attaque aux pommiers. Il existe d’autres pucerons lanigères mais leur nom est associé à la plante qu’ils colonisent. Ex. Le puceron lanigère du sapin (Adelges picae), le puceron lanigère de la pruche (Adelges tsugae), etc. Voir aussi Puceron.

Laparosticti n. m. pl. Au sein des Coléoptères Scarabéoïdes, on distingue deux groupes morphologiques : les Laparosticti et les Pleurosticti selon la position des stigmates abdominaux. Les Laparosticti étant ceux dont les stigmates sont placés sur une membrane pleurale qui fait l’union entre sternite et tergite et dont les élytres recouvrent entièrement l’abdomen. Il s’agit des bousiers au sens large qu’ils soient coprophages ou nécrophages (Géotrupes, Scarabées, Aphodius, etc.).

Laphrie (Laphria) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères Orthorrhaphes, de la Famille des Asilidés, au vol rapide. Ils sont répandus dans la région holarctique, et notamment dans les bois de conifères. Ce genre est largement représenté en Europe. Leur corps pubescent porte une toison claire. Leurs antennes présentent trois articles avec un style rudimentaire. Leurs palpes sont biarticulés. Ils possèdent également de longues pattes ravisseuses munies d’épines. Ces mouches sont prédatrices et capturent grâce à leur hypopharynx développé et vulnérant, de grands insectes y compris ceux à tégument dur comme les Coléoptères. Leurs larves, omnivores, vivent sous les écorces ou dans les souches où elles s'attaquent aux insectes xylophages. Ex. La Laphrie jaune, Laphria flava (L.), L. gilva (L.), L. marginata (L.) et L. ephippium (F.).

Larentie (Larentia) n. f. (Femme de la mythologie romaine qui aurait élevé Remus et Romulus à la place de la louve). Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Lépidoptères Géométridés Larentiinés. Ex. La « Larentie cloutée », Larentia clavaria. La « Larentie arrosée », Hydriomena impluviata. La « Larentie rubescente », Hydriomena ruberata.

Largidés (Largidae) Amyot & Serville, 1843 n. m. pl. [Largid Bugs, Bordered plant bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Pyrrhocoroïdes. Ils sont proches des Lygaéidés. Ils ont des couleurs souvent vives. Ils portent un rostre de 4 articles. Leurs antennes formées de 4 articles sont développées et visibles en vue dorsale. Ils n’ont pas d’ocelles. Leur scutellum est peu développé. Leurs hémélytres n’ont pas de cunéus (partie apicale, triangulaire de la corie, individualisée par une fracture cunéale). Ces derniers arborent souvent des couleurs contrastées. Leurs tarses sont formés de trois articles. Les arolia sont présents. La femelle a un long ovipositeur logé dans une fente du dernier sternite abdominale. Ce sont des phytophages qui se nourrissent de la sève des plantes.

Larra n. f. Genre d’Insectes Hyménoptères Apoïdes Crabronidés. Ex. Larra bicolor, qui chasse les courtilières (Orthoptères Gryllotalpidés).

Larridés (Larridae) n. m. pl. Ancienne Famille d’Insectes Hyménoptères Apoïdes dont le genre Larra était le type. Ce genre fait désormais partie de la Famille des Crabronidés.

Larvaire adj. (Du lat. larva, fantôme, masque de fantôme). [Larval]. Qui se rapporte à la larve ou à son état. Les formes larvaires des insectes diffèrent beaucoup de l’animal parfait, de l’adulte. Période larvaire. Etat larvaire.

Larve n. f. (Du lat. larva, fantôme, masque de fantôme). [Larva(ae)]. Stade de développement de l'insecte qui suit sa sortie de l'œuf et précède le stade imaginal, en ce qui concerne les Insectes Hétérométaboles ou qui précède le stade nymphal, en ce qui concerne les Insectes Holométaboles tels que les papillons notamment. Chez ces derniers, les larves prennent toutefois le nom de chenille. Le stade larvaire est celui au cours duquel l’insecte grandit en effectuant des mues. Les larves sont caractérisées chez ces insectes par l’absence d’ailes et d’organes reproducteurs. En, fait chez les larves d’Insectes holométaboles, les ébauches alaires et sexuelles sont internes et on dit qu’il s’agit de larves endoptérygotes. Mais chez les larves d’Insectes Hétérométaboles, les ébauches alaires et sexuelles seront visibles extérieurement dès la deuxième mue larvaire. Le développement des larves s’effectuera progressivement à la suite d’un certain nombre de mues successives. L’intervalle entre deux mues est appelé stade larvaire, instar ou intermue. Lors de ce stade « larve », le mode de vie et la forme de l’insecte sont différents de ceux présentés à l'état adulte. Si on s’en tient au sens strict, les immatures qui ne diffèrent de l'adulte que par la taille, l'absence d'ailes et d'organes génitaux développés et qui adoptent le même régime nutritionnel et la même écologie que l'imago, ne sont pas des larves mais des juvéniles. Cela vise les paurométaboliens : Orthoptères, Embioptères, Dictyoptères, Isoptères, Hémiptères, Dermaptères, Psocoptères, Mallophages, Anoploures.... Les larves peuvent être terrestres ou aquatiques. Quand elles sont aquatiques, les larves, appelées alors naïades, portent des branchies sur certaines parties du corps. Chez les larves terrestres, on peut distinguer chez les Holométaboles différents types larvaires comme Eruciforme (en forme de chenille), Campodéiforme (par analogie au Diploure Campodea), Mélolonthiforme ou Mélolonthoïdes ou Scarabéiformes (ressemblant aux larves arquées des hannetons), Onisciforme (qui ressemble à un cloporte du genre Oniscus), Vermiforme, Elatériformes (ressemblant à une larve de Coléoptères Elatéridés) ou Apode (rappelant le ver de terre). Mais il existe aussi une classification des types de larves selon leur mode de développement des appendices locomoteurs et de leur capsule céphalique. On distingue ainsi des larves de type apode, oligopode, polypode et protopode et/ou acéphale, eucéphale, hémicéphale. Voir aussi Adulte, Chenille, Développement, Imago, Immature, Instar, Intermue, Juvénile, Larves d’Hyménoptères, Naïade, Nymphe, Œuf, Pédogenèse et Stade larvaire.

Larve acéphale, Chez les Diptères, larves qui n’ont pas de structure comparable à une tête. En fait leur tête est bien présente, mais n'est pas visible de l'extérieur, car cachée sous ou à l'intérieur du thorax. Ce terme est souvent utilisé à propos des larves de Diptères Brachycères Cyclorrhaphes (les asticots) dont la capsule céphalique est atrophiée. Ce sont des larves qui possèdent de minuscules antennes et palpes ainsi que des crochets buccaux en partie internes. Elles ont une digestion extra-intestinale. On distingue les larves de type acéphale, de celles du type eucéphale et/ou hémicéphale. Ex. larves de Diptères Syrphidés. Voir aussi Digestion extra-intestinale.

Larve apode, [Apodous larva]. Dans la classification classique des larves des Insectes Holométaboles, le terme « Apode » qualifie les larves qui sont dépourvues de pattes. Ex. L’asticot des Diptères Muscoïdes. Cette définition recoupe donc celle des larves vermiformes (Voir Larve vermiforme). On trouve ce type de larves entre autres, chez les Coléoptères (comme les Curculionoïdes), les Diptères Brachycères Cyclorrhaphes, les Siphonaptères, les Hyménoptères Apocrites et chez certains Lépidoptères. Les autres catégories de classification possible de larves outre celle de vermiforme sont : Campodéiformes, Elatériformes, Eruciformes et Mélolonthoïdes (ou Scarabéiformes).

Larve aquatique, [Aquatic larva]. Il s’agira des larves d’Ephéméroptères (Ephémères), d’Odonates (libellules), de Plécoptères (perles), de Mégaloptères (Sialidés), de Trichoptères (Phryganes), de Coléoptères (Dytiques, Gyrins, Hydrophiles, etc.), de Diptères (Culicidés, Simuliidés, Bléphariceridés, …) ou d’Hémiptères (Belostoma, Nèpes, Notonectes, Corises, ..). Voir aussi Hydrocorises, Naïade, Respiration aquatique et Trachéobranchie.

Larve campodéiforme, [Campodeiform larva]. Dans la classification classique des larves des insectes holométaboles, le terme campodéiforme qualifie les larves d’insectes de tout ordre qui, dans les premiers âges, ont la forme d'un Diploure du Genre Campodea. Ce sont donc des larves allongées, agiles car dotées d’une grande mobilité, ayant une cuticule épaisse sur un corps aplati dorso-ventralement. Elles sont dotées d’une grosse tête prognathe portant un appareil buccal broyeur. Elles présentent trois paires de pattes fonctionnelles bien développées. Le neuvième et dernier segment abdominal porte une paire de fausse patte. Elles portent souvent des cerques. On trouve ces larves prédatrices, terrestres ou aquatiques, chez les Névroptères, les Trichoptères et de nombreux Coléoptères. Ex. Larves de coccinelle, d’Histéridés, de dytiques, d’hydrophiles et de cicindèles. Les autres catégories de larves faisant partie de cette classification sont : Elatériformes, Eruciformes, Mélolonthoïdes (ou Scarabéiformes), et Vermiformes (ou Apodes).

Larve caraboïde, [Caraboid larva]. Chez les Coléoptères Carabidés, larve carnassière, de couleur sombre, allongée. C’est une larve agile et agressive qui chez certaines espèces peut être même arboricole (ex. Calosoma sycophanta). Ce type défini les deux premiers stades larvaires des Méloïdés (dont le premier est celui des triongulins) ou le premier stade de certains Staphylinidés. Voir aussi Triongulin

Larve caudée [Caudate larva]. Désigne un type de larve chez les Hyménoptères Parasites Ichneumonidés et Chalcididés. Ces larves présentent un corps allongé et segmenté se terminant par une sorte de queue.

Larve cérambycoïde, [Cerambycoid larva]. Le terme cérambycoïde qualifie les larves d’insectes au corps mou, à la tête sclérifiée enfoncée dans le prothorax, aux pattes réduites ou absentes, et à l’abdomen présentant des bourrelets saillants. On y trouve des larves de longicornes (Coléoptères Cérambycidés) et de buprestes (Coléoptères Buprestidés). Ex. larve de Rhagium sycophanta (Rhagie).

Larve coléophore, Chez les larves de Trichoptères, les larves coléophores sont celles qui sont éruciformes (qui ressemblent à une chenille), à tête hypognathe et qui vivent en construisant des fourreaux (étuis) en soies ou constitués de matériaux agglomérés par de la soie autour de leur corps. Ce fourreau servira d’habitacle également à la nymphe qui en aura au préalable obstrué les deux extrémités. Ces larves sont appelées communément « traine-bûches » ou « porte-bois ». Cela par opposition à la deuxième famille de larves de Trichoptères, des larves libres campodéiformes qui errent dans le lit des rivières en étant prédatrices de petites proies ou qui fabriquent des filets de soies pour capturer leurs proies et qui ne construisent une logette en matériaux agglomérés par de la soie qu’au terme de leur développement pour se nymphoser. Les larves coléophores des Trichoptères possèdent deux crochets correspondant aux fausses-pattes anales des chenilles, qui leur permettent de rester accrocher au fond de l’eau.

Larve contractée, Voir Hypnothèque.

Larve cyclopoïde ou naupliiforme ou de type cyclopéen, [Cyclopoid larva]. Chez certains Hyménoptères, une larve cyclopoïde est une larve ressemblant aux Copépodes du Genre Cyclops (ou aux larves Nauplius des Crustacés). Ce sont donc des larves caractérisées par un avant corps volumineux, des mandibules falciformes (en forme de faux), un abdomen de cinq segments, terminé par un processus caudal bifurqué. On rencontre ce type de larves chez le premier stade larvaire des Platygastéridés ou des Proctotrupoïdes.

Larve élatériforme, [Elateriform larva]. Ce terme qualifie des larves au corps sclérifié, allongé et cylindrique ressemblant ainsi à un lombric, mais avec des pattes thoraciques courtes et un nombre réduit de soies. On trouve ce type de larve notamment chez les Coléoptères Elatéridés, ce qui à l’origine de leur nom. Mais on peut les trouver chez d’autres Coléoptères (Ex. Ténébrionidés). Les autres catégories de larves faisant partie de cette classification sont : Campodéiformes, Eruciformes, Mélolonthoïdes (ou Scarabéiformes), et Vermiformes (ou Apodes). Syn. Larve « fil de fer ».

Larve éruciforme [Eruciform larva]. Dans la classification classique des larves des Insectes holométaboles, le terme éruciforme qualifie les larves qui ont l’aspect ou la forme d’une chenille de Lépidoptère. La tête, bien différenciée, est sclérotinisée, le corps allongé et mou. On observe également trois paires de vraies petites pattes thoraciques et des fausses paires de pattes abdominales au nombre variable (polypodes). Ces larves, qui ont un appareil buccal de type broyeur sont phytophages. Ce sont principalement les larves des Lépidoptères, des Hyménoptères Symphytes (Tenthrèdes) et des Mécoptères (Panorpes). Les larves de Lépidoptères Géométridés appelées « Chenilles arpenteuses » sont des larves Eruciformes. Les autres catégories de larves faisant partie de cette classification sont : Campodéiformes, Elatériformes, Mélolonthoïdes (ou Scarabéiformes), et Vermiformes (ou Apodes). Voir aussi Chenille et Polypode.

Larve eucéphale, [Eucephalic larva]. Chez les Diptères, les larves eucéphales sont celles où la tête est bien visible. Ce sont des larves vermiformes qui portent des yeux, des antennes et des mandibules ou des prémandibules. Ce sera le cas des larves de Diptères Nématocères comme les moustiques. Ex. Chironomidés, Culicidés, Psychodidés, Simuliidés.

Larve eucoïliforme, [Eucoiliform larva]. Chez les Hyménoptères Cynipoïdes Figitidés Eucoilinés, premier stade larvaire où la larve présente 3 paires de longs appendices thoraciques mais sans casque (processus céphalique) et sans la ceinture de poils caractéristique des larves téléaformes. Mais tout comme les larves téléaformes, ces larves présentent une longue queue à l’extrémité de leur abdomen. Par contre les instars (stades de développement) successifs présentent des larves de type polypodéiforme c’est-à-dire des larves avec de petits appendices sur les segments thoraciques et abdominaux. Voir aussi Larves d’Hyménoptères.

Larve filtreuse, Ce terme s’applique aux larves de Trichoptères qui construisent des filets de captures remarquables avec de la soie tirée de leurs glandes salivaires pour capturer leur nourriture. C’est le cas des larves de Philopotamidés ou d’Hydropsychidés.

Larve fil de fer, [Elateriform larva]. Le terme « Fil de fer » qualifie les larves d’insectes Coléoptères au corps allongé très raide et cylindrique. On distingue cependant les larves au labre soudé au clypéus (Coléoptères Elatéridés) ou au labre mobile (Coléoptères Ténébrionides).Syn. Larve élatériforme. Voir Larve élatériforme.

Larve fouisseuse, nageuse, rampante ou plate, Chez les Ephéméroptères on distingue selon que les larves disposent de pattes fouisseuses pour fouiller dans la vase comme c’est le cas chez les Ephémèridés, ou qu’elles soient nageuses comme chez les Baetidés, ou qu’elles soient rampantes sur le substrat comme chez les Caenidés ou qu’elles soient plates comme chez les Heptagéniidés.

Larve hémicéphale, Chez les Diptères, se dit des larves dont la tête peut se replier vers l’intérieur du premier segment thoracique (prothorax). La larve n’est alors ni acéphale, ni eucéphale. C’est un groupe intermédiaire. La tête est réduite à une capsule mandibulaire. Ces mandibules sont transformées en crochets mobiles. C’est le cas de certaines larves de Diptères Nématocères Tipulidés mais aussi Stratiomyidés ou Tabanidés.

Larve marteau, Voir Buprestidés.

Larve mélolonthoïde [Melolonthoid larva, Scarabaeiform larva]. Dans la classification classique des larves des Insectes holométaboles, le terme mélolonthoïde qualifie les larves des Coléoptères Scarabéiformes, blanches, arquées, molles, avec une tête et un thorax sclérifié, avec un appareil buccal broyeur, et une absence d’yeux, mais dont les six pattes sont bien développées, ressemblant ainsi à celles du hanneton ou ver blanc. Les larves ne possèdent pas de fausses pattes abdominales. Elles sont souvent recourbées en forme de C. Ce terme peut également servir à qualifier certaines larves d’Hyménoptères ou les larves de 3ème stade des Méloïdés (dont le premier est celui des triongulins). Les larves mélolonthoïdes sont peu actives, elles se déplacent peu. Elles vivent dans les matières organiques en décomposition, et dans le terreau des arbres creux. Ex. le ver blanc (larve du Hanneton), les larves du Capricorne et du Bousier. Les autres catégories de larves faisant partie de cette classification sont : Campodéiformes, Elatériformes, Eruciformes, Mélolonthoïdes (ou Scarabéiformes), et Vermiformes (ou Apodes). Syn. Scarabéiforme, Scarabéoïde, Mélolonthiforme. Voir aussi Triongulin.

Larve-nymphe n. f. Chez les Pucerons (Hémiptères Aphidomorphes), nom donné aux larves de dernier stade qui seront de futurs ailées et qui se reconnaissent par le fait qu’elles portent déjà des ébauches alaires.

Larve oligopode, [Oligopod larva]. Voir Oligopode.

Larve onisciforme, [Onisciform larva]. Se dit des larves des Insectes dont l’aspect se rapproche d’un cloporte du Genre Oniscus. Ces larves présentent une partie dorsale dilatée qui cache en partie les pattes et la tête avec un corps court et trapu. C’est le cas des larves de Silphidés et des Elmidés (Coléoptères Polyphages) et de certaines larves de Lycénidés (Lépidoptères Glossates). Syn. Larve oniscoïde.

Larve polypode, [Polypod larva]. Voir Polypode.

Larve polypodéiforme, [Polypodeiform larva]. Chez les Hyménoptères Cynipoïdes et Proctotrupoïdes, stade larvaire où les larves présentent de petits appendices flexibles sur les segments thoraciques et abdominaux. Voir aussi Larves d’Hyménoptères.

Larve protopode, [Protopod larva]. Voir Protopode.

Larve sacciforme, [Sacciform larva]. Chez les Hyménoptères Parasites tels que les Trichogrammatidés, larves oophages ne présentant pas de segmentation visible et n’ayant pas de trachées.

Larve scarabéiforme ou scarabéoïde, Voir Larve mélolonthoïde.

Larve téléaforme, [Teleaform larva]. Chez les Hyménoptères Proctotrupoïdes Scélionidés, premier stade larvaire dont le type est celui du Genre Teleas, qui est à l’origine de ce nom. Cette larve néonate présente une tête courbée qui porte une protubérance. Leur corps, à la segmentation non marquée, porte des rangées de soies. Ces larves ont également un long processus caudal à l’extrémité de leur abdomen. Les larves d’Hyménoptères Serphoïdes présentant un corps informe ressemblant à celui du genre Teleas (Hyménoptères Scélionidés), sont dites de ce fait téléaformes. Voir aussi Larves d’Hyménoptères, Hypermétamorphoses et Planidium.

Larve vermiforme, [Vermiform larva]. Se dit des larves de certains Insectes Holométaboles, qui ont une forme de ver de terre, c'est-à-dire qui sont dépourvues de pattes et qui présentent une tête réduite. Cette définition correspond donc à celle des larves apodes (voir Larve apode). Ce sont les asticots des « Mouches à viande ». On trouve ce type de larves chez les Diptères supérieurs (Ex. Muscoïdes), les Siphonaptères, la plupart des Hyménoptères Apocrites, certains Coléoptères (Ex. Curculionoïdes) et certains Lépidoptères. Les autres catégories de larves faisant partie de cette classification sont : Apodes, Campodéiformes, Elatériformes, Eruciformes et Mélolonthoïdes (ou Scarabéiformes).

Larves d’Hyménoptères, Chez les Hyménoptères Symphytes, les larves sont éruciformes. Elles présentent des pattes et on les appelle « fausses-chenilles ». Chez les Hyménoptères Apocrites, les larves sont apodes et vermiformes. Chez les Aculéates, beaucoup d’espèces connaissent une hypermétamorphose et il a été décrit une douzaine de type caractérisant les larves de premier instar, très différentes du dernier stade larvaire. On connait ainsi, entre autres, les larves de type cyclopéen (ou naupliiforme), eucoïliforme, polypodéiforme, téléaforme, etc. Voir aussi Hypermétamorphose et Planidiale.

Larvicide n. m. (Du lat. larva, fantôme et caedere, tuer). [Larvicide]. Substance employée pour la destruction des larves d’anophèles (Genre de Diptères Culicidés) dans la lutte contre le paludisme. Les plus courantes de ces substances sont le pétrole et le vert-de-Paris. Voir aussi Insecticide.

Larvicole adj. (De larve et du lat. colere, habiter). [Larvicolous]. Qui vit dans le corps des larves. Ex. Parasite larvicole. Voir aussi Habitats biotiques.

Larviforme adj. (Du lat. larva, fantôme et forma, forme). [Larviform]. Qui à la forme d’une larve d’insecte. Ne se dit que des adultes, pour qui ce caractère est exceptionnel.

Larvipare adj. ou n. m. (Du lat. larva, fantôme et parere, engendrer). [Larviparous (adj.)]. Qualifie les femelles de certaines espèces qui donnent naissance directement à des larves et qui ne pondent donc pas d’œufs. Il s’agit donc de viviparité ou d’ovoviviparité (où l’œuf éclot dans le corps de la femelle) et non pas d’oviparité qui est la caractéristique en générale chez les Insectes. Chez les Diptères, par exemple, on connait le cas des Glossines dont les larves sont nourries dans l’utérus maternel. On parle alors plus exactement de pupiparité chez les Diptères car leurs larves se nymphoseront (pupaison) presque immédiatement après la naissance. Mais il peut s’agir aussi de blattes (Dictyoptères) ou de pucerons (Hémiptères), etc. Voir aussi Pupipare, Ovovivipare et Vivipare.

Larviposer v. Chez les femelles larvipares, utilisation du larvipositeur. Voir Larvipositeur.

Larvipositeur n. f. [Larvipositor]. Chez les femelles larvipares, ovipositeur modifié pour déposer les larves (et non plus des œufs comme pour l’ovipositeur).

Larvivore adj. (De larve et du lat. vorare, manger). [Larvivorous]. Qui dévore les larves. Les poissons qui mangent les larves de moustiques sont larvivores et se rendent ainsi utiles. Beaucoup de larves d’Hyménoptères Parasites sont larvivores.

Larvothérapie n. f. (De Larve et du gr. thérapeuein, prendre soin d’un malade). [Maggot therapy]. Myiase (parasitose) bénigne, initiée artificiellement et strictement contrôlée dans le but de profiter de la capacité des larves de certaines espèces de mouche à décomposer et ingérer du tissu infecté ou nécrosé afin de nettoyer une plaie et d'en faciliter la cicatrisation (salive cicatrisante). Ce mode d’alimentation est le fait de certaines larves de mouches telles que celles de Lucilia sericata ou « lucile soyeuse » (Diptère Calliphoridé). Les larves injectent des enzymes provoquant une liquéfaction rapide des tissus puis absorbent par la suite ces tissus sous forme semi-liquide. Cette méthode de soin fût utilisée notamment pendant la première Guerre Mondiale pour traiter les plaies des blessés et particulièrement celles difficiles à attaquer au scalpel. Les asticots ont ainsi évité l’amputation à de nombreux blessés. Aujourd’hui encore, plus de 3.000 médecins les utilisent encore dans plus de 20 pays sur environ 10.000 patients chaque année. Syn. Luciliathérapie, asticot-thérapie. Voir aussi Digestion extra-orale.

Larvule n. f. (Du lat. larvula, petite larve). [Larvule(s)]. Chez les Ephéméroptères, premier stade de développement de la larve. L’éclosion de la larvule peut suivre immédiatement la ponte ou s’en trouver différée. Cette naïade a pour particularité de n’avoir pas encore développé ses systèmes respiratoires, circulatoires et nerveux. Voir aussi Naïade.

Lasiocampe (Lasiocampa) n. m. (Du gr. lasios, velu). Genre d’Insectes Lépidoptères Glossates Lasiocampidés. Ils sont nocturnes, très poilus, et comprennent de grandes formes ressemblant à des feuilles mortes. Leurs chenilles vivent sur les arbres fruitiers. On les combat en ceinturant les arbres d’un anneau de goudron, qui barre la route aux chenilles. Ex. Le Bombyx du chêne ou Minime à bande, Lasiocampa quercus.

Lasiocampe du peuplier, Voir Bombyx de Millière.

Lasiocampidés (Lasiocampidae) Harris, 1841 n. m. pl. [Tent caterpillars, Lappet Moths, Lackey moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates (Hétérocères) Eulépidoptères Ditrysiens, dont le genre Lasiocampa en est le type. Ils sont nocturnes (certains mâles sont diurnes). Il en existe environ 1.500 espèces réparties en 150 genres. Ils font partie des Bombycoïdes qui de façon générale ont un gros corps robuste densément poilu. Ce sont des papillons de taille moyenne ou grande. Il existe chez eux un dimorphisme sexuel prononcé puisque les femelles sont beaucoup plus grandes que les mâles. Leur tête porte des écailles piliformes qui dissimulent le front et la base des pièces buccales dont le proboscis est vestigial ou absent. Les palpes maxillaires sont absents. Ils n’ont ni ocelles, ni chaetosemata, mais on trouve à la base de leurs palpes labiaux, des coussinets ciliés semblables à un chaetosema (proéminence porteuse de touffe de soie au dessus du front normalement). Leurs antennes sont bipectinées dans les deux sexes, les pectinations étant parfois très courtes chez la femelle. L’envergure de leurs ailes varie entre 2 et 170 mm. Les ailes sont relativement larges, plus ou moins recouvertes d'un feutrage de poils denses. Les Lasiocampidés sont caractérisés par une dilatation humérale des ailes postérieures, soutenue par plusieurs nervures transverses (appelées nervures humérales du fait de leur présence au sein de l’angle huméral de l’aile). De plus ces ailes postérieures ne présentent pas de frénulum. A l’aile antérieure, la base de la nervure Médiane 2 (M2) est plus proche de M3 que de M1. Les ailes sont repliées en toit au repos. Ils ont un vol rapide et irrégulier. Ils n’ont pas d'organes tympanaux. Leurs tibias postérieurs présentent des éperons terminaux, mais ceux-ci sont fréquemment très réduits ou absents (formule des épines tibiales 0-2-2). L’espérance de vie des adultes ne dépasse pas deux semaines. Leurs chenilles recouvertes de poils plus ou moins urticants, grégaires au moins dans leur jeunesse, sont défoliatrices. Elles peuvent être solitaires ou grégaires. Le Malacosoma (Ex.: Malacosoma neustria, M. americanum) dont les chenilles vivent en sociétés et se rendent nuisibles aux arbres fruitiers en fait partie. Les chrysalides sont dans un cocon fréquemment mélangé de poils. Ils sont cosmopolites mais beaucoup vivent en Amérique du Sud. Ex. Le Bombyx à livrée, Malacosoma neustria L.

Lasiocampoïdes (Lasiocampoidea) n. m. pl. (De lasiocampe et du gr. eidos, aspect). Super-famille d’Insectes Lépidoptères dont la Famille des Lasiocampidés en est le type.

Lasiochilidés (Lasiochilidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Cimicomorphes Cimicoïdes.

Lasioglossum n. m. (Du gr. lasios, velu et glossa, langue). Genre d’Insectes Hyménoptères Apoïdes Halictidés comprenant de nombreuses espèces. Ex. Lasioglossum calceatum.

Lasiotrie n. f. (Du gr. lasios, velu et thrix, trikhos, poil). Désigne des trichobothries (phanères sensoriels). Ce sont des soies à filament lisse ou cilié, implantées sur le tégument par une partie basale plus ou moins large, mais sans coupelle ni protubérance. Voir Trichobothrie.

Lasius n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères porte-aiguillon, comprenant des fourmis de taille moyenne, dont on connaît vingt espèces de l’hémisphère nord vivant dans les maisons et les jardins. Cet insecte a une odeur musquée. Certaines fourmis de ce genre entretiennent des pucerons pour les sécrétions sucrées de leurs poils dorsaux. Ex. la fourmi noire, Lasius niger.

Laspeyresia n. f. Ancien nom du genre Cydia. Voir Carpocapse et Cydia.

Latéral, e, aux adj. (Du lat. lateralis, qui tient aux côtés, situé sur le côté). [Lateral]. Situé sur le côté d'un organe ou d'un corps.

Latéro-dorsal adj. [Laterodorsal]. Qui englobe le coté latéral et la face dorsale.

Latéro-ventral adj. [Lateroventral]. Qui englobe le coté latéral et la face ventrale.

Lathicéridés (Lathiceridae) n. m. pl. [Desert gravelhoppers]. Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères Acridoïdes. On en connait 4 espèces, toutes d’Afrique.

Lathridie (Lathridius) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères clavicornes, type de la Famille des Lathridiidés. Ils comprennent des individus de petites formes, ovales bruns ou noirs, qui vivent dans les débris organiques et les moisissures et fréquentent les lieux sombres et humides de l’hémisphère boréal. Les élytres sont côtelés ou ponctués. Les larves consomment les spores de divers champignons (mycétophages). Ex. Lathridius nodifer.

Lathridiidés (Lathridiidae) LeConte, 1861 n. m. pl. [Minute brown scavenger beetles]. Syn. invalide de Latridiidés. Voir Latridiidés.

Lathrobium n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Staphylinidés. Ces staphylins brachélytres sont répandus sur tout le globe, mais on les trouve en particulier dans l’hémisphère boréal. Les Lathrobium vivent dans les détritus végétaux. Ex. Lathrobium rufipenne.

Lathrotelidés (Lathrotelidae) Clark, 1971 n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères, Ditrysiens. Ne comptant qu’une espèce que l’on trouve sur l’île de Pâques. Certains auteurs considèrent qu’il s’agit d’une forme aberrante de Pyralidés.

Latin n. m. Langue morte utilisée par les anciens Romains et qui est utilisée dans le système de classification des Insectes, notamment dans les règles de nomenclature concernant la terminaison des catégories sous-ordinales (Super-famille à Tribu) et à l’écriture du binôme Genre et Espèce (ainsi que les Sous-genres). Dans l’écriture du binôme, le Grec peut cependant être aussi utilisé. Ainsi la terminaison pour Super-famille est « …oidea » ; Famille « ….idae » ; Sous-famille « …inae » ; tribu « ….ini ». Le latin est utilisé car c’était la langue commune des savants européens de l’époque de Liné au XVIIIe siècle.

Latinisation n. f. Fait de donner une forme et des caractéristiques latines à un mot d’une langue autre que le latin.

LATREILLE Pierre André (1762-1833) n. p. Entomologiste Français, connu pour ses études pour une classification moderne consistant à baser la classification sur un ensemble de caractères et non plus sur un seul (comme le faisait Liné et Fabricius). Il ordonne ainsi les taxons supérieurs (Ordres et Familles). Il eut l’idée de la classification par Famille en leur donnant des noms correspondant à leur origine. Sa classification est donc encore utilisée aujourd'hui. En 1796, il publie son œuvre principale, Précis des caractères génériques des insectes disposés dans un ordre naturel à Brive. Après avoir abandonné la prêtrise, il fut le premier titulaire de la nouvelle chaire des arthropodes du Muséum National d'Histoire Naturelle récemment créée après la mort de Lamarck (1830). Il fut le premier Président de la Société Entomologique de France créée en 1832. C'est le naturaliste qui dès 1817 définit l'Ordre des Stomatopodes (crevette-mante).

Latridiidés (Latridiidae) Erichson, 1842 n. m. pl. [Minute Brown Scavenger Beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes dont le lathridie en est le type. On en connait près de 1.100 espèces. Ils ressemblent aux Ciidés mais leurs tarses sont tous trimères (4.4.4. chez les Ciidés) et ils sont plus petits (1 à 3 mm). Ils sont de couleur noire à brune. Leur corps est de forme ovale, allongé. Ce dernier est pubescent dans la Sous-famille des Corticariinae et glabre dans celle des Latridiinae. Leur tête est parfois rétrécie en cou postérieurement. Leurs yeux sont réduits, quelquefois absents. Ils présentent un sillon clypéofrontal profond. Leurs antennes de 10-11 articles ont une massue antennaire de un à trois articles séparés. Leur pronotum, aux bords latéraux parfois denticulés, est plus étroit que la base de leurs élytres. Les élytres présentent des lignes de points. Les cavités cotyloïdes des pattes antérieures sont fermées. Les tarses sont tous trimères. Leur abdomen porte 5 à 6 sternites visibles. Ils sont phytophages et on les trouve dans les matières végétales en décomposition. Ils sont cosmopolites. Syn. Lathridiidés.

Lauxanidides (Lauxanididea) n. m. pl. Syn. junior de Brachycères selon SITI.

Lauxanie (Lauxania) n. f. Genre de Diptères Brachycères (mouches), type de la Famille des Lauxaniidés. Certaines de leurs larves sont nuisibles aux violettes et aux trèfles. Ex. Lauxania albiseta.

Lauxaniidés (Lauxaniidae) n. m. pl. [Lauxaniid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Lauxanioïdes dont le genre Lauxania en est le type. On en connait près de 1.800 espèces. Ces minuscules Diptères mesurent au plus 5 mm. Ils ont de grands yeux composés montrant des couleurs irisées lorsqu’ils sont en vie. Les ocelles sont présents sur la tête. Leurs soies postocellaires sont distinctement convergentes. Comme tous les Cyclorrhaphes, les antennes se trouvent sur la face. Ces dernières présentent une arista bien développée. Ils n’ont pas de vibrisses. Ils présentent une suture frontale sur la tête (Schizophores). Beaucoup d’espèces montrent des ailes tachetées. La nervure Sous-costale (Sc) de leurs ailes est complète, non effacée dans la partie distale de la cellule costale et rejoint la nervure Costale (C) qui n’a pas de fracture. Leurs pattes sont fines. Les soies tibiales préapicales sont convergentes. Leurs larves sont saprophages et on les trouve donc dans les matières végétales en décomposition. On rencontre les adultes dans les lieux humides et ombrageux. Ils sont cosmopolites.

Lauxanioïdes (Lauxanioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères regroupant les Familles des Chamaemyiidés et des Lauxaniidés. Voir aussi Lauxanidides.

Lavage de sol, Il consiste à écumer le produit d’un tamisage dans un sceau d’eau. Tout ce qui vit remonte à la surface tandis que les matières inertes tombent au fond de l’eau. Voir aussi Piège d’interception.

LEACH William Elford, (1790-1836). n. p. Naturaliste Anglais, responsable des collections du British Museum. En 1817, il a établi le groupe des Myriapodes et fixa ainsi les limites définitives de la Classe des Insectes. Il distingua au sein des Insectes deux grandes catégories selon qu’ils subissent ou non des métamorphoses, les Amétaboles et les Métaboles.

Lebia n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Carabidés. Ils ont des formes aplaties aux extrémités du thorax toujours rouge et des élytres de couleur rouge ou bleue avec ou pas des taches noires. Ils sont utiles à l’agriculture car mangeur de pucerons. Ex. Lebia grandis prédateur du doryphore de la pomme de terre (Leptinotarsa decemlineata).

Lébiidés n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères carnassiers dont le genre Lebia en est le type. On parle plus souvent à leur sujet de Carabidés (NCBI, SITI et Fauna Europaea). 

Lecanidés n. m. pl. Ancienne Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques, dont la lécanine était le type. Aujourd’hui on parle de Coccidés. Voir Coccidés.

Lécanine n. f. Nom usuel des Hémiptères Sternorhynques de la Famille des Coccidés. Si les mâles portent un bouclier, la plupart des femelles sont nues et prennent souvent la forme d’une écaille étroitement appliquée au végétal. Les lécanines sont le plus souvent nuisibles. Ex. La lécanine du cornouiller et de la vigne, appelé anciennement Eulecanium corni (ou actuel Parthenolecanium corni). Syn. Cochenille à carapace. Voir Coccidés.

Lecanium n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Sternorhynques, type de la Famille des Coccidés (selon SITI.) qui dépose son miellat sur les écorces ou les feuilles de divers arbres favorisant ainsi le développement de fumagine (maladie des végétaux caractérisée par un dépôt couleur de suie à la surface des feuilles). Ils sont de ce fait considérés comme nuisibles indirectement à des arbres tel que l’olivier, l’oranger, le pêcher, le laurier, la vigne, etc. Ex. Lecanium persicae qui s’attaque au pêcher, Lecanium aequale. // Nom usuel de la lécanie du Cornouiller dite lecanium du Cornouiller, Parthenolecanium corni, de la Famille des Coccidés.

Lecanodiaspididés (Lecanodiaspididae) n. m. pl. [False pit scales]. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes, dont le genre Lecanodiaspis en est le type.

Lécheur-hypopharyngien, Ce terme est utilisé à propos de l’appareil buccal des Trichoptères dont l’haustellum (ou proboscis) est constitué d’un hypopharynx réduit à une plaque chitineuse, d’un lobe médian et de deux petits lobes latéraux.

Lécheur-suceur (pièces buccales de type) adj. [Siphoning-sucking mouthparts]. Les pièces buccales de type lécheur-suceur sont à la fois du type lécheur (et ils possèdent donc une langue) et du type suceur (et ils possèdent donc un canal aspirateur, une trompe). Voir Pièces buccales de type Lécheur-suceur.

Lécithoceridés (Lecithoceridae) n. m. pl. [Tropical longhorned moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Géléchioïdes. Ce sont de petits papillons à l’activité nocturne. Certains sont brillament colorés et semblent diurnes. Leur tête est dirigée vers le bas. Certains présentent de longues antennes. Ces dernières sont toujours dirigées vers l’avant. Ils ont des ailes larges tenues à plat au repos au dessus de l’abdomen et qui présentent des soies servant au couplage des ailes sur les deux paires d’aile chez les deux sexes. Leurs chenilles se développent dans les détritus. La chrysalide s’entoure d’un cocon de soie et s’enfonce dans la litière des feuilles. On les trouve plutôt dans les régions de l’Ancien Monde au climat assez chaud. Certains les considèrent comme une Sous-famille de Géléchiidés. Syn. Timyridae.

Lectotype n. m. (Du gr lektos, choisi et du gr. tupos, modèle). [Lectotype]. Quand l’espèce nominale n’a pas d’holotype (spécimen d’origine unique), on désigne subséquemment dans une série type un spécimen comme type porte-nom d’une espèce ou d’une sous-espèce nominale. Avant d’être désigné, ce spécimen était un syntype. Après avoir été désigné, les autres spécimens de la série sont appelés des paralectotypes. Voir aussi Syntype et Paralectotypes.

LEEWENHOECK (ou LEEUWENHOEK), Anton Van. (1632-1723), n. p. Homme d’affaire (Marchand de tissus), naturaliste, Hollandais dont on estime qu’il est l’inventeur du microscope. C’est grâce à l’invention du microscope qu’il put réaliser ses travaux. Concernant l’entomologie, il décrit en détail l’œil composé des Coléoptères. Il fit également mention de l’ovoviviparité et de la parthénogenèse chez les Hémiptères Aphidés (pucerons). Il a également découvert en 1677 les spermatozoïdes.

Légionnaire (fourmi), [Legionary ant, Army ant]. Voir Dorylines.

Légionnaire d’automne, Nom vernaculaire d’une noctuelle nord-américaine, Spodoptera frugiperda (Lépidoptère Noctuidé), dont la chenille s’attaque aux feuilles du maïs

Leiodidés (Leiodidae) Fleming, 1821 n. m. pl. [Round fungus beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Staphyliniformes Staphylinioïdes. On en connait près de 3.800 espèces. Ils ne sont jamais noirs. Leur corps ovale ou plus généralement subsphérique et convexe mesure de 1 à 8 mm. Leur tête est parfois rétrécie en cou postérieurement. Leurs antennes sont composées de 10 à 11 articles comprenant une massue de 3 à 5 articles. Le 8ème article de leurs antennes est plus petit et plus court que le 7ème et le 9ème qui l’encadrent. Leurs élytres sont rarement pubescents et sans stries. Ils sont plus souvent glabres et striés et recouvrent toujours entièrement l’abdomen. Leurs tarses peuvent être selon les espèces tous pentamères ou tétramères ou trimères ou hétéromères (5-5-4) ou autrement disposés (ex. 5-4-4). Les femelles ont 5 sternites visibles et les mâles en ont 6. Ils sont généralement nécrophages mais peuvent être également parfois saprophages ou mycétophages. Leurs larves sont campodéiformes avec une tête prognathe et des urogomphes articulés. Syn. Anisotomidés (selon Fauna Europaea), Catopidés ou Cholevidés.

Leishmania n. f. (Du nom du médecin anglais sir William Boog Leishman [1865-1926]). Protozoaire flagellé voisin du trypanosome, qui vit d’abord sous une forme sans flagelle chez un vertébré (provoquant la leishmaniose), puis chez un insecte piqueur, où il prend la forme leptomanas (avec flagelle).

Leishmaniose n. f. [Leichmaniasis]. Maladie de l’homme et des animaux transmise par leurs seuls vecteurs connus, les phlébotomes (Diptères Nématocères de la Famille des Psychodidés). Ces derniers inoculent des protozoaires flagellés du genre Leishmania (voisins des Trypanosomes), en piquant leur hôte dont ils sucent le sang afin que leurs larves puissent se développer. Ces protozoaires, êtres unicellulaires microscopiques, sont aspirés avec le sang de leur mammifère réservoir, lors du repas de ces insectes hématophages. Le protozoaire le plus connu est Leishmania donovani, agent des leishmanioses viscérales (appelées aussi kala-azar) pour laquelle l’homme est réservoir (prouvé aussi pour Leishmania tropica). Sur plus de 600 espèces de phlébotomes dans le monde, une cinquantaine peuvent transmettre une leishmaniose humaine dont notamment Phlebotomus papatasi. Les différents types de leishmanioses se développent surtout en zone tropicale (Amérique centrale et du Sud, Est africain, Asie du Sud-Est), mais des foyers existent également dans le Bassin méditerranéen, en Asie centrale et en Chine. On a recensé une vingtaine de leishmanioses différentes à travers le monde. Il existe deux types de manifestation de ces maladies, celles qui se développent dans les viscères (kala-azar) et/ou celles qui sont responsables d’éruptions cutanées. Ensemble, ces parasitoses toucheraient plus de 2 millions de personnes par année, et seraient responsables de 60.000 décès.

Lek n. m. [Lek]. Lieu systématiquement utilisé pour les parades nuptiales communautaires chez les Hyménoptères. Les mâles défendent alors de petits territoires afin de se reproduire avec les femelles qui les visiteront. On assiste à ces comportements sexuels chez les mâles de Pompilidés comme par exemple chez l’espèce Hemipepsis ustulata. On assiste également à ces regroupements de mâles qui se mettent en concurrence dans une aire de parade collective chez une espèce de Thysanoptères d’Amérique du Nord (ex. : le thrips californien, Frankliniella occidentalis, que l’on trouve aussi en Europe). Syn. Bal d’abeilles.

Lema n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Chrysomélidés aux élytres bleus. Ce criocère (Sous famille des Criocérinés) est nuisible aux céréales. Ex. Lema puncticollis ou la Chrysomèle rayée de la pomme de terre, Lema trilineata. Voir aussi Criocère.

Lemonia n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Glossates, type de la Famille des Lemoniidés. Ex. Lemonia dumi appelé usuellement « Bombyx des buissons » ou « Brune du pissenlit », papillon nocturne dont la chenille vit sur le pissenlit et la laitue.

Lemoniidés (Lemoniidae) n. m. pl. [Autumn silkworm moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens, Bombycoïdes, dont le genre Lemonia en est le type.

LE MOULT Eugène (1882 - 1967) n. p. Entomologiste Français ayant vécu en Guyane, spécialisé dans l’étude des Lépidoptères qui fera paraître plusieurs ouvrages sur le sujet et notamment : « Les Morphos d’Amérique du Sud et Centrale » coédité avec Pierre REAL et « Les Macrolépidoptères du globe ».

Lente n. f. (Du lat. lens, lentis, œuf de pou). Œuf de pou. Voir Anoploures.

Lenticulaire adj. (Du lat. lenticula, lentille). [Lenticular]. Comprimé latéralement, en forme de lentille. Syn. Lenticulé.

Lentique adj. (Du lat. lentus, lent, doucement). [Lentic]. Terme caractérisant les eaux stagnantes, calmes. Il s’agira des mares, des étangs et des lacs. Les espèces s’y développant sont également dites espèces lentiques. Contr. Lotique. Voir aussi Rhéophile.

Lentulidés (Lentulidae) n. m. pl. [Nymphlike grasshoppers]. Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères Acridoïdes. Ils mesurent entre 8 et 25 mm. Ils sont aptères. On les trouve dans le Sud-est de l’Afrique et en Afrique centrale.

LEPELETIER Amédée Louis Michel, Comte de Saint Fargeau, (1770-1845). n. p. Naturaliste Français qui s’est intéressé tant à la botanique qu’à l’entomologie. Il s’est attaché à décrire le comportement social des Hyménoptères et est à l’origine d’un système de classification de ces derniers basés sur leur société. Il a participé à la rédaction d’un ouvrage intitulé : « Dictionnaire des insectes de l’encyclopédie méthodique » publié en 1825.

Lépicéridés (Lepiceridae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Myxophages Sphaeriusoïdes. Ces sont des Coléoptères aquatiques d’Afrique du Sud. Ex. Lepiceris bufo.

Lépidopsocidés (Lepidopsocidae) n. m. pl. [Scaly-Winged Barklice]. Famille de Psocoptères Trogiomorphes. Ils ont comme tous les Trogiomorphes des antennes à de nombreux articles et des tarses triarticulés. Leurs antennes présentent plus de 20 articles. Leurs ailes et leur corps sont recouverts d’écailles. Beaucoup ressemblent de ce fait aux Microlépidoptères. Leurs tarses sont triarticulés. Les griffes portent des dents préapicales.

Lépidoptères (Lepidoptera) Liné, 1758 n. m. pl. (Du gr. lepis, lepidos, écaille et pteron, aile). [Butterflies, Moths]. Ordre d’Insectes à métamorphoses complètes (holométaboles), appelés communément « papillons ». Comptant plus de 165.000 espèces, ils sont caractérisés par leurs quatre grandes ailes recouvertes d’écailles imbriquées diversement colorées. Le corps est également recouvert d’écailles qui masquent ainsi complètement leur membrane ou les sclérites. Leur taille varie de quelques millimètres (pour les Nepticulidés) à près de 300 mm (Thysania agrippina). Leurs pièces buccales généralement de type lécheur-suceur (Broyeur chez les Microptérigidés) forment une trompe suceuse maxillaire qui s’enroule au repos (spiritrompe ou proboscis ou haustellum). Cette trompe est formée par les galéas des maxilles. Les deux galéas sont allongées et se creusent en gouttière (les lacinias disparaissent). Les autres parties des pièces buccales (mandibules, labium) sont généralement atrophiées, voir absentes, à l’exception des palpes labiaux toutefois. Leurs antennes sont de formes diverses (filiformes, plumeuses, pectinées, en massue, etc.). Elles sont au moins composées d’une douzaine d’articles. On trouve les plus petites chez les Hépialidés et les plus grandes chez les Adèlidés. Leurs ailes membraneuses sont essentiellement parcourues par des nervures longitudinales. En général, les ailes antérieures sont plus grandes que les postérieures. Elles sont en général recouvertes de petites écailles souvent pigmentées de 0,07 à 0,4 mm de long. Les écailles des Lépidoptères résultent de la transformation des macrotriches. On trouve cependant des papillons à ailes transparentes (ex. Sésiidés) qui ressemblent alors à des Hyménoptères. Il existe différents systèmes d’accrochage de ces ailes (Jugates, Frénates, Jugo-frénates ou Amplexiformes). Leurs pattes sont grandes et grêles et n’ont pas de grand rôle locomoteur. On distingue chez les femelles trois types d’appareil reproducteur, le type monotrysien, le type exoporien et le plus répandu qui est le type ditrysien. Afin de s’accoupler, le mâle pénètre l’orifice génital de la femelle et s’agrippe à elle avec une paire de petites valves (ou harpes). L’accouplement peut durer de quelques minutes à plusieurs heures. Les femelles pondent en moyenne 100 à 500 œufs au cours de leur vie, ce nombre pouvant atteindre plus exceptionnellement 1.500. Cependant sur ces quantités, peu d’œufs donneront des papillons adules. La durée d’incubation varie en fonction des conditions climatiques et peut aller de trois jours pour certaines espèces tropicales, à un an pour les espèces européennes. Leurs larves très nuisibles (phytophages), sont appelées chenilles. Aprés 4 ou 5 stades larvaires, se trouve le stade nymphal, où la nymphe est alors appelée chrysalide. Cette dernière est souvent entourée d’un cocon plus ou moins parfait sécrété lors du dernier stade larvaire (stade prénymphal). Ils sont cosmopolites. On a successivement classé les papillons d’après l’heure habituelle de leur vol (diurnes, crépusculaires et nocturnes), d’après la forme des antennes (rhopalocères et hétérocères), ou même d’après la nervation des ailes (homoneures et hétéroneures). Parmi les différentes classifications, une consiste à distinguer selon le mode d’accrochage des ailes en vol, et différencie les Frénates, des Jugates notamment. Une autre fait une différenciation selon la dimension des papillons et distingue les Macrolépidoptères, des Microlépidoptères. Parmi les Macrolépidoptères, on distinguait les Rhopalocères (papillons diurnes) aux antennes en massue, des Hétérocères (papillons nocturnes) aux antennes en général filiformes. La classification la plus souvent retenue regroupe deux divisions, les Ditrysiens qui regroupent 99% des espèces en deux Sous-ordres, les Rhopalocères et les Hétérocères, et les Monotrysiens qui regroupent deux Super-familles. Une autre classification, reprise par NCBI, répartie les 165.000 espèces en 4 Sous-ordres et plus de 120 Familles : Les Zeugloptères ; Les Aglossates ; Les Hétérobathmiinés ; Les Glossates. La classification reprise par SITI et Fauna Europaea, consiste à distinguer de nombreuses Super-familles : Acanthopteroctetoidea, Alucitoidea, Bombycoidea, Choreutoidea, Copromorphoidea, Cossoidea, Drepanoidea, Epermenioidea, Eriocranioidea, Thyridoidea, Tineoidea, Tischerioidea, Tortricoidea, Urodoidea, Yponomeutoidea et Zygaenoidea. Syn. selon SITI. Frenatae, Macrolepidoptera, Microlepidoptera, Jugatae. Voir aussi Chenille, Chrysalide, Couplage des ailes, Ditrysiens, Exoporiens, Hétérocères, Homoneures, Hétéroneures, Monotrysiens, Rhopalocères.

Lépidoptèrisme n. m. Dermatose provoquée par les écailles de Lépidoptères. Syn. Papillonite. Voir Papillonite. Voir aussi Erucisme.

Lépidoptérologie n. f. (De Lépidoptère et du gr. logos, discours, science). [Lepidopterology]. Science qui s’occupe de l’étude des Lépidoptères.

Lepidosaphes n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Diaspididés. Ces cochenilles sont nuisibles au pommier, à l’oranger, au figuier. Ex. Lepidosaphes ulmi.

Lépidostomatidés (Lepidostomatidae) Ulmer, 1903 n. m. pl. [Bizarre Caddisflies, Lepidostomatid caddisflies]. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Amphiesmenoptères Trichoptères Integripalpia Limnephiloïdes. Ils constituent une famille d'importance moyenne. Ils avaient été décris originairement par Ulmer comme une Sous-famille de Séricostomatidés. La famille est caractérisée par un dimorphisme sexuel entre mâles et femelles. L'importance et la diversité des caractères sexuels secondaires des mâles, leur a valu le surnom de « Bizarre Caddisflies » ou encore « curiosity shop ». Les larves des Lepidostomatidés se rencontrent dans des eaux plutôt vives et claires, là où se trouvent des dépôts de feuilles mortes ou d'autres matières végétales en décomposition. Ils sont présents dans presque toutes les régions faunistiques mis à part les régions australiennes et néotropicales.

Lépidotrichidés (Lepidotrichidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Zygentomes Lépismatoïdes comprenant le genre Tricholepidion. Ex. Tricholepidion gertschi de Californie du Nord.

Lépismatidés (Lepismatidae) n. m. pl. (Du gr. lepis, lepidos, écaille). Famille d’Insectes Zygentomes (Thysanoures) Lépismatoïdes dont le lépisme en est le type. On en connait près de 190 espèces dans le monde. Les adultes ne mesurent pas plus de 12 mm. Ils ont un corps plus aplati et plus large antérieurement que ceux des Machilidés. Il est très étroit à l’extrémité postérieure. Leurs yeux sont réduits. Leurs palpes maxillaires comportent 5-6 articles. Leur pronotum est aussi long que leur mésonotum. On les distingue aisément des Machilidés par leur filament caudal central plus court, à peine plus long que les cerques alors que chez les Machilidés le filament central est plus long que les cerques. Contrairement aux Archéognathes (et plus particulièrement aux Machilidés), ils ne sautent pas et ont quelques styles mais pas de vésicules abdominales comme les Machilidés. Ils sont nocturnes car lucifuges (ils fuient la lumière). Ils sont cosmopolites mais on les rencontre surtout dans les régions chaudes du globe. Voir aussi Lépisme.

Lépismatoïdes (Lepismatoidea) n. m. pl. (De lépisme et du gr. eidos, aspect). Super-famille de Zygentomes (Thysanoures) regroupant 5 Familles dont une éteinte. C’est la seule Super-famille de l’Ordre. 

Lépisme (Lepisma) n. m. (Du gr. lepis, lepidos, écaille). Genre d’Insectes de l’Ordre des Zygentomes (Thysanoures), type de la famille des Lepismatidés. Ils ont un corps gris argenté (ce qui rappelle des écailles de poisson) et mesurent 7 à 10 mm de long. Ils sont aptères (sans ailes) et vivent dans les lieux humides des maisons. On les appelle usuellement « petit poisson d’argent » ou « poisson d’argent ». Ils atteignent généralement la maturité sexuelle au bout de 10 à 12 mues. Ils peuvent vivre plusieurs années (3 ans de développement larvaire et 2 ans au stade d’imago). Les espèces domestiques rongent les papiers, les étoffes de laines, la farine, les reliures des livres, la colle à papier peint, etc. Les lépismes sont répartis sur tout le globe. Ex. Lepisma saccharina.

Leptanillinés (Leptanillinae) n. m. pl. Sous-famille d’Hyménoptères Formicidés de très petites tailles (1 mm) ne comptant pas plus de 15 espèces qui sont toutes souterraines.

Lepte n. m. Nom donné parfois aux larves du trombidion (Acarien Trombicula autumnalis). Syn. Aoûtats, Rougets, Vendangeurs. Voir Aoûtat.

Leptidea n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés. La larve de ce longicorne ronge les bois et les osiers de la même façon que la gracilie. Syn. senior Nathrius.

Leptidée (Leptidea) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Piéridés. Ex. Leptidea sinapis, dit « piéride de la moutarde » et dont la chenille vit sur les légumineuses.

Leptidés n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Brachycères, dont le type est le genre Leptis (Syn. junior de Rhagio). Selon le SITI, NCBI et Fauna Europaea, il faudrait parler de la famille des Rhagionidés. Ex. La Leptis bécasse, Rhagio scolopaceus. Voir Rhagionidés.

Leptine (Leptinus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Staphylinoïdes Leiodidés. Ce sont des clavicornes, renfermant des individus ayant de petites formes bombées et qui sont hérissés de soies. Leurs tarses sont pentamères. Ils vivent dans les détritus végétaux et les nids de bourdons. Ex. Leptinus testaceus.

Leptinotarse (Leptinotarsa) n. f. Genre d’Insectes Coléoptères Chrysomélidés. Ce sont des phytophages, comprenant des insectes américains, dont une espèce appelée « Bête du Colorado », et improprement « Doryphore de la pomme de terre », Leptinotarsa decemlineata, cause de sérieux dommages aux pommes de terre, tomates, etc.

Leptis n. m. Genre d’Insectes Diptères Brachycères Tabanomorphes, type de la Famille des Leptidés (Rhagionidés). Cette mouche carnassière vit sur les troncs des arbres. Beaucoup d’espèces de ce genre sont en fait considérées comme syn. junior du genre Rhagio. Ex. Rhagio (Leptis) albicornis. Voir aussi Leptidés.

Leptocère (Leptocerus) n. m. (Du gr. leptos, mince, fin, menu et keras, corne). Genre d’Insectes Névroptères, comprenant des phryganes de l’hémisphère boréal aux longues antennes, dont les larves vivent dans les eaux courantes, entourées d’un fourreau soyeux. Ex. Leptocerus americanus.

Leptocéridés (Leptoceridae) n. m. pl. [Long-horned Casemaker Caddisflies, Long-horn caddisflies]. Famille de Trichoptères Integripalpia Leptocéroïdes dont le leptocère en est le type. On en connait près de 1.500 espèces. Ils n’ont pas d’ocelles. Leur antennes sont filiformes et plus de trois fois plus longues que les ailes, ce qui en fait les plus longues pouvant exister chez les Trichoptères (mis à part le genre Ceraclea). Leurs palpes maxillaires portent cinq articles. Le métasternum porte souvent au moins deux soies. On les trouve à la fois dans les milieux lentiques et ceux des cours d’eaux chaudes. Leurs larves construisent des fourreaux de forme variées. La famille est divisée en deux sous-familles, les Leptocerinae de distribution mondiale (34 genres) et les Triplectidinae (14 genres). Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout sous les tropiques.

Leptocéroïdes (Leptoceroidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Trichoptères regroupant les Familles suivantes : Atriplectididae, Calamoceratidae, Kokiriidae, Leptoceridae, Limnocentropodidae, Molannidae, Odontoceridae, Philorheithridae.

Leptocimex n. m. Genre d’Insectes Hémiptères tropical. Cette punaise est un vecteur de trypanosomiases. Ex. Leptocimex boueti ou punaise des lits.

Leptoconops n. m. Genre d’Insectes Diptères Nématocères Cératopogonidés. Ex. Leptoconops torrens.

Leptocorise (Leptocorisa) n. f. Genre d’Insectes Hémiptères Coréidés de couleur verdâtre. Ex. Leptocorisa oratorius. Cette punaise est nuisible au riz et au millet.

Leptohyphidés (Leptohyphidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Ephéméroptères Pannotes Ephémérelloïdes. Leurs larves ont la particularité de présenter des branchies élargies.

Leptophlebiidés (Leptophlebiidae) n. m. pl. [Pronggill Mayflies]. Famille d’Insectes Ephéméroptères Schistonotes Leptophlebioïdes. On en connait près de 600 représentants. Ils sont d’une grandeur très variable. La plupart ont des nervures longitudinales foncées sur les ailes. Les mâles ont des yeux formés de deux parties, une tournée vers le haut qui possède de grosses facettes et une tournée vers le bas avec de petites facettes. Leur formule tarsale est 5.4.4 alors que chez les femelles, les tarses sont tous tétramères. Ils portent trois longs cerques à l’abdomen. Les femelles pondent leurs œufs dans l’eau. Leurs larves sont aisément identifiables par leurs branchies fourchues présentes sur l’abdomen. Le premier segment abdominal ne présente cependant pas de branchies. Celles du second segment abdominal sont grandes ovales ou triangulaires et recouvrent toutes les autres branchies. Elles montrent 3 cerques. Certains mâles de certaines espèces peuvent former des essaims denses durant la journée. Cette Famille comprend cinq genres : Choroterpes, Habroleptoides, Habrophlebia, Leptophlebia, Paraleptophlebia. Pour d’autres auteurs, elle regroupe 21 genres. Ils sont cosmopolites mais la plupart des espèces se trouvent dans la région Néotropicale et en Australie. Ex. La leptophlébie marginée, Leptophlebia marginata.

Leptophlebioïdes (Leptophlebioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Ephéméroptères Schistonotes n’ayant comme représentant que la seule Famille des Leptophlebiidés. Syn. Infra-ordre des Lanceolata.

Leptopodidés (Leptopodidae) Amyot & Serville, 1843 n. m. pl. [Spiny shore bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Leptopodomorphes Leptopodoïdes. Leur corps est effilé. Leur rostre est court et épineux, ce qui permet de les distinguer des Saldidés. La tête, le thorax, les fémurs et les tibias antérieurs sont aussi épineux. Leurs ocelles, situés entre des yeux bien développés (yeux quasi-pédonculés), sont situés sur un tubercule. Leurs antennes formées de quatre articles sont développées et visibles en vue dorsale. Leur scutellum est peu développé. Leurs hémélytres n’ont pas de cunéus. Leurs fémurs antérieurs sont épineux, de même que les deux premiers segments de leur rostre. Leurs tarses médians et postérieurs sont formés de trois articles. Ce sont des insectes ripicoles. Ils sont cosmopolites et ont été introduits dans le Nouveau Monde.

Leptopodoïdes (Leptopodoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Leptopodomorphes, regroupant les Familles, des Leptopodidés, des Saldidés (Selon Class.) et des Omaniidés.

Leptopodomorphes (Leptopodomorpha) n. m. pl. (Du gr. lepto-, mince, fin, menu, pous, podos, pied et morphê, forme). Infra-ordre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères, regroupant deux Super-familles, celle des Leptopodoïdes et celle des Saldoïdes selon Fauna Europaea et une seule selon SITI, celle des Leptopodoïdes.

Leptopsylla n. f. Genre d’Insectes Siphonaptères (Puce). Ce genre compte différentes espèces qui vivent sur les rats, les souris et les lapins, parfois sur les chauves-souris ou les martins-pêcheurs. Ils peuvent transmettre la peste à ces animaux. Ex. Leptopsylla segnis.

Leptopsyllidés (Leptopsyllidae) n. f. pl. [Scaled fleas]. Famille d’Insectes Siphonaptères Cératophyllomorphes Cératophylloïdes dont le genre Leptopsylla en est le type.

Leptothorax n. m. (Du gr. lepto-, mince et thorax). Genre d’Insectes Hyménoptères Formicidés (Sous-famille des Myrmicinés), porte-aiguillon, comprenant des fourmis très agiles qui vivent en société dans le bois mort, sous les pierres, et qui sont répandues dans l’hémisphère nord. Ex. Leptothorax acervorum.

Lepture (Leptura) n. f. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés (longicornes) aux couleurs vives dont plusieurs espèces vivent sur les fleurs. Leurs fémurs intermédiaires et postérieurs ne sont pas dentés au sommet. Leurs larves sont des parasites des conifères. Ex. Leptura aurulenta. La Lepture à suture noire, Strangalia menanura. La Lepture rouge, Stictoleptura (=Corymbia) rubra. La Lepture tachetée, Strangalia maculata.

Lepturinés (Lepturinae) n. f. pl. Sous-famille d’Insectes Coléoptères de la Famille des Cérambycidés (longicornes), dont le type est le lepture. Leur tête est prognathe. Ce sont les seuls Cérambycidés à ne pas posséder des yeux réniformes. La partie ventrale de leur prothorax est uniformément arrondie. Ils sont héliophiles et floricoles. Ex. Leptura quadrifasciata.

Leptusa n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Polyphages Staphylinidés. Ex. Leptusa ruficollis.

Lépyre (Lepyrus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés, comprenant des charançons, qui vivent dans les endroits humides, sous les pierres, etc. Ex. Lepyrus palustris.

Leste (Lestes) n. m. nom vernaculaire et Genre d’Insectes Odonates Zygoptères, type de la Famille des Lestidés. Ce genre a la particularité dans le Sous-ordre des Zygoptères de garder leurs ailes étalées. Ex. Le Leste brun, Sympecma fusca. Le Leste vert, Lestes viridis. Le Leste Fiancé, L. sponsa.

Lestidés (Lestidae) n. m. [Spread-winged damselflies]. Famille d’Insectes Odonates Zygoptères (demoiselles). On y trouve près de 152 espèces aux représentants vigoureux généralement d’une couleur vive bleue et verte, avec un reflet métallique. Ce sont des insectes sveltes à l’abdomen particulièrement fin. On les distingue des Caloptérygidés par le fait qu’une suture incomplète sépare l’épimère I de l’épisterne III. Leurs ailes sont pédonculées à la base. Les Lestidés gardent leurs ailes semi-étalées au repos (elles sont généralement repliées au dessus de l’abdomen chez les autres demoiselles). Leur ptérostigma (épaississement du bord costal de l’aile) est allongé et rectangulaire (environ deux fois plus long que haut). On ne distingue toutefois que deux nervures anténodales. La base de la troisième nervure médiane (M3) est plus proche de l’arculus que du nodus (ce qui permet de les distinguer des Coenagriidés chez qui cette base est plus proche du nodus). Les nervures Radiales R3 et R4 prennent naissance près de l’Arculus. Les cellules des ailes sont généralement pentagonales. Les appendices anaux supérieurs sont longs et recourbés. Chez cette Famille la ponte a lieu parfois dans les végétaux. Les larves vivent dans des eaux stagnantes. Ils sont cosmopolites.

Lestinoïdés (Lestinoidea) n. m. pl. Syn. de Lestoïdés. Voir Lestoïdés.

Lestobiose n. f. (De l’Italien lesto, habile, alerte qui a pris par la suite le sens de léger, sans scrupule et du gr. bios, vie). [Lestobiosis]. Chez les Insectes sociaux et plus particulièrement chez les Hyménoptères Formicidés, forme de cohabitation symbiotique consistant à ce que de petites espèces creusent des galeries dans les grands nids construits par d’autres espèces afin de s’y introduire régulièrement pour voler de la nourriture ou s’attaquer au couvain. Ex. Diplorhoptrum fugax ou Solenopsis fugax. Voir aussi Cleptobiose, Parabiose, Plésiobiose et Xénobiose.

Lestobiotique adj. [Lestobiotic]. Qui fait appel à la lestobiose. Voir Fondation claustrale lestobiotique.

Lestoïdés (Lestoidea) n. m. pl. Super-famille d'Insectes Paléoptères Odonates Zygoptères comprenant la famille des Lestidés, des Lestoideidés, des Mégapodagrionidés, des Périlestidés, des Pseudolestidés et des Synlestidés (selon NCBI). Les adultes sont typiquement petits ou de taille moyenne. Le ptérostigma de leurs ailes est long et rectangulaire. L’arculus se situe à mi-chemin de la base de l’aile et du nodus. Syn. Lestinoidea.

Lestoideidés (Lestoideidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Paléoptères Odonates Zygoptères Lestoïdés. On ne les trouve que dans une région du Queensland en Australie. Ils comprennent deux genres pour cinq espèces.

Lestoniidés (Lestoniidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Pentatomoïdes. Cette Famille est endémique en Australie.

Lethocerus n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Belostomatidés des régions chaudes. Ex. Lethocerus indicus.

Lethrus n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Geotrupidés à tête allongée, nuisibles aux vignobles, dont ils coupent les pousses pour nourrir leurs larves. Ces gros géotrupes sont communs en Hongrie et en Autriche. Ex. Lethrus apterus.

Leucanie (Leucania) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Noctuidés, comprenant de nombreuses espèces répandues dans le monde entier. La chenille d’une espèce des Etats-Unis apparaît parfois en troupe énorme. Les larves de ces noctuelles sont appelées, vers en armée ou vers militaire, et dévorent toute la végétation sur leur passage. Ex. Leucania unipuncta.

Leucome (Leucoma) n. f. (Du gr. leukos, blanc). Genre d’Insectes Lépidoptères Lymantriidés. Ce sont des bombyx blancs qui dévastent les plantations de peupliers. Ex. Le « Bombyx du saule » ou « l’Apparent », Leucoma salicis.

Leucophasie (Leucophasia) n. f. (Du gr. leukos, blanc). Syn. junior du genre Leptidea, Lépidoptères Piéridés, comprenant de petits papillons blancs, à longue ailes très répandus en France. Ex. Leptidea sinapis.

Leucopis n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères Chamaemyiidés. Ex. Leucopis argenticollis.

Leucospis n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Parasites (Térébrants), type de la Famille des Leucospidés. Ce sont des entomophages, comprenant une vingtaine d’espèces des régions chaudes du globe, souvent parasites des guêpes. Ex. Leucospis miniata.

Leucospidés (Leucospidae) Walker, 1834 n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Chalcidoïdes dont le genre Leucospis en est le type. On en connait près de 150 espèces. Ce sont des insectes robustes. Ils sont proches des Chalcididés. Ils sont souvent de couleur noire et jaune (ex. Leucospis gigas) ou de couleur métallique. Leurs antennes portent 13 articles. Leur mésoscutum ne comporte pas de notaules (sillons sublatéraux longitudinaux). La nervation des ailes est réduite. Leurs ailes antérieures sont repliées longitudinalement au repos. Comme tous les Chalcidoïdes, les deux paires d’ailes ne montrent aucunes cellules fermées. Leurs pattes postérieures comportent des fémurs souvent considérablement épaissis, dentés sur leurs marges ventrales et des tibias arqués. L’ovipositeur des femelles, quelquefois court, est presque toujours replié dans un sillon dorsal du gaster. Ils sont ectoparasites d’Hyménoptères Aculéates que sont les guêpes ou les abeilles. Cette famille comprend 4 genres dont le genre principal représentant plus de 80% des espèces est le genre Leucospis. Ils sont cosmopolites.

Leucotermes n. m. Genre d’Insectes Dictyoptères Isoptères de la Famille des Termitidés. Ex. Leucotermes lucifugus, termite d’Europe, lucifuge (qui fuit la lumière) qui vit dans des galeries, destructeur des bois ouvrés.

Leuctridés (Leuctridae) n. m. pl. [Rolled-wing stoneflies]. Famille d’Insectes Plécoptères Holognathes dont les perles ont des ailes généralement bruns foncés et des cerques courts que l’on trouve dans l’hémisphère nord.

Lézinidés (Lezinidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Orthoptères Ensifères Sténopelmatoïdes. On trouve leurs individus aptères appartenant tous au Genre Lezina, en Afrique du Nord ou en Asie centrale. Selon NCBI, ce Genre appartient à la Famille des Mimnermidés.

Lèvre n. f. (Du lat. labra, lèvre). Voir Labre pour lèvre supérieure et Labium pour lèvre inférieure.

Libellule (Libellula) n. f. (Du lat. libellus, feuillet, par allusion à la finesse des ailes de l’insecte ou libella, niveau par allusion au vol plané de l’insecte). Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Odonates Anisoptères Libellulidés. Les libellules présentent quatre ailes membraneuses. Elles volent rapidement près des eaux en capturant de menus insectes. Leurs larves aquatiques sont de féroces carnassières qui capturent leurs proies à l’aide d’un bras buccal ou bras mentonnier (appellation donnée par Réaumur) appelé aussi masque. Il ne faut pas les confondre avec les demoiselles. On distingue deux groupes d’Odonates : Les Anisoptères (ou libellules) qui sont de grandes libellules à ailes écartées et étalées au repos et les Zygoptères (ou demoiselles) qui sont des insectes plus petits, à ailes appliquées les unes contre les autres, ou rapprochées du corps au repos. Ex. La libellule à quatre taches, Libellula quadrimaculata. La libellule déprimée, Platetrum depressum.

Libellule vraie, Syn. d’Anisoptère. Voir Anisoptères.

Libellulidés (Libellulidae) n. m. pl. [Common skimmers]. Famille d’Insectes Odonates Anisoptères (au repos, les ailes sont étalées latéralement). On en connait près de 1000 espèces, qui sont souvent trapues et colorées. Elles sont de taille moyenne (40 à 50 mm). Leur envergure peut atteindre 9,5 cm. Elles ont une coloration générale bleue, rouge, jaune, noire ou verte. Les espèces françaises sont dépourvues de reflets métalliques. Leurs grands yeux se touchent dans leur partie antérieure (yeux coalescents). Leurs ailes, ont généralement des taches ou des bandes brunes ou jaunes. On les distingue des autres Anisoptères par le fait que les nervures transverses costales et sous-costales de leurs ailes soient alignées. Le triangle anal présent à la base des ailes antérieures est plus éloigné de l’arculus que celui des ailes postérieures et est orienté différemment sur les deux ailes. Si le triangle anal de l’aile antérieure est plus de deux fois plus long que large, le triangle anal de leurs ailes postérieures est isocèle, large et étroit. Le bord anal des ailes postérieures est arrondi. Ce sont de bons voiliers qui adoptent un vol puissant. Leur abdomen est relativement court et large. Le dimorphisme sexuel est en général bien net chez ces insectes. Les mâles n’ont pas d’oreillettes latérales (petites expansions latérales situées sur le deuxième segment abdominal). Leurs appendices anaux sont simples. Les femelles montrent un ovipositeur vestigial. Il est réduit à une lame vulvaire visible latéralement ou en face ventrale. Les larves portent un masque et de longues pattes. Cette Famille, surtout représentée sous les tropiques, comprend des libellules fossiles (Meganeura). Elles sont cependant considérées comme cosmopolites.

Libelluloïdes (Libelluloidea) n. m. pl. (De libellule et du gr. eidos, aspect). Super-famille d’insectes Odonates Anisoptères regroupant les familles des Corduliidés, des Libellulidés et des Macromiidés (selon Fauna Europaea).

Libre adj. (Du lat. liber, sans entrave). [Free]. 1. Cellule ou champ dépourvu de nervure longitudinale ou transversale. // 2. A propos des nymphes, une nymphe libre (pupa libera) désigne un des trois types de nymphe où ailes et appendices sont bien visibles et repliés sur la face ventrale du corps sans y adhérer : On y distingue des fourreaux alaires (ou ptérothèques) et des fourreaux des pattes (ou podothèques). Cela concerne la plupart des nymphes d’insectes à métamorphose complète sauf celles des Diptères et des Lépidoptères. Syn. nue ou exarate. Voir aussi Nymphe.

Lichénée n. f. Nom vulgaire de beaux papillons nocturnes (Lépidoptères Noctuidés) du genre Catocala, ainsi nommés pour la couleur de lichen de leurs ailes antérieures, leur assurant ainsi un parfait camouflage. Les lichenées dévoilent le rouge ou le jaune vif de leurs ailes postérieures lorsqu’elles sont dérangées brusquement. Elles sont également appelées usuellement « Fiancés ». Ex. La Lichénée jaune, Catocala fulminea. Voir aussi Catocale.

Ligne antémarginale, Chez les Lépidoptères, ligne transversale de l’aile située entre sa marge, sa base et sa zone médiane.

Lignicole adj. (Du lat. lignum, bois et colere, habiter). [Lignicolous]. Qui vit dans le bois en y creusant par exemple des galeries. Beaucoup d’insectes sont lignicoles. Voir aussi Habitats biotiques.

Lignivore adj. (Du lat. lignum, bois et vorare, manger). [Lignivorous]. Qui consomme le bois ou qui creuse des galeries dans le bois vivant. Le terme de lignivore fait plus référence à des décomposeurs de cellulose (ou lignine) afin de s’en nourrir. Ces décomposeurs font alors bien souvent appel à des organismes symbiotiques tels que les bactéries ou les protozoaires qui les aident à digérer la cellulose. Mais Paulian parle de lignivores stricts à propos des Cérambycidés et des Curculionidés. Ils consomment alors le bois sans être associés à des champignons ou à des micro-organismes qui les y aideraient. Mais la plupart des insectes xylophages hébergent de tels organismes avec lesquels ils vivent en symbiose. Syn. Xylophage. Voir aussi Bactérie.

Ligule (Ligula) n. f. (Du lat. ligula, langue). [Ligula]. Lobes réduits à l’extrémité du labium (lèvre inférieure), généralement divisés en glosses et paraglosses mais pouvant quelquefois être fusionné en un seul sclérite. C’est notamment le cas, chez les Hyménoptères Apidés (abeilles et bourdons), où maxilles et palpes labiaux (complexe maxillo-labial) forment une gaine autour de la langue, qui elle-même résulte de la fusion des glosses du labium (fusion de la deuxième paire de maxilles). Le tout, forme une assez longue "langue" ou ligule, une trompe lécheuse (ou proboscis), sorte de tube aspirateur, utilisée pour lécher le nectar. Le terme est souvent utilisé en tant que synonyme de langue (lingua) ou glosse. Voir aussi Glosse, Langue et Pièces buccales de type lécheur.

Limacodidés (Limacodidae) Duponchel, 1845 n. m. pl. [Slug caterpillars moths, Nettle caterpillars, Saddleback caterpillars]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Zygaénoïdes. On en connait près de 1.000 espèces. Ce sont des papillons nocturnes. La plupart ont un corps velu. Le proboscis et les palpes maxillaires sont absents ou réduits. Ils ne portent ni ocelles ni chaetosemata. Les antennes des mâles sont au moins partiellement bipectinées tandis que celles des femelles sont dentées ou filiformes. L’envergure de leurs ailes, larges et arrondies, est comprise entre 14 et 74 mm. Ce sont des papillons dont la nervure Médiane (M) à l’intérieur de la cellule discoïdale (d) n’est pas bifurquée. Les nervures du secteur de la radiale 3 et 4 (Rs3 et Rs4) prennent naissance sur un rameau commun aves les autres nervures Radiales (R). Les pattes antérieures ne portent pas d’épiphyse. La formule de leurs épines tibiales est 0-2-4 ou 0-2-2. Ce sont des papillons cosmopolites dont la chenille d’une espèce est consommée par les habitants de Madagascar. Ces chenilles qui ressemblent à des limaces (ce qui montrent qu’ils sont apparentés aux Dalcéridés) sont phyllophages. Elles sont plates et trapues et possèdent des soies (souvent urticantes) sur des verrues dorsales. Elles portent des ventouses en guise de fausse-pattes. Elles se métamorphosent dans un cocon de soie. Quelques espèces sont nuisibles.

Lime-bois n. m. Nom usuel donné à divers Insectes dont les larves attaquent le bois et plus particulièrement à un Coléoptères Polyphages Lyméxylidés du Genre Lymexylon. Ex. Lymexylon navale dont la larve appelée aussi « vers du bois » s’attaque aux coques des navires en bois.

Limenite (Limenitis) n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Papilionoïdes Nymphalidés, comprenant de jolis papillons, dont les ailes brunes, à reflets bleus ou violacés, sont tachées de blancs. Ex. Limenitis populi ou autrefois Le Vice-roi appelé maintenant, Basilarchia (=Limenitis) archippus.

Limnéphilidés (Limnephilidae) n. m. pl. (du gr. limnê, marais, lac et philos, aimer). [Northern Caddisflies]. Famille d’Insectes Trichoptères Integripalpia Limnephiloïdes comptant près de 1.500 espèces regroupées dans plus de 40 genres. Les adultes mesurent plus de 6 mm de long. Les mâles ont des palpes maxillaires de 3 articles alors que les femelles en ont 5. Les ocelles sont présents. Leurs antennes filiformes sont aussi longues que les ailes antérieures. Les ailes sont généralement fumées. La cellule discoïdale de leurs ailes antérieures est fermée. On ne trouve pas de cellule médiane. Les larves aquatiques éruciformes, portent une corne prosternale. Elles se renferment dans des gaines faites de brindilles, de grains de sable et de coquilles agglomérées avec de la soie pour effectuer leur nymphose. Tout comme les larves de Phryganes, les larves de Limnéphilidés ont un premier segment thoracique fortement chitinisé par rapport aux deux suivants. Elles se nourrissent de substances végétales. Ex. Limnephilus lunatus. Le Limnophile grisâtre, Limnephilus griseus. Le Limnophile rhombique, Limnephilus rhombicus.

Limnephiloïdes (Limnephiloidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Trichoptères (ou Phryganes) regroupant entre autres les Familles suivantes : Apataniidae, Brachycentridae, Goeridae, Lepidostomatidae, Limnephilidae, Oeconesidae, Pisuliidae, Rossianidae, Uenoidae. Les Limnephiloïdes avec notamment la Super-famille des Leptocéroïdes, réunissent les familles de l'ancien sous-ordre des Integripalpia c'est-a-dire, très schématiquement, des Trichoptères à fourreaux. Les Limnephiloïdes constituent, en nombre d'espèces, la principale Super-famille des zones paléarctiques et néarctiques.

Limnichidés (Limnichidae) Erichson, 1846 n. m. pl. [Minute Marsh-loving beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Byrrhoïdes. On en connait 345 espèces. Les adultes mesurent entre 1 et 4 mm. Ils présentent un corps ovale et convexe moyennement acuminé postérieurement. Certains sont pubescents. Ils sont de couleur marron à noire ou verdâtre. Ils ont des antennes de 11 articles, assez courtes avec une massue de trois articles (en France) ou plus. La face ventrale de leur corps comporte des sillons pour la réception des fémurs. Leurs tarses sont tous pentamères. Le dernier article de leurs tarses est très long et porte de longues griffes. On distingue 5 sternites abdominaux. Ce sont des Coléoptères ripicoles (ils vivent sur les berges des cours d’eau). Leurs larves vivent dans le sable et les litières où elles se nourrissent de matières organiques en décomposition. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout sous les tropiques.

Limnocentropodidés (Limnocentropodidae) n. m. pl. (Du gr. limnê, étang, lac). Famille de Trichoptères Integripalpia Leptocéroïdes.

Limnobenthos n. m. (Du gr. limnê, étang, lac et benthos). [Limnobenthos]. Benthos des eaux douces.

Limnobionte n. m. (Du gr. limnê, étang, lac et bios, vie). [Limnobiont]. Organisme vivant dans les eaux stagnantes, douces.

Limnophile adj. (Du gr. limnê, étang, lac et philos, ami). [Limnophilous]. Qui vit dans les eaux stagnantes, douces. Voir aussi Habitats abiotiques. // Nom vernaculaire d’Insectes Trichoptères Integripalpia Limnephiloïdes de la Famille des Limnéphilidés. Ex. Le Limnophile grisâtre, Limnephilus griseus. Le Limnophile rhombique, Limnephilus rhombicus.

Limoniidés (Limoniidae) n. m. pl. [Limoniid crane flies]. Famille d’insectes Diptères Nématocères Tipuloïdes comptant des Sous-familles telles que celles des Chioneinae, Eriopterinae, Hexatominae, Limoniinae, etc. Ils étaient autrefois considérés comme une Sous-famille de Tipulidés. Le quatrième article de leur palpe maxillaire est plus petit ou égal au troisième alors que chez les Tipulidés, il est plus long ou aussi long que les trois premiers réunis. Leurs antennes portent 14 à 16 articles, alors qu’il y en a 13 chez les Tipulidés. Cette famille regroupe près de 11.000 espèces répartis dans près de 70 genres. Ils sont cosmopolites.

LINÉ [On écrit quelque fois Linné car en lat. son nom s’écrit Linnaeus] Carl von, (1707-1778), n. p. Célèbre naturaliste et médecin Suédois. Créateur de l’entomologie et plus généralement de la nomenclature binomiale des êtres vivants (noms Latins de genres et d’espèces). Il établit les divisions et décrivit les genres et les espèces dans son œuvre, Systema naturae (12 éditions de 1735 à 1768). Dans sa première édition de 1735, Liné divise les Insectes en 4 ordres : Coleoptera (ailes recouvertes par des élytres coriaces) ; Angioptera (ailes à nervures non recouvertes d’élytres) ; Hemiptera (ailes sans élytres, ailes supérieures demi-membraneuses) et Aptera (sans ailes). C’était une ébauche imparfaite et la confusion était extrême. C’est au cours des années suivantes qu’il perfectionna son œuvre conduisant à la 10ème édition (1758), qui sert de point de départ à la nomenclature zoologique actuelle. Cette œuvre compta jusqu’à 12 éditions, toutes parues de son vivant et dont la dernière fut corrigée par lui-même en 1767. Son système reste le fondement des classifications modernes. La taxinomie actuelle utilise encore largement la nomenclature binominale, c’est à dire le double nom, inaugurée par Liné. En revanche, les critères de classification sont différents.

Linéaire adj. (Du lat. linearis, linéaire, dérivé de linea, ligne). [Linear]. Qui tend à prendre la forme d'une ligne droite, d’une ligne rectiligne. 

Linéen, enne, adj. Qui a rapport à Liné, à ses théories. Ex. Espèces linéenne.

Linéiste adj. Qui suit la méthode de Liné.

Lingua n. f. Mot lat. signifiant langue. Voir Langue.

Linguatules ou Linguatulides n. m. pl. Classe d’Animaux Pararthropodes ou Super-classe d’Arthropodes Pararthropodes. Ce sont des parasites vermiformes des voies respiratoires des Vertébrés. Ils ont un aspect un peu semblable aux vers dont la cuticule serait chitinisée. Ils ont beaucoup de caractères annélidiens, les appareils respiratoires et circulatoires faisant défaut. Mais comme chez les arthropodes, les muscles sont striés et organisés en bandelette. Leur corps est aplati et ils peuvent mesurer de quelques millimètres à dix centimètres de longueur. Syn. Pentastomides.

Lingule n. f. (Du lat. lingula, petite langue). [Lingula]. Chez les Hémiptères Aleyrodidés, structure située sous l’opercule à l’extrémité de l’abdomen à l’intérieur d’un orifice vasiforme.

LINNÉ n. p. Voir Liné.

Linnéon n. m. (De Carl von Liné). [Linneon]. Espèce animale ou végétale au sens large que Liné donnait à ce mot, caractérisé par l’interfécondité de tous ses représentants.

Linognathidés (Linognathidae) n. m. pl. [Pale lice]. Famille d’Insectes Phthiraptères Anoploures.

Liode (Liodes) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères. Ex. Liodes cinnamomea dont les mœurs ont été décrites dans les « Souvenirs entomologiques » de Fabre. Il est mycétophage et apprécie notamment les truffes.

Lioptéridés (Liopteridae) Ashmead, 1895 n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Cynipoïdes. Leurs articles antennaires sont fusiformes. Leur pronotum atteint latéralement la tégula. Ils ressemblent aux Ibaliidés. On les reconnaît à leur gaster pétiolé (segment abdominal aminci, d’où le terme « taille de guêpe ») qui est placé relativement haut sur le thorax. De plus les tergites 4 à 6 du gaster sont plus larges. Les femelles ont un ovipositeur visible ventralement.

Liotheum n. m. Ancien Genre d’Insectes Phthiraptères Amblycères (Mallophages) Ménoponidés, parasite fréquent des oiseaux de basse-cour d’où son nom usuel de pou des oiseaux. Le genre actuel usité est celui de Colpocephalum. Ex. Liotheum nitidissimum

Lipide n. m. [Lipid]. Les lipides sont des corps gras, insolubles dans l’eau mais solubles dans les solvants organiques. Associées à la chitine et aux protéines, les lipides entrent en particulier dans la composition de la procuticule (zone dure dite chitinisée du tégument).

Liparis n. m. Ancien Genre d’Insectes Lépidoptères, Bombyciens, qui comprenait l’actuel Lymantria monacha ou Nonne, qui portait alors le nom de Liparis monacha. Voir Lymantria.

Liparidés n. m. pl. Ancienne Famille d’Insectes Lépidoptères, dont l’ancien genre Liparis en était le type. Le genre Lymantria (ex. Lymantria monacha, ex Liparis monacha) appartient à la famille des Lymantriidés (ou Érebidés selon Fauna Europaea).

Liparus n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés. Ex. Liparus coronatus nuisible aux carottes. Liparus dirus. L. glabrirostris. Syn. Molyte.

Lipeure (Lipeurus) n. m. Genre d’Insectes Phthiraptères Ischnocères Philoptéridés. Ce sont des parasites fréquents d’oiseaux de basse-cour et qui sont notamment très commun sur les pigeons. Ex. Lipeurus caponis.

Lipoptène (Lipoptena) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères Muscomorphes Hippoboscidés. Ex. Lipoptena cervi.

Liposcélidés (NCBI) ou Liposcélididés (SITI, Fauna Europaea) (Liposcelidae ou Liposcelididae) n. m. pl. (Du gr. lipos, graisse). [Booklice]. Famille d’Insectes Psocoptères Troctomorphes Nanopsocètes. Leur corps est aplati dorso-ventralement. Leurs antennes portent plus de 20 articles. Leurs yeux sont petits. La plupart sont aptères. Ils ont des fémurs renflés aux pattes postérieures. Leurs tarses sont trimères. Les jeunes ressemblent beaucoup aux adultes mais leurs antennes sont plus courtes. Ils vivent souvent dans la litière des feuilles. Ils sont cosmopolites. Ex. Liposcelis terricolis.

Lisette n. f. Nom usuel d’un Insecte Coléoptère Curculionoïde Attelabidé, Rhynchites coeruleus, appelé également « Coupe-bourgeon » par les jardiniers. Voir Rhynchite.

Lissorhoptrus n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionoïdes Erirhinidés. Ex. Lissorhoptrus oryzophilus.

Lithidiidés (Lithidiidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères Acridoïdes.

Lithocolletis n. f. Ancien Genre d’Insectes Lépidoptères Glossates Gracillariidés (Microlépidoptères). La chenille de cette teigne mine les feuilles de platanes, d’aulne, etc. Syn. senior Phyllonorycter. Ex. Phyllonorycter (Lithocolletis) populifoliella.

Lithosie (Lithosia) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Noctuoïdes Arctiidés (écailles) comprenant des papillons assez grêles, dont les chenilles vivent sur les lichens. Ex. La « Lithosie quadrille », Lithosia quadra.

Lithosiidés (Lithosiidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates (Hétérocères) Eulépidoptères Ditrysiens Noctuoïdes. Ils ont un corps lourd et velu et des ailes vivement colorées. On les appelle également écailles. Les Lithosiidés sont considérés comme une Sous-famille d’Arctiidés (Selon SITI et NCBI). Voir Arctiidés.

Litière n. f. [Litter]. Ensemble des débris végétaux qui tombent au sol, qui s'accumulent et s'incorporent au sol minéral, pour donner l'humus. Voir aussi Edaphique.

Liturgusidés (Liturgusidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Orthoptéroïdes Dictyoptères Mantodés.

Livie (Livia) n. f. Genre d’Insectes Hémiptères (Homoptères) Sternorhynques Psyllidés. Pour certains auteurs, c’est le genre type de la Famille des Liviidés. Ex. La livie des joncs, Livia junci (ou Livia juncorum) commun sur les joncs des marais, et qui leur occasionne des galles.

Livrée n. f. (De livrée au sens de habits donnés par le seigneur). [Coat]. Ornementation, aspect, couleur du tégument (paroi du corps) d’un insecte. Ex. Le cryptocéphale a une livrée brillante.

Livrée des arbres, [Lackey moth]. Nom commun d’un Lépidoptère Bombycoïde de la Famille des Lasiocampidés, Malacosoma neustria (L.). Ce papillon est répandu dans la région holarctique. Sa chenille, aux teintes vives et bigarrées, vit groupée dans des nids soyeux en sociétés nombreuses et se rend très nuisible aux arbres fruitiers. Les œufs sont groupés en bagues autour des branches. Syn. Bombyx neustrien.

Livrée des près, [Ground Lackey]. Nom vernaculaire d’un Lépidoptère de la Famille des Lasiocampidés, Malacosoma castrense (L.)

Lixophaga n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères Muscomorphes Tachinidés. Ex. Lixophaga diatraeae, auxiliaire des cultures de sorgho ou de canne à sucre.

Lixus n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés. Ex. Lixus iridis, à la pubescence jaune ou grise très courte.

Loase n. f. Filariose limitée aux zones forestières d’Afrique équatoriale. Les vecteurs sont des taons du genre Chrysops (Diptères Brachycères Tabanidés). En une dizaine de mois, le parasite, un nématode nommé Loa loa (Famille des Onchocercidés), passera du stade larvaire à l’adulte. Ce dernier peut mesurer jusqu’à 7 cm. Si la filaire n’est pas extraite, elle peut vivre sous la peau de son hôte durant une quinzaine d’années. Voir aussi Onchocercose.

Lobe n. m. (Du gr. lobos, lobe). [Lobe(s)]. 1. Désigne toute structure ou excroissance arrondie, globuleuse, située au bord ou à la surface d’une autre structure. Il peut s’agir par exemple de la région postérieure des ailes comme le lobe jugal. Il peut aussi s’agir d’expansions latérales des segments abdominaux ou de toutes autres expansions. Ex. Le prélabium peut comporter un lobe interne ou glosse et un lobe externe ou paraglosse. // 2. Chez les Hémiptères Diaspididés, le terme de « lobe », désigne spécifiquement les prolongements, dentiformes, arrondis, placés sur le bord du pygidium (dernier tergite abdominale).

Lobé, e adj. [Lobed, Lobate]. Qui présente une extension arrondie, proéminente.

Lobe céphalique, Syn. d’acron ou prostomium. Voir Acron.

Lobe épicranial, [Epicranial lobe]. Chez les larves de Lépidoptères, lobes convexes latéraux de l’épicrâne (partie supérieure de la capsule céphalique). Voir aussi Epicrâne.

Lobe jugal, [Jugal lobe]. Extension se trouvant près de la base du bord postérieur de l'aile postérieure. Ex. Chez les Hyménoptères. Voir aussi Cuilleron, Fibule et Champ jugal.

Lobe médian, [Median lobe]. Chez les mâles Coléoptères, le pénis se divise en une phallobase (partie basale du pénis) appelée tegmen et un lobe médian (encadré par les paramères ou lobes latéraux). Le lobe médian contient le sac interne (ou endophallus).

Lobe vannal, Syn. de Vannus. Voir Vannus.

Lobes antennaires, [Antennal Lobes]. Chez les insectes, les lobes antennaires se situant dans la tête sont l’équivalent des bulbes olfactifs des vertébrés. Chaque lobe antennaire est formé d’un cortex cellulaire et d’un neuropile, central, divisé en glomérules individualisés, délimités par des cellules gliales. Les glomérules sont des structures périphériques individualisés composant les lobes antennaires. Elles constituent le premier niveau du système olfactif . Les lobes antennaires comprennent des neurones de projection qui sont des neurones excitateurs et dont l’axone sort du lobe antennaire et des neurones locaux (interneurones et neurone de projection) qui sont inhibiteurs et qui n’ont pas d’axones. Les deux lobes antennaires d’où partent les nerfs antennaires constituent la majeure partie du Deutocerebrum. Voir aussi Cerveau, Corpora pedunculata, Glomérule et Neurones olfactifs.

Lobes latéraux, Syn. de paramères. Voir Paramères.

Lobes ocellaires, [Ocular lobe]. Ils innervent les cellules rétiniennes (ou rétinuliennes) dont ils transmettent les impulsions électriques au protocérébron. Voir aussi Lobes protocérébraux.

Lobes optiques, [Optic lobe]. Région ventral du protocérébron d’où partent les nerfs optiques qui innervent les yeux composés. Ils sont entourés de masses ganglionnaires formant l’opticum (ou médulla interne) puis l’épiopticum (ou médulla externe) puis le périopticum. Voir aussi Lobes protocérébraux, Protocérébron et Yeux composés.

Lobes protocérébraux,  [Protocerebral lobes]. Le protocérebron comprend deux lobes protocérébraux d’où partent les nerfs ocellaires qui innervent les ocelles, et deux lobes optiques d’où partent les nerfs optiques qui innervent les yeux composés. Les lobes protocérébraux sont séparés par la pars intercerebralis (situé en position dorso médiane, dans le protocérébron). L’impulsion électrique générée par l’absorption de la lumière sera transmise par le rhabdomère aux lobes ocellaires du protocérébron. Voir aussi Corpora pedunculata et Protocérébron.

Lobes Protocérébraux Latéraux, [Lateral Protocerebral lobes]. Lobes situés sur les côtés du protocérébron constituant ce qui semble être le relais de sortie du système olfactif. Ils sont composés de neurones commandant des neurones moteurs.

Loboscélidiidés (Loboscelidiidae) Maa & Yoshimoto, 1961 n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Chrysidoïdes. Selon NCBI, il s’agit d’une Sous-famille de Chrysididés.

Locomoteur, -trice adj. [Locomotor]. Qui sert à se déplacer. Ex. Pattes locomotrices.

Locomotion n. f. (Du lat. locus, lieu et motivus, mobile). [Locomotion]. Mouvement par lequel les êtres vivants, principalement les animaux, se transportent d’un lieu vers un autre. Les insectes se déplacent au moyen de leurs pattes et de leurs ailes. Certaines larves apodes comme l’asticot (Diptère) rampent toutefois. On connait aussi le cas des chenilles arpenteuse (Lépidoptères Géométridés) qui arquent leur corps en amenant leurs fausses pattes contre les vraies. Chez les larves de Coléoptères Staphylinidés, le 10ème segment abdominal porte un pygopode jouant le rôle d’une « béquille », servant ainsi de point d’appui pour la locomotion. Ex. Organes de la locomotion. Voir aussi Aile, Fausses-pattes, Patte et Pygopode.

Locuste (Locusta) n. f. (Du lat. locusta, empoisonneuse romaine). Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Orthoptères Caelifères Acrididés. Le genre est l’un des premiers décrits par Liné (1758). Usuellement le terme désigne toutes sortes de criquets aux mœurs migratrices et grégaires, qui détruisent toute végétation sur leur passage et cela par opposition aux sauteriaux qui ne sont pas grégariaptes (tendance à devenir grégaire). Ex. Locusta migratoria.

Locustidés n. f. pl. Terme impropre provenant de la traduction de l’Anglais qui dénommait la Famille des Locustidae dont la locuste était le type.

Loméchuse (Lomechusa) n. f. Genre d’Insectes Coléoptères Staphylinidés. Ce sont des parasites des fourmilières dont les larves dévorent les œufs et les larves des fourmis. Ils ne se font pas attaquer car l’adulte sécréte un produit éthéré, très recherché des fourmis qui s’apparenterait pour elles à l’alcool. Ex. Lomechusa strumosa.

Lonchaea n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères (mouches) Cyclorrhaphes Lonchaeidés, dont la larve nuit à divers fruits tels que la poire, la prune, la pêche, la figue, l’orange, et la tomate. Ex. Lonchaea parvicornis, L. laticornis.

Lonchaeidés (Lonchaeidae) n. f. pl. [Lanceflies, Lonchaeid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Téphritoïdes, dont le genre Lonchaea en est le type. On en connait près de 500 espèces. Ils sont étroitement liés aux Lauxaniidés et certaines espèces ressemblent aux Anthomyiidés ou aux Piophilidés. Les adultes sont de petite taille. Ils ont un corps robuste. Ils sont d’une couleur métallique noire à bleu-noir. Ils n’ont pas de vibrisses. Ils portent une soie fronto-orbitale réclinée. Comme tous les Schizophores, ils présentent une suture ptilinale sur la tête. Leur mésopleure porte une ou plusieurs soies. La nervure Sous-costale (Sc) de leurs ailes est complète, non effacée dans la partie distale de la cellule costale et rejoint la nervure Costale (C). Cette dernière présente une fracture près de l’apex de la Sous-costale. Leurs haltères sont sombres ou noirs. Leurs pattes sont fines. Les femelles possèdent un long ovipositeur semblable à celui des Otitidés. Cette Famille comporte des larves saprophages ou phytophages susceptibles de provoquer des dégâts aux fruits ou aux tissus végétaux déjà attaqués par les ravageurs primaires, notamment les Téphritidés (Diptères Brachycères). Ils sont cosmopolites sauf dans les régions polaires et en Nouvelle-Zélande.

Lonchodinés (Lonchodinae) n. m. pl. Sous-famille de Phasmoptères Anaréolates de la famille des Phasmatidés. Ex. Le bâton du diable ou Carausius morosus (qui selon d’autres auteurs appartient à la Famille des Diapheromeridés)

Lonchoptéridés (Lonchopteridae) n. m. pl. [Spear-winged flies, Pointed-wing flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Aschizes Lonchoptéroïdes (ou Platypezoïdes selon NCBI). Ils mesurent moins de 5 mm de long. Leur corps effilé est de couleur jaune à jaunâtre-noir. Leurs ailes prennent la forme d’un fer de lance et sont de ce fait pointues à leurs extrémités. La nervure costale fait le tour complet de l’aile. Leurs soies sont grandes. On les trouve dans les habitats humides et ombragés. Leurs larves se développent dans les végétaux en décomposition. Ils sont cosmopolites.

Lonchoptéroïdes (Lonchopteroidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Aschyzes représentée par l’unique Famille des Lonchoptéridés.

Longévif, ive adj. Qualifie une espèce dont la tratégie de vie est basée sur le long terme. Ex. La reine chez les abeilles ou les termites.

Longicorne adj. (Du lat. longus, long et cornu, corne). [Longicorn, Longhorned]. Qui a de longues antennes, au moins aussi longues que le corps. Ex. Coléoptère longicorne. Syn. Capricorne.

Longicornes n. m. pl. [Longicorn beetles, Longhorned beetles]. Nom usuel des Cérambycidés en tant que division des Coléoptères présentant de longues antennes. Syn. Capricornes. Voir Cérambycidés.

Longirostre adj. (Du lat. longus, long et rostrum, bec). Qui a un long rostre.

Longitarse (Longitarsus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Chrysomélidés dont les représentants attaquent au collet les plantes herbacées. Ex. Longitarsus dorsalis.

Longitudinal, e, aux adj. [Longitudinal]. Dans le sens de la longueur. Ex. Nervure longitudinale.

Lophocoronidés (Lophocoronidae) Common, 1973 n. m. pl. [Australian archaic sun moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Dacnonyphes Eriocranioïdes. Leur proboscis est réduit et les mandibules sont vestigiales. Cette Famille, comptant 6 espèces, est endémique d’Australie. On les trouve dans les forêts d’Eucalyptus.

Lophocoronoïdes (Lophocoronoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Dacnonyphes ne regroupant que la Famille des Lophocoronidés (Selon NCBI).

Lophopidés (Lophopidae) Stål, 1866 n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Fulgoromorphes (Auchénorrhynques) Fulgoroïdes. On en connait près de 500 espèces. Leur tête est plus étroite que le pronotum (sclérite dorsal du prothorax). Les scrobes de leurs antennes se situent sous leurs yeux composés. Le pédicelle de leurs antennes est grand et porte des sensilles visibles. Leur mésonotum est relativement plus large que long. Les ailes antérieures sont presque de forme rectangulaire. Les bords antérieurs et postérieurs des ailes antérieures sont parallèles ou presque. Le deuxième article de leur tarse postérieur ne comporte pas d’épines apicales. On les trouve principalement dans les régions tropicales.

Lophopteryx n. m. (Du gr. lophos, panache, huppe et pteron, aile). Genre d’Insectes Lépidoptères Notodontidés aux ailes antérieures munies d’une touffe de poils et dont la chenille vit sur le tilleul et le bouleau. Ex. Lophopteryx camelina (= Ptilodon capucina). Syn. senior Ptilodon (Selon Fauna Europaea).

Lophyre n. m. Nom usuel d’un Insecte Hyménoptère Tenthrédinoïdé de la Famille des Diprionidés dont la larve est un redoutable ravageur des pins et autres conifères. L’adulte présente un fort dimorphisme sexuel. Ex. Diprion pini ou Neodiprion sertifer. Voir Diprionidés.

Loque n. f. Maladie contagieuse (épizootie) atteignant les larves d’abeilles, due à des microbes du genre Bacillus. Voir aussi Epizootie

Loqueux, euse adj. Atteint de la loque. Ruche loqueuse.

LORGUIN Pierre, Joseph, Michel, (1787-1873), n. p. Juriste Français qui vécu en Algérie puis en Californie suite à la découverte d’or. Il collectionna les Lépidoptères de Californie pour Boisduval qui les décrit. Il a également établi des collections à partir d’individus collectés aux Philippines, en Chine et en Asie du Sud-est.

Lorum n. m. (Du lat. lorum, lanière, bande). [Lorum]. Sclérite céphalique ayant la forme d’une bande sur le bord de la bouche, maintenant les maxilles et le postmentum. Ex. Chez les Cicadelles (Hémiptères). Chez les abeilles (Hyménoptères Apidés). Syn. Submentum ou Postmentum ou Plaque mandibulaire. 

Lotique adj. [Lotic]. Se dit d’un milieu d’eaux courantes ou des espèces qui s’y développent. Contr. Lentique.

Lucane (Lucanus) n. m. (Du lat. lucanus). Genre d’Insectes Coléoptères Lucanidés dont les mâles ont des mandibules énormes (dimorphisme sexuel) leur servant lors d’affrontements. Le plus connu, qui est aussi le plus grand coléoptère d’Europe, est appelé aussi « Cerfs-volants », Lucanus cervus, car les mandibules du mâle évoquent les bois d’un cerf. Les larves qui creusent des galeries dans le bois peuvent mettre plusieurs années avant de devenir adultes.

Lucanidés (Lucanidae) Latreille, 1804 n. m. pl. [Stag beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Lucanoïdes dont le lucane en est le type. On en connait près de 1000 espèces. Les adultes mesurent près de 60 mm. Certains mâles peuvent atteindre 120 mm. Leurs corps est fortement sclérifié. Leur tête est prognathe. Ils se nourrissent la nuit de la sève des arbres. Leurs antennes coudées de dix articles sont terminées par une massue antennaire pectinée de 3 à 7 articles formant des feuillets fixes (lamellicornes ou pectinicornes). Ils sont proches des Scarabaeoïdes, mais chez ces derniers les feuillets de la massue antennaire sont mobiles. Les mâles ont souvent des mandibules hypertrophiées (les faisant ressembler aux bois d’un cerf en ce qui concerne l’espèce Lucanus cervus). Les femelles présentent des mandibules ressemblant à une pince. Leurs élytres noirs ou bruns sont généralement glabres et non striés (ou légèrement striés). Leurs tarses sont tous pentamères (5-5-5). Leur abdomen porte 5 sternites et le pygidium est caché. Ils vivent dans le bois en décomposition. Ils forment la Super-famille des Lucanoïdes avec les Passalidés dont ils se distinguent par le fait que leurs élytres généralement glabres ne soient pas sillonnés longitudinalement et que leur pronotum ne présente pas de sillon médian. Les adultes se nourrissent la nuit des la sève des arbres. Les femelles pondent leurs œufs dans le bois pourrissant. Leurs larves scarabéiformes portent sur les pattes, un archet (ou râpe ou pars stridens) au milieu de la hanche et un plectrum (ou grattoir) à l’arrière du trochanter. Leur tête hypognathe porte au plus un stemmate sur les côtés. Elles n’ont pas d’urogomphes. Elles sont en général saproxylophages. Le développement des larves dure souvent plusieurs années. Elles se nymphoseront dans des loges du bois qui les a vu naître. Ex. La petite biche, Dorcus parallelepipedus L.

Lucanoïdes (Lucanoidea) n. m. pl. (De lucane et du gr. eidos, aspect). Super-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages dont la Famille des Lucanidés en est le type et qui regroupe également la Famille des Passalidés. Leur caractère commun est d’avoir une massue antennaire composée de feuillets fixes par opposition à la Super-famille des Scarabéoïdes dont les feuillets sont mobiles.

Lucicole adj. (Du lat. lux, lucs, lumière et colere, habiter). [Lucicolous]. Qui habite dans les lieux où il y a de la lumière. Syn. Luciphile. Voir aussi Phototaxie et Habitats abiotiques.

Luciférase n. f. [Luciferase]. Substance ressemblant à un enzyme, dont le contact, avec le composé appelé luciférine, produit une oxydation génératrice de lumière chez certains insectes. Il existe cinq types de luciférase, chacun étant lié à une luciférine spécifique. Ex. Coléoptères Lampyridés (Lampyres et Lucioles) notamment. Voir Luciférine et Luminescence.

Luciférine n. f. (Du lat. lux, lucs, lumière et ferre, porter). [Luciferin]. Molécule dont l'oxydation, sous le contrôle de la luciférase aboutit à la formation d'oxyluciférine et à l'émission de lumière. Composé chimique se trouvant dans les organes lumineux des Coléoptères lucifères, tels que la luciole ou le pyrophore (taupin).  Voir aussi Luciférase et Luminescence.

Lucifuge adj. (Du lat. lux, lucs, lumière et fugere, fuir). [Lucifugous]. Se dit d’un animal vivant dans des galeries afin d’y fuir la lumière, notamment par exemple d’un termite du bois.

Lucilie (Lucilia) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères de la famille des Calliphoridés, comprenant la mouche dorée de la viande ou la lucilie bouchère parasite des bovins dans le nouveau monde. Les lucilies sont des Diptères remarquables par leurs couleurs métalliques éclatantes, bleu ou vert métallisé. La plus commune en France est la Lucilia caesar, vert doré. Ses larves, appelées asticots, vivent dans les charognes. Ce sont les asticots des pêcheurs. Cette mouche peut occasionner des affections appelées myiases.

Lucilie bouchère, Nom vernaculaire donné à Cochliomyia hominivorax, Diptère Calliphoridé.

Luciliathérapie n. f. (De Lucilie et du gr. thérapeuein, prendre soin d’un malade). [Lucilia sericata maggot therapy]. Syn. de larvothérapie. Voir Larvothérapie.

Luciole (Luciola) n. f. (Du lat. lux, lucs, lumière). Genre d’Insectes Coléoptères Elateroïdes Lampyridés. Les lucioles sont nocturnes. A la différence des Lampyres, chez les lucioles, mâles et femelles sont ailés. Les femelles ne volent cependant pas. Ex. Luciola lusitanica qui est de la famille des Lampyridae. La famille des Lampyridae compte plusieurs Sous-familles dont celles des Lampyrinae et des Luciolinae. Les Lucioles sont appelées aussi usuellement « Mouche à feu ». Voir Lampyre.

Luciphile adj. (Du lat. lux, lucs, lumière et philos, ami). Syn. de lucicole. Voir Lucicole.

Lumière n. f. [Lumen]. Cavité d’un organe ou d’une structure en contact avec l’extérieur d’un organisme. Ex. Lumière du réceptacle séminal ventral. Voir aussi Foramen.

Luminescence (Du lat. lumen, lumière et escens, qui tend vers). [Luminescence]. Emission lumineuse sans incandescence, produite par une couche de cellules photogènes composées de luciférase (enzyme) et de luciférine (molécule), en présence d’oxygène et d’adénosine triphosphate (ATP). Il s’agit donc d’une réaction enzématique. C’est le procédé utilisé par les Coléoptères Lampyridés et certains Coléoptères Elatéridés comme les pyrophores ou taupins lumineux, mais que l’on trouve également chez le phosphène et le bolitophile (Diptère Brachycère) ou chez les larves d’Arachnocampa luminosa Diptères Nématocères Kéroplatidés (Keroplatidae) des grottes de Nouvelle-Zélande dont les tubes de Malpighi fonctionnent comme organe lumineux dont l’émission leur permet de capturer des petites proies aquatiques. Voir aussi ATP, Bioluminescence, Lampyre, Luciférine, Luciférase et Noctiluque.

Lunigère n. f. Nom vernaculaire d’un Lépidoptère Lasiocampidé, Cosmotriche lobulina, inféodé aux forêts de conifères d’Europe et d’Asie.

Lunule n. f. (Du lat. lunula, petite lune, petit croissant). [Lunala]. Petite marque en forme de croissant de lune, parfois colorée. Ex. L’ascalaphe soufré, Libelloides coccajus (Névroptères), présente une lunule noire sur les ailes postérieures. On peut trouver aussi une lunule sur les élytres de certains Coléoptères et notamment chez les Cicindèles.

Lunule frontale, [Lunule]. Chez les Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores, sclérite ayant la forme d’un croissant, d’un arc, situé sur la tête entre la suture ptilinale et l’insertion des antennes. Chez les Diptères supérieurs que sont les Cyclorrhaphes, on constate la présence d’une évagination membraneuse, le ptilinum, en forme de vessie, qui se gonfle durant l’émergence de l’adulte afin d’exercer une pression sur le puparium et faciliter la sortie de la pupe. Le ptilinum laisse sur la tête de l’adulte mature une trace circulaire sous forme d’une suture, la suture ptilinale. Lunule frontale et suture ptilinale sont absents chez l’autre Infra-ordre de Diptères Brachycères Cyclorrhaphes, les Aschizes.

Lupère (Luperus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Chrysomélidés. Ils ont des élytres sombres bleuâtres. On les trouve sur les saules, les pins et les genêts. Ex. Luperus longicornis.

Lutrochidés (Lutrochidae) n. m. pl. [Robust marsh-loving beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Byrrhoïdes.

Lutte antivectorielle, [Antivectorial fight]. Elle consiste en l’élimination ou le contrôle du développement des vecteurs de maladies que sont les arthropodes hématophages. Le contrôle des maladies vectorielles se fait par le contrôle de ses vecteurs. Ce contrôle est différent selon le type de vecteur considéré, mais consiste principalement en la pulvérisation de pesticide (lutte chimique). Mais la lutte contre les vecteurs de maladie s’appuie aussi sur la lutte biologique ou génétique. Au niveau mondial, 50 à 100 millions de personnes sont infectées, chaque année par le virus de la dengue. Le paludisme tue, quant à lui près d’un million de personnes par année. Mais outre ces deux principales maladies causées par le moustique (Diptères nématocères), il en existe d’autres que sont la fièvre jaune, le chikungunya, la fièvre de la vallée du Rift, le virus du Nil occidental. Les moustiques ne sont pas les seuls vecteurs de maladies graves dans le monde. Les poux (Phthiraptères Pédiculidés) peuvent transmettre des typhus exanthématiques, la borréliose, la bartonellose. La mouche tsé-tsé (Diptères Glossinidés) est vectrice de trypanosomiases. Les Hémiptères Réduviidés transmettent une autre trypanosomiase, la maladie de Chagas. Les tiques (Arachnides Acariens) sont aussi responsables de la transmission de la maladie de Lyme, la rickettsiose ou encore certaines encéphalites à tiques. Les modifications climatiques que nous connaissons viennent aggraver les manifestations de ces maladies car la distribution de leurs vecteurs à tendance a augmenté du fait du réchauffement. Voir aussi Vecteur, Trypanosome, Chikungunya, Dengue, Fièvre jaune, Filariose, Paludisme, Pesticide.

Lutte autocide, Voir Autocide et Lutte biologique.

Lutte biologique, [Biocontrol]. En agriculture, la lutte biologique désigne toutes les formes d’utilisation d’organismes vivants employés comme ennemis naturels d’un ravageur (ou d’une plante envahissante) lui-même ennemi des cultures, des animaux ou de l’homme afin d’en limiter la propagation. Cet organisme peut être un organisme phytophage (dans le cas d'une plante adventice), un organisme parasitoïde (arthropodes…), un prédateur (nématodes entomophages, arthropodes, vertébrés, mollusques…), des agents pathogènes (virus, bactéries, champignons…), etc. La lutte biologique peut également consister à libérer massivement des mâles stériles qui s’accoupleront avec les femelles d’une espèce ravageuse. Elle peut également consister en l’emploi massif de phéromones sexuelles dans le but d’empêcher la rencontre sexuelle par la confusion qui en résultera. Toutes ces formes de luttes biologiques permettent ainsi de contrôler la population de l’espèce ravageuse. Voir aussi Auxiliaire, Autocide, Bacillus thuringiensis, Biopesticide, Entomogène, Insecticide, Nématode, OGM, Plantes répulsives, Prédateur et Résistance des Insectes.

Lutte chimique, [Chemical control]. La lutte contre la prolifération d’un ravageur peut être aussi une lutte utilisant un procédé chimique, donc un pesticide. Voir Insecticide et Pesticide.

Lutte intégrée, [Integrated control, Pest management]. Lutte contre les organismes nuisibles par l’utilisation rationnelle de méthodes biologiques et/ou chimiques. L’objectif sera de limiter au strict nécessaire ces organismes nuisibles en admettant donc des seuils de tolérance de leur présence.

Lutz, Voir Organe de Lutz.

Lycène (Lycaena) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Lycénidés. Beaucoup de leurs chenilles myrmécophiles secrètent une substance dont les fourmis sont friandes en échange de quoi, ces dernières les protègent de leurs ennemis et leur permettent de manger une partie de leurs larves. Ex. Le « Cuivre des marais » ou « Grand cuivré », Lycaena dispar.

Lycénidés ou Lycaenidés (Lycaenidae) Leach, 1815 n. f. pl. [Gossamer-winged butterflies, Coppers, Elfins, Hairstreaks, Blues, Harvesters]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates (Rhopalocères) Eulépidoptères Ditrysiens Papilionoïdes comptant près de 6.000 espèces dont la lycène en est le type. Souvent de petite taille (envergure souvent inférieure à 3 cm), les Lycénidés sont généralement brillamment colorés en vert, bleu ou violet, ce qui a valu à certaines espèces de prendre le nom commun d’azuré ou de cuivré. Leur corps est assez trapu ou velu. Ils ont des antennes assez courtes insérées au contact de l’œil qui est échancré à ce niveau. Ils n’ont pas de palpes maxillaires. Les mâles portent souvent des écailles androconiales réparties sur l’aile. Un dimorphisme sexuel s’exprime quelquefois sur la coloration et lorsque c’est le cas, les mâles ont le dessus des ailes tachetées alors que les ailes restent de couleurs unies chez les femelles. Les ailes antérieures sont habituellement subtriangulaires et les ailes postérieures plutôt arrondies. Aux ailes antérieures, la nervure radiale se subdivise en 4 branches et la nervure médiane (M1) n’est pas pétiolée (comme c’est le cas chez les Piéridés) avec une branche de la radiale (R) postérieurement à la cellule discale. La base de leurs ailes postérieures est dépourvue de frénulum. Ils n’ont pas de nervure précostale aux ailes postérieures. De nombreuses espèces portent une ou deux petites queues sur les ailes postérieures dont le dessous porte de petits dessins, ocelles, points et stries, constants et semblables dans les deux sexes. Les Lycénidés n’effectuent jamais de vol plané. Leur vol est actif et soutenu. Ils peuvent ainsi voleter très longtemps au ras du sol, sans jamais se poser. Les pattes sont courtes, souvent annelées de noir et de blanc. Les pattes antérieures ne portent pas d’épiphyse et celles des mâles sont réduites (on retrouve cette caractéristique chez les Riodinidés et les Nymphalidés). Leurs tarses non articulés sont terminés par une seule griffe. Les pattes antérieures des femelles sont normalement développées. La formule de leurs épines tibiales est 0-2-2, 0-1-1 ou 0-0-0. Ils peuvent se rassembler pour boire au bord de l’eau. Leurs œufs sont sphériques, le plus souvent à surface granuleuse ou à facettes. Les chenilles onisciformes (qui ressemblent à un cloporte du Genre Oniscus) épaisses sont myrmécophiles pour près de la moitié des espèces. Elles sont souvent mineuses des tiges ou des fruits. Les chrysalides, arrondies en forme de tonnelet, sont attachées par le crémaster et par un fil transversal (chrysalides succeintes), ou bien sont libres. Ils sont cosmopolites. On les observe fréquemment en grands rassemblements au bord d’un cours d’eau ou d’une flaque, où ils viennent s’abreuver. Ex. Le Brun du pélargonium, Cacyreus marshalli, Butler.

Lycidés (Lycidae) Laporte, 1836 n. m. pl. [Net-winged beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Elatéroïdes (ou Dascilliformes Cantharoïdes). On en connait près de 3.000 espèces. Ils ont un corps mou (malacoderme) généralement allongé. Ils sont de couleur noir et rouge ou jaune. Ils mesurent de 5 à 20 mm. Leur tête est généralement de forme triangulaire. Leurs antennes de 11 articles relativement épaisses peuvent être serrulées ou pectinées. Leur pronotum est prolongé latéralement par un rebord aminci et foliacé. Le prosternum est court. Ils ont souvent un réseau de cellules sur leurs élytres (réticulées) avec des crêtes longitudinales. Les bords extérieurs des élytres sont plus ou moins parallèles. Leurs tarses sont tous pentamères (5-5-5). Les adultes se nourrissent de matières en décomposition, de sève mais peuvent être aussi prédateurs. Ils dégagent une forte odeur lorsqu’ils sont inquiétés. Les adultes sont floricoles. Quand ils se nourrissent, ils sont nectarivores. Ceux qui ne se nourrissent pas ont une espérance de vie courte. Certaines espèces arborent une couleur rouge brique afin d’avertir leur prédateurs qu’ils sont toxiques. Leurs larves lignivores ou prédatrices, à la tête prognathe, se développent sous les écorces ou la litière des feuilles. Elles ne portent ni stemmates, ni urogomphes. Le genre Lycus en est le type.

Lycopsyllidés (Lycopsyllidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Siphonaptères Pygiopsyllomorphes Pygiopsylloïdes.

Lycte (Lyctus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Lyctidés, comprenant des espèces de petite taille d’un roux foncé, allongées et plates, dont les larves attaquent les bois non-résineux, surtout dans les scieries. Ex. Le Lycte brun, Lyctus brunneus.

Lyctidés (Lyctidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Bostrichoïdes dont le genre Lyctus en est le type. Ils sont de couleur foncée qui va du marron au noir. En France, leur taille varie de 2 à 6 mm. Leur corps allongé, souvent pubescent, est relativement aplati comparé aux Anobiidés. Leur tête est bien visible dorsalement (enchâssée sous le thorax chez les Anobiidés). Leurs antennes sont terminées en massue de deux articles (trois chez les Anobiidés et les Bostrichidés). Leur pronotum est assez aplati et presque aussi large que les élytres. Les élytres sont généralement striés, ponctués ou ponctués en ligne (sauf chez le genre Trogoxylon). Leurs hanches postérieures sont sillonnées afin de recevoir le fémur (ce qui n’est pas le cas chez les Bostrichidés). Leurs tarses sont tous pentamères. Leurs larves exclusivement xylophages sont des ravageurs des bois ouvrés.

Lyctocoridés (Lyctocoridae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Cimicomorphes Cimicoïdes.

Lyde (Lyda) n. f. Nom vernaculaire et ancien Genre d’Insectes Hyménoptères Symphytes. Aujourd’hui il s’agit d’Hyménoptères Symphytes Pamphiliidés du Genre des Acantholyda, appelé communément « Lyda ». Ex. La Lyde du pin, Acantholyda hieroglyphica. On trouve aussi sous le nom vernaculaire de Lyda, la « Lyda du poirier », Neurotoma saltuum, Hyménoptère Pamphiliidé. C’est un parasite nuisible aux arbres fruitiers, aux rosacées et aux résineux tels que les conifères.

Lydella n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères Muscomorphes Tachinidés. Ex. Lydella thompsoni.

Lygaeonematus n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Symphytes Tenthrédinidés (Mouche à scie), nuisible au sapin et au pommier. Ex. Pristiphora (Lygaeonematus) piceae. Syn. senior Pristiphora.

Lygaeus n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères, type de la Famille des Lygéidés, vivant du suc de diverses plantes, dont le chêne. Ex. La Punaise écuyère, Lygaeus equestris L.

Lygaéidés ou Lygéidés (Lygaeidae) Schilling, 1829 n. m. pl. [Seed bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes, Lygaéoïdes. Il en existe plus de 4.000 espèces. Ils présentent un corps ovale ou allongé de couleur variée. Ce sont des phytophages qui possèdent des pièces buccales piqueuses afin de sucer la sève des plantes. On les appelle d’ailleurs communément « punaises des céréales » ou « punaises des graines ». Ils sont rarement prédateurs. Leurs ocelles lorsqu’ils sont présents sont situés derrière les yeux. Leurs antennes formées de 4 articles sont développées et visibles en vue dorsale. Leur scutellum est peu développé. Leurs hémélytres n’ont pas de cunéus (partie apicale, triangulaire de la corie, individualisée par une fracture cunéale) mais ont un corium et un clavus distincts. La partie apicale membraneuse de leur hémélytre présente au plus 4 ou 5 nervures. Leurs tarses médians et postérieurs sont formés de trois articles. Les arolia sont présents. Le blissus, appelé chinch bug aux Etats-Unis, parasite des cultures de céréales fait partie de cette Famille. Ils sont cosmopolites. Ex. La Punaise écuyère, Lygaeus equestris L. Syn. Myodochidés (selon SITI).

Lygaéoïdes (Lygaeoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes comprenant la Famille des Lygaéidés qui en est le type, mais aussi des Artheneidés, des Berytidés, des Blissidés, des Colobathristidés, des Cryptorhamphidés, des Cymidés, des Géocoridés, des Hétérogastridés, des Malcidés, des Ninidés, des Oxycarenidés, des Pachygronthidés, des Piesmatidés et des Rhyparochromidés. Tous comme les Coreoïdés et les Pentatomoïdés, ils portent des trichobothries sur leur abdomen.

Lygistorrhinidés (Lygistorrhinidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes Bibionomorphes. Ils sont proches des Mycétophilidés.

Lygus n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Cimicomorphes Miridés. Ce genre comprend de petites punaises terrestres, jaunâtres et d’un roux varié de blanc et de brun. Ils sont nuisibles notamment aux chrysanthèmes et aux cultures fruitières. Ex. La punaise terne, Lygus lineolaris, nuisible aux fraisiers du Canada.

Lymantria n. f. (Du gr. pour signifier très vorace, faisant ainsi référence à la chenille). Genre d’Insectes Lépidoptères Lymantriidés (Erebidés selon Fauna Europaea). Ce sont des papillons lourds, poilus, gris ou blanchâtres, qui habitent l’hémisphère boréal. Ils sont parasites de nombreux arbres surs lesquels ils pondent leurs œufs. Ex. la nonne, Lymantria monacha, des résineux de plaine ; la spongieuse ou bombyx disparate, Lymantria dispar, des forêts et des vergers.

Lymantriidés (Lymantriidae) Hampson, 1893 n. f. pl. [Tussock moths, Gypsy moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Noctuoïdes, comptant près de 2.700 espèces. Ils ressemblent aux Noctuidés mais en plus velus. Ils ont une activité nocturne (sauf chez le genre Orgyia et en partie chez le genre Lymantria). Ce sont des papillons de taille moyenne à petite. Les femelles sont généralement plus grandes et plus claires que les mâles. Ils n’ont ni ocelles, ni chaetosemata. Les adultes n’ont pas de trompe (ou rudimentaire) et ne s’alimentent pas. Leurs palpes sont petits. Les mâles ont des antennes pectinées alors qu’elles sont généralement filiformes chez les femelles. Sur leurs ailes antérieures, la base de la nervure médiane 2 (M2) est plus proche de M3 que de M1. L’apex de l’aile est arrondi. Les ailes postérieures sont larges, parfois très larges. Les ailes antérieures et postérieures sont souvent unicolores, blanches ou brunes. Au repos, les ailes sont en toit sauf chez le genre Orgyia où elles sont à plat. Ils ont un vol irrégulier. Un tympan est bien visible sur la partie postérieure du thorax sous forme d’une membrane translucide située dans une cavité. Cette cavité est elle-même protégée par des opercules abdominaux. Les tibias postérieurs possèdent deux paires d’éperons (plus rarement une paire). La formule de leurs épines tibiales est 0-2-4 et plus rarement 0-2-2. Les chenilles à la tête prognathe et à l’épaisse toison de poils (urticants chez certaines espèces), sont phyllophages et peuvent causer de sérieux dégâts, en forêt notamment. Elles portent de fausses pattes abdominales sur les segments 3 à 6 et 10. Les chrysalides se réfugient dans un cocon de soie. Ils sont cosmopolites sauf en Antarctique, aux Antilles, en Nouvelle-Zélande et certaines îles du Pacifique. Ex. L’Apparent, Leucoma salicis L. Syn. invalide, Liparidés (selon SITI) ;

Lyméxylidés (Lymexylidae) Fleming, 1821 n. m. pl. [Ship-timber beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Lyméxiloïdes dont le lyméxylon est le type. On en connait 37 espèces. Leur corps est très allongé. Ils mesurent entre 7 et 35 mm. Leurs téguments sont mous (malacodermes). Les antennes de 11 articles sont plus ou moins dentées (serrulées) ou pectinées. La tête se rétrécie derrière les yeux. Le prosternum est entièrement membraneux et ne montre pas d’apophyse sternale. Ils ont souvent des élytres très courts mais ils peuvent être aussi complets. Les cavités cotyloïdes des pattes antérieures ne sont pas fermées. Leurs tarses de cinq articles sont longs et filiformes. L’abdomen montre 5 à 7 sternites. Le pygidium est visible. Leur longévité est très réduite. Leurs larves se développent dans les forêts de bois à feuilles caduques et s’attaquent au bois vivant ou mort. Certaines espèces vivent en symbiose avec les champignons du genre Ambrosia. Ex. Hylecoetus dermestoides L. Syn. invalide, Lyméxylonidés (selon SITI).

Lyméxiloïdes (Lymexiloidea) Fleming, 1821 n. m. pl. Super-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages dont la Famille des Lyméxylidés est le seul représentant. Syn. invalide, Lyméxylonoïdes (selon SITI).

Lymexylon n. m. Genre d’Insectes Coléoptères, type de la Famille des Lyméxylidés, dont les larves creusent des profondes galeries dans les bois. On prévient ses attaques en imprégnant les grumes de dréosote ou en les badigeonnant de goudron. Ex. Lymexylon navale dont la larve appelée « vers du bois » ou « lime-bois » s’attaque aux coques des navires en bois.

Lyonétiidés (Lyonetiidae) Stainton, 1854 n. m. pl. [Lyonet moths, Lyonetiid moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens, Yponomeutoïdes. On en connait près de 200 espèces. Les adultes sont petits. Ils ont des palpes maxillaires atrophiés, une trompe distincte. Les ocelles et les chaetosemata sont absents. Les antennes sont aussi longues que les ailes antérieures. Leurs scapes antennaires (1er article antennaire) sont dilatés et forment une œillère, souvent élargie par des écailles. L’envergure de leurs ailes est comprise entre 4 et 14 mm. Leurs ailes antérieures présentent une nervation réduite. Leurs ailes postérieures sont toujours étroites presque filiformes et longuement frangées. Les pattes antérieures portent une épiphyse. La formule de leurs épines tibiales est 0-2-4. Leur abdomen à l’apex pointu est souvent tourné vers le haut ou le bas. Leurs chenilles sont mineuses de feuilles. Quelques espèces sont nuisibles.

Lyse n. f. (Du gr. lusis, dissolution). [Lysis]. Destruction de cellules ou de tissus biologiques.

Lyser v. Détruire un élément organique. Ex. Au cours de la métamorphose, les structures larvaires sont lysées.

Lysiphlebus n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Apocrites Ichneumonoïdes de la Famille des Braconidés. Ces insectes sont les ennemis des pucerons verts des céréales. Les femelles de Lysiphlebus perforent le corps des pucerons vivants pour y déposer leurs œufs. Ex. Lysiphlebus confusus.