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hanneton

Habitat n. m. (Du lat. habitatio, logement). [Habitat]. Ensemble des milieux (terrestres et aquatiques) dans lesquels vit un organisme.

Habitats abiotiques, Habitat de nature non-biologique (structure et texture d'un sol, de roches, composition chimique d'une eau, teneur en CO2 dans l'atmosphère, vitesse d'un courant, etc), ou physico-chimique (température, humidité, photopériode, pluviométrie, vent, etc.). Les facteurs écologiques abiotiques peuvent donc être classés en facteurs climatiques (facteurs physico-chimiques) et en facteurs non climatiques ou encore en facteurs ecologiques physiques et en facteurs écologiques chimiques. Lorsque cet habitat est en relation avec des facteurs abiotiques, on trouve les termes, Ammophile (sable), Amnicole (bord de rivière), Arénicole (aire sableuse), Arvicole (champs), Atmobiotique (au dessu du sol), Campanicole (champs), Cavernicole (grottes), Crénicole (ou crénophile, eaux de source), Déserticole (déserts), Dulçaquicole (eaux douces), Erémicole (ou érémophile, déserts), Ericéticole (landes graveleuses ou sableuses), Fluvicole (rive des fleuves), Géophile (sol), Halophile (milieux salés), Héliophile (milieux ensoleillés), Hydrophile (eau), Hygrophile (humidité), Hypogène (sous le sol), Lucicole (ou luciphile, lumière), Lapidicole (pierres), Limnophile (étangs), Madicole (lieux humides), Ombraticole (terrains ombragés), Pétricole (milieux rocheux), Praticole (près). Psammophile (sable), Rhéophile (eaux vives), Ripicole (ou ripiphile, berge des cours d’eau), Rivicole (ruisseaux, rivières), Rupicole (pierres et roches) , Ruricole (champs), Rusticole (prairies), Sabulicole (sable), Sciaphile (ou sciophile, ombre), Stagnicole (eaux stagnantes), Saxicole (ou lithophile, roches et pierres), Terricole (sol, terre), Thalassophile (eau de mer), Thermophile (chaleur), Torrenticole (torrents), Troglophile (souterrains), Turficole (tourbières), Xérophile (lieux secs).

Habitats biotiques en relation avec les plantes, On trouve les termes Acanthophile (plante épineuse), Agricole (milieux agraires), Algicole (algues), Arboricole (arbres), Caespiticole (gazon), Caulicole (tiges herbacées), Conophile (cônes et graines de résineux), Corticole (écorces), Dendrocole (ou dendrobie, dendrophile, arbres), Dumicole (ou thamnophile, buissons), Floricole (fleurs), Foliicole (feuilles de végétaux), Frondicole (frondaison des arbres, feuilles), Fungicole (ou fongicole ou mycétophile, champignons), Fruticole (arbrisseaux), Graminicole (céréales), Herbicole (herbes), Lignicole (bois), Muscicole (mousses), Mycétophile (ou fungicole, champignons), Némoricole (bois, forêts), Paludicole (marais, étangs), Pinicole (pins et sapins) Phytophile (plantes), Praticole (prairie), Pratinicole (prairie, syn. de praticole), Radicicole (racines), Rubicole (rube des tiges), Saprophile (matières organiques en décomposition), Sylvicole (bois), Thamnophile (ou dumicole, buisson), Truncicole (tronc des arbres) et Xylophile (bois).

Habitats biotiques en relation avec un animal, On trouve les termes Aphidicole (aphidiens), Créophile (cadavres, matières organiques en décomposition), Cuticole (sous la peau), Coprophile (excréments), Détriticole (résidus organiques animaux ou végétaux), Entomophyte (insecte), Fimicole (fumier), Gallicole (galles), Gastricole (estomac ou tube digestif), Larvicole (larves), Malacophile (mollusque), Myrmécophile (fourmis), Nidicole (nids), Ornithocoprophile (excrément d’oiseaux), Ornithophile (oiseaux), Scatophile (excréments), Stercoricole (matières fécales, excréments), Termitophile (termites), Zoophile (animaux). Voir aussi Biotope.

Habitus n. m. (Du lat. habitualis, usuel, ordinaire). [Habitus]. Terme employé pour désigner l’apparence morphologique générale (forme, aspect général) d’un insecte.

Habrobracon n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Braconidés, dont la larve se rend utile en parasitant celle de certaines teignes nuisibles au cotonnier, à la pomme de terre, etc. Ex. Habrobracon hebetor. Syn. Bracon.

Habrocérinés (Habrocerinae) Mulsant & Rey, 1877 n. m. Sous-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Staphylinoïdes Staphylinidés.

Habrosyne (Habrosyne) n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Thyatiridés, tel l’Habrosyne scripta ou « habrosyne rosée » de couleur brune dont la chenille vit en automne sur les ronces et les framboisiers.

Hachée n. f. [Argent and sable moth]. Nom usuel de la « Mélanippe hastée », Rheumaptera hastata, Géométridé de la Sous-famille des Larentiinés. Cette larentie, est une phalène blanche à bandes sombres.

Hachette n. f. [Tau emperor]. Nom vernaculaire d’Aglia tau, Lépidoptère de la famille des Saturnidés peuplant les forêts de feuillus.

Hadène (Hadena) n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Noctuidés (Noctuelles) dont la chenille nuit gravement aux céréales et aux graminacées. Ex. Hadena compta.

Haematomyzidés (Haematomyzidae) n. m. pl. (Du gr. haima, haimatos, sang). Famille d’Insectes Phthiraptères du Sous-ordre des Rhynchophthirinés. Ils en sont les seuls représentants.

Haematopinidés (Haematopinidae) n. m. pl. [Ungulate lice]. Famille d’Insectes Néoptères Paranéoptères Phthiraptères Anoploures.

Haemocyte n. m. (Du gr. haima, sang et kutos, cellule). [Haemocyte]. Voir Hémocyte.

HAGEN Hermann August (1817-1893) n. p. Entomologiste Américain d’origine Allemande, premier professeur d’Entomologie à Harvard. Il a eu comme étudiant John Henry COMSTOCK. Il a publié de nombreux ouvrages sur les Névroptères et les Termites.

Haglidés (Haglidae) n. m. pl. [Ambidextrous crickets, Hump-winged crickets] Famille d’Insectes Orthoptères Ensifères Tettigoniidés Hagloïdes. Cette famille regroupe des espèces de Nord de l’Inde et du Sichuan en Chine. L’espèce chinoise fut découverte en 2001. Ce sont des espèces édaphiques que l’on trouve dans les forêts de conifères. Syn. Prophalangopsidae

Hagloïdes (Hagloidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Orthoptères Ensifères Tettigoniidés regroupant la Famille des Haglidés qui en est le type (également appelée par certains auteurs Prophalangopsidés).

Halias n. f. Nom vernaculaire et ancien Genre de Lépidoptères de la Famille des Noctuidés. Ex. La Halias du chêne, Bena bicolorana. La Halias du Hêtre, Pseudoips prasinana (ou Pseudoips prasinanus). La Halias du Saule,  Earias clorana. La Halias du Peuplier, Earias vernana. Voir Earias.

Halicte (Halictus) n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères, type de la Famille des Halictidés. Ce sont des abeilles solitaires qui creusent leur nid dans les terrains meubles et nourrissent leurs larves de pollen. Ex. Halictus rubicundus.

Halictidés (Halictidae) n. m. pl. [Sweat bees]. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Apoïdes comptant près de 5.000 espèces. Ils sont appelés parfois abeille de la sueur. Ce surnom d’origine anglo-saxonne provient du fait que ces abeilles soient attirées par le sel contenu dans la sueur humaine. Ces hyménoptères peuvent être solitaires et beaucoup d’autres sont sociaux à divers degrés. Ils mesurent entre 4 et 8 mm de long. Ils sont de couleur noire mais peuvent être aussi de couleur verte, rouge ou jaune et souvent d’apparence métallique. Leur corps est légèrement pubescent. Leur langue (glosse) est pointue à l’apex. Les deux premiers articles de leurs palpes labiaux sont cylindriques et semblables aux suivants. Leur labre est transverse soit plus large que long. Une seule suture antennaire relie la suture fronto-clypéale à l’insertion antennaire. La deuxième nervure récurrente de leurs ailes antérieures (Rc2) n’est pas sinueuse par contre la nervure basale (Bs) est arquée ou coudée (plus ou moins à angle droit). Elles portent un grand stigma allongé. Le lobe « jugal » de leurs ailes postérieures est plus long que la cellule submédiane. Le pollen est transporté par les pattes postérieures. Leur gaster est sessile (sans pétiole). Leurs larves blanchâtres avec quelquefois un dos bosselé et de toutes petites épines, sont melliphages et les adultes oligolectiques (pollinisateurs spécialisés à un seul type de pollen). Les adultes, souvent anthropophiles, sont constructeurs de nids souterrains, mais on peut aussi trouver plus rarement leur nid dans les bois en décomposition. Ces nids sont composés de cellules juxtaposées qui contiennent du pollen et dans chacune desquelles la femelle va pondre un œuf. On y trouve notamment le Genre Sphecodes cleptoparasite des nids d’abeilles ou d’autres halictes.

Halictophagus n. m. (Du genre Halictus et du gr. phagein, manger). Nom de genre donné par erreur à un insecte Strepsiptère, devenu type de la famille des Halictophagidés, dont la femelle, d’aspect larvaire, vit en parasite sur certains Hémiptères, et non pas, comme son nom l’indiquerait, sur les halictes (abeilles). Ex. Halictophagus calcaratus.

Halictophagidés (Halictophagidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Strepsiptères Stylopidia. Leurs larves sont endoparasites d’Hémiptères et d’Acridiens et sont à ce titre utilisées en lutte biologique.

Halimococcidés (Halimococcidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes.

Haliplidés (Haliplidae) Aubé, 1836 n. m. pl. [Crawling water beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Adéphages. On en connait près de 200 espèces. Ces sont des insectes aquatiques, considérés comme mauvais nageurs, ce qui explique leur nom commun anglo-saxon. Ils sont généralement jaunâtres ou brunâtres avec des taches noires. Ils sont de forme ovale et mesurent entre 1 et 5 mm. Leurs yeux dépassent distinctement à l’avant de leur petite tête prognathe. Leurs antennes de 11 articles sont filiformes. Le pronotum est large. Leurs élytres sont ponctués de petites dépressions disposées longitudinalement en rangée (au nombre de 10 ou plus). Ils respirent comme certains Dytiscidés en établissant un creux sous leurs élytres leur permettant d’emmagasiner de l’air afin de respirer sous l’eau. Mais ils emmagasinent en plus de l’air sous une grande plaque ventrale. Leurs pattes médianes et postérieures sont adaptées à la nage. Les tibias des pattes antérieures ne portent pas d’appareil de nettoyage des antennes. Leur hanche postérieure (coxa) est caractéristique en ce qu’elle masque la majeure partie de l’abdomen. Leurs tarses sont tous pentamères. Ils ne se nourrissent pas uniquement de leur chasse. Ils sucent également les algues fibreuses. Cela en fait une exception chez les Adéphages dont adultes et larves sont prédateurs, sauf aussi chez les Rhysodidés, qui vivent dans le bois en décomposition. Plus exactement chez les Haliplidés, les adultes sont omnivores mais leurs larves ne consomment que des algues. Elles possèdent à cet effet un appareil buccal distinctif avec des maxilles, un labium et des mandibules canaliculées adaptés à la consommation d’algues. Ils sont cosmopolites.

Haliploïdes (Haliploidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Coléoptères Adéphages comprenant l’unique Famille des Haliplidés.

Halobate (Halobates) n. m. [Sea skater]. Genre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères de la Famille des Gerridés. Ils se nourrissent parmi les sargasses flottantes (algues marines) et courent sur les eaux de mers comme les Gerris. Ils sont donc halophiles. Ex. Halobates keyanus.

Halophile adj. (Du gr. hals, halos, sel et philos, ami). [Halophilous]. Qui fréquente les milieux salés ou des plantes vivant en milieu salé. C’est souvent le cas de Coléoptères de la famille des Carabidés. Ex. Cicindela circumdata, Pogonus pallidipennis, etc. C’est aussi le cas du coelope qui est un moucheron (Diptère Brachycère Coelopidé) vivant sous les laisses de mer. Ex. Coelopa pilipes ou mouche du varech. On trouve aussi chez les Hémiptères Gerridés, le genre Halobates. Chez les Collemboles, on connait Anurida maritima. Voir aussi Habitats abiotiques et Insectes marins.

Haltère n. m. (Du gr. haltêres, balanciers). [Haltere(s)]. Syn. Balancier. Voir Balancier.

Hamnie n. m. Chez les Hyménoptères, petits crochets situés sur le bord antérieur de l'aile postérieure et servant au couplage des ailes. Syn. Hamulus, hamuli au pl.

Hamophthiriidés (Hamophthiriidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Phthiraptères Anoploures.

Hameçon n. m. Syn. d’hamule. Voir Hamule.

Hamule ou Hamula n. m. (Du lat. hamulus, petit hameçon). [Hamulus(li)]. 1. Chez les Hyménoptères, crochets en hameçon disposés en série sur le bord costal des ailes postérieures rendant solidaires les ailes. Lors du vol, une gouttière des ailes antérieures s’engage dans la rangée d’hamules, de sorte, que les deux paires d’ailes sont solidarisées. Le nombre d’hamules varie de 2 à 50 selon l’espèce. Syn. Hamnie. // 2. Chez les Lépidoptères ayant un couplage alaire de type frenate, on retrouve ces crochets chez le mâle. Syn. Rétinacle. // 3. [Hamula] Crochet présent sur le troisième segment abdominal qui maintient en place la fourche (Furca) des Collemboles, tel un cran d’arrêt qui lorsqu’il est retiré leur permet de sauter. Syn. pour les Collemboles, Tentaculum ou Rétinacle. // 4. Chez certains Orthoptères, crochets présents sur les genitalia. // 5. Chez les Odonates, appendices sclérifiés, paires et latéraux en forme de crochet de l’organe copulateur des mâles, situés sur leur deuxième segment abdominal. Ils maintiennent l’organe génital de la femelle lors de l’accouplement pendant que les appendices anaux du mâle (cercoïdes et cerques) maintiennent la femelle entre la tête et le thorax. (Voir Cœur copulatoire). La forme des hamuli sont utilisés en systématique dans la détermination des espèces (Ex. cas des espèces du genre Sympetrum). Pl. Hamuli. Voir aussi Uncus.

Hamulohaltères n. f. pl. (Du lat. hamulus, petit hameçon et du gr. halter, balancier). [Hamulohalterae]. Chez les mâles cochenilles (Hémiptères Coccidés), structure paire servant de balanciers présents sur le métathorax à la place des ailes postérieures. Les mâles cochenilles ne possèdent donc qu’une paire d’ailes antérieures, à la nervation réduite.

Hanche n. f. (Du Français hanka qui a remplacé le lat. coxa, hanche). [Coxa(ae)]. Syn. Coxa. Voir Coxa.

Hanneton n. m. (De l’all. hahn, coq et du francique hano, coq, car le hanneton vol maladroitement à la manière des coqs). [Chafer]. Nom commun d’un insecte Coléoptère Lamellicorne, de la Famille des Scarabéidés. L’adulte, qui apparaît entre avril et juin, et la larve ou « ver blanc », qui vit sous terre pendant deux ans, sont herbivores et très nuisibles. Les hannetons les plus communs sont rangés dans le genre Melolontha. Melolontha melolontha est très commun en France. Leurs larves sont dites mélolonthoïdes et en constituent même le type par leur aspect. Elles sont blanches, arquées, molles, avec 6 pattes thoraciques bien développées.

Hanneton commun n. m. [May bug, Mitchamador, Billy witch, Spang beetle]. Nom usuel donné à l’espèce Melolontha melolontha.

Hanneton de la Saint Jean n. m. [Summer chafer, European june beetle]. Nom vernaculaire d’un Insecte Coléoptère Melolonthiné, Amphimallon solstitialis. Syn. Amphimalle ou Rhizotrogue.

Hanneton des bois n. m. [Cockchafer]. Nom vernaculaire d’un Insecte Coléoptère Scarabéidé, Melolontha hippocastani.

Hanneton des jardins n. m. Nom vernaculaire d’un Insecte Coléoptère Scarabéidé, Phyllopertha horticola.

Hanneton des pins n. m. Voir Hanneton foulon.

Hanneton des roses n. m. [Rose chafer]. Nom commun donné à la cétoine dorée, Cetonia aurata.

Hanneton écailleux n. m. Nom vernaculaire d’un Insecte Coléoptère Scarabéidé, Hoplia farinosa.

Hanneton foulon n. m. Nom commun du Coléoptère Polyphylla fullo, plus grand hanneton Européen (35 mm). Syn. Hanneton des pins.

Hanneton noir n. m. Nom vernaculaire d’un Insecte Coléoptère Scarabéidé, Amphimallon atrum.

Hannetonnage n. m. Destruction des hannetons.

Hannetonner v. a. Détruire les hannetons.

Hapantotype n. m. (Du gr. pan, tout et tupos, modèle). [Hapantotype]. Cas particulier de paratype ou le type biologique se compose de deux ou plusieurs échantillons d’individus directement en rapport, représentant différents stades dans leur cycle évolutif. Ces préparations forment le type porte-nom d’une espèce animale existante. Ce sera le cas par exemple chez les insectes comme le papillon qui a une phase de vie sous la forme d’une chenille ou d’une libellule qui a eu une phase de vie sous forme de larve aquatique. L’hapantotype représentera alors ces différents stades de vie. Bien qu’il s’agisse d’une série d’individus, un hapantotype est un holotype (considéré alors comme une série unique et non pas comme un spécimen unique), et la série ne doit pas être restreinte par une sélection de lectotype (exemplaire d’une série désigné subséquemment comme le type porte-nom). Voir aussi Lectotype et Paratype.

Haplodiploïde adj. (Du gr. haplous, simple, diploos, double et eidos, aspect). [Haploidiploidous]. Qualifie un système de détermination sexuelle selon lequel les œufs fécondés donnent des femelles (qui sont diploïdes), et les œufs fertiles restés vierges donnent des mâles (qui sont haploïdes). Voir aussi Diploïde, Haplodiploïdie, Haploïde et Parthénogénèse.

Haplodiploïdie n. f. [Haplodiploidy]. Processus de fécondation chez les Insectes selon lequel les œufs fécondés donnent des femelles (diploïdes), et les œufs fertiles restés vierges donnent des mâles (haploïdes). Les mâles sont ainsi presque toujours obtenus à partir du développement d’un œuf vierge par parthénogénèse arrhénotoque. L’haplodiploïdie permet donc de déterminer les sexes chez les Hyménoptères. La femelle Hyménoptère contrôle la libération des spermatozoïdes contenus dans la spermathèque afin de féconder ou pas l’ovule et ainsi donner naissance à des mâles ou des femelles. Elle contrôle ainsi, entre autres, le sex-ratio. Ce processus se rencontre également chez les Thysanoptères, et chez quelques autres insectes (Ex. Coléoptères Scolytidés).

Haplogastre adj. (Du gr. haplous, simple et gastêr, gastros, ventre). [Haplogastran]. Chez les Coléoptères Polyphages, désigne ceux d’entre eux dont le premier anneau abdominal est atrophié ventralement ne subsistant que sous la forme de deux pièces triangulaires latérales. Voir aussi Cryptogastre, Hétérogastre et Hologastre.

Haplogastres n. m. pl. Groupe biologique d’Insectes Coléoptères Polyphages, dont le premier anneau abdominal est atrophié ventralement ne subsistant que sous la forme de deux pièces triangulaires latérales. De ce fait, 6 à 7 de leurs sternites abdominaux sont visibles, ce qui permet de les distinguer des Hétérogastres. Leurs ailes postérieures membraneuses ne comportent pas d’oblongum (Cellule médiane fermée), ce qui permet de les distinguer des Adéphages. De plus contrairement aux Adéphages, on ne voit pas extérieurement de suture notopleurale (sillon séparant le pronotum du propleure) sur leur prothorax. Leurs larves ont des pattes comportant 5 articles. C’est Paulian et Jeannel, qui ont proposé une classification des Coléoptères Polyphages basée sur le degré de régression des sternites abdominaux basaux chez les adultes. Ils ont proposé de les séparer en deux groupes, les Haplogastres et les Hétérogastres. Chez les Haplogastres, on trouve les Super-familles suivantes : Hydrophiloidea, Staphylinoidea, Histeroidea et Scarabaeoidea. Ex. les staphylins, les lucanes et les scarabées. Voir aussi Cryptogastres, Hétérogastres, Hologastres, Paulian et Symphiogastres.

Haplogastrie n. f. Caractère présenté par les Coléoptères Haplogastres.

Haploïde adj. (Du gr. haplous, simple et eidos, aspect). [Haploid]. Se dit des cellules dont chaque chromosome n’existe qu’en un seul exemplaire (n chromosomes). Les gamètes sont toujours haploïdes, mais leur union donne un zygote diploïde (lot double de chromosomes). Chez les Hyménoptères, les mâles sont toujours haploïdes ce qui est une particularité de l’ordre alors que les femelles sont toujours diploïdes (parthénogenèse gamophasique).

Haploïdie n. f. Caractère des cellules haploïdes. Le sexe des Hyménoptères est déterminé par haploïdie.

Haplométrose n. f. (Du gr. haplous, simple et metros, mère). [Haplometrosis]. Mode de fondation d’une colonie chez les Insectes sociaux. Au contraire de la pléométrose où une reine est accompagnée d’autres reines pour fonder une nouvelle colonie, l’haplométrose consiste à ce que la reine soit seule pour fonder cette dernière. Si la jeune gyne s’isole dans un terrier et nourrit elle-même ses premières larves, c’est une fondation indépendante par haplométrose (qui peut être claustrale ou semi-claustrale selon que la reine ressort ou pas du nid pour se nourrir). Contr. Pléométrose. Voir aussi Fondation indépendante et Pléométrose.

Haplostomates n. m. pl. (Du gr. haplous, simple et stoma, bouche et du lat. –atus, caractérisé par). Syn. ancien d’Acalyptères. Diptères Cyclorrhaphes Acalyptères aux cuillerons alaires réduits. Ex. les Agromyzidés, les Drosophilidés, etc. Syn. Myodaires inférieurs ou Acalyptères.

Harmandia n. m. Genre d’Insectes Diptères Brachycères (moucherons) Cécidomyiidés. Ex. Harmandia cavernosa et H. globuli, dont la larve crée des galles sur les feuilles du peuplier.

Harpactophage n. m. et adj. (Du lat. harpaga, grappin, harpon ou harpax, qui tire à soi et phagein, manger). [Harpactophage (n.), Harpactophagous (adj.)]. Qui se nourrit de proies capturées vivantes. Ex. Les Cicindèles sont harpactophages.

Harpactor n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Réduviidés qui vit sous les pierres. Cette punaise carnassière a une piqûre douloureuse. Ex. Harpactor angulosus.

Harpagones n. m. pl. (Du gr. harpuia, griffe pour saisir et gonê, semence). [Harpagons]. 1. Organes accessoires paires, externes de l'armature génitale mâle des Insectes présent habituellement sur le IX segment abdominal ayant pour fonction de permettre l’adjonction des appareils génitaux des deux sexes. Ce sont des gonapophyses mobiles qui ont plus ou moins la forme de crochets et sont munis de muscles. Les harpogones sont parfois en relation avec d’autres lobes, non mobiles, issus du tergum ou du sternum. Ex. Gonostyles des Mécoptères. Voir aussi Appareil génital, Coaptation, Gonapophyses, Gonostyles et Gonopodes. // 2. Chez les Diptères Nématocères Culicidés, lobe basal situé sur le milieu de la surface dorsale des gonocoxites. // 3. Chez les Lépidoptères, synonyme de Harpe. Voir Harpe.

Harpale (Harpalus) n. m. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Coléoptères Carabidés. Ils sont nocturnes et vivent sur les pierres. Certaines espèces dévorent les graines des ombellifères. Ex. Harpalus affinis. L’Harpale bronzé (Harpalus aenus). L’Harpale du fraisier (Pseudoophonus rufipes).

Harpe n. f. 1. (De harpe, instrument de musique). [Mirror]. Plage membraneuse servant à amplifier le son produit lors de la stridulation chez certains insectes. Syn. Miroir ou Tambour. // 2. (Du gr. harpuia, griffe pour saisir). [Harpe]. Chez les Lépidoptères, un des éléments pairs des genitalia mâle, au niveau des appendices du 9ème sternite, articulé avec leur plaque génitale (vinculum). Syn. Valva. Voir aussi Appareil génital, Aedeage 2, Clasper et Vinculum.

Harpie ou harpye ou harpyie n. m. (Du gr. harpuia, pour désigner des monstres de la mythologie antique, munis de griffes). Papillon de la Famille des Notodontidés, qui est ainsi appelé à cause de sa chenille boursouflée, entaillée, se tenant dressée en partie avec de longues pattes grêles. La « Harpie du hêtre », Stauropus fagi, en est l’espèce type (appelée également « Bombyx du hêtre » ou « Ecureuil » ou « Staurope »). Autre ex. Cerura vinula ou « Grande harpye » ou « Cerure » ou « Vinule » ou « Queue fourchue ». Furcula Furcula appelée « Harpye fourchue » ou « Queue fourchue du hêtre ». La chamoisé des glaciers ou Harpie ou Satyridé des glaciers, Oeneis glacialis.

Hausse-Queue n. f. Nom vernaculaire de plusieurs Lépidoptères de la Famille des Notodontidés du Genre Clostera. La Hausse-Queue brune, [Small Chocolate-tip], Clostera pigra (ou La recluse). La Hausse-Queue fourchue, [Scarce chocolate-tip], Clostera anachoreta. La Hausse-Queue grise, Clostera anastomosis.

Haustelle ou Haustellum n. m. (Du lat. haurire, vider, boire) [Haustellum]. Trompe composée du labre et du labium entre lesquels se situe l’hypopharynx, organe de succion de certains Diptères (Diptères supérieurs au labium allongé terminé par des labelles) et Lépidoptères (hypertrophie des galeae), adaptée à la succion des substances liquides. Chez les Trichoptères, l’haustellum (ou proboscis) est constitué d’un hypopharynx réduit à une plaque chitineuse, d’un lobe médian et deux petits lobes latéraux. On dit que ce sont des lécheurs-hypopharyngiens. Syn. Trompe ou Proboscis. Voir Proboscis.

Haustellé, e adj. Qui présente un haustelle afin de permettre la succion des substances liquides.

Hébridés (Hebridae) Amyot & Serville, 1843 n. m. pl. [Velvet water bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Gerromorphes Hébroïdes. Ces insectes vivent à la surface des eaux. Les adultes mesurent entre 1,3 et 3,5 mm. Ils sont typiquement de couleur noire. Leur corps présente une pubescence dense et soyeuse (sûrement hydrofuge) sauf sur l’abdomen et les appendices. A la différence des Hydromètres, leur tête n’est pas très allongée (et est plus courte que le pronotum) et leurs yeux sont plus rapprochés de la marge antérieure du pronotum. La tête montre aussi des ocelles situés postérieurement près des yeux. Le rostre, très long, porte 4 articles et atteint rabattu les hanches postérieures. Leurs antennes, formées de cinq articles (et dont les deux premiers sont renflés), sont développées et visibles en vue dorsale. On trouve deux paires de trichobothries sur le vertex. Leur pronotum est large. Ils portent un scutellum. Ils peuvent être macroptères, brachyptères ou aptères. Lorsqu’ils sont macroptères, les ailes sont plus courtes que le corps. Les hémélytres ne présentent que deux grosses nervures longitudinales réunies par une nervure transversale. Les pattes robustes portent deux tarsomères. Ils relèvent leurs griffes quand ils marchent sur l’eau. Ce sont des prédateurs. Les œufs volumineux sont collés aux feuilles des plantes. Le développement post-embryonnaire connait 5 stades larvaires. Les larves possèdent une glande odoriférante dorso-abdominale s’ouvrant sur le quatrième segment abdominal. Quelques espèces sont hélophiles et vivent en milieu maritime. Ils aiment à fréquenter les milieux humides. Ils sont cosmopolites.

Hébroïdes (Hebroidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Gerromorphes, représentée par la Famille des Hébridés.

Hedylidés (Hedylidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Amphiesmenoptères Lépidoptères Glossates Néolépidoptères Hétéroneures Ditrysiens Obtectomera Hedyloïdes.

Hedyloïdes (Hedyloidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens, représentée par la seule Famille des Hedylidés qui en est le type.

Helcomyzidés (Helcomyzidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Diptères Brachycères Muscomorphes Eremoneures Cyclorrhaphes Aschizes Acalyptères Sciomyzoïdes. Ils mesurent entre 6 et 10 mm. Le troisième article de leurs antennes est sphérique. Certaines espèces des Iles australes de l’Océan Indien ont des ailes atrophiées. On les trouve essentiellement sur les bords de mer où ils se développent dans les algues en décomposition.

Heleidés (Heleidae) n. m. pl. Syn. de Ceratopogonidae. Voir Cératopogonidés.

Héléomyzidés (Heleomyzidae) n. m. pl. [Heleomyzid flies] Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Sphaerocéroïdes. On en connait près de 650 espèces. Leur corps est typiquement de couleur brune mais peut varier du jaune au jaune rougeâtre à noire. Ils ont des vibrisses. Les soies postocellaires sont convergentes. La nervure Sous-costale (Sc) de leurs ailes est complète, non effacée dans la partie distale de la cellule costale et rejoint la nervure Costale (C). Cette dernière présente une fracture près de l’apex de la Sous-costale mais pas de fracture humérale. Leurs larves sont saprophages, mycétophages ou coprophages. On trouve les adultes dans les lieux humides et obscurs. Ils sont cosmopolites. Voir aussi Hélomyse.

Héléomyzoïdes (Heleomyzoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères regroupant les Familles des Chyromyidés, des Héléomyzidés, des Rhinotoridés et des Sphaerocéridés. Ce taxon n’est pas reconnu par SITI et NCBI. Syn. valide Sphaerocéroïdes.

Heliconiidés (Heliconiidae) n. m. pl. [Heliconians]. Selon NCBI, SITI et Fauna Europaea, on devrait parler d’Heliconiinés en tant que Sous-famille de Nymphalidés dont le genre Heliconia est répandu en Amérique du Sud. Voir Nymphalidés.

Helicophidés (Helicophidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Amphiesmenoptères Trichoptères Integripalpia Séricostomatoïdes.

Hélicophile adj. (Du gr. helix, spirale et philos, ami). [Helicophilous]. Qui aime à fréquenter les escargots ou leurs coquilles. Certaines espèces d’abeilles solitaires utilisent les coquilles vides d’escargot afin d’y nidifier (ex. Genres Anthidium, Osmia (Megachilidés) et Odynerus (Vespidés)). En général, ces abeilles effectuent une provision de pollen et de nectar à l’intérieur de la coquille, y pondent un œuf et plus exceptionnellement deux, puis l’obstruent d’un opercule composé de résine végétale ou de feuilles broyées et de petits graviers, puis recouvrent la coquille de débris végétaux afin de la rendre invisible. Voir aussi Malacophage.

Helicopsychidés (Helicopsychidae) Ulmer, 1906 n. m. pl. [Snailcase caddisflies]. Famille d'Insectes Trichoptères Integripalpia Séricostomatoïdes. Ils sont de petite taille (5 à 8 mm). L’arrière de leur tête porte des excroissances. Les antennes sont plus petites que les ailes antérieures. Ils montrent des ailes tachetées. Les tarses portent des épines. Leurs larves aquatiques se reconnaissent à la structure spiralée de leur fourreau, ce qui est à l’origine de leur nom. Ce fourreau est construit à partir de grains de sable. Elles se nourrissent, tout comme les Glossosomatidés, en raclant les substrats rocheux. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout sous les tropiques. Dans cette famille, le genre Helicopsyche représente près de 90% des espèces.

Heliocopris n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéidés d’Asie et d’Afrique tropicales. Ex. Heliocopris antennor, qui est un bousier pouvant atteindre 7 cm de long.

Héliodinidés (Heliodinidae) n. m. pl. [Heliodinid moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Yponomeutoïdes.

Héliophile adj. (Du gr. hêlios, soleil et philos, ami). [Heliophilous]. Qui recherche un ensoleillement important. Voir aussi Habitats abiotiques.

Héliotropisme n. m. (Du gr. hêlios, soleil et tropos, tropein, tourner, direction). [Heliotropism]. Déplacement ou mouvement des organismes fixes (plantes) au stimulus de l’ensoleillement. Voir Tropisme.

Héliothide (Heliothis) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Noctuidés. Ces noctuelles de couleur brune portent un pinceau de poil à l’apex de leur abdomen. Leurs chenilles attaquent selon l’espèce les solanacées, le maïs, la chicorée ou les légumineuses. Ex. Heliothis ononis appelée « Noctuelle du lin », Heliothis viriplaca ou « Noctuelle de la cardère » Heliothis maritima ou « l’héliothide de la Spergulaire.

Héliozelidés (Heliozelidae) n. m. pl. [Shield bearer moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères Incurvariens, type de la Sous-famille des Incurvarioïdes. On en connait près de 106 espèces. Les adultes d’une taille minuscule à petite sont diurnes. D’une couleur souvent métallique, ils ne portent ni ocelles ni chaetosemata. La formule de leurs épines tibiales est 0-2-4. Ils sont cosmopolites mais on les trouve plus spécialement en Amérique du Nord (31 espèces) et en Australie (36 espèces).

Hélode (Helodes) Latreille, 1796 n. m. (Du gr. hélos, hêlodes, marécageux). Genre d’Insectes Coléoptères Polyphages Dascilliformes Eucinétoïdes Hélodidés vivant dans les endroits humides. Selon SITI et Fauna Europaea, ce Genre fait partie de la Famille des Scirtidés. Ex. Helodes pulchella.

Hélodidés (Helodidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Dascilliformes Eucinétoïdes ayant pour type l’hélode. On en connait près de 400 espèces. Ils mesurent entre 2 et 4 mm. Leur corps est ovale et convexe. Leur tête est invisible en vue dorsale. Leurs antennes sont filiformes. Leur formule tarsale est 5-5-5. Le premier article de leurs tarses est plus long que le second. Seul le quatrième article des tarses est lobé. Les tarses ne portent qu’une griffe. Les adultes peuvent nager mais vont rarement dans l’eau. Leurs larves sont aquatiques et portent des branchies mais également une paire de stigmates fonctionnels sur le huitième segment abdominal. Ce taxon n’est pas reconnu par NCBI et SITI le considère comme syn. invalide de Scirtidés. Syn. sénior Scirtidés selon Fauna Europaea.

Hélomyze (Helomyza) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères (mouches) Héléomyzidés comme Helomyza tuberivora dont la larve détruit les truffes.

Helopeltis n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères (Punaises) Miridés dont certaines espèces sont nuisibles au thé et au cotonnier.

Hélophile (Helophilus) n. m. (Du gr. hêlos, hêlodes, marécage et philos, ami). Genre d’Insectes Diptères Brachycères Syrphidés, comprenant des mouches robustes, brunes, variées de jaune, qui butinent les fleurs en été. Ex. Helophilus pendulus. Leurs larves sont dites « vers à queue de rat » et vivent dans les eaux croupies dans lesquelles elles respirent au moyen d’un appendice.

Hélophore (Helophorus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères, type de la Famille des Hélophoridés, dont on connaît un grand nombre d’espèces, qui vivent parmi les plantes aquatiques. Il en existe cinq Sous-genres : Helophorus (Gephelophorus), Helophorus (Helophorus), Helophorus (Kyphohelophorus), Helophorus (Orphelophorus) et Helophorus (Rhopalohelophorus).

Hélophoridés (Helophoridae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Staphyliniformes Hydrophiloïdes dont l’Hélophore en est le type.

Helops n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Ténébrionidés, comprenant des formes de taille moyenne. Ex. Helops coeruleus.

Hélore (Helorus) n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Térébrants Proctotrupoïdes, de l’hémisphère boréal. Ce sont de minuscules parasites.

Héloridés (Heloridae) Forster, 1856 n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Serphoïdes dont l’hélore en est le type. Ce sont des insectes de petite taille (jusqu’à 6,5 mm), généralement de couleur noire. Les antennes non coudées des mâles comportent 15 articles. Les ailes antérieures portent un ptérostigma. Leurs ailes postérieures ne présentent pas de cellules fermées. Leurs larves sont endoparasites des larves de chrysopes (Névroptères). Elles se nymphosent à l’intérieur d’un cocon de soie à l’exterieur du corps de leur hôte. Cette famille ne compte qu’un seul genre, celui des Helorus. On les trouve en Amérique du Nord et en Europe.

Helosciomyzidés (Helosciomyzidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Diptères Brachycères Muscomorphes Eremoneures Cyclorrhaphes Aschizes Acalyptères Sciomyzoïdes.

Hélotidés (Helotidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Cucujoïdes.

Hélotrephidés (Helotrephidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Népomorphes Notonectoïdes.

Helpers n. m. pl. (De l’angl. to help, aider). [Helpers]. Nom commun, provenant de l’anglo-saxon, donné à des Hyménoptères Formicidés qui sont sexuellement matures et qui au lieu de se reproduire vont assister pendant parfois plusieurs saisons consécutives, un autre couple unique à se reproduire. Il y a chez ces sociétés de fourmis dites eusociales une division du travail en ce qui concerne la reproduction. Ex. Chez Melanerpes formicivorus.

Hématobie n. f. (Du gr. haima, haimatos, sang et bios, vie). Voir Stomoxe.

Hématophage adj. (Du gr. haima, haimatos, sang et phagein, manger). [H(a)ematophagous]. Qui se nourrit de sang. La femelle du moustique par exemple a besoin d’hémoglobine pour assurer la maturation de ses œufs après qu’ils aient été fécondés.

Hématophages n. m. pl. [Bloodsucking insects]. Groupe d’insectes hématophages comme les Hémiptères Cimicidae, Reduviidae, les Diptères Culicidae, Simuliidae, Glossinidae, etc.., les Siphonaptères, … Ils sont vecteurs de maladies humaines ou du bétail (paludisme, onchocercoses, trypanosomiase, etc.). Voir aussi Solénophage et Telmophage.

Hematopinus n. m. Genre d’Insectes Phthiraptères. Ce grand pou hématophage est un parasite du cou et du tronc des mammifères herbivores et du porc. Ex. Hematopinus suis.

Hématopoïèse n. f. (Du gr. haima, haimatos, sang et poiein, faire). [H(a)ematopoiesis]. Ensemble des phénomènes concourant à la fabrication ou au remplacement des cellules sanguines. Chez les invertébrés, les cellules composant l’hémolymphe sont les hémocytes. Il s’agira des plasmatocytes, des podocytes et des lamellocytes. Chez les Insectes, l’hématopoïèse se déroulera durant la phase embryonnaire puis durant la phase larvaire. Certains plasmatocytes conçus durant la phase embryonnaire se retrouveront chez l’imago après la métamorphose. Chez l’adulte, on ne sait pas comment sont maintenus les hémocytes. Voir aussi Hémocyte.

Hématopote (Haematopota) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères Tanystomes (Taon) de la famille des Tabanidés. Ex. Haematopota pluvialis, espèce très agressive. Syn. junior invalide Chrysozona (selon SITI).

Hématorrhée ou hémorrhée n. f. (Du gr. haima, haimatos, sang et rhein, couler). [Hematorrhae]. Voir Hémorrhée.

Hémélytre n. m. (Du gr. ancien êmi, demi et elutron, enveloppe). [Hemelytron(tra)]. Aile antérieure des Hémiptères Hétéroptères, constituée d'une partie basale coriacée (sclérifiée), composée de deux pièces, la corie (ou corium) et le clavus et d'une partie apicale membraneuse, ce qui les distingue des élytres des Coléoptères, où les ailes sont sclérifiées dans leur totalité. Pour les Orthoptères on parle plutôt de pseudoélytre ou tegmen (pl. tegminae), mais certains auteurs utilisent tout de même le terme d’hémélytre. Syn. Hémiélytre. Voir aussi Aile, Tegmen et Pseudoélytre.

Hémérobe (Hemerobius) n. m. (Du gr. hêmera, jour). Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Névroptères Hémérobiidés vivant sur les arbres et dont la larve se nourrit de puceron. Ex. L’Hémérobe aquatique, Osmylus fulvicephalus (Osmylidés). L’Hémérobe phalène, Drepanepteryx phalaenoides.

Hémérobiidés (Hemerobiidae) n. m. pl. [Brown lacewings]. Famille de Névroptères Hémérobiiformes dont l’hémérobe en est le type. D’une taille assez petite (entre 15 et 20 mm), leurs antennes sont moniliformes et aussi longues que les ailes. Leurs ailes sont typiquement de tailles à peu près égales. Elles sont larges et arrondies, densément nervurées. Les membres de cette Famille se distinguent par le fait que nervures Radiales (R) et Sous-costales (Sc) de l’apex des ailes ne sont pas fusionnées mais réunies par une nervures transverse. De plus, quelques nervures du champ costal sont bifurquées. Ils sont voisins des Chrysopes, mais plus petits, et sont également des prédateurs importants de pucerons. Ils peuvent adopter un comportement thanatonique en cas de danger. Les femelles vivent lontemps et présentent un fort taux de fécondité. Leurs larves fusiformes sont également prédatrices. Elles possèdent de grandes mandibules incurvées qui leur servent à se nourrir des pucerons, des cochenilles et des acariens. Leur abdomen est allongé et ovale. Au contraire des larves de Chrysopidés, les larves d’Hémérobiidés ne se camouflent pas avec les restes de leurs aliments ou d’autres débris. Ils sont cosmopolites.

Hémérobiiformes (Hemerobiiformia) n. m. pl. (de hémérobe et du lat. forma, forme). Sous-ordre d’Insectes Névroptères. L’autre Sous-ordre étant celui des Myrméléontiformes. Le Sous-ordre des Hémérobiiformes regroupe les Super-familles des Conioptérygoïdes, des Hémérobioïdes, des Ithonidés, des Mantispoïdes et des Osmyloïdes. Selon SITI ce Sous-ordre regroupe la Famille des Berothidae, des Chrysopidae, la Super-famille des Coniopterygoidea, la Famille des Dilaridae, des Hemerobiidae, la Super-famille des Ithonoidea, la Famille des Mantispidae, des Polystoechotidae et des Sisyridae.

Hémérobioïdes (Hemerobioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Névroptères Hémérobiiformes regroupant les Familles des Chrysopidés et des Hémérobiidés. Leurs larves présentent des pièces buccales courbes. 

Hémi Du gr. hêmi, demi. Préfixe.

Hémicéphale (larve de type) adj. (Du gr. hêmi, à moitié et kephalê, tête). [Hemicephalous]. Dont la tête est repliée vers l’intérieur du premier segment thoracique (prothorax). Voir Larve hémicéphale.

Hémiélytre n. m. Voir Hémélytre.

Hémiméridés (Hemimeridae) n. m. pl. Famille de Dermaptères Hémiméridés d’Afrique que l’on trouve uniquement sur les rongeurs. On y trouve les genres Hemimerus et Araeomerus. Ex. Hemimerus hanseni.

Hémimérides (Hemimerida) ou (Hemimerina selon NCBI) n. m. pl. Un des trois Sous-ordres d’Insectes Dermaptères comprenant la seule Famille des Hémiméridés. Ce Sous-ordre se caractérise des autres par le fait que ses représentants sont aptères, parasites, à yeux nuls. Leurs cerques ne sont pas en forme de pince. Les deux autres Sous-ordres sont ceux des Arixénioïdes et des Forficuloïdes. Syn. Diploglossates.

Hémimérinés (Hemimerina) n. m. pl. Sous-ordre d’Insectes Dermaptères ne comptant que la Famille des Hémiméridés (selon NCBI). L’autre Sous-ordre étant celui des Forficulinés. Voir aussi Hémimérides.

Hémimétabole adj. (Du gr. hêmi, moitié, demi et metabolê, changement). [Hemimetabolous]. Se dit des Insectes à métamorphoses incomplètes (chez qui l’état nymphal fait défaut) et dont la larve a un autre mode de vie que l’adulte. Voir aussi Ecophase.

Hémimétaboles n. m. pl. Ancienne Sous-classe d’Insectes, division de la catégorie des Hétérométaboles, dont les individus connaissent des métamorphoses importantes mais sans nymphoses. Ils sont caractérisés par un développement progressif, sans stade immobile entre la larve et l'adulte, (leurs larves ressemblent à des imagos sans ailes) et par un changement de milieu de vie au cours de leur développement (les larves sont aquatiques et les adultes aériens). Les larves qui ont une écologie bien différentes de l’adulte, présentent des organes imaginifugaux que sont le masque et les branchies. La présence de ces structures particulières amène à reconnaître une métamorphose partielle ou incomplète (d’où leur nom d’hémimétaboles). C’est le cas des Odonates (et plus particulièrement celui des libellules qui est bien connu) mais également des Plécoptères, des Ephémères, de certains Hémiptères (Cigales), et de certains Psylles (Hémiptères Sternorhynques). C’est cette différence de mode de vie entre la larve et l’adulte qui permet de différencier les Hétérométaboles Paurométaboles des Hétérométaboles Hémimétaboles. Chez les Hétérométaboles Paurométaboles, le mode de vie entre la larve et l’adulte est identique. Au regard des métamorphoses, il existait chez les Hétérométaboles, outre la Sous-classe des Hémimétaboles, trois autres Sous-classes : Les Amétaboles à métamorphose nulle ; les Paurométaboles à métamorphoses graduelles ; les Holométaboles à métamorphose complète. Voir aussi Développement, Hétérométabole, Holométaboles, Métamorphose, Naïade, Paurométaboles.

Hémimétabolien adj. Qui adopte les caractéristiques des Insectes Hémimétaboles.

Hémimétabolisme n. m. [Hemimetabolism]. Faculté de se développer à la manière d’un insecte hémimétabole. Voir Hémimétabole.

Hémiphlebiidés (Hemiphlebiidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Paléoptères Odonates Zygoptères Hémiphlebioïdes.

Hémiphlebioïdes (Hemiphlebioidea) n. m. pl. Super-famille d'Insectes Paléoptères Odonates Zygoptères ne regroupant que la Famille des Hémiphlebiidés.

Hémipneustique adj. (Du gr. hêmi, moitié, demi et pneuma, pneumôn, souffle, poumon). [Hemipneustic]. Une des dispositions des stigmates sur les segments du corps des Insectes. En l’occurrence un système trachéen à la disposition hémipneustique comporte moins de 10 paires de stigmates fonctionnels. Les stigmates ne sont pas tous fonctionnels chez les insectes dont la disposition des stigmates est hémipneustique et certaines paires de stigmates sont donc fermées (contrairement aux insectes holopneustiques où tous les stigmates restent en fonction). C’est le système que l’on trouve le plus souvent chez les larves d’insectes. Les autres systèmes de disposition des stigmates sont dits : holopneustique (10 paires) ; péripneustique (9 paires) ; amphipneustique (2 paires) ; métapneustique (1 paire postérieure) ; propneustique (1 paire antérieure) ; apneustique (sans stigmates). Voir aussi Stigmate.

Hémipsocidés (Hemipsocidae) n. m. pl. [Leaf Litter Barklice] Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Psocoptères Psocomorphes Psocètes. Ils portent des antennes de 13 articles. La nervure médiane de leurs ailes antérieures est fourchée.

Hémiptères (Hemiptera) Liné, 1758 n. m. pl. Ordre d’Insectes regroupant 34 Familles et 84.000 espèces, comprenant tous ceux qui ont quatre ailes, un rostre suçoir et qui ne subissent que des métamorphoses incomplètes (hétérométaboles) comme les cigales, les punaises, les cochenilles, les pucerons. Leurs pièces buccales de type piqueur-suceur prennent la forme de stylets vulnérants très allongés, ce qui résulte de la transformation du labium en trompe rigide (rostre). L’hypopharynx est partiellement soudé aux pièces voisines (clypéus et stylets maxillaires). Une de leur caractéristique commune importante est qu’ils ne présentent ni palpes maxillaires, ni palpes labiaux. Ils sont aussi caractérisés par deux paires d’ailes dont l’une est transformée en hémiélytre. Ils ne présentent jamais d’étranglement entre le thorax et l’abdomen. Leur corps est recouvert d’une substance cireuse ou d’un bouclier. Les Hémiptères, peu mobiles, voir immobiles, vivent du suc des plantes et du sang des animaux. Ils sont essentiellement suceurs, et sauf rares exceptions (cochenille à carmin), sont nuisibles. On distinguait autrefois deux Sous-ordres : les Homoptères dont les ailes sont disposées en toit au repos (Ex. Cigales, cicadelles, pucerons, cochenilles) et les Hétéroptères, dont les ailes sont disposées à plat au repos, avec leurs extrémités membraneuses croisées (Ex. Punaises, notonectes, hydromètres). La classification actuelle reconnaît quatre ou cinq Sous-ordres selon les auteurs : les Coléorrhynches, les Hétéroptères, les Sternorhynques et les Auchénorrhynques. Le cinquième Sous-ordre résulte dans la classification de Minet et Bourgoin d’une division des Auchénorrhynques en Fulgoromorphes (Fulgores) et Cicadomorphes (Cigales). Selon NCBI, il faut distinguer les Euhémiptères (comprenant les Clypéorrhynches et les Néohémiptères) des Sternorrhynches (comprenant les Aleyrodiformes, les Aphidiformes et les Psylliformes).

Hémiptéroïdes (Hemipteroidea) n. m. pl. (D’hémiptère et du gr. eidos, aspect). Super-ordre d’Insectes regroupant dans la classification traditionnelle les Psocoptères, Les Mallophages, Les Anoploures, les Thysanoptères, les Homoptères et les Hétéroptères et dans la classification Minet et Bourgoin, les Psocoptères, les Phthiraptères, les Thysanoptères et les Hémiptères. Aujourd’hui, on parle de Paranéoptères. // Une classification ancienne donnait ceci : Hétéroptères ; Cryptocérates ou Hydrocorises (Belostomatidés, Népidés), Gymnocérates ou Géocorises (Cimicidés, Lygéidés, Miridés, Pentatomidés, Réduviidés, Tingidés). - Homoptères ; Auchénorrhynques (Cercopidés, Cicadidés, Delphacidés, Fulgoridés, Jassidés, Membracidés), Sternorhynques (cochenilles ou Coccidés ; Aleyrodidés, Aphididés ou Aphidiens, Chermèsidés, Psyllidés). Syn. Paranéoptères (selon NCBI) et Rhynchotes. Voir Paranéoptères.

Hémitèle (Hemiteles) n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Ichneumonidés. Leurs larves se rendent utiles en parasitant les larves de nombreux insectes.

Hémithée du Genêt n. m. [Grass Emerald]. Nom vernaculaire de Pseudoterpna pruinata, Lépidoptère de la Famille des Géométridés.

Hémocèle ou Hemocoele n. f. (Du gr. haima, haimatos, sang et koilia, cavité). [H(a)emocoel]. Cavité générale du corps des Arthropodes contenant le « sang », l’hémolymphe, dans laquelle baignent les organes. On peut y distinguer trois grands espaces, appelés sinus, le sinus péricardiaque (ou dorsal), le sinus périneural (ou ventral) et le sinus périviscéral. Ces sinus sont délimités par le diaphragme dorsal et ventral. Voir aussi Hémolymphe

Hémocyte n. m. (Du gr. haima, haimatos, sang et kutos, cellule). [H(a)emocyte]. Cellule composant l’hémolymphe des Invertébrés. On peut en trouve près de 7000/mm3 (ex. chez les larves) à près de 20.000/mm3 (chez les criquets). Ces cellules sont en suspension dans le plasma liquide qui est l’un des autres composants de l’hémolymphe. Certains hémocytes ne circulent cependant pas dans l’hémolymphe et forment même pour leur majorité des masses à la surface des tissus, notamment sur les côtés du vaisseau dorsal. On les appelle organes phagocytaires. Parmi les hémocytes, on trouve des plasmatocytes, des podocytes et des lamellocytes. Ces hémocytes participent à la coagulation ou à la défense immunologique chez les Invertébrés et donc chez les Insectes au même titre que les globules blancs (leucocytes) des Vertébrés. Par l’intermédiaire de la thermorégulation, certains insectes peuvent développer une fièvre comportementale, consistant en un développement des hémocytes (sous forme de proleucocytes ou de phagocytes), quand ils sont infectés par un champignon entomopathogène par exemple. Les hémocytes permettent aussi par exemple à un insecte de se protéger lorsqu’il est parasité par l’œuf d’un parasitoïde, en encapsulant l’œuf pour empêcher son développement. Mais certaines espèces d’endoparasitoïdes évitent cette encapsulation, soit en déposant leurs œufs à un endroit du corps qui restera à l’abri des hémocytes de l’hôte, soit en transmettant lors de la ponte un virus qui affectera le système immunitaire de l’hôte. Voir aussi Appareil circulatoire, Bactérie, Hématopoïèse, Hémolymphe et Polydnavirus.

Hémolymphe n. f. (Du gr. haima, haimatos, sang et du lat. lympha, eau). [H(a)emolymph]. Sang des invertébrés. À de rares exceptions près (ex. la larve du chironome, le ver de vase des pêcheurs), les insectes ne possèdent pas d’hémoglobine, et leur sang peut être incolore, rouge-marron, bleu ou vert. Généralement, il est incolore et contient peu d’hématies. L’hémolymphe ne possède donc pas de cellules semblables aux globules rouges des Vertébrés. Elle est composée d’un plasma liquide légèrement coloré et de cellules, les hémocytes. Les hémocytes sont des cellules équivalentes aux globules blancs (leucocytes). Il en existe en fait plusieurs types (plasmatocytes, lamellocytes, etc.). En perpétuel mouvement grâce à la circulation vasculaire, l’hémolymphe circule dans un appareil circulatoire non clos, la cavité générale ou hemocoele (à la différence du sang des vertébrés qui circule dans un appareil circulatoire clos). L’hémolymphe ne transporte pas l’oxygène vers les organes, comme c’est le cas chez les vertébrés. Elle a une fonction nutritive en transportant les substances nutritives aux différents organes. On y trouve divers sels minéraux (phosphates, calcium, magnésium, potassium, ..) et des acides aminés. Mais l’hémolymphe a aussi une fonction excrétrice car elle contient les déchets métaboliques et des produits de digestion qui seront éliminés grâce à la présence des Tubes de Malpighi. L’hémolymphe peut faire également office de réservoir d’eau. A ce titre, l’hémolymphe est un agent de la thermorégulation et de la protection de l’insecte contre le froid. En ajustant leur contenu en eau, les insectes peuvent réduire les chances de cristallisation de l’eau à l’intérieur des cellules. L’hémolymphe joue également un rôle lors de la mue car elle permet le rejet de l’ancienne exuvie. Elle permet aussi à l’imago venant d’émerger de déployer ses ailes en envahissant les nervures creuses de ces dernières. Voir aussi Appareil respiratoire, Appareil circulatoire, Circulation sanguine, Hémocyte, Méconium, Mue, Tréhalose et Vaisseau dorsal.

Hémorrhée ou hématorrhée n. f. (Du gr. haima, haimatos, sang et rhein, couler). [Hematorrhae, Haemorrhage]. Moyen de défense de certains insectes, consistant à exsuder par leurs articulations un « sang » caustique ou malodorant. Voir Autohémorrhée.

Hémosporidies n. f. pl. (Du gr. haima, haimatos, sang et spora, semence). Protozoaires parasites du sang des vertébrés et de l’intestin des insectes piqueurs. L’agent du paludisme, le Plasmodium en est le type.

Henicocoridés (Henicocoridae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Idostoloïdes.

HENNEGUY Louis Félix (1850-1875) n. p. Zoologiste Français, devenu professeur en embryologie comparative en 1900. Il est l’auteur d’un ouvrage paru en 1904 intitulé « Les insectes » qui met particulièrement l’accent sur leur morphologie et leur embryologie.

HENNIG Willi (1913-1976) n. p. Entomologiste Allemand, spécialiste des Diptères. On dit de lui qu’il est le père de la cladistique en ce qu’il a été l’inventeur de la méthode cladistique. Il a révolutionné les conceptions de la classification par sa systématique phylogénétique.

Hépiale (Hepialus) n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères, type de la Famille des Hépialidés, aux antennes et à la trompe très courte, aux ailes non couplées en vol. Ils ont tout de même un vol vif. Le mâle est blanc et la femelle fauve. Leurs chenilles attaquent les racines de houblon, de l’oseille et de diverses graminacées. Ex. L’Hépiale du houblon, Hepialus humili.

Hépialidés (Hepialidae) Latreille, 1809 n. m. pl. [Swift moths, Ghost moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Exoporiens Hépialoïdes. On en connait près de 500 espèces. Ce sont des papillons primitifs, généralement crépusculaires, au vol vif, dont l’hépiale en est le type. Les plus petites espèces mesurent 20 mm alors que les plus grandes, Australiennes, atteignent 230 mm. Leur corps est fuselé. La tête porte des écailles piliformes (en forme de poil). Les pièces buccales sont réduites. Les palpes maxillaires sont vestigiaux et ils sont dépourvus de trompe. Les ocelles sont absents. Leurs antennes sont courtes, d’une longueur inférieure au tiers de l’aile antérieure. Les ailes, à peu près identiques (homoneures), ne sont pas couplées en vol. Le bord interne de l’aile antérieure montre un lobe saillant nommé jugum. La nervation des ailes est simple et primitive. Elles sont tenues en toit au repos. Leur envergure est comprise entre 20 et 250 mm. Leur vol est rapide. Ils ne possèdent pas d’éperons sur les tibias postérieurs. Les chenilles cylindriques sont mineuses de racines et vivent dans la terre. Elles portent 6 stemmates, trois paires de pattes thoraciques et de fausses-pattes abdominales sur les segments 3 à 6. Les chrysalides sont mobiles et munies de crochets. Cette famille est bien représentée en Australie et les aborigènes se nourrissent de leurs larves. Ex. La Sylvine, Triodia sylvina L.

Hepialoïdes (Hepialoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Exoporiens, regroupant les Familles des Anomosetidés, des Hépialidés, des Néothéoridés, des Palaeosetidés et des Protothéoridés. Ils n’ont ni ocelles, ni touffes de poils (chaetosema) sur la tête. Leur haustellum est petit, voir absent. Les pièces buccales rudimentaires ne sont pas fonctionnelles. Les antennes sont courtes. Leurs ailes portent habituellement des microtriches. Les tibias arrières ne portent pas d’épines.

Heptagéniidés (Heptageniidae) n. m. pl. [Flatheaded Mayflies]. Famille d’Insectes Ephéméroptères Schistonates (ou Sétisures) Heptagénioïdes. On en connait environ 500 espèces. Ils sont de taille moyenne et mesurent entre 0,4 et 1,5 cm. Ils sont généralement brun-foncé. Comme chez la plupart des éphémères, les mâles ont de grands yeux composés mais qui ne sont pas divisés en partie supérieure et partie inférieure. Ils ont la tête plate et ce groupe est d’ailleurs quelquefois désigné sous le nom d'éphémères à tête plate. Leur ailes sont transparentes dépourvues de marques et cela contrairement aux Ephémèridés. Mais tout comme les Éphémèridés, les ailes postérieures sont plus petites que les antérieures. Les ailes antérieures présentent deux paires de nervures intercalaires cubitales. Ils présentent deux cerques abdominaux. Les imagos n’ont pas de filament central. Par contre les larves en ont un. Elles vivent dans des eaux torrentielles. Elles ont une forme aplatie ce qui leur permet de vivre sous les pierres. Elles sont d'habitude de couleur sombre. Leurs yeux sont situés sur le dessus de la tête, tout comme leurs antennes. Elles portent des branchies sur les segments abdominaux 1 à 7. La plupart de ces dernières ont une sorte de touffe à leur base. Il s’agit de larves nageuses et très mobiles. Elles peuvent être herbivores, d'autres fouillent dans les détritus et d'autres encore sont prédatrices. Il existe 8 genres connus en Europe : Afghanurus Demoulin, 1961 ; Cinygma Eaton, 1885 ; Ecdyonurus Eaton, 1868 ; Electrogena Zurwerra & Tomka, 1985 ; Epeorus Eaton, 1881 ; Heptagenia Walsh, 1863 ; Kageronia Matsumura, 1931 ; Rhithrogena Eaton, 1881. Ils sont cosmopolites à distribution surtout holarctique, mais ne sont toutefois pas représentés en Australie et en Nouvelle-Zélande. Syn. Super-famille des Heptagénioïdes, Ecdyuridae, ou Ecdyonuridae.

Heptagénioïdes (Heptagenioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Ephéméroptères Schistonotes regroupant les Familles suivantes : Coloburiscidae, Heptageniidae, Isonychiidae, Oligoneuriidae.

Heptapsogasteridés (Heptapsogasteridae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Phthiraptères Ischnocères.

Herbicole adj. (Du lat. herba, herbe et colere, habiter). [Herbicolous]. Qui vit dans l’herbe. Voir aussi Habitats biotiques.

Herbivore n. m. et adj. (Du lat. herba, herbe et vorare, manger). [Herbivore, Herbivorous]. Animal vertébré qui se nourrit presque exclusivement de plantes. Le terme vise plus particulièrement les animaux brouteurs de graminées comme les moutons, les chevaux, etc. Pour les invertébrés comme les Insectes, on utilise plus le terme de phytophage. Pour l’Homme, on utilise le terme de végétarien. Voir Phytophage.

Hérédité n. f. (Du lat. heres, heredis, héritier). [Inheritance]. Transmission des caractères d’une génération à une autre par l’intermédiaire des gènes. La science qui s’occupe d’étudier l’hérédité est la génétique.

Hérissée n. f. [Frosted orange moth]. Nom usuel d’une noctuelle (Lépidoptère Noctuidé), Gortyna flavago ou « noctuelle de l’artichaut » ou « Drap-d’or » aux ailes jaune d’or dont la chenille vit sur l’artichaut. Voir aussi Gortyne.

Hérissonne n. f. Nom usuel d’une chenille du genre Arctia (Arctiidé). L’espèce principale, l’écaille martre (Arctia caja) cause de sérieux dégâts aux vignobles. Leurs chenilles très poilues sont dites « chenilles bourrues » ou encore « oursonne », « martre » ou « mania ». Voir aussi Arctia.

Hermaphrodisme n. m. (nom issu de la mythologie, fils bisexué d’Hermès et Aphrodite). [Hermaphroditism]. Forme de reproduction sexuée des espèces animales et végétales chez lesquelles chaque individu possède les deux sexes et est donc à la fois mâle et femelle et produit des gamètes mâles et femelles. Ils sont donc capables de s’autoféconder mais cela n’est pas une capacité automatique. La présence d’un partenaire sexuel peut donc tout de même être indispensable à la reproduction. L’hermaphrodisme peut être simultané, ou alternatif (il y a, alors, alternativement des mâles puis des femelles). De rares insectes, comme la cochenille de l’oranger, ou la cochenille australienne, Icerya purchasi sont hermaphrodites. C’est le cas également du Plécoptère Perla marginata ou encore du Diptère Termitostroma schmitzi, un termitophile qui passe d’abord par une phase mâle puis par une phase femelle (hermaphrodisme alternatif donc). Chez les Arthropodes, l’hermaphrodisme se rencontre également chez les Crustacés Cirripèdes.

Hermaphrodite adj. [Hermaphrodite]. Doué d’hermaphrodisme. Voir Hermaphrodisme.

Hermatobatidés (Hermatobatidae) n. m. pl. [Coral treaders]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Gerromorphes Gerroïdes.

Hermétie brillante, Nom usuel d’un insecte de la famille des Diptères Stratiomyiidés, Hermetia illucens.

Herse n. m. Syn. junior chez les Lépidoptères Sphingidés du genre Agrius. Ex. le « Sphinx du liseron », Agrius (herse) Convolvuli. Syn. senior Agrius.

Hesperentomidés (Hesperentomidae) n. m. pl. Famille d’Arthropodes Protoures formant avec les Familles des Acerentomidae, des Berberentomidae, des Berberentulidae et des Protentomidae le Sous-ordre des Acérentomates. 

Hespérie (Hesperia) n. f. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Lépidoptères (Rhopalocères), type de la Famille des Hespériidés, aux ailes courtes, dont la chenille roule les feuilles des plantes pour s’y chrysalider. Ex. Dans la Sous-famille des Hesperinae, la « Comma » ou « Virgule », Hesperia comma, ou encore « l’hespérie du chiendent », Thymelicus acteon. Dans la Sous-famille des Pyrginae, « L’hespérie à bandes jaunes », Pyrgus sidae. « L’hespérie de la ballote », Carcharodus boeticus. « L’hespérie de la malope », Pyrgus onopordi. « L’hespérie de la mauve » ou « Tacheté », Pyrgus malvae. « L’hespérie de la Parcinière », Pyrgus carlinae. « L’hespérie de la passe-rose » ou « Grisette », Carcharodus alceae. « L’hespérie de l'aigremoine », Pyrgus malvoides. « L’hespérie de l'alchémille », Pyrgus serratulae. « L’hespérie de l'épiaire », Carcharodus lavatherae. « L’hespérie des frimas », Pyrgus andromedae. « L’hespérie des hélianthèmes », Pyrgus foulquieri. « L’hespérie des potentilles », Pyrgus armoricanus. « L’hespérie des sanguisorbes », Spialia sertorius. « L’hespérie du carthame », Pyrgus carthami. « L’hespérie du faux-buis », Pyrgus alveus. « L’hespérie du marrube », Carcharodus flocciferus. « L’hespérie du pas-d'âne », Pyrgus cacaliae. « L’hespérie levantine », Carcharodus orientalis.

Hespériidés (Hesperiidae) n. m. pl. [Skipper butterflies]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Hesperioïdes, (Rhopalocères, diurnes) comptant près de 4.000 espèces. Ce sont des papillons de petite taille à taille moyenne. Ils sont particuliers par le fait qu’ils ont à la fois des caractères de rhopalocères et d’hétérocères. Ils tiennent notamment leur ailes verticalement au dessus de leur corps la nuit ou lorsqu’il fait sombre (les hétérocères les tiennent à plat), alors que le jour quand ils sont actifs, certains tiennent leurs ailes postérieures à l’horizontal (à plat) et les antérieures relevées à la verticale (les rhopalocères les tiennent toutes à la verticale). D’autres présentent leurs deux paires d’aile à l’horizontal (à plat) comme les hétérocères. Leur corps est très trapu et fortement poilu comme chez les hétérocères. Les Hespériidés ont une tête aussi large que le thorax déjà fort. Leurs antennes très écartées à la base, sont souvent terminées en crochet. Leurs yeux, également écartés, sont anguleux à l’intérieur. Leurs palpes courts sont recourbés vers le haut avec le segment terminal glabre. Leurs ailes antérieures sont assez étroites, de forme triangulaire. Toutes les nervures partent directement de la base de l'aile ou de la cellule discoïdale et toutes atteignent la costa ou le bord externe sans bifurcation. Les mâles des genres Pyrgus, Muschampia et Carcharodus, portent des androconies (écailles odoriférantes) dans un pli costal de leurs ailes antérieures. La base de leurs ailes postérieures est dépourvue de frénulum. Leur vol est très vif et irrégulier. On ne peut distinguer les ailes au cours du vol, ce qui les démarque de nouveau des papillons de jour. Leurs pattes, de taille moyenne, sont très velues. Les pattes antérieures portent une épiphyse tibiale. La formule de leurs épines tibiales est 0-0-4. Les femelles pondent des œufs sphériques ou tronconiques, avec ou sans ornementation. Leurs chenilles cylindriques ou fusiformes, veloutées ou pileuses, sont phyllophages. Leur premier segment thoracique est caractéristiquement effilé formant ainsi une sorte de cou par comparaison avec leur tête qui est grosse. La tête porte de fortes mandibules prognathes. Toutes les chenilles des espèces européennes vivent dans des herbes ou des feuilles enroulées sur elles-mêmes avec de la soie dans lesquelles elles se chrysalident. Les chrysalides à crémaster pointu, sont souvent recouvertes d'une pruinosité blanche. Elles peuvent être dans un léger cocon ou suspendues (succinctes). Ils sont cosmopolites. Ex. Pyrgus malvae L.

Hesperinidés (Hesperinidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes Bibionomorphes.

Hesperioïdes (Hesperioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères, Ditrysiens, représentée par la seule Famille des Hesperiidés qui en est le type. Ils sont caractérisés par des ailes postérieures possédant un lobe huméral et sans frénulum. Toutes les nervures des ailes antérieures proviennent de la cellule discale ou de la base. Leurs antennes possèdent une massue terminale étroite, souvent en forme de crochet.

Hespérophane (Hesperophanes) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés. C’est un longicorne gris des régions chaudes d’Europe, et comprenant des formes crépusculaires, qui vit à l’état larvaire dans les bois ouvrés, les charpentes et les meubles (appelé « ver » des parquets), mais également sur divers arbres (peuplier, chêne, figuier, amandier). Ex. Hesperophanes cinereus appelé usuellement « Capricorne du chêne ».

Hétéro Du gr. heteros, autre. Préfixe

Hétérobathmiidés (Heterobathmiidae) n. m. pl. [Valdivian archaic moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Hétérobathmiinés Hétérobathmioïdes. C’est l’unique famille représentant le Sous-ordre des Hétérobathmiinés. Cette Famille ne compte qu’un seul Genre, celui des Heterobathmia qui compte 12 espèces de l’extrême Sud de l’Amérique. Leur tête porte des yeux composés relativement petits, des ocelles, des chaetosemata et des antennes filiformes. Ils ont des pièces buccales primitives de type broyeur. La spiritrompe est absente. L’envergure de leurs ailes ne dépasse pas 10 mm. Ces ailes sont étroites et allongées. Le couplage alaire est jugate. Ils portent une épiphyse sur les pattes antérieures. La formule de leurs épines tibiales est 0-0-4. Les adultes ne se nourrissent que du pollen des Nothofagus. Leurs chenilles sont mineuses de feuilles (de Nothofagus). Elles se chrysalident dans le sol à l’intérieur d’un cocon de soie. On les trouve dans les régions tempérées d’Amérique du Sud.

Hétérobathmiinés (Heterobathmiina) n. m. pl. [Valdivian archaic moths]. Selon une des classifications des Lépidoptères (Ex. NCBI), les Hétérobathmiinés sont un de leurs quatre Sous-ordres. Les trois autres étant ceux des Glossates, des Zeugloptères et des Aglossates. Les Aglossates, les Hétérobathmiinés et les Zeugloptères ont des pièces buccales primitives de type broyeur et sont chacun représentés par une seule famille. Les Glossates qui représentent 99 % de tous les Lépidoptères possèdent un haustellum, une trompe qui peut se replier sur elle-même en spirale. Les Hétérobathmiinés ne comptent que la Super-famille des Hétérobathmioïdes, qui ne compte elle-même que la Famille des Hétérobathmiidés.

Hétérobathmioïdes (Heterobathmioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Hétérobathmiinés représentée par la seule Famille des Hétérobathmiidés.

Hétérocère adj. (Du gr. heteros, autre et keras, corne). Qui présente des antennes de formes diverses. Par opposition aux Rhopalocères qui ont des antennes qui se terminent en massue.

Hétérocères n. m. pl. [Moths]. Ancien Sous-ordre de papillons, comprenant des espèces de taille petite à grande, volant pour la plupart au crépuscule ou la nuit, et caractérisées par des couleurs souvent ternes, des ailes retombant à plat ou en forme de toit au repos (et non pas à la verticale comme chez les rhopalocères), des antennes non spatulées, non renflées à leur extrémité. La famille qui en forme l’archétype serait celle des Noctuidés. On oppose ce Sous-ordre à celui des Rhopalocères, dont les papillons sont essentiellement diurnes. Certains hétérocères sont cependant de mœurs strictement diurnes. Le découpage entre papillons diurnes et nocturnes n’a pas de fondement scientifique. Par exemple, la famille des Uraniidae regroupe aussi bien de grands papillons diurnes que des espèces nocturnes. La distinction entre Hétérocères et Rhopalocères est encore utilisée par certains auteurs. Chez les Hétérocères, les femelles (et plus rarement les mâles comme chez les Pyralidés) émettent des phéromones qui seront perçus par l’autre sexe afin de faciliter le rapprochement des couples. Ce sont les sphinx, les noctuelles, les saturnidés, etc. On a successivement classé les papillons d’après l’heure habituelle de leur vol (diurnes, crépusculaires et nocturnes), d’après la forme des antennes (rhopalocères et hétérocères), d’après leur dimension (macrolépidoptères et microlépidoptères), d’après la nervation des ailes (homoneures et hétéroneures). On y trouve entre autres les Super-familles suivantes : Bombycoïdes, Cossoïdes, Pyraloïdes, Sphingoïdes, Tinéoïdes, Tortricoïdes, Zygaénoïdes. Voir Lépidoptères. Voir aussi Rhopalocères.

Hétérocéridés (Heteroceridae) n. m. pl. [Variegated Mud-loving beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Byrrhoïdes (ou Dascilliformes Dryopoïdes). On en connait près de 250 espèces. De couleur brunâtre, leur corps est compressé dorso-ventralement. Leurs antennes sont très courtes et compactes avec une massue de 7 articles. Les tibias antérieurs et médians sont aplatis et armés de longues épines. Tous les tarses de leurs pattes sont tétramères (formule tarsale 4.4.4). Le dernier article de leurs tarses est très long et porte de longues griffes. Les adultes comme les larves vivent dans les habitats boueux où ils se nourrissent de matières organiques. Ils sont cosmopolites (sauf en Antarctique).

Hétérocheilidés (Heterocheilidae) n. m. pl. [Halfbridge Flies] Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Diptères Brachycères Muscomorphes Eremoneures Cyclorrhaphes Aschizes Acalyptères Sciomyzoïdes.

Hétérochrome adj. (Du gr. heteros, autre et khrôma, couleur). [Heterochromous, Heterochromatic]. Qualifie une même espèce qui peut présenter des couleurs différentes, notamment en fonction du sexe. Ex. Chez les femelles d’Odonate dont la coloration de l’abdomen est différente de celle du mâle.

Hétérochromosome n. m. (Du gr. heteros, autre et chromosome). [Heterochromosome]. Chromosome participant à la détermination du sexe. Syn. Allosome, Hétérosome ou Gonosome.

Hétérochronie du développement, (Hétérochronie n. f. Du gr. heteros, autre et khronos, temps). [Heterochrony]. L’hétérochronie du développement est un phénomène d’accélération ou de diminution du rythme de développement d’un individu ayant pour conséquence de modifier la forme ou la taille donnée de cet individu par rapport à sa maturation sexuelle. Ex. la néoténie pour la forme, le nanisme pour la taille, la progenèse pour la forme et la taille (les adultes ont la morphologie et la taille d'un juvénile), la pédomorphose pour la conservation de caractères juvéniles par un adulte ou la péramorphose pour l’apparition précoce de caractères adultes par un juvénile. Voir aussi Pédomorphose, Péramorphose et Prothétélie.

Hétérodactyle n. m. et adj. (Du gr. heteros, autre et daktulos, doigt). [Heterodactyl]. Dont les ongles des tarses sont différents. Se dit des Diptères Brachycères dont le dernier article du tarse est muni d’un empodium apparaissant sous forme d'une soie. On parle alors de soie empodiale. Elle est située au milieu des pulvilles. Les Diptères Brachycères Orthorraphes hétérodactyles regroupent deux Super-familles, les Asiloïdes et les Empidoïdes. Contr. Homéodactyle

Hétérodyname adj. (Du gr. heteros, autre et dunamis, force). [Heterodynamous]. 1. Individu dont le développement ontogénique (de la larve à l’adulte) peut être interrompu par une diapause (arrêt du développement) durant le cycle de vie annuel. Une espèce hétérodyname présente un nombre de générations constant annuellement et ce quelque soit la longueur de la période de reproduction. Les espèces hétérodynames sont généralement univoltines (une seule génération). Mais dans le cas où elles développeraient plusieurs générations annuelles (multivoltines), une seule de ses générations subira une diapause. Contr. Homodyname. Voir aussi Amphodyname et Diapause. // 2. Chez les Coléoptères et notamment les Carabidés, type de sculpture élytrale, dont les crêtes sont sur plusieurs niveaux. On distingue par exemple des sculptures élytrales triploïdes homodynames, qui indiquent la présence de trois crêtes (côtes) égales par élytre et des sculptures élytrales triploïdes hétérodynames qui indiquent la présence de trois crêtes inégales en hauteur. // 3. Insecte dont les appendices sont différents. Voir aussi Homodyname

Hétéroécie n. f. (Du gr. heteros, autre et oikos, maison, habitat). [Heteroecy]. 1. Changement de nid. // 2. Changement d'hôte effectué par un commensal ou un parasite. Contr. Monoécie. Voir aussi Hétéroxène et Polyxène.

Hétéroécique adj. [Heteroecious]. Qui alterne entre plusieurs gammes de plantes hôtes différentes pendant les diverses périodes de sa vie. Chez les Hémiptères Aphidiens, quand un puceron alterne lors de son cycle évolutif entre deux plantes hôtes, on dit que c’est une espèce hétéroécique ou diécique mais s’il réalise la totalité de son cycle évolutif sur la même plante, on dit qu’elle est monoécique. Le puceron hétéroécique se reproduira sexuellement sur l’hôte primaire de l’automne au printemps (ses œufs y passeront l’hiver pour y donner la première génération suivante) et se reproduira parthénogénétiquement sur l’hôte secondaire du printemps à l’automne suivant. Voir aussi Cycle de reproduction, Monoécique, Diécique.

Hétérogastre adj. (Du gr. heteros, autre et gastêr, gastros, ventre). [Heterogastran]. Chez les Coléoptères Polyphages, désigne ceux d’entre eux qui ont un abdomen de 8 à 11 segments dont 5 à 8 sternites entiers et visibles. Voir aussi Cryptogastre, Haplogastre et Hologastre.

Hétérogastres n. m. pl. Groupe biologique de Coléoptères Polyphages, désignant ceux d’entre eux qui ont un abdomen de 8 à 11 segments dont 5 à 8 sternites entiers et visibles. Leurs ailes postérieures membraneuses ne comportent pas d’oblongum (cellule médiane fermée), ce qui permet de les distinguer des Adéphages. De plus contrairement aux Adéphages, on ne voit pas extérieurement de suture notopleurale (sillon séparant le pronotum du propleure) sur leur prothorax. Leurs larves ont des pattes comportant 5 articles. Les hétérogastres peuvent être classés en deux groupes, les hologastres et les cryptogastres. Chez les hologastres, le second sternite abdominal est entier. L’abdomen présente alors sept à huit sternites entiers et visibles. Chez les cryptogastres, le second sternite abdominal a disparu. L’abdomen ne présente alors que cinq ou six sternites visibles. C’est Paulian et Jeannel, qui ont proposé une classification des Coléoptères Polyphages basée sur le degré de régression des sternites abdominaux basaux chez les adultes. Chez les hétérogastres, on trouve par exemple, les Buprestes, les Cantharides, etc. Syn. selon auteurs Symphiogastres. Voir aussi Cryptogastres, Haplogastres, Hologastres, Paulian et Symphiogastres.

Hétérogastridés (Heterogastridae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Lygaéoïdes.

Hétérogastrie n. f. Caractère présenté par les Coléoptères hétérogastres. Voir Hétérogastres.

Hétérogonie n. f. (Du gr. heteros, autre et gonos, semence). [Heterogony]. Désigne un cycle de reproduction de l’Insecte où il y a alternance plus ou moins régulière (pas obligatoirement annuelle) de génération bisexuée (qui se reproduit par fécondation et où il peut y avoir brassage génétique) avec une génération agame (qui se reproduit sans fécondation) constituée de femelles issues d’une parthénogenèse thélytoque. L’hétérogonie est un phénomène que l'on observe avec la parthénogenèse cyclique. Ex. Les Hémiptères Aphidiens ou les Hyménoptères Cynipidés connaissent des cycles de reproduction hétérogoniques. Voir aussi Holocyclique et Parthénogenèse zygophasique.

Hétérogynaidés (Heterogynaidae) Nagy, 1969 n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Apoïdes. On les considère quelquefois comme des Sphécidés ou des Plumariidés. On les trouve dans l’Est-Méditerranéen, en Afrique et à Madagascar. Ce sont de peties guêpes qui mesurent entre 1,5 et 5 mm. Les femelles sont pourvues d’ailes minuscules. On a observé qu’elles étaient actives la nuit. On suppose que ce sont des parasitoïdes. Syn. Hétérogynidés (selon NCBI).

Hétérogyne n. f. ou adj. (Du gr. heteros, autre et gunê, femelle). [Heterogyna (n.) Heterogynous (adj.)]. Se dit des insectes sociaux qui présentent plusieurs castes de femelles, telles les abeilles, les fourmis, etc. On y trouve des femelles, ouvrières ou reines. Cela pour les distinguer des mâles.

Hétérogyne (Heterogynis) n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Glossates dont le mâle a des ailes transparentes alors que la femelle est aptère. Ex. Heterogynis penella dont la chenille vit sur le genêt.

Hétérogynidés (Heterogynidae) n. m. pl. [Mediterranean burnet moths]. 1. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Zygaénoïdes dont le genre Heterogynis en est le type. // 2. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Sphécoïdes. Syn. senior Hétérogynaidés. Voir Hétérogynaidés.

Hétéromère adj. et n. m. (Du gr. heteros, autre et meros, partie). [Heteromerous (adj.)]. Formé de parties dissemblables. En général, terme utilisé à propos des tarses. Contr. Homéomère. Voir aussi Formule tarsale.

Hétéromères (Heteromera) n. m. pl. Groupe biologique renfermant les Insectes Coléoptères dont le tarse compte un article de moins à la paire de pattes postérieures qu’aux autres pattes. Le terme désigne notamment ceux dont les deux premières paires de pattes portent des tarses de cinq articles, et la dernière paire des tarses de quatre articles (formule tarsale 5.5.4). Ce groupe n’est plus utilisé par la systématique. Il comprenait notamment les Méloïdés, les Ténébrionoïdes et les Cantharides. // Hétéromère inverse, Coléoptères dont les pattes antérieures portent quatre articles, les postérieures cinq (formule tarsale 4.4.5). Contr. Homéomères.

Hétérométabole adj. et n. m. (Du gr. heteros, autre et metabolê, changement). [Heterometabolous (adj.), Heterometabola (n.)]. Se dit des Insectes qui ont un développement à métamorphoses progressives, sans stade nymphal différencié, et dont les larves sont morphologiquement identiques ou quasi-identiques aux adultes. Elles ne s’en diffèrent que par la taille, l’absence d’appareil reproducteur et par le fait que leurs moignons alaires sont évaginés (exoptérygotes). Leurs ailes se forment progressivement au cours de la croissance et elles deviennent adultes sans passer par un stade nymphal. On dit de ces insectes qu’ils présentent des métamorphoses incomplètes (chez qui l’état nymphal fait défaut) et qu’ils sont moins évolués que les Holométaboles. On y trouve tous les Exoptérygotes (Blattoptères, Mantoptères, Isoptères, Orthoptères, Hémiptères) et les Paléoptères (Odonates, Ephéméroptères). Pour les Thysanoptères, leur mode de développement se situe entre celui des Holométaboles et des Hétérométaboles (voir Remétabolie). Pour les Ephéméroptères, on trouve un stade intercalé entre le stade larvaire et le stade imaginal qui est celui du subimago et on parle alors aussi de prométabolie (ou paleométabolie). Parmi les insectes hétérométaboles, on distingue deux sous-catégories que sont les Hémimétaboles et les Paurométaboles. Lorsque le mode de vie entre la larve et l’adulte est identique, on parle d’Hétérométabole paurométaboles, sinon, on parle d’Hétérométaboles hémimétaboles (ex. larve aquatique et adulte aérien). Pour certains auteurs, les hétérométaboles se divisent en hétérométaboles hémimétaboles et en hétérométaboles holométaboles. Voir aussi Amétaboles, Développement, Exoptérygotes, Hémimétaboles, Holométaboles et Paurométaboles.

Hétérométabolien adj. Qui adopte les caractéristiques des Insectes Hétérométaboles.

Hétérométabolisme n. m. Faculté de se développer à la manière d’un insecte hétérométabole. Voir Hétérométabole.

Hétéromorphe n. m. ou adj. (Du gr. heteros, autre et morphê, forme). [Heteromorpha (n.) Heteromorphic (adj.)]. Se dit d’un insecte dont le développement du cycle de vie comporte plusieurs formes du fait des métamorphoses. Syn. Holométabole. Contr. Homomorphe.

Hétéromorphose n. f. (Du gr. heteros, autre et morphê, forme). [Heteromorphosis]. Cas particulier du remplacement ou de la régénération d’un appendice ou d’un organe différent de l’appendice ou de l’organe initial (Ex. Une patte poussant à la place d’une antenne sectionnée). Voir aussi Développement et Tératologie.

Hétéromyzidés (Heteromyzidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Tanypézoïdes.

Hétéronemiidés (Heteronemiidae) n. m. pl. [Common Walkingsticks] Famille d'Insectes Néoptères Orthoptéroïdes Phasmoptères (Phasmatodea) Vérophasmatodés Aréolates Pseudophasmatoïdes.

Hétéroneure n. m. et adj. (Du gr. heteros, autre et neuron, nerf). Dont l'aile postérieure présente une nervation alaire différente de celle de l'aile antérieure. S'applique aux insectes tétraptères et plus particulièrement aux Lépidoptères qui montrent des ailes postérieures à la nervation réduite avec les nervures R2 à R5 absentes. Contr. Homoneure.

Hétéroneures (Heteroneura) n. m. pl. Infra-ordre de Lépidoptères Glossates, regroupant des papillons munis d’une trompe normalement développée, et comprenant les neuf dixièmes des espèces. Le terme renvoie au fait que les nervures des ailes postérieures sont peu nombreuses et disposées différemment (du gr. heteros, autre) de celles des ailes antérieures. De plus, les ailes antérieures et postérieures sont souvent de formes très différentes. Cet Infra-ordre est également appelé Frenatae en référence au lobe ou à l'épine (frenulum) à la base de l'aile postérieure qui maintient cette dernière sous l'aile antérieure. Chez les Sous-ordres et Infra-ordres moins évolués, ce mécanisme de couplage est constitué d'un lobe situé près du bord postérieur de l'aile antérieure (jugum), et c'est l'aile antérieure qui est maintenue au dessus-de l'aile postérieure. Cet Infra-ordre des Hétéroneures, est subdivisé en deux sous-ordres, celui des Hétéroneures monotrysiens (un seul orifice génital chez la femelle), qui comprennent les Nepticuloïdes (ou Stigmelloïdes) et les Incurvarioïdes, et celui des Hétéroneures ditrysiens (deux orifices génitaux chez la femelle), avec une douzaine de superfamilles (dont les principales regroupent les Sphinxs, Bombyxs, Noctuelles, Phalènes et Microlépidoptères). On a successivement classé les papillons d’après l’heure habituelle de leur vol (diurnes, crépusculaires et nocturnes), d’après la forme des antennes (rhopalocères et hétérocères), d’après leur dimension (macrolépidoptères et microlépidoptères), d’après la nervation des ailes (homoneures et hétéroneures). La classification qui a tendance à être retenue actuellement est celle basée sur la phylogénie. On la retrouve cependant toujours chez NCBI, pour qui les Lépidoptères Glossates Néolépidoptères Hétéroneures regroupent les Super-familles des Andesianoïdes, des Ditrysiens, des Incurvarioïdes, des Nepticuloïdes et des Palaephatoïdes. Contr. Homoneures. Ce taxon n’est pas reconnu par SITI et Fauna Europaea. Syn. Frénates. Voir Homoneures et Lépidoptères.

Hétéronome adj. (Du gr. heteros, autre et nomos, loi). [Heteronomous]. Dont les segments du corps sont différents. Cette différence peut être structurale ou fonctionnelle. Un segment donné peut ainsi contenir des régions spécialisées par rapport à un autre segment comparable. Cette hétéronomie est le résultat de différents mécanismes intervenant au cours du développement et du processus de métamérisation : arrêt de la croissance de certains constituants métamériques, fusion de certains segments du corps entre eux, disparition de certains appendices, etc. Contr. Homonome. Voir Homonome. Voir aussi Développement et Tératologie.

Hétéronomie n. f. [Heteronomy]. Développement différent. L’hétéronomie du développement concerne des espèces chez lesquelles mâles et femelles vont connaître des modes de développement fondamentalement différents. Ex. Chez certains Hyménoptères parasites où males et femelles n’auront pas le même hôte. (Walter 1988). Voir aussi Développement.

Hétéropezidés (Heteropezidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Nématocères connue également en tant que tribu (Heteropezini), Sous-famille (Heteropezinae ou Oligarcinae). En tant que tribu, les Heteropezini font parti de la famille des Cecidomyiidae, Porricondylinae.

Hétéropneustique adj. (Du gr. heteros, autre et pneuma, pneumôn, souffle, poumon). [Oligopneustic]. Type de système respiratoire trachéen caractérisé par la présence d’une ou deux paires de stigmates fonctionnels au lieu des 8 à 10 existantes dans les systèmes trachéens polypneustiques. Au sein des systèmes hétéropneustiques, on retrouve donc ceux dont la disposition est amphipneustique (deux paires de stigmates, en général, une antérieure et une postérieure) et ceux dont la disposition est métapneustique (1 paire postérieure). Syn. Oligopneustique. Voir aussi Stigmate.

Hétéroptère adj. et n. m. (Du gr. heteros, autre et pteron, aile). [Heteropterous]. Se dit d’un Insecte Hémiptère, dont les ailes ont une texture différente selon la partie considérée. En général, les ailes antérieures sont coriaces dans leur partie basale et membraneuse dans leur partie apicale. Contr. Homoptère.

Hétéroptères (Heteroptera) Latreille, 1810 (selon SITI), n. m. pl. [True bugs]. Sous-ordre d’Insectes Hémiptères regroupant près de 80 Familles pour 33.000 espèces. Ce sont les punaises en général. Avant d’être un Sous-ordre des Hémiptères, les Hétéroptères constituaient un ordre à part entière. L’ancien ordre des Hétéroptères comportait deux Sous-ordres, les Gymnocérates ou Géocorises qui sont terrestres et les Cryptocérates ou Hydrocorises, qui sont aquatiques. L’actuel Sous-ordre regroupe les insectes dont les pièces buccales comportent un rostre inséré ventralement, sur la partie antérieure de la tête, à fixation articulée. Ils peuvent être carnassiers (suceurs de sang) ou phytophages. Leur corps aplati présente un pronotum bien développé dont les ailes sont disposées à plat sur l’abdomen au repos (ce qui les distingue des Homoptères dont les ailes sont disposées en toit au repos), avec leurs extrémités membraneuses croisées (Ex. Punaises, nèpes, notonectes, hydromètres). Leurs ailes antérieures sont appelées hémélytres (partie basale coriacée (corium et clavus) et partie apicale membraneuse). On trouve un scutellum triangulaire entre les ailes antérieures. Ils possèdent, en général, une glande odoriférante sur le thorax entre la seconde et la troisième paire de pattes (les Rhopalidés n’en ont pas et sont appelées punaises inodores). Chez les larves ces glandes se situent en position dorso-abdominale. Ce Sous-ordre regroupe selon SITI les Infra-ordres suivants : Cimicomorpha, Dipsocoromorpha, Enicocephalomorpha, Gerromorpha, Leptopodomorpha, Nepomorpha, Pentatomomorpha. Selon NCBI, ce taxon regroupe les Enicocephalomorphes et les Euhétéroptères. Syn. invalide Géocorises (selon SITI).

Hétéropterygidés (Heteropterygidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Orthoptéroïdes Phasmoptères (Phasmatodea) Vérophasmatodés Aréolates Bacilloïdés.

Hétérosome n. m. Syn. d’hétérochromosome. Voir Hétérochromosome.

Hétérotherme adj. et n. m. (Du gr. heteros, autre et thermon, chaleur). [Heterothermal]. Animaux homéothermes dont la température corporelle peut cependant varier dans certains cas. Ce sera le cas des animaux qui hibernent. Voir aussi Homéotherme et Poecilotherme.

Hétérothripidés (Heterothripidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Thysanoptères Térébrants (Terebrantia). On en connait près de 70 espèces. Ils sont reconnaissables à leur forme allongée cylindrique et à leurs ailes étroites frangées de poils. Beaucoup sont floricoles.

Hétéroxène n. m. et adj. (Du gr. heteros, autre et xenos, étranger). [Heteroxenous]. Se dit d’un parasite qui à l’état larvaire a besoin de changer d’hôte pour assurer son développement. A l’état adulte, ce parasite vivra sur un hôte définitif, différent de celui sur lequel il vivait à l’état larvaire. Contr. Monoxène. Voir aussi Polyxène, Hétéroécie, Holoxène, Sténoxène, Oligoxène et Euryxène.

Hétérozygote adj. et n. (Du gr. heteros, autre et zugotos, attelé). [Heterozygous (adj.)]. Etre qui, pour un caractère déterminé, a reçu de ses parents deux facteurs héréditaires opposés. L’aspect ou phénotype, de l’hétérozygote lui est imposé par le facteur « dominant », mais il peut léguer à sa descendance le caractère contraire, « récessif ».

Hexapalpes n. m. pl. (Du gr. hex, six et du lat. palpare, tâter, toucher). Ancien syn. d’Adéphages dû au fait que chez les Coléoptères carnassiers (sauf les Gyrinidés), on trouve en plus de la paire de palpes maxillaires et de la paire de palpes labiaux, des maxilles présentant chacune une galéa (mâchoire de l’insecte) prenant la forme d’un palpe multiarticulé (de deux articles). Ce caractère se retrouve par exemple chez les Carabidés, les Cicindélidés et les Dytiscidés. Voir Adéphages.

Hexapode n. m. et adj. (Du gr. hex, six et pous, podos, pied). [Hexapod (Adj.), Hexapoda (n.)]. Qui possède six pattes (trois paires de pattes thoraciques), ce qui est en général le cas de certains Arthropodes et notamment des Insectes. Se dit également des larves d’insectes lorsqu’elles ont déjà les six pattes marcheuses de l’adulte.

Hexapodes (Hexapoda) n. m. pl. Super-classe (ou sous-phylum) d’Arthropodes comprenant ceux qui sont dotés de six pattes et deux antennes. Les Hexapodes font partie avec les Crustacés et les Myriapodes du Sub-Phylum des Mandibulates. Les Hexapodes regroupent les Classes des Insectes (Insecta) qui sont des ectognathes, et les Entognathes (Entognatha : Collemboles, Protoures et Diploures). Les Hexapodes sont appelés traditionnellement Insectes car c’est un ancien synonyme du mot insecte mais les Insectes vrais ne sont que les Ectognathes (pièces buccales externes). Syn. Apterygota. Voir aussi Ectognathes et Insecte.

Hibernaculum n. m. (Du lat. hibernacula, désignant les quartiers d’hiver). [Hibernaculum]. Logette dans laquelle les animaux passent l’hiver. Cas de certaines larves ou chenilles comme les chenilles processionnaires qui fabriquent une bourse de soie de près de 20 cm afin d’y passer toutes ensemble l’hiver.

Hibernation n. f. [Hibernation]. Syn. d’hivernation. Voir Hivernation.

Hibernie n. f. Nom vernaculaire de différents genres d’Insectes Lépidoptères Géométridés, comprenant des papillons de l’hémisphère boréal, qui apparaissent de novembre à mars : les mâles seuls des hibernies ont des ailes. La chenille de cette phalène est très nuisible aux arbres. On peut les arrêter en ceinturant les arbres de glu. Ex., L’hibernie défeuillante, Erannis defoliaria. L’hibernie grisâtre, Agriopis leucophaearia. L’hibernie hâtive, Agriopis marginaria. L’hibernie messagère, Criopega bajaria (=Agriopis aerugaria).

Hibou n. m. Nom usuel donné à un Lépidoptère Noctuidé ou du genre Agrotis, appelé également « Fiancé », ou du genre Noctua. Ex. Noctua pronuba.

Hibrildidés (Hibrildidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens, Bombycoïdes.

Hilara n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères Empididés d’Europe. Ce moucheron carnassier tourbillonne par « essaims » au-dessus des étangs. Certaines espèces pratiquent le don nuptial. Ex. Hilara clavipes.

Hilarimorphidés (Hilarimorphidae) n. m. pl. [Hilarimorphid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Muscomorphes dont le genre Hilara en est le type.

Himantopteridés (Himantopteridae) n. m. pl. [Long-tailed burnet moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Zygaénoïdes.

Himera n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Géométridés d’automne. La chenille de cette phalène est poilue et nuit aux arbres fruitiers, au chêne et au bouleau. Ex. Himera pennaria.

Hippelates n. m. Genre d’Insectes Diptères Brachycères d’Amérique central, dit « mouche des yeux » car ce moucheron occasionne une conjonctivite chez l’homme. Ex. Hippelates collusor.

Hippoboscidés (Hippoboscidae) Samouelle, 1819 n. m. pl. (Du gr. hippos, cheval et boskein, faire paitre, car cette mouche accompagne le cheval comme un pasteur). [Keds, Louse flies, Tick flies, Wallaby flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Calyptères Glossinoïdes. On en connait plus de 200 espèces. Les espèces Européennes mesurent de 2,5 à 9 mm. Leur corps brun ou verdâtre est robuste, glabre et aplati dorso-ventralement. Leurs yeux composés sont normalement développés. Leur tête est orientée horizontalement et ne présente pas la faculté de se loger dans un sillon du mésonotum, comme le font les Nyctéribiidés (Diptères Brachycères). Comme tous les Cyclorrhaphes Schizophores, ils présentent une suture frontale (ptilinale) ainsi qu’une lunule frontale et les antennes se trouvent sur la face. Ils peuvent être ailés, à ailes réduites ou sans ailes selon l’espèce ou le stade de vie. Leurs hanches médianes et postérieures sont largement séparées. Leurs griffes sont très fortes, recourbées et dentées. Cette ressemblance avec les poux se ressent également dans leur mode de vie. Les adultes sont ectoparasites des oiseaux ou des mammifères (autres que les chauves-souris) dont ils sucent le sang (hématophages). Ils sont pupipares (les larves se développent dans le corps de la femelle et sont mises au monde peut avant la nymphose). Après accouplement dans le pelage, la femelle connait une maturation larvaire utérine pour mettre au monde des larves complètement développées qui se transforment immédiatement en pupes brun noir, d'où le terme de pupipare. Ex. Les mélophages pour les ruminants comme Melophagus ovinus appelé usuellement « pou du mouton ». La mouche du cerf, Lipoptena cervi L.

Hippoboscoïdes (Hippoboscoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Calyptères regroupant les familles des Glossinidés, des Hippoboscidés, des Nyctéribiidés et des Streblidés (selon NCBI).

Hippobosque (Hippobosca) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères Schizophores, de la Famille des Hippoboscidés. Ce sont des mouches de taille moyenne au corps dur, trapu et aplati (comprimé dorso-ventralement). Leur tête est enfoncée dans le thorax. Leurs pattes robustes sont munies de griffes fortes, recourbées et dentées. Les représentants de ce genre sont essentiellement des ectoparasites de mammifères notamment des équidés tels les chevaux mais également les moutons, les cerfs parfois les bovins et même pour certaines espèces les oiseaux (mais pas les chauves-souris). Ce Diptère est un hématophage qui peut quelquefois piquer l'homme et transmettre une trypanosomiase. On les appelle communément « Mouche-crabe » car elles se déplacent latéralement à la manière des crabes. Hippobosca variagata, est une mouche parasite des mammifères qui ne produit qu’un seul œuf à la fois, en faisant l’insecte, actuellement connu, le moins fécond. Il éclot dans l’utérus maternel (ovoviviparité) et la larve se nourrira de sécrétions de glandes spéciales, les glandes accessoires transformées en glandes lactées. Autre ex. L'Hippobosque du cheval, Hippobosca equina (L.). D'env. 8 mm de long, cette espèce de la région paléarctique a de grandes ailes teintées de jaune recouvrant un corps brunâtre. Voir aussi Glande accessoire.

Hippodamie (Hippodamia) n. f. (Dans la mythologie, fille du roi de Pise, Oenomaos). Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Coccinellidés. C’est une espèce destructrice des pucerons. Cette coccinelle vit sur les plantes aquatiques. Ex. Hippodamia convergens.

Hister n. m. [Hister beetles]. Genre d’Insectes Coléoptères Staphyliniformes Histéridés, au corps coriace ovale de couleur généralement noire. Leurs œufs sont pondus dans les charognes, la litière mais également dans les galeries d’insectes xylophages, dans les nids d’oiseaux, les termitières et les fourmilières. Ex. Hister illigeri. L’hister à quatre taches, Hister quadrimaculatus. L’hister des cadavres, Hister impressus. Syn. Escarbot.

Histéridés (Histeridae) n. m. pl. [Predaceous diving beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Histéroïdes de petite taille (0,5 à 12 mm) dont le genre Hister en est le type. Cette famille de Coléoptères regroupe environ 4.000 espèces très polymorphes. Les adultes mesurent entre 1 et 15 mm. Leur corps est très sclérifié, d’un aspect brillant et le plus souvent noir. Certaines espèces ont des taches rouges sur leurs élytres. Le corps est de forme ronde à ovale. Certains sont très plats. Leur tête est généralement hypognathe et est la plupart du temps enfoncée dans le thorax. Les mandibules sont fortes. Les palpes maxillaires ont 4 articles et les palpes labiaux en ont trois. Le dendrophile fait partie de cette Famille qui se caractérise par le fait que ses représentants ont de courtes antennes de 8 à 11 articles qui sont coudées avec une massue compacte. Le pronotum, le plus souvent trapézoïdal, est de même largeur que les élytres. Leurs élytres portent des stries peu nombreuses et sont plus courtes que l’abdomen. Les deux derniers segments abdominaux ne sont pas recouverts par les élytres. Les pattes sont courtes. Les hanches antérieures sont transverses. Les cavités procoxales sont ouvertes postérieurement. Les cavités méso- et métacoxales sont séparées. Leurs tibias antérieurs sont dentés. Leurs tarses sont tous pentamères (et rarement 5.5.4 comme chez les Acritini). Ils montrent 5 sternites non soudés. Le premier est plus long que les autres et doté de sillons coxaux. Ils vivent dans les matières organiques en décomposition car ce sont des prédateurs de larves nécrophages et coprophages. Ils vivent aussi dans les nids d’oiseaux et certaines espèces sont même myrmécophiles (Ex. Pogonomyrmex et Hetaerius ou Onthophilus). Leurs larves campodéiformes ressemblent aux larves de carabes. Elles portent des urogomphes de deux articles. Ils sont répartis dans le monde entier.

Histéridologue n. m. (De hister et du gr. logos, discours, science). Spécialiste qui étudie la famille des Histeridae. Ce terme a été créé par Yves Gomy.

Histéroïdes (Histeroidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Staphyliniformes regroupant les Familles des Histéridés, des Sphaeritidés et des Synteliidés.

Histoblaste n. m. (Du gr. histos, tissu et blasto-, graine, bourgeon). [Histoblast]. Cellules qui au cours du développement embryonnaire de l’insecte seront à l’origine des disques imaginaux qui se développeront lors de l’histogenèse en organes de l’imago : ailes, pattes, yeux, pièces génitales. Les cellules histoblastiques ne seront donc pas affectées lors de l’histolyse qui s’opère au début des métamorphoses. Voir aussi Blastomère, Disque Imaginal et Métamorphose.

Histoblastique adj. [Histoblastic]. Qui concerne l’histoblaste.

Histogenèse ou Histogénèse n. f. (Du gr. histo, tissu et genesis, naissance, origine). [Histogenesis]. Edification des tissus qui s’opère notamment chez les insectes holométaboles à la fin des métamorphoses. Ce développement des organes propres au futur adulte a lieu à partir des disques imaginaux larvaires. Syn. Edification. Voir aussi Disque imaginal, Histoblaste, Histolyse et Métamorphose.

Histologie n. f. (Du gr. histo, tissu et logos, discours). [Histology]. Etude des tissus organiques.

Histologique (transformation) adj. [Histological]. Transformation ayant lieu à l’intérieure de la nymphe des Insectes holométaboles permettant de passer du dernier état larvaire au stade d’Insecte parfait.

Histolyse n. f. (Du gr. histo, tissu et lusis, destruction). [Histolysis]. Destruction des tissus vivant larvaires que l’on observe au début des métamorphoses. L'histolyse est suivie d'une reconstruction des tissus, ou histogenèse. Syn. Destruction. Voir aussi Histogenèse et Métamorphose.

Histolytique adj. [Histolytic]. Qui concerne l’histolyse.

Histotropisme n. m. (Du gr. histo, tissu et tropos, direction). [Histotropism]. Propriété que possèdent un grand nombre de parasites de s’enfoncer dans les tissus organiques.

Hivernage n. m. [Overwintering]. 1. Epoque pendant laquelle les abeilles restent dans la ruche. // 2. Précautions prises par l’apiculteur pour protéger et nourrir les abeilles pendant l’hiver.

Hivernation n. f. [Hibernation]. 1. Etat d’engourdissement subi par certains animaux durant l’hiver les amenant à s’endormir. Afin d’éviter les risques de gel, les insectes s’enfouissent dans le sol ou se cachent sous des matériaux isolants comme la mousse ou les feuilles mortes. Ils atténuent ainsi les effets de la température. Par ailleurs, leur sang se charge en glycérol et en sorbitol (alcools), leur permettant ainsi de faire baisser la température de congélation de l’eau dans leur corps et ainsi de mieux résister au froid. Le record de résistance au froid est détenu par un Carabique, Pterostichus brevicornis, qui a su résister en laboratoire à une température de -87 degrés. Les insectes hivernent à un certain stade de leur développement (on parle de diapause hivernale). Chez les Exoptérygotes l’hivernation se produira le plus souvent lors du stade œuf (voir Œuf d’hiver) ou larve alors que chez les Endoptérygotes, il se produira le plus souvent au stade nymphal ou imaginal. Syn. Hibernation. Voir aussi Diapause, Dormance, Hémolymphe, Hibernaculum, Développement, Ectotherme, Poecilotherme, Glycérol, Glycogène et Résistance des insectes 2. // 2. Dans la culture du ver à soie, l’hivernation est une période d’environ trois mois, pendant laquelle les œufs de ver à soie doivent subir l’action du froid pour reprendre leur développement.

Hobartiidés (Hobartiidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes.

Hodoterme (Hodotermes) n. m. Genre d’Insectes Dictyoptères Isoptères, type de la Famille des Hodotermitidés. Ex. Hodotermes mossambicus.

Hodotermitidés (Hodotermitidae) n. m. pl. [Old World harvester termites]. Famille d’Insectes Dictyoptères Isoptères, que l’on trouve en Amérique du nord, en Afrique et en Asie. Ces termites de couleur crème, brun-clair, organisent d’importantes expéditions nocturnes pour la récolte du fourrage et se rendent ainsi nuisibles aux cultures. Leurs antennes ont moins de 27 articles. Leur pronotum (sclérite dorsal du prothorax) est ensellé (en forme de selle). Leurs tarses sont distinctement tétramères. Les ouvrières ont des yeux. Tous portent une fontanelle entre les yeux. Les soldats de grande taille ont une grosse tête arrondie subconique portant de fortes mandibules. Leurs cerques sont également bien développés. Leur nid (termitière) peut atteindre jusqu’à 6 mètres de hauteur.

Holarctique ou Holoarctique (région) adj. (Du gr. holo, qui forme un tout, entier, et arcto-, ours). [Holarctic realm]. Voir Région Holarctique.

Holocyclique adj. (Du gr. holo, qui forme un tout, entier et kuklos, cercle). [Holocyclic]. A propos des Hémiptères Aphidoïdes (Pucerons), un cycle évolutif holocyclique est celui qui alterne annuellement reproduction parthénogénétique (ou asexuée) et reproduction sexuée. On y trouvera annuellement plusieurs générations asexuées et une génération sexuée. C’est suite à la reproduction sexuée que la femelle pondra l’œuf d’hiver. Ce type de cycle est le plus courant dans les régions tempérées, où les pucerons ont gardé la possibilité de se reproduire de façon sexuée. L’œuf fécondé est pondu en automne et se mettra en diapause durant l’hiver, assurant ainsi la survie de l’espèce en cas de conditions climatiques défavorables. C'est le cas par exemple du puceron noir de la fève (Aphis fabae). Mais quand dans le cycle évolutif annuel on ne rencontre qu’exclusivement la parthénogenèse, on dit alors que le cycle évolutif est incomplet, et on parle à propos de ces individus ne formant aucun sexués, d'espèces ou de population anholocyclique. Certains pucerons comme le puceron vert du pêcher (Myzus persicae) peuvent suivre l'un ou l'autre des cycles, suivant les conditions climatiques auxquelles ils sont soumis. Contr. Anholocyclique. Voir aussi Cycle de reproduction des pucerons, Anholocyclique, Androcyclique, Hétérogonie et Parthénogenèse zygophasique.

Hologastre adj. (Du gr. holo, qui forme un tout, entier et gastêr, gastros, ventre). [Hologastran]. Chez les Coléoptères Polyphages, désigne ceux d’entre eux dont le second sternite abdominal est entier. Voir aussi Cryptogastre, Haplogastre et Hétérogastre.

Hologastres n. m. pl. Groupe biologique de Coléoptères Polyphages hétérogastres, dont le second sternite abdominal est entier. L’abdomen présente alors sept à huit sternites entiers et visibles (sternites II à VIII visibles). On trouve ce type d’abdomen typiquement chez les Cantharidés, mais on le trouve aussi chez les Lampyridés ou les Lycidés. Voir aussi Cryptogastres, Haplogastres, Hétérogastres, Paulian et Symphiogastres.

Holognathes (Holognatha) n. m. pl. (Du gr. holos, entier et gnathos, mâchoire). Sous-ordre d’Insectes Plécoptères, regroupant moins de 10 Familles. Il regroupe des individus à tête hypognathe et mandibules épaisses et broyeuses. On y trouve entre autres les familles suivantes : Capniidae, Nemouridae, etc. Ce Sous-ordre forme avec celui des Systellognathes, l’ordre des Plécoptères ou Perles. Selon une autre class. (Fauna Europaea), ce Sous-ordre doit disparaitre au profit du nouveau Sous-ordre des Arctoperlaria. Ce taxon n’est pas reconnu par NCBI et Fauna Europaea. Syn. invalide junior de Plécoptères selon SITI. Voir Arctoperlaria. Voir aussi Euholognathes.

Holométabole adj. et n. m. (Du gr. holos, entier et metabolê, changement). [Holometabolous]. Se dit des insectes qui subissent des métamorphoses complètes. Ces métamorphoses sont dites « complètes » dans le sens où ces insectes connaissent un stade nymphal, bien différencié. Ils connaissent quatre stades morphologiques, œuf, larve, nymphe, adulte (ou imago). Chez les insectes holométaboles, les larves sont différentes de l’adulte par leurs morphologies. Elles n'ont pas d'yeux composés. Leurs moignons ou disques alaires sont internes (endoptérygotes). Elles mènent également un mode de vie différent de celui de l'adulte, et assez souvent notamment quant à leurs régimes alimentaires. Chez les Insectes holométaboles, l’état nymphal suit immédiatement la nymphose (mue nymphale) et précède immédiatement le stade imago (mue imaginale). C’est au sein de la nymphe que l’insecte connait une véritable métamorphose. Le terme de « métamorphose » ne devrait d’ailleurs être utilisé, au sens strict, que pour les ordres d’insectes holométaboles. L’holométabolie concerne en particulier les Ordres suivants : Coléoptères, Névroptères, Hyménoptères, Lépidoptères et Diptères. Mais on la retrouve aussi chez les mâles de Coccoïdes, les Mégaloptères, les Mécoptères, les Siphonaptères et les Strepsiptères. Les Insectes holométaboles sont tous endoptérygotes (ébauches alaires et sexuelles internes). Les holométaboles représentent près de 80 % des insectes. Les insectes holométaboles sont considérés comme des insectes supérieurs. Syn. Insectes supérieurs. Voir aussi Endoptérygotes, Métamorphose et Hétérométabole.

Holométaboles (Holometabola) n. m. pl. 1. Super-ordre d’Insectes regroupant dans la classification traditionnelle les Strepsiptères, les Coléoptères, les Raphidioptères, les Mégaloptères, les Névroptères, les Hyménoptères, les Lépidoptères, les Trichoptères, les Mécoptères, les Siphonaptères et les Diptères. Syn. Oligonéoptères. Syn. junior d’Endoptérygotes (selon NCBI). Voir Endoptérygotes. Voir aussi Métamorphose. // 2. Ancienne Sous-classe d’Insectes à métamorphose complète (4 stades : Œuf-larve-nymphe-adulte). Cette Sous-classe était divisée en deux Super-ordres : celui des Coléoptéroïdes et celui des Mécoptéroïdes. Il existait trois autres Sous-classes : Les Amétaboles à métamorphose nulle ; les Paurométaboles à métamorphose graduelles (Larve et adulte vivant dans le même milieu); les Hémimétaboles à métamorphose importante mais sans nymphose (larve aquatique et adulte aérien).

Holométabolien adj. [Holometabolan]. Qui adopte les caractéristiques des Insectes Holométaboles.

Holométabolisme n. m. Faculté de se développer à la manière d’un insecte holométabole. Voir Holométabole.

Holométopes n. m. pl. Subdivision des Schizophores (Diptères Brachycères) ou Cyclorrhaphes (selon les classifications). Ce sont des mouches dépourvues de cuilleron ou à cuilleron réduit, rendant ainsi les balanciers bien visibles, telles que la drosophile, la Ceratitis et le Dacus. Contr. Calyptères. Syn. Acalyptères. Voir Acalyptères. Voir aussi Myodaires

Holopneustique adj. (Du gr. holos, entier et pneuma, pneumôn, souffle, poumon). [Holopneustic]. Se dit des dispositions des stigmates sur les segments du corps des larves d’insectes. En l’occurrence un système trachéen à la disposition holopneustique comporte 10 paires de stigmates (quelquefois 11 paires). En général, la respiration holopneustique qualifie la respiration de la plupart des insectes adultes car pour leur plus grande majorité, leur nombre de stigmate est de 10 (2 thoraciques et 8 abdominaux). Les stigmates sont tous fonctionnels chez les insectes holopneustiques (contrairement aux insectes hémipneustiques où seuls quelques stigmates restent en fonction). On estime que la respiration s’effectuant selon le type holopneustique et le type primitif chez les Insectes. Les autres systèmes de disposition des stigmates sont dits : péripneustique (9 paires) ; hémipneustique (8 paires) ; amphipneustique (2 paires) ; métapneustique (1 paire postérieure) ; propneustique (1 paire antérieure) ; apneustique (sans stigmate). Ex. Chez certaines Larves de Diptères Bibionidés. Voir aussi Stigmate.

Holoptique adj. (Du gr. holos, entier et optikos, qui concerne la vue). [Holoptic]. Dont les yeux sont contigus et de ce fait se rejoignent. Ex. Les Odonates. Voir aussi Dichoptique.

Holotype n. m. (Du gr. holos, entier et tupos, modèle). [Holotype]. Spécimen d’origine unique (exception faite de l’hapantotype) d’une espèce ou d’une sous-espèce nominale à partir duquel a été décrit un taxon qui servira de référence. L’holotype est le type porte-nom (= le type) d’une espèce. Voir aussi Hapantotype et Paratype.

Holoxène n. m. et adj. (Du gr. holos, entier et xenos, étranger). [Holoxenous]. Fait pour un parasite de se développer aux dépens d’une seule espèce d’hôte. Ce sont les parasites les plus étroitement adaptés. Un parasite holoxène n’est pas forcément monoxène (un seul hôte) et peut donc être aussi polyxène (il se développe sur plusieurs hôtes mais toujours de la même espèce). Voir aussi Monoxène, Hétéroxène, Sténoxène, Oligoxène et Euryxène.

Homalisidés (Homalisidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Elatéroïdes (ou Dascilliformes Cantharoïdes).

Homéochrome adj. (Du gr. homos, semblable et khrôma, couleur). [Homoeochrome]. Qualifie une espèce dont les individus ont une coloration identique. Le terme est notamment utilisé chez les femelles d’Odonates dont la coloration de l’abdomen est identique à celle du mâle.

Homéodactyle adj. et n. m. (Du gr. homos, semblable et daktulos, doigt). [Homodactyl]. Se dit des Diptères Brachycères dont l'empodium ne ressemble pas à une soie mais prend la forme d'une vésicule (organe en forme de petits sacs) similaire aux pulvilles. Le prétarse comporte alors deux griffes et trois pelotes égales constituées de deux pulvilles et un lobe central, l’arolium. Les Diptères Brachycères Orthorrhaphes homéodactyles regroupent trois Super-familles, les Stratiomyoïdes, les Tabanoïdes et les Némestrinoïdes. Ex. Les Stratiomyidae, les Rhagionidae, les Tabanidae. Contr. Hétérodactyle.

Homéomère adj. (Du gr. homos, semblable et meros, partie). [Homomerous]. Formé de parties semblables. Chez les Coléoptères, s'applique aux tarses dont toutes les pattes comportent le même nombre d’articles, de formule tarsale 3.3.3 = trimères ou 4.4.4 = tétramères ou 5.5.5 = pentamères. Cela, par opposition aux hétéromères dont les tarses sont composés de 5 articles aux pattes antérieures et médianes et de 4 articles aux pattes postérieures (formule tarsale: 5.5.4.). Contr. Hétéromère. Voir aussi Formule tarsale.

Homéos préfixe. (Du gr. homoios) Semblable.

Homéostasie n. f. (Du gr. homos, semblable et stasis, position). [Homeostasis]. Tendance des organismes vivants à maintenir leurs paramètres intérieurs physiologiques en dépit des variations extérieures. La constance du milieu physiologique intérieur est obtenue au travers de mécanismes consistant en des échanges incessants. Cela explique la stabilité de la température chez les homéothermes. Chez les poïkiltothermes que sont les insectes, c’est la circulation de l’hémolymphe dans la cavité générale et des comportements de thermorégulation qui vont permettre d’assurer l’homéostasie du corps. Il s’agit alors pour les insectes de maintenir des conditions constantes de pH ainsi que les taux de concentrations en eau, en sels, en acides aminés, en sucres, en lipides, etc. Voir aussi Thermorégulation et Poïkilotherme.

Homéostatique adj. (Du gr. homos, semblable et statikos, relatif à l’équilibre des corps). [Homeostatic]. Relatif à l’homéostasie. Ex. Equilibre homéostatique.

Homéotherme adj. (Du gr. homos, semblable et thermon, chaleur). [Homeothermic, Homothermal]. Dont la température est constante, quelle que soit celle du milieu ambiant. On les appelle également animaux « à sang chaud ». C’est le cas des mammifères et des oiseaux. Contr. Poecilotherme. Voir aussi Ectotherme et Hétérotherme.

Homéothermie n. f. [Homeothermy]. Etat des êtres vivant dont la température est constante, quelle que soit celle du milieu ambiant. Ce n’est pas le cas chez les Invertébrés comme les Insectes qui sont des Ectothermes.

Homilopsocidés (Homilopsocidea) n. m. pl. Infra-ordre d’Insectes Psocoptères Psocomorphes regroupant les Familles suivantes : Archipsocidae, Bryopsocidae, Calopsocidae, Ectopsocidae, Elipsocidae, Lachesillidae, Mesopsocidae, Peripsocidae, Philotarsidae, Pseudocaeciliidae, Trichopsocidae. Les valves dorsales des gonapophyses des membres de cet Infra-ordre sont enflées.

Homochrome adj. (Du gr. homos, semblable et khrôma, couleur). [Homochromous]. Qui présente la couleur ou l’aspect visuel de son milieu.

Homochromie n. f. [Homochromy]. Fait pour un animal de se fondre avec le support du milieu dans lequel il vit, en prenant une couleur identique à ce dernier. L’homochromie est dite active quand l’animal agit sur sa couleur pour la modifier en fonction de son environnement (ex. caméléon). Sinon elle est dit passive et l’animal vit alors habituellement sur un fond qui concorde avec son aspect (Ex. Les lichenées aux ailes antérieures couleur de lichen). Voir aussi Coloration, Cryptique, Pigmentation et Mimétisme.

Homodyname adj. (Du gr. homos, semblable et dunamis, force). [Homodynamous]. 1. Individu dont le développement ontogénique (de la larve à l’adulte) est continu tout au long de l’année. Il n’y aura pas de diapause (arrêt du développement) mais il peut y avoir quiescence (ralentissement du développement). Les espèces homodynames peuvent produire plusieurs générations annuellement (multivoltines), ce nombre variant en fonction des aléas climatiques. On rencontre en général ces espèces homodynames dans les régions chaudes qui ne connaissent pas d’hiver rigoureux. Contr. Hétérodyname. Voir aussi Amphodyname. // 2. Chez les Coléoptères et notamment les Carabidés, type de sculpture élytrale, dont les crêtes sont toutes sur un seul niveau. On distingue par exemple des sculptures élytrales triploïdes homodynames, qui indiquent la présence de trois crêtes (côtes) de niveau égal par élytre et des sculptures élytrales triploïdes hétérodynames qui indiquent la présence de trois crêtes inégales en hauteur. Voir aussi Hétérodyname.

Homoélytre n. f. Nom donné à la première paire d’aile chez les Homoptères. Cette première paire d’aile étant appelée hémélytre ou hémiélytre chez les Hétéroptères.

Homogamie n. f. (Du gr. homos, semblable et gamos, union, mariage). [Homogamy]. Tendance des animaux à choisir un conjoint qui leur ressemble.

Homologie n. f. (Du gr. homos, semblable et logos, discours). [Homology]. Deux états de caractères sont dits homologues s’ils sont hérités d’une même structure commune. Il y a ainsi homologie si au moins deux espèces possèdent un caractère provenant d’un ancêtre commun, et cela même si ce caractère a évolué ou non. Le terme peut donc s’appliquer aux organes ou parties de différents organismes qui présentent la même origine, du fait de l'existence d'un ancêtre commun, mais qui n’ont pas pourtant nécessairement la même structure, ni la même fonction. Contr. Homoplasie.

Homologue adj. et n. m. [Homologous (adj.), Homologue (n.)]. Dotée d’une homologie. Voir Homologie.

Homométabole adj. (Du gr. homos, semblable et metabolê, changement). Qualifie un type de développement néométabole particulier que l’on trouve chez les Hémiptères Adelgidae et Phylloxeridae où les ébauches alaires n’apparaissent qu’au dernier stade larvaire et se développent très rapidement. Ce dernier stade larvaire ne peut être qualifié de nymphe. Voir aussi Néométabole.

Homomorphe adj. (Du gr. homos, semblable et morphê, forme). [Homomorph]. 1. Sans métamorphose. Syn. Amétabole. // Qualifie les Insectes dont les larves et les adultes se ressemblent. // 2. Qui a une ressemblance morphologique avec l’objet sur lequel ou près duquel il vit. Voir Homomorphie. Contr. Hétéromorphe.

Homomorphie n. f. [Homomorphy]. 1. Se dit d’un insecte dont le développement ne comporte pas de métamorphoses. Syn. Amétabole. Contr. Holométabolie, Hétéromorphie. // 2. Dont l’aspect morphologique se rapproche du support sur lequel vit l’individu. Il s’agit d’un mimétisme avec le milieu naturel où vit l’insecte. On parle d’homomorphie lorsque l’animal adopte le même aspect morphologique qu’un objet de son milieu (Ex. Phasme pour une brindille, Phyllie pour une feuille) et d’homotypie lorsque l’animal adopte la même couleur (homochromie) et la même forme (homomorphie) qu’un objet de son milieu. Ex. Les chenilles de certains papillons sont homomorphes des brindilles ou la phyllie, homomorphe d’une feuille. Ce mimétisme protège l’insecte de ses prédateurs. Voir aussi Homochromie, Mimétisme et Homotypie.

Homoneure adj. et n. m. (Du gr. homos, semblable et neuron, nerf). [Homoneurous]. S'applique aux Lépidoptères dont la nervation est identique sur les deux ailes (antérieures et postérieures). On a successivement classé les papillons d’après l’heure habituelle de leur vol (diurnes, crépusculaires et nocturnes), d’après la forme des antennes (rhopalocères et hétérocères), d’après leur dimension (macrolépidoptères et microlépidoptères), d’après la nervation des ailes (homoneures et hétéroneures). Contr. Hétéroneure.

Homoneures n. m. pl. Ancien Sous-ordre de Lépidoptères comprenant des espèces dont la trompe est réduite, mais surtout dont la nervation est identique sur les deux ailes (antérieures et postérieures). Leurs ailes antérieures sont munies d’un jugum. Les espèces homoneures, plus primitives, sont peu nombreuses et ne représentent qu’un dixième de la population actuelle des Lépidoptères. La transcription latine de leur nom était Homoneura, qui correspond de nos jours à un Genre d’insectes Diptères Lauxaniidés. Contr. Hétéroneures. Voir Lépidoptères.

Homonome adj. (Du gr. homos, semblable et nomos, loi). [Homonomous]. Dont les segments du corps sont identiques les uns aux autres (Ex. Trilobites). Au contraire une segmentation hétéronome est une segmentation où les segments sont différents et peuvent contenir des régions spécialisées. Contr. Hétéronome.

Homonyme n. m. ou adj. (Du gr. homos, semblable et onyme qui porte un nom ou nom). [Homonym]. Nom scientifique ayant la même orthographe attribué à deux espèces différentes. Lorsque le cas se présente, il  y a lieu de donner un autre nom à l’une d’elles. Ex. Le genre Idia désignait à la fois un Insecte Diptère Brachycère Muscidé (Ex. L’idie fasciée, Idia fasciata) mais aussi un Lépidoptère Noctuidé de la Sous-famille des Herminiinés (Ex. la noctuelle des cimetières, Idia calvaria). L’homonyme senior étant le nom du Lépidoptère, celui du Diptère est devenu par la suite Stomorhina lunata. Le Code Internationale de Nomenclature Zoologique stipule plusieurs règles pour régler ces problèmes d’homonymies. Voir aussi Synonyme et CINZ.

Homonyme junior, [Junior homonym]. Dans la nomenclature taxinomique, désigne le nom le plus récemment publié des deux noms identiques (ou de plusieurs) que ce nom intéresse ou pas la même catégorie taxinomique. On retiendra alors le plus ancien, appelé Homonyme senior. Voir aussi Synonyme junior.

Homonyme senior, [Senior homonym]. Voir Homonyme junior.

Homoplasie n. f. (Du gr. homos, semblable et plastos, plastikos, modelé, formé). [Homoplasy]. Contrairement à l’homologie où un caractère possédé par au moins deux espèces provient d’un ancêtre commun, il y a homoplasie lorsqu’un caractère est possédé par au moins deux espèces n’ayant pas d’ancêtre commun. Ce phénomène est dû alors à une convergence morphologique. Ex. : De longues antennes pour les animaux cavernicoles. Contr. Homologie.

Homoptère adj. et n. m. (Du gr. homos, semblable et pteron, aile). [Homopterous]. Se dit d’un Insecte Hémiptère, dont les ailes ont la même consistance dans toute leur étendue. Contr. Hétéroptère.

Homoptères (Homoptera) n. m. pl. (Du gr. homos, semblable et pteron, aile). Ancien Sous-ordre d’Hémiptères dont les hémélytres ont la même consistance dans toutes leurs étendues (entièrement membraneux). Les Homoptères ont une bouche hypognathe (prognathe chez les Hétéroptères). Ils sont tous phytophages et toujours terrestres. Avant d’être un Sous-ordre des Hémiptères, les Homoptères constituaient un Ordre qui regroupait tous les insectes dont les ailes sont disposées en toit au repos (Ex. Cigales, cicadelles, pucerons, cochenilles). A l’intérieur de cet Ordre, on distinguait les Auchénorrhynques (dont le rostre part de dessous la tête) et les Sternorhynques (dont le rostre part d’entre les hanches antérieures). Ce taxon est considéré comme invalide par SITI et n’est pas reconnu par Fauna Europaea. Syn. valides Auchénorrhynques et Sternorhynques (selon SITI). Syn. Hémiptères (selon NCBI).

Homotomidés (Homotomidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Hémiptères Sternorrhynches Psylliformes Psylloïdes.

Homotypie n. f. (Du gr. homos, semblable et tupos, modèle). 1. Fait pour un animal d’induire une confusion avec un objet ou un autre animal de par sa forme (homomorphie) et sa couleur (homochromie). On parle d’homomorphie lorsque l’animal adopte le même aspect morphologique qu’un objet de son milieu mais d’homotypie lorsque l’animal adopte à la fois la même couleur et la même forme qu’un objet de son milieu. Ex. Certains phasmes ressemblent à une brindille, les Phyllies à une feuille. Il existe aussi des sauterelles-feuilles (Ex. Genre Thicophyllum) ou des papillons-feuilles (Genre Kallima ou Oxydia). Parfois, il y a à la fois homotypie et mimétisme. Ce sera le cas par exemple chez les Lépidoptères Lycénidés du Genre Thecla, qui portent un ocelle (mimétisme) à l’angle anal de leurs ailes postérieures, elles-même prolongée par une longue expansion fine assimilable à une antenne (homotypie). Ces faux-oeils et ces fausses-antennes ont surement pour but de détourner un éventuel prédateur d’une partie du corps plus vulnérable. Il existe aussi des cas d’homotypie collective. Chez les Hémiptères Membracidés, plusieurs individus se disposent de telle façon qu’ils miment ainsi une branche épineuse de végétal grâce à l’excroissance en forme d’épine portée par chacun sur leur dos. Voir aussi Cryptique, Homomorphie et Mimétisme. // 2. A propos des organes d’un même individu, qui sont de même forme.

Hoplie (Hoplia) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéoïdes Lamellicornes, comprenant de petits scarabées de couleurs vives, dont on connaît de nombreuses espèces répandues en Europe. L’hoplie azuré (Hoplia coerulea), très abondant dans le sud de la France, d’un beau bleu nacré, est employé par les plumassiers pour faire des parures.

Hoplocampe (Hoplocampa) n. f. Genre d’Insectes Hyménoptères Symphytes de la Famille des Tenthrédinidés, dont la larve se développe selon l’espèce dans la pomme, Hoplocampa testudinea, la poire (H. brevis) ou la prune (H. minuta). On les combattait autrefois par des pulvérisations à la nicotine et à l’arsenic. Ex. L'hoplocampe commun du prunier, H. flava 

Hoplopleuridés (Hoplopleuridae) n. m. pl. [Armoured Lice, Small-mammal sucking lice]. Famille d’Insectes Phthiraptères Anoploures. Ils parasitent les rongeurs.

Hoplopsyllus n. m. Genre d’Insectes Siphonaptères Pulicidés (Puces). Ex. Hoplopsyllus anomalus.

Horismologie n. f. (Du gr. horismos, marquage par des limites et logos, discours). [Horismology]. Science décrivant et nommant les nervures des ailes chez les Insectes. Comstock et Needham proposèrent en 1918 un système de nomenclature des nervations alaires qui fut modifié par la suite par Tillyard et d’autres entomologistes. Plusieurs systèmes nomenclaturaux ont été proposés. Aujourd’hui c’est le système de Kukalova-Peck qui semble prédominer. Schématiquement, on distingue deux groupes de nervures : - les longitudinales (désignées par une majuscule) et les transverses (désignées par une minuscule). Les nervures longitudinales portent de fortes soies (macrochètes), alors que les nervures transverses ne portent que des microchètes. Pour les nervures longitudinales, on trouve six branches principales en éventail à partir de la base de l’aile ainsi que selon les nervures des branches secondaires. Les six nervures majeures sont la Costa, la Subcosta, le Radius, la Media, le Cubitus et la ou les nervures anales. Toutes ces nervures, mis à part la nervure costale et les nervures anales, peuvent être ramifiées en branches secondaires. Pour être désignées, ces branches portent un numéro en relation avec la nervure principale dont elles proviennent (Ex. A partir du Radius, R1, R2, R3, etc.). Les nervures transverses sont désignées par une minuscule en rapport avec les nervures longitudinales qu’elles joignent. Les parties membraneuses délimitées par des nervures forment des cellules, généralement désignées par le nom de la nervure longitudinale marquant leur marge antérieure. Ainsi la cellule située sous la nervure Costale (C) est notée (C). Voir aussi Aile, Nervation et Cellule.

Horloge de la mort n. f. [Common furniture beetle, Common house borer pour Anobium punctatum ; Death watch beetle pour Xestobium rufovillosum]. Nom vulgaire donné aux anobies (Anobium punctatum et Xestobium rufovillosum), à cause du bruit qu’elles font en attaquant le bois, et que l’on entend lors des veillées mortuaires. Voir aussi Vrillette. Syn. Trompette de la mort.

Hormaphididés (Hormaphididae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Hémiptères Sternorrhynches Aphidiformes Aphidomorphes Aphidoïdes.

Hormone n. f. (Du gr. hormôn, pousser, exciter). [Hormone]. Message chimique confiné au milieu intérieur de l’insecte et véhiculé par l’hémolymphe. Il existe deux types d’hormones permettant aux insectes de se développer que sont les hormones juvéniles et les ecdysones. Les hormones ont une action sur l’homéostasie, les métamorphoses, la diapause et la maturation sexuelle par la formation d’organes génitaux. Les hormones sont produites par les cellules neurosécrétrices du système nerveux. Voir Cellules neurosécrétrices.

Hormone de mue, [Molting hormone]. Syn. d’Hormone ecdysone. Voir Hormone ecdysone.

Hormone ecdysone, [Ecdysone hormone]. Prohormone stéroïde (on parle alors d’ecdystéroïde) sécrétée par la glande de mue (ou glande prothoracique). L’ecdysone est un ecdystéroïde, un précurseur inactif, qui sera transformé dans sa forme active en 20-hydroxy-ecdysone, l’hormone de mue la plus active (ou ecdystérone). Le terme d’ecdysone est cependant communément employé dans le sens d’ecdystérone (ou hormone de mue). La sécrétion d’ecdysone apparait au début de chaque mue, mais c’est l’hormone de mue, la 20-hydroxy-ecdysone, qui au même titre que les hormones juvéniles, déclenche la mue permettant la croissance et le développement des Insectes et des Crustacés et conduit au final à la formation des organes génitaux. Tant que ces hormones agissent simultanément on observe une mue larvaire, par contre, lorsque l'hormone juvénile n'est plus secrétée, l’ecdysone, seule hormone alors présente, induit les mues nymphales et imaginales. Voir aussi Apolyse, Ecdystéroïde, Glande de mue, Hormone juvénile, Mue et Système nerveux sympathique.

Hormone juvénile, [Juvenile hormone]. Hormone sécrétée par les corpora allata (corps allates) des Insectes sous le contrôle du cerveau. Les hormones juvéniles (en abrégé JH car de l’anglais Juvenile Hormone) conditionnent le développement ou le maintien des caractères larvaires ou juvéniles chez les Insectes et cela au même titre que les hormones ecdysones. Les hormones juvéniles ont pour but de maintenir le caractère juvénile d’un individu lors des premières mues. Elles s’opposent au développement des ébauches de l’imago. La baisse de leur concentration, et la présence seule de l’ecdysone, aboutit à la formation de l’imago avec ses organes génitaux. Ainsi chez les adultes, elles stimulent les organes génitaux et contrôlent le comportement sexuel. Il existe 6 formes connues de ces hormones. Bien que la vaste majorité des insectes ne produisent qu’une seule forme de cette hormone, la JH III prédominante, les Lépidoptères en produisent cinq au total, dont quatre formes homologues, qui se distinguent de la JH III par la présence de chaînes éthyliques latérales. Cette hormone est utilisée en lutte biologique pour perturber le développement des insectes ravageurs. Syn. Néoténine. Voir aussi Corpora allata, Hormone ecdysone, Mue et Système nerveux sympathique.

Hormone prothoracotrope, [Prothoracotropic hormone, Prothoracicotropic hormone]. Neurohormone sécrétée par la pars intercerebralis (situé en position dorso médiane, dans le protocérébron) des Insectes et stockée dans les corpora cardiaca (corps cardiaques ou complexe allato-cardiaque). Elle stimule la secrétion de l’ecdysone par les glandes prothoraciques (ou glandes de mues). La régulation de l’activité de ces neurohormones cérébrales sur la glande prothoracique se fait par l’intermédiaire de ligatures placées sur le cou des insectes, qui séparent la tête du thorax, et qui ont pour effet d'empêcher l'action de ces hormones et donc de maintenir les caractères larvaires et donc l'absence de mue. Elle est désignée en abrégé par le signe PTTH (de l’anglais prothoracotropic hormone). Syn. Prothoracotropine, Ecdysiotropine. Voir aussi Cerveau, Glande de mue, Neurohormone et Système nerveux sympathique.

Hôte n. m. (Du lat. hospes, hospitis, celui qui donne l’hospitalité, celui qui la reçoit). [Host(s)]. Organisme dans ou sur lequel vit un parasite, un symbiote, un commensal ou une espèce inquiline. Il peut arriver qu’un hôte infecté par l’œuf d’un parasitoïde arrive à mettre en place une réaction de défense cellulaire tendant à la destruction de l’œuf du parasitoïde présent dans sa cavité générale. Cette réaction se nomme encapsulement hémocytaire. Voir aussi Commensal, Inquilin, Parasite et Symbiote.

Hôte accidentel, [Accidental host]. Hôte sur lequel le parasite ne se trouve pas communément.

Hôte définitif, [Definitive host]. Hôte chez lequel un parasite vit à l’état adulte et où, de ce fait, sa vie sexuelle se termine.

Hôte final, [Final host]. Syn. d’hôte définitif. Voir Hôte définitif.

Hôte intermédiaire, [Intermediate host]. Lorsqu’un parasite doit évoluer en ayant plusieurs hôtes (parasite hétéroxène), l’hôte intermédiaire est l’hôte obligatoire chez lequel s'accomplit le stade de maturation larvaire du parasite. Syn. Hôte secondaire. Voir aussi Hétéroxène.

Hôte paraténique, [Paratenic host]. Hôte chez lequel la forme larvaire du parasite reste à un état dormant en attendant d’être ingéré par l’hôte définitif. C’est un hôte d’attente. 

Hôte primaire, [Primary host(s)]. Chez les Hémiptères Aphidiens, lorsque le cycle de développement se déroule sur des hôtes différents (espèce diécique ou hétéroécique), on distingue l’hôte primaire de l’hôte secondaire. La plante sur laquelle a lieu la reproduction sexuée est qualifiée d'hôte primaire et les plantes sur lesquelles les pucerons migrent sont des hôtes secondaires. L’hôte primaire est donc le végétal nourricier où le puceron holocyclique, dépose son œuf d'hiver duquel naîtra la fondatrice. L’hôte primaire est en général un végétal ligneux. Voir aussi Cycle de reproduction des pucerons.

Hôte réservoir, [Reservoir host]. Hôte chez lequel le parasite (ou la maladie) est présent dans la nature. Dans le cas d’un hôte porteur d’une maladie, cet hôte constitue alors une source de reproduction de l’agent pathogène pour le vecteur. L’hôte réservoir représente également une source d’infection à long terme pour d’autres animaux ou vecteurs.

Hôte réservoir intermédiaire, [Intermediate host reservoir]. En entomologie médicale, hôte chez lequel le parasite trouve l'approvisionnement naturel de ses stades asexués (Matheson).

Hôte secondaire, [Secondary host(s)]. 1. Chez les Hémiptères Aphidiens, lorsque le cycle de développement se déroule sur des hôtes différents (espèce diécique ou hétéroécique), on distingue l’hôte primaire de l’hôte secondaire. L’hôte secondaire est le végétal nourricier hébergeant, en été, les exilés (fondatrigènes ailés) et leurs descendances, les virginogènes. Il s’agit généralement d’une plante herbacée. Voir aussi Cycle de reproduction des pucerons. // 2. Syn. d’Hôte intermédiaire. Voir Hôte intermédiaire.

Hôte type, [Type host]. Qualifie l’espèce-hôte à laquelle est associée une espèce-type.

Hôte vicariant, [Vicariant host]. Hôte occasionnel d’un parasite. Si le parasite choisit un hôte vicariant c’est qu’il est euryxène ou sténoxène ou encore oligoxène. Un parasite monoxène ne peut s’installer sur un hôte vicariant.

Hotinus n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Fulgoridés d’Indochine. Ex. Hotinus maculatus.

Hotspot n. m. (De l’anglais, hot, chaud et spot, endroit, place). [Hotspot(s)]. Ce mot est issu d’un concept créé en 1988 par Norman Myers, écologiste Britannique. Un hotspot de biodiversité est une zone géographique délimitée qui présente une richesse en espèces faunistiques et floristiques élevées, encourant des risques d’extinction importants à court terme. Il existerait actuellement 34 hotspots à travers le monde, qui représenteraient 2.3% de la surface de la Terre. Ils contiendraient 75% des espèces les plus menacées de mammifères, d’oiseaux, et d’amphibiens. 50% des plantes vasculaires et 42% des vertébrés terrestres existent seulement dans ces hotspots. Ils ont déjà perdu au moins 70% de leur végétation originelle. Beaucoup d’archipels et îles océaniques font partie de ces hotspots. Ex. Les îles des Mascareignes, Madagascar, etc.

Houppe n. f. (De l’ancien francique huppo, touffe). [Tuft]. Assemblage de soies ou de poils, formant une touffe. Voir aussi Chaetosome.

Huméral, -e, -aux adj. (Du lat. humerus, épaule). [Humeral]. Qui concerne les épaules. Chez les insectes, relatif à la partie antérieure basale de l’aile ou aux angles antérieurs et/ou postérieurs du thorax. Voir Calus huméral.

Humérus n. m. (Du lat. humerus, épaule). [Humerus]. 1. Mot signifiant littéralement « épaule ». // 2. A propos des ailes chez certains Lépidoptères et Diptères, petite nervure transverse, notée « h » située entre la base de la Radiale (R) et celle de la Costale (C). Voir aussi Nervure humérale. // 3. Chez les Coléoptères, syn. de Calus huméral. Voir Calus huméral.

Humique adj. (Du lat. humus, sol, terre). Qui concerne l’humus, c’est-à-dire la couche supérieure du sol créée et entretenue par la décomposition des matières organiques.

Humivore adj. [Humivorous]. Qui se nourrit d’humus. La moitié des espèces de termites sont humivores.

Humus n. m. Matière organique de la couche supérieure du sol formée par la décomposition des substances végétales et animales.

Hyalin, e adj. (Du gr. hualos, verre). [Hyaline]. Qui est transparent, clair et non coloré. Tous les Odonates à l’exception des Caloptérygidés ont des ailes hyalines (en dehors du ptérostigma).

Hyalomyie (Hyalomya) n. f. Syn. junior du genre Phasia, genre d’Insectes Diptères Brachycères Tachinidés, commun sur les fleurs. La larve de cette mouche vit en parasite de divers insectes. Ex. Phasia (Hyalomya) pusilla.

Hyalopterus n. m. Genre d’Insectes Hémiptères de la Famille des Aphididés (pucerons). Ex. Le Puceron farineux du prunier, Hyalopterus pruni, nuisible aux feuilles des pruniers.

Hyblaeidés (Hyblaeidae) n. m. pl. [Teak moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères, type de la Super-famille des Hyblaeoïdes.

Hyblaeoïdes (Hyblaeoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères, Ditrysiens, représentée par la seule Famille des Hyblaeidés qui en est le type.

Hybophthiridés (Hybophthiridae) n. m. pl. Famille d’Insectes Phthiraptères Anoploures.

Hybos n. m. Genre d’Insectes Diptères Brachycères Muscomorphes de la Famille des Hybotidés, comprenant des mouches allongées, au thorax trapu lui donnant un aspect bossu, de petite taille, grises et noirâtres, dont on connaît plusieurs espèces insectivores. Ex. Hybos culiciformis.

Hybosore (Hybosorus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Lamellicornes, comprenant des scarabées bruns, cylindriques, nocturnes, dont quelques espèces se trouvent dans les régions chaudes d’Europe. Ex. Hybosorus illigeri.

Hybosoridés (Hybosoridae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Scarabéiformes Scarabéoïdes dont l’hybosore en est le type.

Hybotidés (Hybotidae) n. m. pl. [Dance flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Muscomorphes (selon SITI) dont le genre Hybos en est le type. Ils étaient autrefois considérés comme faisant partie de la famille des Empididés. Pour NCBI, ils font partie de la Super-famille des Empidoïdes. Ils mesurent entre 1 et 6 mm. Tout comme les Empididés, ils capturent leur proie en vol au moyen de leur forte trompe courte et de leurs pattes spécialisées pour cette chasse. Le thorax est trapu. Certaine espèces sont brachyptères voir même aptères. L’abdomen est long et effilé. Ils ne se regroupent pas en essaim comme les Empididés pour s’accoupler. L’accouplement s’effectue au sol ou sur la végétation. Leurs larves prédatrices vivent dans la terre, ou dans le bois en décomposition ou les excréments où elles chassent les larves d’autres insectes.

Hybridabilité n. f. (Du lat. hibrida, bâtard, de sang mélangé, d’un faux rapprochement du gr. hubris, violence). Possibilité pour deux espèces de produire un hybride.

Hybridation n. f. [Hybridization, Cross-breeding]. Production d’hybrides par croisement d’espèces aux patrimoines héréditaires différents. L’hybride est lui-même presque toujours stérile. Mais il arrive que l’hybridation de deux espèces proches donne naissance à une première génération fertile.

Hybride adj. et n. m. (Du lat. hibrida, bâtard, de sang mélangé). [Hybrid (n.)]. Organisme qui provient du croisement de deux taxons différents du point de vue génétique, mais cependant assez voisins pour permettre la fécondation. La descendance de l’hybride est cependant en principe stérile.

Hybridogenèse n. f. (Du lat. hibrida, bâtard, de sang mélangé et du gr. genesis, naissance, origine). [Hybridogenesis]. Naissance d’une nouvelle espèce, au génome propre, par hybridation.

Hydra ou Hydro Du gr. hudôr, eau. Préfixe.

Hydradéphages (Hydradephaga) n. m. pl. Infra-ordre de Coléoptères Adéphages comprenant les Super-familles des Dytiscoïdes, des Gyrinoïdes et des Haliploïdes.

Hydraénidés (Hydraenidae) n. m. pl. [Minute moss beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Hydrophiloïdes ou selon NCBI, SITI et Fauna Europaea, Staphyliniformes Staphylinoïdes. Ils mesurent entre 1 et 3 mm de long (plus rarement jusqu’à 7 mm). Ils ont un corps ovale et de couleur typiquement noire. Leurs antennes sont plus courtes que le palpe maxillaire. On les distingue des Hydrophilidés par leurs sternites abdominaux visibles qui sont au nombre de 6 ou 7 et non pas de 5, et leurs derniers articles antennaires pubescents qui sont au nombre de 5 et non pas de 3. Ce sont des Coléoptères aquatiques qui ne nagent pas très bien. Ils sont ripicoles. La plupart sont phytophages mais quelques espèces sont saprophages voir prédatrices. Leurs larves campodéiformes préfèrent les milieux secs et peuvent se noyer. Elles portent des urogomphes et une paire de crochets sur le 10ème segment abdominal. Ils sont cosmopolites.

Hydrellia n. f. (Du gr. hudrelôs, humide). Genre d’Insectes Diptères Brachycères Ephydridés (moucheron). Ex. La mouche du cresson, Hydrellia nasturtii, nuisible au cresson dont elle mine la tige.

Hydrobios n. m. (Du gr. hudôr, eau et bios, vie). [Hydrobios]. Ensemble des organismes vivant dans l’eau.

Hydrobiosidés (Hydrobiosidae) Ulmer, 1905 n. m. pl. [Microcaddisflies]. Famille d’Insectes Trichoptères Rhyacophiloïdes. On en connait près de 150 espèces. Ils étaient à l’origine considérés comme une Sous-famille de Rhyacophilidés. Les adultes portent des ocelles. Leurs antennes sont aussi longues que les ailes antérieures. Les palpes maxillaires portent 5 articles. Leur mésoscutum et leur scutellum ne portent pas d’excroissances soyeuses. Les ailes sont noires, parfois tachetées. Leurs genitalia ont une morphologie complexe. Les larves aquatiques sont des prédateurs libres et mobiles qui chassent, tout comme les Rhyacophilidés, dans les milieux lotiques. Elles ne construisent donc aucun filet de capture. A la nymphose cependant, elles construisent une chambre faite de graviers et de substrat. Elles sont d’une taille plus petite que les Rhyacophilidés. Leur tête est prognathe. Ils sont cosmopolites mais on les trouve principalement dans la région néotropicale et australienne. Ils sont plus rares dans la région néarctique et en Asie.

Hydrocarbure cuticulaire, [Cuticular hydrocarbons]. La cuticule des termites, comme celle des fourmis, possède une mixture d'hydrocarbures fonctionnant comme une carte d’identité, qui indique à ses congénères son état physiologique, rang, colonie, caste et espèce. Chez certains insectes sociaux, ces hydrocarbures peuvent agir par exemple comme signaux cuticulaires de fertilité (ex. chez les gamergates, Diacamma ceylonense). Voir aussi Couche de cire et Phéromone.

Hydrochidés (Hydrochidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Staphyliniformes Hydrophiloïdes.

Hydrocorises (Hydrocorisae) n. f. pl. (Du gr. hudôr, eau et koris, punaise). Groupe biologique renfermant les Insectes Hémiptères Hétéroptères, prédateurs, aquatiques, aux antennes réduites et cachées sous la tête (cryptocérates), regroupant la nèpe, la notonecte, le bélostome, etc. L’ancien Ordre des Hétéroptères comportait deux Sous-ordres, les Gymnocérates ou Géocorises qui sont terrestres et les Cryptocérates ou Hydrocorises, qui sont aquatiques. Syn. Punaises d’eau, Nepomorpha et Cryptocerata. Voir aussi Amphibicorises, Cryptocérates, Géocorises et Népomorphes.

Hydromel n. m. Boisson fermentée mélangeant de l’eau et du miel.

Hydromètre (Hydrometra) n. f. (Du gr. hudôr, eau et métron, mesure). Genre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères, type de la Famille des Hydromètridés, comprenant près de 120 espèces, réparties sur le globe. Les hydromètres marchent lentement sur les plantes aquatiques ou même à la surface des eaux. Ils ont une biologie assez comparable aux gerris mais ils en différent morphologiquement par leur taille beaucoup plus petite et plus fine. De plus leurs yeux sont implantés très en arrière de leur tête extrêmement allongée. Ex. L’Hydromètre, Hydrometra stagnorum L.

Hydromètridés (Hydrometridae) Billberg, 1820 n. f. pl. [Water measurers, Marsh treaders]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Gerromorphes Hydromètroïdes, ayant pour type l’hydromètre. Ce sont de petites punaises au corps mince et allongé mesurant entre 5 et 8 mm de long. Leur corps présente ventralement une pubescence dense et soyeuse, hydrofuge. Leur tête caractéristique est très allongée, plus longue que le pronotum et subcylindrique. Leurs yeux globuleux, latéralement protubérant, sont éloignés de la marge antérieure du pronotum. Ils ne portent pas d’ocelles. Leurs antennes filiformes de 4 articles sont développées et visibles en vue dorsale. Le métasternum est grand. Les ailes sont vestigiales ou absentes. Ils sont d’ailleurs souvent aptères. Ils possèdent trois paires de longues pattes, à peu près de même dimension, très ténues (filiformes) leur permettant de marcher lentement à la surface des eaux calmes. Les hanches postérieures sont nettement écartées l’une de l’autre (contrairement aux Mésovéliidés). Leurs tibias antérieurs portent une brosse de toilette. Leurs tarses sont tous trimères et terminés par deux griffes. Les œufs sont coniques. Le développement post-embryonnaire connait cinq stades larvaires. Ils sont prédateurs, notamment des larves de moustiques ou d’autres organismes qui vivent à la surface des eaux. Ex. Hydrometra stagnorum L.

Hydromètroïdes (Hydrometroidea) n. m. pl. (D’hydromètre et du gr. eidos, aspect). Super-famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Gerromorphes représentée par les Hydrométridés, les Macrovéliidés et les Paraphrynovéliidés.

Hydrophile adj. (Du gr. hudôr, eau et philos, ami). [Hydrophilous]. Qui aime l’eau. Qui vit dans l’eau. Voir aussi Habitats abiotiques.

Hydrophile (Hydrophilus) n. m. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Coléoptères, type de la Famille des Hydrophilidés. Ces insectes vivent dans les eaux stagnantes. Les adultes végétariens (phytophages) sont parfois aquatiques. Ils peuvent tout comme les dytiques emmagasiner de l’air sous les élytres mais également à la surface de leur corps, essentiellement à la partie thoracique de leur face ventrale. Ils dispersent l’air dans des cils recouvrant leur corps, ayant l’aspect d’une sorte de feutrage et de là, l’air passe dans le système respiratoire. Leurs antennes sont terminées par quatre articles en massue, dont trois sont pubescents (velus) alors que le premier est lisse et en cupule (en forme de coupe). Cette forme particulière leur permet de prélever l’air lorsque l’insecte vient en surface. Ils ne sont pas dotés de pattes natatoires comme les dytiques et sont de ce fait beaucoup moins à l’aise dans l’eau. Les larves carnassières sont dotées de branchies. Ex. L’hydrophile brun, Hydrous piceus, L’hydrophile noir ou petit Hydrophile, Hydrophilus caraboides.

Hydrophilidés (Hydrophilidae) Latreille, 1802 n. m. pl. [Water scavenger beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Staphyliniformes Hydrophiloïdes mesurant de 1 à 50 mm, ayant pour type l’hydrophile. On en connait près de 2.800 espèces. Ils sont ovales et lisses, de couleur noire, brune, parfois jaunâtre. Leurs antennes de neuf articles sont plus courtes que le palpe maxillaire et à la différence des Dytiscidés (qui ont des antennes filiformes), sont terminées par quatre articles en massue dont trois sont pubescents (velus) alors que le premier est lisse et en cupule (en forme de coupe). Les Hydrophilidés transportent avec eux une réserve d’air sous forme d’une bulle brillante plaquée entre le métasternum et les pattes. Cette bulle d’air est constituée grâce aux antennes qui prélèvent l’air de l’atmosphère à la surface de l’eau. Leurs tarses sont tous pentamères (5-5-5). Cinq de leur sternites abdominaux sont visibles. A la différence des Dytiscidés, les adultes sont herbivores. Leurs larves campodéiformes sont en général prédatrices et consomment notamment les larves de moustiques. La disposition de leurs stigmates est métapneustique (une seule paire postérieure fonctionnelle). Certains les appellent communément « nécrophores aquatiques ». Bien qu’ils soient aquatiques, certaines espèces sont capables de vivre dans la boue, sur les champignons ou les excréments (Ex. Sous-famille des Sphaerediinae tel que Sphaeridium lunatum (F.)). Ils sont cosmopolites.

Hydrophiloïdes (Hydrophiloidea) Latreille, 1802 n. m. pl. (D’hydrophile et du gr. eidos, aspect). Super-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Staphyliniformes dont la Famille des Hydrophilidés en est le type et qui regroupe également les Familles des Epimetopidés, des Géoryssidés, des Helophoridés, des Hydraénidés, des Hydrochidés et des Spercheidés. Leur caractère commun est d’avoir des antennes plus courtes que les palpes maxillaires et d’être aquatiques.

Hydropore (Hydroporus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères, carnassier, de petite taille, de couleur brune ou fauve, marquetée, comprenant plusieurs centaines d’espèces, cosmopolites. Ils vivent dans les eaux douces et saumâtres, stagnantes et courantes. Ex. Hydroporus longulus.

Hydropsyché (Hydropsyche) n. f. Genre d’Insectes Trichoptères, comprenant quelques espèces brunes et rousses, cosmopolites, dont les larves vivent dans les ruisseaux, et tissent un filet de soie. La larve, située à l'intérieur de la galerie de soie, se nourrit en nettoyant les fines particules retenues par les mailles du filet. Pour effectuer leur nymphose, les larves se renferment dans des gaines faites de grains de sable agglomérés avec de la soie. Ex. Hydropsyche pellucidula.

Hydropsychidés (Hydropsychidae) Curtis, 1835 n. f. pl. [Net-spinning caddisflies]. Famille d’Insectes Trichoptères Hydropsychoïdes dont le genre Hydropsyche en est le type. Les adultes, de couleur terne, ne s’alimentent pas. Les femelles pondent à la surface de l’eau ou sur les plantes aquatiques. Les œufs sont agglutinés en masse gélatineuse. Les larves se distinguent par la sclérification marquée des trois segments thoraciques et par la présence de branchies ramifiées sur l'abdomen et les deux derniers segments thoraciques. La face ventrale de leur tête présente des stries transversales qu’elles grattent à l'aide d'une proéminence ou grattoir située sur le fémur. La stridulation effectuée est liée à un comportement de défense du territoire vis-à-vis des autres larves. La face ventrale des segments abdominaux VIII et IX, porte de petits sclérites munis de fortes soies. Les larves aquatiques de cette Famille construisent des filets de captures remarquables avec de la soie tirée de leurs glandes salivaires pour capturer leur nourriture. Tout comme les Philopotamidés, ce sont des larves filtreuses. Leur présence dans les cours d’eau est un bon bio-indicateur de leur qualité. On les trouve dans les eaux courantes du monde entier.

Hydropsychoïdes (Hydropsychoidea) n. f. pl. Super-famille d’Insectes Trichoptères regroupant les Familles suivantes : Dipseudopsidae, Ecnomidae, Hydropsychidae, Polycentropodidae, Psychomyiidae, Xiphocentronidae. Les Hydropsychoïdes constituent, avec les Philopotamoïdes, la grande lignée des constructeurs de filets de capture. Les larves construisent au moment de la nymphose des logettes de retraite fixes et non pas un étui de protection autour de leur abdomen. C’est à ce titre que ces insectes sont considérés comme faisant partie du Sous-ordre des Annulipalpia avec la Super-famille des Philopotamoïdes.

Hydroptilidés (Hydroptilidae) n. m. pl. [Microcaddisflies]. Famille d’Insectes Trichoptères Hydroptiloïdes. On en connait près de 700 espèces. Ils sont souvent communément appelés Microtrichoptères car ils sont de petite taille. Ce sont d’ailleurs les plus petits parmi les Trichoptères avec une taille comprise entre 1,5 et 6 mm. Mais la plupart des espèces ont une longueur proche de trois millimètres. Ils sont revêtus d’une pubescence épaisse et ont une coloration marbrée noire, grise ou blanche. Leurs palpes maxillaires présentent 5 articles. Les antennes sont plus petites que les ailes antérieures. Leur nombre de segments est parfois réduit à une dizaine. Leur mésoscutum porte des excroissances soyeuses. Les larves vivent, lors de leurs premiers stades larvaires, libres dans les ruisseaux. Elles tissent au cinquième stade larvaire un filet en cupule pour capturer leur nourriture et c’est à partir de ce moment que l’abdomen des larves va considérablement se développer pour prendre des formes parfois assez curieuses. Le mode d’alimentation est différent selon les Sous-familles. Chez les Hydroptilinae, les larves se nourrissent en perçant puis aspirant le contenu d'algues filamenteuses. Chez les Leucotrichiinae, les larves sont des racleurs de substrat et leur alimentation est à base de dépôts organiques, périphyton (mélange d’algues et de détritus) ou diatomées (microalgues unicellulaires). Comme tous les Trichoptères, les larves se renferment dans des gaines faites de grains de sable agglomérés avec de la soie pour effectuer leur nymphose. Ils sont cosmopolites.

Hydroptiloïdes (Hydroptiloidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Trichoptères (ou Phryganes) dont le type est la Famille des Hydroptilidés. Les Hydroptiloïdes ne comprennent qu'une seule famille, celle des Hydroptilidés.

Hydropyle n. m. (Du gr. hudôr, eau et pulê, porte). [Hydropyle]. Structure des œufs des Insectes permettant l’absorption de l’eau nécessaire au développement de l’embryon. On les trouve sur les œufs des Insectes aquatiques et notamment chez les Hémiptères Belostomatidés (Ex. Belostoma lautarium). Voir aussi Aéropyle.

Hydrosalpingidés (Hydrosalpingidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Trichoptères Séricostomatoïdes.

Hydroscaphidés (Hydroscaphidae) n. m. pl. m. pl. [Skiff beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Myxophages Sphaeriusoïdes. On les trouve en Amérique du Nord et en Australie. Adultes et larves sont aquatiques et peuvent même vivre pour certaines espèces dans des sources thermales chaudes.

Hydrotée (Hydrotaea) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères (Mouches) Muscidés. Hydrotaea irritans qui est attirée par la sueur des bestiaux afin de l’aspirer. On la trouve en Europe.

Hygrobiidés (Hygrobiidae) n. m. pl. (Du gr. hugros, humide). Famille d’Insectes Coléoptères Adéphages. Ils regroupent cinq espèces aquatiques.

Hygrochroa n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Bombycidés.

Hygropétrique adj. (Du gr. hugros, humide et petra, roche). [Hygropetric]. Se dit d’un organisme qui vit à la surface des roches immergées dans les cours d’eau. Le milieu hygropétrique est aussi appelé milieu madicole. Voir aussi Madicole.

Hygrophile adj. (du gr. hydro, eau et philein, aimer). [Hygrophile]. Qui aime l’humidité. Un individu hygrophile n’est pas forcément hydrophile (qui aime l’eau). Contr. Xérophile.

Hylaste (Hylastes) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés Scolytinés. Ex. L’hylésine noir du pin, Hylastes ater, qui attaquent les forêts de pins.

Hylastine (Hylastinus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés Scolytinés. Ex. Hylastinus obscurus qui est un des scolytes des racines du trèfle, très nuisible à cette plante.

Hylémyie (Hylemya) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères Anthomyiidés, mouche grise des fleurs, dont la larve attaque de nombreuses plantes cultivées : céréales, plantes sarclées, chou, etc. Ex. Hylemya antiqua qui s’attaque à l’oignon.

Hylésine (Hylesinus) n. m. ((Du gr. hulê, bois et sinein, nuire). Nom usuel et Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Scolytidés (Curculionidés Scolytinés), de forme cylindrique, petit, brun ou roux, dont les diverses espèces sont nuisibles aux pins, aux frênes et aux oliviers. Ex. La grande hylésine des pins, Tomicus piniperda. L’hylésine du pin, Tomicus destruens. L’hylésine noir du pin, Hylastes ater. L’hylésine de l’Olivier, Hylesinus oleiperda.

Hylobe (Hylobius) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés, brun et jaune, dont le plus connu en France est le charançon du pin, Hylobius abietis.

Hyloïcus (Hyloicus) n. m. Ancien nom de genre d’Insectes Lépidoptères Sphingidés dont la chenille est nuisible soit au pin, soit au frêne, au lilas et au troène, selon l’espèce. Ex. Le sphinx du pin, Sphinx pinastri (= Hyloicus pinastri). Syn. senior Sphinx.

Hylophile n. m. (Du gr. hulê, bois et philos, ami). Nom usuel d’un Insecte Coléoptère de la famille des Adéridés que l’on trouve sur le pin. Son ancien nom de genre était Hylophilus. Il s’agit dorénavant des Vanonus.

Hylotome n. f. Nom usuel d’Insectes Hyménoptères Tenthrédinidés, communs en France, ordinairement noirs, et dont les larves, semblables à des chenilles, dévorent les feuilles de toutes sortes d’arbustes et de plantes selon l’espèce, particulièrement des rosiers, des saules et des groseilliers. Ex. L’hylotome du rosier ou Tenthrède défeuillante du rosier, Arge pagana connue autrefois sous le nom d’Hylotoma rosae.

Hylotrupe (Hylotrupes) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères longicornes de la Famille des Cérambycidés, renfermant des capricornes dont la seule espèce connue attaque les bois résineux (ravageur des meubles et des bois résineux ouvrés). Ils sont difficiles à détruire. Ex. Hylotrupes bajulus.

Hymenopodidés (Hymenopodidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Dictyoptères du Sous-ordre des Mantodés, de couleurs vives et avec une ornementation corporelle cryptique adaptée aux fleurs sur lesquelles ils vivent. On les appelle de ce fait usuellement mantes-fleurs. On les trouve dans les forêts tropicales sauf en Australie.

Hyménoptère n. m. (Du gr. humên, membrane et pteron, aile). Insectes caractérisés par deux paires d'ailes membraneuses motrices unies pendant le vol et par l'incapacité de la larve à subvenir seule à ses besoins.

Hyménoptères (Hymenoptera) Liné, 1758 n. m. pl. (Du gr. humên, membrane et pteron, aile). Ordre d’Insectes à métamorphoses complètes (holométaboles). Leur taille peut varier d’une fraction de mm (0,3 mm. Ce sont des micro-hyménoptères) à près de 50 mm (Sphexs). Leur tête orthognathe au cou mince et mobile porte des yeux composés de grande taille. Leurs pièces buccales sont de types lécheurs ou broyeurs ou broyeur-lécheurs (ou lécheurs-suceurs). Leurs antennes sont souvent coudées entre scape et pédicelle. Ils possèdent deux paires d’ailes membraneuses inégales, les ailes antérieures étant plus grandes que les postérieures. Ces ailes sont disposées à plat au repos au dessus de l’abdomen et couplées en vol par un système de crochets (ou hamuli) insérés sur le bord de l’aile postérieure. La nervation alaire peut être chez eux profondément modifiée selon les groupes. Elle est très complète chez les Symphytes alors que chez les Apocrites, les nervures ont tendance à se fusionner jusqu’à paraître très simplifiée chez les Chalcidoïdes (voir à ce sujet Nervation simplifiée). Le deuxième segment de leur abdomen est très étroit, transformé en pétiole de sorte que leur corps présente presque toujours un étranglement entre le thorax apparent et l’abdomen (exception faite des Hyménoptères Symphytes). Les femelles possèdent un oviscapte (sorte d’appendice sexuel, de tarière servant à la ponte) transformé en aiguillon chez les Apocrites. Les larves sont apodes (Voir aussi Larves d’Hyménoptères). Les Hyménoptères ont également pour particularité que les mâles soient toujours haploïdes et les femelles diploïdes (voir ces termes). Cet ordre, le plus riche en nombre d’individus du monde animal, regroupe 91 Familles et près de 200.000 espèces dont l’abeille, la fourmi, les guêpes. Si la plupart des espèces sont solitaires ou ont un mode de vie parasite, on trouve dans ce groupe, des insectes sociaux (voir Hyménoptères sociaux). On divise les Hyménoptères en deux Sous-ordres, les Symphytes, plus primitifs et généralement phytophages (exception pour les larves d’Orussidés), à l’abdomen largement soudé au thorax et les Apocrites, à l’abdomen séparé du thorax par le pétiole, regroupant tout le reste. Pour certains auteurs les Symphytes ne peuvent être considérés comme un groupe monophylétique mais plutôt comme un groupe paraphylétique (Ex. NCBI). Les Apocrites sont subdivisés en Parasites (ou Térébrants ou Porte-tarières) et Aculéates (ou Porte-aiguillons). Ils jouent un rôle important dans l’écosystème en tant que prédateurs, parasites et polliniseurs.

Hyménoptères sociaux, [Social Hymenoptera]. La plupart des espèces d’Hyménoptères sont solitaires ou ont un mode de vie parasite. Cependant, il existe aussi des Hyménoptères sociaux aux sociétés d’une grande complexité. C’est le cas notamment des fourmis (Formicidés), de certaines guêpes (Vespidés des tribus des Vespini et Polistini) et des abeilles dont l’abeille domestique (Apidés), organisées en groupes comprenant quelque fois diverses castes aux tâches bien définies (polyéthisme). On assiste ainsi souvent à une division de la reproduction. Pendant qu’une partie des individus se consacrent à la production d’œufs, l’autre partie de la colonie s’occupe des tâches non-reproductrices que sont le soin aux jeunes, la recherche de la nourriture (ou fourragement) et la défense de la colonie. Chez les Hyménoptères Apidés, on constate également un polyéthisme basé sur l’âge de l’ouvrière où les jeunes individus se consacrent plutôt aux tâches nécessaires à l’entretien de l’intérieur du nid alors que les plus âgés s’occupent des tâches externes (butinage). Par ailleurs, chez les Hyménoptères Formicidés, on assiste à une différenciation morphologique en fonction des tâches attribuées. C’est l’apparition de castes d’individus (polymorphisme). A noter aussi que chez tous les Hyménoptères sociaux, le sexe des individus est déterminé en fonction de la ploïdie de l’œuf. Cela explique qu’en dehors des périodes de reproduction, les colonies ne soient composées que de femelles (parthénogenèse thélytoque). Chez les Hyménoptères sociaux, la larve commence à préparer sa métamorphose en apposant un opercule (un couvercle) sur son alvéole. Voir aussi Caste, Opercule 1, Polyéthisme, Polymorphisme.

Hyménoptères supérieurs, [Higher Hymenoptera]. Chez les Hyménoptères, ceux qui sont dits « supérieurs » sont ceux d’entre eux dont les pièces buccales de type lécheur-suceur sont profondément modifiées pour former un complexe maxillo-labial, une sorte de tube aspirateur qui permet une alimentation liquide (nectar des fleurs). Ce sera le cas chez de nombreux Apidés avec spécialisation maximale chez l’abeille. Voir aussi Pièces buccales de type Broyeur-lécheur.

Hyménoptéroïde n. m. (D’hyménoptère et du gr. eidos, aspect). Qui à la forme d’un Hyménoptère. 

Hyménoptérologie n. f. (De Hyménoptère et logos, discours, science). [Hymenopterology]. Partie de l’entomologie, qui se rapporte aux Hyménoptères.

Hyménoptérologue n. m. [Hymenopterologist]. Spécialiste qui s’occupe spécialement d’hyménoptérologie.

Hyocéphalidés (Hyocephalidae) Bergroth, 1906 n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Coréoïdes.

Hyoïde (sclérite) n. m. (Du gr. huoeidês, de la voyelle gr. u, rude et de eidos, aspect). [Hyoid]. Voir Sclérite hyoïde.

Hypandrium n. m. (Du gr. hypo, en dessous et anêr, mâle). [Hypandrium]. Plaque sternale recouvrant les genitalia mâles généralement sous le 9ème segment abdominal comme par exemple chez certains Psocoptères (mais aussi sternite 10 des Ephéméroptères). On peut parler pour désigner l’hypandrium de plaque subgénitale, ce dernier terme étant utilisé pour désigner la plaque sternale des mâles ou des femelles indifféremment. Pl. Hypandria. Voir aussi Plaque subgénitale.

Hypène (Hypena) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Noctuidés aux longs palpes. La chenille de cette Noctuelle vit sur le houblon (Hypena rostralis) et l’ortie (Hypena proboscidalis).

Hyper Du gr. huper, excès, extrême, au-delà. Préfixe

Hypera n. f. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés (Charançons). Ex. Hypera postica très nuisible à la luzerne.

Hypermétaboles n. m. pl. (Du gr. hyper, au-delà et metabolê, changement). A propos des Insectes Holométaboles, les Insectes Hypermétaboles sont ceux d’entre eux qui connaissent un polymorphisme larvaire. Ce sera par exemple le cas lorsqu’on trouve un stade triongulin et un stade nymphe (Coléoptères Méloïdés par exemple) ou un stade pseudo-nymphe et un stade nymphe (Ex. chez les Hémiptères Aleyrodidés). On distingue les Hypermétaboliens des Polymétaboliens par le fait que lors du polymorphisme larvaire, les Hypermétaboliens connaissent deux stades de nymphe (un stade pseudo-nymphe incapable de se nourrir et un stade nymphe) alors que chez les Polymétaboliens, il n’existe qu’un seul stade nymphal, mais plusieurs formes larvaires. Les Insectes Hypermétaboles connaissent des hypermétamorphoses. Voir aussi Allométabole, Polymétaboles, Pseudo-nymphe, Hypnothèque et Hypermétamorphose.

Hypermétabolien adj. et n. m. Qui adopte les caractéristiques des Insectes Hypermétaboles. Voir Hypermétaboles.

Hypermétamorphose n. f. (Du gr. hyper, au-delà et métamorphose). [Hypermetamorphosis]. 1. Développement au cours duquel apparaissent deux ou plusieurs formes larvaires chez certains insectes holométaboles, généralement parasites (tels que les triongulins pour les Coléoptères Méloïdés ou Rhipiphoridés). On dit que ces Insectes sont hypermétaboles. On trouve ce type de développement également chez les Névroptères Mantispidés, chez certains Hyménoptères (notamment Apocrites Térébrants comme les Eucharitidés ou les Périlampidés), chez certains Lépidoptères (Epipyropidés, Gracillariidés) et chez des Diptères (Acrocéridés, Bombyliidés). Seul l’aspect extérieur de la larve change, les transformations internes ayant toujours lieu lors de la métamorphose. Voir Développement, Hypermétaboles, Hypnothèque, Larves d’Hyménoptères, Planidium, Pseudo-nymphe, Prénymphe et Triongulin. // 2. L’hypermétamorphose peut aussi désigner un mode de développement comportant en plus de la nymphose normale une ou plusieurs diapauses, d’hypnothèques et des transformations diverses. Dès que la métamorphose est complexe, on parle alors d’hypermétamorphose. Voir aussi Diapause, Hypnothèque, Métamorphose.

Hyperparasite adj. et n. m. (Du gr. hyper, au-delà, para, à coté de et sitos, nourriture). [Hyperparasite]. Parasite d’une espèce elle-même parasite. On parle alors de parasite secondaire par rapport au parasite primaire qui est un parasite qui s’attaque à un individu non parasite. Il existe même des parasites tertiaires qui sont des parasites de parasites secondaires. Cela concerne essentiellement chez les Hyménoptères les Familles suivantes : Chalcidoidea, Cynipoidea, Ichneumonidae Ceraphronidae et Trigonaloidea et, dans une moindre mesure, les Serphoidea et Braconidae. Syn. Superparasite selon auteurs. Voir aussi Superparasite.

Hyperparasitoïde hétéronome, [Heteronomous hyperparasitoid]. Chez les Hyménoptères Aphelinidés, espèce qui choisira un hôte différent selon que sa descendance devra être composée de mâles ou de femelles. Les femelles se développeront comme endoparasitoïde primaire d’un certain hôte (un Hémiptère pour le Genre Coccobius ou Encarsia) alors que les mâles se développeront comme hyperparasitoïde sur un autre hôte (qui peut être un autre Hyménoptère de la même famille des Aphelinidés ou un autre Hyménoptère, lui-même endoparasitoïde d’Hémiptère). Les Hyperparasitoïdes hétéronomes sont aussi appelés Adelphoparasitoïdes. Voir aussi Parasitoïde hétéronome.

Hyperparasitoïdes n. m. pl. [Hyperparasitoids]. Ce sont des parasitoïdes de parasitoïdes. Il en existe deux types. Les hyperparasitoïdes obligatoires qui ne peuvent se développer que dans un autre parasitoïde et les Hyperparasitoïdes facultatifs qui pondent directement dans l’hôte s’il n’est pas parasité mais qui pondent dans le parasitoïde de l’hôte quand ce dernier est déjà parasité. Il existe même aussi des hyperhyperparasitoïdes ou parasitoïdes tertiaires qui sont des parasitoïdes d’hyperparasitoïdes. Syn. Parasitoïdes secondaires. Voir Hyperparasite et Parasitoïdes.

Hyperprédateur adj. et n. m. (Du gr. hyper, au-dessus et du lat. praeda, proie). [Hyperpredator]. Prédateur de prédateur.

Hypertélie n. f. (Du gr. hyper, au-delà et telos, achèvement, fin). [Hypertely]. Développement excessif d’une structure anatomique, d’un organe de diverses formes (aiguilles, épines, lames, boules, corne médiane, corne bifide, corne crénelée ou simple etc.). Ex. Sur le prothorax chez les Hémiptères Membracidés (Ex. Cyphonia) ou chez les Coléoptères Scarabéidés (Lucanes, Oryctes, Dynastes, etc.). Voir aussi Développement, Métathétélie, Prothétélie, Tératologie et Mimétisme hypertélien.

Hypertrophie n. f. (Du gr. hyper, au-delà et trophê, nourriture). [Hypertrophy(ies)]. Excès de nutrition et de développement d’un tissu, d’une partie d’un corps. Ex. Hypertrophie mandibulaire des lucanes mâles et des soldats termites. Hypertrophie abdominal des Fourmis bombonnes (Myrmecocystus) ou des reines termites. Voir aussi Développement et Tératologie.

Hypertrophié, e, s adj. Atteint d’hypertrophie.

Hypnothèque adj. (Du gr. hupnos, sommeil et thêkê, loge). [Hypnotheca]. Stade supplémentaire de métamorphose chez les Coléoptères Méloïdés, caractérisé par le fait qu’une fois que la larve a consommé tout le miel de la cellule, elle se contracte (larve dite contractée) et se transforme en pronymphe (ou pseudo-nymphe). La larve qui ne se nourrit plus et reste immobile connait donc une forme de repos au cours de laquelle elle ne subit ni histolyse, ni histogenèse. Le stade suivant sera celui de prénymphe. Syn. Pronymphe, Pseudo-nymphe, Larve contractée. Voir aussi Hypermétaboles et Hypermétamorphose, Pseudonymphe et Triongulin.

Hypobore (Hypoborus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Scolytidés. Ex. Hypoborus ficus, très nuisible au figuier.

Hypochthonellidés (Hypochthonellidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Fulgoromorphes (Auchénorrhynques) Fulgoroïdes.

Hypoderme n. m. (Du gr. hupo, au dessous et derma, peau). [Hypoderma]. Epithélium simple (ou monostratifié) qui sécréte la cuticule chez les Arthropodes. Syn. Epiderme. Voir Cellules épithéliales et Epiderme.

Hypoderme (Hypoderma) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères Œstridés de la Sous-famille des Hypodermatinae, appelé communément « Varron » ou « Varon » lors de son stade larvaire. La larve de cette mouche non piqueuse velue vit sous la peau des ruminants et est responsable de l’hypodermose, maladie qui fait partie des myiases. Ex. Hypoderma lineatum ou « Hypoderme des bovins ».

Hypodermose n. f. [Hypodermosis]. L'hypodermose est une myiase interne, une parasitose transmise par une mouche (l’hypoderme) qui colle ses œufs sur les poils des animaux. Dés l’éclosion, la petite larve pénètre directement au travers la peau de l’animal, ou est avalée par l’animal lorsqu’il se lèche. Les larves se développent et creusent leur trajet dans les muscles, dans le canal rachidien le long de la moelle épinière, dans la paroi de l'œsophage. C’est après un circuit long et compliqué dans l’organisme du ruminant que la larve se fixe sous la peau. Cette parasitose inféodée aux bovins se traduit par une perte de la production de viande et de lait. Les cavités laissées dans la peau font perdre au cuir de sa valeur. L’évolution du parasite chez l’homme est toujours abortive et considérée comme rarissime.

Hypogastruridés (Hypogastruridae) n. m. pl. [Elongated-bodied springtails]. Famille de Collemboles Poduromorphes. Ils ont un organe sensoriel au sommet de leur troisième article antennaire composé de deux soies sensorielles cylindriques. Leur corps ne présente pas de pseudocelles (organes sensitifs). Ils ne portent pas d’organe postantennal. Leur abdomen est semi-ovoïde. Leur furca est très courte et ne dépasse pas les hanches (coxae) de la seconde paire de pattes quand elle est rabattue sur le corps. Les deux branches de la dens ne présentent pas une courbature vers l’intérieur, mais sont parallèles ou divergentes lorsqu’elles sont présentes. Le sixième segment abdominal est plus court que le cinquième.

Hypogastruroïdes (Hypogastruroidea) n. m. pl. (Du gr. hupo, au dessous, gastêr, gastros, ventre et eidos, aspect). Super-famille de Collemboles Poduromorphes regroupant les Familles des Hypogastruridés, des Pachytullbergiidés et des Paléotullbergiidés.

Hypogé, e adj. (Du gr. hupo, au dessous et , terre). [Hypogeous]. Qui vit et se développe sous terre. Ex. Espèce hypogée. Contr. Epigé.

Hypognathe n. m. et adj. (Du gr. hupo, au dessous et gnathos, mâchoire). [Hypognathous]. 1. Au sens général, dont les pièces buccales sont situées en dessous de la tête. Des têtes opistognathes ou orthognathes sont donc hypognathes. // 2. Qualifie la position de la tête d'un insecte lorsque les pièces buccales sont situées ventralement et dirigées vers l’arrière du corps (c’est-à-dire opistognathe). Une tête hypognathe est caractéristique des Hémiptères comme les pucerons où le proboscis vient se loger entre les pattes antérieures, mais on retrouve aussi cette caractéristique chez les Siphonaptères ou encore chez les blattes. // 3. Qualifie la position de la tête d'un insecte lorsque celle-ci est verticale, la bouche insérée ventralement, avec les pièces buccales situées sous la tête. Ici, les pièces buccales sont dirigées vers le sol et la tête est comme les pattes dans une position perpendiculaire (verticale) par rapport au corps (horizontale). On dit alors que la tête est orthognathe. Ex. le Criquet. Voir aussi Ectognathe, Prognathe, Opistognathe et Orthognathe.

Hypomère n. m. (Du gr. hupo, au dessous meros, partie).  1. [Hypomere]. Processus ventral de la phallobase (partie basale du pénis). (Snodgrass) // 2. [Hypomeron]. Bord infléchi du pronotum ou marge relevée de l’épipleure des Coléoptères. Syn. Hypoméron. Voir aussi Epipleure.

Hypoméron n. m. Syn. d’hypomère. Voir Hypomère.

Hypomorphose n. f. (Du gr. hupo, au dessous et morphê, forme). Syn. de progenèse. Voir Progenèse.

Hyponeuriens n. m. pl. Syn. de Protostomiens. Voir Protostomiens.

Hyponomeute ou Yponomeute n. m. Voir Yponomeute.

Hyponomeutidés ou Yponomeutidés n. m. pl. Voir Yponomeutidés.

Hypopharynx n. m. (Du gr. hupo, en dessous et pharungos, gosier). [Hypopharynx(ynges)]. Excroissance de la région inférieure du pharynx, située dans la bouche (ou cibarium), juste en avant du labium. L'hypopharynx possèdant des organes gustatifs (sensilles), peut être assimilé à la langue des Insectes. Parmi les pièces buccales originelles des Insectes, on trouve des pièces paires que sont les mandibules, les maxilles et le labium mais aussi des pièces impaires que sont le labre et l’hypopharynx. L’hypopharynx correspond primitivement à un repli membraneux entre le labre (lèvre supérieure) et le labium (lèvre inférieure) immédiatement devant ce dernier. Situé sur le plancher de la cavité buccale et portant l'ouverture du canal salivaire (papille salivaire), on l’assimile à une langue. Ainsi, l'orifice salivaire est toujours accompagné d'un hypopharynx ou de ce qu’il en reste quand ce dernier est réduit à une plaque chitineuse. L’hypopharynx effectivement bien individualisé chez les Aptérygotes et les Ptérygotes hétérométaboles hémimétaboles (ex. Odonates, Ephémères), est généralement peu développé chez les insectes aux pièces buccales de type broyeur (ex. Orthoptères). Mais il peut s’allonger en un tube produisant de la salive (à partir de la glande salivaire) chez les espèces suceuses. Chez les insectes piqueurs, l’hypopharynx est de ce fait allongé. Ainsi chez les Diptères Culicidés, l’hypopharynx est transformé en stylet impair piqueur. Il s’agit de l’évolution maximale actuelle présentée par l’hypopharynx. Il est alors parcouru par les canaux des glandes salivaires permettant ainsi l’injection de la salive. Ce canal salivaire qu’est l’hypopharynx se compose alors d'une langue (lingua), surmontée d'une paire de superlangues (superlinguae). Chez les Hémiptères, l’hypopharynx est partiellement soudé aux pièces voisines (clypéus et stylets maxillaires). Par contre, chez les Trichoptères, l’haustellum (ou proboscis) est constitué d’un hypopharynx réduit à une plaque chitineuse (appareil buccal de type hypopharyngien ou de type lécheur-hypopharyngien). Syn. Langue. Voir aussi Épipharynx, Pharynx, Pièces buccales piqueur-suceur et Salivarium.

Hypopharyngien, ne, s adj. [Hypopharyngeal]. Qualifie un organe qui s’est développé à partir de l’hypopharynx. Ex. Stylet hypopharyngien des insectes « piqueurs ».

Hypopleure n. m. (Du gr. hupo, au dessous et pleuron, côté). [Hypopleuron]. Chez les Diptères, partie la plus basse de l’épimère mésothoracique (ou katépimère). Ce sclérite est situé juste au dessus de chaque coxa.

Hypopyge n. m. (Du gr. hupo, au dessous et pugê, fesse). [Hypopygium]. Partie ventrale du dernier segment de l’abdomen.

Hypopygium n. m. [Hypopygium]. Chez les mâles de certains Diptères, ensemble formé par les neuvième et dixième segments abdominaux transformés en organe sexuel et portant les genitalia, les coxites et les styles (ou gonostyles). Chez les mâles de Diptères Culicidés, il y a rotation de 180° des segments VIII, IX et X, et l’orifice anal devient ventral tandis que l’orifice génital devient dorsal. Chez les mâles de Diptères Calliphoridés, on assiste à une rotation de 360° de l’hypopygium, situé entre les segments V et VI par rapport à l’axe de l’abdomen. On parle alors d’hypopygium circumversum. Syn. Genitalia, Terminalia ou Postabdomen.

Hypostamienne ou Hypostomale (suture) adj. (Du gr. hupo, au dessous et stoma, bouche). Voir Suture hypostomale.

Hypostome n. m. [Hypostome]. (Du gr. hupo, au dessous et stoma, bouche). Partie généralement étroite, située ventralement et antérieurement sur la tête, postérieurement aux mandibules, et portant les pièces labiales.

Hypovalves n. f. pl. (Du gr. hupo, au dessous et du lat. valva, battant d’une porte). [Hypovalvae]. Chez les Mécoptères, organes bilobés génitaux portés par le 9ème sternite abdominal des mâles. Les hypovalves sont donc un des éléments des pièces copulatrices globuleuses de l’extrémité de l’abdomen des Mécoptères mâles. Syn. Hypomère en tant que processus ventral de la phallobase (partie basale du pénis).

Hypsiptérygidés (Hypsipterygidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Dipsocoromorphes Dipsocoroïdes.

Hystrichopsyllidés (Hystrichopsyllidae) n. m. pl. [Rodent fleas]. Famille d’Insectes Siphonaptères (Puces) possédant un peigne à base de soies raides foncées au bord postérieur du pronotum. Ils sont ectoparasites des rongeurs d’où leur nom commun de « puces des rongeurs ».

Hystrichopsylloïdes (Hystrichopsylloidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Siphonaptères regroupant les familles des Chimaeropsyllidae, des Ctenophthalmidae et des Hystrichopsyllidae.

Hystrichopsyllomorphes (Hystrichopsyllomorpha) n. m. pl. Sous-ordre d’Insectes Siphonaptères regroupant les Super-familles suivantes : Hystrichopsylloidea, Macropsylloidea et Stephanocircidoidea (selon NCBI).