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chenille Cabère (Cabera) n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères, de la Famille des Géométridés. Cette phalène aux ailes blanches, a une chenille qui vit sur divers arbres tels que les aulnes, les bouleaux, les saules.

Cacoecia n. f. Ancien Genre d’Insectes Lépidoptères Tortricidés dont les chenilles tordeuses se trouvent sur les rosacées (principalement Pommier et Poirier) Ex. Cacoecia rosana appelée maintenant Archips rosana. Syn. senior Archips selon SITI.

Cadelle n. f. Nom usuel donné dans le midi de la France à la larve carnassière du trogosite (Insecte Coléoptère Cléroïdes Trogossitidé), qui se rend utile en dévorant les larves des charançons et des teignes du blé. Ex. la cadelle noire, Tenebroides mauritanicus.

Cadre n. m. [Frame]. Châssis en bois amovible que l’on dispose dans les ruches et sur lequel est fixée une feuille de cire qui sera utilisée par les abeilles pour construire leurs rayons.

Caecilius n. m. Genre d’Insectes Psocoptères, qui vit sur les pins, type de la Famille des Caeciliusidés.

Caeciliusidés (Caeciliusidae) n. m. pl. [Lizard Barklice]. Famille d’Insectes Psocoptères Psocomorphes Caeciliusetes Caeciliusoïdes cosmopolites. Ils sont bruns, jaunes ou verts. Ils présentent un vertex arrondi. Ils portent 3 ocelles regroupés sur un tubercule. Leur prothorax montre un préépisternum allongé. Ils peuvent être ailés, brachyptères ou plus rarement aptères. La nervure costale de l’aile antérieure et les autres nervures de l’aile sont recouvertes de courtes soies. La nervure radiale des ailes antérieures montrent deux groupes séparés de sensilles campaniformes. Leurs tarses sont dimères. Les valves externes de leurs gonapophyses sont réduites.Ils sont cosmopolites. Syn. junior Caeciliidae (selon NCBI).

Caeciliusetes (Caeciliusetae) n. m. pl. Infra-ordre d’Insectes Psocoptères Psocomorphes regroupant les Super-familles des Asiopsocoidea et des Caeciliusoidea. Les 900 espèces de cet Infra-ordre montrent sur le prothorax un pré-épisternum allongé. La nervure Radiale de leurs ailes antérieures porte des sensilles campaniformes. Leurs tarses sont dimères. Leurs griffes ne présentent pas de dent préapicale. Les valves externes des gonapophyses sont plus ou moins réduites.

             

Caeciliusoïdes (Caeciliusoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Psocoptères Psocomorphes Caeciliusetes regroupant les Familles des Amphipsocidae, des Caeciliusidae, des Dasydemellidae et des Stenopsocidae.

Caecum n. m. [Caecum(ca)]. 1. Chez les Arthropodes, diverticules de l’intestin moyen (mésentéron) dans lesquels s’effectuent des fermentations particulières consistant en l’absorption et la sécrétion d’enzymes digestives. Ayant également un rôle de stockage de bactéries, ces diverticules, au nombre de six à huit paires, s’ouvrent à la jonction du proventricule (ou gésier) et de l’intestin moyen. (Ex. chez les Blattodea, les Mantodea, et les Diptères Tephritidae). Pl. Caecums ou Caeca. Voir aussi Intestin moyen. // 2. Chez les larves d’Ephémères, faisceau de trachéobranchies ressemblant à une touffe de frange. Pl. Caecums ou Caeca.

Caelifère adj. et n. m. (Du lat. caelo, ciseler ou caeli, ciseaux, burins, et -fero, porter, en référence aux 4 valves courtes de leur ovipositeur). [Caeliferous (adj.)]. Ce terme désigne les Orthoptères vrais dont les individus présentent des antennes courtes et dont les femelles ont un ovipositeur court (Criquets et sauteriaux). Ceci par opposition aux Ensifères.

Caelifères (Caelifera) n. m. pl. (Du lat. caeli, ciseaux, burins, et -fero, porter, en référence aux 4 valves courtes de leur ovipositeur). Sous-ordre d’Orthoptères présentant toujours des antennes courtes, en général inférieures à la moitié du corps (et avec moins de 30 segments). On en connait près de 7.000 espèces. On les appelle communément « criquets » ou « sauteriaux ». Le corps des criquets est comprimé latéralement et leurs mandibules sont bien développées car ce sont des herbivores dont certaines espèces sont considérées comme des fléaux (voir Criquet migrateur). Leur ailes antérieures sont dures (tegminae) alors que les postérieures sont larges, membraneuses et chez beaucoup d’espèces parées d’une couleur vive jaune, rouge ou bleue. Les Caelifères stridulent en frottant leurs fémurs postérieurs contre les pseudoélytres au contraire des Ensifères (Orthoptères dont les femelles sont munies d’un long ovipositeur ensiforme et qui possèdent de longues antennes fines) qui frottent leurs deux pseudoélytres l’une contre l’autre. Leur organe tympanique s’il est présent se situe toujours à la base de l’abdomen sur le premier segment (il est situé sur les tibias antérieurs chez les Ensifères). L’ovipositeur des Caelifères est toujours court (avec 4 valves en forme de crochet). Selon NCBI et Fauna Europaea, les Caelifères regroupent notamment les Super-familles des Acridoïdes, des Tetrigoïdes et des Tridactyloïdes. Selon SITI, on y distingue l’Infra-ordre des Acrididea des Tridactylidea.

Caenis n. m. Genre d’Insectes Ephéméroptères. Ils sont de petite taille et vivent près des rivières. C’est un genre aux individus très homogènes, qui se distinguent de la majorité des autres Ephéméroptères par le fait remarquable que les adultes ne possèdent qu’une seule paire d’ailes, tenues en position horizontale et de surface relativement grande par rapport au corps de l'animal. Ce genre comprend quatre espèces : Caenis horaria (Liné, 1758) ; Caenis luctuosa (Bürmeister, 1839) ; Caenis macrura et Caenis rivolorum.

Caenidés (Caenidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Ephémèroptères Pannotes Caenoïdes, dont le genre Caenis en est le type. Cette Famille comprend les plus petits spécimens de tous les éphéméroptères (pas plus de 5 mm pour le corps). Les adultes ont un thorax robuste et un petit abdomen terminé par 3 cerques. Ils ne présentent pas d'ailes postérieures. Leurs larves possèdent une tête et un pronotum plus étroits que leur mésonotum. Leurs fourreaux alaires postérieurs sont généralement absents. Elles ne montrent aucunes branchies sur le premier segment abdominal. Les branchies du second segment sont grandes et carrées, visiblement séparées, et recouvrent les autres branchies. Ils possèdent 3 cerques. On distingue entre autres les Genres suivants : Brachycercus, Caenis et Cercobrachys.

Caenoïdes (Caenoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Ephéméroptères Pannotes regroupant les Familles suivantes : Baetiscidae, Caenidae, Neoephemeridae, Prosopistomatidae. Pour SITI et NCBI et Fauna Europaea, elle ne regroupe que la Famille des Caenidae et des Neoephemeridae.

Caespiticole adj. (Du lat. caespes, gazon et colore, habiter). [Caespiticolous]. Qui fréquente les prairies herbacées, les pâtures ou les pelouses. Voir aussi Habitats biotiques.

Cafard n. m. (De l’arabe kafir, incroyant, converti à une autre religion. A été utilisé à partir du XVI ème s. pour désigner une blatte dans la mesure où l’animal fuit la lumière). [Cockroach]. Syn. de Blatte ou Ravet. Ex. Le Cafard pâle, Ectobius pallidus. Voir Blatte.

Calamocératidés (Calamoceratidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Trichoptères (Phryganes). On en connait près de 100 espèces. Les palpes maxillaires ont 6 articles et sont densément soyeux. Ils n’ont pas d’ocelles. Les antennes sont filiformes et plus longues que les ailes antérieures. La formule de leurs épines tibiales est 2-4-3. Les larves aquatiques construisent des fourreaux et vivent dans les eaux calmes des régions forestières où elles se nourrissent de feuilles en décomposition. Ils sont cosmopolites mais on les trouve essentiellement dans les régions tropicales et subtropicales. Ils sont cependant pauvrement représentés dans la région afrotropicale.

Calamodius n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés ne comptant qu’une seule espèce en France, Calamodius filum, communément appelé « Aiguillonner des céréales » ou « Saperde grêle ».

Calandre (Calandra) n. f. Nom vernaculaire et ancien genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés, de petite taille. Le charançon du blé, Sitophilus granarius qui ronge les grains de céréales et plus particulièrement de blé. Le calendre du palmier, Rhynchophorus palmarum, qui vit en Afrique, sur les palmiers et dont les larves (vers palmistes) entrent dans l’alimentation des indigènes. Syn. senior Sitophilus.

Calcar n. m. (Du lat. calcar, épine). [Calcar]. Chez les Hyménoptères et les Orthoptères, éperons mobiles, généralement paires, situés à l’apex des tibias. Ils sont utilisés comme peigne pour les antennes. Voir aussi Epiphyse, Nettoyage du corps et des antennes, Peigne et Strigile.

Calcipala n. f. Chez les Simulies (Diptères Nématocères Simuliidés), petite protubérance aplatie située à l’extrémité du basitarse. Cette protubérance est suivie du pedisulcus sur le deuxième segment tarsal.

Calice ovarien, [Ovarian calyx]. Extrémité de l’ovariole se prolongeant par l’oviducte. Voir aussi Appareil reproducteur, Ovariole et Oviducte.

Caligo n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Nymphalidés d’Amérique tropicale aux ailes bleues et orangées avec des ocelles. Leur envergure est de 20 cm. On les appelle communément « papillons hiboux ». Ex. Caligo uranus.

Caliscelidés (Caliscelidae) n. m. pl. [Piglet Bugs] Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Hémiptères Euhémiptères Néohémiptères Archaeorrhynches Fulgoroïdes.

Callidie (Callidium) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés. Ce sont de beaux longicornes qui fréquentent les troncs d’arbres. Ex. Callidium violaceum.

Callidulidés (Callidulidae) n. m. pl. [Old World butterfly moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens.

Calliduloïdes (Calliduloidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères, Ditrysiens, représentée par la seule Famille des Callidulidés qui en est le type.

Callimorphe (Callimorpha) n. f. (Du gr. kalos, beau et morphê, forme). Nom usuel et Genre d’Insectes Lépidoptères de la Famille des Arctiidés (écailles). Ce sont des papillons nocturne, aux ailes postérieures brunes et rouges, tachetées de noir. Ex. Callimorpha dominula appelée également « écaille rouge». Sa chenille est velue et colorée. On trouve aussi Callimorpha quadripunctaria ou « écaille chinée ».

Callipharixenidés (Callipharixenidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Strepsiptères Stylopidia.

Calliphore (Calliphora) n. f. (Du gr. kalos, beau et pherein, porter). [Blow fly, Flesh fly]. Genre d’Insectes Diptères Brachycères tel la grosse mouche bleue de la viande, Calliphora vicina.

Calliphoridés (Calliphoridae) n. f. pl. [Blow flies, Bluebottles, Cluster flies, Flesh flies, Greenbottles]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Calyptères Tachinoïdes, dans laquelle on retrouve la mouche bleue ou la mouche verte. On les appelle aussi usuellement « mouches de la viande ». On en connait près de 1.500 espèces. Les espèces Européennes mesurent entre 5 et 20 mm. Elles présentent une livrée métallique verte, bleue ou noire luisante. Certaines sont cependant jaunâtres ou sans reflets métalliques. Chez quelques espèces, les deux sexes sont d’une couleur différente. Elles ont un corps robuste. Leurs antennes triarticulées portent une arista généralement plumeuse sur toute la longueur, parfois nue à la base. Ce caractère les distingue des Sarcophagidés chez qui l’arista n’est plumeuse qu’à la base. Elles présentent une suture ptilinale sur la tête. Leur thorax arbore généralement un vif éclat métallique. Leur méron (sclérite mésothoracique) présente une fine rangée de soie. Les notopleures portent deux soies bien développées (macrochètes). Le macrochète post-huméral est situé latéralement par rapport au macrochète présutural. Les sternopleures en présentent 2 ou 3. Le postscutellum est absent ou faiblement développé. Aux ailes, la nervure du secteur de la radiale (Rs) est bifurquée et les calyptères sont bien développés. On distingue souvent une basicosta, une écaille distincte, présente dans la zone axillaire à la base de la nervure Costale (C) de l’aile. Leurs palpes sont orange. Ces mouches pondent sur les charognes (larves nécrophages), les excréments (larves coprophages) oui d’autres matières organiques en décomposition (larves saprophages) et sont vectrices de nombreuses maladies dont notamment les myiases (Ex. Les genres Calliphora et Chrysomyia). Elles sont aussi parfois ectoparasites de mammifères (comme le ver de cayor) ou d’Insectes comme les fourmis ou les termites. Certaines larves sont encore malacophages (Ex. Melinda caerulea). Ces mouches anataugènes peuvent pondre près de 200 œufs en une seule ponte. On estime qu’au cours de leur vie, elles peuvent pondre jusqu’à 2.000 œufs (elles sont donc itéropares). Leurs larves sont blanchâtres. Certaines comme les larves de Lucilia sericata sont utilisées en larvothérapie. Les espèces de cette famille sont cosmopolites mais on les trouve principalement sous les tropiques. Ex. La mouche bleue, Calliphora vicina.

Callipogon n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés aux mandibules hypertrophiées. Ex. Callipogon lemoinei.

Calliptamus n. m. Genre d’Insectes Orthoptères Caelifères Acrididés. Ex. Le criquet italien, Calliptamus italicus qui est un criquet migrateur qui a dévasté les cultures du Sud de la France en 1805, en 1901 et en 1943 notamment. Voir aussi Caloptène italien.

Callirhipidés (Callirhipidae) n. m. pl. [Cedar beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Byrrhoïdes.

Calliste (Callistus) n. m. (Du gr. kallistos, très beau). Genre d’Insectes Coléoptères Carabidés, brun-orangé, rouge ou bleu. Ex. Le Calliste lunulé, Callistus lunatus.

Callisthène (Callisthenes) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Carabidés, noir, carnivore, au corps ovale.

Calocidés (Calocidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Trichoptères Séricostomatoïdes.

Calocoris n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Cimicomorphes de la famille des Miridés. Ex. Calocoris alpestris.

Calophyidés (Calophyidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Hémiptères Sternorrhynches Psylliformes Psylloïdes.

Calopsocidés (Calopsocidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Psocoptères Psocomorphes Homilopsocidés.

Caloptène italien n. m. Nom vernaculaire du criquet italien, Calliptamus italicus, Orthoptère de la Famille des Acrididés (ou Catantopidés).

Caloptéryx (Calopteryx) Leach, 1815 n. m. pl. Genre d’Insectes Odonates, type de la famille des Caloptérygidés. Ils sont usuellement appelés « Demoiselles ». On les trouve volant au bord des eaux. Ils ont un corps fin et allongé. Leurs ailes possèdent de nombreuses nervures transverses entre la base et le nodus (nervures anténodales). Seules les femelles possèdent des ptérostigmas qui sont toutefois clairs et recouverts d’une substance blanchâtre. Les mâles portent des taches foncées sur leurs ailes. Les femelles pondent leurs œufs dans les tissus des plantes aquatiques. Le caloptéryx s’appelle également agrion. Ex. Le caloptéryx éclatant, Calopteryx splendens. Le caloptéryx vierge, Calopteryx virgo. Syn. Agrion (selon SITI et NCBI).

Caloptérygidés (Calopterygidae) Selys, 1850 n. m. pl. [Broad-winged damselflies]. Famille d’Insectes Odonates Zygoptères (aux 4 ailes semblables, pédonculées et repliées au dessus du corps au repos = demoiselles) dont le genre Calopteryx en est le type. C’est la Famille la plus primitive de l’Ordre. On en connait près de 350 représentants. De taille moyenne, ils mesurent entre 5 et 8 cm. Leurs ailes généralement de couleur métallique, assez grandes, s’amincissent graduellement et ne sont pas pédonculées à la base. Chez les mâles, les ailes peuvent présenter des dessins rouges. Les deux paires d’ailes ont la même taille, la même forme et la même nervation et sont plus larges que chez les autres demoiselles. Le ptérostigma est réduit ou absent (voir Caloptéryx). Les nervures anténodales sont nombreuses. Les mouvements des deux paires d’ailes ne sont pas synchronisés. Ils volent lentement et de façon saccadée mais ce sont de bons voiliers et les adultes peuvent chasser loin de leur habitat. Les femelles ont un ovipositeur développé. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout dans les régions chaudes.

Caloptérygoïdes (Calopterygoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Odonates Zygoptères regroupant les familles suivantes : Amphyipterygidae, Calopterygidae, Chlorocyphidae, Dicteriadidae, Diphlebiidae, Euphaeidae et Polythoridae (Selon NCBI).

Calosome (Calosoma) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Carabidés. Ce sont des insectes carnivores, comprenant des carabes à livrée très brillante et dont les larves attaquent les colonies de chenille (vanesses, processionnaires, etc.). Ex. Calosoma scrutator qui chasse la chenille du vers à soie (Lépidoptères Lasiocampidés). Le Calosome inquisiteur (Calosoma inquisitor). Le Calosome sycophante (Calosoma sycophanta).

Calus n. m. (Du lat. callus, callum, peau coriace, couenne). [Callus]. Au sens général, épaississement ou renflement d’une partie de la cuticule sur le corps.

Calus huméral, (Du lat. callus, callum, peau coriace, couenne et humerus, épaule). [Humeral callus]. 1. Epaississement observé au niveau des épaules d’un Insecte. // 2. Chez les Coléoptères, épaississement formé par les épaules, se situant à l’angle basal externe des élytres. // 3. Chez les Diptères, chacun des renflements antérieurs et postérieurs du thorax. Il correspond souvent au lobe latéral du postpronotum (région postérieure du pronotum). Pl. Calus huméraux. Voir aussi Angle huméral, Nervure humérale et Sclérite huméral.

Calyptère ou Calyptre n. m. ou adj. (Du gr. kaluptêr, -êros, gaine, couverture et pteron, aile). [Calypter(es)]. Lobe bien développé situé à la base de l’aile des Diptères notamment Muscoïdes, recouvrant les balanciers. Syn. Cuilleron, Squame, Ecaille 3. Voir Cuilleron.

Calyptères (Calyptratae) n. m. pl. Infra-ordre de Diptères Brachycères Cyclorrhaphes (ou Muscomorphes) Schizophores se caractérisant par la présence d’un bulbe appelé ampoule (ampulla) situé en avant de l’insertion alaire sous la tégula et par la présence de lobes membraneux placés à la base des ailes, les cuillerons, qui recouvrent les balanciers. On distingue les Diptères Acalyptères, des Calyptères par le fait que chez les Acalyptères, ampoule et cuillerons sont absents. De plus, la première nervure marginale postérieure de leur aile présente une cassure alors que chez les Acalyptères, cette nervure s’étend en ligne droite jusqu’à son extrémité. Enfin, on trouve une suture longitudinale sur le deuxième article antennaire chez les Acalyptères. Cette suture est inexistante chez les Calyptères. Les Calyptères regroupent diverses Super-familles, dont celles des Glossinoïdes, des Muscoïdes, des Oestroïdes et des Tachinoïdes. Syn. ancien Thécostomates. Syn. Schizométopes.

Calyptodome adj. (Du gr. kaluptêr, -êros, gaine, couverture et domos, maison). [Calyptodomous]. Chez les Hyménoptères Vespidés, la tribu des Vespini construit des nids fermés. Ces nids aériens ou souterrains ne sont pas exposés à l’air libre comme ceux des Polistini (les polistes) car protégés par une enveloppe de papier externe. On trouve à l’intérieur de l’enveloppe plusieurs rayons composés chacun de plusieurs alvéoles, des cellules hexagonales. Ces rayons sont reliés entre eux par des colonnes centrales ou des supports latéraux. Voir aussi Gymnodome et Nid.

Calyptomeridés (Calyptomeridae) Crowson, 1955 n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Scirtoïdes. Ce taxon n’est pas reconnu par NCBI et considéré comme invalide par SITI. Syn. Clambidés (selon SITI). Voir Clambidés.

Calyptrata n. (Du gr. kalyptra, couverture). Pl. Calyptratae. Voir Calyptères.

Calyx n. m. (Du gr. calyx, coupe). Voir Corpora pedunculata. Voir aussi Calice ovarien. Pl. Calices.

Cambrien n. m. et adj. (Du nom lat. du Pays de Galles, Cambria, où les terrains de cette période affluent). [Cambrian Period]. Période la plus ancienne de l'ère Paléozoïque. Le cambrien représente la première période du paléozoïque inférieur. Elle est définie actuellement par l'apparition d'une trace fossile, un terrier nommé Trichophycus pedum dans une succession de roches datée à 543 Millions d’Années (Terre-Neuve, Canada). Ce sont les terrains sédimentaires les plus anciens. Le Cambrien se termine à environ 490 Millions d’Années. Sa durée totale est donc de 53 Millions d’Années. Les terrains cambriens sont observables sur tous les continents. C’est au cours du Cambrien que sont apparues soudainement les principales lignées animales actuelles. Cette diversité a fait l’objet d’un concept appelé « Explosion Cambrienne ». William Buckland puis Charles Darwin sont à l’origine de cette théorie.

Camillidés (Camillidae) n. m. pl. [Camillid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Éphydroïdes.

Campaniforme adj. (Du lat. campana, cloche et forma, forme). [Campaniform]. Qui est en forme de dôme ressemblant à une cloche. Voir aussi Sensille campaniforme.

Campichoetidés (Campichoetidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Muscomorphes.

Campode (Campodea) n. m. Genre de Diploures. Ces hexapodes blancs ou nuancés de jaune, sans ailes, munis de deux longs cerques, vivent sous les mousses, les pierres et souvent dans la végétation en décomposition.

Campodéidés (Campodeidae) n. m. pl. Famille de Diploures, dont le genre Campodea en est le type. Les Campodéidés se distinguent des autres Familles de Diploures par la forme de leurs cerques, beaucoup plus longue.

Campodéiforme (larve) adj. (De campode et du lat. forma, forme). [Campodeiform]. Qui prend la forme d'un Hexapode Diploure Campodea, avec une cuticule épaisse sur un corps aplati dorso-ventralement et trois paires de pattes fonctionnelles bien développées. // Larve campodéiforme, Voir Larve campodéiforme et Oligopode.

Campodéoïdes (Campodeoidea) Lubbock, 1873 n. m. pl. Super-famille d’Hexapodes Diploures (du Sous-ordre des Rhabdoures selon SITI) regroupant les Familles des Campodéidés, des Octostigmatidés et des Procampodéidés.

Camponote (Camponotus) n. m. [Carpenter ants]. Genre d’Insectes Hyménoptères Formicidés. Il s’agit d’une grande fourmi des forêts, cosmopolite. Ex. Camponotus maculatus ou « fourmi grand galop ».

Canacidés ou Canacéidés (Canacidae ou Canaceidae) Hendel 1913 n. m. pl. [Beach flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Carnoïdes.

Canal copulateur, Dans l’appareil génital de certaines femelles (ex. Lépidoptère, Géléchiidé, Tuta absoluta), le canal copulateur peut être indépendant de la bourse copulatrice (ou vagin). Voir aussi Appareil génital et Appareil reproducteur.

Canal déférent, [Vas deferens ; Pl. Vasa deferentia, Deferent duct]. Syn. de Vase déférent et de spermiducte. Voir Spermiducte.

Canal efférent, [Efferent duct]. Passage étroit reliant les follicules testiculaires au spermiducte (ou canal déférent). Syn. Vase efférent.

Canal éjaculateur, [Ejaculatory duct]. Chez les Insectes mâles, le sperme passe par le canal déférent (ou spermiducte), le canal éjaculateur médian puis l’endophallus et plus tard à la femelle pendant l'accouplement. Les canaux déférents, les glandes annexes et les glandes accessoires débouchent dans la région intermédiaire du bulbe éjaculateur. Le bulbe éjaculateur contient le canal éjaculateur. Le canal éjaculateur débouche dans la phallobase. La phallobase est suivie de l’édéage. L’orifice extérieur de l’appareil génital (gonopore) se situe à l’extrémité du canal éjaculateur. Le gonopore est relié a l’édéage par un tube membraneux appelé endophallus. Voir aussi Aedeage, Phallus et Appareil reproducteur.

Canal salivaire, [Salivary canal]. Il se situe à l'origine entre le cibarium (débouché du tube digestif) et le salivarium (débouché du canal salivaire) c'est-à-dire entre l'épipharynx (face ventrale du labre) et le labium. Au débouché du canal salivaire, on trouve l’hypopharynx, l’équivalent de notre langue, bien développé chez les espèces vulnérantes. Voir Hypopharynx.

Canal séminal, [Seminal duct]. Syn. Vase déférent. Voir Spermiducte.

Canalicule n. m. [Canaliculus]. Petits canaux débouchant sur des pores permettant l’extrusion des sécrétions émises par les glandes au travers de la cuticule (paroi tégumentaire). On distingue des canalicules exuviales (qui aboutissent dans l'espace qui sépare la nouvelle cuticule de l’ancienne), des canalicules cirifères (qui traversent l'épicuticule pour mettre en place la cire produite), des canalicules du cément et des canalicules poraires (qui partent des cellules épidermiques pour traverser la procuticule). Syn. Pore canal. Voir aussi Cuticule.

Canaliculé, e adj. [Canaliculate]. Voir Caniculé.

Cancrelat n. m. [Roach]. Voir Blatte.

Caniculé, e adj. [Canaliculate]. Qualifie les mandibules qui ont la particularité d’avoir un canal mandibulaire, sorte de crochets suceurs (ou crocs suceurs). Ce canal sert à la fois à injecter et à absorber des liquides permettant ainsi une digestion extra-orale. Ex. Les larves de « vers luisants », de dytiques ou de fourmilions ont des mandibules caniculées. Voir Mandibule.

Cannibalisme n. m. [Cannibalism]. Prédation existante au sein d’une même espèce. C’est une option choisie par de nombreuses espèces en cas de disette. Chez les Odonates, les individus matures s’attaquent assez fréquemment aux congénères immatures dont le vol est moins rapide mais également aux autres espèces d’Odonates. Chez les Hyménoptères Formicidés, ou chez les Isoptères (termites), les larves peuvent servir de réservoir de nourriture et leur contenu peut-être notamment offert à la reine. Chez les Orthoptères Caelifères, des cas de cannibalisme ont également été observés (Ex. Chez Cataloipus cymbiferus).

Canopée n. f. (De l’Anglais canopy). [Canopy]. Ensemble du couvert végétal d’une forêt constitué des frondaisons au niveau du houppier de ces arbres. C’est un biotope apprécié de nombreuses espèces d’insectes mais également de la majeure partie des organismes de la forêt. Voir aussi Radeau des cimes.

Canopidés (Canopidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Pentatomoïdes. On en connait 8 espèces, toutes néotropicales. Toutes les surfaces extérieurs de leur corps présentent un aspect lisse, ce qui les rend difficilement attrapables par un prédateur.

Cantharide (Cantharis) n. f. (Du gr. kantharis, mouche coléoptère). Nom commun et Genre d’Insectes Coléoptères Elatéroïdes Cantharidés. Ils ont un corps mou (malacoderme), allongé. Leur tête porte des mandibules incurvées et filiformes caractéristiques. Les flancs de leur corps sont parallèles. Les adultes sont floricoles alors que les larves sont prédatrices. Les cantharides, séchées, puis broyées, sont employées à la confection des vésicatoires (qui permettent de faire cloquer l’épiderme de la peau). Ex. La cantharide commune, Cantharis furca. La cantharide officinale, Lytta vesicatoria (ou cantharide vésicante qui est un Coléoptère Méloïdé).

Cantharide vésicante ou officinale n. f. [Spanish fly]. Appelée encore « Cantharide officinale » ou « Mouche d’Espagne », il s’agit de l’espèce Lytta vesicatoria, Coléoptères Méloïdés. Syn. Mouche espagnole, Mouche à emplâtre, Mouche de Milan, Fausse cantharide (car c’est un Méloïdés).

Cantharidés (Cantharidae) n. f. pl. [Soldier beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Elatéroïdes (ou Dascilliformes Cantharoïdes) dont la cantharide en est le type. On en connait près de 3.500 espèces. Ils ont des téguments mous et ce sont donc des malacodermes au corps pubescent et un peu aplati. Ils mesurent de 3 à 17 mm de long. Ils sont souvent noirs ou bruns avec des taches de couleur jaune ou orangée. Les Cantharidés ressemblent beaucoup aux Lampyridés mais en diffèrent par le fait que leur tête ne soit pas recouverte entièrement par le pronotum et qu’ils n’ont pas d’organe lumineux au bout de l’abdomen. Sinon, leurs mandibules sont incurvées. Leurs longues antennes de 11 articles sont filiformes. Les bords externes de leurs élytres sont parallèles. Leurs tarses sont homéomères (formule tarsale 5.5.5). Le quatrième article de leur tarse est lobé. Ils sont communs sur les fleurs dont ils se nourrissent de nectar et de pollen. Ils apprécient notamment les Solidagos et les Asclépias. Leurs larves campodéiformes à l’aspect duveteux sont généralement prédatrices. Elles s’attaquent aux œufs des autres insectes et aux petits arthropodes. Ils sont considérés pour cela comme bon auxiliaire des cultures biologiques. Ils sont cosmopolites. Syn. Téléphoridés. Ex. Cantharis rustica Fallen.

Cantharidiens n. m. pl. Grande Famille d’Insectes Coléoptères Hétéromères.

Cantharidine n. f. [Cantharidin]. Principe actif, vésicant très énergique, que l’on extrait des téguments des cantharides (Lytta vesicatoria) par un épuisement au chloroforme. C’est une substance dont la toxicité s'apparente à celle de la strychnine. Les adultes Méloés produisent aussi de la cantharidine, fluide huileux qui repousse les prédateurs et peut faire cloquer la peau humaine (vésicant). Certains Coléoptères Oedemèridés (appelés « Faux Coléoptères vésicants » par les Anglo-saxons) et Pyrochroidés (cardinaux) contiennent également de la cantharidine. Ex. la cantharidine de Lytta vesicatoria (Coléoptère Méloïdé) qui était également employée autrefois comme aphrodisiaque. Il s’agit en fait d’un poison dont l'absorption provoque une inflammation des voies urinaires suivie d’une érection pathologique. Voir Autohémorrhée. Voir aussi Attitude de défense,

Cantharoïdes (Cantharoidea) n. m. pl. (De cantharide et du gr. eidos, aspect). Super-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes dont la Famille des Cantharidés en est le type et qui regroupe également les Familles des Drilidés, Homalisidés, Lampyridés, Lycidés, Phengodidés. Ce groupe réunit en général des insectes à corps mous (malacodermes), et aux articles des tarses dilatés cordiformes (en forme de cœur). Syn. Elatéroïdes.

Cantharophilie n. f. Pollinisation des fleurs par les Coléoptères anthophiles. La grande fréquence observée des Coléoptères Cantharidés sur certaines fleurs est à l’origine de ce terme.

Canthus n. m. (Du gr. kanthos, coin de l’œil). Processus chitineux séparant un œil en deux parties. Cette séparation est très visible chez certains Coléoptères Coccinellidés et chez certains Ephémères.

Capacité vectorielle, [Vector potential]. Conditions écologiques déterminant la transmission d’un agent infectieux. Ces conditions sont favorables si dans un écosystème donné, le vecteur est abondant, qu’il a une bonne longévité et qu’il entretient des contacts étroits avec les hôtes réservoirs et les vertébrés réceptifs. Voir aussi Vecteur et Hôte.

Capitule ou Capitulum n. m. (Du lat. capit-, tête). [Capitulum]. 1. Elargissement de l’apex d’une antenne. Voir aussi Claviforme. // 2. Chez les Diptères, renflement en massue terminant le pédicelle du balancier. Voir Balancier. // 3. Chez les Collemboles, pièce dentelée portée par les lobes internes des pièces buccales. // 4. Chez les Acariens, nom donné à leur tête séparée du corps (ou idiosome) par un sillon.

Capniidés (Capniidae) n. m. pl. [Winter stoneflies, Small winter stoneflies]. Famille d’Insectes Plécoptères Euholognathes (selon SITI) ou Némouroïdés (selon NCBI). On en connait près de 300 espèces. Ils mesurent en moyenne 7 mm mais on en trouve qui ont une taille allant de 4 à 25 mm. Ce sont des perles assez grêles de couleur foncée. Ce sont les Plécoptères à la nervation alaire la plus simple. Les deux lobes internes de leurs paraproctes sont fusionnés pour former un tube fermé ventralement par les lobes externes des paraproctes. Les adultes apparaissent durant la période la plus froide de l’hiver. Les femelles pondent dans l’eau. Les larves aquatiques longues et minces sont jaunes-brunes avec de longues antennes et de longs cerques. Leurs antennes ainsi que leurs cerques peuvent être aussi longs que leur corps. Ils sont semble t-il herbivores. On les trouve en hémisphère Nord. Ex. Capnia bifrons.

Capnode (Capnodis) n. m. (Du gr. kapnôdês, de couleur de fumée). Genre d’Insectes Coléoptères Buprestidés de couleur noire, prédateurs des arbres fruitiers du Midi. Ex. Capnodis tenebrionis.

Capricorne n. m. (Du lat. capra, chèvre et cornu, corne). [Capricorn beetle]. Nom général donné aux insectes Coléoptères de la Famille des Cérambycidés, caractérisés par leurs longues antennes. Les capricornes ont la particularité de présenter des organes stridulants sur le thorax. La partie dorsale du mésothorax présente une plaque striée sur laquelle frotte le bord postérieur du pronotum (capuchon) produisant ainsi un son. Ex. Le « grand capricorne du chêne », Cerambyx cerdo. Le « petit capricorne » ou « capricorne de Scopoli », Cerambyx scopolii. Le « capricorne du Noisetier », Oberea linearis. Le « capricorne des maisons », Hylotrupes bajulus. Le « capricorne musqué », Aromia moschata. Syn. Longicorne. Voir aussi Cérambycidés.

Capsidés n. m. pl. Syn. junior de Miridés. Voir Miridés.

Capsule céphalique ou Capsule crânienne, [Head-capsule, Cranial capsule]. Ensemble formant la tête des Insectes comportant un certain nombre de pièces ou sclérites unis par des lignes de sutures que sont celles de l’épicrâne, du front, du clypéus, et de l’épistome. Les principaux sclérites de la capsule céphalique sont l’occiput, le vertex, le front, le clypéus et les joues. Les chenilles portent souvent une capsule céphalique.

Capture des insectes, [Insect capture]. Voir Piège d’interception et Piège d’attraction.

Capuchon n. m. Syn. de pronotum. Voir Pronotum.

Carabe ou Carabique (Carabus) n. m. (Du gr. carabos, crabe). [Ground beetle]. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Coléoptères à corps allongé et à longues pattes. Ce sont des insectes considérés comme très utiles, car ils dévorent la nuit, larves d’insectes, limaces et escargots. Leurs élytres présentent des stries nettes. Les Carabes repoussent leur prédateur en éjectant à prés de 50 cm une substance acide brûlante de leur abdomen. Ce produit explosif est de l’acide butyrique sécrété par leur glande anale. Certaines espèces appelées communément « Bombardier » secrètent dans leur ampoule rectale, une protéine instable, ainsi qu’un enzyme qui la décompose en produisant une explosion que l’on peut voir et entendre (Ex. Brachinus crepitans). On connaît le « Carabe à reflets d’or » (Hemicarabus nitens ou Carabus auronitens), le « Carabe à treillis » (Limnocarabus clathratus ou Carabus cancellatus), le « Carabe bossu » (Hygrocarabus variolosus), le « Carabe brillant » (Carabus nitens), le « Carabe bronzé » ou « Carabe sylvestre » (C. nemoralis), le « carabe chagriné » (C. coriaceus), le « carabe champêtre » (C. arvensis), le « Carabe des forêts » (C. sylvestris), le « carabe des jardins » (C. hortensi), le « Carabe doré » ou « Jardinière » (C. auratus), le « Carabe embrouillé » (C. intricatus), le « carabe glabre » (C. glabatrus), le « Carabe grené » (C. granulatus), le « carabe grillagé » (C. clathratus), le « Carabe irrégulier » (C. irregularis), le « Carabe splendide » (C. splendens), le « Carabe violacé » (Carabus violaceus), etc.

Carabe doré n. m. [Golden ground beetle]. Nom usuel d’un Insecte Coléoptère de la famille des Carabidés aux élytres et au thorax vert à reflets d’or dont le nom scientifique est Carabus auratus. Il est également communément appelé « Jardinière » ou « Vinaigrier », en référence au liquide acide que l’insecte éjecte pour se défendre.

Carabidés (Carabidae) n. m. pl. [Ground beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Adéphages carnivores (larves et adultes sont carnassiers), appelée aussi Famille des carabiques et qui comprend plus de 40.000 espèces (2.700 en Europe). C’est la troisième plus grande famille de Coléoptères après celles des Curculionidés et des Staphylinidés. Ils mesurent entre 1 et 60 mm de long. Ils ont un corps allongé légèrement convexe se terminant en ogive à l’arrière. Leurs pièces buccales prognathes se distinguent par des mandibules dentées, développées, puissantes. Les palpes peuvent se terminer par un dernier article sécuriforme. La tête porte des yeux qui peuvent être proéminents. Leurs antennes filiformes de 11 articles sont insérées sur le côté de la tête entre l’œil et la base de leurs mandibules dotées d’un scrobe (sillon). Leur tête est plus étroite que leur pronotum. Ce dernier est souvent marginé (aux bords aplatis). Le métasternum porte une suture transverse distincte. On trouve sur leurs élytres des sillons longitudinaux ou des lignes de points. Les élytres ont souvent des reflets métalliques (noir, brun, pourpre, doré, etc.). Les ailes postérieures membraneuses sont souvent atrophiées sous les élytres. Lorsqu’elles existent, elles sont peu utilisées. Les longues pattes sont adaptées à la course. Les protibias portent une épine utilisée comme organe de toilette des antennes. Leurs tarses sont tous pentamères (5-5-5). Ceux des pattes antérieures et médianes sont souvent élargis chez les mâles et peuvent être munis de phanères adhésifs qui aident ces derniers à se cramponner sur le dos de la femelle durant l'accouplement. L’abdomen présente 6 sternites visibles (sauf chez le genre Brachinus qui en ont 8). La marge postérieure du premier sternite abdominale n’est pas visible entre les hanches. Les Carabidés volent rarement. Ils sont plutôt lucifuges. Par son régime alimentaire carnivore, cette famille contribue au maintien de l’équilibre biologique en participant à la transformation des matières organiques sur et sous terre. Les adultes ont pour la plupart une digestion extra-corporelle. Ils projettent leurs sucs digestifs sur leur proie et attendent qu’elle se liquéfie pour les absorber. Certaines espèces, telles que le « Carabe bronzé », Carabus nemoralis, se nourrissent surtout d’escargots ou de limaces (malacophages). Leurs larves sont campodéiformes avec des pattes bien développées. Elles portent des urogomphes. Elles pratiquent également la digestion extra-corporelle. Ils sont cosmopolites. Ex. Genre Paussus, Carabus, Brachinus.

Carabique n. m. Nom du genre des Carabes. Voir Carabe.

Caraboïdes ou Carabiques (Caraboidea) n. m. pl. (De carabe et du gr. eidos, aspect). Super-famille d’Insectes Coléoptères dont font partie les Familles des Carabidés, des Cicindélidés, des Omophronidés et des Paussidés. Ce groupe réunit en général des insectes carnassiers terrestres aux longues pattes.

Caractère n. m. [Characteristic(s)]. Particularité anatomique ou moléculaire définie par un chercheur pour décrire, classifier ou différencier des taxons. Un caractère se divise en au moins deux états : primitif (plésiomorphe) ou dérivé (apomorphe).

Caractère primitif, [Primitive character]. Syn. de plésiomorphie. Voir Plésiomorphie.

Caractère dérivé, [Derived character]. Syn. d’Apomorphie. Voir Apomorphie.

Caradrine n. f. Nom vernaculaire donné à divers Lépidoptères. Ex. La « Caradrine de la scrofulaire » (Paradrina fuscicornis), la « Caradrine de la surelle » (Hoplodrina superstes), la « Caradrine maculée » (Platyperigea proxima).

Carapace n. f. [Shell(s)]. Plaque protectrice sclérifiée qui recouvre dorsalement le céphalothorax de certains arthropodes. Mais à propos des insectes, il est préférable de parler de tégument (paroi du corps), le terme de « carapace » étant plus réservé aux Crustacés. Mais ce mot n’étant pas défini scientifiquement, il peut être admis dans tous les sens.

Carapacea n. m. pl. Sous-ordre d’Insectes Ephéméroptères regroupant la famille des Baetiscidés et des Prosopistomatidés selon le système de classification proposé par McCafferty. Syn. Posteritoma (dans le système de classification proposé par Kluge).

Carayonémidés (Carayonemidae) n. m. pl. [Carayonemids]. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes. Cette famille est apparentée à celle des Ortheziidés. Ils possèdent une soie élargie à l’apex des antennes, des stigmates dorsaux abdominaux mais aussi thoraciques. Le fémur et le trochanter de leurs pattes sont fusionnés. Ils montent un lobe anal saillant. On les trouve dans la mousse et la litière des feuilles ce qui est assez inhabituel chez les cochenilles. Ils semblent être adaptés aux habitats semi-aquatiques. On les trouve sous les tropiques en Amérique du Sud et en Amérique centrale.

Carbamates n. m. pl. Famille d’insecticides à large spectre contenant des molécules neurotoxiques appartenant au groupe des inhibiteurs du cholinestérase. Ces insecticides regroupent les dérivés de l’acide carbamique qui comprennent aussi un grand nombre d’herbicides et de fongicides. Ils sont couramment utilisés depuis leur mise au point dans les années cinquante. Les carbamates agissent en inactivant (de façon réversible) le cholinestérase, une enzyme inhibitrice de l’influx nerveux. Ils agissent le plus souvent par contact, bien que certains aient une action systémique (transportés par le système vasculaire de la plante). Ex. Benfuracarbe, dimétan, éthiophencarbe, fénoxycarbe, formetanate, etc. Voir aussi Cholinestérase, Néonicotinoïdes, Organochlorés, Organophosphorés, Phénylpyrazolés, Pyréthroïdes, Régulateurs de croissance et Insecticides.

Carbonifère n. m. [Carboniferous period]. Période géologique de l’ère Paléozoïque s’étendant il y a 360 à 300 millions d’années. Si les plus vieux insectes fossiles datent du Dévonien (-405 à -365 Ma), c’est quelques millions d’années plus tard, au Carbonifère que s’activaient les libellules et blattes géantes. Voir aussi Dévonien et Meganeura.

Carcinophoridés (Carcinophoridae) n. m. pl. [Seaside and ring-legged earwigs]. Famille d’Insectes Dermaptères Catadermaptères Pygidicranoïdes. Les espèces de cette Famille sont souvent foncées. Leurs antennes comportent moins de 20 articles. Ils ont généralement les pattes courtes. Ils sont dépourvus d’ailes postérieures et quelquefois aussi d’ailes antérieures. Leur forceps est typiquement court. Ils sont cosmopolites.

Cardinal n. m. Voir Pyrochroïdes.

Cardo n. m. (Du lat. cardo, pivot, gond de porte). [Cardo(di)]. Au niveau des pièces buccales, la première paire de maxille est composée de 3 articles : cardo, stipe (ou stipes) et palpes maxillaires. Le cardo est la pièce basale de chaque maxille. Il est articulé à la capsule céphalique par un seul condyle. Il est suivi du stipe. Voir aussi Maxille, Stipe et Palpe maxillaire.

Carène n. f. [Carina]. Arête, crête saillante de l'exosquelette, plus ou moins étroite ou aiguë.

Caréné, e adj. [Carinulate]. Qui présente une carène, une arête saillante telle la quille du dessous des navires en bois. Ex. : Les élytres de certains Coléoptères portent des carènes. Les antennes des Nymphalidés (Lépidoptères) portent trois arêtes tout au long des antennes ce qui est la caractéristique principale de cette Famille.

Caria n. m. Nom vernaculaire des termites de bois secs (Cryptotermes brevis) de la Famille des Kalotermitidés et des termites souterrains (Coptotermes havilandi) de la famille des Rhinotermitidés à l’île de la Réunion.

Caridés (Caridae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages, Curculionoïdes. Petite famille d’insectes fossiles. Ces charançons primitifs ont la particularité d’avoir des antennes droites plutôt que coudées.

Carmin n. m. [Carmine]. Couleur d’un rouge éclatant fournie par la cochenille. Voir Acide carminique

Carminé, e adj. [Carminate]. Qui contient du carmin, ou qui en a la teinte.

Carminer v. tr. [Carmine]. Peindre, teindre avec du carmin.

Carnassier n. m. et adj. [Carnivore, Carnivorous (adj.)]. Syn. de carnivore. Voir Carnivore.

Carnidés (Carnidae) n. m. pl. [Carnid flies, Bird flies, Filth flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Carnoïdes. On en connait 5 genres pour 90 espèces. Ces mouches noires mesurent entre 1 et 2 mm. Ex. Carnus hemapterus, parasite des oiseaux.

Carnivore adj. et n. m. (Du lat. caro, carnis, chair et vorare, dévorer). [Carnivore, Carnivorous (adj.)]. Qui se nourrit d’Animaux morts (nécrophages) ou vivants (prédateurs). Voir aussi Prédateur.

Carnoïdes (Carnoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Brachycères Muscomorphes Eremoneures Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères regroupant les familles suivantes : Australimyzidae, Braulidae, Canacidae, Carnidae, Chloropidae, Cryptochetidae, Inbiomyiidae, Milichiidae et Tethinidae (Selon NCBI).

Carpocapse n. f. (Du gr. karpos, fruit et kaptein, manger avidement). [Carpocapsa]. Nom usuel donné à des Insectes Lépidoptères, renfermant de petites pyrales nuisibles aux arbres fruitiers. Ex. le carpocapse des pommes (Cydia pomonella) dont la larve, appelée « ver rose » dévore les jeunes fruits. Syn. de Pyrale ou Laspeyresia (ancien nom de genre).

Carpophage adj. (Du gr. karpos, fruit et phagein, manger). [Carpophagous]. Qui se nourrit de fruits. Syn. Frugivore.

Carposinidés (Carposinidae) n. m. pl. [Fruitworm moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Copromorphoïdes. On en connait près de 200 espèces. Ce sont de petits papillons hétérocères aux ailes allongées et aux formes arrondies. Ils ont des antennes filiformes. Ils portent de longs palpes droits qui prolongent leur corps de forme triangulaire. Ils ont des ailes antérieures larges avec des touffes dressées. L’aile antérieure ne présente pas de nervure cubitale postérieure (CuP). Ils n’ont pas non plus de nervures médianes 1 et 2 (M1 et M2) sur leurs ailes postérieures. Seule la M3 est présente. Ils n’ont pas d’ocelles sur les ailes. Leurs chenilles sont foreuses de divers végétaux, surtout des fruits. Ils sont cosmopolites mais surtout localisés dans la région Indo-australienne.

Carposinoïdes (Carposinoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens, regroupant les Familles des Carposinidés et des Copromorphidés. Syn. Copromorphoïdes.

Carsidaridés (Carsidaridae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Hémiptères Sternorrhynches Psylliformes Psylloïdes. C’est une famille pantropicale comptant 4 genres caractérisés par la présence d’une vena spuria (fausse nervure) aux ailes antérieures.

Carte géographique, [Map]. Nom vernaculaire d’Araschnia levana, Lépidoptère de la Famille des Nymphalidés.

Carthaeidés (Carthaeidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens, Bombycoïdes. On la trouve uniquement dans l’Ouest de l’Australie.

Cartonnier, ère (guêpe) adj. Voir Guêpe cartonnière.

Caryobore (Caryoborus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Bruchidés, vivant sur les acacias et autres légumineuses des régions arides.

Caryotype n. m. (Du gr. karuon, noyau et tupos, modèle). [Kariotype]. Arrangement par paire identique de l’ensemble des chromosomes d’une cellule.

Casside (Cassida) n. f. (Du lat. cassida, casque). Genre d’Insectes Coléoptères Chrysomèlidés, dont la larve, selon l’espèce, attaque la menthe, l’artichaut, la betterave, etc. L’adulte tient son nom du fait qu’il est entouré d’une expansion latérale qui lui donne l’aspect d’un casque. Ex. Cassida circumdata. La casside verte, Cassida viridis. La casside tachée de rouge, Cassida rubiginosa.

Cassidinés (Cassidinae) n. f. pl. Sous-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Chrysomélidés dont le genre Cassida en est le type

Caste n. f. (Du Portugais, casto, pur). [Caste]. Chez les Insectes sociaux, groupe d’individus dévolus à une fonction spécialisée (soldats, ouvriers, sexués) et présentant pour ce faire une morphologie particulière par rapport à un autre groupe d’individus de la même espèce (polymorphisme). L’existence de castes est un des attributs de l’eusocialité qui est le degré ultime de la socialité. Par exemple chez les fourmis, la fourmilière est constituée exclusivement de femelles réparties en castes que seront les ouvrières, les soldats et la ou les reines. Chez les insectes sociaux, rois et reines constituent la caste dite royale car ce sont les seuls dont les organes reproducteurs sont fonctionnels. Les individus constituants la caste des ouvrières possèdent également les organes reproducteurs, mais ceux-ci sont rendus inopérants. On parle à ce sujet de néoténie (notamment chez les termites). Voir aussi Eusocial, Intercaste, Glandes épidermiques, Morphe, Néoténie, Ouvrière, Polyphénisme, Race, Reine, Roi, Sexués imaginaux et Soldat.

Castnie (Castnia) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères, type de la Famille des Castniidés, de l’Amérique tropicale, dont la chenille vit dans la tige des bananiers, des ananas ou des cactus.

Castniidés (Castniidae) Boisduval, 1828 n. f. pl. [Giant butterfly moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Cossoïdes selon Fauna Europaea et Castnioïdes selon NCBI. Ce sont des papillons rhopalocères (diurnes) de grande taille (20 à 110 mm). Leurs antennes présentent donc une massue. Leurs chaetosemata sont absents (proéminence porteuse d’une touffe de soie au dessus du front). On trouve également une nervure médiane à l’intérieur de la cellule discoïdale (d) sur l’aile antérieure. Leurs ailes postérieures peuvent être brillamment colorées ou métalliques avec des taches ou des bandes blanches ou oranges. L’envergure de leurs ailes est comprise entre 25 et 120 mm. L’épiphyse portée au tibia antérieur est petite. La formule de leurs épines tibiales est 0-2-4. La base de leur abdomen est dépourvue d’organes tympaniques. L’ovipositeur des femelles est long et télescopique. Certaines espèces présentent un dimorphisme sexuel au niveau de la coloration. Leurs chenilles sont foreuses de tiges ou de racines. On les trouve en Amérique centrale et australe, en Asie du Sud-est, en Australie et depuis peu en France. Ex. Castnia licus ou encore Paysandisia archon présent dans le sud de la France depuis 2001 qui parasite des cœurs de palmiers.

Castnioïdes (Castnioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Apoditrysiens, ne comptant que la Famille des Castniidés (selon NCBI).

Castration nutritionnelle, [Nutritional castration]. Chez les Hyménoptères Apoïdes et notamment chez les abeilles, les femelles ouvrières soumises à un régime donné restent stériles, mais deviennent des femelles fécondes (reines) si elles sont nourries avec de la gelée royale. Voir aussi Gelée royale.

Catadermaptères (Catadermaptera) Steinmann, 1986 n. m. pl. (Du gr. kata, vers le bas et dermaptère). Sous-ordre d’Insectes Dermaptères constituant avec le Sous-ordre des Eudermaptera l’Ordre des Dermaptera (Selon SITI). Ce Sous-ordre ne compte que la Super-famille des Pygidicranoidea.

Catadioptre n. m. Chez les mâles Odonates et notamment les Caloptérygidés, zone colorée s’étendant sur la partie inférieure du huitième au dixième segment abdominal. Le catadioptre joue un rôle lors de la parade sexuelle ayant lieu avec la femelle lors du vol nuptial.

Catalepsie n. f. (Du gr. kata- de haut en bas, en descendant, katalepsis, action de saisir). [Catalepsy]. Phénomène d’immobilisation réflexe, pouvant aller à une simulation de la mort (comportement thanatonique), effectué par certains insectes lorsqu’ils sont inquiétés. Ex. Phasmes et Coléoptères Elatéridés. Voir aussi Thanatose.

Catantopidés (Catantopidae) n. m. pl. Ancienne Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères Acridoïdes qui se distinguait par la présence d’une sorte d’éperon prosternal, une sorte de tubercule situé entre les pattes antérieures. L’utilisation de cette Famille tend à disparaître. Le criquet pèlerin (Schistocerca gregaria) faisait partie de cette Famille et fait maintenant partie de la Famille des Acrididés.

Catépimère n. m. Syn. de Katépimère. Voir Katépimère.

Catépisterne n. m. Syn. de Katépisterne. Voir Katépisterne.

Catapleurite n. m. Coxopleurite se situant entre la hanche (coxa) et l’anapleurite. Voir aussi Coxopleurite, Eupleure et Subcoxa.

Catocale (Catocala) n. f. (Du gr. katô, en bas et kalos, beau). Genre de Lépidoptères Noctuidés, dont les individus constituent de beaux papillons nocturnes appelés communément « Lichénée » (Catocala. Fraxini, C. fulminea) ou « Fiancée » (Catocala sponsa) ou « Mariée » (Catocala nupta) ou « Conjointe » (Catocala conjuncta), dont la chenille vit sur les saules et arbres voisins. Leurs ailes antérieures sont de la couleur du lichen de ces arbres, leur assurant ainsi un parfait camouflage. Dérangées, les lichenées dévoilent brusquement le rouge ou le jaune vif de leurs ailes postérieures afin d’effrayer leur éventuel prédateur. Ex. La Lichénée jaune, Catocala fulminea. La Lichénée bleue, Catocala fraxini.

Cauda n. f. (Du lat. cauda, queue). [Cauda(ae)]. Queue ou tout appendice ressemblant à une queue. Ex. Chez les femelles Pucerons (Aphidoidea), extrémité charnue et pointue de l'abdomen. Leur 10ème et dernier segment abdominal ressemble ainsi à une queue. Cette queue peut-être digitiforme, triangulaire, semi-circulaire ou même en forme de bouton. Sa fonction serait d’empêcher la goutte de miellat offerte aux fourmis de se répandre sur leur corps.

Caudal, e, aux adj. [Caudal]. Situé dans la partie postérieure de l’abdomen.

Caudé, e (larve) adj. [Caudate]. Voir Larve caudée.

Caulicole adj. (Du lat. caulis, tige et colere, habiter). [Caulicolous]. Qui vit sur les tiges herbacées. Voir aussi Habitats biotiques.

Cavernicole adj. (Du lat. caverna, grotte et colere, habiter). [Cavernicolous]. Se dit de certains animaux qui supportent l'obscurité et vivent dans les grottes ou les cavités obscures. Beaucoup d'entre eux sont aveugles et décolorés. Voir aussi Habitats abiotiques.

Cavilabiates (Cavilabiata) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Odonates Anisoptères regroupant les familles suivantes (selon NCBI) : Chlorogomphidae, Cordulegastridae, Corduliidae, Libellulidae, Macromiidae, Neopetaliidae, Synthemistidae.

Cavité n. f. (Du lat. cavus, creux). [Cavity]. Partie creuse ou ouverture du corps ou d’un organe. Ex. Cavité orale, Acetabulum. Voir aussi Fossette.

Cavité buccale, [Buccal cavity]. Partie antérieure creuse des pièces buccales sitiée au débouché du tube digestif, délimitée par l’épipharynx, les mandibules et l'hypopharynx où la nourriture commence à être mélangée au fluide digestif (sécrété par les glandes salivaires). Le type de pièces buccales est fonction du type d’alimentation de l’insecte. La région buccale peut être divisée en deux cavités par l’hypopharynx, dorsalement la cavité bucale (ou cibarium) et ventralement le salivarium où débouchent les glandes salivaires. Chez les insectes à pièces buccales suceuses, la nourriture étant liquide, il n’y pas de cavité orale mais il y aura un pharynx développé. Syn. Cibarium. Voir aussi Cibarium, Intestin antérieure, Salivarium et Pièces buccales.

Cavité cotyloïde, [Cotyloid cavity]. Cavité contenant l’articulation des pattes. Syn. Cavité coxale. Voir aussi Acetabulum et Cavité coxale.

Cavité coxale, [Coxal cavity]. Cavité au niveau desquelles sont insérées les hanches (Coxa). Elles assurent l’articulation des pattes sur le thorax. Pour identifier les cavités coxales des pattes antérieures, on peut trouver le terme de cavités procoxales. Pour les pattes médianes, on identifie des cavités mésocoxales et pour les pattes postérieures, des cavités métacoxales. Ces termes sont souvent utilisés à propos des Coléoptères. Syn. Cavité cotyloïde. Voir aussi Acetabulum.

Cavité générale, [Body cavity]. 1. Chez les Insectes, désigne la cavité du corps dans son ensemble contenant tous les organes baignant dans l’hémocèle chez l’adulte. Voir Hémocèle. // 2. Désigne le cœlome chez l’embryon. Voir Cœlome.

Cavognathidés (Cavognathidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes.

Cébrion (Cebrio) n. m. (De Cébrion, géant myth.). Genre d’Insectes Coléoptères Elatéridés (ou Cébrionidés selon class.), présentant un dimorphisme sexuel. Le mâle est ailé alors que la femelle est aptère et vit dans le sol comme ses larves. Ex. Cebrio gigas.

Cébrionidés (Cebrionidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatéroïdes dont le cébrion est le type. Leur thorax présente une saillie prosternale. Leurs élytres sont raccourcis, tronqués, laissant apparaître un abdomen terminé en pointe. Leurs tibias présentent deux éperons apicaux bien développés, ce qui les distingue des autres Elatéroïdes. Syn. senior Elatéridés selon SITI.

Cécidie n. f. (Du gr. kêkis, kêkidos, noix de galle). [Cecidium]. Tumeur (hyperplasie) provoquée chez un végétal en réaction à l’attaque d’un parasite. On distingue les entomo-, acaro-, némato-, myco- et bactério-cécidies, selon que l’agent causal est respectivement un insecte, un acarien, un nématode, un champignon ou une bactérie. Syn. Galle. Voir aussi Galle.

Cécidogène adj. (De cécidie et genos, origine). [Cecidogenous]. Qui provoque la formation de galles, de cécidies. Syn. Galligène.

Cécidomyie (Cecidomya) n. f. (Du gr. kêkis, kêkidos, noix de galle et muia, mouche). [Gall midge]. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Diptères, comprenant des mouches minuscules, dont une espèce, la cécidomyie destructrice, Mayetiola destructor, (vulgairement nommée « Mouche de Hesse »), cause parfois de grands ravages sur les blés et les seigles. D’autres attaquent la vigne (Contarinia johnsoni), le framboisier, le hêtre, etc. Les cécidomyies pondent dans les plantes et provoquent des galles (des cécidies) dans lesquelles vivent les larves. Ex. La cécidomyie à pomme de chou, Rabdophaga salicisbrassicoides. La cécidomyie affiné du sapin, Dasineura balsamicola. La cécidomyie chiffonnante du peuplier, Prodiplosis morrisi. La Cécidomyie de l'écorce du framboisier, Resseliella theobaldi. La cécidomyie de la vigne, Contarinia johnsoni. La cécidomyie de l'épinette, Dasineura swainei. La cécidomyie de l'érable négondo, Contarinia negundifolia. La cécidomyie des bourgeons du négondo, Contarinia negundinis. La cécidomyie des cônes du Douglas, Contarinia oregonensis. La Cécidomyie des fleurs de lentille, Contarinia lentis. La Cécidomyie des fleurs de luzerne, Contarinia medicaginis. La cécidomyie des galles velues du Hêtre, Hartigiola annulipes. La cécidomyie des graines du trèfle, Dasineura leguminicola. La cécidomyie des poires, Contarinia pyrivora. La Cécidomyie des poirettes, Contarinia pyrivora. La Cécidomyie des pousses de la luzerne, Dasineura ignorata. La Cécidomyie des siliques des crucifères, Dasineura brassicae. La cécidomyie du blé, Sitodiplosis mosellana. La cécidomyie du cerisier de Virginie, Contarinia virginianiae. La Cécidomyie du chou-fleur, Contarinia nasturtii. La cécidomyie du chrysanthème, Rhopalomyia chrysanthemi. La cécidomyie du févier, Dasineura gleditchiae. La cécidomyie du frêne, Contarinia canadensis. La cécidomyie du Hêtre, Mikiola fagi. La cécidomyie du pin gris, Cecidomya piniinopsis. La cécidomyie du pin rouge, Thecodiplosis piniresinosae. La cécidomyie du pommier, Dasineura mali. La cécidomyie du rosier, Dasineura rhodophaga. La cécidomyie du sapin, Paradiplosis tumifex. La cécidomyie européenne du pin, Contarinia baeri. La cécidomyie galli-bec du saule Rabdophaga rigidae. La cécidomyie gallicole de l'épinette, Mayetiola piceae. La cécidomyie gallicole du frêne, Cecidomyia pellex. La cécidomyie gallicole du robinier, Obolodiplosis robiniae. La cécidomyie gallicole du tilleul, Cecidomyia verrucicola. La cécidomyie galligène des cônes de l'épinette, Kaltenbachiola canadensis. La cécidomyie goutteuse de l'érable, Dasineura communis. La cécidomyie ocelligène, Acericecis ocellaris. La cécidomyie résineuse du pin gris, Cecidomyia resinicola. La cécidomyie squamiphage du Douglas, Contarinia washingtonensis. La cécidomyie strobilaire, Rabdophaga strobiloides.

Corps gras et Peptide.

Ceinture jaune n. f. [Large Ranunculus]. Nom vernaculaire de Polymixis flavicincta, Lépidoptère de la Famille des Noctuidés.

Ceinture rousse n. f. Nom vernaculaire de Polymixis rufocincta, Lépidoptère de la Famille des Noctuidés.

Cellule n. f. (Du lat. cella, chambre). [Cell(s)]. 1. Au niveau de l'aile des insectes, espace membraneux polygonal formé des nervures longitudinales et transverses. On utilise pour les désigner le nom de la nervure longitudinale qui constitue leur bord antérieur. Ainsi la cellule située sous la nervure Costale (C) est notée (C). Lorsque deux cellules, séparées par une nervure transverse portent le même nom, on les numérote en partant de la base et en allant vers l’apex de l’aile. Ainsi les cellules comprises de part et d’autre de la nervure Radiale (R) sont notées respectivement 1ère R1 et 2nde R1. La disposition et le dessin des cellules des ailes des insectes sont spécifiques de chaque lignée évolutive et sont de ce fait largement utilisées en nomenclature. Voir aussi Nervation, Aile, Comstock et Needham. // 2. Loge de rangement pour les larves d’Hyménoptères sociaux. Ex. Cellule royale. Voir Cellule royale. Voir aussi Rayon de cire. // 3. Unité morphologique et fonctionnelle de tout être vivant. Les Insectes possèdent des cellules eucaryotes (avec un noyau). Comme toutes les cellules, les cellules des Insectes possèdent également un cytoplasme limité par une membrane plasmique et de l’ADN contenu dans le noyau. Voir Cellules et suivant.

Cellule anale, [Anal cell]. Cellule de l'aile des insectes, accolée antérieurement au bord de la nervure anale (sixième nervure longitudinale de l’aile). Elle est notée « A ».

Cellule brachiale, [Brachial cell]. Chez les Hyménoptères, cellule de l’aile correspondant à la cellule cubitale chez les Symphytes pour Comstock et à la cellule subdiscoïdale chez les Apocrites. Elle est notée « Bra ».

Cellule costale, [Costal cell]. Cellule de l’aile des insectes, accolée antérieurement au bord de la Costa (première nervure longitudinale de l’aile). Elle est notée « C ».

Cellule cubitale, [Cubital cell ou Submarginal cell]. Cellule de l'aile des insectes, accolée antérieurement au bord de la nervure cubitale ou Cubitus (cinquième nervure longitudinale de l’aile). Elle est notée « Cu ». Chez de nombreux insectes, on trouve une cellule cubitale antérieure (Cua) et une cubitale postérieure (Cup). Voir aussi Cubitus. // Chez les Hyménoptères Apidés, la troisième cellule cubitale est utilisée en systématique pour identifier races ou populations d’abeilles. A cette fin, on calcul l’indice cubital c’est-à-dire le rapport des dimensions des côtés de ces cellules. Voir aussi Cellule submédiane.

Cellule discoïdale ou discale, [Discoidal cell]. 1. Cellule située au centre de l’aile des insectes. Elle est notée « d ». Voir aussi Nervure discale et Oblongum. // 2. Chez les Lépidoptères, espace membraneux du centre de l'aile, délimité par une nervure transverse entre la nervure Radiale (R) et Médiane (M) et dans lequel les nervures sont souvent effacées. // 3. Chez les Diptères, syn. de cellules médianes. // 4. [Discoidal areolets]. Chez les Odonates, espace membraneux pouvant contenir plusieurs cellules, à la base de l’aile, proche de l’arculus (nœud alaire), et limité par la nervure Médiane à l’avant et par la Cubitale à l’arrière. La cellule discoïdale est de forme triangulaires chez les Anisoptères et de forme quadrangulaire ou triangulaire chez les Zygoptères. Voir aussi Triangle anal. // 5. Chez les Hyménoptères, cellules situées sous la nervure Médiane au centre de l’aile. Elles ne sont plus utilisées dans la nomenclature alaire actuelle en ce qui concerne cet Ordre. Chez les sphex par exemple, elles sont situées sous les 3 cellules submarginales. On devrait donc parler de cellules médianes. Voir Cellule médiane. // 6. [Discoidal area]. Chez les Orthoptères, espace délimité sur les tegmina entre la nervure Anale et Cubitale. // 7. Chez les Trichoptères, cellule limitée par les deux branches de la fourche de la nervure Radiale et par une nervure transverse. 

Cellule discoïdocubitale, Chez les Hyménoptères Ichneumonidés, cellule particulière consistant à ce que la cellule discoïdale (d) soit toujours fusionnée avec la première cellule cubitale (Cu1). Les Ichneumonidés, à la différence des Braconidés, ne présentent qu’une seule cellule dite « discoïdocubitale ». Elle est notée « d+Cu1 » ou SM1 (pour Submarginale 1). Voir Ichneumonidés.

Cellule épithéliale, Voir Cellules épithéliales.

Cellule marginale, [Marginal cell]. Chez les Hyménoptères Chalcidoïdes, cellule particulière de forme très allongée, située à la périphérie de l’aile antérieure, en arrière du ptérostigma (épaississement du bord costal de l’aile) vers l’apex de l’aile. Elle est notée « m ».

Cellule médiane, [Medial cell]. Cellule de l'aile des insectes, accolée antérieurement au bord de la nervure médiane ou média (Quatrième nervure longitudinale de l’aile des Insectes). Elle est notée « M ». Chez les Diptères, elle peut prendre le nom de cellule basale médiane et/ou de cellule discale-médiane, « dm » (ou discoïdale) selon respectivement sa position par rapport à la base de l’aile. Voir aussi Oblongum et Cellule discoïdale.

Cellule radiale, [Radial cell]. Cellule de l’aile des insectes, accolée antérieurement au bord de la nervure Radiale (troisième nervure longitudinale de l’aile après la Costale (C) et la Sous-costale (Sc)). Elle est notée « R ». Chez les Diptères, celle la plus proche de la base de l’aile prend le nom de basale radiale (notée « br »).

Cellule royale, [Royal cell]. 1. Chez les Hyménoptères Apidés, cellules de cire, plus imposantes que celles destinées aux ouvrières, construites par ces dernières afin de loger les larves choisies pour devenir des sexuées, futurs reines et faux-bourdons. Ces dernières seront nourries avec de la gelée royale jusqu’au cinquième jour de leur existence (alors que les autres larves seront nourries de gelée royale jusqu’au troisième jour). Une fois adulte, la reine continuera cependant à recevoir de la gelée royale pendant toute la durée de son existence. // 2. Chez certaines termites, cellule où est logée la reine.

Cellule submarginale, [Submarginal cell]. Chez les Hyménoptères Apocrites, cellule particulière de l’aile antérieure, située en dessous de la cellule marginale, après le ptérostigma (épaississement du bord costal de l’aile). On peut en trouver deux ou trois. Elles sont parfois appelées cellules cubitales (dans des ouvrages plus anciens). Elles sont notées « Sma » ou « cu » (si on parle de cubitale).

Cellule submédiane, [Submedian cell]. Chez les Hyménoptères, cellule de l’aile séparée de la cellule cubitale par la nervure cubitale. Elle est notée SM ou Sme. La nervure transverse cubito-anale permet de séparer la SM1 de SM2.

Cellule thyridiale, [Thyridial cell]. Chez les Trichoptères et les Lépidoptères, cellule de l’aile antérieure, située juste en dessous de la cellule discoïdale, entre la nervure médiane et cubitale. Voir aussi Thyridium et Nygme.

Cellules accessoires ou auxiliaires ou de soutien, [Accessory glands, Epidermal cells]. Cellules provenant de la modification de cellules épithéliales (épidermiques). Au nombre de trois, elles sont situées sous la cuticule en association avec les sensilles. Elles sont responsables de la mise en place des structures cuticulaires des sensilles. La cellule thécogène est la plus interne et surplombe la dendrite (ramification qui transmet l’influx nerveux) et secrète une gaine extracellulaire autour de ce dernier, une sorte de "fourreau dendritique". Elle synthétise également le liquide sensillaire. La cellule trichogène secrète la soie proprement dite lors du développement de l'insecte (ou la cuticule uniquement dans le cas des sensilles sans soies comme la sensille campaniforme). La cellule tormogène, la plus externe, synthétise une partie de la base des sensilles lors de leur développement. Ces trois cellules, reliées par de nombreuses jonctions, participent au fonctionnement des sensilles en maintenant la composition ionique et protéique du milieu dans lequel baignent les dendrites des neurones. Voir aussi Cellules épithéliales, Cellules thécogènes, Cellules tormogènes, Cellules trichogènes, Epiderme et Sensilles.

Cellules adipeuses, Syn. d’adipocyte. Voir Adipocyte.

Cellules cornéagènes, [Corneagenous cells]. Chez les Insectes, les cellules cornéagènes sont des cellules des organes photosensibles (yeux) qui élaborent, lors de chaque nouvelle mue, la cornéule ou cornée, sorte de cuticule transparente, ayant un rôle analogue à celui d'une lentille. Syn. Cellules cornéales. Voir aussi Cornéule et Cellules de Semper.

Cellules cristallines, [Cone cells]. Cellules secrétant le cône cristallin. Syn. Cellules de Semper. Voir aussi Cellules de Semper, Cristallin et Ommatidie.

Cellules de Kenyon, [Kenyon’s cells]. Nombreuses petites cellules que l’on trouve dans les Corpora pedunculata composant le protocérebron des Insectes. Ces petits neurones sont censés faire l’association entre les différentes modalités sensorielles que sont par exemple l’olfaction et la vision. Voir Corpora pedunculata.

Cellules de Semper, [Semper cells]. Cellules au nombre de quatre élaborant chez beaucoups d’insectes le cône cristallin. Chez les Collemboles, elles peuvent réaliser une fonction cornéagène et une fonction cristallogène. Voir Acône, Cornéule, Cristallin et Pseudocône.

Cellules de Verson, (Du nom de l’entomologiste Italien Enrico Verson). [Versonian cell, Apical cell]. Chez certains insectes, type de cellule apicale (tératocyte), qui se situe sur le dessus des tubes séminifères. Syn. Cellules versoniennes. Voir aussi Glande de Verson.

Cellules épidermiques, [Epidermal cells]. Syn. de cellules épithéliales. Voir Cellules épithéliales.

Cellules épithéliales, [Epithelial cells]. Ensemble de cellules (tissus) formant l’épithélium (ou épiderme) mais pouvant former aussi des glandes cellulaires spécialisées dites glandes épidermiques qui secréteront de la chitine, des protéines mais aussi pour certaines des lipides. Les cellules épithéliales secrètent notamment le cément au d’autres produits spéciaux comme des phéromones sexuelles par exemple. Elles sont à l’origine notamment de la constitution de la cuticule des Insectes, mais aussi des soies ou des écailles qui recouvrent le corps des Insectes. Les cellules épithéliales interviennent aussi dans la réparation des blessures en repeuplant par la division cellulaire les zones où les cellules ont été détruites. Les cellules constituant l’épiderme sont à l’origine des canalicules (petits canaux reliés à des pores) qui parcourent l’endocuticule et l’exocuticule. Les cellules épithéliales sont étroitement liées entre elles par un système complexe de desmosomes (jonctions cellulaires serrées). Elles sont séparées de l’hémolymphe par la membrane basale (ou lame basale). Au stade de la mue, on note une recrudescence d’activité des noyaux cellulaires simultanément à un grossissement des cellules épithéliales. Chez les abeilles, elles interviennent dans la production de la cire avec les adipocytes et les oenocytes. Elles recueillent les protéines de l'hémolymphe (les lipophorines), puis les éléments qui se sont composés pour former la cire passent alors de l’épithélium à la cuticule, au niveau des miroirs à cire (ou plaques cirières), le long de canaux poraires et canaux ciriers épicuticulaires. Syn. Cellules épidermiques. Voir aussi Canalicule, Couche de cire, Cire, Cuticule, Epiderme, Glande épidermique , Glande cirière, Membrane basale, Oenocyte

Cellules folliculaires ou Cellules folliculeuses, [Follicular cell, Follicle cell]. Cellules de l’appareil génital des femelles entourant en une seule couche l’ovocyte (cellule sexuelle femelle qui donnera l’ovule). Elles emballent les cellules germinales (qui donneront naissance aux cellules sexuées) et les cellules somatiques (cellules non-sexuées). Une quantité d’entre elles délimitent ainsi la chambre ovulaire. Voir aussi Cellules nourricières et Ovariole.

Cellules germinales, [Germ cells]. Cellule de la lignée reproductive qui donnera naissance par méiose aux gamètes (cellules reproductrices sexuées haploïdes, soit un ovule ou un spermatozoïde). Une cellule germinale primordiale subit une mitose et donne deux cellules. La première sera une cellule souche (ou cellule germinale primordiale) et la seconde une cellule à l’origine de la chambre ovarienne (ou ovovarique). Les cellules germinales mâles sont les spermatogonies et les cellules germinales femelles, les ovogonies (ou oogonia). Syn. Gonocytes. Voir aussi Appareil reproducteur, Germarium, Mitose, Ovogonie et Spermatogonie.

Cellules glandulaires, [Exocrine glands, Glandular epithelial cells, Glands]. Cellules qui composent les glandes exocrines (qui sécrétent des produits dans le milieu naturel) des Insectes. Toutes les molécules organiques (phéromones et signaux allélochimiques, salive, soie, venin, cire) sont produites par des glandes exocrines. On en connaît une centaine en ce qui concerne les insectes sociaux. On distingue chez les insectes, trois types distincts de cellules glandulaires toutes dispersées dans le tégument : Les cellules de type I dont les sécrétions sont diffusées au travers de la paroi du tégument via de petits pores au contenu lipidique pour se mêler en surface apicale aux cires de la cuticule. Les cellules de type II, intercalées entre les cellules de type I et qui leur transfèrent leur produit. Les cellules de type III qui peuvent rejeter directement leur sécrétion à l’extérieur du corps via des canaux s’ouvrant à la base de la cuticule (canalicules). Les glandes regroupent ces différents types cellulaires qui peuvent être ainsi couplés, ou pas, les uns aux autres (Type I seul ou II ou III ou réunion de deux ou trois des différents types). Les cellules glandulaires ainsi constituées peuvent être localisées dans toutes les parties du corps chez les Insectes et produire des mélanges chimiques complexes. Voir aussi Glande exocrine.

Cellules gliales, [Glial cells]. Cellules formant le tissu de soutien et nourricier des neurones du système nerveux. Ces cellules sont requises au cours du développement dans différentes fonctions importantes. Elles jouent aussi un rôle dans l’homéostasie du système nerveux car elles guident les axones (prolongement des neurones conduisant les influx nerveux) et les isolent électriquement. Elles procurent aussi un support trophique et nutritif aux neurones et régulent les concentrations extracellulaires en ions et en neurotransmetteurs. Il peut arriver que chez les Insectes, certains neurones ne soient pas accompagnés de ces cellules. Mais on les trouve cependant typiquement dans leur système nerveux central. Ces cellules subissent la division mitotique (cellule mère donnant naissance à deux cellules filles génétiquement identiques) et sont liés par les desmosomes (jonction). Syn. Tissus gliaux. Voir aussi Système nerveux.

Cellules nerveuses, Syn. de neurones. Voir Neurone.

Cellules neurosécrétrices, [Neurosecretory cells]. Cellules composant les glandes endocrines du système nerveux sympathique. Chez les insectes, les hormones sont produites par les cellules neurosécrétrices. Il s’agira de la glande de mue (hormones ecdystéroïdes), des corps allates (hormones juvéniles) de la pars intercerebralis (hormones prothoracotropes), des corps cardiaques, etc. Voir aussi Corpora alata, Corpora cardiaca, Glande de mue, Glande endocrine, Hormone, Pars intercerebralis et Système nerveux sympathique.

Cellules nourricières, [Nurse cells]. Ce sont les cellules nourricières qui déposent dans l’ovocyte l’ARN qui sera nécessaire au développement du zygote. Issues du germarium en même temps que l’ovocyte, elles secrètent le vitellus. Le vitellus accumulé occupera peu à peu de plus en plus d’espace aux dépens des cellules nourricières. Syn. Cellules vitellines, Trophocytes. Voir aussi Ovariole, Ovocyte et Vitellogenèse.

Cellules péricardiales, [Pericardial cells]. Cellules spécialisées phagocytaires (néphrocyte) ayant un rôle dans l’excrétion. Disposées en amas, de chaque côté du cœur, elles ont pour rôle de favoriser l’épuration sanguine. Ces cellules Voir Néphrocyte.

Cellules pigmentaires, [Pigment cells]. Cellules qui sont iridiennes et rétiniennes formant deux manchons (un manchon formé de cellules pigmentaires iridiennes et un manchon formé de cellules pigmentaires rétiniennes) donnant deux types de vision selon que ces manchons soit continus (vision par apposition) ou discontinus (vision par superposition). Voir ces termes.

Cellules pigmentaires iridiennes, [Primary pigment cells]. Cellules qui entourent l’ensemble formé par le cristallin (qui transmet la lumière au rhabdome) et les cellules cornéagènes qui élaborent la cornée. Syn. Cellules pigmentaires primaires. Voir aussi Ommatidie.

Cellules pigmentaires rétiniennes, [Retinal pigment cells, Secondary pigment cells]. Cellules qui entourent l’ensemble formé par le rhabdome et les cellules rétinuliennes composant chaque ommatidie des yeux composés des Insectes. Au nombre de 12 à 18, elles isolent les ommatidies les unes des autres. Syn. Cellules pigmentaires secondaires. Voir aussi Ommatidie.

Cellules réceptrices, Syn. de Rétinule ou de Cellules rétinales. Voir Rétinule.

Cellules rétinales ou rétiniennes, Syn. de Rétinule ou de Cellules réceptrices. Voir Rétinule et Cellules rétinuliennes.

Cellules rétinuliennes, (Du lat. rete, filet, réseau, la rétine présentant un réseau de vaisseaux sanguins). [Retinal cells]. Cellules sensorielles visuelles (photoréceptrices) qui entourent le rhabdome de chaque ommatidie dans les yeux composés des Insectes.  Ces neurones sont de forme allongée. Une ommatidie est généralement constituée de 8 cellules rétinuliennes formant une rétinule. Ce sera le cas chez les abeilles (Hyménoptères Apidés). Mais on en trouve 8 à 9 chez les guêpes Vespula maculata et 7 chez le cancrelat Periplaneta americana. Une cellule rétinulienne correspond à une cellule rétinienne et ce dernier terme est de ce fait aussi largement utilisé. Syn. Cellules rétiniennes. Voir aussi Cornéule, Cristallin, Neurones sensoriels, Ocelle, Ommatidie, Rétinule et Yeux simples.

Cellules sensitives, Voir Cellules thécogènes.

Cellules sensorielles, [Sensory cells]. Cellules qui détectent les informations liées à l’environnement. Chez les Insectes, elles sont reliées à des sensilles, elles-mêmes reliées au système nerveux. Il peut s’agir de cellules sensorielles visuelles (cellules rétinuliennes), gustatives ou auditives. Voir Sensilles.

Cellules sexuelles, Syn. de gamètes. Voir Gamète.

Cellules somatiques, [Somatic cells]. Ensemble des cellules non-sexuelles d’un organisme. Syn. Soma.

Cellules thécogènes, [Thecogen cells]. Une des trois cellules auxiliaires (avec la cellule trichogène et la cellule tormogène) située à la base des sensilles (trichoïdes, campaniformes, chimioréceptrices ou basiconiques). La cellule thécogène surplombe la dendrite (ramification qui transmet l’influx nerveux) et secrète une gaine extracellulaire autour de ce dernier, une sorte de "fourreau dendritique". Elle synthétise également le liquide sensillaire. Syn. Cellules sensitives.

Cellules tormogènes, [Tormogen cells]. Une des trois cellules auxiliaires (avec la cellule thécogène et la cellule trichogène) qui synthétise une partie de la base des sensilles (trichoïdes, campaniformes, chimioréceptrices ou basiconiques) lors de leur développement. Dans le cas des sensilles trichoïdes, la cellule tormogène produit une dépression cuticulaire souple, une cavité qui contiendra une soie reliée au tégument. Dans le cas des sensilles campaniformes, la cellule tormogène produit juste de la cuticule souple au niveau du dôme.

Cellules trichogènes, [Trichogen cells]. Plus grande des trois cellules auxiliaires (avec la cellule thécogène et la cellule tormogène), située à la base des sensilles (trichoïdes, campaniformes, chimioréceptrices ou basiconiques). Elle secrète la soie proprement dite lors du développement de l'insecte. Dans le cas des sensilles campaniformes, on trouve une cellule trichogène même en l’absence de soie.

Cellules versoniennes, Syn. de cellules de Verson. Voir Cellules de Verson.

Cellules vitellines, Syn. de cellules nourricières. Voir Cellules nourricières.

Célyphidés (Celyphidae) n. m. pl. [Beetle flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Acalyptères Lauxanioïdes. Ils ont pour particularité de présenter une partie postérieure du thorax évoquant un élytre de Coléoptère qui sert à protéger leurs ailes antérieures et l’abdomen. Ils sont souvent de couleur métallique. On les trouve dans les régions tropicales sauf en Amérique du Sud et en Amérique centrale.

Cément n. m. (Du lat. coementum, moellon). [Cement, Cementum]. Couche extrêmement mince (environ 1 µm) constituant avec la cire l’épicuticule des insectes. On ne retrouve pas cepandant cette couche de cément chez tous les insectes. Certains en sont donc dépourvus. Constituée de lipoprotéines tannées (résultant d’un mélange de protéines et de lipides), cette couche est sécrétée par les glandes épithéliales (ou glandes épidermiques) au travers les canalicules. C’est cette couche de cément qui est à l’origine des stries et des crêtes qui constituent l’apparence externe des insectes. Syn. Tectocuticule. Voir aussi Glande épidermique et Epicuticule.

Cemonus n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères de la Famille des Crabronidés, qui nourrit ses larves de pucerons. Ex. Cemonus unicolor.

Cenchrus n. m. Chez les Hyménoptères Symphytes, à l’exception des Céphidés, les cenchri sont des proéminences sublatérales paires, visibles au niveau du métanotum. Ces structures sont destinées à les aider à maintenir leurs ailes en place lorsqu’ils sont au repos. Les cenchri s’accrochent sur la face inférieure des ailes antérieures. Pl. Cenchri.

Cendrée noirâtre n. f. [Knot Grass]. Nom vernaculaire d’Acronicta (Viminia) rumicis, Lépidoptère de la Famille des Noctuidés.

Cénobite n. m. Nom vernaculaire de Panthea coenobita, Lépidoptère de la Famille des Noctuidés.

Centrolécithe adj. (Du gr. centron, centre et lekithos, jaune d’œuf). [Centrolecithal]. A propos des Arthropodes (excepté les scorpions), ce terme désigne un œuf dont le vitellus (substance de réserve des ovocytes) est concentré au centre de l’œuf. Le vitellus est alors entouré par le cytoplasme formatif.  

Centrote cornu n. m. Nom vernaculaire de Centrotus cornutus, Hémiptère de la Famille des Membracidés. Syn. Le Demi-Diable.

Cephaloidés (Cephaloidae) n. m. pl. [False Longhorn beetles]. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Ténébrionoïdes.

Cephalopina n. f. Genre d’Insectes Diptères de la Famille des Œstridés dont la larve vit en parasite dans les sinus frontaux des ruminants, en particulier des chameaux et des buffles. Ex. Cephalopina titillator.

Céphalothorax n. m. (Du gr. kephalê, tête et thorax). [Cephalothorax(aces)]. Région du corps des Chélicérates formée de la tête et du thorax qui sont alors fusionnés. Voir aussi Prosome.

Céphe (Cephus) n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Symphytes Céphidés, parasites des céréales, la larve dévorant l’intérieur des tiges. Ex. Cephus pygmaeus.

Céphénomyie n. f. (Du gr. kêphên, frelon et muia, mouche). Genre d’Insectes Diptères de la Famille des Calliphoridés, parasite du pharynx des ruminants.

Céphidés (Cephidae) n. m. pl. [Stem sawflies]. Famille d’Insectes Hyménoptères Symphytes (a l’abdomen largement soudé au thorax) Céphoïdes. Ce sont des insectes sveltes et allongés mesurant entre 4 et 26 mm. Leur corps est aplati latéralement. Leurs antennes sont longues et présentent entre 16 et 30 articles. Leur pronotum est de forme trapézoïdale. Contrairement à toutes les autres familles d’Hyménoptères Symphytes, on ne trouve pas chez les Céphidés de proéminences sublatérales paires visibles au niveau du métanotum (appelées cenchri). Leurs représentants se caractérisent aussi par le fait que leurs tibias antérieurs soient pourvus d’un seul éperon apical non pectiné et par le fait que la cellule costale de leurs ailes soit absente ou très étroite. Beaucoup sont noirs avec des dessins thoraciques et des raies jaunâtres sur l’abdomen. Les larves dépourvues de fausses pattes minent les tiges des plantes et peuvent endommager les récoltes de céréales. On les trouve essentiellement dans l’hémisphère Nord.

Céphoïdes (Cephoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hyménoptères Symphytes ne regroupant qu’une Famille, celle des Céphidés.

Cérambycidés (Cerambycidae) Latreille, 1802 n. m. pl. (Du gr. kerambus, capricorne). [Long-horned beetles, Longicorn beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Chrysoméloïdes. Il en existe près de 35.000 espèces. Ce sont des longicornes à corps allongé, dont le Cerambyx est le type. Ils peuvent mesurer jusqu’à 150 mm. Les côtés de leur corps sont plus ou moins parallèles. La tête porte des mandibules développées. Leurs yeux composés sont réniformes (sauf chez les Lepturinae). Leurs antennes généralement de 11 articles, souvent très longues dépassent la moitié du corps et sont insérées sur une proéminence du front (appelée torulus), en général dans une échancrure de l’œil composé. Ils portent souvent un cou (très étroit chez les Lepturinae). Leur prothorax est plus étroit que les élytres. Les capricornes ont la particularité de présenter des organes stridulants sur le thorax. En effet, la partie dorsale du mésothorax présente une plaque striée sur laquelle frotte le bord postérieur du pronotum (capuchon) produisant ainsi un son. Leurs élytres portent souvent des motifs et quelques-uns sont très colorés. Leurs pattes sont longues. Leurs fémurs sont souvent claviformes. Leurs tarses sont d’apparences tétramères (4.4.4) mais sont en réalité tous pentamères (5.5.5). Les tarses sont donc homéomères cryptopentamères. L’abdomen se compose de onze segments dont seulement cinq à six sont visibles sur la face ventrale. Les adultes sont phytophages. Quelques uns ne se nourrissent cependant pas du tout. Leurs larves de type cérambycoïde sont blanchâtres, allongées et cylindriques avec un abdomen présentant des bourrelets saillants comme un accordéon. Leur tête est encapuchonnée dans le thorax et elles n’ont pas de pattes (ou sont vestigiales mais non fonctionnelles). Elles sont pour la plupart xylophages, comme la plupart des adultes. Certains adultes sont cependant floricoles. Ils sont appelés communément « Longicornes » ou « Capricornes ». Ex. Le prione tanneur, Prionus coriarius L.

Cérambyciens (Cerambycinae) n. m. pl. Sous-famille de Coléoptères de la Famille des Cérambycidés (Longicornes), dont le type est le Cerambyx. Ils ont des palpes labiaux tronqués c’est-à-dire raccourcis en forme de spatule. Leur prothorax ne comporte pas de bords tranchants. Leurs tibias antérieurs ne sont ni denticulés ni prolongés par une lamelle. Il n’y a pas de nodule visible entre le 3ème et le 4ème article des tarses. Ex. Rosalia alpina.

Cérambycoïde (larve) adj. (Du gr. kerambus, capricorne et eidos, aspect). [Cerambycoid]. Voir Larve cérambycoïde.

Cérambyx (Cerambyx) n. m. (Du gr. kerambus, capricorne). Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés. Leur prothorax est muni d’une forté épine latérale. Ce sont des longicornes dont deux espèces sont communes en France, le « grand capricorne du chêne », Cerambyx cerdo, et le « petit capricorne » ou « capricorne de Scopoli », Cerambyx scopolii. Les larves de cérambyx vivent dans le bois.

Céraphronidés (Ceraphronidae) Haliday, 1833 n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Céraphronoïdes. On en connait près de 360 espèces. Ils n’ont jamais de coloration métallique. Ils portent des ocelles. Les antennes des femelles ont un article de moins que celles des mâles (10 et 11 ou 9 et 10 articles). Les notaules (sillons longitudinaux) sont absents du mésoscutum. Ils peuvent être macroptères ou brachyptères. Les ptérostigmas de leurs ailes sont grands et linéaires. Les tibias des pattes antérieures portent deux éperons apicaux alors que ceux des pattes médianes n’en portent qu’un. Tous les éperons sont pectinés. Leur métasoma n’est jamais rétréci à sa base. Ils sont tous parasitoïdes de Diptères, de Lépidoptères, de Thysanoptères ou de Névroptères, voir hyperparasitoïdes d’Hyménoptères Braconidés pour certains.

Céraphronoïdes (Ceraphronoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites (ou Térébrants), regroupant les Familles des Céraphronidés (Ceraphronidae), des Maimetshidés (Maimetshidae), des Mégalyridés (Megalyridae), des Mégaspilidés (Megaspilidae) et Stigmaphronidés (Stigmaphronidae).

Cerat(o) Du gr. keras, corne. Préfixe.

Cératine (Ceratina) n. f. Genre d’Insectes Hyménoptères Apidés, abeilles solitaires qui font leur nid dans les tiges de ronce. Ex. Ceratina (Ceratina) cucurbitina.

Cératite (Ceratitis) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères (Mouches) Acalyptère de la Famille des Trypétidés. Ce sont des destructeurs des cultures fruitières. Ex. Ceratitis capitata appelée communément Mouche des fruits ou Mouche à fruit ou encore Mouche Méditerranéenne des fruits.

Cératocampidés (Ceratocampidae) n. m. pl. Famille de Lépidoptère Bombycoïdes américains dont la chenille porte des cornes thoraciques. Selon SITI et NCBI, il s’agit d’une Sous-famille de Saturniidés.

Cératocanthidés (Ceratocanthidae) Cartwright and Gordon, 1971 n. m. pl. [Ceratocanthid scarab beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Scarabéiformes Scarabaeoïdes. Ils mesurent entre 2 et 9 mm. Ils sont de couleur noir, noir verdâtre, ou violacé, souvent avec des éclats métalliques. Leur tête est courbée vers le sol. Leur labre tronqué et leurs mandibules sont partiellement exposés au-delà de l'apex du clypéus. Leurs palpes maxillaires et labiaux ont 4 articles. Leurs yeux sont partiellement séparés par un canthus (procesus chitineux). Les antennes montrent 10 articles dont 3 formant une massue et un article basal plus frand de forme triangulaire. Leur large pronotum est comprimé latéralement. Leurs élytres sont convexes et montrent une surface polie et glabre. Le scutellum de forme triangulaire est visible. Leur pygidium est caché par les élytres. Les hanches des pattes sont coniques. Les tibias (surtout des pattes médianes et postérieures) sont larges et aplatis horizontalement de façon à ce qu’ils puissent se dissimuler sous les sternites lorsque l’insecte adopte une forme sphérique. L’apex des protibias porte un seul éperon alors que les méso et metatibia en ont 2 apicaux. Leurs tarses sont pentamères (5-5-5). Leurs griffes sont de taille égale, simples et ne montrent pas d’empodium. Les ailes sont bien développées. L’abdomen possède 5 sternites libres. Ils ont 8 stigmates abdominaux fonctionnels dont 7 situés dans la membrane pleurale (stigmates 1 à 7) et le dernier dans le dernier tergite (stigmate 8). Les membres de cette famille se distinguent des autres scarabaeoïdes par la capacité qu’ont les adultes de former une sphère presque compacte lorsqu’ils sont dérangés. La famille est largement distribuée sous les tropiques. Aucune espèce n’est connue de l'Europe, et seulement trois sont connues de l'Australie. Ce taxon n’est pas reconnu par SITI qui considère qu’il s’agit d’une Sous-famille d’Hybosoridés. Syn. non reconnu Acanthocéridés.

Cératocombidés (Ceratocombidae) Fieber, 1861 n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Dipsocoromorphes Dipsocoroïdes.

Ceratophyllus n. m. Genre d’Insectes Siphonaptères, type de la Famille des Cératophyllidés, comprenant la puce du rat, vecteur de la peste, ainsi que des insectes voisins parasites des oiseaux ou de mammifères. Ex. Ceratophyllus gallinae.

Cératophyllidés (Ceratophyllidae) n. m. pl. [Bird And Rodent fleas]. Famille d’Insectes Siphonaptères (Puces) dont le genre Ceratophyllus en est le type.

Cératophylloïdes (Ceratophylloidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Siphonaptères Cératophyllomorphes.

Cératophyllomorphes (Ceratophyllomorpha) n. m. pl. Sous-ordre d’Insectes Siphonaptères ne comptant que la Super-famille des Ceratophylloidea (selon NCBI).

Cératopogon (Ceratopogon) n. m. (Du gr. keras, -atos, corne et pôgôn, barbe). [Midge]. Genre d’Insectes Diptères Nématocères, type de la Famille des Cératopogonidés. Le mâle a des antennes plumeuses sensibles aux battements des ailes de la femelle. Ils s’accouplent lors d’essaims nuptiaux. Les femelles hématophages ont une piqûre douloureuse pour l’homme. Certaines sont vectrices de maladies animales et peuvent inoculer des vers parasites (filarioses).

Cératopogonidés (Ceratopogonidae) n. m. pl. [Biting Midges, Punkies, No-see-ums midges]. Famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes Culicomorphes Chironomoïdes dont le cératopogon est le type. On les appelle communément « Brûlots » au Canada francophone car leur piqûre est douloureuse. On en connait près de 4.000 espèces. Ils sont de très petites tailles (moins de 3 mm) avec des pattes robustes de couleur grise ou brun-terne. Ils ont des mandibules en forme de lames. Ce sont des insectes piqueurs tout du moins pour de nombreuses espèces du genre Culicoides. Beaucoup d’autres ont des pièces buccales atrophiées. Leurs antennes sont plus courtes que la tête et le thorax combinés, plumeuses chez le mâle et pubescentes chez la femelle. Les ocelles sont absents. Leurs ailes sont marbrées de foncé et leur nervure médiane (M2) est ramifiée. Leurs pattes robustes présentent des tibias dépourvus d’éperons apicaux. Les mâles et les femelles s’accouplent dans des essaims nuptiaux. Les femelles sont hématophages et peuvent transmettre des maladies telles que des arboviroses, des onchocercoses animales ou des filarioses humaines. Les larves minuscules sont subaquatiques. Certaines sont terricoles, aplaties, à soies plumeuses. D’autres sont aquatiques, vermiformes, presque glabres. Ils sont cosmopolites mais on les rencontre plus souvent dans l’hémisphère Nord. Syn. Heleidae.

Cerceris n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Crabronidés, aux larves entomophages, dont plusieurs espèces habitent la France, notamment dans le Midi. Ex. Le Cerceris des sables, Cerceris arenaria. C. sabulosa.

Cercoïde  n. m. (Du gr. cerco-, queue d’animal et eidos, aspect). 1. Chez les larves d’Ephémères, cerque médian de l’abdomen. L’abdomen des larves est généralement prolongé par trois appendices, les cerques aux deux extrémités et le cerque médian ou cercoïde. Il peut être réduit, voir vestigial. Syn. Paracerque. Voir aussi Paracerque. // 2. Chez les mâles des Odonates, appendices de l’extrémité supérieure de l’abdomen servant à la préhension de la femelle lors de l’accouplement. Chez les Zygoptères, la paire d’appendices supra-anaux que sont les cercoïdes sont complétés par une paire d’appendices infra-anaux, les cerques. Chez les Anisoptères, on ne trouve qu’une paire d’appendices supérieurs homologue aux cercoïdes des Zygoptères. Voir aussi Appareil génital, Cœur copulatoire et Cerque.

Cercope (Cercopis) n. m. [Froghopper]. Genre d’Insectes Hémiptères Auchénorrhynques Cicadomorphes, type de la Famille des Cercopidés. Ce sont des insectes sauteurs. Ils ressemblent aux Aphrophoridés. On les appelle communément « cicadelle » ou « aphrophore » ou « crachats de coucous ». Il en existe près de 2.400 espèces. Ex. Le cercope sanguin, Cercopis vulnerata.

Cercophanidés (Cercophanidae) n. m. pl. [Andean moon moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens, Bombycoïdes.

Cercopidés (Cercopidae) Leach, 1815 n. m. pl. [Froghoppers, Spittlebugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Auchénorrhynques Cicadomorphes Cercopoïdes dont le cercope en est le type. On peut les confondre avec les cicadelles. Ils sont de taille moyenne et mesurent en général moins d’1 cm. Leurs corps est de forme plus ou moins ovale. Ils sont en général de couleur brune mais peuvent aussi avoir une couleur verte. Certains sont bariolé de rouge et noir. Ils n’ont que deux ocelles. Les antennes sont courtes. Cette Famille se distingue par leurs tibias postérieurs longs, non carénés et pourvus d’une ou deux épines fixes sur les côtés et d’une couronne d’épines à l’extrémité. Ils sautent soudainement pour échapper à un éventuel prédateur. Leurs larves se cachent sous des amas spumeux produits à l’aide d’un liquide anal gonflé de bulles d’air (provenant de la glande de Batelli), ce qui leur a valu le nom commun de « crachat de coucous ». Les larves phytophages se nourrissent comme les adultes de la sève des plantes. Ils sont cosmopolites mais on les rencontre plus fréquemment sous les tropiques. Ex. Cercopis vulnerata.

Cercopoïdes (Cercopoidea) n. m. pl. [Froghoppers and spittlebugs]. Super-famille d’Insectes Hémiptères Cicadomorphes ne comptant que la Famille des Cercopidés. Leur corps est recouvert de fines soies. La tête porte un dispositif frontoclypal gonflé. Quand ils sont présents, les ocelles sont pairs. Leur pronotum se prolonge jusqu’à la suture scutellaire. Ils n’ont pas de tégulas. Leurs pattes postérieures sont sauteuses et présentent donc des hanches (coxae) courtes et coniques et des tibias longs. Ces derniers sont munis d’une ou deux longues épines et n’ont pas de rangées de soies.

Cérésine n. f. (Du lat. cera, cire). Substance analogue à la cire.

Cerf-volant n. m. Nom vulgaire d’un gros Coléoptère à pinces très développées, le lucane cerf-volant, Lucanus cervus. Pl. des cerfs-volants.

Cérifère adj. (Du lat. cera, cire et -fero, porter). [Ceriferous, Wax-producing]. Syn. de cérigène.

Cérificateur n. m. [Solar wax extractor]. Appareil destiné à recueillir la cire pure à partir des rayons, sous l’action de la chaleur solaire.

Cérigène adj. (Du lat. cera, cire et genos, origine). Se dit des cellules animales (abeilles) ou végétales (palmiers) qui produisent de la cire. Syn. Cérifère.

Ceroccoccidés (Ceroccoccidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes.

Céromancie n. f. (Du gr. kêras, cire et manteia, divination). Art de la divination pratiquée autrefois en versant de la cire fondue dans de l’eau. La cire, une fois solidifiée sous une certaine forme, est retirée de l’eau et fait l’objet d’une interprétation.

Céropale (Ceropales) n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Aculéates Pompiloïdes Pompilidés. Ces insectes ne chassent pas et se contentent de dérober les proies capturées par d’autres pompiles (en général des araignées) afin d’y pondre pour que leurs larves s’en nourrissent. On parle dans ce cas de cleptoparasitisme. Ex. Ceropales maculata.

Céropalinés (Ceropalinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Hyménoptères Pompilidés dont le céropale en est le type.

Cérophytidés (Cerophytidae) Latreille, 1834 n. m. pl. [Rare Click Beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Elatéroïdes. On en connait près de 22 espèces. Ils mesurent entre 4,3 et 9,2 mm. Les côtés de leur corps sont plus ou moins parallèles. Leur tête est bien encapuchonnée dans le prothorax. Les femelles ont des antennes pectinées et les mâles des antennes dentées. Leur pronotum est rétréci en arrière et légèrement plus étroit que les élytres. Les hanches postérieures sont rapprochées. Le trochanter postérieur est presque aussi long que le fémur. Le quatrième article de leur tarse est plus ou moins cordiforme. Leurs tarses sont tous pentamères (5-5-5). Ils sont capables de sauter de la même manière que les Elatéridés. On les trouve dans la litière ou le bois pourrissant ou sous les écorces. On les rencontre plus dans le Nouveau Monde. Leurs larves ne portent pas d’urogomphes. Le genre Cerophytum se rencontre cependant en Europe central.

Céroplaste (Ceroplastes) n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Coccidés. Cette cochenille vit au dépend des figuiers, sous une épaisse couche de cire. Ex. Ceroplastes rubens.

Céroplastique n. f. Art de modeler en cire.

Cérostome (Cerostoma) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Plutellidés, teigne nuisible au pêcher et au pommier. Ex. Cerostoma xylostella appelée également Plutella xylostella ou « teigne des crucifères » ou « teigne des choux ».

Cerque n. m. (Du gr. kerkos, queue). [Cercus(i)]. Appendices pairs, généralement multiarticulés, portés en général par le onzième segment abdominal. On les trouve cependant sur le dixième segment abdominal chez certains insectes (Ex. Plécoptères (perles), Dictyoptères (blattes), Ephéméroptères (éphémères)). Parfois longs et bien visibles, les cerques sont plutôt absents chez les insectes aux formes plus récentes. Chez ceux que l’on pourrait appeler « Insectes primitifs », les cerques ont souvent une fonction sensorielle, tactile et peuvent jouer un rôle dans l'accouplement. Ils forment une paire de robustes pinces chez les Dermaptères (forficules ou perce-oreilles). Chez les mâles adultes des Odonates Zygoptères, ils correspondent aux appendices anaux inférieurs (les cercoïdes étant les appendices anaux supérieurs qui servent à la préhension de la femelle lors de l’accouplement). Chez les mâles Odonates Anisoptères, on ne trouve pas de cerques mais une lame supra-anale. On trouve aussi des cerques chez certains Orthoptères (grillons). Certaines larves de Coléoptères portent également des cerques à l’extrémité de leur neuvième segment abdominal (appelés alors urogomphes). Voir Appareil génital, Cœur copulatoire, Cercoïde et Urogomphe.

Cerure (Cerura) Schrank, 1802 n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères de la Famille des Notodontidés dont la chenille vit sur les saules, les peupliers, les hêtres. Syn. Harpye. Ex. Cerura vinula ou « grande harpye » ou « vinule » ou « queue fourchue ».

Ceruridés n. f. pl. Ancienne Famille d’Insectes Lépidoptères dont le genre Cerura était le type. Syn. Notodontidés. Voir Notodontidés.

Cerveau n. m. (Du lat. cerebellum, petite cervelle, diminutif de cerebrum, cerveau). [Brain(s)]. Chez les Insectes, il s’agit en fait d’une masse nerveuse céphalique sus-œsophagienne faisant plus généralement partie du système nerveux central. Le cerveau est connecté aux organes sensoriels portés par la tête. Il reçoit donc les messages et est le principal responsable de la fonction de réaction. On distingue une partie antérieure en liaison avec les yeux (le protocérébron), une partie moyenne en liaison avec les antennes (le deutocérébron) et une partie postérieure en liaison avec le labre et l’épipharynx (le tritocérébron et la masse ganglionnaire sous-oesophagienne). D’autre part, les principales régulations physiologiques sont assurées par des neurosecrétions émises au niveau de la pars intercerebralis (situé dans la région médiane du cerveau). Ainsi, l’hormone prothoracotrope est sécrétée dans cette partie du cerveau. Le cerveau est aussi le régulateur des corps allates. Mais, si le cerveau est le principal centre de coordination du corps, il ne coordonne cependant pas les mouvements locomoteurs (qui sont le fait de la chaine ventrale). Le système cognitif des insectes n’est pas suffisamment puissant pour permettre un contrôle centralisé. Les neurones moteurs se situent dans la chaîne ventrale. Le cerveau rejoint la chaîne nerveuse ventrale par un collier péri-oesophagien. Le cerveau des Insectes comprendrait en moyenne entre 10.000 et 100.000 neurones (100 milliards chez l’homme). Il est admis que les insectes aient des capacités cognitives, mais toutefois limitées. Les abeilles par exemple dont le cerveau est composé de près de 950.000 neurones, auraient en mémoire la carte des environs de la ruche. Selon une étude (Journal of Experimental Biology, 2005, vol 208, p 4709), l’abeille (Apis mellifera) reconnaitrait le visage humain. Voir aussi Deutocérébron, Tritocérébron, Protocérébron, Ganglion sous-oesophagien, Chaine ventrale, Corps pédonculés, Hormone prothoracotrope, Intelligence collective, Mnémotaxie, Système nerveux, Pars intercerebralis et Tête.

Cervical, e, aux adj. (Du lat. cervix, cou et –alis, qui appartient à). [Cervical]. Partie située en arrière de la tête.

Cervix n. m. Syn. de Cou. Voir Cou.

Cerylonidés (Cerylonidae) n. m. pl. [Minute bark beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes. On en connait près de 450 espèces. Ce sont de petits insectes qui mesurent entre 0,8 et 4,5 mm. Ils sont de couleur rougeâtre, brunâtre à noirâtre. Les côtés de leur corps sont plus ou moins parallèles. Le quatrième article du palpe maxillaire est petit et plus étroit que le quatrième. Leurs antennes sont composées de 6 à 11 articles incluant une massue composée de deux articles proximaux transverses et d’un article terminal dilaté. Ils ont des élytres pubescents mais cette pubescence est difficile à distinguer. Les ailes membraneuses ne présentent pas de cellule radiale. Leur trochanter est allongé. Leurs hanches postérieures sont bien séparées. Les griffes tarsales sont simples. Leurs tarses sont tous trimères ou tous tétramères. On les trouve sous les écorces et dans la litière des forêts. Ils semblent être mycétophages. Ils sont cosmopolites mais mieux représentés sous les tropiques.

Cétoine (Cetonia) n. f. Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéidés (ou Cétoniidés selon Fauna Europaea). Ils sont de forme quadrangulaire souvent luisant. Ex. La cétoine dorée (Cetonia aurata), qui se nourrit des fleurs, en particulier des roses, sur lesquelles elle vit. Elle est aussi d’ailleurs souvent appelée « Hanneton des roses », mais elle consomme également la sève et les fruits en général. La cétoine funeste ou cétoine grise ou Drap mortuaire, Oxythyrea funesta.

Cétoniinés (Cetoniinae) Leach, 1815 n. m. pl. Sous-famille de Coléoptères Scarabéidés. Ce sont des lamellicornes, qui vivent sur les fleurs ou dans les débris végétaux, et dont le genre cétoine en est le type. Leur corps est souvent robuste, quadrangulaire et brillamment coloré avec des couleurs quelquefois métalliques. Leur clypéus recouvre en vue dorsal labre et mandibules. Leur labre est échancré sur les cotés et laisse apparaître l’insertion des antennes. Leurs antennes de 10 articles sont terminées en massue (de 3 articles). Si les adultes diurnes sont phytophages et apprécient particulièrement les fruits, les larves mélolonthoïdes sont détritiphages (matières végétales en décomposition, excréments, bois). Les œufs pondus par les femelles sont parfaitement sphériques. Les larves agglomèrent des copeaux de bois à l’aide de leur salive ou de leurs fientes liquides afin de fabriquer une coque dans laquelle aura lieu la métamorphose. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout dans les régions tropicales.

Cétoniidés (Cetonidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Scarabéidés (Selon Fauna Europaea). Plusieurs espèces présentent un rétrécissement juste derrière les coins antérieurs des élytres. Pour certains auteurs (Ex. SITI et NCBI), on devrait parler des Cetoniinae en tant que Sous-famille des Scarabéidés.

Ceuthorynque (Ceutorhynchus) n. m. (Du gr. keuthein, cacher et rhynkhos, bec). Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés dont la larve vit en parasite des choux et autres crucifères en y produisant des galles. Ex. Ceutorhynchus assimilis. Synonymes Ceuthorynchidius, Ceuthorhynchus, ceuthorrhynchus.

Chaerocampa n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Sphingidés. Ex. Deilephila (=Chaerocampa) porcellus, dont la chenille, dite « cochonnet », vit, selon l’espèce sur le gaillet ou la vigne. Syn. senior, Deilephila

Chaeteessidés (Chaeteessidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Orthoptéroïdes Dictyoptères du Sous-ordre des Mantodés ou selon class. phylogénétique récente de l’Ordre des Mantoptères (Mantodea).

Chaetosome ou Chaetosema n. f. (Du gr. kaitê, soie et sema, signe). [Chaetosema(ta)]. Chez les Lépidoptères, proéminence du vertex portant une paire de touffe de soies ou d’étroites écailles, située près des yeux composés et derrière les antennes. On ne connait pas exactement leur fonction, mais les chaetosemata sont reliés au cerveau. Syn. Organe de Jordan. Pl. Chaetosemata.

Chaetosomatidés (Chaetosomatidae) Crowson, 1952 n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Cléroïdes.

Chaetotaxie ou chétotaxie n. f. (Du gr. kaitê, soie et taxis, ordre, arrangement). [Chaetotaxy]. Etude taxinomique de la disposition, la répartition et la nomenclature des soies sur l’exosquelette des Insectes ou autres Arthropodes (Ex. chez les Acariens). L’étude de la disposition des soies sur l’exosquelette peut être utile pour la taxinomie, notamment chez les Diptères. Voir aussi Soie.

CHAGAS Carlos Justiniano Ribeiro (1879 – 1934), n. p. Médecin Brésilien qui identifia Trypanosoma cruzi, agent de la trypanosomiase américaine qui porte son nom.

Chagas (maladie de), [Chagas’ disease]. Voir Maladie de Chagas.

Chagome n. m. Chancre d’inoculation caractéristique de la maladie de Chagas, siégeant fréquemment au visage. Voir aussi Maladie de Chagas.

Chaîne alimentaire ou Chaîne trophique, [Food chain]. Une chaîne alimentaire est une chaîne dans laquelle il y a transmission de l’énergie alimentaire des plantes à une suite d’êtres vivants où chacun mange celui qui le précède. La chaîne trophique dépend beaucoup des Insectes car beaucoup d’animaux sont insectivores (oiseaux, batraciens, poissons, etc.) et ces animaux sont eux-mêmes la proie de plus gros prédateurs.

Chaîne ventrale, [Ventral nerve cord]. Elle est l’un des constituants avec le cerveau du système nerveux central chez les Insectes. Cette chaîne nerveuse (ou corde ventrale) qui va de la tête à l’extrémité de l’abdomen est située sur le côté ventral du corps, sous le tube digestif. C’est une caractéristique des invertébrés, au contraire des vertébrés, chez qui la moelle épinière (équivalent de la chaîne nerveuse) est en position dorsale. La chaîne ventrale comprend les neurones moteurs des Insectes. Ces derniers ne sont donc pas situés dans le cerveau (qui est cependant relié à la chaine nerveuse ventrale par le collier peri-oesophagien). Les insectes ont un système nerveux segmenté et dans chaque segment thoracique ou abdominal, on trouve une paire de ganglions d’où partent de nombreux nerfs latéraux qui vont commander différentes fonctions nerveuses indépendantes du cerveau. La chaîne nerveuse ventrale est ainsi constituée de trois paires de ganglions thoraciques et de huit paires de ganglions abdominaux. Les trois paires de ganglions thoraciques concernent la locomotion (pattes et ailes). Quant à la chaîne nerveuse abdominale, elle est surtout liée à la reproduction. Le dernier ganglion visible est appelé ganglion génital. Il innerve les gonopodes, les cerques anaux, le rectum et les conduits génitaux. Il peut arriver que les ganglions thoraciques ou abdominaux s’agrègent pour former des centres ganglionnaires. Ainsi par exemple, la mouche (Diptère Muscidé) ne présente qu’un seul centre ganglionnaire thoraco-abdominal. Mais encore plus agrégés, on connait le cas de l’anneau de Weismann qui est un centre ganglionnaire réunissant à la fois la masse ganglionnaire sous-oesophagienne et les ganglions thoraco-abdominaux (Ex. chez l’asticot). Syn. Corde ventrale. Voir aussi Cerveau, Ganglion sous-oesophagien, Anneau de Weismann et Système nerveux.

Chaitophorus n. m. (Du gr. khaitê, long crin, chevelure et phoros, qui porte). Genre d’Insectes Hémiptères de la Famille des Aphididés. Ce puceron vit sur les feuilles de l’érable sycomore, qu’il couvre de son miellat. Ex. Chaitophorus populicola.

Chalaza n. f. (Du Gr. chalaza, grêle, grêlon). [Chalaza]. Chez les chenilles de Lépidoptères ou larves de Coléoptères, petite protubérance cuticulaire de forme conique portant de 1 à 3 soies secondaires. Pl. Chalazae. Voir aussi Pinaculum et Soie secondaire.

Chalcididés (Chalcididae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Chalcidoïdes. On en connait près de 1.500 espèces. Ils sont pour la plupart de couleur, brun-foncé, noire, rousse ou jaune. Ils mesurent entre 2 et 15 mm. Leur tête est petite et triangulaire. Leurs antennes généralement géniculées présentent un premier article (scape) allongé, les suivants étant plus courts (11 à 13 articles). Leur mésoscutum comporte des notaules (sillons sublatéraux longitudinaux) distincts. La nervation des ailes est réduite. On y trouve un petit stigma. Leurs pattes postérieures comportent des fémurs épaissis, dentés sur leurs marges ventrales et des tibias arqués. Les femelles présentent un ovipositeur court. Ces minuscules Hyménoptères parasitent d’autres insectes dans le corps desquels ils pondent leurs œufs. Certaines espèces sont hyperparasites. Ils sont cosmopolites.

Chalcidien n. m. Voir Chalcidoïdes.

Chalcidoïdes ou chalcidiens (Chalcidoidea) Spinola, 1811 n. m. pl. (De chalcidien et du gr. eidos, aspect). Super-famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites (ou Térébrants). Ils constituent l’un des plus grands groupes de Térébrants avec près de 20 familles et 17.000 espèces. Ce sont des insectes de taille réduite, aux couleurs métalliques. Le bord postérieur de leur pronotum est séparé des tegulae (écailles qui protègent la base de l’aile antérieure) par uns sclérite triangulaire, le prépectus. Leurs ailes sont transparentes à nervation simplifiée et donc réduite. On y trouve au plus, une nervure submarginale, une nervure marginale, une nervure postmarginale et une nervure stigmale. Les deux paires d’ailes ne montrent aucunes cellules fermées. Le premier segment de leurs pattes postérieures est grand, le fémur étant renflé et denté en dessous. Bien que certains soient phytophages, ce sont en général des parasitoïdes d’autres Arthropodes et ils sont utilisés en lutte biologique. Ils regroupent les Familles suivantes : Agaonidés, Aphelinidés, Chalcididés, Elasmidés, Encyrtidés, Eucharitidés, Eulophidés, Eupelmidés, Eurytomidés, Leucospidés, Mymaridés, Ormyridés, Périlampidés, Ptéromalidés, Rotoitidés, Signiphoridés (ou Thysanidés), Tanaostigmatidés, Tétracampidés, Torymidés et Trichogrammatidés.

Chalcodryidés (Chalcodryidae) Watt, 1974 n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Ténébrionoïdes (selon SITI).

Chalcographe n. m. [Six-toothed spruce bark beetle]. Nom vernaculaire de Pityogenes chalcographus, Coléoptère Curculionidé.

Chalcophore (Chalcophora) n. f. (Du gr. khalkos, cuivre et pherein, porter). Genre d’Insectes Coléoptères Buprestidés, de couleur cuivrée, dont la larve creuse des galeries dans les pins.

Chalcosome (Chalcosoma) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéidés de la région Indo-malaise dont le mâle peut atteindre 130 mm. Ce grand scarabée est corné et fait donc partie de la Famille des Rhinocéros. Leurs larves vivent dans la pourriture des arbres morts. Ex. Chalcosoma atlas.

Chalicodome (Chalicodoma) n. f. (Du gr. khalix, -ikos, caillou et dôma, maison). Genre d’Insectes Hyménoptères de la Famille des Mégachilidés. Cette abeille solitaire adosse son nid en terre graveleuse aux murs et aux rochers. Syn. Abeille maçonne.

Chamaemyiidés (Chamaemyiidae) n. m. pl. [Aphid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Lauxanioïdes.

Chambre à venin, Voir Réservoir à venin et Gorgeret.

Chambre filtrante, [Filter chamber]. Chez les Hémiptères Coccoïdes (cochenilles), organe spécifique du tube digestif, permettant à l’eau contenue dans la sève absorbée par l’animal de passer directement de l’intestin antérieur à l’intestin postérieur, sans passer par l’intestin moyen qui ne reçoit que les seules substances nutritives.

Chambre génitale, [Genital chamber]. Syn. de Bursa copulatrix ou vagin. Voir Bursa copulatrix. Voir aussi Appareil génital et Appareil reproducteur.

Chambre rectale, Voir Corbeille branchiale.

Chambre séminale, [Seminal chamber]. Syn. de réceptacle séminal. Voir Réceptacle séminal.

Chameau n. m. [Iron prominent]. Nom vernaculaire d’un Insecte Lépidoptère (Hétérocère) de la Famille des Notodontidés au dos bossu, Notodonta dromedarius.

Chamoisé n. m. Nom vernaculaire des Lépidoptères de la Famille des Nymphalidés Satyrinés du genre Oeneis. Ex. La chamoisé boréal ou Nordique à nervure blanche, Oenis bore. La chamoisé des glaciers ou Harpie ou Satyridé des glaciers, O. glacialis. Voir Oenis.

Champ n. m. [Field]. Espace, zone.

Champ alaire, [Wing field, Wing region]. Aires principales des ailes antérieures et postérieures chez les insectes à ailes flexibles. Ces régions sont souvent séparées par des lignes de pliures (Plica vannalis et plica jugalis) permettant de distinguer la région axillaire ou champ axillaire (base des ailes), la région rémigiale, la région vannale (ou anale) et la région jugale. Il existe différentes nomenclatures alaires, mais cette méthode permet de distinguer les Insectes Néoptères des Paléoptères en fonction respectivement de la présence ou pas du champ jugal (ou Neala). Il existe un autre mode de découpage consistant à distinguer les aires ou les champs entre les nervures où on distingue alors les aires précostales (ou champ médiastin), costales (ou champ scapulaire), radiales, médiane (ou champ discoïdal), cubitales (ou inter-ulnaire), post-cubitales (ou inter-ulnaire postérieur) et anales (ou champ axillaire). Cette méthode est plutôt utilisée pour les Insectes Paléoptères (Odonates et Ephéméroptères). Mais, il existe une possibilité de distinction des zones alaires consistant à effectuer un découpage en partant de la base de l’aile près du thorax et en remontant vers la frange, l’extrémité de l’aile. On parle alors plutôt d’aires. On y distingue l’aire basale, l’aire discale (ou discoïdale), l’aire postdiscale, l’aire submarginale, la marge puis la frange à l’apex de l’aile. Cette méthode est plutôt utilisée à propos des ailes de Lépidoptères. Syn. Régions alaires, Aires alaires. 

Champ anal, [Anal region]. Zone alaire se situant au-delà de la première nervure anale jusqu’au bord inférieur de l’aile. Il est noté « ca ». Syn. Champ axillaire, Champ anal.

Champ axillaire, [Axillary region]. Zone en général triangulaire située à la base de l’aile au-delà de la première nervure anale contenant les sclérites axillaires. Syn. Aire anale, Aire axillaire, Région axillaire.

Champ costal, [Costal field]. Syn. de Champ scapulaire, Aire costale ou Région costale. Voir Aire costale.

Champ cubital, [Cubital field]. Zone alaire se situant entre les nervures cubitale et post-cubitale. Syn. Aire cubitale, Aire inter-ulnaire.

Champ de vision, [Field of view]. Le plus grand avantage pour les insectes d’avoir des yeux composés est le champ de vision que ceux-ci leur donnent. La plupart des Insectes à vol rapide qui sont en général aussi des insectes chasseurs, comme les libellules, les mouches ou même aussi les abeilles ont un champ de vision de pratiquement 360 °. Ce champ visuel considérable leur permet d’avoir une très bonne vision binoculaire et de ce fait une bonne appréciation des distances. Les yeux composés ne donnent cependant pas une image précise. Ces yeux sont aussi adaptés à la vision d’objets en mouvement, ce qui convient bien à ces insectes au vol rapide, dont les objets défilent plus rapidement sur les côtés notamment. Par contre, les insectes qui sont nocturnes ou cavernicoles ou lucifuges on tendance à être aveugles ou à avoir de minuscules yeux composés (ex. les fourmis) et donc un champ de vision restreint. Voir aussi Perception des couleurs, Yeux composés, Vision, Vision par apposition et Vision par superposition.

Champ discal ou discoïdal, [Discal area]. Zone alaire en forme de disque se situant au centre de l’aile des Insectes aux alentours de la cellule discale (ou discoïdale). Zone délimitée par la nervure médiane et cubitale. Syn. Aire médiane ou Région discoïdale ou Région rémigiale ou Rémigium. Voir aussi Rémigium et Cellule discoïdale.

Champ jugal, [Jugal region]. Zone située près du lobe jugal, lobe situé à la base du bord postérieur des ailes antérieures, prés de la région vannale (ou vannus). Le champ jugal prolonge en arrière le champ anal (ou champ vannal car se situant à proximité du vannus). Il est séparé du champ vannal par le pli jugal (Plica jugalis). La neala ou champ jugal augmente ainsi la surface de l’aile et fait des insectes qui la portent de bons voiliers. Le champ jugal présente deux nervures, la première étant la vena arcuata et la seconde, la vena cardinalis. Les Insectes Paléoptères (Odonates, Ephéméroptères) dont les ailes au réseau de nervures denses ne se replient pas vers l’arrière en se juxtaposant mais restent dressées au dessus de l’abdomen sont dépourvus de champ jugal ou neala et cela à la différence des Insectes Néoptères qui en sont pourvus et dont la présence en est même caractéristique. // 2. Aile évoluée. Contr. Remigium, aile primitive. Syn. Neala, Aire jugale, Région jugale.

Champ magnétique terrestre, [Earth’s magnetic field]. On connait l’importance de ce champ dans l’orientation du vol chez les oiseaux. La perception de ce champ a également été mise en évidence chez les abeilles (Hyménoptères Apidés).

Champ médiastin, [Mediastinal area]. Zone alaire délimité par la nervure Costale (C) et la Sous-costale (Sc). Syn. Aire précostale.

Champ post-discoïdal ou post-discal, Zone alaire, pouvant réunir plusieurs cellules, suivant le champ discoïdal, limitée par la Cubitale et la Médiane et atteignant le bord postérieur de l’aile. Sa forme est utilisée en systématique pour la détermination de certains Odonates Anisoptères. Il est noté « cpd ».

Champ scapulaire, [Scapular area]. Zone alaire délimité par la nervure Sous-costale (Sc) et la Radiale (R). Syn. Champ costal, Aire costale.

Champ vannal, [Vannal region]. Syn. Champ anal, Région vannale, Vannus. Voir Vannus.

Champignonniste adj. [Fungi cultivating]. Qui cultive des champignons afin de s’en nourrir. Ex. Fourmi champignonniste du genre Atta.

Chant d’appel, [Calling song]. Il est essentiellement émis par les mâles pour attirer les femelles et se fait soit par friction de deux parties du corps (stridulation), soit par déformation de membranes telles que les cymbales (ou timbales) des Cigales. L'émission du chant d’appel peut également consister en une percussion contre un substrat. C’est ce que pratique les Vrillettes ou Horloges de la mort (Coléoptères Anobiidés), ou encore certaines espèces de termites et même de Psoques ou de perles (Plécoptères). Chez les éphippigères (Orthoptères Ensifères), les deux sexes stridulent en soulevant les ailes et en frappant le pronotum qui fonctionne alors comme caisse de résonance. Voir aussi Cymbalistion, Grésillement et Stridulation

Chanterelle n. f. Syn. de plectrum ou grattoir. Voir Plectrum.

Chaoboridés (Chaoboridae) n. m. pl. [Phantom midges]. Famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes Culicomorphes Culicoïdes. On les appelle usuellement « corèthres ». Ils sont de petite taille. Ils n’ont pas d’ocelles. Leur trompe courte n’est pas vulnérante. Les adultes ne piquent donc pas. Ils présentent des écailles uniquement sur les bordures des ailes. Ils n’en ont pas sur les nervures. Ils n’ont pas de cellule discale. Les nervures du secteur de la Radiale (Rs) et Médiane (M) portent chacune 3 branches. Leurs larves aquatiques sont quelquefois prédatrices d’autres larves de moustique. Elles présentent des antennes modifiées en organe permettant de capturer leurs proies. Elles possèdent une poche évaginable sous leur orifice buccal leur servant à filtrer la nourriture. Elles chassent profondément sous l’eau grâce à des vésicules hydrostatiques remplies d’air qui leur servent de flotteurs. Elles nagent au moyen d’un éventail natatoire postérieur porté par le dernier segment abdominal. Leur respiration est transcuticulaire (stigmates apneustiques). Elles peuvent changer de couleur instantanément et passer de l’état transparent à celui d’homochrome.

Chape de la vigne n. f. Autre nom de la Pyrale de la vigne, Sparganothis (Tortrix) pilleriana, appelée aussi « Phalène de la vigne », et sa chenille « Ver à tête noire », « Conque », ou encore « Ver de l’été », et qui appartient à la Famille des Tortricidés.

Chapelle n. f. Chez les Hémiptères Cicadoïdes, nom usuel d’une vaste poche d’air occupant la majeure partie de l’abdomen dont la fonction est d’amplifier le chant produit par le mâle. Voir aussi Cymbale.

Chaperon n. m. Chez les Insectes, partie de la tête située en dessous du front et comprenant plus ou moins les joues et l’épistome. 

Charançon n. m. (Du gaulois karantionos, petit cerf). [Weevil(s)]. Insecte Coléoptère à tête prolongée en bec, nuisible aux graines. Le rostre est le résultat d’une modification du labium tenant en un allongement du postlabium. Certaines femelles utilisent leur rostre pour percer un trou dans le tissu des plantes afin d’y insérer leurs œufs. Les charançons forment la Famille des Curculionidés qui compte près de 50.000 espèces. Les charançons mangent le tiers de la production de graines dans le monde. Ex. Le charançon américain du prunier, Conotrachelus nenuphar. Le charançon de l'ortie, Phyllobius pomaceus. Le charançon de la carotte, Listronotus oregonensis. Le charançon de la rhubarbe, Lixus concavus. Le charançon de la tige du chou, Ceutorhynchus quadridens. Le charançon de la tige du colza, Ceutorhynchus napi. Le charançon des feuilles du trèfle ou bruche du trèfle, Hypera zoilus (Europe) et Hypera punctata (Amérique du Nord). Le charançon des noisettes, Curculio nucum. Le charançon des pétasides, Liparus glabrirostris. Le charançon des siliques du colza, Ceutorhynchus assimilis. Le charançon des racines du laser, Liparus dirus. Le charançon des semis, Steremnius carinatus. Le charançon du bananier, Cosmopolites sordidus. Le charançon du blé, Sitophilus granarius. Le charançon du bourgeon terminal, Ceutorhynchus picitarsis. Le charançon du chêne, Arrhenodes minuta. Le charançon du coton, Anthonomus grandis. Le charançon du noyau de la mangue, Sternochetus mangiferae. Le charançon du pin blanc, Pissodes strobi. Le charançon du pois ou Bruche du pois, Bruchus pisorum. Le charançon du riz, Sitophilus oryzae. Le charançon gallicole du chou, Ceutorhynchus pleurostigma. Le charançon noir de la vigne, Otiorhynchus sulcatus. Le charançon rouge des palmiers, Rhynchophorus ferrugineus. Le charançon vert, Chlorophanus viridis. Le grand charançon du pin, Hylobius abietis. Syn. Curculionide.

Charançonné, e adj. Attaqué par les charançons. Ex. Blé charançonné.

Charaxe (Charaxes) n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Nymphalidés, type de la Sous-famille des Charaxinae. Ex. Charaxes jasius.

Charilaidés (Charilaidae) n. m. pl. [Twin-keeled grasshoppers]. Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères Acridoïdes (criquets). Ils se caractérisent par la présence de 2 longues carènes logitudinales sur leur pronotum. L'organe de Krauss est toujours présent. Il est impliqué dans le mécanisme de stridulation des individus ailés. On en connait 5 espèces toutes d’Afrique. Syn. Pamphagodidae (non reconnu par NCBI et SITI).

Charipinés (Charipinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Hyménoptères Térébrants Cynipoïdes Figitidés. Ce sont des insectes de très petite taille. Ils mesurent moins de 2,5 mm. Leurs articles antennaires (au nombre de 13 chez les femelles et de 14 chez les mâles) sont fusiformes. Ils se distinguent par leur thorax lisse (scutellum sans sculpture) et par leur premier segment abdominal bien développé plus long que la moitié de l’abdomen. Leur pronotum caréné atteint latéralement la tégula. Les femelles ont un ovipositeur visible ventralement. Ils sont phytophages. Ils sont parasites de psylles ou hyperparasites des pucerons. Syn. ancien Allotriidés et Charipidés.

Charpentier, -ière adj. et n. m. [Carpenter]. Nom vernaculaire donné à certains Hyménoptères dont la femelle perce le bois pour y déposer ses œufs. Abeille charpentière, Voir Xylocope.

Chartergue (Chartergus) n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Vespidés, renfermant des guêpes américaines qui se construisent des nids remarquables par leurs dimensions et dont l’enveloppe ressemble à du carton. Ex. Chartergus globiventris.

Chasmodon n. m. (Du gr. khasmôdes, entrouvert). Genre d’Insectes Hyménoptères Braconidés. Ex. Chasmodon apterus, sans ailes, voisin des guêpes.

Chasser les insectes, [Insect hunting]. Voir Piège d’interception et Piège d’attraction.

Chasse par les insectes, Voir Auxiliaire, Lutte biologique, Parasitoïde et Prédateur.

Chathamiidés (Chathamiidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Trichoptères Séricostomatoïdes.

Cheilosie (Cheilosia) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères (Mouches) de la Famille des Syrphidés, dont la larve vit dans les champignons et la tige des plantes. Ex. Cheilosia fasciata.

Cheimatobie n. f. (Du gr. kheima, hiver et bios, vie). [Winter moth]. Nom vernaculaire d’un Insecte Lépidoptère de la famille des Géométridés, Operophtera brumata, qui vit en hiver. La femelle de cette phalène est presque sans ailes. Sa chenille arpenteuse est nuisible aux arbres. Une des protections employée contre cette chenille consiste à ceinturer l’arbre de glu. Elle est également appelée « phalène brumeuse », « arpenteuse tardive », « cheimatobie hiémale » ou encore « phalène hiémale ».

Chéleutoptères (Cheleutoptera) n. m. pl. Ancien Ordre d’Insectes Orthoptéroïdes, appelé maintenant plus couramment Phasmoptères (Phasmatodea), comprenant des espèces végétariennes de grande taille, ayant l’aspect de leur support habituel, telles que les phasmes (qui ressemblent à des brindilles) ou les phyllies (qui ressemblent à des feuilles). Selon NCBI, il existe trois Sous-ordres de Phasmatodea : Agathemerodea, Timematodea et Verophasmatodea. Ce dernier Sous-ordre regroupant les Super-familles des Aréolates et des Anaréolates. Syn. Phasmatodea, Phasmatoptera et Phasmida. Voir Phasmoptères.

Chélicérates (Chelicerata) n. m. pl. (Du gr. khêle, pince et keras, corne et du lat. –atus, caractérisé par). Sous-embranchement d’Arthropodes, caractérisés par leur région antérieure, qui ne comprend ni antennes, ni mâchoires, mais une paire de pinces (chélicères) et une paire de palpes, d’appendices préhenseurs (pédipalpes) au voisinage de la bouche. Ils ne possèdent pas d'antennes contrairement à l’autre Sous-embranchement d’Arthropodes, les Mandibulates. Ils n’ont pas de région céphalique individualisée et leur corps est composé de deux régions bien distinctes : Le prosome (ou céphalothorax) qui porte la tête et les appendices locomoteurs et l'opisthosome (abdomen) qui ne porte aucun appendice (excepté des branchies chez certains ainsi que les peignes des scorpions et les filières des aranéides). L’autre caractéristique des Chélicérates est que leurs organes génitaux sont situés sur la partie ventrale de l’abdomen. Les Acariens sont des Chélicérates c'est-à-dire que leur bouche est munie de chélicères. Mais ce Sous-embranchement regroupe surtout des Arachnides auxquels on peut également ajouter les Pycnogonides (ou Pantopodes), les Mérostomes (les limules), les scorpions, les solifuges et les trilobites (maintenant disparus et fossiles). Les Chélicérates constituent une des deux subdivisions du phylum des Arthropodes. L’autre subdivision étant celle des Mandibulates. Mais il existe aussi une classification distinguant au sein des Arthropodes, les Onychophores, les Tardigrades et les Euarthropodes au sein desquels on distingue les Amandibulates (Trilobites), les Chélicériformes (Pycnogonides, Mérostomes, et Arachnides) et les Mandibulates (Trachéates et Pancrustacés au sein desquels nous trouverons les Hexapodes).

Chélicériformes n. m. pl. Groupe biologique réunissant les Pycnogonides, Mérostomes, et les Arachnides. Ils font parti des Euarthropodes avec les Amandibulates et les Mandibulates.

Chélidure (Chelidura) n. f. (Du gr. khelidôn, hirondelle et oura, queue). Genre d’Insectes Dermaptères Forficulidés des régions froides. La pince abdominale de ces forficules présente des mors écartés et puissants. Ex. Chelidura pyrenaica.

Chélisochidés (Chelisochidae) n. m. pl. [Black earwigs]. Famille d’Insectes Dermaptères Forficuloïdes.

Chélonariidés (Chelonariidae) n. m. pl. [Turtle beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages  Elatériformes Byrrhoïdes.

Chémorécepteur, -trice n. m. ou adj. (Du lat. médiéval chimia, alchimie et du lat. recipere, recevoir). Voir Chimiorécepteur.

Chémosensible adj. (Du lat. médiéval chimia, alchimie et au lat. sensibilis, ce qui peut être ressenti). [Chemoreceptive]. Qui peut déceler la présence de substances chimiques. Voir aussi Chimiorécepteur.

Chémotaxie n. f. (Du lat. médiéval chimia, alchimie et du gr. taxis, ordre, arrangement). [Chemotaxis]. Voir Chimiotaxie.

Chenille n. f. [Caterpillar(s)]. Larve, dite éruciforme (du lat. eruca, chenille et forma, forme), des Lépidoptères, au corps annelé, lisse ou velu. Il s’agit de larves portant trois paires de vraies petites pattes thoraciques et des paires de fausses-pattes abdominales (entre une et cinq paires selon l’espèce). Elles présentent trois paires de stigmates (orifice respiratoire). Elles possèdent une tête hypognathe (pièces buccales pointant vers la face ventrale) pourvue d’une à six paires d’ommatidies (yeux simples). Les pièces buccales sont broyeuses. Elles possèdent un labium contenant une filière qui servira à tisser le cocon de soie qui contiendra la chrysalide. Ces larves phytophages sont souvent nuisibles aux cultures. Elles sont souvent la proie des oiseaux et des Hyménoptères Parasites. Le terme de chenille (ou fausse-chenille) est quelquefois également utilisé à propos des larves d’Hyménoptères Symphytes et de Mécoptères car ces larves sont aussi d’aspect éruciforme. Voir aussi Fausse-chenille, Larve, Larve éruciforme et Larves d’Hyménoptères.

Chenilles arpenteuses, [Loopers, Spanworms, Inchworms]. Les larves de Lépidoptères Géométridés appelées « Chenilles arpenteuses » sont des larves éruciformes (Classification classique des larves des Insectes holométaboles). Elles ont donc l’aspect ou la forme d’une chenille. La tête est sclérotinisée, le corps allongé et mou. On observe également 3 petites paires de vraies pattes thoraciques et 2 paires de fausses pattes abdominales. Ces larves, qui ont un appareil buccal de type broyeur sont phytophages. Voir Arpenteuse.

Chenilles processionnaires, [Processionary caterpillars]. Se dit de certaines chenilles de la Famille des Notodontidés (ou des Thaumetopoeidés selon NCBI) qui marchent nombreuses par bande en file indienne, la tête de chaque individu restant au contact de l’arrière du précédent. Elles sont très nuisibles aux arbres, notamment au pin, au chêne, etc. Les chenilles processionnaires ont un comportement grégaire et fabriquent une bourse de soie de près de 20 cm, appelée hibernaculum, afin d’y passer toutes ensemble l’hiver. Elles en sortent la nuit en procession pour s’attaquer aux aiguilles de pin par exemple. Ex. Chenille processionnaire du pin, Thaumetopoea pityocampa d’une taille de 4mm à l’aspect noir, avec des touffes de poils urticants roux et blancs sur les côtés que l’on trouve dans les pinèdes. Ces poils urticants sont groupés sur des miroirs. Ces miroirs sont des replis cutanés que la chenille dégage brusquement lorsqu’elle est inquiétée. Les soies se brisent alors et sont projetées. Autre espèce, Thaumetopoea processionea, appelée processionnaire du chêne. Voir aussi Erucisme.

Chenilles tisseuses ou fileuses, Voir Yponomeute.

Cherche-midi n. m. Nom usuel de Pyrrhocoris apterus (Hémiptères Pyrrhochoridés), appelés aussi Gendarmes.

Chermès (Chermes) n. m. Nom usuel et Genre d’Insectes Hémiptères Coccoïdes Astérolecaniidés, dont la piqûre provoque les galles du sapin et des autres conifères. Les chermès du sapin sont représentés à la fois par Dreyfusia piceae et Dreyfusia nusslini. Ils portent également respectivement le nom de chermès du tronc du sapin pectiné (ou Chermès cortical) pour Dreyfusia piceae et chermès des rameaux du sapin pectiné pour Dreyfusia nusslini. Ce puceron, également nommé « adelge » peut-être confondu avec le kermès tel que Kermes vermilio (Hémiptère Coccoïdé Kermésidé) qui est une cochenille du chêne. Ex. Chermes bambusae.

Chermèsidés (Chermesidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Aphidoïdes Aphidomorphes. Syn. Adelgidés. Voir Adelgidés.

Chète n. m. (Du gr. kaitê, soie). Syn. de soie. Voir Soie.

Chétotaxie n. f. (Du gr. kaitê, soie et taxis, ordre, arrangement). [Chaetotaxy]. Voir Chaetotaxie.

Chevelure dorée n. f. [Scarce dagger]. Nom vernaculaire d’Acronicta (Viminia) auricoma, Lépidoptère de la Famille des Noctuidés.

CHEVROLAT Louis Alexandre Auguste (1799 - 1884) n. p. Entomologiste amateur Français collectionnant principalement les Coléoptères, ayant participé à la création de la Société Entomologique de France en 1832.

Chevron n. m. 1. Chez les Odonates, appendice situé à l’extrémité de l’abdomen au bord du 10ème tergite. // 2. Chez les Ephéméroptères, synonyme de paracerque.

Chikungunya n. m. (Mot Swahili signifiant marcher courbé). [Chikungunya]. Virus de la Famille des arbovirus transmis par un moustique (Aedes albopictus ou Aedes Aegypti) provoquant des fortes fièvres et des douleurs articulaires et dans 50 % des cas, des éruptions cutanées entrainant des démangeaisons. Une fois installée, il est difficile de lutter contre cette épidémie. Le virus a été isolé pour la première fois en Ouganda. On le trouve en Afrique sub-saharienne, en Asie du Sud-est, depuis 2005 dans l’Océan Indien et depuis 2014 dans les Caraïbes. Il risque de se propager à court terme à l’Amérique. Voir aussi Dengue et Paludisme.

Chilopodes (Chilopoda) n. m. pl. [Centipedes]. Classe d’Arthropodes Myriapodes Opisthogonéates (organes génitaux situés à l’extrémité postérieure du corps), comptant 5 ordres et 22 familles pour 3.000 espèces. Ce sont des mille-pattes venimeux et insectivores, aux longues antennes, munis d’une seule paire de pattes par segment, comme la scolopendre, qui peut atteindre 30 cm de long. Les Chilopodes sont des prédateurs, armés de griffes (les forcipules) qui inoculent du poison. Ils peuvent tuer des proies de la taille d’une souris. Les cinq ordres principaux sont celui des Cratérostigmomorphes, des Géophilomorphes, des Lithobidomorphes, des Scolopendromorphes et des Scutigéromorphes.

Chimiorécepteur n. m. (Du lat. chimia, art de transformer les métaux et recipere, recevoir). [Chimioreceptor, Chemoreceptor]. Organe sensoriel, sensible aux propriétés chimiques des molécules (odorat, goût). Ces organes chimiorécepteurs prennent la forme de sensilles chez les Insectes. Les organes chimiorécepteurs sont utilisés pour percevoir les signaux chimiques, comme les phéromones par exemple, mais aussi pour la recherche de nourriture, la recherche de sites de pontes ou pour de nombreuses autres fonctions vitales. On distingue les chimiorécepteurs de contact qui perçoivent directement une source chimique (gustation), des chimiorécepteurs à distance qui perçoivent une source chimique distante (olfaction). Les chémorécepteurs de contact se trouvent partout sur le corps des insectes mais surtout sur les pièces buccales et les tarses. Les chimiorécepteurs olfactifs se trouvent notamment sur les antennes. Ex. Les antennes plumeuses des mâles d’Attacides (Lépidoptères) sont très riches en sensilles chimiorécéptrices. Syn. Chémorécepteur. Voir aussi Gustation, Olfaction, Sensille chimioréceptrice et Mécanorécepteur.

Chimiotaxie n. f. (Du lat. médiéval chimia, alchimie et du gr. taxis, ordre, arrangement). [Chemotaxis]. Réaction d’orientation d’animaux mobiles en fonction de stimuli chimiques.

Chionaspis n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidiformes Coccoïdes Diaspididés. Ex. Chionaspis salicis, cochenille nuisible au fusain.

Chionée (Chionea) n. f. (Du gr. khiôn, neige). Genre d’Insectes Diptères Nématocères Tipuloïdes Limoniidés. Ce sont des tipules sans ailes que l’on rencontre parfois en forêt sur la neige. Ex. Chionea valga.

Chironome (Chironomus) n. m. [Midge]. Genre d’Insectes Diptères Nématocères, répandus dans tout l’hémisphère boréal. Ils ressemblent aux moustiques mais les femelles ne piquent pas. Les vers de vase des pécheurs, sont les larves rouges de chironomes. Cette coloration est due à l’hémoglobine qui leur permet de vivre dans des eaux stagnantes peu oxygénées. Elles absorbent effectivement l’oxygène de l’eau à travers leur peau et leurs branchies. Ce sont des larves qui respirent aussi cependant l’air atmosphérique au moyen de leurs tubules abdominaux. Certaines espèces peuvent coloniser par centaines de milliers les fosses septiques. Ces larves constituent une source de nourriture importante dans la chaîne alimentaire aquatique. Les adultes sont appelés communément « moucherons » ou « mouches des sables ». Ils peuvent pulluler. Ex. Chironomus (Chironomus) riparius.

Chironomidés (Chironomidae) n. m. pl. [Midges]. Famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes Culicomorphes Chironomoïdes, ayant pour type le chironome. Il en existe près de 5.000 espèces. Ils mesurent entre 1 et 10 mm. Ils ont un aspect bossu du fait d’un thorax bombé. Ils ressemblent aux moustiques mais sont plus petits, n’ont pas d’écailles sur les nervures des ailes et ne piquent pas. Leur tête est aplatie postérieurement. Comme tous les Orthorrhaphes, leurs antennes se situent dans la zone située entre la face et le front. Ces dernières sont plus longues que la tête, plumeuses chez le mâle et pubescentes chez la femelle. Ils n’ont pas de mandibules, ce pourquoi ils ne piquent pas. Ils n’ont pas d’ocelles. Le mésonotum ne présente pas de suture en forme de V. Le postscutellum montre un sillon longitudinal médian. Au contraire des Cératopogonidés qui font partie de la même Super-famille, la nervure médiane (M2) de leurs ailes n’est pas ramifiée. Leurs pattes sont longues et grêles. Ils sont souvent regroupés en essaim. Leurs larves vermiformes allongées, aquatiques ou subaquatiques, sont souvent dotées de paire de fausses-pattes sur le prothorax et sur le dernier segment abdominal (pseudopodes thoraciques et anaux). Elles respirent l’air atmosphérique au moyen de leurs tubules abdominaux. Chez les larves de Chironomidés Tanypodinés, on trouve une deuxième paire d’antennes appelée antennule, provenant de la modification d’une partie des maxilles. Les larves consomment des matières organiques en suspension dans l’eau (détritiphages). Mais elles peuvent être aussi zoophages ou parasites. Elles vivent dans un fourreau mobile, constitué de vase agglutinée ou dans une galerie creusée dans une plante sous l’eau près de deux à trois années avant de passer à l’état adulte. On rencontre des cas de pédogénèse chez certaines espèces. Les pêcheurs leur donnent le nom de « vaseux » ou de « vers de vase » car elles ont une coloration rouge vermillon. Les adultes vivent peu de temps (pas plus de deux semaines). Ils sont cosmopolites.

Chironomoïdes (Chironomoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes représentée par les Familles des Cératopogonidés, des Chironomidés, des Simuliidés et des Thaumaléidés.

Chirotype n. m. (Du gr. kheir, kheiros, main et tupos, modèle, image). [Chirotype]. Nom donné aux insectes n’ayant pas encore fait l’objet d’une description publiée lui permettant d’acquérir la notion de type (diagnose originale). Le chirotype est également appelé nomen nudum (signifiant nom nu). C’est un nom non encore officiellement reconnu par la Commission International de Nomenclature Zoologique. Dès qu’il est correctement publié, le chirotype devient un holotype, un syntype ou un paratype.

Chitine n. m. (Du gr. khitôn, tunique). [Chitin]. Sorte de Polyoside (polysaccharide azoté : substance dérivée de la cellulose), proche chimiquement de la kératine des Vertébrés, constituant de nos cheveux et de nos ongles, mais aussi de la cellulose. Elle se présente sous forme de minuscules baguettes se recouvrant les unes les autres. Elle est élaborée par des microvillosités situées sur la surface apicale des cellules épithéliales. La chitine est une substance molle imperméable et transparente, résistante aux acides et aux bases et insoluble dans l’eau, l’éther, les acides organiques et l’alcool. Associée à des lipides et à des protéines telles que l’arthropodine et la sclérotine, elle entre en particulier dans la composition de la procuticule (zone dure dite chitinisée du tégument). La chitine associée à la résiline confère à la cuticule son élasticité. Associée avec du carbonate de calcium, la chitine devient rigide. Mais ce qui donne le plus de rigidité à la cuticule est l’association de la chitine avec la sclérotine et dans une moindre mesure avec l’arthropodine. La chitine associée à la sclérotine reste le principal constituant de la procuticule tant chez les Insectes que chez les Crustacés. Elle est toutefois absente de l’épicuticule. On trouve aussi de la chitine dans la paroi cellulaire des champignons (d’où elle a été isolée la première fois ce qui lui a valu un nom original de fungicine) et chez divers lichens. Voir aussi Arthropodine, Procuticule, Résiline, Sclérotine et Sclérification.

Chitineux, euse adj. [Chitinous]. Qui est constitué de chitine. A propos du tégument, ce terme qualifie une zone dure apportant une protection (chitine signifinat tunique).

Chitinisation n. f. [Chitinization]. Formation de chitine.

Chitinisé, e adj. [Chitinized]. Riche en chitine.

Chlorion n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Sphécidés de grande taille, de couleur bleue ou vert métallisé, des régions chaudes, parasites des blattes. Ex. Chlorion hirtum.

Chlorocyphidés (Chlorocyphidae) Cowley, 1937 n. m. pl. Famille d'Insectes Paléoptères Odonates Zygoptères Caloptérygoïdes.

Chlorogomphidés (Chlorogomphidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Paléoptères Odonates Anisoptères Cavilabiates.

Chloroperle (Chloroperla) n. f. Genre d’Insectes Plécoptères, de couleur jaune ou verte et dont la larve est aquatique. Syn. Isopteryx.

Chloroperlidés (Chloroperlidae) n. m. pl. [Green stoneflies]. Famille d’Insectes Plécoptères Systellognathes dont le genre Chloroperla en est le type.

Chloropidés (Chloropidae) n. m. pl. [Frit flies, Grass flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Carnoïdes. Certaines espèces peuvent rendre l’homme ou les animaux aveugles (onchocercose). Ils ont un triangle sur le vertex de la tête. Comme tous les Cyclorrhaphes, les antennes se trouvent sur la face. Leurs aristas (soie du dernier article antennaire) sont glabres ou micropubescentes. Ils n’ont pas de soies orbitales et péristomales. Leurs soies postocellaires sont croisées. Comme tous les Schizophores, ils présentent une suture frontale sur la tête. La nervure Sous-costale (Sc) de leurs ailes est incomplète, effacée vers l’apex. Elle ne rejoint pas la nervure Costale (C). Cette dernière a cependant une fracture sous-costale mais pas de fracture humérale. Leurs pattes sont fines. Cette Famille comporte des espèces phytophages susceptibles de provoquer des dégâts aux cultures maraîchères et aux céréales. Les femelles pondent effectivement leurs œufs dans ou sur le tissu des plantes. Leurs larves sont parasites d’autres insectes ou phytophages. Ils sont cosmopolites.

Chloropoïdes (Chloropoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Brachycères. Ce taxon n’est pas reconnu par NCBI. Syn. junior invalide de Brachycères (selon SITI).

Chlorops n. m. (Du gr. chloro-, vert tendre). Genre d’Insectes Diptères Brachycères (Mouches), type de la Famille des Chloropidés, aux yeux verts, dont la larve vit dans les chaumes des céréales, causant la goutte du froment et de l’orge. Ex. Chlorops speciosa.

Choc anaphylactique, [Anaphylactic shock]. Réaction allergique violente de l’organisme pouvant être due par exemple à une piqûre d’insecte. Il entraine une défaillance circulatoire et une chute de tension pouvant entrainer une gêne de la respiration. En cas de réaction allergique à une piqûre d’insecte, une piqûre ultérieure peut entrainer une réaction de l’organisme encore plus violente. La solution passe alors par une injection d’adrénaline au moyen d’une seringue.

Choeradode (Choeradodis) n. f. Genre d’Insectes Dictyoptères Mantodés d’Amérique du Sud. Ils ont un prothorax foliacé et vivent par mimétisme parmi les feuilles auxquelles elles ressemblent.

Cholinestérase n. f. Enzyme inhibitrice de l’influx nerveux. C’est une enzyme des synapses cholinergiques (localisées dans le système nerveux central chez les insectes) qui catalyse l’hydrolyse de l’acétylcholine libérée dans l’espace intersynaptique. Voir aussi Acétylcholine, Carbamates, Organophosphorés et Système nerveux.

Chordotonal, e, aux adj. (Du gr. chorde, corde et tonos, son]. [Chordotonal]. Qui est sensible aux vibrations quand il y a un faisceau de scolopidies (récepteurs sensoriels internes). Voir Organe chordotonal.

Choreutidés (Choreutidae) n. m. pl. [Metalmark moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Sésioïdes (selon NCBI). Il existe environ 350 à 400 espèces de ces papillons aux mœurs diurnes, de petites tailles (environ 1 cm). Ils sont souvent brillamment colorés. Leurs palpes maxillaires de deux articles sont très réduits. Les palpes labiaux sont le plus souvent repliés vers le haut. Leurs antennes sont filiformes. L’envergure de leurs ailes est comprise entre 5 et 20 mm. Ils ont des ailes larges qui portent souvent des marques métallisées. Les nervures Radiales (R) des ailes antérieures sont toutes présentes et libres. La nervure cubitale postérieure (CuP) est présente sur les deux ailes. Quand les ailes sont au repos, ils relèvent typiquement leurs ailes antérieures vers l’arrière. Ils portent une épiphyse aux pattes antérieures. La formule de leurs épines tibiales est 0-2-4. Ils ont une démarche saccadée caractéristique. Leurs chenilles sont phyllophages et tissent des toiles de soie sur les feuilles de leurs plantes-hôtes. Beaucoup de leurs espèces tropicales se développent sur le figuier. Ils sont cosmopolites.

Choreutoïdes (Choreutoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères ayant pour type la Famille des Choreutidés (selon Fauna Europaea). Ils sont caractérisés par le fait qu’ils ne possèdent pas de tympan. Leur palpe maxillaire est minuscule et n’est pas visible par-dessus les palpes labiaux. Les nervures Sous-costales (Sc) et Radiales (R) (Sc+R) proviennent d’une région différente que celle de la nervure du Secteur de la radiale (Rs) à partir de la cellule discale.

Chorion n. m. (Du gr. khorion, membrane). [Egg-shell(s), Chorion(s)]. Enveloppe externe épaisse des œufs d’Insectes, sécrétée par les cellules folliculaires, une fois la vitellogenèse achevée. Le chorion est divisé en deux couches : l’exochorion et l’endochorion. Cette « coquille » est pourvue d’une ouverture apicale appelée micropyle par laquelle pénètrent les spermatozoïdes. Le chorion est parcouru par un système de canaux appelés aéropyles qui relient la partie intérieure de l’œuf à la partie extérieure, permettant ainsi d’apporter le dioxygène à l’embryon qui s’y développe. Voir aussi Œuf.

Choristidés (Choristidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Mécoptères (Mouches-scorpions).

Chorologie n. f. (Du gr. khorâ, pays et logos, discours, science). [Chorology]. La répartition des êtres vivants est le sujet d'étude de la biogéographie. La description de cette répartition est la géonémie. La recherche des causes de cette répartition est la chorologie. Voir Biogéographie.

Chorotypidés (Chorotypidae) n. m. pl. (Du gr. khorâ, pays et tupos, modèle). Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères Eumastacoïdes. Ils ont pour caractéristiques d’avoir des antennes courtes filiformes et la face de la tête aplatie ce qui donne l’impression qu’ils ont une tête trop grande par rapport au reste du corps. Ils ont aussi les hanches des pattes postérieures sauteuses tenues souvent à angle droit ou tout du moins de manière évasée avec le corps ce qui leur donne une allure originale (caractère commun aux Eumastacoïdes). Leurs tarses sont tous trimères. Ce sont des insectes diurnes. 

Chorthippus n. m. Genre d’Insectes Orthoptères de la famille des Acrididés. Ex. Chorthippus montanus.

Chortophile (Chortophila) n. f. (Du gr. khortos, herbe et philein, aimer). Genre d’Insectes Diptères Brachycères (Mouches) vivant sur les fleurs et dont la larve vit en parasite interne du chou et du radis. Ex. Chortophila florilega.

Chrysalidation n. f. [Pupation]. Passage de l’état de larve à celui de chrysalide chez les papillons. Le passage de l’état de larve à celui de nymphe chez les autres insectes est appelé nymphose. Chez les Diptères, on parle de pupaison ou pupation. Voir aussi Métamorphose, Nymphose et Pupaison.

Chrysalide n. f. (Du gr. khrusos, or). [Chrysalis, Pupa(e)]. 1. Chez les Lépidoptères, la nymphe se nomme chrysalide et la nymphose se nomme chrysalidation. La chrysalide est donc l’état nymphal qui se situe entre le stade chenille et le stade papillon. La chrysalide est souvent enfermée dans un cocon de soie que la larve a sécrété. Elle est dite alors encoconnée. Mais elle peut également être succincte, enroulée, ou posée, selon son mode de fixation ou de protection. Voir aussi Chrysalide encoconnée, enroulée, posée, succincte et suspendue. // 2. Enveloppe de la nymphe. Voir aussi Nymphe.

Chrysalide encoconnée, Les cocons protégeant la chrysalide sont tissés par certaines espèces de Lépidoptères hétérocères (les papillons nocturnes). Beaucoup de chrysalides de Saturnidés et de Bombycidés sont ainsi enroulées dans un cocon de soie à la paroi isotherme particulièrement difficile à déchirer. Cela leur permet de mieux résister au froid pour passer l’hiver et aux prédateurs. On les appelle aussi chrysalides hivernantes. Ex. la chrysalide du ver à soie où chaque cocon est fait d’un fil ininterrompu pouvant atteindre 700 à 1.500 m de long. Voir aussi Cocon.

Chrysalide enroulée, La chrysalide peut être roulée dans les feuilles ou sous les écorces. Certaines chrysalides de Tordeuses s’enroulent ainsi dans les feuilles. Ex. la chrysalide du papillon Machaon, du genre Abraxas (Géométridés) tel que A. grossulariata, appelée communément « Zérène du groseillier » ou « Phalène mouchetée ».

Chrysalide posée ou nue, [Pupa nuda, Naked pupa]. Les chenilles de certains papillons nocturnes ne tissent pas de cocon et s’enfouissent plutôt dans le sol ou se réfugient à l’intérieur de la tige d’une plante hôte pour se transformer en chrysalide. Quand elles s’enfouissent dans le sol, on peut parler de chrysalides terricoles. Ces chrysalides se trouvent dans la terre dans une loge aux parois lisses, ou simplement posée dans la litière des feuilles. On parle aussi de chrysalides nues. Ex. Chez les Sphingidés comme le Sphinx demi-paon, Smerinthus ocellata L.

Chrysalide succincte ou succeinte, (Du lat. succingo, ceinture). [Succinti (n.)]. Une chrysalide succincte est fixée à son support par deux attaches en soie au niveau de l’étui alaire et du crémaster. La chrysalide est alors attachée à son support la tête vers le haut. Mais une chrysalide peut également être encoconnée, enroulée, suspendue ou posée. Ex. Chez les Lépidoptères Piéridés et Papilionidés pour lesquels on parle de Pupae obtectae cingulatae. La chrysalide de la Piéride du chou, Pieris brassicae. Voir aussi Pupa obtecta.

Chrysalide suspendue, (Du lat. suspendere, tenir en l’air). [Suspensi]. Une chrysalide suspendue est fixée à son support par une attache au niveau de la pointe anale. Elle n’est alors retenue que par le crémaster, la tête en bas. Ex. Chez les Nymphalidés pour lesquels on parle de Pupae obtectae suspensae. Mais elle peut également être encoconnée, succincte, enroulée ou posée. Voir aussi Pupa obtecta.

Chryside n. f. Nom vernaculaire d’insectes Hyménoptères de la Famille des Chrysididés. Ex. La chryside noble, Hedychrum nobile. La chryside enflammée, Hedychridium roseum.

Chrysididés (Chrysididae) Latreille, 1802 n. m. pl. (Du gr. khrusos, or). [Cuckoo wasps]. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates (ovipositeur transformé en aiguillon) Bethyloïdes. On en connait près de 4.000 espèces. Il s’agit d’insectes sociaux communément appelés « Guêpes dorées » ou « Guêpes coucous » du fait de leur couleur vive métallique et parce qu’elles volent les provisions de nids d’autres Hyménoptères dans lesquels elles entrent par effraction afin d’y pondre également leurs œufs. Beaucoup d’espèces sont multicolores et à la fois vertes, bleues, rouges et dorées. Le tégument de leur corps est coriace ce qui leur permet de mieux résister aux piqûres des abeilles et des guêpes des nids visités. Leur pronotum n’atteint pas la tégula. Les ailes antérieures présentent plusieurs cellules fermées. La nervation des ailes postérieures est réduite et ne comporte pas de cellules fermées. Leur gaster ne présente que 3 à 4 tergites visibles (quelquefois 6 toutefois). La face inférieure de ce gaster apparent est concave, ce qui leur permet de se rouler en boule en cas de danger. Leurs larves sont parasites d’Apoïdes, de Sphécidés ou de Vespidés solitaires. Ces insectes sont héliophiles et se nourrissent du pollen des fleurs. Leurs larves carnivores se nourrissent des larves de leur hôte. Ils sont cosmopolites. Ex. Chrysis ignita L.

Chrysidoïdes (Chrysidoidea) Latreille, 1802 n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates dont la Famille des Chrysididés en est le type. Cette Super-famille dont tous les représentants possèdent une nervation des ailes postérieures réduite et ne comportant pas de cellules fermées, regroupe également les Familles des Chrysididés, des Dryinidés, des Embolémidés, des Loboscélidiidés, des Plumariidés, des Sclérogibbidés et des Scolébythidés. Les larves de ces insectes non sociaux vivent en ectoparasites sur d’autres insectes. Syn. junior invalide Bethyloïdes (selon SITI).

Chrysis n. f. Genre d’Insectes Hyménoptères, parasite des eumènes et type de la Famille des Chrysididés. Ex. Chrysis nitidula.

Chrysochraon n. m. Genre d’Insectes Orthoptères Caelifères Acrididés. Ex. Chrysochraon dispar appelé communément « Criquet des clairières ».

Chrysochus n. m. Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Chrysomèlidés, de couleur violette, dont la larve ronge les racines de l’asclépias.

Chrysomèle (Chrysomela) n. f. (Du gr. khrusos, or). [Leaf beetle]. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Coléoptères Polyphages Chrysomèlidés dont la larve est parasite des végétaux. Le doryphore s’attaque ainsi aux pommes de terre, aux tomates, aux aubergines. Beaucoup d’espèces sont vivement colorées ou métalliques et ont le corps typiquement glabre et lisse. Ex. la chrysomèle de l’oseille, Gastrophysa viridula, la chrysomèle des racines du maïs, Diabrotica virgifera virgifera, la chrysomèle du fraisier ou altise du fraisier, Altica ignita, la chrysomèle du peuplier, Chrysomela populi (pour l’Europe) ou Gonioctena americana (pour l’Amérique du Nord), la chrysomèle du romarin ou chrysomèle américaine, Chrysolina americana, la chrysomèle du navet, Entomoscelis americana, la chrysomèle rayée du saule, Disonycha alternata.

Chrysomèlidés (Chrysomelidae) n. f. pl. [Leaf beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes dont la chrysomèle en est le type. Cette Famille regroupe près de 38.000 espèces dont les altises, les bruches, les cassides, les criocères, les doryphores, les donacies, les galéruques, etc. Toutes ces espèces constituent autant de Sous-familles, faisant des Chrysomélidés la quatrième plus grande famille chez les Coléoptères. Ils sont de taille moyenne et mesurent entre 1 et 32 mm. La forme de leur corps rarement allongée peut être au contraire arrondie et convexe. Mais quelque soit sa forme, ce dernier est toujours typiquement glabre et lisse. La pigmentation de leur corps peut être normale ou avec une tonalité métallique avec une dominante de vert, rouge, doré ou noir. Leurs couleurs vives avertissent les prédateurs de leur toxicité. La tête est courte et enfoncée jusqu’aux yeux dans le prothorax. Les yeux sont bien développés et souvent échancrés. Leurs antennes de 11 articles (ou moins), insérées en avant des yeux, sont longues et filiformes mais moins longues toutefois que la moitié de leur corps. Leurs ailes membraneuses sont en général bien développées. Les pattes sont courtes et parfois saltatoires. Leurs tarses sont pseudotétramères (quatre articles apparents, bien qu'il y en ait réellement cinq). On peut dire aussi qu’ils sont cryptopentamères. Cela permet de les distinguer notamment des Coccinellidés (qui ont des tarses en apparence trimères mais en réalité tétramères). D’autre part contrairement aux Coccinellidés utiles aux cultures et carnivores, les Chrysomélidés se nourrissent de végétaux, en particulier de feuilles et sont donc considérées comme nuisibles aux cultures. Les femelles pondent leurs œufs en groupes rangés. Leurs larves peuvent ressembler à des chenilles ou des asticots. Certaines se camouflent avec leurs excréments qui leur servent de protection. Elles sont phytophages et foreuses de tiges ou de racines. Elles se nymphosent dans le sol. La majorité des espèces est diurne. Ex. La Donacie, Donacia aquatica L.

Chrysomelinés (Chrysomelinae) n. f. pl. Sous-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Chrysomélidés dont le genre Chrysomela en est le type.

Chrysomeloïdes (Chrysomeloidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes dont la Famille des Chrysomélidés en est le type. On y trouve la Famille des Cérambycidés, des Chrysomélidés, des Orsodacnidés et selon SITI en plus celle des Mégalopodidés mais selon NCBI, en plus celle des Vesperidés et des Zeugophoridés. Ces sont des insectes généralement phytophages. Les tarses des adultes sont pentamères mais le quatrième est de très petite taille. Cette Super-famille regroupe près de 20.000 espèces à travers le monde.

Chrysomphalus n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Diaspididés. Ex. Chrysomphalus dictyospermi qui est une cochenille nuisible aux orangers également appelée « pou rouge des orangers ».

Chrysomyia n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères de la Famille des Calliphoridés de couleur dorée et vivant dans des régions chaudes. La larve de cette mouche occasionne des myiases chez l’homme et les animaux. Ex. Chrysomyia megacephala.

Chrysope (Chrysopa) n. f. (Du gr. khrusos, or et opsis, organe visuel). Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Névroptères en général vert, aux yeux d’éclat métallique, qui vit aux dépens des pucerons, thrips et autres Acariens. Ex. Le lion des pucerons, Chrysopa perla. La chrysope à sept points, Chrysopa pallens. La chrysope verte, Chrysoperla carnea.

Chrysopidés (Chrysopidae) n. m. pl. [Green lacewings]. Famille d’Insectes Névroptères Hémérobiiformes Hémérobioïdes dont le chrysope en est le type. Les adultes sont nocturnes. On les appelle usuellement « mouche aux yeux d’or » du fait de l’éclat métallique de leurs yeux. Leurs corps est de couleur vert pâle. Leurs pièces buccales hypognathes sont composées de puissantes mandibules. Leurs antennes sont longues et filiformes. Ils possèdent des ailes translucides, le plus souvent de couleur verte, traversées par un réseau dense de nervures. Leurs ailes présentent aussi souvent des reflets nacrés. Au repos, les ailes sont repliées en toit. Les membres de cette famille se caractérisent par le fait que toutes les nervures du champ costal des ailes sont simples. Les nervures Radiale (R) et Sous-costale (Sc) ne sont pas fusionnées à l’apex des ailes, mais réunies par une nervure transverse. Les femelles pondent des œufs qui seront fixés à la végétation par un long pédoncule. Leurs larves campodéiformes possèdent des crochets canaliculés plus longs que ceux des Hémérobes et des tubercules sur l’abdomen et sont prédatrices des pucerons, tout comme les adultes. Les Chrysopidés sont d’ailleurs utilisés comme auxiliaires en agriculture biologique. Au contraire des larves d’Hémérobiidés, les larves de Chrysopidés se camouflent avec les restes de leurs aliments ou d’autres débris. Les chrysopes sont connus pour entrer dans les habitations à l’automne afin d’y hiberner. Ils sont cosmopolites.

Chrysophore (Chrysophora) n. f. (Du gr. khrusos, or et pherein, porter). Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéidés. Ce magnifique scarabée de Colombie et du Pérou, est utilisé par les Indiens pour orner leurs colliers. Ex. Chrysophora chrysochloa.

Chrysopolomidés (Chrysopolomidae) n. m. pl. [African slug caterpillar moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Zygaénoïdes.

Chrysops n. m. (Du gr. khrusos, or et opsis, organe visuel). Genre d’Insectes Diptères Brachycères Tabanidés. Ce petit taon piqueur se reconnaît notamment par ses yeux verts.

Chrysoptine n. f. Constituant de la salive que l’on trouve chez les taons du Genre Chrysops. C’est une substance, ayant la même fonction que l’apyrase que l’on retrouve chez la plupart des Arthropodes hématophages. Elle inhibe l’agrégation plaquettaire du sang des vertébrés (hémostase) afin de faciliter la succion. Voir aussi Apyrase.

Chylifique (vésicule) adj. (Du gr. khulos, suc et du lat. facere, faire, fabriquer). Voir Vésicule chylifique.

Chyromyidés (Chyromyidae) n. m. pl. [Chyromyid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Sphaerocéroïdes.

Cibarium ou Cybarium n. m. (Du lat. cibarius, nourriture et -arium, suffixe pour lieu, place). [Cibarium]. Syn. Cavité buccale. Voir Cavité buccale. Voir aussi Intestin antérieure et Salivarium.

Cicadaire adj. (Du lat. cicada, cigale). Qui ressemble à la cigale.

Cicadelle (Cicadella) n. f. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Hémiptères Auchénorrhynques Cicadomorphes. Ce sont des Insectes qui possèdent un rostre leur servant à se nourrir de la sève des végétaux. Les cicadelles émettent des sons grâce à un organe abdominal. Elles constituent normalement la seule famille des Cicadellidés. Du fait de leur ressemblance, le terme de Cicadelle est toutefois utilisé pour d’autres Familles comme celle par exemple des Flatidés ou des Cercopidés. Ex. La cicadelle blanche, Metcalfa pruinosa (Hémiptères Fulgoroïdes Flatidés). La cicadelle de l'aster, Macrosteles quadrilineatus (Hémiptères Membracoïdes Cicadellidés). La cicadelle de l’aulne, Aphrophora alni (Hémiptères Cercopoïdes Aphrophoridés). La cicadelle de la betterave, Circulifer tenellus (Hémiptères Membracoïdes Cicadellidés). La cicadelle de la pomme de terre, Empoasca fabae (Hémiptères Cicadellidés). La cicadelle de la vigne, Scaphoideus titanus (Hémiptères Cicadellidés). La cicadelle des grillures de la vigne, Empoasca vitis (Hémiptères Cicadellidés). La cicadelle écumeuse (ou spumeuse ou philène), Philaenus spumarius (Hémiptères Cercopoïdes Aphrophoridés). La cicadelle verte, Cicadella viridis (Hémiptères Cicadellidés).

Cicadellidés (Cicadellidae) n. f. pl. [Leafhoppers]. Famille d’Insectes Hémiptères Auchénorrhynques Cicadomorphes Cicadoïdes (ou Clypéorrhynches Membracoïdes). Ce sont des insectes sauteurs comptant près de 20.000 espèces. Cette Famille se distingue par leurs tibias postérieurs carénés longitudinalement et pourvus d’épines mobiles, ce qui permet des les distinguer des Cercopidés auxquels elle ressemble. Leur tête triangulaire ou large ne porte que deux ocelles. Ce sont d’excellents sauteurs, ce qui leur permet d’échapper à leurs prédateurs. Le dimorphisme alaire y est développé et on rencontre des adultes brachyptères ou au contraire macroptères. Les cicadelles peuvent produire un son grâce à un organe abdominal. Cela leur permet d’attirer leur partenaire sexuel. Elles sont cosmopolites et considérées comme nuisibles aux cultures. Syn. Jassidés (selon NCBI).

Cicadelloïdes (Cicadelloidea) n. f. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Cicadomorphes ne comptant que la Famille des Cicadellidés. Ils n’ont pas de tégulas. Leurs pattes postérieures sont sauteuses avec des tibias longs portant longitudinalement deux rangées d’épines, ce qui les distingue des Cercopoïdes qui ne présentent qu’une à deux longues épines sur les tibias postérieurs. Syn. Jassoïdes.

Cicadette (Cicadetta) n. m. (Du lat. cicada, cigale). [Cicada]. Genre d’Insectes Hémiptères Cicadidés à la cymbalisation aigüe à peine audible. Ex. La cigale des montagnes, Cicadetta montana.

Cicadiaires n. m. pl. 1. Ancien Sous-ordre d’Insectes Hémiptères Homoptères, comprenant les cigales, les fulgores, les cercopes, les cicadelles, etc. On opposait parmi les Homoptères, les Phytophtires (ou Sternorhynques) aux Cicadiaires (ou Auchénorrhynques). // 2. Autre nom des insectes Homoptères Auchénorrhynques. Voir Auchénorrhynques.

Cicadidés (Cicadidae) n. m. pl. (Du gr. kiccos, membrane et ado, chanter). [Cicadas]. Famille d’Insectes Hémiptères Auchénorrhynques Cicadomorphes Cicadoïdes, comprenant les cigales et genre voisins. On en connait environ 2.500 espèces. Leur corps est large à l’avant et pointu à l’apex. On distingue trois ocelles sur leur tête. Les chants des mâles, destinés à attirer les femelles, sont produits par la vibration d’un organe stridulatoire (la cymbale ou timbale) situé de chaque côté de la partie ventrale du premier segment abdominal. La cymbale est une membrane convexe qui peut se déformer rythmiquement, jusqu’à 900 fois à la seconde chez certaines espèces, de par les contractions d’un muscle. Le son produit sera amplifié par la présence d’un résonateur, une vaste poche d’air (la chapelle) située sur l’abdomen. Les Cicadidés se distinguent des Tibicinidés par la présence de cymbacalyptes (ou étouffoirs) qui sont des volets cuticulaires de protection des cymbales. Les femelles fendent l’écorce des arbres avec leur ovipositeur pour y pondre leurs œufs. Leurs larves aux pattes antérieures fouisseuses sont souterraines et se nourrissent de racines de végétaux. Cette vie larvaire souterraine peut durer chez certaines espèces d’Amérique du Nord jusqu’à 17 ans (dans le Genre Magicicada). Les adultes sucent la sève des arbres sur lesquels ils vivent. Ils sont cosmopolites.

Cicadoïdes (Cicadoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Cicadomorphes regroupant les Familles des Cicadidés, Platypédiidés, des Tettigarctidés et des Tibicinidés. On y recense près de 1200 espèces. Leurs antennes sont insérées entre les yeux composés bien espacés (elles ne sont donc pas sous les yeux comme chez les Fulgoroïdes). Le flagelle de leurs antennes courtes est composé de 5 articles qui se reduisent petit à petit vers l’apex. Ils portent 3 ocelles. Leur tentorium est complet. La nervation de leurs ailes membraneuses est relativement complète. Ils possèdent des appareils auditifs complexes pouvant capter les sons qu’ils émettent au moyen de différents organes. Ce sont des Hétérométaboles. Ils sont cosmopolites mais mieux représentés dans les régions tropicales ou subtropicales du globe. 

Cicadomorphes (Cicadomorpha) n. m. pl. (De cicadidé et du gr. morphê, forme). Infra-ordre d’Insectes Hémiptères regroupant des insectes tous phytophages, aux antennes insérées entre les yeux avec un pédicelle non dilaté, ce qui les distingue des Fulgoromorphes. Ce sont les cigales au sens large. D’ailleurs cet Infra-ordre regroupe environ 26.000 espèces dont 20.000 espèces de Cicadellidés. Il regroupe les Super-familles des Cercopoïdes, des Cicadelloïdes (ou Jassoïdes), des Cicadoïdes et des Membracoïdes. Selon une ancienne class. il s’agissait d’un Infra-ordre d’Insectes du Sous-ordre des Hétéroptères de l’Ordre des Hémiptères. Selon SITI, il s’agit d’un Infra-ordre d’Insectes du Sous-ordre des Auchénorrhynques de l’Ordre des Hémiptères. Cependant, pour certains auteurs (NCBI), suite à l’évolution de la classification, ce groupe devrait être renommé Clypéorrhynches (Clypeorrhyncha). Syn. senior selon NCBI Clypéorrhynches.

Cicadule (Cicadula) n. f. Genre d’Insectes Hémiptères Cicadellidés que l’on trouve en Europe. Ex. Cicadula frontalis.

Cicindèle (Cicindela) n. f. (Du lat. Cicendela, ver luisant). [Tiger beetle]. Genre d’Insectes Coléoptères, Carabidés, utiles à l’agriculture, car ils détruisent les limaces et les larves phytophages. Le record de vitesse de déplacement au sol est détenu par une cicindèle australienne, Cicindela hudsoni qui se déplace à près de 9km/h (2,49 m/s). Ex. La Cicindèle champêtre, Cicindela campestris. La Cicindèle des Alpes, Cicindela gallica. La Cicindèle des forêts ou Cicindèle des bois, Cicindela sylvatica. La Cicindèle germanique, Cicindela germanica. La Cicindèle hybride, Cicindela hybrida.

Cicindélidés (Cicindelidae) n. f. pl. Ancienne Famille d’Insectes Coléoptères Adéphages mesurant 10 à 20 mm, dont la cicindèle en est le type. On en connait près de 2.500 espèces. Aujourd’hui la majorité des auteurs s’accorde à dire qu’il s’agit d’une Sous-famille de Carabidés et on devrait donc parler de Cicindelinae. A la différence des carabes, leurs antennes filiformes sont insérées en avant de la tête au dessus de leurs mandibules longues et fortement dentées. De plus, leur tête est normalement aussi large, sinon plus large que leur pronotum (Chez le carabe la tête est moins large que le pronotum) et leurs élytres sont dépourvus de sillons longitudinaux ou de lignes de points. Les cicindèles portent de gros yeux saillants qui leur confèrent une excellente vue. Comme les carabes, larves et adultes sont carnassiers. On les trouve généralement sur des terrains ensoleillés et sablonneux. Certaines espèces sont cependant nocturnes. Les cicindèles courent et vol rapidement. Les larves creusent dans la terre des galeries pouvant atteindre 50 cm de profondeur, où elles guettent les proies. Elles présentent sur leur 5ème segment abdominal des crochets leur permettant de s’ancrer à leur terrier de l’extrémité duquel seuls leurs yeux émergent. Elles se nymphosent dans leur puit qui aura été préalablement obturé. Ex. La Cicindèle champêtre, Cicendela campestris.

Cidarie n. f. Nom vernaculaire donné au Lépidoptère du genre Dystroma. Ex. La cidarie roussâtre (Dystroma truncata).

Cigale n. f. (Du prov. Cigala, lat. cicada). [Cicada]. Nom usuel d’un Insecte Hémiptère Cicadidé. Les cigales qui ont un corps massif, sont en général de couleur brune. Leurs deux petits yeux noirs à facette sont globuleux très écartés, nettement séparés. Leurs quatre ailes membraneuses, plus longues que le corps, sont brunes transparentes en forme de losange avec une nervation très visible. Leurs pattes sont poilues, ce qui leur permet de se coller aux branches. Elles vivent sur les arbres, dont elles puisent la sève. En été, dès que la température est suffisamment élevée (environ 22°C), les mâles font entendre un bruit strident et monotone avec leurs cymbales. Le son ainsi émis est compris entre 120 et 600 hertz. Le record du son le plus fort chez les cigales est détenu par une cigale africaine, Brevisana brevis, dont le chant atteint 106,7 décibels. Après l’accouplement, les femelles pondront environ 800 œufs chacune, dans l’écorce des branches à l'aide de l'ovipositeur situé à l'extrémité de leur abdomen. Quatre semaines, plus tard, les œufs éclosent et les larves se laisseront alors tomber sur le sol pour s’y enfouir. Un mécanisme original de gouttières abdominales leur permet d'utiliser leur urine pour ramollir la terre. Si les adultes vivent en moyenne 5 à 6 semaines, leurs larves par contre vivent en général plusieurs années sous terre (4 ans pour Lyristes plebujus). La larve d’une espèce de cigale de l’est des États-Unis vit dix-sept ans sous terre (Genre Magicicada). Les cigales détiennent ainsi des records de longévité. Au printemps, dès que la température atteint environ 17 degrés, les larves sortent pour se chrysalider. Elles se transformeront en cigale pour consacrer le dernier mois et demi de sa vie à la reproduction. Elles abondent dans la région méditerranéenne. Ex. La cigale de l’orne, Cicada orni. La cigale des montagnes, Cicadetta montana. La cigale plébéienne, Lyristes plebejus. La cigale rouge, Tibicina haematodes. La grande cigale néotropicale, Quesada gigas. Voir aussi Cicadidés.

Cigarier n. m. [Cigarette beetle]. Nom usuel donné aux Insectes Coléoptères Curculionoïdes Attélabidés ou Curculionidés qui découpent puis roulent les feuilles des arbres à la manière d’un cigare pour y pondre leurs œufs. Ex. Le cigarier de la vigne, Byctiscus betulae. Le cigarier du bouleau, Deporaus betulae. Voir Attélabe, Byctiscus et Rhynchite.

Ciidés (Ciidae) n. m. pl. [Minute tree-fungus beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Ténébrionoïdes. Ils se distinguent par le fait que leur corps est cylindrique, allongé et de couleur noire. Ils sont de petite taille (inférieur à 6 mm). Leur tête n’est pas visible du dessus. Ils ont une massue antennaire de trois articles séparés. Leur formule tarsale est 4.4.4. Le quatrième article tarsal est plus allongé que les autres. Ils sont mycétophages. Syn. Cisidae ou Cioidae selon Fauna Europaea. Ex. Cis boleti Scopoli.

Cil n. m. [Cilium]. Syn. de poil. Voir Poil.

Cilié, e adj. [Ciliate]. Qui est pourvu de nombreuses soies, de poils, de cils.

Cimbicidés (Cimbicidae) Leach, 1817 n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Symphytes (a l’abdomen largement soudé au thorax) Tenthrédinoïdes. Ces tenthrèdes peuvent évoquer des abeilles non velues. Elles ont un corps trapu. Leurs antennes assez courtes ont au mieux 7 articles et présentent une massue différenciée. Leur gros abdomen est convexe dorsalement mais aplati sur le dessous. Leurs larves sont phytophages. Ex. Cimbex luteus L.

Cimeliidés (Cimeliidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Amphiesmenoptères Lépidoptères Glossates Néolépidoptères Hétéroneures Ditrysiens Obtectomera Cimelioïdés.

Cimelioïdés (Cimelioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens ne comptant que la Famille des Cimeliidés Axiidés (Selon NCBI). Syn. Axioidea

Cimicidés (Cimicidae) n. m. pl. [Bed bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Cimicomorphes Cimicoïdes, hématophages, dites communément « punaises des lits ». Leur activité est plutôt nocturne. Ces punaises sont ectoparasites des mammifères dont l’homme mais également des chauves-souris et des oiseaux dont elles sucent le sang. Ils peuvent consommer plus de 5 fois leur poids en sang et ils peuvent rester plusieurs mois sans manger. On en connait près de 80 espèces. De forme plate et ovale, elles sont généralement de couleur brun-jaunâtre, roussâtre ou brune. Leur tête prognathe porte un rostre situé sur sa face inférieure. Les ocelles sont absents. Leurs antennes formées de 4 articles sont développées et visibles en vue dorsale. Leur scutellum est peu développé. Les ailes sont vestigiales. Les Cimicidés ont pour particularité de pratiquer une copulation extragénitale. Le mâle injecte son sperme dans un organe spécialisé, l’organe de Ribaga, duquel il sera diffusé dans la cavité générale du corps, l’hémocèle, d’où il atteindra les ovarioles. Ex. La Punaise des lits, Cimex lectularius L.

Cimicoïdes (Cimicoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Cimicomorphes comprenant les Familles des Cimicidés, des Anthocoridés, des Lasiochilidés, des Lyctocoridés, des Nabidés et des Plokiophilidés et des Polycténidés.

Cimicomorphes (Cimicomorpha) n. m. pl. (De cimicidé et du gr. morphê, forme). [Thaumastocorid bugs]. Infra-ordre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères comprenant les Super-familles des Cimicoidea, des Joppeicoidea, des Miroidea, des Reduvioidea, des Thaumastocoroidea et des Tingoidea.

CINZ, Abréviation de Code international de nomenclature zoologique. Voir Code international de nomenclature zoologique.

Circulation lacunaire, [Lacunary circulation]. Circulation du sang, ou plus exactement de l’hémolymphe, chez les insectes consistant à ce que ce dernier soit aspiré par le cœur et projeté vers la tête et circule de l’arrière vers l’avant tombant dans la cavité générale puis revenant au cœur. A l’inverse des vertébrés, la circulation vasculaire (où les vaisseaux permettent la circulation du sang vers les organes) est remplacée par une circulation lacunaire où le sang, prenant le nom d’hémolymphe pour les Insectes, est aspiré par ce vaisseau, pour être projeté vers la tête. Il existe cependant des exceptions chez les Diploures et quelques Ephéméroptères, où le « sang » est à la fois propulsé vers l’avant et vers l’arrière du corps. Voir aussi Appareil circulatoire.

Circulation sanguine, (Circulation : du lat. circumducere, contourner). [Circulation]. Le mouvement du « sang » des Insectes s’effectue par la contraction régulière des parois du « cœur » situé dans le vaisseau dorsal. Le vaisseau dorsal est un tube ouvert aux deux extrémités, qui court tout le long du corps sous le tégument du dos. En général, les contractions du « cœur » forcent le « sang » à se déplacer vers l’avant du tube, d’où il sort pour rejoindre la cavité du corps (cavité générale). Le sang des insectes est un liquide particulier, l’hémolymphe. Celle-ci ne possède pas de cellules semblables aux globules rouges des vertébrés. En revanche, elle contient des cellules équivalentes aux globules blancs. L’hémolymphe circule dans les pattes en allant vers les tarses par la face antérieure des pattes et remonte vers le corps en passant par leur surface postérieure. Il circule dans les ailes au travers les nervures longitudinales en allant de la base vers l’apex et en revenant par le champ postérieur de l’aile. Cette circulation dans les ailes, les pattes et les antennes s’effectue au moyen d’organes pulsatiles situés à leur base que l’on nomme ampoules ou « cœurs accessoires ». Voir aussi Appareil circulatoire, Cœur, Hémocèle et Hémolymphe.

Cire n. f. (Du lat. cera). [Wax]. 1. Substance lipidique, molle, composée de cérides, fabriquée par les glandes cirières situées dans l’abdomen des abeilles uniquement chez l’ouvrière. Leur sécrétion se présente sous forme d’écailles de cire qui apparaissent au niveau des sternites abdominaux. Elles sont récoltées par les pattes postérieures qui les ramènent vers mandibules. Chaque abeille rassemble et malaxe plusieurs écailles et les utilise pour construire les alvéoles de leur ruche. La cire peut servir à divers usages : cierges d’église, cire à modeler, cire à parquet. Certaines cochenilles comme Coccus cacti (Coccidae) peuvent également produire de la cire (voir aussi Cixiidae). Voir aussi Adipocyte, Cellules épithéliales, Ecaille de cire, Glandes cirières et Œnocyte. // 2. Substance recouvrant le tégument des Insectes. Voir Couche de cire.

Cire cuticulaire, [Wax layer]. Voir Couche de cire.

Cire de cornicule, Voir Cornicule.

Ciré, e adj. [Waxed]. Enduit de cire ou de cirage.

Cirer v. tr. [Wax]. Enduire de cire ou de cirage.

Cirier,-ière adj. n. 1. Celui qui travaille la cire. // 2. Qui produit de la cire. Ex. Arbre à cire ; les abeilles cirières. // 3. Nom vernaculaire d’une abeille ouvrière qui produit la cire.

Ciron n. m. Nom commun d’un insecte xylophage, Anobium striatum, Coléoptère Bostrichoïde Anobiidé, appelé également petite vrillette. On parle à leur propos de meubles cironnés.

Cisidés (Cisidae) n. m. pl. Syn. Ciidés selon Fauna Europaea. Voir Ciidés.

Citron n. m. [Common brimstone]. Nom usuel d’un Lépidoptère Piéridé, Gonepteryx rhamni, aux ailes anguleuses d’un beau jaune. Il existe un fort dimorphisme sexuel entre le mâle et la femelle. Le mâle présente une large tache orange aux ailes antérieures, alors que la femelle est uniment jaune pâle.

Cixiidés (Cixiidae) Spinola, 1839 n. m. pl. [Planthoppers]. Famille d’Insectes Hémiptères Auchénorrhynques Fulgoromorphes Fulgoroïdes. Ils ne mesurent que quelques millimètres de long. Le dernier article de leur rostre est bien plus long que large. Leurs ailes antérieures sont transparentes et disposées en toit au repos. Les nervures de leurs ailes antérieures sont souvent tachetées. Ils possèdent des glandes abdominales qui secrètent de la cire. Certaines espèces sont vectrices de virus. Ex. Cixius nervosus L.

Clade n. m. (Du gr. klados, rameau, branche). [Clade]. Groupe monophylétique d’animaux ou de plantes. Toutes les espèces d’un clade ont une origine commune. Ils présentent la même organisation générale, mais plusieurs degrés de perfectionnement (grades) marquant des étapes dans une direction évolutive définie. Les organismes regroupés au sein d’un clade en constituent le taxon. Voir aussi Groupe monophylétique et Taxon.

Cladiopsocidés (Cladiopsocidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Psocoptères Psocomorphes Epipsocètes.

Cladisme n. m. [Cladism]. Théorie selon laquelle, les êtres vivants doivent être classés uniquement selon leur lien de parenté et non pas selon leurs ressemblances morphologiques (ce qui correspond à la méthode phénétique). Seul doit être pris en compte la phylogénie et l’arbre phylogénétique c'est-à-dire l’origine de chaque espèce. Cela permet de déterminer des groupes monophylétiques (ou clades) c'est-à-dire des groupes d’individus ayant des ancêtres communs. Syn. Classification Cladistique, Classification Phylogénétique, Systématique Phylogénétique, Méthode cladistique. Voir aussi Evolutionnisme, Classification Cladistique et Classification Phylogénétique.

Cladistique n. f. [Cladistics]. Théorie de la classification phylogénétique consistant à comparer des taxons entre eux en fonction de leur parenté dans un cadre évolutionniste. Cette méthode part d’hypothèses de parenté et procède par orientation temporelle des caractères observés (caractère primitif vers caractère dérivé). Un caractère partagé avec un groupe éloigné est supposé primitif, ancestral (donc sans intérêt), alors qu’un caractère différent est supposé dérivé et permet donc de déterminer une apomorphie potentielle. On établit ensuite les différents arbres de classification possibles. Actuellement, tous les niveaux taxinomiques vont vers une plus grande précision grâce au travail réalisé par ces études cladistiques et phylogénétiques. Voir aussi Apomorphie, Systématique, Phylogenèse.

Cladistique (classification) adj. Voir Classification Cladistique.

Cladogenèse n. f. (Du gr. klados, rameau, branche et genesis, naissance, origine). [Cladogenesis]. Mode de spéciation, où une espèce souche donne naissance à une nouvelle espèce. Il y a alors accroissement de la diversité biologique. Contr. Anagenèse.

Cladogramme n. m. [Cladogram]. Diagramme montrant des relations de parenté entre différents taxons. C’est donc un arbre phylogénétique cladistique. Un cladogramme n’est cependant pas un arbre évolutif et ne peut donc permettre d’établir un scénario évolutif.

Clairon n. m. Nom vernaculaire des Coléoptères Cléridés. Ex. Le clairon commun, Trichodes alvearius. Le Clairon des abeilles, Trichodes apiarius. Le Clairon des fourmis ou Thanasime, Thanasimus formicarius. Le Clairon porte-croix, Opilo mollis. Voir Cléridés.

Clambidés (Clambidae) Fischer, 1821 n. m. pl. [Fringe-winged beetles, Minute beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Scirtoïdes (ou pour certains Dascilliformes Eucinétoïdes). On en connait près de 70 espèces. Ils ne mesurent pas plus de 3mm. Leur corps est ovale et convexe. Les antennes sont composées de 10 articles et la base du scape est située près de l’œil. Leur massue antennaire ne comporte que deux articles. Ils portent un scutellum. Leurs élytres sont pubescents. Leurs ailes postérieures sont longuement frangées. Leurs hanches postérieures sont dilatées et masquent une partie du premier sternite. Leurs tarses sont tous tétramères. L’abdomen présente 5 à 6 sternites. Ils vivent dans les matières en décomposition. Beaucoup ont pour habitude de se rouler en boule quand ils sont dérangés. Les larves ont une tête prognathe, des antennes de 3 articles et des pattes de 5 articles. Elles ne portent pas d’urogomphes. Syn. Calyptomeridés selon SITI.

Clasper n. m. [Clasper(s)]. Organe copulateur des Insectes mâles. Voir aussi Appareil génital.

Classe n. f. (Du lat. classis, classe). [Class(es)]. Subdivision de l’embranchement (ou du phylum), rassemblant tous les êtres ayant en commun une série de caractères précis. Plusieurs Classes peuvent être réunies en une Super-classe. Une Classe regroupe plusieurs Sous-classes qui elles-mêmes regroupent plusieurs Super-ordres qui eux-mêmes regroupent plusieurs Ordres, etc. Ex. La Classe des insectes, des mammifères, etc. Selon des recherches phylogénétiques récentes, il semblerait que la Classe traditionnelle des Insectes, soit en fait une branche de la Classe des Crustacés.

Classification n. f. (Du lat. classis, classe et ficare, faire). [Classification(s)]. Action de répartir les espèces vivantes, végétales ou animales en catégories hiérarchisées, selon leurs caractères communs les plus significatifs ou pour certain de leur parenté. La classification permet donc principalement de connaître le degré de parenté entre espèces. Concernant les insectes, Aristote fut le premier à donner une base en distinguant les insectes Ptères (ailés) de ceux qui sont Aptères (sans ailes) et en présentant une distinction basée sur les pièces buccales des broyeurs par rapport aux suceurs. À partir du milieu du XVIIème Swammerdam puis Ray proposent un classement basé sur la présence ou l’absence de métamorphoses. Mais c’est Liné qui est à l’origine du système de classification actuel proposé en 1735. À partir de cette époque de nombreuses améliorations y ont été apportées notamment par Fabricius, Latreille, Duméril, Leach, Burmeister, Brauer. De 7 Ordres d’insectes retenus par Liné, on est passé à une classification de 30 à 33 Ordres selon le système retenu. La classification généralement suivie est actuellement celle de Kristensen en 1981, revue par Minet et Bourgoin en 1986, revue par Bourgoin seul en 1996 puis revue par Bitsch et Bitsch en 2000, revue par Wheeler et al. en 2001. Cette classification est basée sur la méthode phylogénétique, méthode prédominante depuis l’apparition de la génétique. Voir Classification phylogénétique.

Classification Cladistique, Système de classification qui s’appuie essentiellement sur les groupes monophylétiques (ou clades). Cette méthode de classification a été mise au point par l’entomologiste Allemand Willi Hennig en 1950. Elle consiste, lors de l’établissement d’un cladogramme, à regrouper les individus ayant un caractère dérivé (apomorphe) commun (synapomorphe), dans une branche graphique dichotomique commune de ce cladogramme, ce qui permet de caractériser un groupe monophylétique. Seuls les caractères spécialisés partagés, doivent être pris en compte pour l'établissement des relations de parenté. Dans la classification cladistique, on considère que les caractères primitifs (ou plésiomorphes), même partagés (symplésiomorphes) n'apportent aucune information. Une autre règle, qui est celle du principe de parcimonie, consiste à retenir parmi les cladogrammes celui qui comporte le moins de pas, c'est-à-dire le moins de transformation de caractères. Cette règle tient du postulat que la nature est économique.

Classification contemporaine des Arthropodes. Elle repose principalement sur la base des analyses moléculaires et il s’agit donc d’une classification phylogénétique. Elle fait des Insectes (Hexapoda) un groupe-frère des Malacostracés et les réunit donc à l'ensemble des Crustacés en un gigantesque taxon, très diversifié, celui des Pancrustacés. On peut retrouver ces systèmes de classification moderne sur Internet. Il existe notamment, le site de SITI, de NCBI et de Fauna Europaea. Leurs adresses sont respectivement : http://www.cbif.gc.ca pour la faune Nord Américaine ; http://www.faunaeur.org concernant la Faune Européenne. http://www.ncbi.nlm.nih.gov qui est un système public de classification et de nomenclature. Voir aussi Classification phylogénétique, Fauna Europaea, SITI et NCBI.

Classification Phénétique, Voir Phénétique.

Classification traditionnelle des Arthropodes. Basée sur des traits phénotypiques (ce qui correspond à la méthode de classification phénétique) et des préférences nutritionnelles, cette classification oppose principalement les Chélicérates (Xiphosures, Arachnides, ...) aux Mandibulates (ou Antennates) ; parmi ces derniers, on distingue trois Classes : Les Crustacés (2 paires d'antennes ; essentiellement aquatiques et à respiration branchiale) ; Les Insectes (1 paire d'antennes ; Hexapodes, adaptation à la vie terrestre, respiration trachéenne) et les Myriapodes (nombreux segments à appendices). On peut voir au sein des Mandibulates, une distinction entre Crustacés et Uniramés.

Classification traditionnelle des Insectes. La classification traditionnelle des Insectes est celle basée sur les travaux de Liné dont le système reste le fondement de la classification moderne. Ce système est principalement basé sur une analyse comparée des caractères morphologiques des espèces (ce qui correspond à la méthode de classification phénétique). De nombreuses améliorations ont par la suite été apportées par Fabricius, Latreille, Duméril, Leach, Burmeister et Brauer. De 7 ordres d’insectes retenus par Liné, on est passé à une classification de 30 à 33 ordres selon le système retenu. Cette méthode de classification a tendance à disparaître au profit de la classification phylogénétique et cladistique.

Classification, Minet et Bourgoin des Insectes. Avec l’apparition de la génétique, il est apparu que les phylogénies basées sur l’ADN diffèrent des phylogénies basées sur l’analyse morphologique. Joël Minet (Professeur au Muséum d’Histoire naturelle au service des Lépidoptères Hétérocères) et Thierry Bourgoin (Directeur adjoint des collections au Muséum d’Histoire Naturelle à Paris), ont donc proposé une nouvelle classification en 1986 prenant en compte la filiation des espèces qui est le reflet de l’évolution des êtres vivants, soit la phylogenèse. C’est une des bases utilisée actuellement pour classifier les insectes. Cette base a été revue par Bourgoin seul en 1996 puis par Bitsch et Bitsch en 2000, puis revue par Wheeler et al. en 2001. Voir Cladisme et Classification Phylogénétique.

Classification Phylogénétique. [Phylogenetic classification]. Système de classification systématique des êtres vivants, remplaçant la classification traditionnelle (qui est celle de la classification phénétique) selon laquelle les êtres vivants doivent être rapprochés suivant leurs liens de parenté, sans tenir compte de leurs ressemblances morphologiques. Une des grandes évolutions de l'approche phylogénique est que cette classification bouleverse les classifications fixistes comme celles développées par Liné. La classification binomiale de Liné était basée sur l'adage que toutes les espèces sont apparues en même temps et que celles-ci étaient fixes. Alors que la classification phylogénétique illustre les principes d'évolution et de parenté des espèces, sans tenir compte des ressemblances morphologiques. Cette méthode de classification, quand elle se base sur l’analyse morphologique, distingue donc les caractères primitifs (ou plésiomorphes) des individus, de leurs caractères évolués (ou apomorphes). Les concepteurs de cette classification sont appelés les cladistes. Mais quand cette classification se base sur les analyses de l’ADN, on constate souvent des divergences avec la méthode cladistique. La classification phylogénétique des Insectes, n’est à ce jour pas stabilisée et il existe de nombreuses divergences sur les systèmes de classement de certains insectes. Voir aussi Arbre phylogénétique, Cladisme et NCBI, Nomenclature et Systématique.

Clastopteridés (Clastopteridae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Hémiptères Euhémiptères Clypéorrhynches Cercopoïdes.

Claustrum n. m. [Claustrum]. Système d’accrochage des ailes antérieures et postérieures chez les tétraptères leur permettant de synchroniser leurs mouvements alaires. Syn. Couplage des ailes. Voir Couplage des ailes.

Clavellaire n. f. Nom usuel d’un Insecte Hyménoptère Tenthrédinidés du Genre Cimbex dont la larve vit sur les saules, les bouleaux et se défend en projetant un liquide verdâtre. Ex. La clavellaire fémorale, Cimbex femorata ou la clavellaire jaune, C. lutea.

Claver v. tr. Mettre en serrage un soutènement ou un remblai contre le toit. Construire à claveaux consiste à mettre de part et d’autre de la clef de voute des pierres appelées claveaux afin d’effectuer le serrage d’une arche.

Clavicorne adj. (Du lat. clava, massue et cornu, corne). Dont l’extrémité de l’antenne est élargie en massue. Voir Antenne clavicorne.

Clavicornes (Clavicornia) n. m. pl. Groupe biologique renfermant des Insectes Coléoptères, comprenant tout ceux dont les antennes sont élargies en massue à leur extrémité (Ex. coccinelle, dermeste, etc.).

Claviforme adj. (Du lat. clava, massue et forma, forme). [Club-shaped, Claviform]. 1. Se dit de l'antenne des insectes clavicornes, lorsqu'elle est élargie en massue à son extrémité. Voir aussi Capitule. // 2. Chez les Lépidoptères Noctuidés, le terme fait référence à la forme d’une des trois taches alaires caractéristiques des ailes antérieures, ressemblant à une massue. Les deux autres étant appelées orbiculaire et réniforme. La forme et la couleur de leur tache est utilisée en systématique pour les identifier.

Clavigère (Claviger) n. m. (Du lat. clava, massue et gerere, porter). Genre d’Insectes Coléoptères, aveugles, aux élytres atrophiés, entretenus par les fourmis du Genre Lasius à cause de la sécrétion sucrée de leurs poils dorsaux. Ex. Claviger testaceus, qui possède une glande sous ses élytres atrophiés qui sécréte un liquide que les fourmis lèchent (liquide myrmécotrophique).

Clavus n. m. (Du lat. clava, massue). [Clavus]. 1. Massue antennaire. // 2. Chez les Hémiptères Hétéroptères, région postérieure de l'hémélytre (aile antérieure). Le clavus forme avec la corie dont il est séparé par une suture, la partie basale, coriacée de l'hémélytre. La partie apicale de l’hémélytre étant membraneuse. Le clavus est situé prés du scutellum (ou écusson) et son bord postérieur vient d’ailleurs s’emboiter lorsque l’aile est au repos dans les rainures du scutellum. Voir aussi Corie. // 3. Chez certains Hyménoptères Parasites, renflement situé à l’extrémité des nervures Radiales des ailes antérieures. // 4. Chez les Lépidoptères, prolongement arrondi ou digitiforme situé près du saccus, l’un des constituants en forme de sac des genitalia mâles.

Clef dichotomique, [Dichotomous key]. Système utilisant une série d’énoncés distinctifs permettant d’identifier une espèce au sein d’un Ordre, d’une Famille ou d’un Genre ou même de groupes intraspécifiques. La clé donne successivement une série de deux choix à travers des caractères morphologiques opposés, dont les réponses successives finiront par déterminer l’identification correcte. Syn. Clé de détermination.

Clénie (Chlaenius) n. f. Genre d’Insectes Coléoptères Carabidés à la forme aplatie, vivant au bord des eaux dont le nom usuel est clénie. Ex. Chlaenius vestitus. La clénie velouté Chlaenius velutinus. La clénie à antenne noire, Chlaenius nigricornis.

Cléonine (Cleoninae) n. m. Sous-famille d’Insectes Coléoptères Curculionidés dont le genre Cleonis (Cleonus) est le type. Ces charançons ont un rostre épais. Les larves de ces grands charançons attaquent diverses racines, notamment la betterave et la carotte.

Clepte (Cleptes) n. m. (Du gr. klepton, voleur). Genre d’Insectes Hyménoptères de la Famille des Chrysididés possédant une tarière, parasite des larves de tenthrède. Ex. Cleptes semiauratus.

Cleptobiose n. f. (Du gr. klepton, voleur et bios, vie). [Cleptobiosis, Kleptobiosis]. Fait pour certaines colonies de fourmis du genre Crematogaster ou Megalomyrmex, par exemple, de vivre à proximité de colonies d’autres espèces plus grandes afin d’y soustraire de la nourriture (cleptoparasitisme). Ce comportement permet d’éviter de perdre de l’énergie dans le fourragement. En Europe, la fourmi Messor capitatus vole ainsi les graines récoltée par Messor minor. Ce phénomène de vol de nourriture peut se pratiquer même au sein d’une même espèce (Ex. Ectatomma ruidum). Voir aussi Lestobiose, Parabiose, Plésiobiose, Xénobiose et Myrmécocleptie.

Cleptoparasite n. m. (Du gr. klepton, voleur, para, à coté de et sitos, nourriture). [Cleptoparasite, Kleptoparasite]. Insecte qui dérobe les proies capturées par d’autres. Ex. Le Céropale, Insecte Hyménoptère Aculéate Pompilidé, qui vole aux pompiles (Hyménoptères Aculéates Pompilidés), les araignées qu’ils ont capturé afin d’y pondre leurs œufs desquels naitront des larves qui s’en nourriront. La larve de l’abeille coucou, Melecta albifrons (Förster) vit aux dépens des anthophores (voir Melecta). Les larves de certains Coléoptères Méloïdés vivent dans les nids d’abeilles et se nourrissent de leur miel (voir Triongulin).

Cleptoparasitisme adj. [Cleptoparasitism, Kleptoparasitism]. Fait de dérober les proies capturées par d’autres.

Cléridés (Cleridae) Latreille, 1802 n. m. pl. [Checkered beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Cléroïdes, dont les individus sont appelés communément « clairons ». Ce sont des carnassiers. On en connait près de 3.500 espèces. Ils mesurent entre 2,5 et 45 mm. Leur corps allongé et cylindrique, aux bords parallèles, est velu, vivement coloré ou avec des éclats métalliques (bleu, vert, rouge, brun ou noir). Ce sont des malacodermes (corps mou). La tête assez grosse porte des yeux saillants. Le quatrième article de leur palpe maxillaire et/ou le troisième article de leur palpe labial est souvent sécuriforme (en forme de fer de hache). Beaucoup ont des antennes courtes claviformes (en massue), mais ces dernières peuvent être aussi filiformes ou serrulées. Celles des mâles de certaines espèces sont fortement ramifiées. Les antennes possèdent 11 articles. Leur pronotum allongé et cylindrique est caractéristiquement plus étroit que les élytres à sa base. Mais surtout, ils n’ont jamais de vésicule exsertile (qui passe pour être une glande odoriférante) sur le pronotum ou l’abdomen ce qui permet de les distinguer des Mélyridés (ex. Malachius bipustulatus) qui portent parfois ces glandes. Les élytres qui peuvent être striés, montrent de petites fosses et ne laissent jamais découvert plus de deux tergites. Les hanches des pattes antérieures sont grandes et coniques ou cylindriques. Leur formule tarsale est 5-5-5. Le deuxième et troisième article de leurs tarses sont lobés (cordiformes) et pourvus ventralement d’une brosse de soie. Les 1er et 4e articles étant plus courts et quelquefois difficiles à distinguer. Les griffes sont simples ou avec 1 ou 2 dents. L’abdomen montre 5 ou 6 sternites visibles. Le genre type de cette Famille est le Clerus. Les adultes sont le plus souvent prédateurs mais ils mangent aussi le pollen des fleurs. On les rencontre surtout sur le feuillage des arbres et des plantes ligneuses, parfois sur les charognes ou dans les matières animales entreposées (où ils peuvent faire des dégâts). Les femelles pondent au plus une quarantaine d’œufs sous l’écorce des arbres. Leurs larves campodéiformes, souvent colorées, et parfois velues, vivent dans le bois où elles sont sont prédatrices des larves d’autres insectes xylophages, mais aussi des nids d’abeilles et de guêpes, etc. Elles portent quelquefois de petits urogomphes. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout dans les régions chaudes du globe. Ex. Clerus mutillarius.

Cléroïdes (Cleroidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Polyphages Cucujiformes regroupant les Familles suivantes : Acanthocnemidés, Attalomimidés, Chaetosomatidés, Cleridés, Mauroniscidés, Melyridés, Metaxinidés, Phloiophilidés, Phycosecidés, Prionoceridés, Trogossitidés (ou Trogositidés ou Ostomidés, ou Temnochilidés).

Cléthrophage n. m. et adj. [Cletrophagous]. Qui se nourrit de denrées entreposées, de graines sèches. Certains Ténébrionides sont cléthrophages. On parle de saprophage s’il s’agit de matières organiques en fermentation telles que l’humus, le fumier, etc., (Ex. Embioptères), de coprophage s’il s’agit d’excréments (Ex. Scarabée bousier), de nécrophages s’il s’agit de cadavres (Ex. les dermestes) et de détritiphages s’il s’agit de résidus de végétaux (Ex. larves de moustiques). Voir aussi Granivore et Séminivore.

Clipper v. Chez les abeilles (Hyménoptères Apidés), action consistant à couper une partie de l’aile antérieure des reines au début de la ponte afin de l’obliger à rester près de la ruche et à ne pas accompagner l’essaim. Cette action est à l’origine de l’adage : « on lui a coupé les ailes ». Voir aussi Essaimage.

Cloaque n. m. (Du gr. klyzein, laver). [Cloaca]. Poche située à l’extrémité du proctodeum dans laquelle débouchent l’anus et les gonopores chez certains insectes. Ex. Le rectum des fourmis s’ouvre dans un cloaque. Voir aussi Rectum.

Clone n. m. (Du gr. klon, pousse). [Clone]. Ensemble des individus au génome identique obtenu par reproduction asexuée (ou parthénogénétique) ou par multiplication cellulaire. Chez les Hémiptères Aphididés, les femelles parthénogénétiques vivipares donnent naissance directement à des clones, de jeunes larves qui leur sont génétiquement identiques.

Clothodidés (Clothodidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Embioptères, ayant une forme longue et cylindrique. Leurs pièces buccales sont de type broyeur mais les mâles ne se nourrissent pas. Leurs yeux sont petits. Les antennes portent de 10 à 35 articles. Leurs pattes courtes comportent des glandes séricigènes au niveau des tarses. La femelle recouvre ses œufs de soie et de détritus. Elle peut régurgiter la nourriture pour nourrir sa progéniture. Il s’agit donc d’une sorte de trophallaxie. Ils sont cosmopolites.

Clou scolopal, [Scolopale]. Elément du scolopidium attaché à la partie souple de la cuticule qui oscillerait sous l’influence des vibrations mécaniques ou sonores. Ce clou scolopal joue le rôle d’une corde vibrante qui permet de transmettre les vibrations au système nerveux. Voir aussi Appareil auditif, Scolopidium et Tympan.

Clunium n. m. (Du lat. clunes, fesse, croupe). [Clunium]. Chez les Psocoptères, sternites abdominaux fusionnés. Il s’agira des sternites 8 à 10 chez les femelles et 9 à 10 chez les mâles.

Clusiidés (Clusiidae) n. m. pl. [Clusiid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Opomyzoïdes.

Clypéo-labrale (suture) adj. [Labral suture, Clypeolabral suture]. Suture séparant le labre du clypéus.

Clypéorrhynches (Clypeorrhyncha) n. m. pl. (De Clypeus, bouclier et du gr. rhynkhos, groin, bec). Syn. de Cicadomorphes employés par quelques auteurs et notamment le site internet NCBI. Dans l’ordre des Hémiptères, taxon d’Insectes qui avec les Néohémiptères forment le taxon des Euhémiptères. Voir Cicadomorphes.

Clypeus n. m. (Mot lat. signif. bouclier). [Clypeus(ei)]. Pièce qui recouvre en partie les pièces buccales. Elle est située sur la partie inférieure de la tête de l'insecte, en dessous du front, et séparée de lui par la « suture » fronto-clypéale. Le labre est attaché sur le clypéus. Les deux sclérites peuvent être fusionnés (Ex. cône buccal des Thysanoptères). On trouve de chaque côté du Clypéus deux condyles craniaux correspondant aux articulations des mandibules quand celles-ci sont présentes. Chez les Odonates, le clypéus est divisé en deux parties par une suture transverse permettant de distinguer l’antéclypeus et le postclypeus. Syn. Epistome. Voir aussi Tête.

Clyte (Clytus) n. m. (Du gr. klutos, célèbre). Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés. La larve de ce capricorne creuse des galeries dans le bois, même ouvré. Ex. Le clyte arqué, Plagionotus arcuatus. Le clyte bélier, Clytus arietis. Le clyte des champs, Clytus ruricola.

Clytre (Clytra) n. f. (Du gr. kleithron, clôture). Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Chrysomélidés, aux couleurs vives, dont la larve fait un fourreau de ses excréments. Ex. La clytre des saules, Clytra laeviuscula.

Cneoglossidés (Cneoglossidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Byrrhoïdes.

Coalescence n. f. (Du lat. coalescere, croître avec). [Coalescence]. Union ou rapprochement de deux éléments voisins, dits coalescents.

Coalescent, -e adj. [Coalescent]. Qui résulte de l’union ou du rapprochement de deux éléments voisins. Ex. Les yeux des Aeschnidés (Odonates Anisoptères) sont coalescents.

Coaptation n. f. (Du lat. coaptere, ajuster). [Coaptation]. Ajustement morphologique réciproque de deux organes indépendants. Ce peut être le cas pour les élytres de certains Coléoptères qui s’unissent par coaptation, au niveau des sutures par un dispositif à tenon et mortaise assurant ainsi leur rigidité au repos. Les pièces buccales de certains insectes piqueurs peuvent aussi se coapter. La coaptation peut également avoir lieu entre deux individus de sexe opposé. Le couplage des ailes (ou claustrum) des Lépidoptères est une coaptation également. Voir Claustrum.

Coarctée (nymphe) (pupa coarctata) adj. (Du lat. coartatio, action de serrer, de réunir), [Coarctate]. Un des trois types de nymphes. Ici l’enveloppe extérieure de la nymphe est constituée par la dernière peau larvaire (ou puparium) qui se durcie afin de lui apporter une protection. Cette enveloppe forme un tonnelet sclérifié caractéristique chez les Diptères supérieurs, les Cyclorrhaphes. Voir Pupa coarctata. Voir aussi Nymphe.

Coccidés (Coccidae) n. m. pl. [Soft scales, Tortoise scales, Wax scales]. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes, dont les cochenilles font partie. Il en existe près de 8.000 espèces dans le monde. On les observe le plus souvent quand ils sont fixés aux végétaux. La présence de fumagine sur les feuilles permet de les repérer. Leur coloration est très variable. Leurs antennes composées de 1 à 13 articles portent de nombreux organes sensoriels. Les femelles sont comme chez toutes les cochenilles aptères et demeurent larviformes et de ce fait sédentaires. Certaines sont même apodes, leur conférant ainsi le même aspect que les larves (on parle alors de néoténie), sauf chez les espèces hypogées (qui se développent sous terre). Leurs pièces buccales de type piqueur-suceur sont situées ventralement au milieu de la première paire de pattes (sternorhynques). Les mâles adultes se présentent eux, sous l’aspect de petits insectes diptères (une seule paire d’ailes à nervation réduite sur le mésothorax), sans yeux composés, avec un cou marqué, à antennes longues. Ils peuvent cependant être aptères. Quand ils sont ptères, le métathorax porte une paire de balanciers appelés hamulohaltères. Ils sont d’une taille beaucoup plus petite que les femelles. Ils n’ont pas de pièces buccales (atrophiées). Ne pouvant s’alimenter, ils ne vivent que 1 à 2 jours, juste le temps de s’accoupler. Les tarses sont composés d’un seul article (2 chez le Genre Matsucoccus sp.). Les stigmates abdominaux sont absents. Leur anus est recouvert dorsalement de deux plaques triangulaires. Les Coccidés sont des insectes immobiles ou peu mobiles. Leur corps peut être recouvert d’une secrétion cireuse formant un bouclier contre les prédateurs. Ces sécrétions peuvent prendre la forme d’étoiles, de graines ou encore de lichen ou avoir un aspect filamenteux ou farineux. Ce sont des phytophages exclusifs, suceurs de sève (opophages). Leur reproduction est bisexuée. Toutefois la parthénogenèse (thélytoque, facultative ou arrhénotoque) est observée chez de nombreuses espèces. Ces modes de reproduction peuvent parfois même coexister (Ex. Lecanium du cornouiller, Parthnolecanium corni). Quelques espèces sont aussi hermaphrodites (Ex. La « Cochenille australienne », Icerya purchasi). Les coccidés peuvent être univoltins ou multivoltins. Ils sont paramétaboles. Ils sont cosmopolites. Ex. Parthenolecanium corni. Voir aussi Cochenille et Paramétabole.

Coccidiphage n. m. et adj. [Coccidivorous]. Qui se nourrit de cochenilles.

Coccinelle (Coccinella) n. f. (Du lat. coccinus, de couleur écarlate). [Ladybird]. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Coccinellidés. Les coccinelles sont appelées communément « Bêtes à bon Dieu » car ce sont de bons auxiliaires des cultures. Effectivement leurs larves dévorent notamment les pucerons. Elles sont utilisées dans le contrôle biologique des Insectes et Acariens nuisibles. Quand on les inquiète, elles exsudent une matière à l’odeur âcre qui repousse certains prédateurs. Ex. La coccinelle à 2 points, Adalia bipunctata. La coccinelle à 7 points, Coccinella septempunctata. La coccinelle à 13 points, Hippodamia tredecimpunctata. La coccinelle à 14 points, Coccinula quatuordecimpustulata. La coccinelle à 22 points, Thea vigintiduopunctata. La coccinelle asiatique, Harmonia axyridis. La coccinelle ocellée, Anatis ocellata. La coccinelle zébrée, Neomysia oblongoguttata.

Coccinelle-Tortue à deux taches n. f. [Kidney-spot ladybird beetle]. Nom vernaculaire de Chilocorus renipustulatus, Coléoptère de la Famille des Coccinellidés.

Coccinellidés (Coccinellidae) n. f. pl. [Ladybird beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes dont la coccinelle en est le type. On en connait près de 5.000 espèces. Ils mesurent entre 1 et 10 mm. Ce sont des Coléoptères de forme circulaire, bombés, avec un corps luisant et des teintes vives. Ils sont fréquemment bicolores (ex. livrée aposématique rouge et noir). La tête est en partie cachée par le pronotum. Les antennes courtes de 7 à 11 articles n’atteignent pas le pronotum et portent une petite massue à l'extrémité. Le dernier article du palpe maxillaire est sécuriforme (en forme de fer de hache). Les pattes sont terminées par des tarses de quatre articles (formule tarsale 4.4.4) mais seuls trois sont visibles (tarses cryptotétramères). Les pattes peuvent se replier dans des sillons abdominaux. Leur articulation peut exsuder un liquide répulsif les rendant toxiques ou au moins de mauvais goût pour les prédateurs. La femelle colle ses œufs aux plantes. Leurs larves de type campodéiformes sont allongées, souvent verruqueuses ou épineuses, mesurant 8 à 10 mm. Elles ne portent pas d’urogomphes. Les nymphes ressemblent à des fientes d’oiseau. Les Coccinelles sont voraces et dévorent quantité de pucerons et sont de ce fait d’utiles auxiliaires des cultures. Certaines sont cependant herbivores. Il existe d’ailleurs deux Sous-familles, celle des Coccinellinae dont les individus sont tous prédateurs et celle des Epilachininae dont les individus sont tous phytophages. Ils sont cosmopolites. Ex. Chilocorus bipustulatus L.

Coccoïdes (Coccoidea) n. m. pl. [Scale insects, Mealybugs]. Super-famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques comprenant environ 7.000 espèces, regroupant les Familles des Aclerdidae, Conchaspididae, Dactylopiidae, Diaspididae, Lecanidae et des Margarodidae. Ils sont appelés usuellement cochenilles. Les femelles sont toujours aptères. Les mâles ne possèdent généralement qu’une seule paire d’ailes. Les pattes, lorqu’elles sont présentes, ne présentent qu’un seul article avec une seule griffe. Il arrive que leur corps soit recouvert par une sécrétion cireuse qui constitue un bouclier. Les cochenilles ont une reproduction qui peut être sexuée ou parthénogénétique (thélytoque et arrhénotoque). Voir aussi Cochenille et Parthénogenèse.

Cochenillage n. m. Bain de cochenille pour teindre en écarlate.

Cochenille n. f. (De l’espagnol cochinilla). [Cochineal(s)]. Nom usuel d’un Insecte Hémiptère Sternorhynque de la Famille des Coccidés. Apparues il y a 140 Millions d’années vers le milieu du Mésozoïque, les cochenilles sont les plus évoluées des Hémiptéroïdes, phytophages exclusifs, suceurs de sève (opophages). Les cochenilles sont caractérisées par un extrême dimorphisme sexuel. Les femelles sont comme chez généralement toutes les cochenilles aptères et demeurent larviformes. Elles ont un développement amétabole (ayant en général deux mues). Les mâles se présentent eux, sous l’aspect de petits insectes diptères, sans yeux composés, sans cou marqué, à antennes longues et à l’extrémité de l’abdomen s’ornant souvent d’un prolongement cireux. Les cochenilles sont de grandes productrices de sécrétions tégumentaires, de bouclier, ayant pour rôle de les protéger contre les prédateurs. Ces sécrétions sont faites surtout de cires ou de laque leur conférant une forme d’étoile, de graine, ou de lichen. Elles peuvent aussi avoir un aspect filamenteux ou farineux. Leur développement, dit paramétabolien, se rapproche plus du type holométabolien. La plus connue, la cochenille du nopal (Dactylopius cacti) fournit une teinture rouge magnifique, le carmin. Mis à part cette dernière, elles sont en général considérées comme nuisibles, notamment aux cultures pour les mêmes causes que les pucerons : épuisement de la sève de la plante hôte, toxicité de la salive, inoculation de virus. Elles sont souvent associées aux fourmis (symbiose) et la lutte contre les cochenilles doit être le plus souvent une lutte anti-fourmis. Les cochenilles étaient appelées autrefois « Poux des plantes ». Syn. Coccidés. Voir aussi Coccidés.

Cochenille à carapace ou cochenille bouclier, Voir Diaspis.

Cochenille farineuse, [Grasshouse mailybug]. Nom usuel d’un Insecte Hémiptère de la Famille des Pseudococcidés, Pseudococcus affinis. Voir Pseudococcus.

Cochenille farineuse des citrus, Nom usuel de Planococcus citri (Hémiptère Pseudococcidé).

Cocheniller v. a. Récolter la cochenille. Teindre avec de la cochenille.

Cochenilline n. f. Principe colorant de la cochenille. On dit aussi carmine et coccine.

Cochonnet n. m. Chenille du sphinx Chaerocampa qui vit selon l’espèce sur le gaillet ou sur la vigne.

Cochylis n. f. (Du gr. konkhulion, coquille). Nom usuel d’un Insecte Lépidoptère de la Famille des Tortricidés, très répandus en France, dit plus communément Cochylis de la vigne (Eupoecilia (Clysia Clysiella) ambiguella appelé aussi Conchylis ambiguella cochylis). Il existe une variante de cochylis qui est Conchylis. Ex. Conchylis omphucelia également appelé Teigne de la vigne. Voir aussi Teigne de la vigne.

Cocon n. m. (Du gr. kokkos, graine). [Cocoon(s)]. Etui protecteur construit par la larve mature de nombreux insectes juste avant la nymphose. Il est entièrement ou en partie constitué à base de soie. La fabrication de cocon est relativement commune chez les Lépidoptères nocturnes. A l’intérieur du cocon se trouve la chrysalide. Le cocon du ver à soie est formé de plusieurs couches appelées vestes. Tous les Névroptères tissent un cocon de soie. Par contre il est rare chez les Coléoptères. On en rencontre toutefois chez les Chrysomélidés du genre Ophraella. Les Siphonaptères construisent également des cocons lors de leur troisième stade larvaire. Chez les Hyménoptères, on constate que si les Symphytes tissent assez communément des cocons au moyen de leurs glandes labiales, cette construction est beaucoup plus rare chez les Parasites. Lorsqu’elle existe chez ces derniers, ce sont les tubes de Malpighi qui secrètent la soie tissée. Ainsi, les Hyménoptères Apocrites Parasites chalcidiens fabriquent des cocons. La fabrication de cocon existe aussi chez quelques Hyménoptères Apocrites Aculéates, tels que les Bethylidés. Cette fabrication se fait alors au moyen de leurs glandes labiales. Voir aussi Nymphe et Chrysalide encoconnée.

Coconnage n. m. Exécution du cocon par le ver à soie.

Coconner v. intr. Faire son cocon, en parlant d’une larve.

Coconnière n. f. Lieu de stockage des cocons de ver à soie.

Code International de Nomenclature Zoologique (CINZ), Code rédigé par la Commission Internationale de Nomenclature Zoologique, dont la dernière version (4ème édition) a été publiée en 2000. La première version est parue en 1958, mais on connait des tentatives précédentes jusqu'à un siècle auparavant. Ce code définit et édicte les règles d'élaboration et de priorité qui doivent être appliquées à propos des noms scientifiques attribués aux organismes animaux. Une des règles de ce code est la règle de priorité qui indique que le nom valable est le premier à avoir été attribué en fonction de la date de publication de la description de l’espèce. Exception faite de la synonymie, qui consiste à ce que le nom ait déjà été utilisé pour une espèce voisine. C’est alors le deuxième nom qui devient valide. S’il y a synonymie et absence de deuxième nom, c’est la personne qui s’est rendu compte de la synonymie qui peut attribuer un nouveau nom valide. Mais il existe de nombreuses autres règles que celle de la priorité. Voir aussi Binominale, Nomenclature, Systématique et Taxinomie.

Coecum n. m. (Du gr. koilôma, creux). [Coecum]. Poche ou tube aveugle. Ce terme est utilisé à propos des appendices s’ouvrant dans le canal alimentaire à la jonction de l’intestin antérieur et moyen. Voir aussi Caecum.

Coelambus Thomson, 1860 n. m. Ancien genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Dytiscidés. Ce petit dytique est commun dans les mares de France. On parle désormais du genre Hygrotus. Syn. senior valide Hygrotus.

Coelomate n. m. ou adj. (Du gr. koilos, cavité, creux et du lat. –atus, caractérisé par). [Coelomate]. Il s’agit plus d’un terme descriptif qu’un terme de classification phylogénétique. Il désigne les Animaux pourvus d’un cœlome, c’est-à-dire d’une cavité corporelle d’origine embryonnaire. Tous les animaux pluricellulaires, à l’exception des Spongiaires, des Cnidaires et des Cténaires, sont des Coelomates, aussi bien les Vertébrés que les Annélides ou les Insectes. Les Arthropodes sont des Eucaryotes, Opisthocontes, Métazoaires, Eumétazoaires, Bilatériens, Coelomates, Protostomiens, Ecdysozoaires, Panarthropodes (selon NCBI).

Cœlome n. m. (Du lat. koilôma, partie creuse). [Coelom]. Cavité générale du corps de l’embryon, bordée par le mésoderme qui en forme la membrane, et dans lequel baignent les organes internes. Le cœlome a été creusé dans le mésoderme qui s’est lui même formé après la gastrulation de l’embryon. Le cœlome va alors se scinder en plusieurs petites cavités. Les métamères correspondront alors à la répétition tout le long du corps (de la tête à l’anus) de la même organisation cellulaire autour d’une paire de cavités cœlomiques. Voir aussi Mésomère et Métamère.

Cœlomoducte n. m. (Du lat. koilôma, partie creuse et ductus, conduit, de ducere, conduire). [Coelomoduct]. Tube reliant le cœlome et plus particulièrement les néphridies (organes excréteurs) à la surface externe du corps chez certains invertébrés (notamment les Annélides et les Mollusques). On trouve ce tube urinaire dans les reins céphaliques des Thysanoures. Chez les Onychophores et les Mollusques, en plus de cette fonction d’excrétion, le coelomoducte peut jouer un rôle dans la fonction reproductive.

Coelopidés (Coelopidae) n. m. pl. [Seaweed flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Sciomyzoïdes dont le genre Coelopa en est le type. Le coelope est un moucheron vivant sous les laisses de mer. Il est halophile (fréquente les milieux salés). Ex. Coelopa pilipes ou mouche du varech.

Coenagriidés (Coenagriidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Odonates Zygoptères. On les distingue des Caloptérygidés par le fait qu’une suture incomplète sépare l’épimère I de l’épisterne III. Leur ptérostigma (épaississement du bord costal de l’aile) est aussi long que large. On les distingue des Platycnémididés par le fait que leurs cellules discales sont trapézoïdales. Chez les Platycnémididés, elles sont à peu près rectangulaires.

Coenagrionidés (Coenagrionidae) Kirby, 1890 n. m. pl. (Du gr. koino-, coeno-, commun et agrios, sauvage). [Narrow-winged damselflies]. Famille d’Insectes Odonates Zygoptères. On en connait près de 100 représentants. Il s’agit de demoiselles grêles dont beaucoup sont bleues claires avec des dessins foncés. Les mâles sont cependant de manière générale plus vivement colorés que les femelles. Ces dernières sont plutôt grisâtres ou verdâtres. Leurs ailes pédonculées, repliées au dessus de l’abdomen au repos, sont hyalines avec des nervures denses. On ne distingue toutefois que deux nervures anténodales. La base de la troisième nervure médiane (M3) est plus proche du nodus que de l’arculus (ce qui permet de les distinguer des Lestidés chez qui cette base est plus proche de l’arculus). Leur ptérostigma est court et quadrilatéral. On les distingue des Platycnémididés par le fait que leurs cellules discales sont à peu près trapézoïdales. Chez les Platycnémididés, elles sont rectangulaires. Ce sont de mauvais voiliers. Les tibias de leurs pattes ne sont jamais dilatés. Les femelles utilisent une sorte de tarière pour découper une fente dans la tige d’une plante aquatique et y pondre un paquet d’œufs. Leurs larves aquatiques ont un masque court et présentent trois branchies filamenteuses. Elles peuvent égalemenr respirer à travers leur cuticule. Cette famille est cosmopolite. Ex. L’agrion jouvencelle, Coenagrion puella.

Coenagrionoïdes (Coenagrionoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Odonates Zygoptères regroupant les Familles des Coenagrionidés, Isostictidés, Platycnémididés, Platystictidés, Protoneuridés et des Pseudostigmatidés.

Coenaletidés (Coenaletidae) Bellinger 1985 n. m. pl. Famille de Collemboles Entomobryomorphes Actalétoïdes comprenant 2 genres : Actaletes et Spinactaletes. Leur tête est hypognathe. Leurs segments abdominaux III et IV sont soudés. On les trouve dans les Caraïbes et en Indonésie.

Coenaletoïdes (Coenaletoidea) n. m. pl. Super-famille de Collemboles Poduromorphes ne comptant que la famille des Coenaletidés.

Coenogénétique adj. (Du gr. koino-, coeno-, commun et genêtikos, propre à la génération). Relatif à un caractère génétique nouveau acquis lors du développement larvaire alors qu’il était inconnu chez l’adulte.

Coenonympha n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères de la Famille des Satyridés (ou Nymphalidés Satyrinés) dont la chenille vit sur les graminacées. Ex. Coenonympha inornata ou « satyre fauve ».

Cœur n. f. (Du lat. cor, cordis, organe de la circulation sanguine). [Heart(s)]. On peut appeler cœur tout segment contractile et moteur permettant de faire circuler le sang ou l’hémolymphe d’un animal. Chez les Invertébrés, il résulte de la spécialisation d’un vaisseau. Chez les Insectes, il s’agit de la partie postérieure du vaisseau dorsal unique et tubulaire ouvert à ses deux extrémités et dont les parois se contractent régulièrement au rythme de soixante battements par minute quand l'animal est au repos. On a pu mesurer des battements de 100 à 140 par minute chez des Lépidoptères Sphingidés en période d’activité. Ce nombre de battement est passé à 40 à 50 pendant le repos. C’est la partie du tube située à l’arrière du corps de l’insecte, dans l’abdomen, qui est appelé « cœur ». Il sert à ramener le sang, l’hémolymphe, vers la partie antérieure du corps (sauf chez les Diploures et quelques Ephéméroptères, où le « sang » est à la fois propulsé vers l’avant et vers l’arrière). Le cœur est divisé en chambres de 7 à 11 ventricules (ou ventriculites) ayant chacune deux ouvertures ou ostioles permettant à chaque chambre de communiquer entre elles. Au sein de ses communications un système de valvules empêche le sang de refluer. Les parois du cœur se contractent régulièrement grâce à la présence de muscles aliformes (en forme de losange, comme une aile). Ces muscles sont arrangés de façon segmentaire et bordent chaque côté de la cavité péricardique. Leur contraction change la forme de la cavité péricardique et le mouvement du flux sanguin se fait conjointement à l'ouverture et à la fermeture des ostioles. La contraction débute à l’extrémité postérieure du vaisseau dorsal en aspirant le sang présent dans la cavité générale ou hémocèle. L’hémolymphe remplit alors le vaisseau dorsal et se propage vers l’avant du segment contractile qu’est le cœur (péristaltisme). Voir aussi Appareil circulatoire, Aorte, Circulation lacunaire, Circulation sanguine, Corps cardiaques et Vaisseau dorsal.

Cœur accessoire, Voir Ampoule 2.

Cœur copulatoire, Nom donné à la figure formé par les Odonates lors de leur accouplement. Elle consiste à ce que le mâle saisisse la femelle, grâce à ses appendices anaux derrière la tête, chez les Anisoptères et sur la partie supérieure du prothorax, chez les Zygoptères. La forme des zones d’accrochage chez les Zygoptères qui coïncident parfaitement, sont étudiées par les odonatologues pour identifier les espèces. Chaque espèce ayant son propre système d’accrochage, toute tentative d’accouplement avec une espèce différente est vouée à l’échec. La femelle recourbe son abdomen pour amener ses organes copulateurs (situés sous les segments 8 et 9) en contact avec ceux de son partenaire (situés eux, sous le deuxième segment). Le cœur copulatoire est alors formé. Avant l’accouplement, le mâle transfert ses spermatozoïdes dans un organe secondaire situé dans le deuxième segment abdominal. Si les pièces copulatrices des mâles sont situées sous le deuxième segment abdominal, ses organes génitaux sont situés eux sous le neuvième. Cet accouplement peut durer longtemps notamment quand le mâle procède avant de transférer son sperme au nettoyage de la cavité spermatique de la femelle, cela dans le but d’éliminer l’éventuel présence de sperme d’un concurrent et d’accroitre ses chances de paternité. Il s’agit cependant d’une fécondation indirecte car les spermatozoïdes ne vont pas féconder immédiatement la femelle mais sont stockés par celle-ci. Cet accouplement peut se faire en vol. Ce sera notamment le cas chez les Libellulidés. Cependant la plupart des espèces forment ce cœur copulatoire en étant posées sur un support. Voir aussi Odonates.

Coévolution n. f. [Coevolution]. Evolution interdépendante de deux ou plusieurs espèces ayant une relation écologique. Ce peut être le cas par exemple entre une espèce végétal et un insecte où l’un ne saurait exister sans l’autre. Voir aussi Radiation.

Coït n. m. (Du lat. coitus, aller ensemble, réunion). [Coition]. Acte de la copulation proprement dite, de l’accouplement. Voir aussi Reproduction.

Colaspidème (Colaspidema) n. f. (Du gr. kolos, tronqué et aspis, bouclier). Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Chrysomélidés. Ex. Colaspidema barbarum. Cette petite chrysomèle méditerranéenne est la principale ravageuse de la luzerne. Elle s’attaque également au trèfle, au persil, au haricot et à la pomme de terre. Elle est également appelée communément « Négril » ou « Babotte ».

Coléophore adj. (Du gr. koleos, étui, fourreau et phorêin, porter). Voir Larve Coléophore.

Coléophore (Coleophora) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Coléophoridés. La chenille de cette petite teigne vit dans un fourreau à l’intérieur des feuilles des arbres fruitiers ou des pins à partir desquels elle se développe.

Coléophoridés (Coleophoridae) n. f. pl. [Casebearer moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Géléchioïdes dont le coléophore en est le type. Ce sont de petits papillons. Leur tête porte des écailles lisses. Leurs palpes maxillaires sont réduits et repliés par-dessus la trompe. Les palpes labiaux sont bien développés. Ils n’ont ni ocelles, ni chaetosomes. Les antennes sont plus courtes que les ailes antérieures. L’envergure de leurs ailes est comprise entre 6 et 20 mm. Leurs ailes antérieures étroites et frangées ne présentent pas de ptérostigma (épaississement du bord costal). La nervure du secteur de la radiale 4 (Rs4) n’est jamais libre. Leurs ailes postérieures également frangées sont aussi étroites. Les tibias antérieurs portent une épiphyse. La formule de leurs épines tibiales est 0-2-4. Les Tergites 1 à 7 sont pourvus chacun d’une double rangées épineuses. Leurs chenilles sont mineuses de feuilles le plus souvent de graminées et construisent des fourreaux qu’elles déplacent ce qui est à l’origine de leur nom. Ils sont cosmopolites mais on les trouve en plus grand nombre dans l’hémisphère Nord.

Coléoptera n. m. Voir Entomoplastique.

Coléoptères (Coleoptera) Liné, 1758 n. m. pl. (Du gr. koleos, étui, fourreau et pteron, aile). [Beetles]. Ordre d’Insectes Ptérygotes à métamorphose complète (holométaboles). Ils ont pour principale caractéristique d’être pourvus d'ailes postérieures membraneuses pliantes protégées au repos par une paire d'élytres cornés (Ils ont été appelés élytroptères par certains auteurs Latins). Leur corps est bien sclérifié. Leurs couleurs sont ternes ou au contraire vives et métallisées. Ils peuvent mesurer de quelques dixièmes de millimètres à près de 18 cm (Dynastes et Titans). Leur tête est parfois prolongée d’un long rostre. Elle peut être prognathe ou orthognathe. Leurs pièces buccales sont du type broyeur. Quelques Coléoptères sont munis de mandibules très développées, quelque fois garnies d’une ou plusieurs dents. Les palpes maxillaires ont quatre articles. Les palpes labiaux en ont trois. Leurs yeux composés sont bien développés et on ne trouve en général pas d’ocelles. Les antennes, fondamentalement de 11 articles, présentent une très grande diversité de formes (pectinées, lamellées, filiformes, noueuses, claviformes, serricornes, etc.). Ce polymorphisme justifiait les anciens noms de Lamellicornes, Longicornes, Clavicornes, Serricornes, etc. La tête porte également chez certaines espèces de longues cornes. Ces excroissances peuvent aussi être situées sur le pronotum, voir les deux à la fois (ex. Oryctes). Bien que revêtant une multitude de formes, on distingue chez eux un scutum qui ne recouvre que le prothorax. Le reste du thorax (méso- et métathorax) est recouvert par les élytres. Cependant, ventralement les trois segments thoraciques se reconnaissent facilement par les points d’attache des trois paires de pattes. Certains groupes de Coléoptères sont aptères, d’autres sont brachélytres. Les élytres peuvent être lisses, carénées, semées de creux ou au contraire présentent de petites protubérances ou des tubercules. Leurs pattes peuvent être adaptées à la marche, au fouissage ou à la nage. Le dimorphisme sexuel est fréquent. Certains peuvent striduler. Ils peuvent être carnivores, herbivores ou omnivores. Les larves sont généralement campodéiformes, mais on en trouve de toutes autres formes. Certaines larves sont parasites (ex. Dermestidés parasites d’oothèques de mantes, Staphylinidés parasites de Diptères, Lebiidés (ou Carabidés) parasites de Cétoniidés, Méloïdés parasites d’Orthoptères ou d’Hyménoptères). Cela conduit à des cas d’hypermétamorphoses larvaires. On a recensé 170 à 211 Familles selon les classifications, regroupant plus de 2.000 genres et 370.000 à 400.000 espèces, en faisant l’ordre le plus vaste au monde, ce qui représente environ un tiers de l’entomofaune totale actuelle. On estime qu’il existerait entre 0,9 et 2,1 millions d’espèces de Coléoptères sur les 5,5 millions d’espèces d’insectes totales estimées. Ils ont colonisé presque tous les habitats possibles. Cet ordre regroupe 4 Sous-ordres : Adéphages, Archostemates, Myxophages et Polyphages. Syn. Elytroptères. Ex. Bousiers, Buprestes, Cétoines, Charançons, Chrysomèles, Cicindèles, Coccinelles, Dytiques, Hannetons, Longicornes, Lucanes, Scarabées, Scolytes, Staphylins, Taupins, etc.

Coléoptérides (Coleopterida) n. m. pl. Lignée d’Hexapodes (appelés traditionnellement Insectes) représentée par l’Ordre des Coléoptères et des Strepsiptères. Ils sont caractérisés par le fait que les premières valves de l’ovipositeur des femelles soient modifiées ou soudées et que les cerques ne soient pas articulés, ou soient absents. De plus, le vol est assuré par les ailes postérieures, ce qui les distingue des Neuroptérides (Super-ordre réunissant les Mégaloptères, les Névroptères et les Raphidioptères). Ce taxon n’est pas reconnu par SITI, NCBI ou Fauna Europaea.

Coléorrhynches (Coleorrhyncha) n. m. pl. (Du gr. koleos, étui, fourreau et rhynkhos, groin, bec). Sous-ordre d’Insectes Hémiptères ne comptant qu’une seule Famille, celle des Péloridiidés regroupant environ 25 espèces. Ils possèdent des caractères primitifs. Leurs yeux sont proéminents. Leur pronotum (sclérite dorsal du prothorax) porte des expansions latérales. Leur unique paire d’ailes présentes de nombreuses cellules fermées. Syn. sénior Peloridiomorpha (selon NCBI).

Colias n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères de la Famille des Piéridés. La chenille de ce joli papillon couleur jaune-souffre, vit sur les légumineuses. Syn. Phoebis.

Coliade n. f. Nom usuel d’un Lépidoptère de la famille des Piéridés, Phoebis philea.

Collection n. f. [Collection]. Ensemble de spécimens réunis et entretenus à des fins d’étude ou d’exposition. Les insectes sont conservés dans des boîtes spéciales vitrées ou non. Il existe différents formats, toutefois standardisés (29X36 cm ou 26X19 ou 50X39 sur 5 à 8 cm de hauteur). Le fond est tapissé d’une plaque d’émalène (mousse plastique compacte) ou de liège de 1 cm d’épaisseur. On peut y coller un papier ligné pour un alignement plus précis des spécimens. Le couvercle, fixé à la boîte, doit fermer hermétiquement cette dernière. Il n’existe pas réellement de règles en matière de rangement. On peut privilégier l’esthétisme ou procéder par Famille, Genre ou Espèce ou encore établir une collection dite « biologique » en réunissant des insectes ayant un habitat particulier ou une habitude nutritionnelle commune (Ex. les coprophages) ou ayant un caractère commun (ex. Insectes tératologiques). Le classement dans les boites se fait généralement des individus les moins évolués dans la classification vers les plus évolués. Ces boites devront être conservées si possible à l’abri de l’humidité et de la lumière. Il est conseillé d’y placer des fioles de Sauvignet remplies de créosote de hêtre. Voir aussi Entretien des collections.

Collemboles (Collembola) n. m. pl. (Du gr. colle, colle et embolon, saut). [Snow flies, Springtails]. Anciennement considérés comme des Insectes, Classe des Aptérygotes, Sous-classe Podurata, les Collemboles sont un Ordre d’Euarthropodes Hexapodes. D’autres les considèrent comme un Ordre d’Hexapodes de la Classe des Entognathes. La systématique moderne les considère comme une Classe après la Super-classe des Hexapodes. Déjà présents au Dévonien il y a 400 Ma, ce sont les plus anciens Hexapodes connus. Ce sont donc des hexapodes primitifs au développement épimétabole (amétabole). Ils grandissent donc par simples mues. Ils regroupent 18 Familles et 6.500 espèces ne mesurant pas plus de 5 mm (très occasionnellement jusqu’à 9 mm). Comme les Protoures et les Diploures, leurs pièces buccales de type perceur-suceur ou suceur ou broyeur ne sont pas visibles extérieurement car cachées dans une cavité orale formée par des replis latéraux de leur tête (entognathes). Ils n’ont pas d’yeux composés (mais jusqu’à 8 ocelles). Beaucoup d’espèces sont toutefois anophtalmes. Ils ont des antennes généralement composées de 4 articles (parfois 6). Chacun de ces articles possèdent une musculature qui leur est propre. On trouve généralement un organe postantennaire bilatéral qui s’apparente à celui que l’on peut trouver chez les Myriapodes (l’organe de Tömosvary au rôle sensoriel inconnu). Leur corps est en général dépigmenté. Chaque patte porte une subcoxa et une griffe terminale. Ils sont aptères. Ils ne présentent pas de trachées. Ils ont la particularité de respirer à travers leur peau, ce qui explique qu’ils puissent survivre sous l’eau en cas d’inondation. Ils n’ont pas non plus de tubes de Malpighi ce qui est un des éléments qui permet de dire que les Collemboles se rapprochent des Arthropodes primitifs. L’abdomen présente 6 segments. Les Collemboles se séparent aussi des Insectes Ptérygotes par la présence sur ces segments abdominaux, d’appendices spécialisés. Sous le premier segment abdominal, on trouve un organe propre aux collemboles. C’est le tube ventral qui est un organe ventral dit collophore, en forme de petit tube. Ils sont également munis d’un puissant appareil sauteur (organe saltatoire) : la furca qui est repliée sous le quatrième segment de l’abdomen où elle est verrouillée par le tenaculum (ou rétinacle), organe fourchu porté par le troisième segment abdominal. Des muscles la libèrent, projetant le collembole loin de la portée des prédateurs. La furca est constituée de trois parties, le manubrium contenant le muscle fléchisseur du saut, suivi de la dens, puis du mucron. Les orifices génitaux des mâles et des femelles se situent sur le cinquième segment abdominal. L’anus est porté par le sixième segment. Ils n’ont pas de cerques. Ils peuvent résister à de grandes sécheresses par des phénomènes d’anhydrobiose (vie ralentie), mais également résister au froid (jusqu’à -27°) et on les trouve sur les glaciers alpins (Ex. Tetracanthella wahlgreni). On les appelle d’ailleurs communément « puces des neiges » (pour Hypogastrura nivicola) ou « puces des glaciers » (pour celles du Genre Isotoma, telle que Isotoma hiemalis). On les trouve aussi en milieu maritime car ils peuvent résister à une forte salinité (Ex. Anurida maritima). La plupart sont mycétophages, polliniphages ou saprophages. Les Collemboles ont une action bénéfique dans la décomposition de la litière et le sol, où l’on peut parfois en trouver des centaines de milliers dans un seul mètre carré. On estime qu’il peut en exister de 50.000 à 400.000 individus au m2, ce qui en fait les hexapodes les plus prolifiques. Ils sont de ce fait très importants dans l’équilibre de la nature car ils participent à la désintégration de la matière organique et contribuent à la formation de l’humus. Chez tous les Collemboles, les mâles déposent des spermatophores sur le sol, récoltés par les femelles dans leurs ouvertures génitales. Ils sont divisés en trois Sous-ordres, ceux des Arthropléones, des Néelipléones et des Symphypléones ou pour d’autres auteurs en quatre Sous-ordres : Entomobryomorphes, Néelipléones, Poduromorphes et Symphypléones (Selon SITI, NCBI et Fauna Europaea). D’autres auteurs y ajoutent même un cinquième Sous-ordre, celui des Métaxypléones. Ex. Le podure qui en est le type.

Collète (Colletes) n. f. Genre d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Apoïdes, type de la Famille des Collètidés. La collète est une abeille solitaire qui enduit les parois de son terrier sablonneux d’une substance laqueuse. Ex. Colletes cunicularius. La collète commune, Colletes daviesanus.

Collétériques (glandes), Voir Glande Collétérique.

Collétérium n. m. Syn. de glandes collétériques. Voir Glande collétérique.

Collètidés (Colletidae) n. m. pl. [Colletid bees, Plasterer bees, Yellow-faced bees]. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Apoïdes. Elles sont usuellement appelées « abeilles plâtrières » ou « abeilles masquées » ou encore « abeilles à face jaune ». Ces abeilles solitaires sont en général sveltes, foncées ou noires. Leur langue (glosse) est courte (abeilles inférieures), tronquée ou bilobée à l’apex. Les deux premiers articles de leurs palpes labiaux sont cylindriques et semblables aux suivants. Leur labre est transverse (soit plus large que long). Une seule suture antennaire relie la suture fronto-clypéale à l’insertion antennaire. Leur corps pubescent présente même une véritable toison. On trouve trois cellules submarginales sur l’aile antérieure dans la Sous-famille des Colletinae et deux dans celle des Hylaeinae. Si la nervure basale de leurs ailes antérieures est droite ou presque droite, la deuxième nervure récurrente (Rc2) est sinueuse. Le lobe « jugal » de leurs ailes postérieures est plus long que la cellule submédiane. Les tibias et les tarses de leurs pattes postérieures qui servent à transporter le pollen, sont comprimés latéralement. Leur gaster est sessile (sans pétiole). Leurs larves sont melliphages et les adultes constructeurs de nids souterrains. Ils peuvent aussi nidifier dans des tiges sèches ou dans les terriers d’insectes xylophages (Ex. Genre Colletes, Hylaeus). Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout dans l’hémisphère austral.

Collier n. m. [Collar]. 1. Prothorax rappelant la forme d’un collier du fait de sa finesse. Syn. Microthorax, Cou, Cervix. // 2. Chez les Diptères, cou c’est-à-dire toute structure équivalente à une structure attachée au prothorax, ou le prothorax lui-même ou une autre pièce prothoracique (Ex. Antéfurca). // 3. Chez les Coléoptères, partie antérieure étroite du pronotum généralement marquée par un sulcus (sillon). // 4. Chez certains Lépidoptères, synonyme de patagium. Voir Patagium 1. 

Collier peri-oesophagien, Il entoure le tube digestif antérieur ou œsophage. Il permet de relier le cerveau à la chaine nerveuse ventrale et plus exactement les ganglions cérébroïdes à la masse ganglionnaire sous-oesophagienne à partir de laquelle est reliée la chaine nerveuse ventrale. Voir aussi Système nerveux.

Collophore n. m. (Du gr. colla, colle et phoros, qui porte). [Collophore]. Chez les Collemboles, organe qui leur est propre, appelé aussi Tube ventral. Syn. Tube ventral. Voir Tube ventral.

Collophoridés (Collophoridae) n. m. pl. Famille de Collemboles Symphypléones Katiannoïdes. Leur tête porte 4 ocelles par côté. Les femelles portent des appendices subanaux sur leur 6ème segment abdominal.

Collum n. m. (Du lat. collum, cou). [Collum]. Pièce de l'arrière de la tête, correspondant au col. Voir aussi Collier.

Colobathristidés (Colobathristidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Lygaéoïdes.

Coloburiscidés (Coloburiscidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Ephémèroptères Schistonates Heptagénioïdes.

Colon n. m. (Du Gr. kolon, colon). [Colon]. Il présente quelque fois des diverticules permettant d’héberger des organismes symbiotiques. Ils se localisent dans la poche rectale des Termites et aident ces insectes xylophages à digérer la cellulose (Termites inférieurs). Syn. Gros intestin. Voir aussi Intestin postérieur, Symbiote et Termites inférieurs.

Colonial, -e, -aux adj. (Du lat. colonia, colonie). [Colonial]. Les insectes coloniaux sont ceux qui élèvent leur larve sur un site d’élevage commun, un nid ou une galerie. Il s’agit d’un niveau de socialité tout de suite inférieur à celui de la communalité chez lequel on rencontre des insectes où les femelles coopèrent pour apporter des soins aux jeunes mais sans que l’on assiste encore à une spécialisation des tâches comme chez les insectes eusociaux. Les coloniaux se contentent donc d’élever ensembles leurs larves. Il y a des soins parentaux mais non coopératifs. Mais l’existence d’un « nid » ou d’une galerie est déjà un facteur de socialisation important (ce que l’on ne constate pas chez les insectes subsociaux). Ex. Chez les Coléoptères Curculionidés (ou Scolytidés) tel que Scolytus scolytus. Chez les Coléoptères Scarabéidés du genre Copris (Bousiers). Chez les Dermaptères comme les Perces-oreilles où les femelles surveillent les œufs et quelquefois s’occupent également des jeunes jusqu’à leur sortie du nid. Chez la punaise épineuse, Picromerus bidens. Voir aussi Commensal, Communal, Grégaire, Soin aux jeunes, Solitaire, Subsocial et Eusocial

Colonialisme n. m. [Colonialism]. Mode de vie des insectes coloniaux. Voir Colonial. Voir aussi Commensalisme, Grégarisme, Subsocialité et Eusocialité.

Colonici n. m. (Du lat. colonia, colonie). [Colonici]. Dans le cycle de développement des Hémiptères Aphidoïdes Adelgidés, les Colonici sont des pucerons gallicoles de deuxième génération qui ont migré sur un hôte intermédiaire. Les Adelgidés sont des pucerons gallicoles inféodés aux conifères (Ex. Genre Chermes). Leur cycle de développement comprend au moins cinq générations se succédant sur un hôte primaire puis sur un hôte secondaire. La première génération est celle des Fondatrices, la seconde des Gallicoles (dont les migrantes sont appelées Colonici), la troisième des Sistentes (qui sont des exilés aptères), la quatrième les Sexupares qui vont à nouveau migrer (vol de retour) et la dernière les Sexués, desquels seront issues les nouvelles fondatrices.

Colonie n. f. (Du lat. colonia). [Colony]. Ensemble d’individus animaux identiques ou différenciés, issus de la multiplication asexuée d’un même individu initial (oozoïde) sorti d’un œuf et vivant en commun. Dans une colonie, il existe un lien qui rattache les individus qui la compose à un territoire défini. Mais il peut aussi s’agir d’un lien physique qui rattache les individus entre eux. L’existence de ce lien permet de distinguer une colonie d’une simple foule. Les individus appartiennent donc à la même espèce et vivent entre eux, ce qui leur apporte des avantages en matière de défense et de recherche de nourriture. On trouve ces regroupements d’individus chez les insectes sociaux tels que fourmis, termites, abeilles, guêpes, frelons, etc. Mais on peut également parler de colonies à propos des pucerons (Hémiptères). Lorsque les individus qui composent la colonie ont chacun des tâches spécifiques et qu’ils communiquent entre eux, on parle de société. Voir aussi Société, Fondation, Foules et Grégaire.

Colonisation n. f. (Du lat. colonia). [Colonization]. Occupation d’un habitat, d’une niche écologique qui vient de se créer. Si l’occupation concerne un habitat déjà existant, on parle plutôt d’envahissement.

Coloration n. f. [Coloration]. Chez les Insectes la coloration des individus joue plusieurs rôles. Elle a pour premier rôle de leur permettre de se confondre avec leur milieu grâce à une livrée cryptique et donc de mieux se camoufler. Ce camouflage par homochromie avec le milieu se fait aussi bien à l’avantage d’un prédateur qui chasse ainsi à l’affut, que d’une proie qui se soustrait ainsi à la prédation. Les couleurs ont également un rôle dit aposématique dans le but d’alerter les prédateurs éventuels de la toxicité ou de la dangerosité de celui qui la porte. Elles peuvent induire un comportement de fuite pour un prédateur. Ainsi les ocelles des papillons ressemblent à des yeux leurrant le prédateur en lui faisant croire que l’individu attaqué est plus gros qu’il ne le pensait. La couleur joue aussi un rôle dans la régulation thermique. Les insectes sont des poïkilothermes et leur température suit donc celle du milieu où ils vivent. Plus les couleurs sont sombres, plus la captation de la chaleur des rayons solaires est efficace. Enfin, les couleurs arborées par les insectes peuvent servir de signaux sociaux (comme les castes chez les Termites) ou permettre la reconnaissance des sexes (comme chez les papillons du Genre Morpho dans les forêts d’Amérique du Sud). Les insectes dont la coloration est différente en fonction du sexe sont des hétérochromes. On trouve ce phénomène notamment chez les Odonates où l’abdomen des mâles et des femelles n’a pas la même coloration. La coloration peut également jouer un rôle lors des parades nuptiales (Ex. voir Catadioptre en ce qui concerne les mâles Odonates Caloptérygidés). Certains insectes peuvent changer de couleur. Ce sera le cas du Coléoptère Scarabéidé Dysnastes hercules dont les elytres sont noir la nuit et jaune le jour ce qui est due alors à l’humidité ambiante. De même chez les Coléoptères chrysomélidés du groupe des Cassides, les couleurs de certaines espèces évoluent au fil de la vie adulte, ce qui peut être du à un changement d’alimentation mais aussi dans certains cas à une réponse à une pression de l’environnement (P. Jolivet- Insectes 86-1992). Pour les causes de la coloration chez les insectes, voir Pigmentation. Voir aussi Aposématique, Cellules pigmentaires, Cuticule, Ectotherme, Homochromie, Mimétisme, Mue, Oenocyte, Poecilotherme, Sclérification.

Colydiidés (Colydiidae) n. m. pl. [Cylindral bark beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes dont le Colydium en est le type. On en connait près de 1.400 espèces. Ils mesurent de 2 à 12 mm. Leur corps a un aspect général cylindrique avec les côtés plus ou moins parallèles. Ils présentent des antennes de 10 à 11 articles avec une massue de 1 à 3 articles. Leur pronotum est rarement lisse. Leurs élytres sont souvent striés et pubescents mais peuvent être aussi lisses. Leurs tarses sont tous tétramères (4.4.4) terminés par une simple griffe. Ils sont mycétophages ou prédateurs d’autres arthropodes. Ils sont cosmopolites. On les considère aujourd’hui comme une Sous-famille de Zopheridés et on doit parler de Colydiinés. Voir Zopheridés.

Colydium n. m. Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Colydiidés (ou des Zopheridés), de forme allongée, qui dévore les larves de scolytes dans leurs galeries sous l’écorce des arbres. Ex. Colydium elongatum.

Colymbète (Colymbetes) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Dytiscidés. Ex. Le Colymbète brun, Colymbetes fuscus.

Comète n. f. (Du gr. komê, chevelure). [Comet moth]. Nom usuel donné à un Lépidoptère Glossate de la famille des Saturnidés, papillon nocturne de Madagascar, Argema mittrei, dont les ailes se terminent par une traîne deux fois plus longue que chacune de ses ailes. Il peut mesurer ainsi jusqu’à 20 cm de longueur.

Commensal, e, aux n. ou adj. (Du lat. cum, avec, mensa, table et –alis, qui appartient à). [Commensal]. Qui mange à la même table, qui vit auprès de (=inquilin). // Hôte en général. Voir aussi Hôte.

Commensalisme n. m. [Commensalism]. Etat des animaux, dits commensaux, qui vivent à côté d’autres êtres, dits hôtes, en profitant de leurs aliments, mais sans se nourrir comme les parasites, de leur matière organique. L’espèce inquiline stricte (mot signifiant locataire) vit sur son hôte, mais ne profite pas des aliments de l’hôte comme c’est le cas dans le commensalisme. Cependant, dans l’inquilinisme, tout comme dans le commensalisme, l’hôte n’est ni bénéficiaire (sinon mutualisme), ni désavantagé par cette relation (sinon parasitisme). Voir aussi Inquilinisme, Mutualisme, Parasitisme et Symbiose.

Commission Internationale de Nomenclature Zoologique (CINZ), Connue sous le nom Anglais de « International Commission on Zoological Nomenclature (ICZN) », cette commission est celle qui édicte les règles nomenclaturales à respecter et édite le Code International de Nomenclature Zoologique. Elle règle également les litiges nés de description, d’un même taxon aboutissant à des synonymes par exemple.

Communal, -e, -aux adj. (Du lat. communis, général, commun et –alis, qui appartient à). [Communal]. Les insectes communaux sont ceux où les femelles coopèrent pour apporter des soins aux jeunes. Il s’agit d’un niveau de socialité tout de suite supérieur à celui de la colonialité chez lequel on rencontre des insectes qui se contentent d’élever leurs larves sur un même lieu, un nid une galerie, mais sans qu’il y ait coopération pour le soin des jeunes. Dans la communalité, il y a coopération des femelles pour apporter des soins aux jeunes mais sans que l’on assiste encore à une spécialisation des tâches comme chez les insectes eusociaux. Cette notion de communalité est donc très proche de celle de la quasisocialité. Ex. Chez les Coléoptères Staphylinidés du genre Nicrophorus dont les femelles transportent à plusieurs des cadavres d’animaux qu’elles enterrent dans une niche pour y pondre leurs œufs. Chez les abeilles fouisseuses du genre Andrena (Hyménoptères Andrénidés). Voir aussi Colonial, Grégaire, Eusocial, Quasisocial, Soin aux jeunes, Solitaire et Subsocial.

Communalité n. f. (Du lat. communalis, communauté). [Communality]. Mode de vie des insectes communaux. Voir Communal. Voir aussi Colonialisme, Grégarisme, Eusocialité et Subsocialité.

Communauté n. f. [Communauty]. Syn. de biocénose. Voir Biocénose.

Communication n. f. (Du lat. communicare, mettre en commun). [Communication]. Si la communication chez les insectes peut être tactile (par l’intermédiaire des antennes notamment), visuelle (Ex. les Lucioles) ou auditives (Chant d’appel), la base de la communication est toutefois olfactive. C’est celle effectuée par l’intermédiaire des phéromones. La communication peut autant être inter-spécifique (entre espèces différentes) qu’intra-spécifique (à l’intérieur d’une même espèce). On distingue les phéromones (communication entre individus de la même espèce), des allomones (échange de substance chimique entre individus d’espèces différentes toujours positif pour l’espèce émettrice) et des kairomones (émission d’une substance chimique entre individus d’espèces différentes à effet négatif pour l’espèce émettrice). La communication intraspécifique a souvent pour objet la rencontre des sexes, mais a aussi pour but, notamment chez les insectes sociaux, le recrutement afin de se défendre contre un prédateur ou pour la recherche de nourriture. Entre espèces différentes, les chimiorécepteurs interviendront dans le but de localiser un hôte (ce qui intéresse les organismes commensaux, symbiotiques ou parasites) ou une proie. Ex. Coléoptère Staphylin Pella laticolis qui émet une substance chimique (allomone) pour capturer un Hyménoptère Formicidé, Lasius fuliginosus. Il existe aussi une autre forme de communication répandue chez presque tous les ordres d’insectes, y compris les insectes aquatiques qui est celle pratiquée par l’intermédiaire d’ébranlements communiqués au substrat. On connait notamment le cas des fourmis champignonistes, Atta cephalotes, dont la stridulation émise par l’ouvrière pendant le découpage des feuilles est transmise par vibration sur un végétal, ce qui incitera ses congenères à récolter ce même végétal. On parle alors à ce propos de recrutement. Les perles sont également réputées pour leur mode de communication entre mâles et femelles consistant en l’émission d’une sorte de roulement de tambour effectué en frappant leur corps contre une pierre. Voir aussi Chant d’appel, Danse des abeilles, Bioluminescence, Intelligence collective, Stigmergie, Stridulation et Phéromone (Phéromone d’agrégation, incitatrice, d’attraction, d’alarme, de piste, de reconnaissance, de rappel, territoriale, etc.).

Compagnonnage n. m. Méthode de culture pratiquée par des générations de jardiniers avant la venue des pesticides chimiques consistant à cultiver ensemble des plantes dont le voisinage commun apportera à l’une ou l’autre un avantage. Cet avantage peut être de plusieurs ordres : ombre, tuteur, rétention de l’humidité, fertilisation mais aussi action répulsive ou toxique contre des insectes indésirables. Voir aussi Plantes répulsives.

Compétence vectorielle, [Vector competence]. Il y a compétence vectorielle lorsque le vecteur infecté est apte à transmettre son agent infectieux à un hôte vertébré réceptif. Voir aussi Vecteur et Lutte antivectorielle.

Compétition n. f. (De l’anglais competition, rivalité). [Competition]. Concurrence ou rivalité entre individus ou espèces pour l’exploitation des ressources d’un milieu. Ces ressources, objet de la rivalité sont généralement alimentaires, mais peuvent être aussi territoriales ou partenariales. Cette compétition peut être interspécifique (entre espèces différentes) ou intraspécifique (au sein de la même espèce).

Compétition spermatique, Compétition entre les spermatozoïdes de plusieurs mâles pour la fécondation des ovules d’une femelle. Chez les insectes, cette compétition est intense car la spermathèque des femelles permet une conservation durable des spermatozoïdes et de plus ces dernières sont souvent polyandres (elles s’accouplent avec plusieurs mâles). La probabilité de rencontre du sperme de plusieurs mâles au sein de la spermathèque est donc élevée. Selon les espèces, les mâles ont de ce fait développé une multitude de techniques afin de s’assurer d’être le géniteur de la majorité de la progéniture de la femelle. Cela peut consister en la transmission à la femelle d’une substance anti-aphrodisiaque secrétée par la glande paragoniale (ex. chez certains Diptères Culicidés du genre Aedes), d’être le premier à s’accoupler avec les femelles qui viennent d’émerger (protandrie), ou au contraire d’être le dernier à s’accoupler, de se cramponner par différentes adaptations morphologiques à la femelle afin d’éviter de se faire écarter par un rival (amélioration de la préhension obtenue par la fixation des organes génitaux, des tarses ou même des antennes), de rester accroché à la femelle après la copulation pour empêcher l’accès aux autres mâles (ex. chez certains Coléoptères Scarabidés ou Odonates Agriidés, etc.), ou plus simplement de rester aux côtés de la femelle afin d’éloigner les rivaux (ex. chez certains Diptères Scatophagidés), d’effectuer un cadeau nuptial à la femelle (spermatophylax offert par certains Orthoptères, proies offertes par certains Mécoptères Panorpidés), d’effectuer des accouplements multiples avec la même partenaire, de remplir intégralement la bourse copulatrice et/ou la spermathèque, d’utiliser un bouchons à sperme (ou sphragis), de blesser le tractus génital de la femelle lors de l’accouplement (cas des Metaplastes ornatus (Orthoptera, Phaneropteridae)), ou de retirer le sperme rival avant d’y mettre le sien (comme le font les Odonates). Voir aussi Bouchon à sperme, Glande paragoniale, Gonopodes, Gonostyle, Harpagones, Parade nuptiale, Protandrie, Sphragis.

Complexe allato-cardiaque, [Corpora cardiaca-Corpora allata complex, Retrocerebral Nervous System]. Parfois nommé aussi complexe rétro-cérébral ou système endocrine rétrocérébral, il présente des analogies avec l'hypophyse des vertébrés car il joue à la fois le rôle d’une glande endocrine et d’un organe de libération de neurohormones cérébrales. Le complexe allato-cardiaque est l’association des corps allates avec d’autres glandes, les corps cardiaques. Elles sont reliées entre elles par des nerfs et ont tendance à se rapprocher au cours de l'évolution, voir à fusionner (parfois même avec la glande de mue) pour ne former qu'un seul organe endocrine complexe. Voir Corpora allata, Corpora cardiaca, Anneau de Weismann et Système nerveux sympathique.

Complexe Cryptonéphridique, Voir Cryptonéphridisme.

Complexe macroglomérulaire, Voir Glomérule.

Complexe maxillo-labiale, Voir Pièces buccales de type Broyeur-lécheur.

Complexe proctodeum-tubules de Malpighi, Voir Appareil excréteur.

Complexe rétro-cérébral, Voir Complexe allato-cardiaque.

Comportement des insectes, Voir Accouplement, Aposématique, Autohémorrhée, Bioluminescence, Castration nutritionelle, Catalepsie, Chimiotaxie, Cleptobiose, Colonialisme, Commensalisme, Communalité, Communication, Compétition spermatique, Constance fleurale, Cryptique, Cycle de reproduction des pucerons, Cycloalexie, Cymbalisation, Danse des abeilles, Diapause, Dispertion, Dissémination, Dormance, Doulose, Ecomorphose, Effet Allee, Emigration, Ecophase, Esclavagisme, Essaimage, Estivation, Epidéictique, Eudoulose, Eusocialité, Fission, Fitness, Fourragement, Grégarisme, Grésillement, Hivernation, Inquilinisme, Intelligence collective, Lestobiose, Migration, Mimétisme, Mnémotaxie, Monolectisme, Multicolonialité, Mutualisme, Myrmécocleptie, Myrmécophile, Oligolectisme, Osmorégulation, Parabiose, Parade nuptialePariade, Parasitisme, Pédogenèse, Phasaire, Phototaxie, Plésiobiose, Polyethisme, Polylectisme, Polyphénisme, Pression sélective, Quiescence, Recrutement de groupe, Recrutement de masse, Rencontre des sexes, Reproduction, Route semisociale, Route subsociale, Soin aux jeunes, Stigmergie, Stridulation, Subsocialité, Symbiose, Tandem calling, Tandem running, Thanatose, Thermorégulation, Thigmotaxie, Topotaxie, Trophallaxie, Trophobiose, Unicolonialité, Vol nuptial, Vol de dissémination, Vol d’émigration, Vol en tandem, Xénobiose

Comprimé, e adj. (Du lat. comprimere). [Compressed]. Se dit des organes ou appendices qui sont plus denses que la normale car compressés ou aplatis, soit sur les côtés, soit dorso-ventralement. Une structure aplatie dorso-ventralement peut cependant être dite aussi « déprimée ».

Compsocidés (Compsocidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Psocoptères Troctomorphes Amphientometes Electrentomoïdes.

COMSTOCK John Henry (1849-1931) n. p. Entomologiste Américain qui proposa avec Needham un système de nomenclature des nervations alaires qui fut modifié par la suite par Tillyard. Dans ce schéma, on distingue deux groupes de nervures : - les longitudinales (désignées par une majuscule) et les transverses (désignées par une minuscule). Les parties membraneuses délimitées par des nervures forment des cellules, généralement désignées par le nom de la nervure longitudinale marquant leur bord antérieur. Comstock est l’auteur de nombreuses études sur les insectes ravageurs. Il a notamment décrit le Pou de San-José, Quadraspidiotus perniciosus (Comstock, 1881), une cochenille qui s’attaque et peut tuer les arbres fruitiers. Voir aussi Aile, Needham et Horismologie.

Conchaspididés (Conchaspididae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes.

Conchylis n. m. Voir Cochylis.

Concurrence intraspécifique, [Intraspecific competition]. Compétition existante au sein d’une même espèce d’individus pour la recherche de nourriture, ou pour la recherche d’un partenaire sexuel. Le moyen d’éviter cette concurrence est d’utiliser ou d’occuper des niches différentes. Voir aussi Compétition.

Condyle n. m. (Du gr. kondulos, articulation). [Condyle]. Saillie ou protubérance bombée constituant un des éléments d’une articulation. Le condyle est une articulation mobile au sein d’une partie creuse appelée cotyle. On trouve ainsi un condyle pleurocoxal à l’articulation pleurale de la coxa (hanche) chez les Ptérygotes. A ce condyle pleurocoxal correspond la suture pleurale qui remonte jusqu’à l’insertion de l’aile et qui va permettre de distinguer l’épimère de l’épisterne. Mais on trouve aussi un condyle au niveau des mandibules. Les mandibules chez les Aptérygotes sont des articulations monocondyliennes, c’est à dire qu’elles ne présentent qu’une seule articulation (caractère primitif) alors que chez les Ptérygotes c'est-à-dire la majorité des insectes, les mandibules sont pourvues de deux articulations (Dicondyliens). Voir aussi Cotyle.

Condylognathes (Condylognatha) n. m. pl. (Du gr. kondulos, articulation et gnathos, mâchoire). Super-ordre d’Insectes Ptérygotes Paranéoptères regroupant dans la classification phylogénétique (et notamment de Minet et Bourgoin), les Ordres des Thysanoptères et des Hémiptères. Ce taxon n’est pas reconnu par SITI, NCBI et Fauna Europaea.

Condylopodes n. m. pl. (Du gr. kondulos, articulation et pous, podos, pied). Ancien groupe biologique d’Arthropodes réunissant les Insectes, les Arachnides et les Crustacés. Ils étaient opposés aux Apodes (ou Annélides). Latreille publia, en 1832, dans son Cours d'entomologie, une classification des Articulés, où les Insectes étaient définis sous le nom d'Hexapodes ou Condylopodes à six pattes

Cône buccal, [Buccal cone]. Chez les Thysanoptères, clypéus, labre et labium forment un cône buccal (ou cône gnathal) en se fusionnant pour former trois stylets (vulnérants) leur permettant de se nourrir de substances végétales. Ils peuvent être cependant quelquefois prédateurs. Ce sont donc des pièces buccales de type piqueur-suceur.

Cône cristallin, Syn. de cristallin. Voir Cristallin.

Cône gnathal, [Gnathal cone]. Syn. de cône buccal. Voir Cône buccal.

Congénère n. m. et adj. (Du lat. com, avec et genus, genre). [Congener]. Qui appartient à la même espèce ou au même genre.

Coniatus n. m. Genre et Sous-genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés. Ex. Coniatus (Coniatus) tamarisci, petit charançon qui vit sur le tamaris.

Coniopteryx n. m. (Du gr. konis, poussière et pterux, aile). Genre d’Insectes Névroptères, dont la larve se rend utile en dévorant les cochenilles, les pucerons et les Acariens. Ex. Coniopteryx californica.

Conioptérygidés (Coniopterygidae) n. m. pl. Famille de Névroptères Hémérobiiformes dont le genre Coniopteryx en est le type. Ce sont des insectes de petite taille, qui sont recouverts d’une pulvérulence blanche. Le champ costal de leurs ailes ne compte qu’une, voir deux nervures transverses. Les ailes ont d’ailleurs peu de cellules transverses. Leurs larves minuscules vivent au milieu des pucerons qu’elles dévorent au moyen de leurs longues mandibules canaliculées.

Conioptérygoïdes (Coniopterygoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Névroptères Hémérobiiformes ayant pour seule Famille représentante, celle des Conioptérygidés.

Conjointe n. f. Nom vernaculaire d’un Lépidoptère Noctuidé, Catocala conjuncta.

Conjonctive n. f. [Conjunctiva]. Chez les Lépidoptères, membrane translucide située à la base de l’abdomen qui accompagne souvent le tympan quand il est présent. On en trouve une notamment chez les Crambidés et les Pyralidés.

Conné, e adj. (Du lat. connatus, ensemble). [Connate]. Chez les Lépidoptères, se dit des nervures qui prennent naissance au même point et qui apparaissent ainsi soudées par une partie similaire. Voir aussi Anastomosé et Tigé.

Connexivum n. m. [Connexivum]. Chez les Hémiptères, bords membraneux latéraux aplatis de l’abdomen à la jonction des sclérites dorsaux et ventraux. Le connexivum est souvent dilaté au point de dépasser de chaque côté des hémélytres. Le connexivum facilite la dilatation de l’abdomen lorsque l’intestin se remplit. Ex. Connexivum jaune et noir de Carpocoris mediterraneus, Hémiptère Hétéroptère Pentatomidé.

Conobionte n. m. et adj. (Du gr. konos, cône et bios, vie). Habitant des cônes et graines des essences de résineux, tels les conifères. 

Conocéphale (Conocephalus) n. m. (Du gr. konos, cône et kephalê, tête). Genre d’Insectes Orthoptères Ensifères Tettigoniidés de couleur verte, à la tête conique, ce qui est à l’origine de son nom. L’angle fascio-frontal de leur tête est aigu. On trouve cette sauterelle dans les prairies humides.

Conocéphalidés (Conocephalidae) n. m. pl. [Meadow katydids]. Famille d’Insectes Orthoptères Ensifères Conocéphalidés (selon Fauna Europaea). Selon SITI et NCBI, il s’agit d’une Sous-famille de Tettigoniidés, et on devrait parler de Conocéphalinés. On en connait près de 1.000 espèces. Les adultes allongés sont de couleur verte. Leur tête est de forme conique avec un angle fascio-frontal aigu (cet angle est presque droit chez les Tettigoniidés). Les antennes sont plus longues que le corps. L’organe tympanique se situe sur les genoux antérieurs. Il est de forme étroite et allongée. Leurs tarses portent 4 articles. L’ovipositeur des femelles est long et étroit. Ex. Conocephalus (Xiphidion) oceanicus.

Conoesucidés (Conoesucidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Trichoptères Séricostomatoïdes.

Conophile n. m. et adj. (Du gr. konos, cône et philos, ami). Dont le développement s’effectue intégralement au sein des cônes et graines des essences de résineux. Voir aussi Habitats biotiques.

Conopidés (Conopidae) Stephens, 1829 n. m. pl. [Thick-headed flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Conopoïdes. On en connait près de 800 espèces. Tout comme beaucoup de Diptères Syrphidés, la Sous-famille des Conopinae ressemble aux guêpes (vespiformes) et celle des Myopinae aux abeilles (apiformes) du fait de leur abdomen se rétrécissant vers l’insertion avec le thorax, mais également par leurs couleurs dites aposématiques. Ils mesurent entre 2,5 et 28 mm. Leur trompe grêle est généralement 2 ou 3 fois plus longue que la la tête. Cette dernière est souvent plus large que le thorax. Leurs antennes sont habituellement longues pour des brachycères. Leurs yeux sont dichoptiques. Ils présentent une suture ptilinale sur la tête. La nervation de leurs ailes est souvent semblable à celle des Syrphidés. Le métatarse (tarse 1) est cylindrique et plus long que l’article suivant. On distingue deux pelotes (coussinets tarsaux ou pulvilles) sur l’acropode. Leur abdomen est fréquemment replié vers l’avant. Les adultes sont floricoles mais leurs larves sont endoparasites de beaucoup d’Hyménoptères (bourdons, mégachiles, osmies, guêpes, etc.). Les femelles pondent leurs œufs directement sur l’hôte. Ils sont cosmopolites. Ex. Le Conops flavipède, Conops flavipes L.

Conopoïdes (Conopoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères représentée par l’unique Famille des Conopidés.

Conops (Conops) n. m. Genre d’Insectes Diptères Brachycères (Mouches), type de la Famille des Conopidés, de couleur rousse, à l’abdomen en massue, dont la larve vit en parasite des Hyménoptères. Certaines de ces mouches ont une taille de guêpe et volent comme des hyménoptères (mimétisme batésien). Ex. Le Conops flavipède, Conops flavipes.

Conoxène n. m. et adj. (Du gr. konos, cône et xenos, étranger). Dont le développement s’effectue pour partie hors des cônes et graines des essences de résineux.

Conque n. f. Autre nom de la pyrale de la vigne (Sparganothis (Tortrix) pilleriana), appelée aussi « Phalène de la vigne », « Chape de la vigne », « Ver à tête noire », ou encore « Ver de l’été », et qui appartient à la Famille des Tortricidés (Lépidoptères Glossates).

Conserver les insectes, La principale méthode de conservation des insectes récoltés consiste à les entreposer dans un congélateur avant étalage pour un petit laps de temps et de bien entretenir sa collection après étalage. Voir aussi Couche de coton, Entretien des collections et Tuer les insectes.

Constance fleurale, [Flower constancy]. Fait pour un insecte, et plus particulièrement une espèce butineuse d’exploiter une ressource existante aussi longtemps que cette dernière fournira du nectar ou du pollen. La butineuse peut ainsi retourner pendant des jours, voir des semaines vers le même bosquet de fleurs et, parmi les fleurs disponibles, sélectionner toujours les fleurs de la même espèce. C’est ce qui explique que l’on puisse obtenir chez les abeilles un miel provenant d’une espèce florale ou végétale déterminée. Voir aussi Miel, Monolectisme et Polylectisme.

CONSTANT DUMERIL André Marie (1774-1860) n. p. Zoologiste français, qui s'intéressa toute sa vie aux Insectes et publia plusieurs mémoires à leur sujet. Le principal ouvrage entomologique est son Entomologie analytique (1860, deux volumes).

Contarinia n. m. Genre d’Insectes Diptères Nématocères Bibionomorphes de la Famille des Cécidomyiidés, dont les diverses espèces européennes sont nuisibles au froment, aux poires, à la vigne et au cresson. Ex. Contarinia nasturtii.

Contigu, e adj. (Du Lat. contiguus, qui touche à). [Contiguous]. Qui est adjacent, voisin. Syn. Adjacent.

Contrôle autocide, Voir Autocide et Lutte biologique.

Convention de Washington ou Convention CITES, Accord international règlementant le commerce international des espèces animales et végétales. Appelée également convention CITES (Convention on International Trade in Endangered Species of wild fauna and flora). Cette convention a été ratifiée en 1978 par la France. Elle est en vigueur dans plus de 150 pays. L’annexe I énumère les espèces menacées d’extinction immédiate dont le commerce est totalement interdit. L’annexe II répertorie les espèces menacées à court terme dont le commerce est strictement réglementé. L’annexe III décrit les espèces en danger et pour lesquelles des mesures de sauvegarde particulières doivent être prises.

Convergence n. f. (Du lat. con-, ensemble, vers et vergere, incliner). [Convergence]. Ressemblance de forme entre deux espèces taxinomiques n’ayant aucun lien de parenté mais vivant dans le même milieu. Cette convergence morphologique peut s’expliquer par un facteur contraignant du milieu (Ex. Le développement d’antennes ou de longs cerques dans une grotte).

Convexe adj. (Du Lat. convexus, courbé). [Convex]. Qui adopte une forme bombée vers l’extérieur. Contr. Concave.

Cooloolidés (Cooloolidae) Rentz, 1980 n. m. pl. [Cooloola monsters]. Famille d’Insectes Orthoptères Ensifères Sténopelmatoïdes. Ce sont des insectes du Nord-ouest de l’Amérique et d’Australie.

Copal n. m. [Copal]. Résine proche de l’ambre, mais généralement plus claire que l’on trouve en Afrique et en Inde principalement. Comme l’ambre, on y trouve des insectes vieux de mille à un million d’années.

Copeognatha n. m. pl. Syn. de Psocoptera. Voir Psocoptères.

Copidosome (Copidosoma) n. f. Genre d’Insectes Hyménoptères Chalcidoïdes Encyrtidés. Ex. Copidosoma floridanum dont un œuf peut donner à lui seul 3000 individus (Polyembryonie). Les copidosomes quittent le corps de la chenille parasitée à l’état adulte au moment où cette dernière meurt. Ce sont donc des parasitoïdes.

Coprinés (Coprinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Coléoptères Scarabéidés. Larves et adultes vivent dans les excréments des vertébrés dont ils se nourrissent (coprophages), jouant ainsi un rôle important dans le recyclage de ces matières et de ce fait dans la fertilité des sols. Chez la plupart des espèces, la méthode de recyclage des bouses consiste à creuser un tunnel directement sous cette dernière et à y enfouir des boulettes d’excréments dans lesquelles la femelle pond de un à trois œufs. Certaines espèces roulent toutefois la boule de crotte sur une longue distance avant de l’enfouir et d’y pondre. Ex. Le « scarabée sacré » ou « bousier sacré », vénéré par les Egyptiens, Scarabaeus sacer.

Copris (Copris) n. m. (Du gr. kopros, fumier). Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéidés. Ce bousier dont le mâle à la tête cornue, nourrit sa larve de bouses façonnées en masses piriformes (en forme de poire). Ex. Copris lunaris.

Copromorphidés (Copromorphidae) Hampson, 1918 n. m. pl. [Fruitworm moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Eulépidoptères Ditrysiens, type de la Super-famille des Copromorphoïdes. C’est une petite famille de 58 espèces connues, pour la plupart tropicales.

Copromorphoïdes ( ) n. m. pl. [Tropical fruitworm moths]. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens, regroupant les Familles des Carposinidés et des Copromorphidés. Leur tête est parsemée d’écailles lisses mais la spiritrompe est nue. Leurs antennes sont filiformes. Les palpes labiaux sont trrisegmentés. Leurs chenilles ne montrent que deux soies latérales sur le prothorax. Syn. Carposinoïdes.

Coprophage adj. (Du gr. kopros, excrément, fumier et phagein, manger). [Coprophagous]. Mangeur d'excréments. Ex. Bousier, Asticot. Syn. Scatophage, stercoraire.

Coprophages n. m. pl. Autre nom donné aux bousiers (Coléoptères Scarabéidés). Il existe des milliers d’espèces de ces scarabées.

Coprophile (Coprophilus) n. m. (Du gr. kopros, excrément et philos, ami). Genre d’Insectes Coléoptères Staphylinidés de couleur noire qui vit dans les excréments. Ex. Coprophilus striatulus.

Coptopsyllidés (Coptopsyllidae) n. m. pl. Famille d’insectes Siphonaptères (Puces) Pulicomorphes Coptopsylloïdes.

Coptopsylloïdes (Coptopsylloidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Siphonaptères Pulicomorphes ne comptant que la famille des Coptopsyllidés.

Copularium n. m. (Du lat. copulare, s’accoupler et -arium, suffixe pour lieu, place). [Copularium]. Désigne la chambre royale initiale creusée après l’essaimage par le couple de termites sexués fondant une nouvelle colonie. La femelle y pondra ses premiers œufs. Le couple royal restera à vie au sein de cette chambre. Voir aussi Termitière.

Copulation n. f. (Du lat. copulare, s’accoupler). [Copulation]. Voir Accouplement.

Coquette n. f. Voir Zeuzère.

Corbeille n. f. (Du lat. corbis, panier léger). [Pollen basket]. Chez les Hyménoptères Apoïdes, organe de forme concave et bordé d’une frange de longues soies dressées (brosse) situé sur le tibia postérieur destiné à entreposer le pollen récolté au moyen de la brosse à pollen. Cet organe permettra ainsi le transport du pollen jusqu’à la ruche. Syn. Corbicule. Voir aussi Scope, Brosse, Butineuse, Peigne, Pince tibio-tarsienne et Poussoir à pollen.

Corbeille branchiale, Chez les larves d’Odonates Anisoptères, ensemble formé par un réseau de trachéobranchies situées à l’intérieur du rectum qui permet une respiration aquatique. Syn. Chambre rectale ou Chambre respiratoire rectale ou Papille anale. Voir aussi Trachéobranchie.

Corbicule n. f. (Du lat. tardif corbicula, corbeille, panier). [Corbicula]. Syn. de corbeille. Voir Corbeille.

Corde axillaire, Chez certains insectes, sorte de ligament cerclant le lobe postérieur de l’aile lorsque ce dernier est bien développé.

Corde ventrale, Syn. de chaîne ventrale. Voir Chaîne ventrale.

Cordiforme adj. (Du lat. cor, cordis, organe de la circulation sanguine et forma, forme). Qui a la forme d’un cœur. Ex. Les Coléoptères Cantharoïdes montrent sur leurs tarses des articles dilatés cordiformes. Les Hymenoptères Formicidés du Genre Crematogaster ont un gaster cordiforme.

Cordulégastéridés ou Cordulégastridés (Cordulegasteridae ou Cordulegastridae) Calvert, 1893 n. m. pl. [Biddies, Spiketails]. Famille d’Insectes Odonates Anisoptères. On en connait près de 49 espèces. Ce sont des libellules de grande taille brunâtres ou noires avec des marques jaunes que l’on trouve dans l’hémisphère nord. En France métropolitaine, leur synthorax est de couleur noire avec des taches jaunes. On les distingue des autres Anisoptères par le fait que les nervures transverses costales et sous-costales de leurs ailes ne soient pas alignées et que leurs yeux volumineux soient coalescents en un point (ou dont la distance de séparation est inférieure au diamètre d’un ocelle). Le ptérostigma sur leurs ailes antérieures est long et fin. Le triangle anal présent à la base des ailes antérieures et postérieures est équilatéral, orienté dans le même sens sur les deux ailes et placé à égale distance de l’arculus. Ces libellules ont pour la plupart un abdomen long. Les femelles présentent un long ovipositeur qui dépasse nettement de l’extrémité de l’abdomen. Le dimorphisme sexuel est cependant peu important. Les mâles peuvent porter des auricules (oreillettes latérales) sur le deuxième segment de l’abdomen. Leurs larves peuvent connaitre une vie aquatique de près de 5 années. Elles présentent une tête large et un corps allongé et robuste. Ex. Le Cordulégastre annelé, Cordulegaster boltonii qui possède deux anneaux dorés sur chacun de ses segments abdominaux médians. Le Cordulégastre bidenté, Cordulegaster bidentata qui ne porte qu’un anneau doré sur chacun de ses segments abdominaux médians.

Cordulégastéroïdes (Cordulegasteroidea) n. m. pl. Super-famille d’insectes Odonates Anisoptères ne regroupant que la famille des Cordulégastéridés (selon Fauna Europaea).

Cordulie (Cordulia) n. f. Nom usuel et Genre d’Insectes Odonates Anisoptères, type de la Famille des Corduliidés. Ex. Cordulia aenea appelée communément « Cordulie bronzée » que l’on rencontre dans toute l’Europe. La « Cordulie à corps fin » est le nom usuel d’Oxygastra curtisii, que l’on trouve uniquement en France et en Espagne. La « Cordulie métallique » est le nom usuel de Somatochlora metallica. La « Cordulie arctique » est le nom usuel de Somatochlora arctica.

Corduliidés (Corduliidae) Selys, 1850 n. m. pl. [Green-eyed skimmers]. Famille d’Insectes Odonates Anisoptères. On en connait près de 360 espèces. Ce sont des libellules assez grandes ou grandes, de couleur brun-foncé à noire ou présentant un lustre métallique vert, rouge ou bleu. Souvent assez velues, on les distingue des autres Anisoptères par le fait que les nervures transverses costales et sous-costales de leurs ailes soient alignées. Leurs grands yeux composés se touchent sur le vertex (coalescents) et présentent une échancrure caractéristique sur leur bord postérieur. Les bases des ailes postérieures sont plus larges que celles des ailes antérieures. Le triangle anal présent à la base des ailes antérieures est plus éloigné de l’arculus que celui des ailes postérieures et est orienté différemment sur les deux ailes. Le triangle anal de l’aile antérieure est une fois et demie à deux fois plus long que large. Ce sont de bons voiliers. Leur abdomen peut être long et cylindrique ou aplati. Les mâles ont la particularité de présenter des oreillettes latérales (auricules), petites expansions latérales situées sur le deuxième segment abdominal. La femelle pond quelque fois jusqu’à près de 2000 œufs directement dans l’eau en volant au dessus. Les œufs sont entourés d’un mucus qui gonfle au contact de l’eau et colle sur les végétaux rencontrés. Leurs larves généralement aplaties avec de longues pattes vivent dans les eaux stagnantes (mares, étangs, etc.). Elles ressemblent aux larves de libellules et possèdent un masque. Elles sont cosmopolites.

Cordylobie (Cordylobia) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères de la Famille des Calliphoridés, de couleur jaunâtre que l’on trouve en Afrique. Ex. Cordylobia anthropophaga, dont la larve qui vit sous la peau de l’homme et du chien est appelée « Ver du Cayor ». Elle est la cause d’une myiase furonculeuse. Voir aussi Myiase.

Coréidés (Coreidae) Leach, 1815 n. m. pl. (Du gr. koris, punaise). [Leaf-footed bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes, comptant environ 2.000 espèces. On les appelle usuellement punaise des courges. Cette famille regroupe des punaises de couleur brune à rougeâtre. Ils ont une tête triangulaire ou quadrangulaire étroite dont la largeur est inférieure à la moitié de celle du pronotum. Ils possèdent des pièces buccales piqueuses afin de sucer la sève des plantes. Certains individus sont cependant prédateurs. Leurs ocelles sont situés derrière les yeux. Leurs antennes formées de 4 articles sont développées et visibles en vue dorsale. Leur scutellum est peu développé. Leurs hémélytres n’ont pas de cunéus (partie apicale, triangulaire de la corie, individualisée par une fracture cunéale). La membrane de leur hémélytre présente de nombreuses nervures (plus de 5) plus ou moins parallèles. Certaines espèces sont dotées d’expansions foliacées caractéristiques sur les tibias de leurs pattes postérieures qui serviraient à perturber les prédateurs. Leurs tarses médians et postérieurs sont formés de trois articles. Les arolia sont présents. Ils possèdent des glandes odoriférantes et peuvent exhaler une odeur nauséabonde quand on les manipule. Leurs larves connaissent cinq stades larvaires avant de devenir, en cinq semaines, adultes. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout dans les régions chaudes.

Coremata n. f. pl. (Du gr. korema, balai). Terme crée par Janse en 1932 pour désigner chez les mâles Lépidoptères la paire de longs tubes glandulaires (leur donnant l’aspect d’une touffe) éversibles présents dans l’espace intersegmentaire de l’extrémité de l’abdomen. Les cellules glandulaires des coremata sécrètent des phéromones sexuelles. Le mâle dévagine cette touffe odorante à volonté. Ex. Chez la plupart des mâles du Genre Zygaena, ou encore chez Danaus plexippus (Nymphalidés Danainés), Creatonotos gangis (Erebidés Arctiinés). Sing. Corema. Voir aussi Androconie, Glande exocrine.

Coréoïdes (Coreoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes comprenant la Famille des Coréidés, des Alydidés, des Hyocéphalidés, des Rhopalidés (Syn. Corizidés) et des Sténocéphalidés. Ils portent des ocelles. La membrane de leurs ailes antérieures montre des nervures longitudinales accessoires. Tous comme les Pentatomoïdés et les Lygaeoïdés, ils portent des trichobothries sur leur abdomen.

Corèthre n. f. (Du gr. korêtrhon, balai). Nom usuel des larves de Diptère Nématocère Orthorrhaphes Culicomorphes Culicoïdes Culicidés (ou Corethrellidés) Chaoborinés (ou Chaoboridés) vivant en Europe. Les antennes plumeuses des larves, à l’origine de leur nom, sont transformées en organes de préhension destinés à capturer les proies. Voir Chaoboridés.

Corethrellidés (Corethrellidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes Culicomorphes Culicoïdes (Selon SITI). Selon NCBI, il s’agit d’une Sous-famille de Chaoboridés.

Corie n. f. (Du lat. corium, cuir). [Corium]. Une des deux pièces de la partie basale, coriacée de l'hémélytre, chez les Hémiptères Hétéroptères. La deuxième pièce de cette partie basale de l’hémélytre étant le clavus. Le clavus est séparé de la corie par une suture. Au sein de la corie, on peut distinguer une suture individualisant respectivement la mésocorie de l’exocorie. Ces deux sutures longitudinales présentes sur l’hémélytre permettent donc d’individualiser 3 secteurs qui sont respectivement de l’intérieur vers l’extérieur, le clavus, la mésocorie et l’embolium (ou exocorie). La partie apicale de l’hémélytre est membraneuse. Syn. Corium. Voir aussi Clavus et Embolium.

Corimélaenidés (Corimelaenidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Pentatomoïdes. Syn. Thyréocoridés. Voir Thyréocoridés.

Corioxenidés (Corioxenidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Strepsiptères Stylopidia.

Corise (Corixa) n. f. (Du gr. koris, punaise). [Water boatman]. Nom usuel et Genre d’Insectes Hémiptères Corixidés. Les corises sont des punaises aquatiques qui nagent normalement le dos tourné vers le ciel (à la différence des notonectes qui nagent sur le dos). Elles ont généralement le ventre clair et le dos sombre, ce qui les rend difficilement répérables par les prédateurs qu’ils soient aeriens (dos sombre) ou aquatiques (ventre clair). Les Œufs des Corises sont utilisés au Mexique pour faire des galettes. Ex. La Corise ponctuée, Corixa punctata. Voir Corixidés.

Corium n. m. Syn. de Corie. Voir Corie.

Corixidés (Corixidae) Leach, 1815 n. f. pl. [Water boatmen, Water bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Népomorphes Corixoïdes dont les représentants sont appelés communément « Corises ». On en connait près de 500 espèces. Les corises mesurent jusqu’à 13 mm. Elles ont une tête triangulaire, très mobile, portant un rostre large et très court, apparemment non segmenté et non mobile. Les stylets mandibulaires et maxillaires sont courts, non piqueurs. Elles n’ont pas d’ocelles. Leurs antennes de 3 à 4 articles sont très courtes et invisibles en vue dorsale (cryptocérates). Tous comme les notonectes auxquelles elles ressemblent, les corises sont aquatiques mais s’en distinguent par les tarses des pattes antérieures d’un seul article en forme de spatule et frangés de longues soies pour faciliter la nage. La paire de pattes médianes n’est pas rameuse et est utilisée pour agripper les plantes sous l’eau. Par contre les longues pattes postérieures possèdent des rames natatoires utilisées comme des avirons. Contrairement aux notonectes qui leur sont proches et qui nagent à l’envers, sur le dos, près de la surface de l’eau, les Corixidés nagent à l’endroit, sur le ventre. On les voit souvent la tête en bas, l’abdomen pointant vers la surface (afin de respirer l’oxygène). On les appelle aussi usuellement les « cigales d’eau » car elles possèdent un appareil stridulatoire. La plupart stridulent en frottant une aire de denticules situés à la base interne des fémurs antérieurs contre la marge tranchante de la tête. Une parade nuptiale consiste pour les partenaires à frotter ces parties de leur corps. Contrairement à la majorité des Hémiptères aquatiques, les Corixidés ne sont généralement pas prédateurs mais plutôt phytophages et elles se nourrissent de plantes aquatiques ou d’algues. Leur salive est injectée dans la plante dont les tissus se liquéfieront pour être ensuite réabsorbés (digestion extra-corporelle). L’accouplement a lieu sous l’eau. Les femelles déposent leurs œufs sur les plantes immergées. Les larves se développent en 5 stades. Ils sont cosmopolites.

Corixoïdes (Corixoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Népomorphes, ne comptant que la Famille des Corixidés.

Corizidés (Corizidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Coréoïdes. Syn. Rhopalidés. Voir Rhopalidés.

Corne n. f. (Du lat. cornu, corne). [Corn]. Chez les mâles de certains Coléoptères, excroissance céphalique constituant souvent une arme défensive ou utilisée lors des combats pour les femelles. Les mâles de certaines espèces sont dotés de plusieurs cornes (jusqu’à quatre). Ces excroissances sont situées sur la tête ou sur le pronotum, voir les deux à la fois (ex. Oryctes). Ex. Megasoma acteon ou Oryctes rhinoceros.

Corne dorsale, [Dorsal horn]. Chez les larves de Lépidoptères Sphingoïdes, tubercule dorsal pointu que l’on trouve sur le huitième segment abdominal. Ex. chez les chenilles d’Acherontia atropos, le sphinx tête de mort. Syn. Scolus.

Corne prosternale, [Prosternal horn]. Chez les larves de Trichoptères, organe pointu situé entre les pattes antérieures. Cette corne prosternale porte le conduit de la glande de Gilson. Voir Glande de Gilson.

Cornéagène (cellule), (Du lat. cornea, en forme de corne, pour désigner l’enveloppe de l’œil en forme de corne et genos, origine). [Corneagenous cells]. Voir Cellules cornéagènes.

Cornée n. f. (Du lat. cornea, en forme de corne, pour désigner l’enveloppe de l’œil en forme de corne). [Cornea]. Syn. de cornéule. Voir Cornéule.

Cornéule n. f. [Cornea ou Lens]. Chez les insectes, sorte de cuticule qui à cet endroit du corps est transparente et qui a un rôle analogue à celui d'une lentille. C’est une structure recouverte de chitine en forme de facette biconvexe, hexagonale ou arrondie, placée à l'extérieur des ommatidies ou des ocelles. Elle est élaborée par des cellules épidermales, les cellules cornéagènes. Chaque cornéule fournit une image distincte. Syn. Cornée, Facette, Lentille cornéale. Voir aussi Cellules cornéagènes, Ommatidie, Ocelle, Œil et Yeux

Cornicule n. f. (Du lat. corniculum, qui a la forme d’une petite corne). [Siphunculus(li), Cornicle(s), Honey tube(s)]. Chez les Pucerons (Hemiptera Aphidoidea), appendices paires dorso-pleuraux, en forme de tube creux dressés, faisant saillie au niveau du 5ème segment abdominal (sauf chez les Drepanosiphidés et les Greenideidés où elles se situent sur le 6ème segment abdominal). Les Adelgidés (Chermésidés) et les Phylloxéridés n’ont cependant pas de cornicules sur l’abdomen. Bien qu’on ait longtemps pensé que les cornicules servaient à excréter le miellat, elles servent en fait à émettre une phéromone d’alarme qui alertera les congénères et les fourmis qui prendront leur défense. Les cornicules émettent également une sécrétion d’auto-défense. Cette sécrétion consiste en une projection d’un fluide à durcissement rapide composé de triglycéride : la « cire de cornicule ». Cette sécrétion, semblable à de la cire, se solidifie rapidement en collant les pièces buccales du prédateur (souvent une coccinelle). Les cornicules sont de formes, de couleurs et de longueurs différentes selon les espèces et à ce titre sont utilisées en systématique. Elles peuvent être plus ou moins courtes, en cône, renflées, droites, réduites à un simple pore ou même absentes. Certains Hyménoptères Bethylidés de la Sous-famille des Galodoxinae possèdent également des cornicules. Syn. Siphuncule, Nectaire.

Corniculé, -e, -s, adj. [Corniculate]. Doté d’une cornicule.

Corona n. f. Chez les mâles Lépidoptères, au niveau des genitalia, rangée d’épines présente sur le cucullus de la harpe. Voir aussi Cucullus et Harpe 2.

Coronal, -e, -aux, adj. (Du lat. coronarius, en forme de couronne). [Coronal]. Qui a la forme d’une couronne.

Corpora allata ou Corps allates, (Du lat. corpus, corps et allatum, qui est transporté). [Corpora allata]. Chez les Insectes, paire d’organes endocrines ovoïdes, controlés par le cerveau. Les corpora allata ne se situent pas toujours au même endroit dans le corps selon l’espèce considérée. On les trouve cependant en général dans la tête derrière le cerveau et de chaque côté de l’œsophage. Le corps allate est également nommé corpus allatum. On dit aussi corpora allata au pluriel, pour indiquer que ces glandes sont paires. Il peut arriver cependant qu’elles soient fusionnées en un corps médian. Les corps allates sont reliés aux corps cardiaques par une paire de nerfs où s’ecoulent les neurosécrétions en provenance de la pars intercerebralis. Les corps allates sont notamment à l’origine de la formation des hormones juvéniles qui seront sécrétées dans le corps de l’insecte. Les hormones juvéniles conditionnent le développement ou le maintien des caractères larvaires ou juvéniles chez les Insectes et cela au même titre que les hormones ecdysones. Les hormones juvéniles ont pour but de maintenir le caractère juvénile d’un individu lors des premières mues. Leur faible concentration, et la présence de ce fait de l’hormone ecdysone seule, aboutit à la formation de l’imago avec ses organes génitaux. Par contre une fois le stade adulte atteint, les hormones juvéniles, toujours secrétées par les corps allates, stimulent les organes génitaux et contrôlent le comportement sexuel. Syn. Corps allates. Singulier : Corpus allatum. Voir aussi Cerveau, Complexe allato-cardiaque, Glande endocrine, Système nerveux sympathique et Vitellogenèse.

Corpora cardiaca ou Corps cardiaques, [Corpora cardiaca]. Chez les Insectes, paire d’organes endocrines associés aux corps allates, situés dans la tête de chaque côté de l'aorte. Ils peuvent parfois être fusionnés en un seul élément. Le corps cardiaque (également nommé corpus cardiacum ou corpora cardiaca au pluriel car ils sont pairs) emmagasine les sécrétions d’hormones issues notamment des cellules neurosécrétrices (ou ganglion hypocérébral) situées dans le cerveau, au niveau de la pars intercerebralis (situé en position dorso médiane, dans le protocérébron). Le corps cardiaque est d’ailleurs relié à la pars intercerebralis par une ou deux paires de nerfs. Il libèrera par la suite les hormones ainsi produites dans l’hémolymphe. Ces cellules neurosécrétrices permettent de contrôler divers paramètres comme le rythme cardiaque, les mouvements de l’intestin, la protéinémie, et même la croissance en général car elles activent les glandes prothoraciques (glandes de mues). Mais il est également établi que des cellules propres au corps cardiaque peuvent produire leurs propres hormones. Les corps cardiaques sont donc un organe endocrine. Syn. Corps cardiaques. Singulier : Corpus cardiacum. Voir aussi Cœur, Complexe allato-cardiaque, Corpora alata, Glande endocrine, Pars intercerebralis et Système nerveux sympathique.

Corpora pedunculata ou Corps pédonculés, [Corpora pedunculata ou Mushroom bodies, Calyces]. Paire de lobes de la région protocérébrale, située de part et d’autre de la Pars intercerebralis (situé en position dorso médiane, dans le protocérébron). Ils contiennent des cellules et des neuropiles (structures nerveuses caractéristiques des Insectes équivalant au cortex cellulaire chez les Vertébrés). On y trouve un nombre énorme de petits neurones, les cellules de Kenyon. C’est au sein de cette structure que l’association entre les différentes modalités sensorielles (olfaction et vision) est censée se produire. Ces lobes pairs sont appelés « calyces » par les anglo-saxons, ou encore « mushroom bodies » ce qui s’explique par leur forme analogue à celle d’un champignon. En forme de coupe, chaque « calyx » est prolongé à sa base par un pédoncule qui bifurque en deux lobes. Un α lobe qui reçoit les informations en provenance des sensilles de la tête et un β lobe qui envoie lui les informations aux régions motrices (situés dans la chaîne ventrale). C'est donc dans les corps pédonculés que se fait l'intégration des messages sensoriels qui arrivent aux calices. Et c’est à partir des lobes qu’en ressortent des messages en direction des centres moteurs. La grandeur des corps pédonculés est fonction de la complexité du comportement des insectes et semble d’ailleurs plus développés chez les Insectes sociaux. Sing. Corpus pedunculatum. Voir aussi Protocérébron.

Corps adipeux (Corpus adiposum), [Fat body, Adipose tissue]. Variété de tissu conjonctif dont les cellules sont chargées de graisse (adipeuses). Il peut être viscéral et pariétal (contre une paroi). S’il est viscéral, on parle aussi de « corps gris » sinon on parle en général de « corps gras ». Syn. de Tissus adipeux. Voir Corps gras.

Corps allates, Voir Corpora allata.

Corps cardiaques n. m. pl. Voir Corpora cardiaca.

Corps gras, [Fat body]. Chez les Insectes, organe correspondant à un amas irrégulier de graisse. Ce corps gras (ou corps adipeux) forme une gaine autour du tube digestif et contre les parois des téguments. Celle qui se trouve atour du tube digestif forme une couche viscérale et celle qui se trouve le long des parois forme une couche pariétale qui tapisse la surface interne du corps. La cohésion de cet amas est assurée, non par des desmosomes, mais par une épaisse lame basale (= tunica propria). La structure histologique des noyaux des cellules composant ces lobes se modifie lors du développement. D’une forme arrondie lors des stades juvéniles, les noyaux prennent une forme étoilée chez les adultes agés. Le corps adipeux joue, entre autres, un rôle équivalent à celui du foie et du tissu adipeux des vertébrés. Il est ainsi impliqué dans la synthèse de protéines, la détoxication et dans une grande variété d'activités métaboliques essentielles à l'insecte. Selon les signaux hormonaux qu’il reçoit, le corps gras synthétise, stocke ou libère dans l’hémolymphe de nombreuses molécules en relation avec la croissance, la métamorphose ou la reproduction. Il regroupe un ensemble de cellules mésodermiques chargées de graisse (ou adipocytes) contenant beaucoup d’urates (acide urique) qu’elles éliminent peu à peu. Ce sont des cellules spécialisées dans l’élimination des déchets du métabolisme azoté. Chez les insectes, c’est l’utilisation d’acide urique (C5H4N4O3) qui permet d’excréter les déchets azotés que sont les glucides, lipides et substances azotées. Mais le corps gras héberge également des organismes symbiotiques (levures, bactéries, mycoplasmes) comme des molécules antibactériennes (Ex. Cécropine) ou antifongique. En cas d'infection, l'organisme étranger est détecté par le « corps gras » qui sécréte alors dans l’hémolymphe le peptide antimicrobien correspondant au type de bactérie ou de champignon détecté. Ce dernier est alors détruit. Depuis 1981, et l’isolation par un Suédois, Hans Boman, dans le sang d'un papillon Saturnidé, Hyalophora cecropia, d’une molécule antibactérienne, baptisée cécropine, près de 200 peptides antimicrobiens ont été décrits chez les insectes. Sept familles différentes ont été caractérisées chez la seule drosophile. Syn. Corps adipeux, Tissus adipeux. Voir aussi Acide urique, Adipocyte et Appareil excréteur.

Corps gris, [Perivisceral Fat body]. Variété de tissu adipeux (ou corps gras) situé autour du tube digestif (viscéral). Voir Corps gras.

Corps pédonculés, Voir Corpora pedunculata.

Corpus allatum, Voir Corpora allata.

Corpus cardiacum, Voir Corpora cardiaca.

Corpus pedunculatum, Voir Corpora pedunculata.

Corrodentia n. m. pl. (Du lat. corrodens, rongeur). Liné avait considéré que les Psocoptères faisaient partie des Névroptères. Ils en ont été séparés en 1839 par Burmeister qui leur donna alors le nom de Corrodentia. Cette appellation restera jusqu’en 1904 où ils prendront définitivement le nom de Psocoptères. Syn. de Psocoptera. Voir Psocoptères.

Corselet n. m. Ancien syn. de pronotum, notamment chez les Coléoptères. Voir Pronotum.

Cortex n. m. (Du lat. cortex, écorce). [Cortex]. Partie externe de tout organe, animal ou végétal.

Corticicole adj. (Du lat. cortex, corticis, écorce et colere, habiter). [Corticicolous]. Syn. de corticole. Voir Corticole

Corticole adj. (Du lat. cortex, corticis, écorce et colere, habiter). [Corticicolous]. Qui vit dans ou sur l’écorce des arbres, des végétaux ligneux. Ex. Les Alleculidés (Coléoptères Ténébrionoïdes) et les Aradidés (Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes) sont des corticoles. Voir aussi Habitats biotiques.

Corydale (Corydalus) n. m. Genre d’Insectes Mégaloptères carnassiers nocturnes, type de la Famille des Corydalidés. Les mâles possèdent d’énormes mandibules afin de combattre les rivaux ou saisir les femelles. La tête des corydales porte trois ocelles. La larve est aquatique et respire avec des branchies abdominales (au nombre de 8 paires). Ex. Corydalus cornutus

Corydalidés (Corydalidae) n. m. pl. [Dobsonflies, Fishflies, Hellgrammites]. Famille d’Insectes Mégaloptères comprenant 300 espèces. Le corydale en est le type. Certains auteurs considèrent que cette Famille fait partie des Névroptères (avec les Sialidés) car leurs tarses portent cinq articles et parce que leur abdomen ne porte pas de cerques. Les adultes portent trois ocelles. Leurs larves ont une vie aquatique qui peut durer plusieurs années. Elles portent 8 paires de branchies abdominales. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout dans les régions chaudes du globe.

Corydiidés (Corydiidae) n. m. pl. [Desert cockroach]. Famille d’Insectes Dictyoptères Blattodés. On en connait entre 100 et 200 espèces. Ce sont de petites blattes mesurant en moyenne près de 3 mm. Leur tête est hypognathe et porte de longues antennes filiformes. Les dessous des fémurs de leurs pattes ne sont pas épineux. Les ailes antérieures forment des hémélytres et se chevauchent au repos. La nervure radiale de leur aile montre de nombreuses ramifications. Le champ anal de leurs ailes postérieures n’est pas repliable en éventail (caractère primitif). Les femelles de beaucoup d’espèces sont cependant aptères. On trouve certaines espèces dans les fourmilières (ex. genres Attaphila ou Myrmecoblatta). Ils sont mondialement distribués et on les trouve dans des climats durs, arides et secs comme les déserts. Syn. junior Polyphagidés (selon NCBI).

Corydioïdés (Corydioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Dictyoptères Blattodés regroupant la famille des Corydiidés et des Nocticolidés (selon NCBI).

Corylophidés (Corylophidae) LeConte, 1852 n. m. pl. [Minute fungus beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes. On en connait près de 285 espèces. Ce sont de très petits insectes (entre 0,5 et 2,5 mm). Cette famille comprend quelques-uns des plus petits coléoptères connus. Leur corps est ovoïde. Ils sont de couleur brune à brun-jaunâtre. Ils se distinguent par le fait que leur tête est souvent complètement cachée par le pronotum. Ils ne montrent pas de sutures frontoclypéale. Les antennes de 8 à 11 articles portent une massue de 3 articles. Leurs ailes postérieures sont étroites et longuement frangées. Leurs cavités cotyloïdes antérieures (ou cavités procoxales) sont fermées extérieurement. Leurs hanches antérieures sont plus ou moins coniques et rapprochées. Leur formule tarsale est apparemment 4-4-4 mais le troisième article est invisible (ils sont donc en fait pentamères). On distingue, chez eux, six sternites abdominaux, le premier étant distinctement plus long que les suivants. Ils peuvent présenter un pygidium. Larves et adultes sont mycétophages. Ils sont cosmopolites. Syn. Orthoperidae (selon Fauna Europaea).

Corynète (Corynetes) n. m. (Du gr. corinêtes, armé d’une massue). Genre d’Insectes Coléoptères Cléridés. Ils vivent dans les parquets où ils se rendent utiles en chassant les Coléoptères xylophages, telles les vrillettes. Ex. Corynetes violaceus.

Cosmopolite adj. (Du gr. kosmopolitês, citoyen du monde). [Cosmopolitan]. Se dit d’une espèce animale ou végétale répandue dans le monde entier, généralement du fait de l’homme. Syn. Ubiquiste.

Cosmoptérigidés (Cosmopterigidae) n. m. pl. [Fringe moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Géléchioïdes. On en connait près de 1.200 espèces. Leurs palpes maxillaires sont réduits et repliés par-dessus la trompe. Les palpes labiaux sont très développés et falciformes (en forme de lames de faux). Les antennes sont plus courtes que les ailes antérieures. Leurs scapes présentent un peigne de soies écailleuses. L’envergure de leurs ailes est comprise entre 6 et 32 mm. Leurs ailes postérieures sont étroites. Ils portent une épiphyse. La formule de leurs épines tibiales est 0-2-4. Ils sont cosmopolites.

Cosmotriche n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Lasiocampidés. Ex. Cosmotriche lobulina ou « lunigère ».

Cospéciation n. f. [Cospeciation]. Apparition simultanée de deux espèces, toutes deux impliquées dans une relation trophique. Ce peut être par exemple l’apparition d’une nouvelle espèce d’insecte et d’une nouvelle espèce de plante pollinisée par ce dernier.

Cossidés (Cossidae) Leach, 1815 n. m. pl. [Carpenterworm moths, Goat moths, Leopard moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Cossoïdes. Ce sont des papillons de taille très variable dont l’activité est nocturne. Ils ont un corps robuste, couvert de poils. Leur tête ne présente pas de soies hérissées. Leurs antennes, de formes diverses, sont courtes. Leurs palpes sont courts et la trompe est atrophiée. Leurs yeux sont glabres. Ils n’ont pas d'ocelles. Ce sont des papillons aux ailes ternes et maculées de taches irrégulières brunes ou blanches. Les plus grands exemplaires mesurent plus de 22 cm. Leurs ailes antérieures sont allongées. La nervure cubitale postérieure (CuP) est visible à la base de leurs ailes antérieures. On trouve également une nervure Médiane (M) à l’intérieur de la cellule discoïdale (d) bifurquée aussi bien sur les ailes antérieures que postérieures. Toutes les nervures du rameau Rs (Secteur de la Radiale) sont issues d’une aréole. Aux ailes antérieures, quelques branches de la radiale (R) sont pétiolées. Les ailes antérieures montrent 2 nervures anales alors que les postérieures en ont 3. Ils ont un vol lourd et rapide. Les tibias des pattes postérieures portent une ou deux paires d'éperons (formule des épines tibiales 0-2-2 ou 0-2-4). Ils n’ont pas d'organe tympanique. Les femelles possèdent une tarière afin de pondre leurs œufs sous l’écorce des arbres. Les chenilles volumineuses et xylophages présentent de fortes mandibules leur servant à forer le bois. Elles vivent souvent à l’intérieur des troncs d’arbres. Leur vie larvaire peut durer jusqu’à quatre années. Leurs chrysalides sont dans un léger cocon. Quelques espèces sont nuisibles. Ils sont cosmopolites. Ex. Le Cossus gâte-bois, Cossus cossus L. La Zeuzère du poirier, Zeuzera pyrina.

Cossoïdes (Cossoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères, Ditrysiens, regroupant la Famille des Cossidés qui en est le type (SITI) et la Famille des Dudgeoneidés (NCBI). Ce sont des papillons au corps imposant avec une nervation des ailes primitives.

Cosson (Cossonus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés. Ex. Cossonus cylindricus.

Cossus n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Cossidés comprenant des papillons nocturnes. En France le cossus gâte-bois, Cossus cossus, a une chenille rougeâtre qui perce de profondes galeries dans le bois notamment les jeunes ormes pendant les deux à trois années de sa vie larvaire.

Costa n. f. (Du lat. costa, côte, flanc). [Costa]. Première nervure longitudinale de l'aile des insectes. Elle suit le bord antérieur de l’aile. Syn. Côte, Nervure Costale. Voir aussi Nervation.

Costagium n. m. [Costagium]. Chez certains Diptères comme chez les Calliphoridés ou les Sarcophagidés, nom donné à la portion basale dilatée de la nervure costale de l’aile.

Costal, e adj. [Costal]. Bordé antérieurement par la première nervure longitudinale de l’aile, la Costa. Ex. Cellule costale, champ costal.

Cotyle n. m. (Du gr. kotyle, creux). [Cotyla]. Partie creuse pouvant constituant un des éléments d’une articulation destinée à recevoir une saillie ou protubérance bombée, telle qu’un condyle. Voir aussi Acetabulum, Condyle et Cavité cotyloïde.

Cotype n. m. (Du lat. co-, avec et du gr. tupos, modèle). [Cotype]. Terme utilisé dans le sens de syntype ou de paratype mais non reconnu par le CINZ. Voir aussi Syntype et Paratype.

Cou n. m. [Neck]. Certains auteurs l’ont appelé microthorax. Syn. Cervix. Voir aussi Collier.

Couche de cément, [Cement layer]. Voir Cément.

Couche de cire ou Couche cireuse ou Couche moyenne de cires, [Wax layer]. 1. Constituant de l’épicuticule des Insectes au même titre que la couche de cément. La cire est produite peu de temps après la mue par des cellules épithéliales cireuses spécialisées ou par des oenocytes. La cire produite emprunte les canalicules qui traversent la procuticule puis l’épicuticule. Elle est constituée chimiquement d’hydrocarbures, d’acides gras non saturés et de longues chaînes d’alcool. Ce sont des substances lipidiques recouvrant le corps des insectes sur une épaisseur de 0,25 µm à 1 µm et empêchant la déshydratation. La cuticule doit son imperméabilité à cette couche de cire. La cire porte également des signaux de reconnaissance intraspécifiques. Elle accumule cependant les substances nocives, les composés chimiques, les phéromones, les odeurs de nourriture. C’est pourquoi les insectes prennent soin de procéder régulièrement et scrupuleusement au nettoyage de leur corps. On s’est également aperçu que la cire conférait aux insectes un pouvoir isolant, ce qui leur permettait d’accumuler des charges électriques positives en volant. C’est une fois posé qu’ils se déchargent lentement de cette électricité statique. On suppose que, chez les pollinisateurs, outre le rôle joué par les poils, cette électricité statique contribue à maintenir les grains de pollen collés sur le tégument. Voir aussi Canalicule, Cellules épithéliales, Epicuticule, Nettoyage du corps et des antennes et Oenocyte. // 2. Couche de cire entourant la membrane vitelline a l’intérieur des œufs des insectes. Elle sépare la membrane vitelline du chorion. Voir aussi Cire et Œuf.

Couche de coton, Méthode de conservation des insectes et notamment des Coléoptères consistant à découper des bandes de coton ou d’ouate cellulosique, afin d’y disposer l’individu à l’intérieur en prenant soin de positionner les pattes et les antennes plus ou moins dans la position qu’ils devront prendre lors de l’étalage. Emballer cette couche dans un papier journal, puis disposer ces enveloppes dans une boite en carton. Noter la date et le lieu de capture car ces informations seront nécessaires lors de l’étiquetage. Si la boite reste à l’abri de l’humidité et des éventuels insectes nécrophages, il est possible de conservér ainsi les individus et notamment les Coléoptères pendant des années. Voir aussi Entretien des collections et Tuer les insectes.

Couche de cuticuline. Epicuticule au sens strict. Voir Epicuticule et Cuticuline.

Couche postexuviale, Voir Epicuticule.

Couche préexuviale, Correspond à la couche de cuticuline ou épicuticule au sens strict. Voir Epicuticule.

Coudé, e adj. [Bended]. Qui présente un angle, un coude. Ex. L’antenne d’un insecte est coudée lorsque le scape fait un angle distinct avec le funicule. Syn. Géniculé. Voir aussi Géniculé.

Couleur des insectes, Voir Coloration, Cuticule et Pigmentation

Coupe-bourgeon, Syn. de Lisette. Voir Lisette.

Couplage des ailes, [Wing coupling apparatus(i)]. Système d’accrochage des ailes antérieures et postérieures permettant la synchronisation des mouvements alaires chez les tétraptères. Ce couplage s’effectue selon quatre méthodes chez les Lépidoptères : Couplage jugate (au moyen du jugum ou joug de l’aile antérieure qui passe sous l’aile postérieure dans laquelle il s’encastre), couplage frenate qui est le plus répandu (au moyen du frenulum et du rétinacle : le crochet de l’aile antérieure ou rétinacle s’accroche au frein ou frenulum constitué par une soie simple), couplage jugo-freinate que l’on ne recontre que chez les Microptérigidés et couplage amplexiforme (simple adhérence entre les ailes). Il existe d’autres méthodes propres à d’autres espèces (ex. voir Nodule). Ainsi par exemple, chez les Hyménoptères, une série de petits crochets (Hamuli ou Hamulae) situés sur l’aile postérieure s’encastrent dans une gouttière de l’aile antérieure. Les Odonates et les Ephémères se distinguent en ce qu’il n’existe chez eux aucun système de couplage des ailes qui restent donc indépendantes durant le vol (paléoptères). Syn. Claustrum. Voir Amplexiforme, Frénate, Jugate, Jugo-frénate.Voir aussi Aile et Vol.

Course en tandem, [Tandem running]. Voir Tandem running.

Couplage frénate, Voir Frénate.

Couplage jugate, Voir Jugate,

Couplage jugo-frénate, Voir Jugo-frénate.

Couplage amplexiforme, Voir Amplexiforme.

Courtilière n. f. (Anc. Fr. courtil, jardin). [European mole cricket]. Nom usuel d’un Insecte Orthoptère de la Famille des Gryllotalpidés. Cet insecte fouisseur est également appelé « Taupe-grillon », car il creuse des galeries dans le sol à l’aide de ses pattes antérieures, en forme de pelles, larges et plates. Ex. La Courtilière commune, Gryllotalpa gryllotalpa qui s’attaque aux graminées et aux légumes. Voir Gryllotalpidés.

Cousin n. m. (Du lat. culex). Nom vernaculaire donné à certains Genres d’Insectes Diptères Nématocères. Le « cousin commun » (Culex pipiens), appelé aussi « moustique commun » ou « maringouin domestique » est une espèce de moustiques de la Famille des Culicidés, la plus commune en France métropolitaine. Mais le nom de cousin est également donné de façon générale aux tipules (Famille des Tipulidés) comme part exemple la « Tipule du chou » (Tipula oleracea) ou encore la « Tipule des prairies » (Tipula paludosa) ou Tipula maxima que l’on trouve communément en France dans les prairies humides.

Coussinet n. m. [Pads]. Syn. de Pelote ou de Pulville. Voir Pulville.

Couvain n. m. [Nest of insect eggs, Brood]. Ensemble des œufs, larves et nymphes des insectes qui vivent en société (Abeilles, Termites, Fourmis, etc.), contenus dans une ruche ou un nid. Chez les abeilles, il a été démontré que les larves secrètent des phéromones renseignant les ouvrières sur leur âge et leur besoin en nourriture. Certains éléments de ces phéromones inhibent le développement des ovaires des ouvrières, tandis que d’autres stimulent les glandes hypopharyngiennes à partir desquelles la nourriture destinée aux larves est produite. Le couvain chez les abeilles est situé au centre des rayons de la ruche. Voir aussi Glande hypopharyngienne.

Couvain pétrifié, Syn. d’aspergillose. Voir Aspergillose.

Coxa n. m. (Du lat. coxa, hanche). [Coxa(ae)]. Premier segment, en général court et de forme très variable, permettant l’articulation de la patte des Insectes sur le thorax à partir d’une cavité coxale. La hanche présente à sa base la suture basicostale qui isole le basicoxite. Cette suture longe la suture pleurale ce qui permet d’isoler le meron. La hanche est suivie du trochanter. On distingue respectivement selon que l’on parle des hanches des pattes antérieures, médianes et postérieures, la procoxa, la mésocoxa et la postcoxa. Syn. Hanche. Pl. Coxae. Voir aussi Basicoxite, Subcoxa et Patte.

Coxal, e, aux adj. (Du lat. coxa, hanche et –alis, qui appartient à). [Coxal]. Relatif à la hanche, à l’articulation. L’articulation permettant les mouvements dans toutes les directions, on parle aussi de plaque coxale (gonocoxite), ou de vésicule coxale ou même de coxopodites pour les segments précédents les gonapophyses (appendices de la région génitale).

Coxite n. m. [Coxite]. 1. Chez les Thysanoures, plaque appendiculaire paire, basale de l’abdomen, située en position latérale par rapport à la plaque sternale. // 2. Chez les Diptères Nématocères Culicidés, le neuvième segment abdominal, simple anneau chitineux, porte sur sa partie dorsale une paire de volumineux crochets articulés (harpagones), servant à l’accouplement et comportant une partie basale appelée coxite et une partie distale appelée style. Voir aussi Harpagones et Hypopygium.

Coxopleurite n. m. (Du lat. coxa, hanche et du gr. pleuron, flanc, coté et du suffixe –ite, constituant). [Coxopleurite]. Les pleures des Insectes sont formés par étalement d’articles coxaux sur les côtés du thorax. La subcoxa s’étale ainsi sous forme de deux sclérites, le coxopleurite et l’anapleurite. Le coxopleurite est donc un sclérite, qui tout comme l’anapleurite et le trochantin, est le constituant d’un pleure thoracique. Chez les Insectes Aptérygotes, il est disposé avec l’anapleurite en anneaux concentriques autour de la base de la hanche (coxa). Voir aussi Catapleurite, Eupleure et Subcoxa.

Coxopodite n. m. (Du lat. coxa, hanche et du gr. pous, podos, pied et du suffixe –ite, constituant). [Coxopodite]. Une articulation permettant les mouvements dans toutes les directions, on parle de coxopodites pour les segments précédents les gonapophyses (appendices de la région génitale). Ce sera le cas par exemple de la base de l’organe copulateur des Panorpes. Syn. Gonocoxite. Voir Gonocoxite et Gonapophyses. // Chez les Crustacés, pièce basale d’un appendice, correspondant à la Coxa des Insectes. Chez les Arthropodes, le coxopodite constitue donc la base primitive des membres. Il forme avec le basipodite, qui le suit, le protopodite de l’appendice biramé des Crustacés. Chez les Crustacés, les deux paires d’antennes sont uniramées et les pattes majoritairement biramées. Syn. chez les insectes Coxa. Voir aussi Basipodite, Coxa et Protopodite.

Coxosternite n. m. (Du lat. coxa, hanche et du gr. sternon, poitrine). [Coxosternite]. 1. Elément basal du coxosternum ou pleurosternum plus communément appelé coxite. Voir aussi Coxite. // 2. Chez les Chilopodes, élément basal des bièces buccales portant les forcipules.

Crabro n. m. (Du lat. crabro, frelon). Genre d’Insectes Hyménoptères Crabronidés ressemblant à un frelon, qui chasse surtout les insectes Diptères. Ce gros sphex nidifie dans des cavités déjà existantes. Ex. Crabro alpinus.

Crabronidés (Crabronidae) Latreille 1802 n. m. pl. (Du lat. clas. cribrum, crible). Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Apoïdes (Sphecoïdes selon NCBI) dont le genre Crabro en est le type. On en connait près de 9.000 espèces. Ce sont des guêpes fouisseuses. Beaucoup ont un corps noir, souvent orné de motifs, ou rayures jaunes, oranges ou blanches selon l'espèce ou la tribu. Leurs couleurs, formes, caractéristiques et proies changent selon l'espèce. Ce sont les "Crabrons" connus également sous le nom de "Guêpes à tête carrée" du fait de leur grosse tête rectangulaire, mais aussi sous le nom de « Guêpes à bouche d’argent », en référence aux poils argentés ou dorés qu’ils portent sur leur labre.  Mais, cette famille se distingue de celle des Apidae (abeilles) par leur corps glabre et par le premier tarse de la troisième paire de pattes allongé et cylindrique (élargi et aplati chez les abeilles). Les mâles ont un élargissement étrange aux pattes antérieures (parfois aux antennes) ressemblant à deux tamis bombés ou cribes d'où le nom de l'espèce la plus commune, Crabro cribarius. Leur abdomen n’est pas aussi long et fin que celui des Sphécidés. Les adultes sont floricoles. Leurs larves carnivores se nourrissent des proies capturées par les femelles. Il pourra s’agir selon l’espèce considérée de pucerons, d’abeilles, d’araignées, etc. Beaucoup d’espèces creusent des petits terriers pour établir leur nid, d’autres utilisent des cavités naturelles. On y trouve 8 Sous-familles parmi lesquelles les Pemphredoninae (ou Cemonininae) qui comptent une trentaine d'espèces prédatrices de pucerons, mais aussi les Bembicinae ou encore les Philanthinae.

Crachat de coucou n. m. [Cuckoo spit, Spittle]. Nom vulgaire d’un amas spumeux dans lequel vivent cachées les larves de Cercopidés (Hémiptères Auchénorrhynques). Les larves confectionnent ces amas de mousse écumeuse à l’aide d’un liquide anal gonflé de bulles d’air. La larve prélève de l’air dans une cavité de la face ventrale de l’abdomen reliée aux trachées par les stigmates, et le rejette dans son liquide anal qui se transforme alors en écume. Ce liquide anal est produit par les glandes salivaires situées au niveau des tergites VII et VIII. Ces amas leur garantissent une protection contre les prédateurs mais également une température et une humidité adéquate. Ex. les larves de Philène dite aussi Cicadelle écumeuse (ou spumeuse), Philaenus spumarius.

Crache-sang n. m. [Bloody-nosed beetle]. Nom vernaculaire d’un Insecte Coléoptère Chrysomélidé, Timarcha tenebricosa, qui tient son nom du fait qu’il fasse perler une goutte de liquide rouge (hémolymphe) au niveau de sa bouche dès qu’on le touche. Il est également appelé « Timarque » ou « Chrysomèle noire ».

Crambe (Crambus) n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Pyraloïdes Crambidés, dont une espèce est appelée aussi « teigne des prairies ». Ex. Crambus perlella.

Crambidés (Crambidae) Latreille, 1810 n. m. pl. [Grass moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Pyraloïdes, dont le « crambe » en est le type. On en connait près de 15.000 espèces. Ce sont des papillons de taille moyenne ou plus souvent petite. Ils sont généralement brillamment colorés. Leur trompe recouverte d’écaille à sa base est parfois rudimentaire ou atrophiée. Ils ont des palpes maxillaires bien distincts. Les mâles ont des antennes plus ou moins ciliées. Leurs ocelles sont rarement absents. Leurs ailes sont allongées. Les ailes antérieures sont assez nettement triangulaires avec le bord dorsal beaucoup plus long que le bord externe. La nervure du secteur de la radiale 4 de l’aile antérieure (Rs4) est libre. Les ailes postérieures sont larges avec le bord externe arrondi et l'angle anal peu apparent. Lorsque les ailes sont enroulées autour de l’abdomen, les Crambidés ressemblent alors à des bâtons, un peu comme les papillons de la famille des Yponomeutidés. Leurs tibias postérieurs portent deux paires d'éperons bien développés. Leur abdomen est muni à sa base d’une paire d’organes tympaniques. Ce tympan (membrane transparente) et la conjonctive (membrane translucide) sont situés dans des plans différents. Une lame membraneuse, le tablier (appelé aussi praecinctorium), s’intercale entre le thorax et les organes tympaniques, ce qui permet de les distinguer des Pyralidés (auxquels ils sont considérés come Sous-famille dans d’anciennes classifications). Leurs chenilles sont mineuses de tiges. Dans la Sous-famille des Nymphulinae, les chenilles sont aquatiques et respirent à l’aide de branchies trachéennes. Ils sont cosmopolites. Ex. L’Eudonie des bois, Eudonia lacustrata Panzer.

Créationnisme n. m. [Creationism]. Théorie, d’origine religieuse, selon laquelle un être suprême a créé, à une ou plusieurs reprises, la vie sur Terre. Cette notion qui s’oppose à l’évolutionnisme a été abandonnée aujourd’hui par les scientifiques. Voir aussi Darwinisme, Lamarckisme, Néodarwinisme, Saltationisme, Sélection naturelle et Transformisme.

Crémaster n. m. (Du gr. kremân, suspendre). [Cremaster]. Chez la chrysalide des Lépidoptères, crochet de l’extrémité du dernier segment abdominal leur permettant de se fixer à leur support. Le crémaster, ressemblant alors à une épine terminale de l’abdomen, permet également aux nymphes souterraines à se frayer un chemin dans le sol lors de l’émergence. Voir aussi Chrysalide.

Crematogaster n. m. (Du gr. kremân, suspendre et gastêr, ventre). [Acrobat ants]. Genre d’Insectes Hyménoptères Formicidés des régions chaudes, à l’abdomen plat et très mobile qui lui sert à enduire ses ennemis de venin. Ex. Crematogaster africana.

Crénal n. m. ou adj. (Du gr. krênê, source et du lat. –alis, qui appartient à). Qui concerne le crénon, zone d’eaux douces où le courant y est lent. Zone du crénal, zone où se situe la source d’eau. Voir également Zone Crénale, Rhithrale et Potamale.

Crénicole adj. (Du gr. krênê, source et du lat. colere, habiter). [Crenicolous]. Qui vit dans les eaux de sources ou les eaux vives alimentées par les cascades. Syn. Crénophile ou Crénobie. Voir aussi Habitats abiotiques.

Crénobie adj. (Du gr. krênê, source et bios, vie). [Crenobic]. Syn. de crénicole. Voir Crénicole.

Crénophile adj. (Du gr. krênê, source et philos, ami). [Crenophilous]. Syn. de crénicole. Voir Crénicole.

Créosote de Hêtre, (Du gr. kréas, chair, viande, et sôzein, qui sauve, qui protège). Liquide jaune et gras, produit en chauffant à des températures élevées du bois de hêtre ou de la résine du buisson de créosote. Mis dans les fioles de Sauvignet, ce produit permet d’éviter les moisissures et les destructeurs dans les collections d’insectes (Coléoptères Dermestidés, Ptinidés, Anobiidés et Psocoptères).

Crétacé n. m. et adj. [Cretaceous period]. Période géologique s’étendant il y a 170 à 65 millions d’années. Après le Jurassique, c’est la troisième et dernière ère du Mésozoïque. Elle correspond à la fin du règne des Dinosaures. Les dinosaures qui ont peuplé la terre pendant plus de 165 Ma sont apparus avant le Jurassique au Trias, il y a -240 Ma. Quant aux insectes, les plus vieux fossiles connus datent du Dévonien (-405 à -365 Ma). Voir aussi Dévonien.

Crête-de-Coq n. f. [Coxcomb Prominent]. Nom vernaculaire de Ptilodon capucina, Lépidoptère de la Famille des Notodontidés.

Crête stridulante, Chez les criquets (Orthoptères Caelifères Acrididés), syn. de râpe ou archet. Elle correspond chez eux à de petits tubercules situés sur la face interne des fémurs des pattes postérieures sauteuses. Ces derniers frotteront sur une nervure de l’élytre. Voir Appareil stridulatoire et Archet.

Cribriforme adj. (Du lat. cribrum, passoire, tamis et forma, forme). [Cribriform]. Percé de nombreux trous. Ex. Stigmates cribriformes des larves de scarabées.

Cricula n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Saturnidés. Ex. Cricula trifenestrata, d’Asie du Sud-est, dont les cocons fournissent une soie jaune d’or.

Criminologie n. f. Etude scientifique de la nature, des causes, du développement et du contrôle criminel. Les insectes peuvent être une source de renseignements sur les causes ou le temps écoulé depuis un meurtre et la découverte d’un cadavre. Voir Entomotoxicologie.

Crinoptérygidés (Crinopterygidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères Incurvariens, Incurvarioïdes. L’appareil génital des femelles est de type monotrysien c'est-à-dire qu’elles ne présentent qu'un orifice génital, utilisé à la fois pour la copulation et la ponte (Contr. Ditrysien).

Criocéphale (Criocephalus) n. m. (Du gr. krios, bélier et kêphalê, tête). Nom usuel et Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés de couleur brune dont la larve habite la souche et le tronc des conifères notamment des pins. Ex. Arhopalus (Criocephalus) rusticus. Syn. senior Arhopalus.

Criocère (Crioceris) n. m. (Du gr. krios, bélier et kéras, corne). Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Coléoptères Chrysomèlidés de couleur rouge vif. Ils sont répandus sur tout le globe, et certaines de leurs espèces sont nuisibles aux plantes cultivées et notamment pour Crioceris asparagi, aux asperges. Mais on nomme aussi Criocère, des Chrysomèles telles que la Criocère des céréales (Lema melanopa), ou la Criocère de l'orge (Lema lichenis). Ex. Crioceris duodecimpunctata ou « criocère à 12 points ».

Criocérinés (Criocerinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Chrysomélidés dont le genre Crioceris en est le type.

Criquet n. m. (D’une onomat. du chant du grillon, krik). [Grasshopper(s), Cricket]. Nom commun donné aux Orthoptères Caelifères Acrididés (ou Acridiens). Il existe de nombreuses espèces de ces insectes toujours herbivores qui se déplacent en sautant et en volant. Ils ont des antennes courtes et des pseudoélytres longs ou courts selon les espèces. Les criquets stridulent durant la journée en produisant leur chant par le frottement des pattes postérieures sur une nervure des élytres (mais leur nom de criquet vient du chant des grillons). Leurs organes tympaniques sont localisés sur l’abdomen. Beaucoup d’espèces ont une livrée de camouflage cryptique. Le nom correct pour les espèces non grégariaptes (qui ne forment jamais des essaims) est sauteriaux. Les espèces grégariaptes (criquet pèlerin (Schistocerca gregaria), criquet migrateur (Locusta migratoria)) sont très dévastatrices dans les régions chaudes où s’abattent leurs nuées, comprenant plusieurs centaines de millions d’individus. D’énormes essaims peuvent dévorer jusqu’à 100 000 tonnes de nourriture par jour. L'Ancien Testament présente les criquets comme une plaie de l'humanité. Ces migrations sont déclenchées lorsque la population atteint un certain seuil de densité. Avant de commencer leur migration, les criquets deviennent grégaires et se parent de couleurs plus vives. Ex. Le criquet arboricole, Anacridium melanorhodon ou Anacridium wernerellum. Le criquet australien, Chortoicetes terminifera. Le criquet de la palène, Stenobothrus lineatus. Le criquet des genévriers, Chrysochraon brachyptera. Le criquet ensanglanté, Stethophyma grossum. Le criquet italien, Calliptamus italicus. Le criquet des pâtures, Chorthippus parallelus. Le criquet ensanglanté, Stethophyma grossum. Le criquet marocain, Dociostaurus maroccanus. Le criquet mélodieux, Chorthippus biguttulus. Le criquet migrateur, Locusta migratoria. Le criquet noir-ébène, Omocestus ventralis. Le criquet nomade, Nomadacris septemfasciata. Le criquet pèlerin, Schistocerca gregaria. Le criquet sénégalais, Oedaleus senegalensis. Syn. Acridien. Voir Acrididés, Phase grégaire, Polymorphisme. Voir aussi Sauterelle.

Criquet migrateur, [Migratory grasshopper]. Sur les 7.000 espèces de criquets, il existe une douzaine d’espèces migratrices qui sont : Anacridium melanorhodon (ou criquet arboricole), Anacridium wernerellum (ou criquet arboricole également), Calliptamus italicus (ou criquet italien), Chortoicetes terminifera (ou criquet australien), Dociostaurus maroccanus (ou criquet marocain), Locustana pardalina, Melanoplus spretus, Nomadacris septemfasciata (ou criquet nomade), Patanga succinta, Schistocerca americana americana, Schistocerca americana paranensis, Schistocerca gregaria (ou criquet pèlerin) et surtout la redoutable Locuste, considérée comme le « vrai » criquet migrateur, Locusta migratoria, qui ravage les cultures au Proche-Orient et en Afrique sèche. Ces espèces présentent en fait deux phases, la solitaire et la grégaire. Dès que les conditions de développement sont favorables, la phase grégaire apparaît et des myriades d’individus plus robustes, aux couleurs plus vives et aux plus longues ailes se développent et s’abattent sur les cultures. Les dégâts peuvent être considérables quand on sait que chaque insecte dévore tous les jours son propre poids en nourriture, soit deux grammes, et qu'un essaim peut atteindre plusieurs millions d'insectes. La lutte antiacridienne est alors, pour l’homme une nécessité vitale. Schistocerca gregaria est capable d’effectuer une longue migration, pouvant atteindre entre 3.000 et 5.000 km selon les années (4.500 km reconnu en 1988). Cette espèce détient également le record du plus grand nombre d’individus en vol avec près de 50 millions d’individus (estimation). Voir aussi Migration et Transiens.

Criquet pèlerin, [Desert locust]. Nom usuel de Schistocerca gregaria. C’est l’un des insectes les plus destructeurs dont les énormes essaims peuvent dévorer jusqu’à 100.000 tonnes de nourritures par jour. Voir Criquet migrateur.

Criquet pygmé, Nom usuel donné aux Insectes Orthoptères Caelifères de la famille des Tridactylidés du fait de leur taille qui ne dépasse pas 10 mm.

Cristallin n. m. (Du lat. crystallinus, en cristal). [Crystalline cone]. Organe composé de quatre éléments constitués par des cellules cristallines juxtaposées (ou cellules de Semper) formant en général un cône destiné à réfracter la lumière. La forme du cristallin est en général conique, sauf chez les insectes primitifs tels que les Thysanoures chez qui il est sphérique. Situé sous la cornée (ou cornéule) de chaque ommatidie des yeux composés des Insectes et enveloppé par les cellules pigmentaires iridiennes, le cristallin est un dioptre qui fait converger les rayons lumineux sur les cellules rétinuliennes qui entourent le rhabdome. Il existe 4 types distincts de cône : Eucône, Acône, Pseudocône et Exocône (Voir ces termes). Syn. Cône cristallin. Voir aussi Acône, Cellules Cristallines, Cellules de Semper, Cellules pigmentaires iridiennes, Cellules rétinuliennes, Cornéule, Eucône, Exocône, Oeil, Ommatidie, Pseudocône, Rhabdome.

Cristallisation n. f. [Crystallization]. Phénomène propre au sucre également rencontré avec le miel par lequel ce dernier passe de l’état liquide à l’état solide.

Crochet n. m. (Du franc. krok, crochet). [Hook(s)]. 1. Crochets présents sur les ailes de différents Ordres d’Insectes permettant le couplage alaire. Ce crochet peut prendre la forme d’une gouttière. Voir aussi Couplage alaire, Hamule et Rétinacle. // 2. Chez certaines larves de Trichoptères, paire de crochets insérés directement sur l’abdomen ou à l’extrémité de fausses-pattes anales (ou pygopodes) leur permettant de fixer un étui protecteur autour de leur corps. // 3. Chez les larves de Coléoptères Cicindélidés, crochets présents sur le cinquième segment abdominal leur permettant de s’accrocher à leur terrier. //4. Voir aussi Hamule car provenant du latin hamulus, signifiant hameçon, de nombreux systèmes comprenant des crochets sont utilisés par divers Insectes.

Crochet mobile, Chez les larves d’Odonates, crochet s’articulant sur le palpe labial.

Crocota n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Géométridés. En France, on trouve Crocota peletieraria. Le mâle de cette phalène est diurne alors que la femelle est nocturne.

Croissant n. m. Syn. d’ailante. Voir Ailante.

Crowsoniellidés (Crowsoniellidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Archostemates.

Crumena n. f. (Du lat. crumena, bourse, sac). [Crumena(ae)]. Chez les Hémiptères comme les Coccidés (cochenilles), poche ventrale dans laquelle s’enroulent les stylets mandibulaires et maxillaires, fins et souples quand ils sont rétractés.

Crustacé, e adj. (Du lat. crusta, carapace, croûte). [Crustaceous]. Recouvert ou formé d’une croute.

Crustacés (Crustacea) n. m. pl. Sous-phylum (ou Classe) d’Arthropodes généralement aquatiques, à respiration branchiale, avec des mandibules, et dont la carapace est formée de chitine imprégnée de calcaire. Au sein des Crustacés, les Isopodes forment une exception en ce que le cloporte soit un Crustacé terrestre. Les Crustacés ont un corps divisé en deux parties : le céphalothorax et l'abdomen. La tête porte deux paires d'organes sensoriels (antennes et antennules) et une paire de mandibules, derrière lesquelles se trouvent deux autres paires de pièces buccales (maxilles). Elle comprend également une paire d'yeux composés. Le céphalothorax porte des appendices servant à la locomotion et à la respiration. D'autres appendices forment des pinces (chélipèdes). La portion caudale, le telson, est parfois utilisée pour la nage. Les crustacés respirent à l'aide de branchies. Les zoologistes ont répertorié environ 55 000 espèces de crustacés. Les Mandibulates (Crustacés et Uniramés) constituent une des deux subdivisions du phylum des Arthropodes dans la Classification traditionnelle de ces derniers. L’autre subdivision étant celle des Chélicérates où les antennes sont absentes. Au sein des Mandibulates, les Crustacés se distinguent des Insectes et Diplopodes et autres par le fait qu’ils aient deux paires d’antennes (antennes et antennules) et non pas une seule. Il existe deux Sous-classes : Malacostracés (crabes, crevettes, pagures, homards, etc.) qui sont généralement de taille plus grande et Entomostracés (daphnies, cyclopes, anatifes) qui sont de petits Arthropodes marins ou dulçaquicoles (qui vivent dans les eaux douces). Selon des recherches phylogénétiques récentes, il semblerait que la Classe traditionnelle des Insectes, soit en fait une branche du Sous-phylum des Crustacés. C’est pourquoi, pour NCBI, les Hexapodes que sont les Insectes sont réunis avec les Crustacés dans le groupe des Pancrustacés. Mais pour Fauna Europaea et SITI, les Crustacés sont encore considérés comme un Sous-phylum, tout comme les Hexapodes au sein des Arthropodes.

Cryphale (Cryphalus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Scolytidés, voisin des bostriches. Ce sont des rhynchophores. Ex. Cryphalus piceae ou « cryphale du sapin » qui creuse des galeries dans l’épicéa et qui mesure env. 1mm.

Crypte n. f. (Du gr. kruptos, caché). Petite cavité.

Cryptique adj. [Cryptic]. Obscur, caché. Dissimulé dans le milieu naturel par homochromie (même couleur) ou homomorphie (même forme) ou les deux à la fois (homotypie). Ex. Livrée cryptique, livrée terne de camouflage. Voir aussi Attitude de défense, Coloration, Homochromie, Homomorphie, Homotypie, Mimétisme et Pigmentation.

Cryptocéphale (Cryptocephalus) n. m. (Du gr. crypto, caché et kephalê, tête). Genre d’Insectes Coléoptères Chrysomélidés comprenant des formes moyennes, cylindriques et ramassées, de livrée métallique ou bariolée de vives couleurs. Ex. Cryptocephalus sericeus.

Cryptocérate adj. (Du gr. crypto, caché et keras, corne et du lat. –atus, caractérisé par). Dont les antennes sont réduites et cachées sous la tête. Voir aussi Gymnocérate.

Cryptocérates (Cryptocerata) n. m. pl. Groupe biologique renfermant des Insectes Hémiptères Hétéroptères, prédateurs, aquatiques, aux antennes réduites et cachées sous la tête (Cryptocérates), regroupant la nèpe, la notonecte, le bélostome, etc. L’ancien Ordre des Hétéroptères comportait deux Sous-ordres, les Gymnocérates ou Géocorises qui sont terrestres et les Cryptocérates ou Hydrocorises, qui sont aquatiques. Ce taxon, non reconnu par NCBI, est considéré comme invalide par SITI. Syn. Punaises d’eau ou Hydrocorisae et Nepomorpha (selon SITI). Voir Népomorphes. Voir aussi Gymnocérate.

Cryptocercidés (Cryptocercidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Dictyoptères du Sous-ordre des Blattodés Blabéroïdes, dont la plupart des espèces sont brun-foncées ou noires. Cette famille ne comprend qu’un seul genre, celui des Cryptocercus, avec pas plus de 10 espèces. Ce sont les blattes les plus archaïques. Ils ont la particularité de vivre en groupe familiaux comptant deux adultes et une vingtaine de juvéniles (voir Subsocial). Ce sont des xylophages qui font appel à des protozoaires symbiotiques pour transformer la cellulose ingérée en sucre. Ils vivent dans le bois en décomposition. On les trouve en Amérique du Nord, en Corée, en Chine et en Russie.

Cryptocercoïdes (Cryptocercoidea) n. m. pl. (Du gr. crypto, caché, kerkos, queue et eidos, aspect). Super-famille d’Insectes Blattoptères Blattina Polyphaginina ne comptant que la famille des Cryptocercidés.

Cryptochétidés (Cryptochetidae) n. m. pl. [Cryptochetid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Carnoïdes. Les ocelles sont présents sur la tête. Leurs yeux sont pubescents et très développés. Leur arista est minuscule et terminale. Le tarse postérieur de leur patte est cylindrique et plus long que l’article suivant. Ce sont des parasites de Margarodidae (Hémiptères Sternorhynques).

Cryptococcidés (Cryptococcidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes. Ce sont de minuscules cochenilles. Les femelles sont recouvertes de fils de cire très fins. Ex. Cryptococcus fagisuga.

Cryptogastre adj. (Du gr. crypto, caché et gastêr, gastros, ventre). [Cryptogastran]. Chez les Coléoptères Polyphages, désigne ceux d’entre eux qui ne présentent que cinq ou six sternites abdominales visibles. Voir aussi, Haplogastre, Hétérogastre et Hologastre.

Cryptogastres n. m. pl. Groupe biologique de Coléoptères Polyphages hétérogastres où le second sternite abdominal a disparu. L’abdomen ne présente alors que cinq ou six sternites visibles. Ex. Les Anthribidés, les Bostrichidés, les Cucujidés, les Curculionidés, etc. Voir aussi Haplogastres, Hologastres, Hétérogastres, Paulian et Symphiogastres.

Cryptogyne n. f. et adj. (Du gr. crypto, caché et gunê, femelle). [Cryptogyne]. Chez les Hyménoptères Formicidés, fourmis dont les castes femelles sont peu différenciées. Les ouvrières ne se distinguent pas morphologiquement des reines avec lesquelles s’accouplent les mâles. Voir aussi Diacammatogyne.

Cryptolaryngidés (Cryptolaryngidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Curculionoïdes.

Cryptométabole adj. (Du gr. crypto, caché et metabolê, changement). Qualifie un type de développement holométabole où il y aura disparition des stades larvaires.

Cryptonéphridisme n. m. (Du gr. crypto, caché et néphros, reins). [Cryptonephridium, Cryptonephric complex]. Dispositif particulier consistant en l’application des extrémités distales des tubes de Malpighi qui viennent s’anastomoser contre la paroi du rectum. Cela permet une réabsorption de l’eau contenue dans l’intestin postérieur (proctodeum), et de ce fait des pertes réduites en eau dans l’organisme, assurant ainsi une meilleur osmorégulation. On assiste de ce fait à un dessèchement plus important des excréments. Ce dispositif permet d’économiser l’eau chez les insectes qui vivent dans des milieux très secs (Ex. Tenebrio molitor). Mais on le retrouve aussi chez les chenilles et certains Coléoptères, ainsi que les Hyménoptères Symphytes et les Neuroptères Myrméléonidés. Voir aussi Tubes de Malpighi.

Cryptopentamère adj. (Du gr. crypto, caché, penté, cinq et meros, partie). [Cryptopentamerous]. Chez les Coléoptères, tarses composés de cinq articles mais dont quatre seulement sont visibles. Le tarse apparait donc tétramère car le 4ème article, réduit ou vestigial, est caché entre les lobes du 3ème. Ex. Chez les Cérambycidés ou les Chrysomélidés. Syn. Pseudotétramère.

Cryptopentamères n. m. pl. Groupe biologique d’Insectes Coléoptères hétérogastres regroupant ceux qui ont 5 articles aux tarses dont 4 seulement visibles par opposition aux pentamères vrais ou aux hétéromères. Syn. Pseudotétramères. Voir Hétéromères et Homéomères.

Cryptophagidés (Cryptophagidae) n. m. pl. [Silken fungus beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes dont le genre Cryptophagus en est le type. On en connait près de 600 espèces. Les adultes mesurent entre 1 et 11 mm. Ils sont de couleur brune à noire. Leur corps est généralement pubescent mais peut être aussi glabre. Leurs tarses sont pentamères, mais ils peuvent passer pour tétramères. Larves et adultes se nourrissent de champignons. On les trouve sous les écorces, dans le bois en décomposition, dans la litière des feuilles, sur les fleurs ou dans les nids d’oiseaux. Ils sont considérés comme nuisibles aux denrées entreposées.

Cryptophagus n. m. Genre d’Insectes Coléoptères, type de la Famille des Cryptophagidés, de couleur rousse, qui semble se nourrir essentiellement des moisissures du bois (champignons). Ex. Cryptophagus varus.

Cryptopleure (Cryptopleurum) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères de la famille des Hydrophilidés, mais qui vit dans les bouses. Ex. Cryptopleurum minutum.

Cryptorhamphidés (Cryptorhamphidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Lygaéoïdes.

Cryptorhynque (Cryptorhynchus) n. m. (Du gr. crypto, caché et rhynkhos, groin, bec). Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés de couleur noire. La larve de ce charançon écailleux creuse des galeries dans les bois de saules, des aulnes et des peupliers, causant la mort des jeunes pieds. Ex. Cryptorhynchus lapathi dont le bout des élytres sont blancs d’où son nom vernaculaire de « cul-blanc ».

Cryptotétramère adj. (Du gr. crypto, caché, tettara, quatre et meros, partie). [Cryptotetramerous]. Chez les Coléoptères, tarses composés de quatre articles mais dont trois seulement sont visibles. Le tarse apparait donc trimère car le 3ème article, réduit ou vestigial, est caché entre les lobes du second. Ex. Coccinellidés, Endomychidés. Syn. Pseudotrimère.

Cténidie n. f. (Du gr. ktênê, peigne et eid-, en forme de). [Ctenidium(dia)]. Chez certains Coléoptères, Diptères et Hétéroptères, mais surtout chez les Siphonaptères (puces), épines courtes et robustes alignées en peigne, présentes au niveau de la tête et/ou du thorax qui permettent notamment la progression parmi les poils de l’hôte. On distingue ainsi les cténidies céphaliques appelées également cténidies génales, que l’on trouve sur la tête et les cténidies prothoraciques que l’on trouve postérieurement au premier segment du thorax, appelées également cténidies pronotales. Voir aussi Epine.

Cténocéphale (Ctenocephalides) n. m. (Du gr. ktênê, peigne et kephalê, tête). Genre d’Insectes Siphonaptères, vecteur du typhus des rats, du ténia du chien et parfois de la peste. Ex. Ctenocephalides felis ou « puce du chat » et Ctenocephalides canis ou « puce du chien ».

Cténophore (Ctenophora) n. f. (Du gr. ktênê, peigne et phorêin, porter). Genre d’Insectes Diptères Nématocères de la Famille des Tipulidés. Ex. Ctenophora atrata qui est une grande tipule brune dont la larve se développe dans le terreau des marronniers d’Inde.

Cténophthalmidés (Ctenophthalmidae) n. m. pl. (Du gr. ktênê, peigne et ophtalmos, œil). Famille d’Insectes Siphonaptères Hystrichopsyllomorphes (Selon NCBI).

Cubitale (cellule) adj. [Cubital cell]. Voir Cellule cubitale.

Cubitale (nervure). [Cubital nerve]. Syn. de cubitus. Voir Cubitus.

Cubitus n. m. [Cubitus]. Cinquième nervure longitudinale de l'aile des insectes située sur la partie postérieure de l’aile et présentant généralement 2 ou 3 branches. On la désigne par Cu. Syn. Nervure cubitale. Voir aussi Nervation.

Cubitulus n. m. [Cubitulus]. Chez les Diptères Calliphoridés, Sarcophagidés ou Tachinidés, nervure de l’aile fortement courbée en angle droit ou en angle aigu.

Cucuje (Cucujus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères, type d’une Famille les Cucujidés, et qui comprend de nombreuses espèces, dont une en France, sur les chênes et les pins, Cucujus cinnaberinus appelé usuellement Cucujus vermillon.

Cucujidés (Cucujidae) n. m. pl. [Flat bark beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes ayant pour type le genre Cucujus. On en connait près de 47 espèces. Ils mesurent entre 6 et 25 mm de long. De couleur brune, noire ou rougeâtre, les adultes ont des formes très aplaties leur permettant de s’infiltrer dans les écorces. Les côtés du corps sont plus ou moins parallèles. Leur tête est aussi large que le pronotum. Les antennes moniliformes portent 11 articles. Leurs élytres sont arrondis à l’apex. Leurs tarses sont pentamères ou plus rarement hétéromères (5-5-4). L’abdomen montre 5 sternites. Les larves à la tête prognathe sont carnassières. Certaines espèces de larves peuvent quelquefois montrer des urogomphes. On trouve quelques espèces dans les denrées stockées, ce qui explique que quelques-uns aient été transportés dans le monde entier.

Cucujiformes (Cucujiformia) Lameere, 1938 n. m. pl. (De Cucuje et du lat. forma, forme). Infra-ordre d’Insectes Coléoptères regroupant les Super-familles des Chrysoméloïdes, des Cléroïdes, des Cucujoïdes, des Curculionoïdes, des Lyméxiloïdes, et des Ténébrionoïdes.

Cucujo n. m. Nom vernaculaire de grands taupins (Elatéridés) gris ou roussâtres, qui peuvent à volonté émettre une lueur phosphorescente. Ils sont aussi appelés communément « Mouche à feu ». Ils servent parfois à la parure des dames, qui en ornent leur coiffure. Ex. le cucujo, Pyrophorus noctilucus appelés « fire beetle » par les anglo-saxons. Voir aussi Elater et Pyrophore.

Cucujoïdes (Cucujoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes regroupant les familles suivantes : Agapythidae ; Alexiidae ; Biphyllidae ; Boganiidae ; Bothrideridae ; Brachypteridae ; Byturidae ; Cavognathidae ; Cerylonidae ; Coccinellidae ; Corylophidae ; Cryptophagidae ; Cucujidae ; Discolomatidae ; Endomychidae ; Erotylidae ; Helotidae ; Hobartiidae ; Laemophloeidae ; Lamingtoniidae ; Languriidae ; Lathridiidae ; Monotomidae ; Myraboliidae ; Nitidulidae ; Passandridae ; Phalacridae ; Phloeostichidae ; Priasilphidae ; Propalticidae ; Protocucujidae ; Silvanidae ; Smicripidae ; Sphindidae ; Tasmosalpingidae. Tous ces insectes sont caractérisés par le fait qu’ils présentent cinq sternites abdominaux visibles. Ils ont aussi souvent des antennes claviformes. Les femelles montrent des tarses à la formule tarsale 5-5-4. Leurs larves ont tendance à ressembler morphologiquement et biologiquement à celles de la Superfamille des Ténébrionoïdes. Leurs larves de premier stade sont typiques de celles des Polyphages. Les pattes ont cinq articles. Elles présentent des urogomphes et leur tégument est faiblement sclérifié. Tout comme chez les larves de Ténébrionoïdes, les larves sont petites à modérées en taille et quelques-fois sont compressées dorso-ventralement. Mais surtout, ce sont les habitudes alimentaires mycétophages ou saprophages qui sont associées à une extrème diversité morphologique. Il existe des formes larvaires prédatrices chez les deux Super-familles et plus particulièrement chez les Coccinellidés.

Cucullus n. m. (Du lat. cucullus, capuchon). Chez les mâles de Lépidoptères, structure de l’appareil génital consistant en une paire de capuchon recouvrant à l’apex les harpes (ou valves). Chez les mâles de Lépidoptères, l’édéage est ainsi constitué de plusieurs parties que sont l’uncus, les socii, les cucullus, les valves (ou harpes), les sacculus, les saccus et le vinculum.

Cucullie (Cucullia) n. f. Nom usuel et Genre d’Insectes Lépidoptères Noctuidés type de la Sous-famille des Cuculiinae. Ex. Cucullia florea ou Cucullia absinthii ou « Cucullie de l’Absinthe », Cucullia artemisiae ou « Cucullie de l’Armoise », Cucullia lactucae ou « Cucullie de la Laitue », Cucullia lucifuga ou « Cucullie lucifuge », Shargacucullia scrophulariae ou « Cucullie de la Scrofulaire ».

Cuillère n. f. [Labellum]. Chez les Hyménoptères Apidés, extrémité renflée de la langue lui servant à transporter les liquides vers la bouche. Syn. Labelle.

Cuilleron n. m. [Calypter, Squama]. 1. Chez certains Diptères, et en particulier chez les Diptères Schizophores Calyptères, lobes membraneux ayant la forme d’une cuillère, proches du thorax situés à la base des ailes antérieures au-dessus des balanciers qu'ils sont censés protéger. S’il y a deux lobes, le cuilleron est celui situé à la base de l’aile au plus proche du thorax. Le plus interne étant l’alule. S’il y a trois lobes, on distingue chez les deux premiers qui sont des cuillerons, le cuilleron thoracique (ct) (ou squame interne) qui recouvre les balanciers, du cuilleron alaire (ca) (ou Squame externe). Le troisième lobe étant l’alule. Les cuillerons seraient chez les Diptères ce que le lobe jugal est aux autres insectes. Syn. Calyptère ou Calyptre, Squame, Ecaille. Voir aussi Alule, Patagium. // 2. Chez les Hyménoptères Apidés, extrémité de la langue (ligule). Voir Cuillère.

Cuirasse n. f. [Cuirass]. Syn. de bouclier. Voir Bouclier.

Cuivré, n. m. Nom vernaculaire donné à des Insectes Lépidoptères des Lycénidés de la Sous-famille des Lycaeninae, à cause de leur couleur cuivre, brun-rouge. Ceux de la Sous-famille des Theclinae sont aussi appelés Faux-cuivrés. Ex. Le « Cuivré commun », Lycaena phlaeas. Le « Cuivre des marais » ou « Grand cuivré », Lycaena dispar. Le « Cuivre écarlate » ou « Argus satiné », Palaeochrysophanus hippothoe. Le « Cuivré fuligineux » ou « Argus myope », Heodes Tityrus. Syn. Argus.

Cul-blanc n. m. Voir Cryptorhynque.

Cul-brun n. m. [Brown-tail]. Nom vernaculaire du Lépidoptère Lymantriidé (ou Erebidé Lymantriiné) Euproctis chrysorrhoea. Voir Euproctis.

Cul-doré n. m. [Yellow-tail, Goldtail moth, Swan moth]. Nom vernaculaire du Lépidoptère Lymantriidé (ou Erebidé Lymantriiné) Euproctis similis. Voir Euproctis.

Culex n. m. Genre d’Insectes Diptères Nématocères de la famille des Culicidés. On trouve leurs œufs regroupés en radeau à la surface des eaux stagnantes. En France métropolitaine, le moustique ordinaire est le cousin appelé également Moustique commun ou Cousin commun, Culex pipiens. Autre ex. Culex orientalis. Syn. junior de certains Aedes tels que Aedes (Culex) albopictus ou Aedes (Culex) aegypti.

Culicidés (Culicidae) Meigen, 1818 n. m. pl. [Mosquitoes]. Famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes Culicomorphes Culicoïdes. On en connait près de 3.000 espèces. Cette famille comprend les insectes appelés usuellement moustiques (ou maringouins au Québec) aux pièces buccales de type piqueur-suceur. Le labium est ici transformé en gouttière pour permettre l’engainement de 6 stylets vulnérants (2 stylets maxillaires provenant de l'allongement des lacinias (avec cardo et stipes), 2 stylets mandibulaires, le labre (canal alimentaire) et l’hypopharynx (canal salivaire)). Lors de la piqûre, le labium ne pénètre pas dans le tégument comme le font les 6 stylets vulnérants, mais il se replie à la surface de ce dernier. Les femelles qui sucent ainsi le sang des vertébrés (hématophages) sont vectrices de nombreuses maladies (paludisme, fièvre jaune, dengue, filariose, encéphalite, chikungunya). Elles sont responsables d’en moyenne 725.000 décés annuels dans le monde, en faisant l’animal le plus mortel pour l’homme. Les femelles utilisent les protéines contenues dans le sang afin de produire des œufs mais ont sinon le même régime alimentaire que les mâles, aux longues antennes plumeuses, qui sucent la sève des végétaux et le nectar. Les moustiques mesurent de 3 à 40 mm de long. Ils ont une petite tête portant de gros yeux et des antennes de 15 articles chez les mâles et de 14 articles chez les femelles. Seuls les mâles ont des antennes plumeuses. Chez les femelles, les antennes sont filiformes. Il n’y a pas de suture en « V » sur le thorax. Les ailes qui possèdent au moins 9 nervures longitudinales, sont longues et étroites, repliées horizontalement au repos. La nervure Costale (C) fait le tour complet de l’aile. On trouve des écailles sur les nervures de leurs ailes mais également sur la majeure partie de leurs corps, ce qui est une de leur caractéristique. L’abdomen porte dix segments mais les deux derniers sont télescopés dans le huitième. Les femelles pondent leurs œufs à la surface de l’eau soit isolément, soit en groupe de 30 à 300 œufs. Leurs larves eucéphales et apodes, aquatiques, consomment des matières organiques en suspension dans l’eau (détritiphages) mais peuvent être aussi zoophages. Elles présentent un thorax large avec des touffes de poils et un abdomen de dix segments dont le huitième présente un siphon respiratoire (sauf chez les Anophelinae). Certaines espèces puisent directement l’air au moyen de ce siphon dans les plantes aquatiques où elles se fixent. Les nymphes au céphalothorax fortement sclérifié, viennent également à la surface de l’eau pour respirer au moyen de deux petits appendices appelés « trompettes respiratoires ». Ce sont des holométaboles dont seul le dernier stade est aérien. La détermination des genres et des espèces de cette famille est effectuée grâce à la chétotaxie. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout dans les régions chaudes du globe. Ex. Culex pipiens L.

Culicinés (Culicinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Diptères Nématocères Culicidés. C’est la Sous-famille la plus importante chez les moustiques, avec près de 3.067 espèces. Les femelles ont des palpes maxillaires généralement beaucoup plus courts que le proboscis. Les mâles, eux, ont de longs palpes avec de nombreuses longues soies, mais ils ne sont pas gonflés apicalement comme ceux des anophèles. Le scutellum présente trois lobes avec des soies confinées dans chaque lobe. Les nervures des ailes portent généralement des écailles sombres. Certaines espèces portent toutefois des mouchetures ou des taches d'écailles blanches ou jaunes.

Culicoïdes (Culicoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes regroupant les Familles des Chaoboridés, des Culicidés et des Dixidés. Ils sont caractérisés par l’existence d’une trompe courte, de la longueur de la tête.

Culicomorphes (Culicomorpha) ou (Culicimorpha selon NCBI) n. m. pl. (De culicidé et du gr. morphê, forme). Infra-ordre d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes regroupant les Super-familles des Chironomoïdes et des Culicoïdes. Selon une autre Classification, cet Infra-ordre regroupe les Familles suivantes : Ceratopogonidae, Chaoboridae, Chironomidae, Corethrellidae, Culicidae, Dixidae, Simuliidae, Thaumaleidae.

Culocoïdes (Culocoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes. Ce taxon non reconnu par NCBI est considéré comme invalide par SITI. Syn. selon SITI. Nematocera.

Cunéiforme adj. (Du lat. cuneus, coin et forma, forme). [Cuneiform]. En forme de coin.

Cuneus n. m. (Du lat. cuneus, coin). [Cuneus]. Chez certains Hétéroptères (Ex. Anthocoridés, Cimicidés, Miridés), partie apicale, plus ou moins triangulaire de l’hémélytre séparée de la corie (partie basale coriacée de l’hémélytre), par une fracture cunéale (suture ou sillon).

Cupédidés (Cupedidae) n. m. pl. [Reticulated beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Archostemates comptant 25 espèces, principalement des espèces fossiles du Permien inférieur, qui débuta il y a 280 millions d’années.

Cupédoïdes (Cupedoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Coléoptères Archostemates. C’est la seule Super-famille du Sous-ordre des Archostemates. Cette Super-famille regroupe les Familles des Cupédidés, des Micromalthidés et des Ommatidés.

Cupule n. f. [Cupule]. 1. Ventouse, en forme de coupe concave, que présente parfois le dessous des tarses chez les Coléoptères Dytiscidés mâles. Elle leur sert à adhérer aux surfaces lisses ce qui facilite également l’ancrage à la femelle lors de l’accouplement. // 2. Structure en forme de coupe, fabriquée artificiellement en apiculture afin de servir de loge royale. Ex. La femelle Bourdon construit une cupule à base de cire et de pollen dans laquelle elle déposera ses œufs.

Cupuliforme adj. (De cupule et du lat. forma, forme). [Cupuliform]. Qui a la forme d’une cupule, d’une coupe. Voir Cupule.

Curaliidés (Curaliidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Hémiptères Euhémiptères Néohémiptères Prosorrhynches Hétéroptères Euhétéroptères Néohétéroptères Panhétéroptères Cimicomorphes Cimicoïdes. Cette famille ne compte qu’une seule espèce, Curalium cronini de l’est des Etats Unis.

Curculio n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionoïdes, de la Famille des Curculionidés, Sous-famille des Curculioninés comprenant une soixantaine d'espèces paléarctiques. Ce sont des charançons au rostre mince, très développé parfois aussi ou plus long que le corps (surtout chez les femelles). Toutes les espèces sont ailées. Leur développement se fait généralement dans l'amande des fruits (noix, glands, châtaigne, etc. où la larve produit une cryptocécidie), parfois dans des fruits charnus ou dans des galles, ce qui en fait des espèces nuisibles. On trouve en Europe deux espèces. Le balanin des châtaignes, Curculio (= Balaninus) elephas (Gyllenhal) et le balanin des noisettes, Curculio nucum L. Syn. junior Balaninus.

Curculionidés (Curculionidae) n. m. pl. [Snout beetles, Weevils]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages, dont les représentants sont appelés communément « charançons ». Les Curculionidés constituent la plus vaste Famille chez les Coléoptères avec plus de 60.000 espèces. Ils mesurent entre 1 et 60 mm. La tête porte des yeux réduits. La plupart de ces insectes présentent un long museau, souvent appelé rostre, prolongeant la tête où s’insèrent des pièces buccales de type broyeur. Ce « rostre » est le résultat d’une modification du labium tenant en un allongement du postlabium. On retrouve ce caractère chez les Panorpes. Leurs antennes de 7 à 11 articles, portées par le rostre, sont presque toujours coudées à angle droit, présentant un long scape et une massue différenciée (réunion d’au moins 3 articles). Ce scape se loge dans une rainure située sur le côté du rostre appelée scrobe. Leurs sutures gulaires (qui sépare la gula des joues) sont effacées ou ne subsistent que sous forme d'une suture médiane impaire. La tête est en partie masquée par le pronotum, en forme de capuchon. Leurs stigmates sont biforés. La chambre atriale est prolongée sous le tégument par deux diverticules donnant l’impression que les stigmates ont deux orifices. Les élytres sont couverts de petites écailles colorées, leur permettant d’arborer une livrée cryptique. Leurs tarses sont homéomères (le plus souvent de formule tarsale 4-4-4 et plus rarement 5-5-5). L’abdomen montre 5 sternites (et plus rarement 6). La femelle pond ses œufs dans le tissu des plantes, certaines après y avoir percé un trou au moyen de leur rostre. Les larves sont blanchâtres, apodes avec de fortes mandibules. Elles sont, comme les adultes, phytophages en faisant souvent des espèces nuisibles. Leur classification est ardue. Il existe de nombreuses Sous-familles. Les charançons mangent le tiers de la production de graines dans le monde (Ce sont des cléthrophages). Ils sont cosmopolites. Syn. Charançon.

Curculionoïdes (Curculionoidea) n. m. pl. (De curculionide et du gr. eidos, aspect). Super-famille d’Insectes dont les Curculionidae sont les principaux représentants. On y trouve aussi les Anthribidae, les Apionidae, les Attelabidae, les Belidae, les Brenthidae, les Caridae, les Cryptolaryngidae les Eccoptarthridae, les Erirhinidae, les Ithyceridae, les Nemonychidae, les Obrieniidae, les Platypodidae, les Proterrhinidae, les Raymondionymidae, les Scolytidae et les Ulyanidae. Toutes ces Familles ont pour point commun le fait d’avoir des représentants ayant une tête généralement prolongée antérieurement en rostre. Chez la plupart d’entre-eux, les antennes sont coudées et articulées. Cette Super-famille regroupe près de 60.000 espèces à travers le monde.

Curtonotidés (Curtonotidae) n. m. pl. [Curtonotid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Ephydroïdes. On en connait près de 50 espèces. Ils mesurent entre 4 et 7 mm. Leurs aristas (soie du dernier article antennaire) sont plumeuses. Ils ont des vibrisses. Comme tous les Schizophores, ils présentent une suture frontale sur la tête. On trouve deux soies mésopleurales. La nervure Sous-costale (Sc) de leurs ailes est complète, non effacée dans la partie distale de la cellule costale et rejoint la nervure Costale (C). Cette dernière présente une fracture près de l’apex de la Sous-costale ainsi qu’une fracture humérale. Leurs haltères sont sombres ou noires. Leurs pattes sont fines. Les tibias sont pourvus dorsalement d’une soie préapicale et d’une rangée de soie longitudinale. On trouve les adultes dans les prairies humides surtout dans les régions tropicales et subtropicales du globe.

Cutérèbre (Cuterebra) n. f. Genre d’Insectes Diptères Calyptères, type de la Famille des Cutérébridés, dont la larve vit sous la peau de divers mammifères et même de l’homme (vers macaque). Certains s’introduisent, notamment dans les testicules des écureuils (Cuterebra emasculator), et provoque de graves tumeurs purulentes. Voir aussi Dermatobie. Ex. Cuterebra noxialis.

Cutérébridés (Cuterebridae) n. m. pl. [Robust Bot Flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Calyptères dont le cutérébre en est le type. On en connait 83 espèces regroupées en 6 genres. Certains les considèrent dans des classifications récentes comme une Sous-famille d’Oestridés. Les adultes ressemblent à des bourdons (apiformes) et sont couverts de nombreuses soies. Ils sont moyens à grands (30mm). Leur tête porte une profonde rainure sur sa face ventrale. On distingue une suture frontale. Les palpes sont cachés. Leur scutellum se prolonge au-delà de la base du metanotum. Leur postscutellum est peu développé. Aux ailes, les squames (lobes membraneux) sont grands. Le stade larvaire des individus de cette famille se déroule sur la peau des mammifères. Ceux du genre Dermatobia s’attaquent aux Primates et aux Hommes. Ils vivent dans le Nouveau Monde.

Cuticulates (Cuticulata) n. m. pl. (Du lat. cuticula, petite peau et –atus, caractérisé par). Clade de Protostomiens au même titre que les Arthropodes, caractérisé par la présence d'une enveloppe plus ou moins rigide la cuticule. Cette cuticule est composée de deux couches, l’épicuticule et la procuticule. L'épicuticule est elle-même composée de trois couches: le cément à l'extérieur, une couche de cire médiane et une couche interne à la structure plus complexe de cuticuline traversée par des canaux qui secrètent la cire. Les individus composants ce clade sont aussi caractérisés par une bouche terminale qui s'ouvre à une extrémité et le pharynx qui présente trois lèvres correspondantes à des faisceaux musculaires. On y distingue les Gastrotriches (vers marins), des Ecdysozoaires (ceux qui ont une cuticule à 3 couches parmi lesquels on trouve les Panarthropodes).

Cuticule n. f. (Du lat. cuticula, petite peau). [Cuticle(s)]. Constituant du tégument (paroi du corps) des Arthropodes. Chez les insectes, le tégument est composé en plus de la cuticule par l’épiderme et la membrane basale. Sécrétée par un épiderme simple (épithélium), la cuticule comprend plusieurs couches toutes acellulaires (anhistes). On y trouve successivement une couche de cément, une couche cireuse, l’épicuticule au sens strict (composé d’une couche de cuticuline), l’exocuticule, l’endocuticule (et quelquefois la mésocuticule chez des insectes comme les blattes). Exocuticule et endocuticule forment la procuticule. Mais si l’épicuticule est toujours présente au même titre que l’épiderme, exocuticule et endocutile peuvent être réduits ou absents chez certains insectes. Servant de protection contre le milieu extérieur, la cuticule assure la rigidité et l’imperméabilité (déshydratation limitée). Elle servira ainsi de point d’attache aux muscles et permettra à l’insecte de mieux résister aux agressions des champignons, des bactéries, des prédateurs, mais aussi aux agressions chimiques y compris celles des pesticides. Outre cette fonction protectrice, la cuticule sert de support à la pigmentation du corps. Chez les termites et les fourmis, la cuticule possède une mixture d'hydrocarbures fonctionnant comme une carte d’identité, qui indique à ses congénères son état physiologique, rang, colonie, caste et espèce. Mais la cuticule chez les insectes sert aussi surtout de base au système nerveux périphérique (qui correspond au système sensoriel). En dehors d’expansions simples comme les épines, la cuticule des insectes porte des poils, des soies, des écailles et de petits organes sensoriels (sensilles mécanoréceptrices et chimioréceptrices) prenant diverses formes (soie, fossette) dont la fonction peut être tactile, olfactive, auditive ou gustative. Ils peuvent être répartis sur le corps tout entier, même sur les pattes. Toutes ces structures, d’origine ectodermique, possèdent une cuticule. Cela explique que les intestins antérieurs et postérieurs mais aussi les trachées soient composés de cuticule. Ces éléments sont donc renouvelés lors de chaque mue. Etant effectivement inextensible, l’enveloppe externe que constitue la cuticule impose aux insectes de muer s’ils veulent se développer jusqu’à l’état adulte. La cuticule abandonnée lors de la mue s’appelle exuvie. Les crustacés sont également protégés par une cuticule, dont la composition est différente, car composée de protéines et de sels calcaires apportant une plus grande rigidité. On retrouve également ces sels minéraux dans la composition de la cuticule des Myriapodes Diplopodes. Voir aussi Cellules épithéliales, Cément, Coloration, Couche de cire, Ectoderme, Endocuticule, Epicuticule, Epiderme, Exocuticule, Exuvie, Mue, Pigmentation, Procuticule, Sensille, Scolopidie, Système nerveux et Tégument.

Cuticuline n. f. [Cuticulin]. Protéine tannée par des quinones, constituant de l'épicuticule des Arthropodes. La cuticuline résiste à l’action des solvants organiques et aux acides minéraux. Voir aussi Arthropodine, Epicuticule et Protéine.

CUVIER Georges (Baron) (1769-1832) n. p. Zoologiste et paléontologue Français qui donna tout son essor, avec Lamarck et Geoffroy Saint-Hilaire à la Zoologie Française. Il fut "l’inventeur" de l’anatomie comparée : des caractéristiques très différentes peuvent être associées, par exemple les types de dents, de mains ou de pieds chez les Vertébrés. Cuvier est le créateur de la notion capitale de « corrélation des caractères » ou « corrélation des parties » qui veut que la structure de chaque organe d'un animal est fonctionnellement liée à tous les autres organes. Il est également le fondateur de la paléontologie animale. Il pensait que l'environnement détermine les caractéristiques anatomiques d'un animal plutôt que l'inverse.

Cybarium ou Cibarium n. m. [Cibarium]. Cavité antérieure de la bouche correspondante au débouché du tube digestif, délimitée par l’épipharynx, les mandibules et l'hypopharynx. Syn. Bouche.

Cybister (Cybister) n. m. (Du gr. kubistêtêr, plongeur). Genre d’Insectes Coléoptères Dytiscidés que l’on trouve dans les régions chaudes. Ex. Cybister parvus. Le Cybister à côtés bordés, Cybister lateralimarginalis.

Cybocéphale (Cybocephalus) n. m. (Du gr. kubos, cube et kephalê, tête). Genre d’Insectes Coléoptères, type de la Famille des Cybocéphalidés (selon Fauna Europaea ou Nitidulidés Cybocéphalinés selon NCBI et SITI). Ils sont utiles à l’agriculture car ils détruisent la cochenille Diaspis. Ex. Cybocephalus nipponicus.

Cybocéphalidés (Cybocephalidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes dont le cybocéphale en est le type. On en connait près de 210 espèces regroupées en 8 genres mais la plupart font partie du genre Cebocephalus. Ils étaient autrefois considérés comme des Nitidulidés. Ces insectes sont minuscules et ne mesurent pas plus de 2 mm. Ils possèdent un corps brillant, convexe et arrondie, avec une grosse tête recourbée vers le bas et cachée par le pronotum. Leur identification est basée principalement sur la forme des organes génitaux masculins, les pattes avant et les antennes. Ils ont une massue antennaire généralement compacte. Leurs hanches antérieures sont larges et transverses. Leur formule tarsale est 4-4-4 (5-5-5 chez les Nitidulidés). Cinq de leurs sternites abdominaux ventraux sont visibles. Ils portent 5 stigmates (6 sternites pour 6 stigmates chez les Nitidulidés). Leurs larves montrent une tête sans sutures dorsales. Elles n’ont pas d’urogomphes sur leur tergite abdominal XI. Elles possèdent des stigmates annulaires avec 2 tubes d'air latéraux. Ils sont cosmopolites.

Cychrame (Cychramus) n. m. (Du gr. kugkhramos, caille). Genre d’Insectes Coléoptères Nitidulidés, dont la larve vit sur les champignons et l’adulte sur les fleurs. Ex. Cychramus adustus.

Cychre (Cychrus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Carabidés. Ce sont des clavicornes, comprenant des formes de couleur sombre, qui vivent dans les forêts humides de l’hémisphère boréal. Ex. Cychrus caraboides. Le Cychre élancé, Cychrus attenuatus.

Cychrisation n. f. (de par le nom des Coléoptères Carabidés du genre Cychrus). Adaptation de l’avant corps consistant en un allongement de la tête, des mandibules et du pronotum pour pouvoir dévorer les escargots. Après avoir été mordu, l’escargot se rétracte dans sa coquille et la cychrisation du corps permet aux Carabidés de suivre sa proie à l’intérieur de la coquille. Voir aussi Malacophage.

Cyclaxyridés (Cyclaxyridae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Cucujoïdes. C’est une famille endémique de Nouvelle Zélande. Ils se distinguent des autres coléoptères par la possession entre leurs élytres et leur épipleure d'une profonde dépression paire (foveae) bordée de soies raides (sauf chez Baeosilpha rufescens).

Cycle de reproduction des pucerons, Chez les Hémiptères Aphidoïdes, on trouve un cycle de reproduction complexe qui leur est propre. On distingue différents types de cycles quant au mode de reproduction lui étant associé, tel que le cycle holocyclique, anholocyclique, androcyclique et intermédiaires. De même, selon que le cycle de développement se déroule sur le même hôte végétal ou sur des hôtes différents, on distingue le cycle monoécique, du cycle hétéroécique et plus particulièrement dioécique (ou diécique). Enfin, on trouve deux modes de reproduction (femelles amphigones), une sexuée où les femelles sont ovipares et l’autre asexuée ou parthénogénétique où les femelles sont vivipares (l’œuf éclot dans le corps maternel et la larve s’y développe) ou même quelquefois ovovivipares (l’œuf éclot dans le corps maternel puis la larve est de suite mise bas). Quand la reproduction est asexuée, il y a alors production de clones. Ces deux modes de reproduction liés à leurs cycles de vie expliquent aussi leur polymorphisme consistant à ce que l’on trouve des formes aptères et des formes ailées. Les pucerons sont également multivoltins. On peut y trouver jusqu’à 20 générations annuels. Cependant, le cycle le plus généralisé est celui qui est monoécique (sur un seul hôte) holocyclique (complet). Dans le cycle de reproduction holocyclique diécique (sur deux hôtes), plus compliqué, que l’on rencontre chez beaucoup d’Aphididés, la fondatrice est la femelle aptère issue de l'œuf d'hiver, qui s’installe sur la plante ayant reçu l’œuf d’hiver (hôte primaire) pour donner naissance par parthénogenèse thélytoque (descendance composée uniquement de femelles) à une ou plusieurs générations de larves déjà formées (viviparité), les fondatrigènes. Les fondatrigènes sont donc la progéniture de la fondatrice. Ce sont des femelles agames (qui se reproduisent sans fécondation), vivipares (donnent naissance à des larves), aptères puis ailées (appelées alors émigrantes) qui vivent sur leurs hôtes primaires. Ces fondatrigènes sont des pucerons virginipares (dont la descendance est composée de femelles parthénogénétiques). Les fondatrigènes de la première génération qui ne font que se multiplier sont presque toujours aptères puis la proportion d'ailés augmente dans les générations suivantes afin d’assurer la dissémination (fondation de nouvelles colonies) ou l’émigration (changement de plante hôte). Les fondatrigènes ailés sont appelés émigrantes et vont s’installer sur un hôte secondaire. On parle du vol d’émigration qui a lieu au printemps. Leurs descendances sont des exilés (ou exules ou aliénicoles). Au cours de l’été, on observe l’apparition de femelles ailées (quand les individus d’une colonie deviennent trop nombreux) qui vont se déplacer aux alentours. Ce sont des vols de dissémination quand les déplacements ont lieu sur la même espèce de plante pour fonder de nouvelles colonies. Les descendances des fondatrigènes (qui sont des virginipares), appelées exilés, sont des virginogènes (ils sont issus de femelles parthénogénétiques) qui naissent sur l’hôte secondaire. Enfin, à l’automne, ces virginogènes donnent naissance aux sexupares (qu’ils soient andropares, gynopares ou amphotères) qui vont effectuer le vol de retour (ou vol de rémigration) vers l’hôte primaire. Chez les espèces diéciques, ce sont les sexupares ailés qui quittent l’hôte secondaire pour retourner vers l’hôte primaire (vol de retour ou vol de rémigration). Mais cela peut être aussi leurs descendances sexuées, ovipares, ailées ou aptères qui retourneront à l’automne, après s’être accouplés, pondre des œufs fécondés qui passeront l’hiver sur un hôte primaire, desquels naîtront de nouvelles femelles fondatrices. Toutes sortes de cycles de développement compliqués existent chez les Pucerons. Tous ont pour caractéristique d’être prolixes (emboitement des générations à la manière d’une poupée russe) avec une vitesse de développement souvent élevée. De la naissance au stade adulte, le développement d’un puceron dure de 8 à 10 jours, selon les conditions climatiques. Un adulte vit en moyenne 60 jours (maximum 120 jours) et pond entre 40 et 60 œufs. Cela fait des pucerons de véritables pestes pour les cultures. Voir aussi Androcyclique, Andropare, Anholocyclique, Clone, Diécique, Emigrante, Exilé, Fondatrice, Fondatrigène, Gallicoles, Gynopare, Hétéroécique, Holocyclique, Hôte primaire, Hôte secondaire 1, Monoécique, Multivoltin, Œuf d’hiver, Ovipare, Ovovivipare, Parthénogenèse zygophasique, Polymorphisme, Sexupare, Virginogène, Virginipare, Vivipare, Vol d’émigration et Vol de dissémination.

Cycle évolutif, [Life cycle]. Ensemble des stades de transformation et des hôtes que doit obligatoirement connaître un parasite pour passer d’une génération à la suivante. On parle aussi de cycle parasitaire. Syn. Cycle parasitaire.

Cycle parasitaire, [Parasite life cycle]. Voir Cycle évolutif.

Cycle sporogonique, [Sporogonic cycle]. Partie du cycle sexué du développement du parasite du paludisme dans le corps du moustique. Ce cycle commence lorsque le moustique prélève du sang d’un hôte infecté. A l’intérieur de l’estomac du moustique, les stades sexués du parasite (gamétocytes) se transforment en gamètes mâles et femelles, et s’accouplent pour produire des œufs. A un moment cet œuf éclate et libère des sporozoïtes qui vont envahir les glandes salivaires. Le moustique pourra alors infecter un hôte humain à l’occasion de son prochain repas. Certains médicaments antipaludiques ciblent ces stades particuliers du parasite durant le cycle sporogonique. Les médicaments gamétocytocides tels que la primaquine tuent les gamétocytes, alors que les sporontocides tuent les sporozoïtes. Voir aussi Paludisme et Plasmodie.

Cycloalexie n. f. (Du gr. kuklos, cercle et alexo, défendre, protéger). [Cycloalexy]. Comportement grégaire consistant à organiser une défense en cercle contre un prédateur suite à une émission de phéromone. Ce cas a été observé entre autres chez des larves de Coléoptères Chrysomélidés, mais aussi chez des larves de Curculionidés (Ex. Phelypera distigma). Mais on la retrouve aussi chez certains Hyménoptères Tenthrédinoïdes, certains Diptères Cératopogonidés (Forcipomyia) ou même chez des Névroptères Ascalaphidés.

Cyclomorphose n. f. (Du gr. kuklos, cercle et morphê, forme). [Cyclomorphosis, Cyclical polymorphism]. La cyclomorphose est la transformation périodique que connaît un individu de par les conditions du milieu où il vit (la lumière ou la température). On parle aussi de polymorphisme saisonnier pour ces espèces qui adoptent une forme d’été et une forme d’hiver. Ex. Chez les collemboles, du genre Isotoma. Voir aussi Polymorphisme.

Cyclopiforme adj. [Cyclopiform]. Désigne un type de larve chez les Hyménoptères Parasites et notamment chez les Platygastéridés qui ressemble à un Crustacé du genre Cyclops. Ces larves présentent une tête ronde avec des mandibules falciformes développées, et un corps court et aplati. Syn. Cyclopoïde. Voir Larve cyclopoïde.

Cyclopoïde adj. (Du gr. kuklos, cercle et eidos, aspect). [Cyclopoid larva]. En forme de cercle. Ex. Larve acéphale primaire cyclopoïde de certains Hyménoptères Apocrites Parasites. Syn. Cyclopiforme. Voir Larve cyclopoïde.

Cyclorrhaphes (Cyclorrhapha) n. m. pl. (Du gr. kuklos, cercle et rhaphê, suture). [Cyclorrhapha]. Subdivision des Diptères Brachycères, comprenant tous ceux dont l’enveloppe nymphale (puparium) se fend circulairement lors de l’émergence de l’adulte, par opposition aux Orthorrhaphes (Brachycères ou Nématocères) dont l’adulte sort de l’enveloppe nymphale par une fente droite ou en forme de T. Les Cyclorrhaphes ne possèdent pas de mandibules et les maxilles sont représentées uniquement par les palpes. La trompe se réduit donc au labre, à l’hypopharynx et au labium. Leurs antennes sont triarticulées (scape, pédicelle, flagelle) et en général aristées. Ces antennes se trouveront sur la face, alors que chez les Orthorrhaphes et les Nématocères, elles se situeront dans la zone située entre la face et le front. Ils présentent une lunule frontale au dessus des antennes. Les larves typiquement acéphales des Diptères Cyclorrhaphes se métamorphosent dans un tonnelet sclérifié appelé puparium qui ne laisse apparaitre aucuns étuis appendiculaires (podothèques ou ptérothèques). Leurs pupes sont immobiles (Pupae coarctatae). Au sein des Cyclorrhaphes, on distingue les Aschizes (dépourvu de lunule et de suture frontale) des Schizophores (pourvus de lunule et de suture frontale). // Anciennement, les Cyclorrhaphes était considéré comme un troisième Sous-ordre de Diptère avec les Nématocères et les Brachycères. Contr. Orthorrhaphes. Syn. Diptères supérieurs ou Muscomorphes. Voir aussi Suture ptilinale.

Cyclotornidés (Cyclotornidae) Meyrick, 1912 n. m. pl. [Australian parasite moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Zygaénoïdes. On en connait près de 40 espèces réunies en un seul genre (Cyclotorna). Leurs larves carnivores sont parasites d’Hémiptères Auchénorrhynches Fulgoridés, en faisant avec la famille des Epipyropidés, les seules familles de Lépidoptères aux larves carnassières (ectoparasites). Quand elles quittent leur hôte, ces larves deviennent prédatrices des couvains de nids de fourmis dans lesquels elles se font transportées par les fourmis elles-mêmes, apparemment en utilisant des signaux chimiques pour y inciter ces dernières. C’est une famille endémique d’Australie. Voir aussi Parasitoïde.

Cycnodioïdes (Cycnodioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères, Ditrysiens. Syn. Géléchioïdes. Voir Géléchioïdes.

Cydia n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Tortricidés, usuellement nommés carpocapses. Ex. Cydia pomonella ou « Carpocapse des pommes et des poires » (autrefois nommée Laspeyresia pomonella)

Cydimon n. m. (Du gr. kudimos, brillant). Ancien Genre d’Insectes Lépidoptères Uraniidés, désormais appelés Urania d’un noir velouté, tigré de vert que l’on trouve en Amérique du Sud. Ex. Urania (Cydimon) sloanus et Urania leila.

Cydnidés (Cydnidae) Billberg, 1820 n. m. pl. [Burrower bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Pentatomoïdes, phytophages. Ils mesurent 4 à 8 mm et sont typiquement de couleur noire ou brun-roussâtre. Leurs antennes composées de 5 articles sont développées et visibles en vue dorsale. Leur scutellum est bien développé, de forme subtriangulaire, tout comme celui des Pentatomidés. Cependant à la différence de ces derniers, les côtés de leur pronotum sont arrondis (souvent à angle aigu chez les Pentatomidés) et leurs tibias portent de longues épines. Ces punaises, presque toutes fouisseuses, vivent souvent dans des terrains sablonneux. Leur nom commun est d’ailleurs celui de punaises fouisseuses. Ils sont cosmopolites. Ex. Cydnus aterrimus.

Cylindrachétidés (Cylindrachetidae) n. m. pl. [Sand gropers]. Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères Cylindrachétoïdes (ou Tridactyloïdes selon SITI et NCBI). On en connait 9 espèces. Ce sont des espèces souterraines qui vivent dans les habitats humides en construisant des galleries dans le sol au moyen de leurs puissantes pattes antérieures. Elles ont un aspect cylindrique larviforme avec des pattes antérieures fouisseuses. On les trouve en Australie, en Nouvelle-Guinée et en Patagonie. En Australie ils sont considérés comme nuisibles car ils se nourrissent des racines des plantes.

Cylindrachétoïdes (Cylindrachetoidea) n. m. pl. Super-Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères ne comptant que la seule Famille des Cylindrachétidés. Selon NCBI, cette Super-famille n’est pas reconnue, et les Cylindrachétidés sont regroupés au sein de la Super-famille des Tridactyloïdes.

Cylindrotomidés (Cylindrotomidae) n. m. pl. [Long-bodied craneflies]. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Diptères Nématocères Tipulomorphes Tipuloïdes. On en connait près de 115 espèces. Ce sont pour la plupart de grosses tipules d'environ 11 à 16 mm au corps jaunâtre à brun pâle. Elles ont de minces longues antennes de 16 articles. Leurs ailes, leurs pattes et l'abdomen sont tous très longs. Leurs larves sont toutes phytophages (à l'exception du genre Cylindrotoma) et vivent dans les mousses quelles soient terrestres, aquatiques et semi-aquatiques. Les larves du genre Cylindrotoma vivent sur diverses plantes à fleurs. On trouve les adultes dans les habitats humides et boisés. Ils sont cosmopolites.

Cymbacalypte n. f. (Du lat. cymbalum, cymbale et du gr. kaluptêr, -êros, gaine, couverture). [Tymbal cover]. Chez les mâles des Hémiptères Cicadoïdes, volet cuticulaire protecteur situé sur le tergite latéral, entre la naissance des pattes arrière et l’abdomen. Les cymbacalyptes recouvrent les cymbales (ou timbales) et les protègent. Elles permettent en s’ouvrant et en se fermant de laisser passer plus ou moins le son, d’où leur nom commun d’étouffoir. La famille des Tibicinidés en est dépourvue. Syn. Etouffoir.

Cymbale n. f. (Du lat. cymbalum). [Tymbal]. Chez les Hémiptères Cicadoïdes (Cigales), élément de l’appareil stridulatoire. Les chants des mâles, destinés à attirer les femelles, sont produits par la vibration d’un organe stridulatoire, les cymbales (ou timbale). Il s’agit de deux membranes convexes situées de chaque côté de la partie ventrale du premier segment abdominal, derrière les ailes. Ces membranes, parcourues par des nervures qui leur donnent du ressort, se déforment jusqu’à 900 fois par seconde grâce à la contraction et au relâchement d’un muscle puissant. On dit d’ailleurs également des cigales qu’elles craquettent. Le son produit sera amplifié par la présence d’un miroir (tympan ou tambour) accolé à un résonateur, une vaste poche d’air occupant la majeure partie de l’abdomen, appelée communément « chapelle ». Le chant des cigales peut ainsi atteindre plus de 100 décibels, ce qui constitue le record du chant le plus fort chez les Insectes. La cymbale est chez quelques familles (Cicadidés notamment) recouverte d’un opercule protecteur à sa base, la cymbacalypte (ou étouffoir). Syn. Timbale. Voir aussi Cymbacalypte, Miroir et Résonateur.

Cymbalisation n. f. Chez les mâles Hémiptères Cicadoïdes, stridulation résultant de la déformation d’une membrane, la cymbale. Ces membranes paires situées sur le premier segment abdominal se déforment entre 300 et 900 fois par seconde grâce à la contraction et au relâchement d’un muscle puissant. Chez les Cigales, le son produit sera amplifié par la présence à un résonateur, une vaste poche d’air occupant la majeure partie de l’abdomen, appelée communément « chapelle » et quelquefois aussi par la présence d’un miroir (tympan ou tambour) lui-même accolé au résonateur. Ce miroir ou tambour consiste alors en une paire de membranes amplificatrices situées sur la face ventrale de l’insecte, reliant la poche d’air (le résonateur ou chapelle) à l’extérieur. D’autre part, si l’abdomen des femelles est plein, celui du mâle est presque vide, afin que cette caisse de résonnance amplifie encore plus le son. Les viscères et l'appareil génital sont en fait concentrés dans les deux derniers sternites de l’abdomen. Le record du son le plus fort chez les insectes est ainsi détenu par une cigale africaine, Brevisana brevis, dont le chant atteint 106,7 décibels. Ce record est mesuré à une distance de 50 cm. Si on se positionne à la source, le chant des cigales atteint un maximum de 150 décibels. Voir Cymbacalypte, Cymbale, Miroir et Résonateur. Voir aussi Stridulation et Ultrason.

Cymidés (Cymidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Lygaéoïdes. On en connait 54 espèces pour 9 genres. Ce sont de petits insectes de forme allongée-ovoïde, au corps de couleur généralement brun-jaune, densément ponctués de points. Ils ressemblent généralement aux graines de leur plante hôte. Leurs pièces bucales sont courtes. Le labium a 4 articles. Ils portent des ocelles. Les antennes ont 4 articles. Leurs stigmates abdominaux sont dorsaux, sauf sur le septième sternite où ils sont ventraux. Ils portent des glandes odoriférantes entre les troisième à sixième tergites abdominaux. Ce sont des granivores que l’on trouve souvent dans les zones marécageuses sur leur plante hôte. Ils sont cosmopolites mais la plupart vivent dans l’Ancien monde.

Cynipidés (Cynipidae) Latreille, 1802 n. m. pl. (Du gr. kuôn, kunos, chien et ips, ver rongeur). Importante Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Cynipoïdes. On en connait près de 3.800 espèces. On les appelle usuellement « guêpes à galles » ou « mouches à galles » car ils produisent des excroissances, appelées galles, qui se développent sur différents organes végétaux. Certains ne font pas de galles et vivent en parasites ou en commensaux dans les galles produites par des espèces voisines. Ils sont petits et mesurent entre 1 et 9 mm. Ils sont brun-roux ou noir luisant. Leurs ailes sont généralement bien développées. Les ailes antérieures montrent des cellules fermées. La nervure Cubitale (Cu) de leurs ailes antérieures, quand elle est visible, est dirigée vers le milieu de la basale. Il n’existe à peu près aucunes nervures aux ailes postérieures. Leur gaster est comprimé latéralement. Le second tergite du gaster est plus grand chez la femelle et recouvre parfois totalement les tergites suivants. Au moyen de leurs longues tarières, les femelles pondent leurs œufs dans le tissu végétal des chênes et autres plantes ligneuses, y provoquant la formation d’une galle, ou cécidie qui protège et nourrit les larves (larves gallicoles ou inquilines). Chez certaines espèces de Cynips, il y a alternance entre générations sexuées et générations parthénogénétiques (Voir Cynips et Hétérogonie). Les larves se nourrissent et se nymphosent à l’intérieur des galles. Les imagos qui en naissent, sont sexués et c’est leur descendance qui sera asexuée. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout en hémisphère Nord et notamment en Amérique du Nord. Ex. Cynips quercusfolii L.

Cynipoïdes (Cynipoidea) Latreille, 1802 n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites (ou Térébrants). Leurs antennes sont filiformes et comportent au plus 16 articles. Leur nervation alaire est réduite. Le second tergite du gaster est plus grand chez la femelle et recouvre parfois totalement les tergites suivants. Les femelles peuvent porter une longue tarière. Les Cynipoïdes regroupent plusieurs Familles, dont celle des Cynipidés qui en constitue le type, mais également celles des Archaeocynipidés, des Austrocynipidés, des Charipidés, des Eucoilidés, des Figitidés, des Ibaliidés, des Lioptéridés et des Rasnicynipidés. Ce sont des endoparasitoïdes (sauf les Cynipidés qui sont des phytophages galligènes).

Cynips (Cynips) n. m. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Hyménoptères Parasites, brun-roux ou noir luisant aux ailes généralement bien développées et au thorax qui semble bossu, type de la Famille des Cynipidés, parasite du chêne et qui fournit la galle tinctoriale (qui sert à teindre). Le cynips est une espèce d’Hyménoptère inquiline c'est-à-dire usagère des galles faites par d’autres insectes. Chez certaines espèces de cynips, il existe une alternance de générations. En été apparaissent des mâles et des femelles qui s’accouplent, mais dont la descendance n’est formée que de femelles. Celles-ci passent l’hiver et se reproduisent par parthénogenèse pour donner une nouvelle génération estivale d’individus mâles et femelles. Ex. Cynips divisa. Le Cynips des galles-pommes du chêne, Biorhiza pallida. Le Cynips des galles striées du chêne, Cynips longiventris. Le Cynips du châtaignier,  Dryocosmus kuriphilus. Le Cynips du rosier, Diplolepis rosae.

Cyphocrane (Cyphocrania) n. f. Genre d’Insectes Phasmoptères de très grande taille, de Malaisie. Ex. Cyphocrania gigas.

Cyphoderidés (Cyphoderidae) n. m. pl. (Du gr. kuphos, courbé, bossu). Famille de Collemboles Entomobryomorphes Entomobryoïdes (ou Arthropléones (collemboles allongés)) dont on ne connaît qu’un seul genre : celui des Cyphoderus (selon SITI). Leur corps est couvert de soies et de gros cils. Le quatrième article antennaire est au moins, moitié aussi long que le troisième. Comme tous les Entomobryomorphes, seuls deux segments thoraciques sont apparents en vue dorsale et ils n’ont pas de soies dorsales (contrairement aux Poduromorphes). Le segment abdominal III est beaucoup moins large que le IV. La furca est constituée de trois parties, le manubrium contenant le muscle fléchisseur du saut, suivi de la dens, puis du mucron. La dens porte de grandes soies frangées. Leur mucron est cylindrique et allongé.

Cypselosomatidés (Cypselosomatidae) n. m. pl. [Cypselomatid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Nérioïdes. On en connait 4 genres dont un fossile. Cette famille de mouches est apparentée à celle des Micropezidés. Ils mesurent entre 2 et 3,5 mm de long. Ils portent souvent des marques jaunes et noires brillantes, et sont abondamment hérissés de soies. Leurs ailes sont plutôt étroites. Leurs pattes portent des bandes colorées. Leurs individus semblent être associés au guano des chauves-souris. On les trouve en Australie, en Asie, en Amérique du Nord, en Amérique centrale et aux Etats-Unis.

Cyrtognathe (Cyrtognathus) n. m. Ancien Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés que l’on trouve au Maroc et dont la larve vit dans la souche du palmier nain. On parle désormais de Dorysthenes.

Cyrtotrachèle (Cyrtotrachelus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés. Ex. Le charançon du bambou, Cyrtotrachelus buqueti que l’on trouve dans la région Indo-malaise et dont la larve vit dans la pousse terminale des bambous.

Cyste germinal, [Germinal cyst]. Chez les Insectes, amas ovoïde dans les testicules, de cellules germinales issues d’une spermatogonie qui se divise en spermatocyte I et II puis en spermatides et enfin en spermatozoïdes. Chaque spermatogonie qui quitte le germarium est immédiatement entourée de cet amas de cellules. En son sein, la spermatogonie se divise pour former des spermatocytes I et II. Chaque cyste contient ainsi de 64 à 256 spermatocytes I. Voir aussi Germarium, Spermatocyte, Spermatogonie et Spermatogenèse.

Cytoplasme n. m. (Du gr. kutos, cellule et plasma, chose façonnée). [Cytoplasm]. Protoplasme (ensemble du contenu) d’une cellule à l’exclusion du noyau. Cellule du corps.

Cabère (Cabera) n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères, de la Famille des Géométridés. Cette phalène aux ailes blanches, a une chenille qui vit sur divers arbres tels que les aulnes, les bouleaux, les saules.

Cacoecia n. f. Ancien Genre d’Insectes Lépidoptères Tortricidés dont les chenilles tordeuses se trouvent sur les rosacées (principalement Pommier et Poirier) Ex. Cacoecia rosana appelée maintenant Archips rosana. Syn. senior Archips selon SITI.

Cadelle n. f. Nom usuel donné dans le midi de la France à la larve carnassière du trogosite (Insecte Coléoptère Cléroïdes Trogossitidé), qui se rend utile en dévorant les larves des charançons et des teignes du blé. Ex. la cadelle noire, Tenebroides mauritanicus.

Cadre n. m. [Frame]. Châssis en bois amovible que l’on dispose dans les ruches et sur lequel est fixée une feuille de cire qui sera utilisée par les abeilles pour construire leurs rayons.

Caecilius n. m. Genre d’Insectes Psocoptères, qui vit sur les pins, type de la Famille des Caeciliusidés.

Caeciliusidés (Caeciliusidae) n. m. pl. [Lizard Barklice]. Famille d’Insectes Psocoptères Psocomorphes Caeciliusetes Caeciliusoïdes cosmopolites. Ils sont bruns, jaunes ou verts. Ils présentent un vertex arrondi. Ils portent 3 ocelles regroupés sur un tubercule. Leur prothorax montre un préépisternum allongé. Ils peuvent être ailés, brachyptères ou plus rarement aptères. La nervure costale de l’aile antérieure et les autres nervures de l’aile sont recouvertes de courtes soies. La nervure radiale des ailes antérieures montrent deux groupes séparés de sensilles campaniformes. Leurs tarses sont dimères. Les valves externes de leurs gonapophyses sont réduites.Ils sont cosmopolites. Syn. junior Caeciliidae (selon NCBI).

Caeciliusetes (Caeciliusetae) n. m. pl. Infra-ordre d’Insectes Psocoptères Psocomorphes regroupant les Super-familles des Asiopsocoidea et des Caeciliusoidea. Les 900 espèces de cet Infra-ordre montrent sur le prothorax un pré-épisternum allongé. La nervure Radiale de leurs ailes antérieures porte des sensilles campaniformes. Leurs tarses sont dimères. Leurs griffes ne présentent pas de dent préapicale. Les valves externes des gonapophyses sont plus ou moins réduites.

             

Caeciliusoïdes (Caeciliusoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Psocoptères Psocomorphes Caeciliusetes regroupant les Familles des Amphipsocidae, des Caeciliusidae, des Dasydemellidae et des Stenopsocidae.

Caecum n. m. [Caecum(ca)]. 1. Chez les Arthropodes, diverticules de l’intestin moyen (mésentéron) dans lesquels s’effectuent des fermentations particulières consistant en l’absorption et la sécrétion d’enzymes digestives. Ayant également un rôle de stockage de bactéries, ces diverticules, au nombre de six à huit paires, s’ouvrent à la jonction du proventricule (ou gésier) et de l’intestin moyen. (Ex. chez les Blattodea, les Mantodea, et les Diptères Tephritidae). Pl. Caecums ou Caeca. Voir aussi Intestin moyen. // 2. Chez les larves d’Ephémères, faisceau de trachéobranchies ressemblant à une touffe de frange. Pl. Caecums ou Caeca.

Caelifère adj. et n. m. (Du lat. caelo, ciseler ou caeli, ciseaux, burins, et -fero, porter, en référence aux 4 valves courtes de leur ovipositeur). [Caeliferous (adj.)]. Ce terme désigne les Orthoptères vrais dont les individus présentent des antennes courtes et dont les femelles ont un ovipositeur court (Criquets et sauteriaux). Ceci par opposition aux Ensifères.

Caelifères (Caelifera) n. m. pl. (Du lat. caeli, ciseaux, burins, et -fero, porter, en référence aux 4 valves courtes de leur ovipositeur). Sous-ordre d’Orthoptères présentant toujours des antennes courtes, en général inférieures à la moitié du corps (et avec moins de 30 segments). On en connait près de 7.000 espèces. On les appelle communément « criquets » ou « sauteriaux ». Le corps des criquets est comprimé latéralement et leurs mandibules sont bien développées car ce sont des herbivores dont certaines espèces sont considérées comme des fléaux (voir Criquet migrateur). Leur ailes antérieures sont dures (tegminae) alors que les postérieures sont larges, membraneuses et chez beaucoup d’espèces parées d’une couleur vive jaune, rouge ou bleue. Les Caelifères stridulent en frottant leurs fémurs postérieurs contre les pseudoélytres au contraire des Ensifères (Orthoptères dont les femelles sont munies d’un long ovipositeur ensiforme et qui possèdent de longues antennes fines) qui frottent leurs deux pseudoélytres l’une contre l’autre. Leur organe tympanique s’il est présent se situe toujours à la base de l’abdomen sur le premier segment (il est situé sur les tibias antérieurs chez les Ensifères). L’ovipositeur des Caelifères est toujours court (avec 4 valves en forme de crochet). Selon NCBI et Fauna Europaea, les Caelifères regroupent notamment les Super-familles des Acridoïdes, des Tetrigoïdes et des Tridactyloïdes. Selon SITI, on y distingue l’Infra-ordre des Acrididea des Tridactylidea.

Caenis n. m. Genre d’Insectes Ephéméroptères. Ils sont de petite taille et vivent près des rivières. C’est un genre aux individus très homogènes, qui se distinguent de la majorité des autres Ephéméroptères par le fait remarquable que les adultes ne possèdent qu’une seule paire d’ailes, tenues en position horizontale et de surface relativement grande par rapport au corps de l'animal. Ce genre comprend quatre espèces : Caenis horaria (Liné, 1758) ; Caenis luctuosa (Bürmeister, 1839) ; Caenis macrura et Caenis rivolorum.

Caenidés (Caenidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Ephémèroptères Pannotes Caenoïdes, dont le genre Caenis en est le type. Cette Famille comprend les plus petits spécimens de tous les éphéméroptères (pas plus de 5 mm pour le corps). Les adultes ont un thorax robuste et un petit abdomen terminé par 3 cerques. Ils ne présentent pas d'ailes postérieures. Leurs larves possèdent une tête et un pronotum plus étroits que leur mésonotum. Leurs fourreaux alaires postérieurs sont généralement absents. Elles ne montrent aucunes branchies sur le premier segment abdominal. Les branchies du second segment sont grandes et carrées, visiblement séparées, et recouvrent les autres branchies. Ils possèdent 3 cerques. On distingue entre autres les Genres suivants : Brachycercus, Caenis et Cercobrachys.

Caenoïdes (Caenoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Ephéméroptères Pannotes regroupant les Familles suivantes : Baetiscidae, Caenidae, Neoephemeridae, Prosopistomatidae. Pour SITI et NCBI et Fauna Europaea, elle ne regroupe que la Famille des Caenidae et des Neoephemeridae.

Caespiticole adj. (Du lat. caespes, gazon et colore, habiter). [Caespiticolous]. Qui fréquente les prairies herbacées, les pâtures ou les pelouses. Voir aussi Habitats biotiques.

Cafard n. m. (De l’arabe kafir, incroyant, converti à une autre religion. A été utilisé à partir du XVI ème s. pour désigner une blatte dans la mesure où l’animal fuit la lumière). [Cockroach]. Syn. de Blatte ou Ravet. Ex. Le Cafard pâle, Ectobius pallidus. Voir Blatte.

Calamocératidés (Calamoceratidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Trichoptères (Phryganes). On en connait près de 100 espèces. Les palpes maxillaires ont 6 articles et sont densément soyeux. Ils n’ont pas d’ocelles. Les antennes sont filiformes et plus longues que les ailes antérieures. La formule de leurs épines tibiales est 2-4-3. Les larves aquatiques construisent des fourreaux et vivent dans les eaux calmes des régions forestières où elles se nourrissent de feuilles en décomposition. Ils sont cosmopolites mais on les trouve essentiellement dans les régions tropicales et subtropicales. Ils sont cependant pauvrement représentés dans la région afrotropicale.

Calamodius n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés ne comptant qu’une seule espèce en France, Calamodius filum, communément appelé « Aiguillonner des céréales » ou « Saperde grêle ».

Calandre (Calandra) n. f. Nom vernaculaire et ancien genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés, de petite taille. Le charançon du blé, Sitophilus granarius qui ronge les grains de céréales et plus particulièrement de blé. Le calendre du palmier, Rhynchophorus palmarum, qui vit en Afrique, sur les palmiers et dont les larves (vers palmistes) entrent dans l’alimentation des indigènes. Syn. senior Sitophilus.

Calcar n. m. (Du lat. calcar, épine). [Calcar]. Chez les Hyménoptères et les Orthoptères, éperons mobiles, généralement paires, situés à l’apex des tibias. Ils sont utilisés comme peigne pour les antennes. Voir aussi Epiphyse, Nettoyage du corps et des antennes, Peigne et Strigile.

Calcipala n. f. Chez les Simulies (Diptères Nématocères Simuliidés), petite protubérance aplatie située à l’extrémité du basitarse. Cette protubérance est suivie du pedisulcus sur le deuxième segment tarsal.

Calice ovarien, [Ovarian calyx]. Extrémité de l’ovariole se prolongeant par l’oviducte. Voir aussi Appareil reproducteur, Ovariole et Oviducte.

Caligo n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Nymphalidés d’Amérique tropicale aux ailes bleues et orangées avec des ocelles. Leur envergure est de 20 cm. On les appelle communément « papillons hiboux ». Ex. Caligo uranus.

Caliscelidés (Caliscelidae) n. m. pl. [Piglet Bugs] Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Hémiptères Euhémiptères Néohémiptères Archaeorrhynches Fulgoroïdes.

Callidie (Callidium) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés. Ce sont de beaux longicornes qui fréquentent les troncs d’arbres. Ex. Callidium violaceum.

Callidulidés (Callidulidae) n. m. pl. [Old World butterfly moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens.

Calliduloïdes (Calliduloidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères, Ditrysiens, représentée par la seule Famille des Callidulidés qui en est le type.

Callimorphe (Callimorpha) n. f. (Du gr. kalos, beau et morphê, forme). Nom usuel et Genre d’Insectes Lépidoptères de la Famille des Arctiidés (écailles). Ce sont des papillons nocturne, aux ailes postérieures brunes et rouges, tachetées de noir. Ex. Callimorpha dominula appelée également « écaille rouge». Sa chenille est velue et colorée. On trouve aussi Callimorpha quadripunctaria ou « écaille chinée ».

Callipharixenidés (Callipharixenidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Strepsiptères Stylopidia.

Calliphore (Calliphora) n. f. (Du gr. kalos, beau et pherein, porter). [Blow fly, Flesh fly]. Genre d’Insectes Diptères Brachycères tel la grosse mouche bleue de la viande, Calliphora vicina.

Calliphoridés (Calliphoridae) n. f. pl. [Blow flies, Bluebottles, Cluster flies, Flesh flies, Greenbottles]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Calyptères Tachinoïdes, dans laquelle on retrouve la mouche bleue ou la mouche verte. On les appelle aussi usuellement « mouches de la viande ». On en connait près de 1.500 espèces. Les espèces Européennes mesurent entre 5 et 20 mm. Elles présentent une livrée métallique verte, bleue ou noire luisante. Certaines sont cependant jaunâtres ou sans reflets métalliques. Chez quelques espèces, les deux sexes sont d’une couleur différente. Elles ont un corps robuste. Leurs antennes triarticulées portent une arista généralement plumeuse sur toute la longueur, parfois nue à la base. Ce caractère les distingue des Sarcophagidés chez qui l’arista n’est plumeuse qu’à la base. Elles présentent une suture ptilinale sur la tête. Leur thorax arbore généralement un vif éclat métallique. Leur méron (sclérite mésothoracique) présente une fine rangée de soie. Les notopleures portent deux soies bien développées (macrochètes). Le macrochète post-huméral est situé latéralement par rapport au macrochète présutural. Les sternopleures en présentent 2 ou 3. Le postscutellum est absent ou faiblement développé. Aux ailes, la nervure du secteur de la radiale (Rs) est bifurquée et les calyptères sont bien développés. On distingue souvent une basicosta, une écaille distincte, présente dans la zone axillaire à la base de la nervure Costale (C) de l’aile. Leurs palpes sont orange. Ces mouches pondent sur les charognes (larves nécrophages), les excréments (larves coprophages) oui d’autres matières organiques en décomposition (larves saprophages) et sont vectrices de nombreuses maladies dont notamment les myiases (Ex. Les genres Calliphora et Chrysomyia). Elles sont aussi parfois ectoparasites de mammifères (comme le ver de cayor) ou d’Insectes comme les fourmis ou les termites. Certaines larves sont encore malacophages (Ex. Melinda caerulea). Ces mouches anataugènes peuvent pondre près de 200 œufs en une seule ponte. On estime qu’au cours de leur vie, elles peuvent pondre jusqu’à 2.000 œufs (elles sont donc itéropares). Leurs larves sont blanchâtres. Certaines comme les larves de Lucilia sericata sont utilisées en larvothérapie. Les espèces de cette famille sont cosmopolites mais on les trouve principalement sous les tropiques. Ex. La mouche bleue, Calliphora vicina.

Callipogon n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés aux mandibules hypertrophiées. Ex. Callipogon lemoinei.

Calliptamus n. m. Genre d’Insectes Orthoptères Caelifères Acrididés. Ex. Le criquet italien, Calliptamus italicus qui est un criquet migrateur qui a dévasté les cultures du Sud de la France en 1805, en 1901 et en 1943 notamment. Voir aussi Caloptène italien.

Callirhipidés (Callirhipidae) n. m. pl. [Cedar beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Byrrhoïdes.

Calliste (Callistus) n. m. (Du gr. kallistos, très beau). Genre d’Insectes Coléoptères Carabidés, brun-orangé, rouge ou bleu. Ex. Le Calliste lunulé, Callistus lunatus.

Callisthène (Callisthenes) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Carabidés, noir, carnivore, au corps ovale.

Calocidés (Calocidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Trichoptères Séricostomatoïdes.

Calocoris n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Cimicomorphes de la famille des Miridés. Ex. Calocoris alpestris.

Calophyidés (Calophyidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Hémiptères Sternorrhynches Psylliformes Psylloïdes.

Calopsocidés (Calopsocidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Psocoptères Psocomorphes Homilopsocidés.

Caloptène italien n. m. Nom vernaculaire du criquet italien, Calliptamus italicus, Orthoptère de la Famille des Acrididés (ou Catantopidés).

Caloptéryx (Calopteryx) Leach, 1815 n. m. pl. Genre d’Insectes Odonates, type de la famille des Caloptérygidés. Ils sont usuellement appelés « Demoiselles ». On les trouve volant au bord des eaux. Ils ont un corps fin et allongé. Leurs ailes possèdent de nombreuses nervures transverses entre la base et le nodus (nervures anténodales). Seules les femelles possèdent des ptérostigmas qui sont toutefois clairs et recouverts d’une substance blanchâtre. Les mâles portent des taches foncées sur leurs ailes. Les femelles pondent leurs œufs dans les tissus des plantes aquatiques. Le caloptéryx s’appelle également agrion. Ex. Le caloptéryx éclatant, Calopteryx splendens. Le caloptéryx vierge, Calopteryx virgo. Syn. Agrion (selon SITI et NCBI).

Caloptérygidés (Calopterygidae) Selys, 1850 n. m. pl. [Broad-winged damselflies]. Famille d’Insectes Odonates Zygoptères (aux 4 ailes semblables, pédonculées et repliées au dessus du corps au repos = demoiselles) dont le genre Calopteryx en est le type. C’est la Famille la plus primitive de l’Ordre. On en connait près de 350 représentants. De taille moyenne, ils mesurent entre 5 et 8 cm. Leurs ailes généralement de couleur métallique, assez grandes, s’amincissent graduellement et ne sont pas pédonculées à la base. Chez les mâles, les ailes peuvent présenter des dessins rouges. Les deux paires d’ailes ont la même taille, la même forme et la même nervation et sont plus larges que chez les autres demoiselles. Le ptérostigma est réduit ou absent (voir Caloptéryx). Les nervures anténodales sont nombreuses. Les mouvements des deux paires d’ailes ne sont pas synchronisés. Ils volent lentement et de façon saccadée mais ce sont de bons voiliers et les adultes peuvent chasser loin de leur habitat. Les femelles ont un ovipositeur développé. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout dans les régions chaudes.

Caloptérygoïdes (Calopterygoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Odonates Zygoptères regroupant les familles suivantes : Amphyipterygidae, Calopterygidae, Chlorocyphidae, Dicteriadidae, Diphlebiidae, Euphaeidae et Polythoridae (Selon NCBI).

Calosome (Calosoma) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Carabidés. Ce sont des insectes carnivores, comprenant des carabes à livrée très brillante et dont les larves attaquent les colonies de chenille (vanesses, processionnaires, etc.). Ex. Calosoma scrutator qui chasse la chenille du vers à soie (Lépidoptères Lasiocampidés). Le Calosome inquisiteur (Calosoma inquisitor). Le Calosome sycophante (Calosoma sycophanta).

Calus n. m. (Du lat. callus, callum, peau coriace, couenne). [Callus]. Au sens général, épaississement ou renflement d’une partie de la cuticule sur le corps.

Calus huméral, (Du lat. callus, callum, peau coriace, couenne et humerus, épaule). [Humeral callus]. 1. Epaississement observé au niveau des épaules d’un Insecte. // 2. Chez les Coléoptères, épaississement formé par les épaules, se situant à l’angle basal externe des élytres. // 3. Chez les Diptères, chacun des renflements antérieurs et postérieurs du thorax. Il correspond souvent au lobe latéral du postpronotum (région postérieure du pronotum). Pl. Calus huméraux. Voir aussi Angle huméral, Nervure humérale et Sclérite huméral.

Calyptère ou Calyptre n. m. ou adj. (Du gr. kaluptêr, -êros, gaine, couverture et pteron, aile). [Calypter(es)]. Lobe bien développé situé à la base de l’aile des Diptères notamment Muscoïdes, recouvrant les balanciers. Syn. Cuilleron, Squame, Ecaille 3. Voir Cuilleron.

Calyptères (Calyptratae) n. m. pl. Infra-ordre de Diptères Brachycères Cyclorrhaphes (ou Muscomorphes) Schizophores se caractérisant par la présence d’un bulbe appelé ampoule (ampulla) situé en avant de l’insertion alaire sous la tégula et par la présence de lobes membraneux placés à la base des ailes, les cuillerons, qui recouvrent les balanciers. On distingue les Diptères Acalyptères, des Calyptères par le fait que chez les Acalyptères, ampoule et cuillerons sont absents. De plus, la première nervure marginale postérieure de leur aile présente une cassure alors que chez les Acalyptères, cette nervure s’étend en ligne droite jusqu’à son extrémité. Enfin, on trouve une suture longitudinale sur le deuxième article antennaire chez les Acalyptères. Cette suture est inexistante chez les Calyptères. Les Calyptères regroupent diverses Super-familles, dont celles des Glossinoïdes, des Muscoïdes, des Oestroïdes et des Tachinoïdes. Syn. ancien Thécostomates. Syn. Schizométopes.

Calyptodome adj. (Du gr. kaluptêr, -êros, gaine, couverture et domos, maison). [Calyptodomous]. Chez les Hyménoptères Vespidés, la tribu des Vespini construit des nids fermés. Ces nids aériens ou souterrains ne sont pas exposés à l’air libre comme ceux des Polistini (les polistes) car protégés par une enveloppe de papier externe. On trouve à l’intérieur de l’enveloppe plusieurs rayons composés chacun de plusieurs alvéoles, des cellules hexagonales. Ces rayons sont reliés entre eux par des colonnes centrales ou des supports latéraux. Voir aussi Gymnodome et Nid.

Calyptomeridés (Calyptomeridae) Crowson, 1955 n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Scirtoïdes. Ce taxon n’est pas reconnu par NCBI et considéré comme invalide par SITI. Syn. Clambidés (selon SITI). Voir Clambidés.

Calyptrata n. (Du gr. kalyptra, couverture). Pl. Calyptratae. Voir Calyptères.

Calyx n. m. (Du gr. calyx, coupe). Voir Corpora pedunculata. Voir aussi Calice ovarien. Pl. Calices.

Cambrien n. m. et adj. (Du nom lat. du Pays de Galles, Cambria, où les terrains de cette période affluent). [Cambrian Period]. Période la plus ancienne de l'ère Paléozoïque. Le cambrien représente la première période du paléozoïque inférieur. Elle est définie actuellement par l'apparition d'une trace fossile, un terrier nommé Trichophycus pedum dans une succession de roches datée à 543 Millions d’Années (Terre-Neuve, Canada). Ce sont les terrains sédimentaires les plus anciens. Le Cambrien se termine à environ 490 Millions d’Années. Sa durée totale est donc de 53 Millions d’Années. Les terrains cambriens sont observables sur tous les continents. C’est au cours du Cambrien que sont apparues soudainement les principales lignées animales actuelles. Cette diversité a fait l’objet d’un concept appelé « Explosion Cambrienne ». William Buckland puis Charles Darwin sont à l’origine de cette théorie.

Camillidés (Camillidae) n. m. pl. [Camillid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Éphydroïdes.

Campaniforme adj. (Du lat. campana, cloche et forma, forme). [Campaniform]. Qui est en forme de dôme ressemblant à une cloche. Voir aussi Sensille campaniforme.

Campichoetidés (Campichoetidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Muscomorphes.

Campode (Campodea) n. m. Genre de Diploures. Ces hexapodes blancs ou nuancés de jaune, sans ailes, munis de deux longs cerques, vivent sous les mousses, les pierres et souvent dans la végétation en décomposition.

Campodéidés (Campodeidae) n. m. pl. Famille de Diploures, dont le genre Campodea en est le type. Les Campodéidés se distinguent des autres Familles de Diploures par la forme de leurs cerques, beaucoup plus longue.

Campodéiforme (larve) adj. (De campode et du lat. forma, forme). [Campodeiform]. Qui prend la forme d'un Hexapode Diploure Campodea, avec une cuticule épaisse sur un corps aplati dorso-ventralement et trois paires de pattes fonctionnelles bien développées. // Larve campodéiforme, Voir Larve campodéiforme et Oligopode.

Campodéoïdes (Campodeoidea) Lubbock, 1873 n. m. pl. Super-famille d’Hexapodes Diploures (du Sous-ordre des Rhabdoures selon SITI) regroupant les Familles des Campodéidés, des Octostigmatidés et des Procampodéidés.

Camponote (Camponotus) n. m. [Carpenter ants]. Genre d’Insectes Hyménoptères Formicidés. Il s’agit d’une grande fourmi des forêts, cosmopolite. Ex. Camponotus maculatus ou « fourmi grand galop ».

Canacidés ou Canacéidés (Canacidae ou Canaceidae) Hendel 1913 n. m. pl. [Beach flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Carnoïdes.

Canal copulateur, Dans l’appareil génital de certaines femelles (ex. Lépidoptère, Géléchiidé, Tuta absoluta), le canal copulateur peut être indépendant de la bourse copulatrice (ou vagin). Voir aussi Appareil génital et Appareil reproducteur.

Canal déférent, [Vas deferens ; Pl. Vasa deferentia, Deferent duct]. Syn. de Vase déférent et de spermiducte. Voir Spermiducte.

Canal efférent, [Efferent duct]. Passage étroit reliant les follicules testiculaires au spermiducte (ou canal déférent). Syn. Vase efférent.

Canal éjaculateur, [Ejaculatory duct]. Chez les Insectes mâles, le sperme passe par le canal déférent (ou spermiducte), le canal éjaculateur médian puis l’endophallus et plus tard à la femelle pendant l'accouplement. Les canaux déférents, les glandes annexes et les glandes accessoires débouchent dans la région intermédiaire du bulbe éjaculateur. Le bulbe éjaculateur contient le canal éjaculateur. Le canal éjaculateur débouche dans la phallobase. La phallobase est suivie de l’édéage. L’orifice extérieur de l’appareil génital (gonopore) se situe à l’extrémité du canal éjaculateur. Le gonopore est relié a l’édéage par un tube membraneux appelé endophallus. Voir aussi Aedeage, Phallus et Appareil reproducteur.

Canal salivaire, [Salivary canal]. Il se situe à l'origine entre le cibarium (débouché du tube digestif) et le salivarium (débouché du canal salivaire) c'est-à-dire entre l'épipharynx (face ventrale du labre) et le labium. Au débouché du canal salivaire, on trouve l’hypopharynx, l’équivalent de notre langue, bien développé chez les espèces vulnérantes. Voir Hypopharynx.

Canal séminal, [Seminal duct]. Syn. Vase déférent. Voir Spermiducte.

Canalicule n. m. [Canaliculus]. Petits canaux débouchant sur des pores permettant l’extrusion des sécrétions émises par les glandes au travers de la cuticule (paroi tégumentaire). On distingue des canalicules exuviales (qui aboutissent dans l'espace qui sépare la nouvelle cuticule de l’ancienne), des canalicules cirifères (qui traversent l'épicuticule pour mettre en place la cire produite), des canalicules du cément et des canalicules poraires (qui partent des cellules épidermiques pour traverser la procuticule). Syn. Pore canal. Voir aussi Cuticule.

Canaliculé, e adj. [Canaliculate]. Voir Caniculé.

Cancrelat n. m. [Roach]. Voir Blatte.

Caniculé, e adj. [Canaliculate]. Qualifie les mandibules qui ont la particularité d’avoir un canal mandibulaire, sorte de crochets suceurs (ou crocs suceurs). Ce canal sert à la fois à injecter et à absorber des liquides permettant ainsi une digestion extra-orale. Ex. Les larves de « vers luisants », de dytiques ou de fourmilions ont des mandibules caniculées. Voir Mandibule.

Cannibalisme n. m. [Cannibalism]. Prédation existante au sein d’une même espèce. C’est une option choisie par de nombreuses espèces en cas de disette. Chez les Odonates, les individus matures s’attaquent assez fréquemment aux congénères immatures dont le vol est moins rapide mais également aux autres espèces d’Odonates. Chez les Hyménoptères Formicidés, ou chez les Isoptères (termites), les larves peuvent servir de réservoir de nourriture et leur contenu peut-être notamment offert à la reine. Chez les Orthoptères Caelifères, des cas de cannibalisme ont également été observés (Ex. Chez Cataloipus cymbiferus).

Canopée n. f. (De l’Anglais canopy). [Canopy]. Ensemble du couvert végétal d’une forêt constitué des frondaisons au niveau du houppier de ces arbres. C’est un biotope apprécié de nombreuses espèces d’insectes mais également de la majeure partie des organismes de la forêt. Voir aussi Radeau des cimes.

Canopidés (Canopidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Pentatomoïdes. On en connait 8 espèces, toutes néotropicales. Toutes les surfaces extérieurs de leur corps présentent un aspect lisse, ce qui les rend difficilement attrapables par un prédateur.

Cantharide (Cantharis) n. f. (Du gr. kantharis, mouche coléoptère). Nom commun et Genre d’Insectes Coléoptères Elatéroïdes Cantharidés. Ils ont un corps mou (malacoderme), allongé. Leur tête porte des mandibules incurvées et filiformes caractéristiques. Les flancs de leur corps sont parallèles. Les adultes sont floricoles alors que les larves sont prédatrices. Les cantharides, séchées, puis broyées, sont employées à la confection des vésicatoires (qui permettent de faire cloquer l’épiderme de la peau). Ex. La cantharide commune, Cantharis furca. La cantharide officinale, Lytta vesicatoria (ou cantharide vésicante qui est un Coléoptère Méloïdé).

Cantharide vésicante ou officinale n. f. [Spanish fly]. Appelée encore « Cantharide officinale » ou « Mouche d’Espagne », il s’agit de l’espèce Lytta vesicatoria, Coléoptères Méloïdés. Syn. Mouche espagnole, Mouche à emplâtre, Mouche de Milan, Fausse cantharide (car c’est un Méloïdés).

Cantharidés (Cantharidae) n. f. pl. [Soldier beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Elatéroïdes (ou Dascilliformes Cantharoïdes) dont la cantharide en est le type. On en connait près de 3.500 espèces. Ils ont des téguments mous et ce sont donc des malacodermes au corps pubescent et un peu aplati. Ils mesurent de 3 à 17 mm de long. Ils sont souvent noirs ou bruns avec des taches de couleur jaune ou orangée. Les Cantharidés ressemblent beaucoup aux Lampyridés mais en diffèrent par le fait que leur tête ne soit pas recouverte entièrement par le pronotum et qu’ils n’ont pas d’organe lumineux au bout de l’abdomen. Sinon, leurs mandibules sont incurvées. Leurs longues antennes de 11 articles sont filiformes. Les bords externes de leurs élytres sont parallèles. Leurs tarses sont homéomères (formule tarsale 5.5.5). Le quatrième article de leur tarse est lobé. Ils sont communs sur les fleurs dont ils se nourrissent de nectar et de pollen. Ils apprécient notamment les Solidagos et les Asclépias. Leurs larves campodéiformes à l’aspect duveteux sont généralement prédatrices. Elles s’attaquent aux œufs des autres insectes et aux petits arthropodes. Ils sont considérés pour cela comme bon auxiliaire des cultures biologiques. Ils sont cosmopolites. Syn. Téléphoridés. Ex. Cantharis rustica Fallen.

Cantharidiens n. m. pl. Grande Famille d’Insectes Coléoptères Hétéromères.

Cantharidine n. f. [Cantharidin]. Principe actif, vésicant très énergique, que l’on extrait des téguments des cantharides (Lytta vesicatoria) par un épuisement au chloroforme. C’est une substance dont la toxicité s'apparente à celle de la strychnine. Les adultes Méloés produisent aussi de la cantharidine, fluide huileux qui repousse les prédateurs et peut faire cloquer la peau humaine (vésicant). Certains Coléoptères Oedemèridés (appelés « Faux Coléoptères vésicants » par les Anglo-saxons) et Pyrochroidés (cardinaux) contiennent également de la cantharidine. Ex. la cantharidine de Lytta vesicatoria (Coléoptère Méloïdé) qui était également employée autrefois comme aphrodisiaque. Il s’agit en fait d’un poison dont l'absorption provoque une inflammation des voies urinaires suivie d’une érection pathologique. Voir Autohémorrhée. Voir aussi Attitude de défense,

Cantharoïdes (Cantharoidea) n. m. pl. (De cantharide et du gr. eidos, aspect). Super-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes dont la Famille des Cantharidés en est le type et qui regroupe également les Familles des Drilidés, Homalisidés, Lampyridés, Lycidés, Phengodidés. Ce groupe réunit en général des insectes à corps mous (malacodermes), et aux articles des tarses dilatés cordiformes (en forme de cœur). Syn. Elatéroïdes.

Cantharophilie n. f. Pollinisation des fleurs par les Coléoptères anthophiles. La grande fréquence observée des Coléoptères Cantharidés sur certaines fleurs est à l’origine de ce terme.

Canthus n. m. (Du gr. kanthos, coin de l’œil). Processus chitineux séparant un œil en deux parties. Cette séparation est très visible chez certains Coléoptères Coccinellidés et chez certains Ephémères.

Capacité vectorielle, [Vector potential]. Conditions écologiques déterminant la transmission d’un agent infectieux. Ces conditions sont favorables si dans un écosystème donné, le vecteur est abondant, qu’il a une bonne longévité et qu’il entretient des contacts étroits avec les hôtes réservoirs et les vertébrés réceptifs. Voir aussi Vecteur et Hôte.

Capitule ou Capitulum n. m. (Du lat. capit-, tête). [Capitulum]. 1. Elargissement de l’apex d’une antenne. Voir aussi Claviforme. // 2. Chez les Diptères, renflement en massue terminant le pédicelle du balancier. Voir Balancier. // 3. Chez les Collemboles, pièce dentelée portée par les lobes internes des pièces buccales. // 4. Chez les Acariens, nom donné à leur tête séparée du corps (ou idiosome) par un sillon.

Capniidés (Capniidae) n. m. pl. [Winter stoneflies, Small winter stoneflies]. Famille d’Insectes Plécoptères Euholognathes (selon SITI) ou Némouroïdés (selon NCBI). On en connait près de 300 espèces. Ils mesurent en moyenne 7 mm mais on en trouve qui ont une taille allant de 4 à 25 mm. Ce sont des perles assez grêles de couleur foncée. Ce sont les Plécoptères à la nervation alaire la plus simple. Les deux lobes internes de leurs paraproctes sont fusionnés pour former un tube fermé ventralement par les lobes externes des paraproctes. Les adultes apparaissent durant la période la plus froide de l’hiver. Les femelles pondent dans l’eau. Les larves aquatiques longues et minces sont jaunes-brunes avec de longues antennes et de longs cerques. Leurs antennes ainsi que leurs cerques peuvent être aussi longs que leur corps. Ils sont semble t-il herbivores. On les trouve en hémisphère Nord. Ex. Capnia bifrons.

Capnode (Capnodis) n. m. (Du gr. kapnôdês, de couleur de fumée). Genre d’Insectes Coléoptères Buprestidés de couleur noire, prédateurs des arbres fruitiers du Midi. Ex. Capnodis tenebrionis.

Capricorne n. m. (Du lat. capra, chèvre et cornu, corne). [Capricorn beetle]. Nom général donné aux insectes Coléoptères de la Famille des Cérambycidés, caractérisés par leurs longues antennes. Les capricornes ont la particularité de présenter des organes stridulants sur le thorax. La partie dorsale du mésothorax présente une plaque striée sur laquelle frotte le bord postérieur du pronotum (capuchon) produisant ainsi un son. Ex. Le « grand capricorne du chêne », Cerambyx cerdo. Le « petit capricorne » ou « capricorne de Scopoli », Cerambyx scopolii. Le « capricorne du Noisetier », Oberea linearis. Le « capricorne des maisons », Hylotrupes bajulus. Le « capricorne musqué », Aromia moschata. Syn. Longicorne. Voir aussi Cérambycidés.

Capsidés n. m. pl. Syn. junior de Miridés. Voir Miridés.

Capsule céphalique ou Capsule crânienne, [Head-capsule, Cranial capsule]. Ensemble formant la tête des Insectes comportant un certain nombre de pièces ou sclérites unis par des lignes de sutures que sont celles de l’épicrâne, du front, du clypéus, et de l’épistome. Les principaux sclérites de la capsule céphalique sont l’occiput, le vertex, le front, le clypéus et les joues. Les chenilles portent souvent une capsule céphalique.

Capture des insectes, [Insect capture]. Voir Piège d’interception et Piège d’attraction.

Capuchon n. m. Syn. de pronotum. Voir Pronotum.

Carabe ou Carabique (Carabus) n. m. (Du gr. carabos, crabe). [Ground beetle]. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Coléoptères à corps allongé et à longues pattes. Ce sont des insectes considérés comme très utiles, car ils dévorent la nuit, larves d’insectes, limaces et escargots. Leurs élytres présentent des stries nettes. Les Carabes repoussent leur prédateur en éjectant à prés de 50 cm une substance acide brûlante de leur abdomen. Ce produit explosif est de l’acide butyrique sécrété par leur glande anale. Certaines espèces appelées communément « Bombardier » secrètent dans leur ampoule rectale, une protéine instable, ainsi qu’un enzyme qui la décompose en produisant une explosion que l’on peut voir et entendre (Ex. Brachinus crepitans). On connaît le « Carabe à reflets d’or » (Hemicarabus nitens ou Carabus auronitens), le « Carabe à treillis » (Limnocarabus clathratus ou Carabus cancellatus), le « Carabe bossu » (Hygrocarabus variolosus), le « Carabe brillant » (Carabus nitens), le « Carabe bronzé » ou « Carabe sylvestre » (C. nemoralis), le « carabe chagriné » (C. coriaceus), le « carabe champêtre » (C. arvensis), le « Carabe des forêts » (C. sylvestris), le « carabe des jardins » (C. hortensi), le « Carabe doré » ou « Jardinière » (C. auratus), le « Carabe embrouillé » (C. intricatus), le « carabe glabre » (C. glabatrus), le « Carabe grené » (C. granulatus), le « carabe grillagé » (C. clathratus), le « Carabe irrégulier » (C. irregularis), le « Carabe splendide » (C. splendens), le « Carabe violacé » (Carabus violaceus), etc.

Carabe doré n. m. [Golden ground beetle]. Nom usuel d’un Insecte Coléoptère de la famille des Carabidés aux élytres et au thorax vert à reflets d’or dont le nom scientifique est Carabus auratus. Il est également communément appelé « Jardinière » ou « Vinaigrier », en référence au liquide acide que l’insecte éjecte pour se défendre.

Carabidés (Carabidae) n. m. pl. [Ground beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Adéphages carnivores (larves et adultes sont carnassiers), appelée aussi Famille des carabiques et qui comprend plus de 40.000 espèces (2.700 en Europe). C’est la troisième plus grande famille de Coléoptères après celles des Curculionidés et des Staphylinidés. Ils mesurent entre 1 et 60 mm de long. Ils ont un corps allongé légèrement convexe se terminant en ogive à l’arrière. Leurs pièces buccales prognathes se distinguent par des mandibules dentées, développées, puissantes. Les palpes peuvent se terminer par un dernier article sécuriforme. La tête porte des yeux qui peuvent être proéminents. Leurs antennes filiformes de 11 articles sont insérées sur le côté de la tête entre l’œil et la base de leurs mandibules dotées d’un scrobe (sillon). Leur tête est plus étroite que leur pronotum. Ce dernier est souvent marginé (aux bords aplatis). Le métasternum porte une suture transverse distincte. On trouve sur leurs élytres des sillons longitudinaux ou des lignes de points. Les élytres ont souvent des reflets métalliques (noir, brun, pourpre, doré, etc.). Les ailes postérieures membraneuses sont souvent atrophiées sous les élytres. Lorsqu’elles existent, elles sont peu utilisées. Les longues pattes sont adaptées à la course. Les protibias portent une épine utilisée comme organe de toilette des antennes. Leurs tarses sont tous pentamères (5-5-5). Ceux des pattes antérieures et médianes sont souvent élargis chez les mâles et peuvent être munis de phanères adhésifs qui aident ces derniers à se cramponner sur le dos de la femelle durant l'accouplement. L’abdomen présente 6 sternites visibles (sauf chez le genre Brachinus qui en ont 8). La marge postérieure du premier sternite abdominale n’est pas visible entre les hanches. Les Carabidés volent rarement. Ils sont plutôt lucifuges. Par son régime alimentaire carnivore, cette famille contribue au maintien de l’équilibre biologique en participant à la transformation des matières organiques sur et sous terre. Les adultes ont pour la plupart une digestion extra-corporelle. Ils projettent leurs sucs digestifs sur leur proie et attendent qu’elle se liquéfie pour les absorber. Certaines espèces, telles que le « Carabe bronzé », Carabus nemoralis, se nourrissent surtout d’escargots ou de limaces (malacophages). Leurs larves sont campodéiformes avec des pattes bien développées. Elles portent des urogomphes. Elles pratiquent également la digestion extra-corporelle. Ils sont cosmopolites. Ex. Genre Paussus, Carabus, Brachinus.

Carabique n. m. Nom du genre des Carabes. Voir Carabe.

Caraboïdes ou Carabiques (Caraboidea) n. m. pl. (De carabe et du gr. eidos, aspect). Super-famille d’Insectes Coléoptères dont font partie les Familles des Carabidés, des Cicindélidés, des Omophronidés et des Paussidés. Ce groupe réunit en général des insectes carnassiers terrestres aux longues pattes.

Caractère n. m. [Characteristic(s)]. Particularité anatomique ou moléculaire définie par un chercheur pour décrire, classifier ou différencier des taxons. Un caractère se divise en au moins deux états : primitif (plésiomorphe) ou dérivé (apomorphe).

Caractère primitif, [Primitive character]. Syn. de plésiomorphie. Voir Plésiomorphie.

Caractère dérivé, [Derived character]. Syn. d’Apomorphie. Voir Apomorphie.

Caradrine n. f. Nom vernaculaire donné à divers Lépidoptères. Ex. La « Caradrine de la scrofulaire » (Paradrina fuscicornis), la « Caradrine de la surelle » (Hoplodrina superstes), la « Caradrine maculée » (Platyperigea proxima).

Carapace n. f. [Shell(s)]. Plaque protectrice sclérifiée qui recouvre dorsalement le céphalothorax de certains arthropodes. Mais à propos des insectes, il est préférable de parler de tégument (paroi du corps), le terme de « carapace » étant plus réservé aux Crustacés. Mais ce mot n’étant pas défini scientifiquement, il peut être admis dans tous les sens.

Carapacea n. m. pl. Sous-ordre d’Insectes Ephéméroptères regroupant la famille des Baetiscidés et des Prosopistomatidés selon le système de classification proposé par McCafferty. Syn. Posteritoma (dans le système de classification proposé par Kluge).

Carayonémidés (Carayonemidae) n. m. pl. [Carayonemids]. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes. Cette famille est apparentée à celle des Ortheziidés. Ils possèdent une soie élargie à l’apex des antennes, des stigmates dorsaux abdominaux mais aussi thoraciques. Le fémur et le trochanter de leurs pattes sont fusionnés. Ils montent un lobe anal saillant. On les trouve dans la mousse et la litière des feuilles ce qui est assez inhabituel chez les cochenilles. Ils semblent être adaptés aux habitats semi-aquatiques. On les trouve sous les tropiques en Amérique du Sud et en Amérique centrale.

Carbamates n. m. pl. Famille d’insecticides à large spectre contenant des molécules neurotoxiques appartenant au groupe des inhibiteurs du cholinestérase. Ces insecticides regroupent les dérivés de l’acide carbamique qui comprennent aussi un grand nombre d’herbicides et de fongicides. Ils sont couramment utilisés depuis leur mise au point dans les années cinquante. Les carbamates agissent en inactivant (de façon réversible) le cholinestérase, une enzyme inhibitrice de l’influx nerveux. Ils agissent le plus souvent par contact, bien que certains aient une action systémique (transportés par le système vasculaire de la plante). Ex. Benfuracarbe, dimétan, éthiophencarbe, fénoxycarbe, formetanate, etc. Voir aussi Cholinestérase, Néonicotinoïdes, Organochlorés, Organophosphorés, Phénylpyrazolés, Pyréthroïdes, Régulateurs de croissance et Insecticides.

Carbonifère n. m. [Carboniferous period]. Période géologique de l’ère Paléozoïque s’étendant il y a 360 à 300 millions d’années. Si les plus vieux insectes fossiles datent du Dévonien (-405 à -365 Ma), c’est quelques millions d’années plus tard, au Carbonifère que s’activaient les libellules et blattes géantes. Voir aussi Dévonien et Meganeura.

Carcinophoridés (Carcinophoridae) n. m. pl. [Seaside and ring-legged earwigs]. Famille d’Insectes Dermaptères Catadermaptères Pygidicranoïdes. Les espèces de cette Famille sont souvent foncées. Leurs antennes comportent moins de 20 articles. Ils ont généralement les pattes courtes. Ils sont dépourvus d’ailes postérieures et quelquefois aussi d’ailes antérieures. Leur forceps est typiquement court. Ils sont cosmopolites.

Cardinal n. m. Voir Pyrochroïdes.

Cardo n. m. (Du lat. cardo, pivot, gond de porte). [Cardo(di)]. Au niveau des pièces buccales, la première paire de maxille est composée de 3 articles : cardo, stipe (ou stipes) et palpes maxillaires. Le cardo est la pièce basale de chaque maxille. Il est articulé à la capsule céphalique par un seul condyle. Il est suivi du stipe. Voir aussi Maxille, Stipe et Palpe maxillaire.

Carène n. f. [Carina]. Arête, crête saillante de l'exosquelette, plus ou moins étroite ou aiguë.

Caréné, e adj. [Carinulate]. Qui présente une carène, une arête saillante telle la quille du dessous des navires en bois. Ex. : Les élytres de certains Coléoptères portent des carènes. Les antennes des Nymphalidés (Lépidoptères) portent trois arêtes tout au long des antennes ce qui est la caractéristique principale de cette Famille.

Caria n. m. Nom vernaculaire des termites de bois secs (Cryptotermes brevis) de la Famille des Kalotermitidés et des termites souterrains (Coptotermes havilandi) de la famille des Rhinotermitidés à l’île de la Réunion.

Caridés (Caridae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages, Curculionoïdes. Petite famille d’insectes fossiles. Ces charançons primitifs ont la particularité d’avoir des antennes droites plutôt que coudées.

Carmin n. m. [Carmine]. Couleur d’un rouge éclatant fournie par la cochenille. Voir Acide carminique

Carminé, e adj. [Carminate]. Qui contient du carmin, ou qui en a la teinte.

Carminer v. tr. [Carmine]. Peindre, teindre avec du carmin.

Carnassier n. m. et adj. [Carnivore, Carnivorous (adj.)]. Syn. de carnivore. Voir Carnivore.

Carnidés (Carnidae) n. m. pl. [Carnid flies, Bird flies, Filth flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Carnoïdes. On en connait 5 genres pour 90 espèces. Ces mouches noires mesurent entre 1 et 2 mm. Ex. Carnus hemapterus, parasite des oiseaux.

Carnivore adj. et n. m. (Du lat. caro, carnis, chair et vorare, dévorer). [Carnivore, Carnivorous (adj.)]. Qui se nourrit d’Animaux morts (nécrophages) ou vivants (prédateurs). Voir aussi Prédateur.

Carnoïdes (Carnoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Brachycères Muscomorphes Eremoneures Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères regroupant les familles suivantes : Australimyzidae, Braulidae, Canacidae, Carnidae, Chloropidae, Cryptochetidae, Inbiomyiidae, Milichiidae et Tethinidae (Selon NCBI).

Carpocapse n. f. (Du gr. karpos, fruit et kaptein, manger avidement). [Carpocapsa]. Nom usuel donné à des Insectes Lépidoptères, renfermant de petites pyrales nuisibles aux arbres fruitiers. Ex. le carpocapse des pommes (Cydia pomonella) dont la larve, appelée « ver rose » dévore les jeunes fruits. Syn. de Pyrale ou Laspeyresia (ancien nom de genre).

Carpophage adj. (Du gr. karpos, fruit et phagein, manger). [Carpophagous]. Qui se nourrit de fruits. Syn. Frugivore.

Carposinidés (Carposinidae) n. m. pl. [Fruitworm moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Copromorphoïdes. On en connait près de 200 espèces. Ce sont de petits papillons hétérocères aux ailes allongées et aux formes arrondies. Ils ont des antennes filiformes. Ils portent de longs palpes droits qui prolongent leur corps de forme triangulaire. Ils ont des ailes antérieures larges avec des touffes dressées. L’aile antérieure ne présente pas de nervure cubitale postérieure (CuP). Ils n’ont pas non plus de nervures médianes 1 et 2 (M1 et M2) sur leurs ailes postérieures. Seule la M3 est présente. Ils n’ont pas d’ocelles sur les ailes. Leurs chenilles sont foreuses de divers végétaux, surtout des fruits. Ils sont cosmopolites mais surtout localisés dans la région Indo-australienne.

Carposinoïdes (Carposinoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens, regroupant les Familles des Carposinidés et des Copromorphidés. Syn. Copromorphoïdes.

Carsidaridés (Carsidaridae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Hémiptères Sternorrhynches Psylliformes Psylloïdes. C’est une famille pantropicale comptant 4 genres caractérisés par la présence d’une vena spuria (fausse nervure) aux ailes antérieures.

Carte géographique, [Map]. Nom vernaculaire d’Araschnia levana, Lépidoptère de la Famille des Nymphalidés.

Carthaeidés (Carthaeidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens, Bombycoïdes. On la trouve uniquement dans l’Ouest de l’Australie.

Cartonnier, ère (guêpe) adj. Voir Guêpe cartonnière.

Caryobore (Caryoborus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Bruchidés, vivant sur les acacias et autres légumineuses des régions arides.

Caryotype n. m. (Du gr. karuon, noyau et tupos, modèle). [Kariotype]. Arrangement par paire identique de l’ensemble des chromosomes d’une cellule.

Casside (Cassida) n. f. (Du lat. cassida, casque). Genre d’Insectes Coléoptères Chrysomèlidés, dont la larve, selon l’espèce, attaque la menthe, l’artichaut, la betterave, etc. L’adulte tient son nom du fait qu’il est entouré d’une expansion latérale qui lui donne l’aspect d’un casque. Ex. Cassida circumdata. La casside verte, Cassida viridis. La casside tachée de rouge, Cassida rubiginosa.

Cassidinés (Cassidinae) n. f. pl. Sous-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Chrysomélidés dont le genre Cassida en est le type

Caste n. f. (Du Portugais, casto, pur). [Caste]. Chez les Insectes sociaux, groupe d’individus dévolus à une fonction spécialisée (soldats, ouvriers, sexués) et présentant pour ce faire une morphologie particulière par rapport à un autre groupe d’individus de la même espèce (polymorphisme). L’existence de castes est un des attributs de l’eusocialité qui est le degré ultime de la socialité. Par exemple chez les fourmis, la fourmilière est constituée exclusivement de femelles réparties en castes que seront les ouvrières, les soldats et la ou les reines. Chez les insectes sociaux, rois et reines constituent la caste dite royale car ce sont les seuls dont les organes reproducteurs sont fonctionnels. Les individus constituants la caste des ouvrières possèdent également les organes reproducteurs, mais ceux-ci sont rendus inopérants. On parle à ce sujet de néoténie (notamment chez les termites). Voir aussi Eusocial, Intercaste, Glandes épidermiques, Morphe, Néoténie, Ouvrière, Polyphénisme, Race, Reine, Roi, Sexués imaginaux et Soldat.

Castnie (Castnia) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères, type de la Famille des Castniidés, de l’Amérique tropicale, dont la chenille vit dans la tige des bananiers, des ananas ou des cactus.

Castniidés (Castniidae) Boisduval, 1828 n. f. pl. [Giant butterfly moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Cossoïdes selon Fauna Europaea et Castnioïdes selon NCBI. Ce sont des papillons rhopalocères (diurnes) de grande taille (20 à 110 mm). Leurs antennes présentent donc une massue. Leurs chaetosemata sont absents (proéminence porteuse d’une touffe de soie au dessus du front). On trouve également une nervure médiane à l’intérieur de la cellule discoïdale (d) sur l’aile antérieure. Leurs ailes postérieures peuvent être brillamment colorées ou métalliques avec des taches ou des bandes blanches ou oranges. L’envergure de leurs ailes est comprise entre 25 et 120 mm. L’épiphyse portée au tibia antérieur est petite. La formule de leurs épines tibiales est 0-2-4. La base de leur abdomen est dépourvue d’organes tympaniques. L’ovipositeur des femelles est long et télescopique. Certaines espèces présentent un dimorphisme sexuel au niveau de la coloration. Leurs chenilles sont foreuses de tiges ou de racines. On les trouve en Amérique centrale et australe, en Asie du Sud-est, en Australie et depuis peu en France. Ex. Castnia licus ou encore Paysandisia archon présent dans le sud de la France depuis 2001 qui parasite des cœurs de palmiers.

Castnioïdes (Castnioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Apoditrysiens, ne comptant que la Famille des Castniidés (selon NCBI).

Castration nutritionnelle, [Nutritional castration]. Chez les Hyménoptères Apoïdes et notamment chez les abeilles, les femelles ouvrières soumises à un régime donné restent stériles, mais deviennent des femelles fécondes (reines) si elles sont nourries avec de la gelée royale. Voir aussi Gelée royale.

Catadermaptères (Catadermaptera) Steinmann, 1986 n. m. pl. (Du gr. kata, vers le bas et dermaptère). Sous-ordre d’Insectes Dermaptères constituant avec le Sous-ordre des Eudermaptera l’Ordre des Dermaptera (Selon SITI). Ce Sous-ordre ne compte que la Super-famille des Pygidicranoidea.

Catadioptre n. m. Chez les mâles Odonates et notamment les Caloptérygidés, zone colorée s’étendant sur la partie inférieure du huitième au dixième segment abdominal. Le catadioptre joue un rôle lors de la parade sexuelle ayant lieu avec la femelle lors du vol nuptial.

Catalepsie n. f. (Du gr. kata- de haut en bas, en descendant, katalepsis, action de saisir). [Catalepsy]. Phénomène d’immobilisation réflexe, pouvant aller à une simulation de la mort (comportement thanatonique), effectué par certains insectes lorsqu’ils sont inquiétés. Ex. Phasmes et Coléoptères Elatéridés. Voir aussi Thanatose.

Catantopidés (Catantopidae) n. m. pl. Ancienne Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères Acridoïdes qui se distinguait par la présence d’une sorte d’éperon prosternal, une sorte de tubercule situé entre les pattes antérieures. L’utilisation de cette Famille tend à disparaître. Le criquet pèlerin (Schistocerca gregaria) faisait partie de cette Famille et fait maintenant partie de la Famille des Acrididés.

Catépimère n. m. Syn. de Katépimère. Voir Katépimère.

Catépisterne n. m. Syn. de Katépisterne. Voir Katépisterne.

Catapleurite n. m. Coxopleurite se situant entre la hanche (coxa) et l’anapleurite. Voir aussi Coxopleurite, Eupleure et Subcoxa.

Catocale (Catocala) n. f. (Du gr. katô, en bas et kalos, beau). Genre de Lépidoptères Noctuidés, dont les individus constituent de beaux papillons nocturnes appelés communément « Lichénée » (Catocala. Fraxini, C. fulminea) ou « Fiancée » (Catocala sponsa) ou « Mariée » (Catocala nupta) ou « Conjointe » (Catocala conjuncta), dont la chenille vit sur les saules et arbres voisins. Leurs ailes antérieures sont de la couleur du lichen de ces arbres, leur assurant ainsi un parfait camouflage. Dérangées, les lichenées dévoilent brusquement le rouge ou le jaune vif de leurs ailes postérieures afin d’effrayer leur éventuel prédateur. Ex. La Lichénée jaune, Catocala fulminea. La Lichénée bleue, Catocala fraxini.

Cauda n. f. (Du lat. cauda, queue). [Cauda(ae)]. Queue ou tout appendice ressemblant à une queue. Ex. Chez les femelles Pucerons (Aphidoidea), extrémité charnue et pointue de l'abdomen. Leur 10ème et dernier segment abdominal ressemble ainsi à une queue. Cette queue peut-être digitiforme, triangulaire, semi-circulaire ou même en forme de bouton. Sa fonction serait d’empêcher la goutte de miellat offerte aux fourmis de se répandre sur leur corps.

Caudal, e, aux adj. [Caudal]. Situé dans la partie postérieure de l’abdomen.

Caudé, e (larve) adj. [Caudate]. Voir Larve caudée.

Caulicole adj. (Du lat. caulis, tige et colere, habiter). [Caulicolous]. Qui vit sur les tiges herbacées. Voir aussi Habitats biotiques.

Cavernicole adj. (Du lat. caverna, grotte et colere, habiter). [Cavernicolous]. Se dit de certains animaux qui supportent l'obscurité et vivent dans les grottes ou les cavités obscures. Beaucoup d'entre eux sont aveugles et décolorés. Voir aussi Habitats abiotiques.

Cavilabiates (Cavilabiata) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Odonates Anisoptères regroupant les familles suivantes (selon NCBI) : Chlorogomphidae, Cordulegastridae, Corduliidae, Libellulidae, Macromiidae, Neopetaliidae, Synthemistidae.

Cavité n. f. (Du lat. cavus, creux). [Cavity]. Partie creuse ou ouverture du corps ou d’un organe. Ex. Cavité orale, Acetabulum. Voir aussi Fossette.

Cavité buccale, [Buccal cavity]. Partie antérieure creuse des pièces buccales sitiée au débouché du tube digestif, délimitée par l’épipharynx, les mandibules et l'hypopharynx où la nourriture commence à être mélangée au fluide digestif (sécrété par les glandes salivaires). Le type de pièces buccales est fonction du type d’alimentation de l’insecte. La région buccale peut être divisée en deux cavités par l’hypopharynx, dorsalement la cavité bucale (ou cibarium) et ventralement le salivarium où débouchent les glandes salivaires. Chez les insectes à pièces buccales suceuses, la nourriture étant liquide, il n’y pas de cavité orale mais il y aura un pharynx développé. Syn. Cibarium. Voir aussi Cibarium, Intestin antérieure, Salivarium et Pièces buccales.

Cavité cotyloïde, [Cotyloid cavity]. Cavité contenant l’articulation des pattes. Syn. Cavité coxale. Voir aussi Acetabulum et Cavité coxale.

Cavité coxale, [Coxal cavity]. Cavité au niveau desquelles sont insérées les hanches (Coxa). Elles assurent l’articulation des pattes sur le thorax. Pour identifier les cavités coxales des pattes antérieures, on peut trouver le terme de cavités procoxales. Pour les pattes médianes, on identifie des cavités mésocoxales et pour les pattes postérieures, des cavités métacoxales. Ces termes sont souvent utilisés à propos des Coléoptères. Syn. Cavité cotyloïde. Voir aussi Acetabulum.

Cavité générale, [Body cavity]. 1. Chez les Insectes, désigne la cavité du corps dans son ensemble contenant tous les organes baignant dans l’hémocèle chez l’adulte. Voir Hémocèle. // 2. Désigne le cœlome chez l’embryon. Voir Cœlome.

Cavognathidés (Cavognathidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes.

Cébrion (Cebrio) n. m. (De Cébrion, géant myth.). Genre d’Insectes Coléoptères Elatéridés (ou Cébrionidés selon class.), présentant un dimorphisme sexuel. Le mâle est ailé alors que la femelle est aptère et vit dans le sol comme ses larves. Ex. Cebrio gigas.

Cébrionidés (Cebrionidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatéroïdes dont le cébrion est le type. Leur thorax présente une saillie prosternale. Leurs élytres sont raccourcis, tronqués, laissant apparaître un abdomen terminé en pointe. Leurs tibias présentent deux éperons apicaux bien développés, ce qui les distingue des autres Elatéroïdes. Syn. senior Elatéridés selon SITI.

Cécidie n. f. (Du gr. kêkis, kêkidos, noix de galle). [Cecidium]. Tumeur (hyperplasie) provoquée chez un végétal en réaction à l’attaque d’un parasite. On distingue les entomo-, acaro-, némato-, myco- et bactério-cécidies, selon que l’agent causal est respectivement un insecte, un acarien, un nématode, un champignon ou une bactérie. Syn. Galle. Voir aussi Galle.

Cécidogène adj. (De cécidie et genos, origine). [Cecidogenous]. Qui provoque la formation de galles, de cécidies. Syn. Galligène.

Cécidomyie (Cecidomya) n. f. (Du gr. kêkis, kêkidos, noix de galle et muia, mouche). [Gall midge]. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Diptères, comprenant des mouches minuscules, dont une espèce, la cécidomyie destructrice, Mayetiola destructor, (vulgairement nommée « Mouche de Hesse »), cause parfois de grands ravages sur les blés et les seigles. D’autres attaquent la vigne (Contarinia johnsoni), le framboisier, le hêtre, etc. Les cécidomyies pondent dans les plantes et provoquent des galles (des cécidies) dans lesquelles vivent les larves. Ex. La cécidomyie à pomme de chou, Rabdophaga salicisbrassicoides. La cécidomyie affiné du sapin, Dasineura balsamicola. La cécidomyie chiffonnante du peuplier, Prodiplosis morrisi. La Cécidomyie de l'écorce du framboisier, Resseliella theobaldi. La cécidomyie de la vigne, Contarinia johnsoni. La cécidomyie de l'épinette, Dasineura swainei. La cécidomyie de l'érable négondo, Contarinia negundifolia. La cécidomyie des bourgeons du négondo, Contarinia negundinis. La cécidomyie des cônes du Douglas, Contarinia oregonensis. La Cécidomyie des fleurs de lentille, Contarinia lentis. La Cécidomyie des fleurs de luzerne, Contarinia medicaginis. La cécidomyie des galles velues du Hêtre, Hartigiola annulipes. La cécidomyie des graines du trèfle, Dasineura leguminicola. La cécidomyie des poires, Contarinia pyrivora. La Cécidomyie des poirettes, Contarinia pyrivora. La Cécidomyie des pousses de la luzerne, Dasineura ignorata. La Cécidomyie des siliques des crucifères, Dasineura brassicae. La cécidomyie du blé, Sitodiplosis mosellana. La cécidomyie du cerisier de Virginie, Contarinia virginianiae. La Cécidomyie du chou-fleur, Contarinia nasturtii. La cécidomyie du chrysanthème, Rhopalomyia chrysanthemi. La cécidomyie du févier, Dasineura gleditchiae. La cécidomyie du frêne, Contarinia canadensis. La cécidomyie du Hêtre, Mikiola fagi. La cécidomyie du pin gris, Cecidomya piniinopsis. La cécidomyie du pin rouge, Thecodiplosis piniresinosae. La cécidomyie du pommier, Dasineura mali. La cécidomyie du rosier, Dasineura rhodophaga. La cécidomyie du sapin, Paradiplosis tumifex. La cécidomyie européenne du pin, Contarinia baeri. La cécidomyie galli-bec du saule Rabdophaga rigidae. La cécidomyie gallicole de l'épinette, Mayetiola piceae. La cécidomyie gallicole du frêne, Cecidomyia pellex. La cécidomyie gallicole du robinier, Obolodiplosis robiniae. La cécidomyie gallicole du tilleul, Cecidomyia verrucicola. La cécidomyie galligène des cônes de l'épinette, Kaltenbachiola canadensis. La cécidomyie goutteuse de l'érable, Dasineura communis. La cécidomyie ocelligène, Acericecis ocellaris. La cécidomyie résineuse du pin gris, Cecidomyia resinicola. La cécidomyie squamiphage du Douglas, Contarinia washingtonensis. La cécidomyie strobilaire, Rabdophaga strobiloides.

Corps gras et Peptide.

Ceinture jaune n. f. [Large Ranunculus]. Nom vernaculaire de Polymixis flavicincta, Lépidoptère de la Famille des Noctuidés.

Ceinture rousse n. f. Nom vernaculaire de Polymixis rufocincta, Lépidoptère de la Famille des Noctuidés.

Cellule n. f. (Du lat. cella, chambre). [Cell(s)]. 1. Au niveau de l'aile des insectes, espace membraneux polygonal formé des nervures longitudinales et transverses. On utilise pour les désigner le nom de la nervure longitudinale qui constitue leur bord antérieur. Ainsi la cellule située sous la nervure Costale (C) est notée (C). Lorsque deux cellules, séparées par une nervure transverse portent le même nom, on les numérote en partant de la base et en allant vers l’apex de l’aile. Ainsi les cellules comprises de part et d’autre de la nervure Radiale (R) sont notées respectivement 1ère R1 et 2nde R1. La disposition et le dessin des cellules des ailes des insectes sont spécifiques de chaque lignée évolutive et sont de ce fait largement utilisées en nomenclature. Voir aussi Nervation, Aile, Comstock et Needham. // 2. Loge de rangement pour les larves d’Hyménoptères sociaux. Ex. Cellule royale. Voir Cellule royale. Voir aussi Rayon de cire. // 3. Unité morphologique et fonctionnelle de tout être vivant. Les Insectes possèdent des cellules eucaryotes (avec un noyau). Comme toutes les cellules, les cellules des Insectes possèdent également un cytoplasme limité par une membrane plasmique et de l’ADN contenu dans le noyau. Voir Cellules et suivant.

Cellule anale, [Anal cell]. Cellule de l'aile des insectes, accolée antérieurement au bord de la nervure anale (sixième nervure longitudinale de l’aile). Elle est notée « A ».

Cellule brachiale, [Brachial cell]. Chez les Hyménoptères, cellule de l’aile correspondant à la cellule cubitale chez les Symphytes pour Comstock et à la cellule subdiscoïdale chez les Apocrites. Elle est notée « Bra ».

Cellule costale, [Costal cell]. Cellule de l’aile des insectes, accolée antérieurement au bord de la Costa (première nervure longitudinale de l’aile). Elle est notée « C ».

Cellule cubitale, [Cubital cell ou Submarginal cell]. Cellule de l'aile des insectes, accolée antérieurement au bord de la nervure cubitale ou Cubitus (cinquième nervure longitudinale de l’aile). Elle est notée « Cu ». Chez de nombreux insectes, on trouve une cellule cubitale antérieure (Cua) et une cubitale postérieure (Cup). Voir aussi Cubitus. // Chez les Hyménoptères Apidés, la troisième cellule cubitale est utilisée en systématique pour identifier races ou populations d’abeilles. A cette fin, on calcul l’indice cubital c’est-à-dire le rapport des dimensions des côtés de ces cellules. Voir aussi Cellule submédiane.

Cellule discoïdale ou discale, [Discoidal cell]. 1. Cellule située au centre de l’aile des insectes. Elle est notée « d ». Voir aussi Nervure discale et Oblongum. // 2. Chez les Lépidoptères, espace membraneux du centre de l'aile, délimité par une nervure transverse entre la nervure Radiale (R) et Médiane (M) et dans lequel les nervures sont souvent effacées. // 3. Chez les Diptères, syn. de cellules médianes. // 4. [Discoidal areolets]. Chez les Odonates, espace membraneux pouvant contenir plusieurs cellules, à la base de l’aile, proche de l’arculus (nœud alaire), et limité par la nervure Médiane à l’avant et par la Cubitale à l’arrière. La cellule discoïdale est de forme triangulaires chez les Anisoptères et de forme quadrangulaire ou triangulaire chez les Zygoptères. Voir aussi Triangle anal. // 5. Chez les Hyménoptères, cellules situées sous la nervure Médiane au centre de l’aile. Elles ne sont plus utilisées dans la nomenclature alaire actuelle en ce qui concerne cet Ordre. Chez les sphex par exemple, elles sont situées sous les 3 cellules submarginales. On devrait donc parler de cellules médianes. Voir Cellule médiane. // 6. [Discoidal area]. Chez les Orthoptères, espace délimité sur les tegmina entre la nervure Anale et Cubitale. // 7. Chez les Trichoptères, cellule limitée par les deux branches de la fourche de la nervure Radiale et par une nervure transverse. 

Cellule discoïdocubitale, Chez les Hyménoptères Ichneumonidés, cellule particulière consistant à ce que la cellule discoïdale (d) soit toujours fusionnée avec la première cellule cubitale (Cu1). Les Ichneumonidés, à la différence des Braconidés, ne présentent qu’une seule cellule dite « discoïdocubitale ». Elle est notée « d+Cu1 » ou SM1 (pour Submarginale 1). Voir Ichneumonidés.

Cellule épithéliale, Voir Cellules épithéliales.

Cellule marginale, [Marginal cell]. Chez les Hyménoptères Chalcidoïdes, cellule particulière de forme très allongée, située à la périphérie de l’aile antérieure, en arrière du ptérostigma (épaississement du bord costal de l’aile) vers l’apex de l’aile. Elle est notée « m ».

Cellule médiane, [Medial cell]. Cellule de l'aile des insectes, accolée antérieurement au bord de la nervure médiane ou média (Quatrième nervure longitudinale de l’aile des Insectes). Elle est notée « M ». Chez les Diptères, elle peut prendre le nom de cellule basale médiane et/ou de cellule discale-médiane, « dm » (ou discoïdale) selon respectivement sa position par rapport à la base de l’aile. Voir aussi Oblongum et Cellule discoïdale.

Cellule radiale, [Radial cell]. Cellule de l’aile des insectes, accolée antérieurement au bord de la nervure Radiale (troisième nervure longitudinale de l’aile après la Costale (C) et la Sous-costale (Sc)). Elle est notée « R ». Chez les Diptères, celle la plus proche de la base de l’aile prend le nom de basale radiale (notée « br »).

Cellule royale, [Royal cell]. 1. Chez les Hyménoptères Apidés, cellules de cire, plus imposantes que celles destinées aux ouvrières, construites par ces dernières afin de loger les larves choisies pour devenir des sexuées, futurs reines et faux-bourdons. Ces dernières seront nourries avec de la gelée royale jusqu’au cinquième jour de leur existence (alors que les autres larves seront nourries de gelée royale jusqu’au troisième jour). Une fois adulte, la reine continuera cependant à recevoir de la gelée royale pendant toute la durée de son existence. // 2. Chez certaines termites, cellule où est logée la reine.

Cellule submarginale, [Submarginal cell]. Chez les Hyménoptères Apocrites, cellule particulière de l’aile antérieure, située en dessous de la cellule marginale, après le ptérostigma (épaississement du bord costal de l’aile). On peut en trouver deux ou trois. Elles sont parfois appelées cellules cubitales (dans des ouvrages plus anciens). Elles sont notées « Sma » ou « cu » (si on parle de cubitale).

Cellule submédiane, [Submedian cell]. Chez les Hyménoptères, cellule de l’aile séparée de la cellule cubitale par la nervure cubitale. Elle est notée SM ou Sme. La nervure transverse cubito-anale permet de séparer la SM1 de SM2.

Cellule thyridiale, [Thyridial cell]. Chez les Trichoptères et les Lépidoptères, cellule de l’aile antérieure, située juste en dessous de la cellule discoïdale, entre la nervure médiane et cubitale. Voir aussi Thyridium et Nygme.

Cellules accessoires ou auxiliaires ou de soutien, [Accessory glands, Epidermal cells]. Cellules provenant de la modification de cellules épithéliales (épidermiques). Au nombre de trois, elles sont situées sous la cuticule en association avec les sensilles. Elles sont responsables de la mise en place des structures cuticulaires des sensilles. La cellule thécogène est la plus interne et surplombe la dendrite (ramification qui transmet l’influx nerveux) et secrète une gaine extracellulaire autour de ce dernier, une sorte de "fourreau dendritique". Elle synthétise également le liquide sensillaire. La cellule trichogène secrète la soie proprement dite lors du développement de l'insecte (ou la cuticule uniquement dans le cas des sensilles sans soies comme la sensille campaniforme). La cellule tormogène, la plus externe, synthétise une partie de la base des sensilles lors de leur développement. Ces trois cellules, reliées par de nombreuses jonctions, participent au fonctionnement des sensilles en maintenant la composition ionique et protéique du milieu dans lequel baignent les dendrites des neurones. Voir aussi Cellules épithéliales, Cellules thécogènes, Cellules tormogènes, Cellules trichogènes, Epiderme et Sensilles.

Cellules adipeuses, Syn. d’adipocyte. Voir Adipocyte.

Cellules cornéagènes, [Corneagenous cells]. Chez les Insectes, les cellules cornéagènes sont des cellules des organes photosensibles (yeux) qui élaborent, lors de chaque nouvelle mue, la cornéule ou cornée, sorte de cuticule transparente, ayant un rôle analogue à celui d'une lentille. Syn. Cellules cornéales. Voir aussi Cornéule et Cellules de Semper.

Cellules cristallines, [Cone cells]. Cellules secrétant le cône cristallin. Syn. Cellules de Semper. Voir aussi Cellules de Semper, Cristallin et Ommatidie.

Cellules de Kenyon, [Kenyon’s cells]. Nombreuses petites cellules que l’on trouve dans les Corpora pedunculata composant le protocérebron des Insectes. Ces petits neurones sont censés faire l’association entre les différentes modalités sensorielles que sont par exemple l’olfaction et la vision. Voir Corpora pedunculata.

Cellules de Semper, [Semper cells]. Cellules au nombre de quatre élaborant chez beaucoups d’insectes le cône cristallin. Chez les Collemboles, elles peuvent réaliser une fonction cornéagène et une fonction cristallogène. Voir Acône, Cornéule, Cristallin et Pseudocône.

Cellules de Verson, (Du nom de l’entomologiste Italien Enrico Verson). [Versonian cell, Apical cell]. Chez certains insectes, type de cellule apicale (tératocyte), qui se situe sur le dessus des tubes séminifères. Syn. Cellules versoniennes. Voir aussi Glande de Verson.

Cellules épidermiques, [Epidermal cells]. Syn. de cellules épithéliales. Voir Cellules épithéliales.

Cellules épithéliales, [Epithelial cells]. Ensemble de cellules (tissus) formant l’épithélium (ou épiderme) mais pouvant former aussi des glandes cellulaires spécialisées dites glandes épidermiques qui secréteront de la chitine, des protéines mais aussi pour certaines des lipides. Les cellules épithéliales secrètent notamment le cément au d’autres produits spéciaux comme des phéromones sexuelles par exemple. Elles sont à l’origine notamment de la constitution de la cuticule des Insectes, mais aussi des soies ou des écailles qui recouvrent le corps des Insectes. Les cellules épithéliales interviennent aussi dans la réparation des blessures en repeuplant par la division cellulaire les zones où les cellules ont été détruites. Les cellules constituant l’épiderme sont à l’origine des canalicules (petits canaux reliés à des pores) qui parcourent l’endocuticule et l’exocuticule. Les cellules épithéliales sont étroitement liées entre elles par un système complexe de desmosomes (jonctions cellulaires serrées). Elles sont séparées de l’hémolymphe par la membrane basale (ou lame basale). Au stade de la mue, on note une recrudescence d’activité des noyaux cellulaires simultanément à un grossissement des cellules épithéliales. Chez les abeilles, elles interviennent dans la production de la cire avec les adipocytes et les oenocytes. Elles recueillent les protéines de l'hémolymphe (les lipophorines), puis les éléments qui se sont composés pour former la cire passent alors de l’épithélium à la cuticule, au niveau des miroirs à cire (ou plaques cirières), le long de canaux poraires et canaux ciriers épicuticulaires. Syn. Cellules épidermiques. Voir aussi Canalicule, Couche de cire, Cire, Cuticule, Epiderme, Glande épidermique , Glande cirière, Membrane basale, Oenocyte

Cellules folliculaires ou Cellules folliculeuses, [Follicular cell, Follicle cell]. Cellules de l’appareil génital des femelles entourant en une seule couche l’ovocyte (cellule sexuelle femelle qui donnera l’ovule). Elles emballent les cellules germinales (qui donneront naissance aux cellules sexuées) et les cellules somatiques (cellules non-sexuées). Une quantité d’entre elles délimitent ainsi la chambre ovulaire. Voir aussi Cellules nourricières et Ovariole.

Cellules germinales, [Germ cells]. Cellule de la lignée reproductive qui donnera naissance par méiose aux gamètes (cellules reproductrices sexuées haploïdes, soit un ovule ou un spermatozoïde). Une cellule germinale primordiale subit une mitose et donne deux cellules. La première sera une cellule souche (ou cellule germinale primordiale) et la seconde une cellule à l’origine de la chambre ovarienne (ou ovovarique). Les cellules germinales mâles sont les spermatogonies et les cellules germinales femelles, les ovogonies (ou oogonia). Syn. Gonocytes. Voir aussi Appareil reproducteur, Germarium, Mitose, Ovogonie et Spermatogonie.

Cellules glandulaires, [Exocrine glands, Glandular epithelial cells, Glands]. Cellules qui composent les glandes exocrines (qui sécrétent des produits dans le milieu naturel) des Insectes. Toutes les molécules organiques (phéromones et signaux allélochimiques, salive, soie, venin, cire) sont produites par des glandes exocrines. On en connaît une centaine en ce qui concerne les insectes sociaux. On distingue chez les insectes, trois types distincts de cellules glandulaires toutes dispersées dans le tégument : Les cellules de type I dont les sécrétions sont diffusées au travers de la paroi du tégument via de petits pores au contenu lipidique pour se mêler en surface apicale aux cires de la cuticule. Les cellules de type II, intercalées entre les cellules de type I et qui leur transfèrent leur produit. Les cellules de type III qui peuvent rejeter directement leur sécrétion à l’extérieur du corps via des canaux s’ouvrant à la base de la cuticule (canalicules). Les glandes regroupent ces différents types cellulaires qui peuvent être ainsi couplés, ou pas, les uns aux autres (Type I seul ou II ou III ou réunion de deux ou trois des différents types). Les cellules glandulaires ainsi constituées peuvent être localisées dans toutes les parties du corps chez les Insectes et produire des mélanges chimiques complexes. Voir aussi Glande exocrine.

Cellules gliales, [Glial cells]. Cellules formant le tissu de soutien et nourricier des neurones du système nerveux. Ces cellules sont requises au cours du développement dans différentes fonctions importantes. Elles jouent aussi un rôle dans l’homéostasie du système nerveux car elles guident les axones (prolongement des neurones conduisant les influx nerveux) et les isolent électriquement. Elles procurent aussi un support trophique et nutritif aux neurones et régulent les concentrations extracellulaires en ions et en neurotransmetteurs. Il peut arriver que chez les Insectes, certains neurones ne soient pas accompagnés de ces cellules. Mais on les trouve cependant typiquement dans leur système nerveux central. Ces cellules subissent la division mitotique (cellule mère donnant naissance à deux cellules filles génétiquement identiques) et sont liés par les desmosomes (jonction). Syn. Tissus gliaux. Voir aussi Système nerveux.

Cellules nerveuses, Syn. de neurones. Voir Neurone.

Cellules neurosécrétrices, [Neurosecretory cells]. Cellules composant les glandes endocrines du système nerveux sympathique. Chez les insectes, les hormones sont produites par les cellules neurosécrétrices. Il s’agira de la glande de mue (hormones ecdystéroïdes), des corps allates (hormones juvéniles) de la pars intercerebralis (hormones prothoracotropes), des corps cardiaques, etc. Voir aussi Corpora alata, Corpora cardiaca, Glande de mue, Glande endocrine, Hormone, Pars intercerebralis et Système nerveux sympathique.

Cellules nourricières, [Nurse cells]. Ce sont les cellules nourricières qui déposent dans l’ovocyte l’ARN qui sera nécessaire au développement du zygote. Issues du germarium en même temps que l’ovocyte, elles secrètent le vitellus. Le vitellus accumulé occupera peu à peu de plus en plus d’espace aux dépens des cellules nourricières. Syn. Cellules vitellines, Trophocytes. Voir aussi Ovariole, Ovocyte et Vitellogenèse.

Cellules péricardiales, [Pericardial cells]. Cellules spécialisées phagocytaires (néphrocyte) ayant un rôle dans l’excrétion. Disposées en amas, de chaque côté du cœur, elles ont pour rôle de favoriser l’épuration sanguine. Ces cellules Voir Néphrocyte.

Cellules pigmentaires, [Pigment cells]. Cellules qui sont iridiennes et rétiniennes formant deux manchons (un manchon formé de cellules pigmentaires iridiennes et un manchon formé de cellules pigmentaires rétiniennes) donnant deux types de vision selon que ces manchons soit continus (vision par apposition) ou discontinus (vision par superposition). Voir ces termes.

Cellules pigmentaires iridiennes, [Primary pigment cells]. Cellules qui entourent l’ensemble formé par le cristallin (qui transmet la lumière au rhabdome) et les cellules cornéagènes qui élaborent la cornée. Syn. Cellules pigmentaires primaires. Voir aussi Ommatidie.

Cellules pigmentaires rétiniennes, [Retinal pigment cells, Secondary pigment cells]. Cellules qui entourent l’ensemble formé par le rhabdome et les cellules rétinuliennes composant chaque ommatidie des yeux composés des Insectes. Au nombre de 12 à 18, elles isolent les ommatidies les unes des autres. Syn. Cellules pigmentaires secondaires. Voir aussi Ommatidie.

Cellules réceptrices, Syn. de Rétinule ou de Cellules rétinales. Voir Rétinule.

Cellules rétinales ou rétiniennes, Syn. de Rétinule ou de Cellules réceptrices. Voir Rétinule et Cellules rétinuliennes.

Cellules rétinuliennes, (Du lat. rete, filet, réseau, la rétine présentant un réseau de vaisseaux sanguins). [Retinal cells]. Cellules sensorielles visuelles (photoréceptrices) qui entourent le rhabdome de chaque ommatidie dans les yeux composés des Insectes.  Ces neurones sont de forme allongée. Une ommatidie est généralement constituée de 8 cellules rétinuliennes formant une rétinule. Ce sera le cas chez les abeilles (Hyménoptères Apidés). Mais on en trouve 8 à 9 chez les guêpes Vespula maculata et 7 chez le cancrelat Periplaneta americana. Une cellule rétinulienne correspond à une cellule rétinienne et ce dernier terme est de ce fait aussi largement utilisé. Syn. Cellules rétiniennes. Voir aussi Cornéule, Cristallin, Neurones sensoriels, Ocelle, Ommatidie, Rétinule et Yeux simples.

Cellules sensitives, Voir Cellules thécogènes.

Cellules sensorielles, [Sensory cells]. Cellules qui détectent les informations liées à l’environnement. Chez les Insectes, elles sont reliées à des sensilles, elles-mêmes reliées au système nerveux. Il peut s’agir de cellules sensorielles visuelles (cellules rétinuliennes), gustatives ou auditives. Voir Sensilles.

Cellules sexuelles, Syn. de gamètes. Voir Gamète.

Cellules somatiques, [Somatic cells]. Ensemble des cellules non-sexuelles d’un organisme. Syn. Soma.

Cellules thécogènes, [Thecogen cells]. Une des trois cellules auxiliaires (avec la cellule trichogène et la cellule tormogène) située à la base des sensilles (trichoïdes, campaniformes, chimioréceptrices ou basiconiques). La cellule thécogène surplombe la dendrite (ramification qui transmet l’influx nerveux) et secrète une gaine extracellulaire autour de ce dernier, une sorte de "fourreau dendritique". Elle synthétise également le liquide sensillaire. Syn. Cellules sensitives.

Cellules tormogènes, [Tormogen cells]. Une des trois cellules auxiliaires (avec la cellule thécogène et la cellule trichogène) qui synthétise une partie de la base des sensilles (trichoïdes, campaniformes, chimioréceptrices ou basiconiques) lors de leur développement. Dans le cas des sensilles trichoïdes, la cellule tormogène produit une dépression cuticulaire souple, une cavité qui contiendra une soie reliée au tégument. Dans le cas des sensilles campaniformes, la cellule tormogène produit juste de la cuticule souple au niveau du dôme.

Cellules trichogènes, [Trichogen cells]. Plus grande des trois cellules auxiliaires (avec la cellule thécogène et la cellule tormogène), située à la base des sensilles (trichoïdes, campaniformes, chimioréceptrices ou basiconiques). Elle secrète la soie proprement dite lors du développement de l'insecte. Dans le cas des sensilles campaniformes, on trouve une cellule trichogène même en l’absence de soie.

Cellules versoniennes, Syn. de cellules de Verson. Voir Cellules de Verson.

Cellules vitellines, Syn. de cellules nourricières. Voir Cellules nourricières.

Célyphidés (Celyphidae) n. m. pl. [Beetle flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Acalyptères Lauxanioïdes. Ils ont pour particularité de présenter une partie postérieure du thorax évoquant un élytre de Coléoptère qui sert à protéger leurs ailes antérieures et l’abdomen. Ils sont souvent de couleur métallique. On les trouve dans les régions tropicales sauf en Amérique du Sud et en Amérique centrale.

Cément n. m. (Du lat. coementum, moellon). [Cement, Cementum]. Couche extrêmement mince (environ 1 µm) constituant avec la cire l’épicuticule des insectes. On ne retrouve pas cepandant cette couche de cément chez tous les insectes. Certains en sont donc dépourvus. Constituée de lipoprotéines tannées (résultant d’un mélange de protéines et de lipides), cette couche est sécrétée par les glandes épithéliales (ou glandes épidermiques) au travers les canalicules. C’est cette couche de cément qui est à l’origine des stries et des crêtes qui constituent l’apparence externe des insectes. Syn. Tectocuticule. Voir aussi Glande épidermique et Epicuticule.

Cemonus n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères de la Famille des Crabronidés, qui nourrit ses larves de pucerons. Ex. Cemonus unicolor.

Cenchrus n. m. Chez les Hyménoptères Symphytes, à l’exception des Céphidés, les cenchri sont des proéminences sublatérales paires, visibles au niveau du métanotum. Ces structures sont destinées à les aider à maintenir leurs ailes en place lorsqu’ils sont au repos. Les cenchri s’accrochent sur la face inférieure des ailes antérieures. Pl. Cenchri.

Cendrée noirâtre n. f. [Knot Grass]. Nom vernaculaire d’Acronicta (Viminia) rumicis, Lépidoptère de la Famille des Noctuidés.

Cénobite n. m. Nom vernaculaire de Panthea coenobita, Lépidoptère de la Famille des Noctuidés.

Centrolécithe adj. (Du gr. centron, centre et lekithos, jaune d’œuf). [Centrolecithal]. A propos des Arthropodes (excepté les scorpions), ce terme désigne un œuf dont le vitellus (substance de réserve des ovocytes) est concentré au centre de l’œuf. Le vitellus est alors entouré par le cytoplasme formatif.  

Centrote cornu n. m. Nom vernaculaire de Centrotus cornutus, Hémiptère de la Famille des Membracidés. Syn. Le Demi-Diable.

Cephaloidés (Cephaloidae) n. m. pl. [False Longhorn beetles]. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Ténébrionoïdes.

Cephalopina n. f. Genre d’Insectes Diptères de la Famille des Œstridés dont la larve vit en parasite dans les sinus frontaux des ruminants, en particulier des chameaux et des buffles. Ex. Cephalopina titillator.

Céphalothorax n. m. (Du gr. kephalê, tête et thorax). [Cephalothorax(aces)]. Région du corps des Chélicérates formée de la tête et du thorax qui sont alors fusionnés. Voir aussi Prosome.

Céphe (Cephus) n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Symphytes Céphidés, parasites des céréales, la larve dévorant l’intérieur des tiges. Ex. Cephus pygmaeus.

Céphénomyie n. f. (Du gr. kêphên, frelon et muia, mouche). Genre d’Insectes Diptères de la Famille des Calliphoridés, parasite du pharynx des ruminants.

Céphidés (Cephidae) n. m. pl. [Stem sawflies]. Famille d’Insectes Hyménoptères Symphytes (a l’abdomen largement soudé au thorax) Céphoïdes. Ce sont des insectes sveltes et allongés mesurant entre 4 et 26 mm. Leur corps est aplati latéralement. Leurs antennes sont longues et présentent entre 16 et 30 articles. Leur pronotum est de forme trapézoïdale. Contrairement à toutes les autres familles d’Hyménoptères Symphytes, on ne trouve pas chez les Céphidés de proéminences sublatérales paires visibles au niveau du métanotum (appelées cenchri). Leurs représentants se caractérisent aussi par le fait que leurs tibias antérieurs soient pourvus d’un seul éperon apical non pectiné et par le fait que la cellule costale de leurs ailes soit absente ou très étroite. Beaucoup sont noirs avec des dessins thoraciques et des raies jaunâtres sur l’abdomen. Les larves dépourvues de fausses pattes minent les tiges des plantes et peuvent endommager les récoltes de céréales. On les trouve essentiellement dans l’hémisphère Nord.

Céphoïdes (Cephoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hyménoptères Symphytes ne regroupant qu’une Famille, celle des Céphidés.

Cérambycidés (Cerambycidae) Latreille, 1802 n. m. pl. (Du gr. kerambus, capricorne). [Long-horned beetles, Longicorn beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Chrysoméloïdes. Il en existe près de 35.000 espèces. Ce sont des longicornes à corps allongé, dont le Cerambyx est le type. Ils peuvent mesurer jusqu’à 150 mm. Les côtés de leur corps sont plus ou moins parallèles. La tête porte des mandibules développées. Leurs yeux composés sont réniformes (sauf chez les Lepturinae). Leurs antennes généralement de 11 articles, souvent très longues dépassent la moitié du corps et sont insérées sur une proéminence du front (appelée torulus), en général dans une échancrure de l’œil composé. Ils portent souvent un cou (très étroit chez les Lepturinae). Leur prothorax est plus étroit que les élytres. Les capricornes ont la particularité de présenter des organes stridulants sur le thorax. En effet, la partie dorsale du mésothorax présente une plaque striée sur laquelle frotte le bord postérieur du pronotum (capuchon) produisant ainsi un son. Leurs élytres portent souvent des motifs et quelques-uns sont très colorés. Leurs pattes sont longues. Leurs fémurs sont souvent claviformes. Leurs tarses sont d’apparences tétramères (4.4.4) mais sont en réalité tous pentamères (5.5.5). Les tarses sont donc homéomères cryptopentamères. L’abdomen se compose de onze segments dont seulement cinq à six sont visibles sur la face ventrale. Les adultes sont phytophages. Quelques uns ne se nourrissent cependant pas du tout. Leurs larves de type cérambycoïde sont blanchâtres, allongées et cylindriques avec un abdomen présentant des bourrelets saillants comme un accordéon. Leur tête est encapuchonnée dans le thorax et elles n’ont pas de pattes (ou sont vestigiales mais non fonctionnelles). Elles sont pour la plupart xylophages, comme la plupart des adultes. Certains adultes sont cependant floricoles. Ils sont appelés communément « Longicornes » ou « Capricornes ». Ex. Le prione tanneur, Prionus coriarius L.

Cérambyciens (Cerambycinae) n. m. pl. Sous-famille de Coléoptères de la Famille des Cérambycidés (Longicornes), dont le type est le Cerambyx. Ils ont des palpes labiaux tronqués c’est-à-dire raccourcis en forme de spatule. Leur prothorax ne comporte pas de bords tranchants. Leurs tibias antérieurs ne sont ni denticulés ni prolongés par une lamelle. Il n’y a pas de nodule visible entre le 3ème et le 4ème article des tarses. Ex. Rosalia alpina.

Cérambycoïde (larve) adj. (Du gr. kerambus, capricorne et eidos, aspect). [Cerambycoid]. Voir Larve cérambycoïde.

Cérambyx (Cerambyx) n. m. (Du gr. kerambus, capricorne). Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés. Leur prothorax est muni d’une forté épine latérale. Ce sont des longicornes dont deux espèces sont communes en France, le « grand capricorne du chêne », Cerambyx cerdo, et le « petit capricorne » ou « capricorne de Scopoli », Cerambyx scopolii. Les larves de cérambyx vivent dans le bois.

Céraphronidés (Ceraphronidae) Haliday, 1833 n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Céraphronoïdes. On en connait près de 360 espèces. Ils n’ont jamais de coloration métallique. Ils portent des ocelles. Les antennes des femelles ont un article de moins que celles des mâles (10 et 11 ou 9 et 10 articles). Les notaules (sillons longitudinaux) sont absents du mésoscutum. Ils peuvent être macroptères ou brachyptères. Les ptérostigmas de leurs ailes sont grands et linéaires. Les tibias des pattes antérieures portent deux éperons apicaux alors que ceux des pattes médianes n’en portent qu’un. Tous les éperons sont pectinés. Leur métasoma n’est jamais rétréci à sa base. Ils sont tous parasitoïdes de Diptères, de Lépidoptères, de Thysanoptères ou de Névroptères, voir hyperparasitoïdes d’Hyménoptères Braconidés pour certains.

Céraphronoïdes (Ceraphronoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites (ou Térébrants), regroupant les Familles des Céraphronidés (Ceraphronidae), des Maimetshidés (Maimetshidae), des Mégalyridés (Megalyridae), des Mégaspilidés (Megaspilidae) et Stigmaphronidés (Stigmaphronidae).

Cerat(o) Du gr. keras, corne. Préfixe.

Cératine (Ceratina) n. f. Genre d’Insectes Hyménoptères Apidés, abeilles solitaires qui font leur nid dans les tiges de ronce. Ex. Ceratina (Ceratina) cucurbitina.

Cératite (Ceratitis) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères (Mouches) Acalyptère de la Famille des Trypétidés. Ce sont des destructeurs des cultures fruitières. Ex. Ceratitis capitata appelée communément Mouche des fruits ou Mouche à fruit ou encore Mouche Méditerranéenne des fruits.

Cératocampidés (Ceratocampidae) n. m. pl. Famille de Lépidoptère Bombycoïdes américains dont la chenille porte des cornes thoraciques. Selon SITI et NCBI, il s’agit d’une Sous-famille de Saturniidés.

Cératocanthidés (Ceratocanthidae) Cartwright and Gordon, 1971 n. m. pl. [Ceratocanthid scarab beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Scarabéiformes Scarabaeoïdes. Ils mesurent entre 2 et 9 mm. Ils sont de couleur noir, noir verdâtre, ou violacé, souvent avec des éclats métalliques. Leur tête est courbée vers le sol. Leur labre tronqué et leurs mandibules sont partiellement exposés au-delà de l'apex du clypéus. Leurs palpes maxillaires et labiaux ont 4 articles. Leurs yeux sont partiellement séparés par un canthus (procesus chitineux). Les antennes montrent 10 articles dont 3 formant une massue et un article basal plus frand de forme triangulaire. Leur large pronotum est comprimé latéralement. Leurs élytres sont convexes et montrent une surface polie et glabre. Le scutellum de forme triangulaire est visible. Leur pygidium est caché par les élytres. Les hanches des pattes sont coniques. Les tibias (surtout des pattes médianes et postérieures) sont larges et aplatis horizontalement de façon à ce qu’ils puissent se dissimuler sous les sternites lorsque l’insecte adopte une forme sphérique. L’apex des protibias porte un seul éperon alors que les méso et metatibia en ont 2 apicaux. Leurs tarses sont pentamères (5-5-5). Leurs griffes sont de taille égale, simples et ne montrent pas d’empodium. Les ailes sont bien développées. L’abdomen possède 5 sternites libres. Ils ont 8 stigmates abdominaux fonctionnels dont 7 situés dans la membrane pleurale (stigmates 1 à 7) et le dernier dans le dernier tergite (stigmate 8). Les membres de cette famille se distinguent des autres scarabaeoïdes par la capacité qu’ont les adultes de former une sphère presque compacte lorsqu’ils sont dérangés. La famille est largement distribuée sous les tropiques. Aucune espèce n’est connue de l'Europe, et seulement trois sont connues de l'Australie. Ce taxon n’est pas reconnu par SITI qui considère qu’il s’agit d’une Sous-famille d’Hybosoridés. Syn. non reconnu Acanthocéridés.

Cératocombidés (Ceratocombidae) Fieber, 1861 n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Dipsocoromorphes Dipsocoroïdes.

Ceratophyllus n. m. Genre d’Insectes Siphonaptères, type de la Famille des Cératophyllidés, comprenant la puce du rat, vecteur de la peste, ainsi que des insectes voisins parasites des oiseaux ou de mammifères. Ex. Ceratophyllus gallinae.

Cératophyllidés (Ceratophyllidae) n. m. pl. [Bird And Rodent fleas]. Famille d’Insectes Siphonaptères (Puces) dont le genre Ceratophyllus en est le type.

Cératophylloïdes (Ceratophylloidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Siphonaptères Cératophyllomorphes.

Cératophyllomorphes (Ceratophyllomorpha) n. m. pl. Sous-ordre d’Insectes Siphonaptères ne comptant que la Super-famille des Ceratophylloidea (selon NCBI).

Cératopogon (Ceratopogon) n. m. (Du gr. keras, -atos, corne et pôgôn, barbe). [Midge]. Genre d’Insectes Diptères Nématocères, type de la Famille des Cératopogonidés. Le mâle a des antennes plumeuses sensibles aux battements des ailes de la femelle. Ils s’accouplent lors d’essaims nuptiaux. Les femelles hématophages ont une piqûre douloureuse pour l’homme. Certaines sont vectrices de maladies animales et peuvent inoculer des vers parasites (filarioses).

Cératopogonidés (Ceratopogonidae) n. m. pl. [Biting Midges, Punkies, No-see-ums midges]. Famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes Culicomorphes Chironomoïdes dont le cératopogon est le type. On les appelle communément « Brûlots » au Canada francophone car leur piqûre est douloureuse. On en connait près de 4.000 espèces. Ils sont de très petites tailles (moins de 3 mm) avec des pattes robustes de couleur grise ou brun-terne. Ils ont des mandibules en forme de lames. Ce sont des insectes piqueurs tout du moins pour de nombreuses espèces du genre Culicoides. Beaucoup d’autres ont des pièces buccales atrophiées. Leurs antennes sont plus courtes que la tête et le thorax combinés, plumeuses chez le mâle et pubescentes chez la femelle. Les ocelles sont absents. Leurs ailes sont marbrées de foncé et leur nervure médiane (M2) est ramifiée. Leurs pattes robustes présentent des tibias dépourvus d’éperons apicaux. Les mâles et les femelles s’accouplent dans des essaims nuptiaux. Les femelles sont hématophages et peuvent transmettre des maladies telles que des arboviroses, des onchocercoses animales ou des filarioses humaines. Les larves minuscules sont subaquatiques. Certaines sont terricoles, aplaties, à soies plumeuses. D’autres sont aquatiques, vermiformes, presque glabres. Ils sont cosmopolites mais on les rencontre plus souvent dans l’hémisphère Nord. Syn. Heleidae.

Cerceris n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Crabronidés, aux larves entomophages, dont plusieurs espèces habitent la France, notamment dans le Midi. Ex. Le Cerceris des sables, Cerceris arenaria. C. sabulosa.

Cercoïde  n. m. (Du gr. cerco-, queue d’animal et eidos, aspect). 1. Chez les larves d’Ephémères, cerque médian de l’abdomen. L’abdomen des larves est généralement prolongé par trois appendices, les cerques aux deux extrémités et le cerque médian ou cercoïde. Il peut être réduit, voir vestigial. Syn. Paracerque. Voir aussi Paracerque. // 2. Chez les mâles des Odonates, appendices de l’extrémité supérieure de l’abdomen servant à la préhension de la femelle lors de l’accouplement. Chez les Zygoptères, la paire d’appendices supra-anaux que sont les cercoïdes sont complétés par une paire d’appendices infra-anaux, les cerques. Chez les Anisoptères, on ne trouve qu’une paire d’appendices supérieurs homologue aux cercoïdes des Zygoptères. Voir aussi Appareil génital, Cœur copulatoire et Cerque.

Cercope (Cercopis) n. m. [Froghopper]. Genre d’Insectes Hémiptères Auchénorrhynques Cicadomorphes, type de la Famille des Cercopidés. Ce sont des insectes sauteurs. Ils ressemblent aux Aphrophoridés. On les appelle communément « cicadelle » ou « aphrophore » ou « crachats de coucous ». Il en existe près de 2.400 espèces. Ex. Le cercope sanguin, Cercopis vulnerata.

Cercophanidés (Cercophanidae) n. m. pl. [Andean moon moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens, Bombycoïdes.

Cercopidés (Cercopidae) Leach, 1815 n. m. pl. [Froghoppers, Spittlebugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Auchénorrhynques Cicadomorphes Cercopoïdes dont le cercope en est le type. On peut les confondre avec les cicadelles. Ils sont de taille moyenne et mesurent en général moins d’1 cm. Leurs corps est de forme plus ou moins ovale. Ils sont en général de couleur brune mais peuvent aussi avoir une couleur verte. Certains sont bariolé de rouge et noir. Ils n’ont que deux ocelles. Les antennes sont courtes. Cette Famille se distingue par leurs tibias postérieurs longs, non carénés et pourvus d’une ou deux épines fixes sur les côtés et d’une couronne d’épines à l’extrémité. Ils sautent soudainement pour échapper à un éventuel prédateur. Leurs larves se cachent sous des amas spumeux produits à l’aide d’un liquide anal gonflé de bulles d’air (provenant de la glande de Batelli), ce qui leur a valu le nom commun de « crachat de coucous ». Les larves phytophages se nourrissent comme les adultes de la sève des plantes. Ils sont cosmopolites mais on les rencontre plus fréquemment sous les tropiques. Ex. Cercopis vulnerata.

Cercopoïdes (Cercopoidea) n. m. pl. [Froghoppers and spittlebugs]. Super-famille d’Insectes Hémiptères Cicadomorphes ne comptant que la Famille des Cercopidés. Leur corps est recouvert de fines soies. La tête porte un dispositif frontoclypal gonflé. Quand ils sont présents, les ocelles sont pairs. Leur pronotum se prolonge jusqu’à la suture scutellaire. Ils n’ont pas de tégulas. Leurs pattes postérieures sont sauteuses et présentent donc des hanches (coxae) courtes et coniques et des tibias longs. Ces derniers sont munis d’une ou deux longues épines et n’ont pas de rangées de soies.

Cérésine n. f. (Du lat. cera, cire). Substance analogue à la cire.

Cerf-volant n. m. Nom vulgaire d’un gros Coléoptère à pinces très développées, le lucane cerf-volant, Lucanus cervus. Pl. des cerfs-volants.

Cérifère adj. (Du lat. cera, cire et -fero, porter). [Ceriferous, Wax-producing]. Syn. de cérigène.

Cérificateur n. m. [Solar wax extractor]. Appareil destiné à recueillir la cire pure à partir des rayons, sous l’action de la chaleur solaire.

Cérigène adj. (Du lat. cera, cire et genos, origine). Se dit des cellules animales (abeilles) ou végétales (palmiers) qui produisent de la cire. Syn. Cérifère.

Ceroccoccidés (Ceroccoccidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes.

Céromancie n. f. (Du gr. kêras, cire et manteia, divination). Art de la divination pratiquée autrefois en versant de la cire fondue dans de l’eau. La cire, une fois solidifiée sous une certaine forme, est retirée de l’eau et fait l’objet d’une interprétation.

Céropale (Ceropales) n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Aculéates Pompiloïdes Pompilidés. Ces insectes ne chassent pas et se contentent de dérober les proies capturées par d’autres pompiles (en général des araignées) afin d’y pondre pour que leurs larves s’en nourrissent. On parle dans ce cas de cleptoparasitisme. Ex. Ceropales maculata.

Céropalinés (Ceropalinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Hyménoptères Pompilidés dont le céropale en est le type.

Cérophytidés (Cerophytidae) Latreille, 1834 n. m. pl. [Rare Click Beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Elatéroïdes. On en connait près de 22 espèces. Ils mesurent entre 4,3 et 9,2 mm. Les côtés de leur corps sont plus ou moins parallèles. Leur tête est bien encapuchonnée dans le prothorax. Les femelles ont des antennes pectinées et les mâles des antennes dentées. Leur pronotum est rétréci en arrière et légèrement plus étroit que les élytres. Les hanches postérieures sont rapprochées. Le trochanter postérieur est presque aussi long que le fémur. Le quatrième article de leur tarse est plus ou moins cordiforme. Leurs tarses sont tous pentamères (5-5-5). Ils sont capables de sauter de la même manière que les Elatéridés. On les trouve dans la litière ou le bois pourrissant ou sous les écorces. On les rencontre plus dans le Nouveau Monde. Leurs larves ne portent pas d’urogomphes. Le genre Cerophytum se rencontre cependant en Europe central.

Céroplaste (Ceroplastes) n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Coccidés. Cette cochenille vit au dépend des figuiers, sous une épaisse couche de cire. Ex. Ceroplastes rubens.

Céroplastique n. f. Art de modeler en cire.

Cérostome (Cerostoma) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Plutellidés, teigne nuisible au pêcher et au pommier. Ex. Cerostoma xylostella appelée également Plutella xylostella ou « teigne des crucifères » ou « teigne des choux ».

Cerque n. m. (Du gr. kerkos, queue). [Cercus(i)]. Appendices pairs, généralement multiarticulés, portés en général par le onzième segment abdominal. On les trouve cependant sur le dixième segment abdominal chez certains insectes (Ex. Plécoptères (perles), Dictyoptères (blattes), Ephéméroptères (éphémères)). Parfois longs et bien visibles, les cerques sont plutôt absents chez les insectes aux formes plus récentes. Chez ceux que l’on pourrait appeler « Insectes primitifs », les cerques ont souvent une fonction sensorielle, tactile et peuvent jouer un rôle dans l'accouplement. Ils forment une paire de robustes pinces chez les Dermaptères (forficules ou perce-oreilles). Chez les mâles adultes des Odonates Zygoptères, ils correspondent aux appendices anaux inférieurs (les cercoïdes étant les appendices anaux supérieurs qui servent à la préhension de la femelle lors de l’accouplement). Chez les mâles Odonates Anisoptères, on ne trouve pas de cerques mais une lame supra-anale. On trouve aussi des cerques chez certains Orthoptères (grillons). Certaines larves de Coléoptères portent également des cerques à l’extrémité de leur neuvième segment abdominal (appelés alors urogomphes). Voir Appareil génital, Cœur copulatoire, Cercoïde et Urogomphe.

Cerure (Cerura) Schrank, 1802 n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères de la Famille des Notodontidés dont la chenille vit sur les saules, les peupliers, les hêtres. Syn. Harpye. Ex. Cerura vinula ou « grande harpye » ou « vinule » ou « queue fourchue ».

Ceruridés n. f. pl. Ancienne Famille d’Insectes Lépidoptères dont le genre Cerura était le type. Syn. Notodontidés. Voir Notodontidés.

Cerveau n. m. (Du lat. cerebellum, petite cervelle, diminutif de cerebrum, cerveau). [Brain(s)]. Chez les Insectes, il s’agit en fait d’une masse nerveuse céphalique sus-œsophagienne faisant plus généralement partie du système nerveux central. Le cerveau est connecté aux organes sensoriels portés par la tête. Il reçoit donc les messages et est le principal responsable de la fonction de réaction. On distingue une partie antérieure en liaison avec les yeux (le protocérébron), une partie moyenne en liaison avec les antennes (le deutocérébron) et une partie postérieure en liaison avec le labre et l’épipharynx (le tritocérébron et la masse ganglionnaire sous-oesophagienne). D’autre part, les principales régulations physiologiques sont assurées par des neurosecrétions émises au niveau de la pars intercerebralis (situé dans la région médiane du cerveau). Ainsi, l’hormone prothoracotrope est sécrétée dans cette partie du cerveau. Le cerveau est aussi le régulateur des corps allates. Mais, si le cerveau est le principal centre de coordination du corps, il ne coordonne cependant pas les mouvements locomoteurs (qui sont le fait de la chaine ventrale). Le système cognitif des insectes n’est pas suffisamment puissant pour permettre un contrôle centralisé. Les neurones moteurs se situent dans la chaîne ventrale. Le cerveau rejoint la chaîne nerveuse ventrale par un collier péri-oesophagien. Le cerveau des Insectes comprendrait en moyenne entre 10.000 et 100.000 neurones (100 milliards chez l’homme). Il est admis que les insectes aient des capacités cognitives, mais toutefois limitées. Les abeilles par exemple dont le cerveau est composé de près de 950.000 neurones, auraient en mémoire la carte des environs de la ruche. Selon une étude (Journal of Experimental Biology, 2005, vol 208, p 4709), l’abeille (Apis mellifera) reconnaitrait le visage humain. Voir aussi Deutocérébron, Tritocérébron, Protocérébron, Ganglion sous-oesophagien, Chaine ventrale, Corps pédonculés, Hormone prothoracotrope, Intelligence collective, Mnémotaxie, Système nerveux, Pars intercerebralis et Tête.

Cervical, e, aux adj. (Du lat. cervix, cou et –alis, qui appartient à). [Cervical]. Partie située en arrière de la tête.

Cervix n. m. Syn. de Cou. Voir Cou.

Cerylonidés (Cerylonidae) n. m. pl. [Minute bark beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes. On en connait près de 450 espèces. Ce sont de petits insectes qui mesurent entre 0,8 et 4,5 mm. Ils sont de couleur rougeâtre, brunâtre à noirâtre. Les côtés de leur corps sont plus ou moins parallèles. Le quatrième article du palpe maxillaire est petit et plus étroit que le quatrième. Leurs antennes sont composées de 6 à 11 articles incluant une massue composée de deux articles proximaux transverses et d’un article terminal dilaté. Ils ont des élytres pubescents mais cette pubescence est difficile à distinguer. Les ailes membraneuses ne présentent pas de cellule radiale. Leur trochanter est allongé. Leurs hanches postérieures sont bien séparées. Les griffes tarsales sont simples. Leurs tarses sont tous trimères ou tous tétramères. On les trouve sous les écorces et dans la litière des forêts. Ils semblent être mycétophages. Ils sont cosmopolites mais mieux représentés sous les tropiques.

Cétoine (Cetonia) n. f. Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéidés (ou Cétoniidés selon Fauna Europaea). Ils sont de forme quadrangulaire souvent luisant. Ex. La cétoine dorée (Cetonia aurata), qui se nourrit des fleurs, en particulier des roses, sur lesquelles elle vit. Elle est aussi d’ailleurs souvent appelée « Hanneton des roses », mais elle consomme également la sève et les fruits en général. La cétoine funeste ou cétoine grise ou Drap mortuaire, Oxythyrea funesta.

Cétoniinés (Cetoniinae) Leach, 1815 n. m. pl. Sous-famille de Coléoptères Scarabéidés. Ce sont des lamellicornes, qui vivent sur les fleurs ou dans les débris végétaux, et dont le genre cétoine en est le type. Leur corps est souvent robuste, quadrangulaire et brillamment coloré avec des couleurs quelquefois métalliques. Leur clypéus recouvre en vue dorsal labre et mandibules. Leur labre est échancré sur les cotés et laisse apparaître l’insertion des antennes. Leurs antennes de 10 articles sont terminées en massue (de 3 articles). Si les adultes diurnes sont phytophages et apprécient particulièrement les fruits, les larves mélolonthoïdes sont détritiphages (matières végétales en décomposition, excréments, bois). Les œufs pondus par les femelles sont parfaitement sphériques. Les larves agglomèrent des copeaux de bois à l’aide de leur salive ou de leurs fientes liquides afin de fabriquer une coque dans laquelle aura lieu la métamorphose. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout dans les régions tropicales.

Cétoniidés (Cetonidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Scarabéidés (Selon Fauna Europaea). Plusieurs espèces présentent un rétrécissement juste derrière les coins antérieurs des élytres. Pour certains auteurs (Ex. SITI et NCBI), on devrait parler des Cetoniinae en tant que Sous-famille des Scarabéidés.

Ceuthorynque (Ceutorhynchus) n. m. (Du gr. keuthein, cacher et rhynkhos, bec). Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés dont la larve vit en parasite des choux et autres crucifères en y produisant des galles. Ex. Ceutorhynchus assimilis. Synonymes Ceuthorynchidius, Ceuthorhynchus, ceuthorrhynchus.

Chaerocampa n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Sphingidés. Ex. Deilephila (=Chaerocampa) porcellus, dont la chenille, dite « cochonnet », vit, selon l’espèce sur le gaillet ou la vigne. Syn. senior, Deilephila

Chaeteessidés (Chaeteessidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Orthoptéroïdes Dictyoptères du Sous-ordre des Mantodés ou selon class. phylogénétique récente de l’Ordre des Mantoptères (Mantodea).

Chaetosome ou Chaetosema n. f. (Du gr. kaitê, soie et sema, signe). [Chaetosema(ta)]. Chez les Lépidoptères, proéminence du vertex portant une paire de touffe de soies ou d’étroites écailles, située près des yeux composés et derrière les antennes. On ne connait pas exactement leur fonction, mais les chaetosemata sont reliés au cerveau. Syn. Organe de Jordan. Pl. Chaetosemata.

Chaetosomatidés (Chaetosomatidae) Crowson, 1952 n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Cléroïdes.

Chaetotaxie ou chétotaxie n. f. (Du gr. kaitê, soie et taxis, ordre, arrangement). [Chaetotaxy]. Etude taxinomique de la disposition, la répartition et la nomenclature des soies sur l’exosquelette des Insectes ou autres Arthropodes (Ex. chez les Acariens). L’étude de la disposition des soies sur l’exosquelette peut être utile pour la taxinomie, notamment chez les Diptères. Voir aussi Soie.

CHAGAS Carlos Justiniano Ribeiro (1879 – 1934), n. p. Médecin Brésilien qui identifia Trypanosoma cruzi, agent de la trypanosomiase américaine qui porte son nom.

Chagas (maladie de), [Chagas’ disease]. Voir Maladie de Chagas.

Chagome n. m. Chancre d’inoculation caractéristique de la maladie de Chagas, siégeant fréquemment au visage. Voir aussi Maladie de Chagas.

Chaîne alimentaire ou Chaîne trophique, [Food chain]. Une chaîne alimentaire est une chaîne dans laquelle il y a transmission de l’énergie alimentaire des plantes à une suite d’êtres vivants où chacun mange celui qui le précède. La chaîne trophique dépend beaucoup des Insectes car beaucoup d’animaux sont insectivores (oiseaux, batraciens, poissons, etc.) et ces animaux sont eux-mêmes la proie de plus gros prédateurs.

Chaîne ventrale, [Ventral nerve cord]. Elle est l’un des constituants avec le cerveau du système nerveux central chez les Insectes. Cette chaîne nerveuse (ou corde ventrale) qui va de la tête à l’extrémité de l’abdomen est située sur le côté ventral du corps, sous le tube digestif. C’est une caractéristique des invertébrés, au contraire des vertébrés, chez qui la moelle épinière (équivalent de la chaîne nerveuse) est en position dorsale. La chaîne ventrale comprend les neurones moteurs des Insectes. Ces derniers ne sont donc pas situés dans le cerveau (qui est cependant relié à la chaine nerveuse ventrale par le collier peri-oesophagien). Les insectes ont un système nerveux segmenté et dans chaque segment thoracique ou abdominal, on trouve une paire de ganglions d’où partent de nombreux nerfs latéraux qui vont commander différentes fonctions nerveuses indépendantes du cerveau. La chaîne nerveuse ventrale est ainsi constituée de trois paires de ganglions thoraciques et de huit paires de ganglions abdominaux. Les trois paires de ganglions thoraciques concernent la locomotion (pattes et ailes). Quant à la chaîne nerveuse abdominale, elle est surtout liée à la reproduction. Le dernier ganglion visible est appelé ganglion génital. Il innerve les gonopodes, les cerques anaux, le rectum et les conduits génitaux. Il peut arriver que les ganglions thoraciques ou abdominaux s’agrègent pour former des centres ganglionnaires. Ainsi par exemple, la mouche (Diptère Muscidé) ne présente qu’un seul centre ganglionnaire thoraco-abdominal. Mais encore plus agrégés, on connait le cas de l’anneau de Weismann qui est un centre ganglionnaire réunissant à la fois la masse ganglionnaire sous-oesophagienne et les ganglions thoraco-abdominaux (Ex. chez l’asticot). Syn. Corde ventrale. Voir aussi Cerveau, Ganglion sous-oesophagien, Anneau de Weismann et Système nerveux.

Chaitophorus n. m. (Du gr. khaitê, long crin, chevelure et phoros, qui porte). Genre d’Insectes Hémiptères de la Famille des Aphididés. Ce puceron vit sur les feuilles de l’érable sycomore, qu’il couvre de son miellat. Ex. Chaitophorus populicola.

Chalaza n. f. (Du Gr. chalaza, grêle, grêlon). [Chalaza]. Chez les chenilles de Lépidoptères ou larves de Coléoptères, petite protubérance cuticulaire de forme conique portant de 1 à 3 soies secondaires. Pl. Chalazae. Voir aussi Pinaculum et Soie secondaire.

Chalcididés (Chalcididae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Chalcidoïdes. On en connait près de 1.500 espèces. Ils sont pour la plupart de couleur, brun-foncé, noire, rousse ou jaune. Ils mesurent entre 2 et 15 mm. Leur tête est petite et triangulaire. Leurs antennes généralement géniculées présentent un premier article (scape) allongé, les suivants étant plus courts (11 à 13 articles). Leur mésoscutum comporte des notaules (sillons sublatéraux longitudinaux) distincts. La nervation des ailes est réduite. On y trouve un petit stigma. Leurs pattes postérieures comportent des fémurs épaissis, dentés sur leurs marges ventrales et des tibias arqués. Les femelles présentent un ovipositeur court. Ces minuscules Hyménoptères parasitent d’autres insectes dans le corps desquels ils pondent leurs œufs. Certaines espèces sont hyperparasites. Ils sont cosmopolites.

Chalcidien n. m. Voir Chalcidoïdes.

Chalcidoïdes ou chalcidiens (Chalcidoidea) Spinola, 1811 n. m. pl. (De chalcidien et du gr. eidos, aspect). Super-famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites (ou Térébrants). Ils constituent l’un des plus grands groupes de Térébrants avec près de 20 familles et 17.000 espèces. Ce sont des insectes de taille réduite, aux couleurs métalliques. Le bord postérieur de leur pronotum est séparé des tegulae (écailles qui protègent la base de l’aile antérieure) par uns sclérite triangulaire, le prépectus. Leurs ailes sont transparentes à nervation simplifiée et donc réduite. On y trouve au plus, une nervure submarginale, une nervure marginale, une nervure postmarginale et une nervure stigmale. Les deux paires d’ailes ne montrent aucunes cellules fermées. Le premier segment de leurs pattes postérieures est grand, le fémur étant renflé et denté en dessous. Bien que certains soient phytophages, ce sont en général des parasitoïdes d’autres Arthropodes et ils sont utilisés en lutte biologique. Ils regroupent les Familles suivantes : Agaonidés, Aphelinidés, Chalcididés, Elasmidés, Encyrtidés, Eucharitidés, Eulophidés, Eupelmidés, Eurytomidés, Leucospidés, Mymaridés, Ormyridés, Périlampidés, Ptéromalidés, Rotoitidés, Signiphoridés (ou Thysanidés), Tanaostigmatidés, Tétracampidés, Torymidés et Trichogrammatidés.

Chalcodryidés (Chalcodryidae) Watt, 1974 n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Ténébrionoïdes (selon SITI).

Chalcographe n. m. [Six-toothed spruce bark beetle]. Nom vernaculaire de Pityogenes chalcographus, Coléoptère Curculionidé.

Chalcophore (Chalcophora) n. f. (Du gr. khalkos, cuivre et pherein, porter). Genre d’Insectes Coléoptères Buprestidés, de couleur cuivrée, dont la larve creuse des galeries dans les pins.

Chalcosome (Chalcosoma) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéidés de la région Indo-malaise dont le mâle peut atteindre 130 mm. Ce grand scarabée est corné et fait donc partie de la Famille des Rhinocéros. Leurs larves vivent dans la pourriture des arbres morts. Ex. Chalcosoma atlas.

Chalicodome (Chalicodoma) n. f. (Du gr. khalix, -ikos, caillou et dôma, maison). Genre d’Insectes Hyménoptères de la Famille des Mégachilidés. Cette abeille solitaire adosse son nid en terre graveleuse aux murs et aux rochers. Syn. Abeille maçonne.

Chamaemyiidés (Chamaemyiidae) n. m. pl. [Aphid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Lauxanioïdes.

Chambre à venin, Voir Réservoir à venin et Gorgeret.

Chambre filtrante, [Filter chamber]. Chez les Hémiptères Coccoïdes (cochenilles), organe spécifique du tube digestif, permettant à l’eau contenue dans la sève absorbée par l’animal de passer directement de l’intestin antérieur à l’intestin postérieur, sans passer par l’intestin moyen qui ne reçoit que les seules substances nutritives.

Chambre génitale, [Genital chamber]. Syn. de Bursa copulatrix ou vagin. Voir Bursa copulatrix. Voir aussi Appareil génital et Appareil reproducteur.

Chambre rectale, Voir Corbeille branchiale.

Chambre séminale, [Seminal chamber]. Syn. de réceptacle séminal. Voir Réceptacle séminal.

Chameau n. m. [Iron prominent]. Nom vernaculaire d’un Insecte Lépidoptère (Hétérocère) de la Famille des Notodontidés au dos bossu, Notodonta dromedarius.

Chamoisé n. m. Nom vernaculaire des Lépidoptères de la Famille des Nymphalidés Satyrinés du genre Oeneis. Ex. La chamoisé boréal ou Nordique à nervure blanche, Oenis bore. La chamoisé des glaciers ou Harpie ou Satyridé des glaciers, O. glacialis. Voir Oenis.

Champ n. m. [Field]. Espace, zone.

Champ alaire, [Wing field, Wing region]. Aires principales des ailes antérieures et postérieures chez les insectes à ailes flexibles. Ces régions sont souvent séparées par des lignes de pliures (Plica vannalis et plica jugalis) permettant de distinguer la région axillaire ou champ axillaire (base des ailes), la région rémigiale, la région vannale (ou anale) et la région jugale. Il existe différentes nomenclatures alaires, mais cette méthode permet de distinguer les Insectes Néoptères des Paléoptères en fonction respectivement de la présence ou pas du champ jugal (ou Neala). Il existe un autre mode de découpage consistant à distinguer les aires ou les champs entre les nervures où on distingue alors les aires précostales (ou champ médiastin), costales (ou champ scapulaire), radiales, médiane (ou champ discoïdal), cubitales (ou inter-ulnaire), post-cubitales (ou inter-ulnaire postérieur) et anales (ou champ axillaire). Cette méthode est plutôt utilisée pour les Insectes Paléoptères (Odonates et Ephéméroptères). Mais, il existe une possibilité de distinction des zones alaires consistant à effectuer un découpage en partant de la base de l’aile près du thorax et en remontant vers la frange, l’extrémité de l’aile. On parle alors plutôt d’aires. On y distingue l’aire basale, l’aire discale (ou discoïdale), l’aire postdiscale, l’aire submarginale, la marge puis la frange à l’apex de l’aile. Cette méthode est plutôt utilisée à propos des ailes de Lépidoptères. Syn. Régions alaires, Aires alaires. 

Champ anal, [Anal region]. Zone alaire se situant au-delà de la première nervure anale jusqu’au bord inférieur de l’aile. Il est noté « ca ». Syn. Champ axillaire, Champ anal.

Champ axillaire, [Axillary region]. Zone en général triangulaire située à la base de l’aile au-delà de la première nervure anale contenant les sclérites axillaires. Syn. Aire anale, Aire axillaire, Région axillaire.

Champ costal, [Costal field]. Syn. de Champ scapulaire, Aire costale ou Région costale. Voir Aire costale.

Champ cubital, [Cubital field]. Zone alaire se situant entre les nervures cubitale et post-cubitale. Syn. Aire cubitale, Aire inter-ulnaire.

Champ de vision, [Field of view]. Le plus grand avantage pour les insectes d’avoir des yeux composés est le champ de vision que ceux-ci leur donnent. La plupart des Insectes à vol rapide qui sont en général aussi des insectes chasseurs, comme les libellules, les mouches ou même aussi les abeilles ont un champ de vision de pratiquement 360 °. Ce champ visuel considérable leur permet d’avoir une très bonne vision binoculaire et de ce fait une bonne appréciation des distances. Les yeux composés ne donnent cependant pas une image précise. Ces yeux sont aussi adaptés à la vision d’objets en mouvement, ce qui convient bien à ces insectes au vol rapide, dont les objets défilent plus rapidement sur les côtés notamment. Par contre, les insectes qui sont nocturnes ou cavernicoles ou lucifuges on tendance à être aveugles ou à avoir de minuscules yeux composés (ex. les fourmis) et donc un champ de vision restreint. Voir aussi Perception des couleurs, Yeux composés, Vision, Vision par apposition et Vision par superposition.

Champ discal ou discoïdal, [Discal area]. Zone alaire en forme de disque se situant au centre de l’aile des Insectes aux alentours de la cellule discale (ou discoïdale). Zone délimitée par la nervure médiane et cubitale. Syn. Aire médiane ou Région discoïdale ou Région rémigiale ou Rémigium. Voir aussi Rémigium et Cellule discoïdale.

Champ jugal, [Jugal region]. Zone située près du lobe jugal, lobe situé à la base du bord postérieur des ailes antérieures, prés de la région vannale (ou vannus). Le champ jugal prolonge en arrière le champ anal (ou champ vannal car se situant à proximité du vannus). Il est séparé du champ vannal par le pli jugal (Plica jugalis). La neala ou champ jugal augmente ainsi la surface de l’aile et fait des insectes qui la portent de bons voiliers. Le champ jugal présente deux nervures, la première étant la vena arcuata et la seconde, la vena cardinalis. Les Insectes Paléoptères (Odonates, Ephéméroptères) dont les ailes au réseau de nervures denses ne se replient pas vers l’arrière en se juxtaposant mais restent dressées au dessus de l’abdomen sont dépourvus de champ jugal ou neala et cela à la différence des Insectes Néoptères qui en sont pourvus et dont la présence en est même caractéristique. // 2. Aile évoluée. Contr. Remigium, aile primitive. Syn. Neala, Aire jugale, Région jugale.

Champ magnétique terrestre, [Earth’s magnetic field]. On connait l’importance de ce champ dans l’orientation du vol chez les oiseaux. La perception de ce champ a également été mise en évidence chez les abeilles (Hyménoptères Apidés).

Champ médiastin, [Mediastinal area]. Zone alaire délimité par la nervure Costale (C) et la Sous-costale (Sc). Syn. Aire précostale.

Champ post-discoïdal ou post-discal, Zone alaire, pouvant réunir plusieurs cellules, suivant le champ discoïdal, limitée par la Cubitale et la Médiane et atteignant le bord postérieur de l’aile. Sa forme est utilisée en systématique pour la détermination de certains Odonates Anisoptères. Il est noté « cpd ».

Champ scapulaire, [Scapular area]. Zone alaire délimité par la nervure Sous-costale (Sc) et la Radiale (R). Syn. Champ costal, Aire costale.

Champ vannal, [Vannal region]. Syn. Champ anal, Région vannale, Vannus. Voir Vannus.

Champignonniste adj. [Fungi cultivating]. Qui cultive des champignons afin de s’en nourrir. Ex. Fourmi champignonniste du genre Atta.

Chant d’appel, [Calling song]. Il est essentiellement émis par les mâles pour attirer les femelles et se fait soit par friction de deux parties du corps (stridulation), soit par déformation de membranes telles que les cymbales (ou timbales) des Cigales. L'émission du chant d’appel peut également consister en une percussion contre un substrat. C’est ce que pratique les Vrillettes ou Horloges de la mort (Coléoptères Anobiidés), ou encore certaines espèces de termites et même de Psoques ou de perles (Plécoptères). Chez les éphippigères (Orthoptères Ensifères), les deux sexes stridulent en soulevant les ailes et en frappant le pronotum qui fonctionne alors comme caisse de résonance. Voir aussi Cymbalistion, Grésillement et Stridulation

Chanterelle n. f. Syn. de plectrum ou grattoir. Voir Plectrum.

Chaoboridés (Chaoboridae) n. m. pl. [Phantom midges]. Famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes Culicomorphes Culicoïdes. On les appelle usuellement « corèthres ». Ils sont de petite taille. Ils n’ont pas d’ocelles. Leur trompe courte n’est pas vulnérante. Les adultes ne piquent donc pas. Ils présentent des écailles uniquement sur les bordures des ailes. Ils n’en ont pas sur les nervures. Ils n’ont pas de cellule discale. Les nervures du secteur de la Radiale (Rs) et Médiane (M) portent chacune 3 branches. Leurs larves aquatiques sont quelquefois prédatrices d’autres larves de moustique. Elles présentent des antennes modifiées en organe permettant de capturer leurs proies. Elles possèdent une poche évaginable sous leur orifice buccal leur servant à filtrer la nourriture. Elles chassent profondément sous l’eau grâce à des vésicules hydrostatiques remplies d’air qui leur servent de flotteurs. Elles nagent au moyen d’un éventail natatoire postérieur porté par le dernier segment abdominal. Leur respiration est transcuticulaire (stigmates apneustiques). Elles peuvent changer de couleur instantanément et passer de l’état transparent à celui d’homochrome.

Chape de la vigne n. f. Autre nom de la Pyrale de la vigne, Sparganothis (Tortrix) pilleriana, appelée aussi « Phalène de la vigne », et sa chenille « Ver à tête noire », « Conque », ou encore « Ver de l’été », et qui appartient à la Famille des Tortricidés.

Chapelle n. f. Chez les Hémiptères Cicadoïdes, nom usuel d’une vaste poche d’air occupant la majeure partie de l’abdomen dont la fonction est d’amplifier le chant produit par le mâle. Voir aussi Cymbale.

Chaperon n. m. Chez les Insectes, partie de la tête située en dessous du front et comprenant plus ou moins les joues et l’épistome. 

Charançon n. m. (Du gaulois karantionos, petit cerf). [Weevil(s)]. Insecte Coléoptère à tête prolongée en bec, nuisible aux graines. Le rostre est le résultat d’une modification du labium tenant en un allongement du postlabium. Certaines femelles utilisent leur rostre pour percer un trou dans le tissu des plantes afin d’y insérer leurs œufs. Les charançons forment la Famille des Curculionidés qui compte près de 50.000 espèces. Les charançons mangent le tiers de la production de graines dans le monde. Ex. Le charançon américain du prunier, Conotrachelus nenuphar. Le charançon de l'ortie, Phyllobius pomaceus. Le charançon de la carotte, Listronotus oregonensis. Le charançon de la rhubarbe, Lixus concavus. Le charançon de la tige du chou, Ceutorhynchus quadridens. Le charançon de la tige du colza, Ceutorhynchus napi. Le charançon des feuilles du trèfle ou bruche du trèfle, Hypera zoilus (Europe) et Hypera punctata (Amérique du Nord). Le charançon des noisettes, Curculio nucum. Le charançon des pétasides, Liparus glabrirostris. Le charançon des siliques du colza, Ceutorhynchus assimilis. Le charançon des racines du laser, Liparus dirus. Le charançon des semis, Steremnius carinatus. Le charançon du bananier, Cosmopolites sordidus. Le charançon du blé, Sitophilus granarius. Le charançon du bourgeon terminal, Ceutorhynchus picitarsis. Le charançon du chêne, Arrhenodes minuta. Le charançon du coton, Anthonomus grandis. Le charançon du noyau de la mangue, Sternochetus mangiferae. Le charançon du pin blanc, Pissodes strobi. Le charançon du pois ou Bruche du pois, Bruchus pisorum. Le charançon du riz, Sitophilus oryzae. Le charançon gallicole du chou, Ceutorhynchus pleurostigma. Le charançon noir de la vigne, Otiorhynchus sulcatus. Le charançon rouge des palmiers, Rhynchophorus ferrugineus. Le charançon vert, Chlorophanus viridis. Le grand charançon du pin, Hylobius abietis. Syn. Curculionide.

Charançonné, e adj. Attaqué par les charançons. Ex. Blé charançonné.

Charaxe (Charaxes) n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Nymphalidés, type de la Sous-famille des Charaxinae. Ex. Charaxes jasius.

Charilaidés (Charilaidae) n. m. pl. [Twin-keeled grasshoppers]. Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères Acridoïdes (criquets). Ils se caractérisent par la présence de 2 longues carènes logitudinales sur leur pronotum. L'organe de Krauss est toujours présent. Il est impliqué dans le mécanisme de stridulation des individus ailés. On en connait 5 espèces toutes d’Afrique. Syn. Pamphagodidae (non reconnu par NCBI et SITI).

Charipinés (Charipinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Hyménoptères Térébrants Cynipoïdes Figitidés. Ce sont des insectes de très petite taille. Ils mesurent moins de 2,5 mm. Leurs articles antennaires (au nombre de 13 chez les femelles et de 14 chez les mâles) sont fusiformes. Ils se distinguent par leur thorax lisse (scutellum sans sculpture) et par leur premier segment abdominal bien développé plus long que la moitié de l’abdomen. Leur pronotum caréné atteint latéralement la tégula. Les femelles ont un ovipositeur visible ventralement. Ils sont phytophages. Ils sont parasites de psylles ou hyperparasites des pucerons. Syn. ancien Allotriidés et Charipidés.

Charpentier, -ière adj. et n. m. [Carpenter]. Nom vernaculaire donné à certains Hyménoptères dont la femelle perce le bois pour y déposer ses œufs. Abeille charpentière, Voir Xylocope.

Chartergue (Chartergus) n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Vespidés, renfermant des guêpes américaines qui se construisent des nids remarquables par leurs dimensions et dont l’enveloppe ressemble à du carton. Ex. Chartergus globiventris.

Chasmodon n. m. (Du gr. khasmôdes, entrouvert). Genre d’Insectes Hyménoptères Braconidés. Ex. Chasmodon apterus, sans ailes, voisin des guêpes.

Chasser les insectes, [Insect hunting]. Voir Piège d’interception et Piège d’attraction.

Chasse par les insectes, Voir Auxiliaire, Lutte biologique, Parasitoïde et Prédateur.

Chathamiidés (Chathamiidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Trichoptères Séricostomatoïdes.

Cheilosie (Cheilosia) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères (Mouches) de la Famille des Syrphidés, dont la larve vit dans les champignons et la tige des plantes. Ex. Cheilosia fasciata.

Cheimatobie n. f. (Du gr. kheima, hiver et bios, vie). [Winter moth]. Nom vernaculaire d’un Insecte Lépidoptère de la famille des Géométridés, Operophtera brumata, qui vit en hiver. La femelle de cette phalène est presque sans ailes. Sa chenille arpenteuse est nuisible aux arbres. Une des protections employée contre cette chenille consiste à ceinturer l’arbre de glu. Elle est également appelée « phalène brumeuse », « arpenteuse tardive », « cheimatobie hiémale » ou encore « phalène hiémale ».

Chéleutoptères (Cheleutoptera) n. m. pl. Ancien Ordre d’Insectes Orthoptéroïdes, appelé maintenant plus couramment Phasmoptères (Phasmatodea), comprenant des espèces végétariennes de grande taille, ayant l’aspect de leur support habituel, telles que les phasmes (qui ressemblent à des brindilles) ou les phyllies (qui ressemblent à des feuilles). Selon NCBI, il existe trois Sous-ordres de Phasmatodea : Agathemerodea, Timematodea et Verophasmatodea. Ce dernier Sous-ordre regroupant les Super-familles des Aréolates et des Anaréolates. Syn. Phasmatodea, Phasmatoptera et Phasmida. Voir Phasmoptères.

Chélicérates (Chelicerata) n. m. pl. (Du gr. khêle, pince et keras, corne et du lat. –atus, caractérisé par). Sous-embranchement d’Arthropodes, caractérisés par leur région antérieure, qui ne comprend ni antennes, ni mâchoires, mais une paire de pinces (chélicères) et une paire de palpes, d’appendices préhenseurs (pédipalpes) au voisinage de la bouche. Ils ne possèdent pas d'antennes contrairement à l’autre Sous-embranchement d’Arthropodes, les Mandibulates. Ils n’ont pas de région céphalique individualisée et leur corps est composé de deux régions bien distinctes : Le prosome (ou céphalothorax) qui porte la tête et les appendices locomoteurs et l'opisthosome (abdomen) qui ne porte aucun appendice (excepté des branchies chez certains ainsi que les peignes des scorpions et les filières des aranéides). L’autre caractéristique des Chélicérates est que leurs organes génitaux sont situés sur la partie ventrale de l’abdomen. Les Acariens sont des Chélicérates c'est-à-dire que leur bouche est munie de chélicères. Mais ce Sous-embranchement regroupe surtout des Arachnides auxquels on peut également ajouter les Pycnogonides (ou Pantopodes), les Mérostomes (les limules), les scorpions, les solifuges et les trilobites (maintenant disparus et fossiles). Les Chélicérates constituent une des deux subdivisions du phylum des Arthropodes. L’autre subdivision étant celle des Mandibulates. Mais il existe aussi une classification distinguant au sein des Arthropodes, les Onychophores, les Tardigrades et les Euarthropodes au sein desquels on distingue les Amandibulates (Trilobites), les Chélicériformes (Pycnogonides, Mérostomes, et Arachnides) et les Mandibulates (Trachéates et Pancrustacés au sein desquels nous trouverons les Hexapodes).

Chélicériformes n. m. pl. Groupe biologique réunissant les Pycnogonides, Mérostomes, et les Arachnides. Ils font parti des Euarthropodes avec les Amandibulates et les Mandibulates.

Chélidure (Chelidura) n. f. (Du gr. khelidôn, hirondelle et oura, queue). Genre d’Insectes Dermaptères Forficulidés des régions froides. La pince abdominale de ces forficules présente des mors écartés et puissants. Ex. Chelidura pyrenaica.

Chélisochidés (Chelisochidae) n. m. pl. [Black earwigs]. Famille d’Insectes Dermaptères Forficuloïdes.

Chélonariidés (Chelonariidae) n. m. pl. [Turtle beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages  Elatériformes Byrrhoïdes.

Chémorécepteur, -trice n. m. ou adj. (Du lat. médiéval chimia, alchimie et du lat. recipere, recevoir). Voir Chimiorécepteur.

Chémosensible adj. (Du lat. médiéval chimia, alchimie et au lat. sensibilis, ce qui peut être ressenti). [Chemoreceptive]. Qui peut déceler la présence de substances chimiques. Voir aussi Chimiorécepteur.

Chémotaxie n. f. (Du lat. médiéval chimia, alchimie et du gr. taxis, ordre, arrangement). [Chemotaxis]. Voir Chimiotaxie.

Chenille n. f. [Caterpillar(s)]. Larve, dite éruciforme (du lat. eruca, chenille et forma, forme), des Lépidoptères, au corps annelé, lisse ou velu. Il s’agit de larves portant trois paires de vraies petites pattes thoraciques et des paires de fausses-pattes abdominales (entre une et cinq paires selon l’espèce). Elles présentent trois paires de stigmates (orifice respiratoire). Elles possèdent une tête hypognathe (pièces buccales pointant vers la face ventrale) pourvue d’une à six paires d’ommatidies (yeux simples). Les pièces buccales sont broyeuses. Elles possèdent un labium contenant une filière qui servira à tisser le cocon de soie qui contiendra la chrysalide. Ces larves phytophages sont souvent nuisibles aux cultures. Elles sont souvent la proie des oiseaux et des Hyménoptères Parasites. Le terme de chenille (ou fausse-chenille) est quelquefois également utilisé à propos des larves d’Hyménoptères Symphytes et de Mécoptères car ces larves sont aussi d’aspect éruciforme. Voir aussi Fausse-chenille, Larve, Larve éruciforme et Larves d’Hyménoptères.

Chenilles arpenteuses, [Loopers, Spanworms, Inchworms]. Les larves de Lépidoptères Géométridés appelées « Chenilles arpenteuses » sont des larves éruciformes (Classification classique des larves des Insectes holométaboles). Elles ont donc l’aspect ou la forme d’une chenille. La tête est sclérotinisée, le corps allongé et mou. On observe également 3 petites paires de vraies pattes thoraciques et 2 paires de fausses pattes abdominales. Ces larves, qui ont un appareil buccal de type broyeur sont phytophages. Voir Arpenteuse.

Chenilles processionnaires, [Processionary caterpillars]. Se dit de certaines chenilles de la Famille des Notodontidés (ou des Thaumetopoeidés selon NCBI) qui marchent nombreuses par bande en file indienne, la tête de chaque individu restant au contact de l’arrière du précédent. Elles sont très nuisibles aux arbres, notamment au pin, au chêne, etc. Les chenilles processionnaires ont un comportement grégaire et fabriquent une bourse de soie de près de 20 cm, appelée hibernaculum, afin d’y passer toutes ensemble l’hiver. Elles en sortent la nuit en procession pour s’attaquer aux aiguilles de pin par exemple. Ex. Chenille processionnaire du pin, Thaumetopoea pityocampa d’une taille de 4mm à l’aspect noir, avec des touffes de poils urticants roux et blancs sur les côtés que l’on trouve dans les pinèdes. Ces poils urticants sont groupés sur des miroirs. Ces miroirs sont des replis cutanés que la chenille dégage brusquement lorsqu’elle est inquiétée. Les soies se brisent alors et sont projetées. Autre espèce, Thaumetopoea processionea, appelée processionnaire du chêne. Voir aussi Erucisme.

Chenilles tisseuses ou fileuses, Voir Yponomeute.

Cherche-midi n. m. Nom usuel de Pyrrhocoris apterus (Hémiptères Pyrrhochoridés), appelés aussi Gendarmes.

Chermès (Chermes) n. m. Nom usuel et Genre d’Insectes Hémiptères Coccoïdes Astérolecaniidés, dont la piqûre provoque les galles du sapin et des autres conifères. Les chermès du sapin sont représentés à la fois par Dreyfusia piceae et Dreyfusia nusslini. Ils portent également respectivement le nom de chermès du tronc du sapin pectiné (ou Chermès cortical) pour Dreyfusia piceae et chermès des rameaux du sapin pectiné pour Dreyfusia nusslini. Ce puceron, également nommé « adelge » peut-être confondu avec le kermès tel que Kermes vermilio (Hémiptère Coccoïdé Kermésidé) qui est une cochenille du chêne. Ex. Chermes bambusae.

Chermèsidés (Chermesidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Aphidoïdes Aphidomorphes. Syn. Adelgidés. Voir Adelgidés.

Chète n. m. (Du gr. kaitê, soie). Syn. de soie. Voir Soie.

Chétotaxie n. f. (Du gr. kaitê, soie et taxis, ordre, arrangement). [Chaetotaxy]. Voir Chaetotaxie.

Chevelure dorée n. f. [Scarce dagger]. Nom vernaculaire d’Acronicta (Viminia) auricoma, Lépidoptère de la Famille des Noctuidés.

CHEVROLAT Louis Alexandre Auguste (1799 - 1884) n. p. Entomologiste amateur Français collectionnant principalement les Coléoptères, ayant participé à la création de la Société Entomologique de France en 1832.

Chevron n. m. 1. Chez les Odonates, appendice situé à l’extrémité de l’abdomen au bord du 10ème tergite. // 2. Chez les Ephéméroptères, synonyme de paracerque.

Chikungunya n. m. (Mot Swahili signifiant marcher courbé). [Chikungunya]. Virus de la Famille des arbovirus transmis par un moustique (Aedes albopictus ou Aedes Aegypti) provoquant des fortes fièvres et des douleurs articulaires et dans 50 % des cas, des éruptions cutanées entrainant des démangeaisons. Une fois installée, il est difficile de lutter contre cette épidémie. Le virus a été isolé pour la première fois en Ouganda. On le trouve en Afrique sub-saharienne, en Asie du Sud-est, depuis 2005 dans l’Océan Indien et depuis 2014 dans les Caraïbes. Il risque de se propager à court terme à l’Amérique. Voir aussi Dengue et Paludisme.

Chilopodes (Chilopoda) n. m. pl. [Centipedes]. Classe d’Arthropodes Myriapodes Opisthogonéates (organes génitaux situés à l’extrémité postérieure du corps), comptant 5 ordres et 22 familles pour 3.000 espèces. Ce sont des mille-pattes venimeux et insectivores, aux longues antennes, munis d’une seule paire de pattes par segment, comme la scolopendre, qui peut atteindre 30 cm de long. Les Chilopodes sont des prédateurs, armés de griffes (les forcipules) qui inoculent du poison. Ils peuvent tuer des proies de la taille d’une souris. Les cinq ordres principaux sont celui des Cratérostigmomorphes, des Géophilomorphes, des Lithobidomorphes, des Scolopendromorphes et des Scutigéromorphes.

Chimiorécepteur n. m. (Du lat. chimia, art de transformer les métaux et recipere, recevoir). [Chimioreceptor, Chemoreceptor]. Organe sensoriel, sensible aux propriétés chimiques des molécules (odorat, goût). Ces organes chimiorécepteurs prennent la forme de sensilles chez les Insectes. Les organes chimiorécepteurs sont utilisés pour percevoir les signaux chimiques, comme les phéromones par exemple, mais aussi pour la recherche de nourriture, la recherche de sites de pontes ou pour de nombreuses autres fonctions vitales. On distingue les chimiorécepteurs de contact qui perçoivent directement une source chimique (gustation), des chimiorécepteurs à distance qui perçoivent une source chimique distante (olfaction). Les chémorécepteurs de contact se trouvent partout sur le corps des insectes mais surtout sur les pièces buccales et les tarses. Les chimiorécepteurs olfactifs se trouvent notamment sur les antennes. Ex. Les antennes plumeuses des mâles d’Attacides (Lépidoptères) sont très riches en sensilles chimiorécéptrices. Syn. Chémorécepteur. Voir aussi Gustation, Olfaction, Sensille chimioréceptrice et Mécanorécepteur.

Chimiotaxie n. f. (Du lat. médiéval chimia, alchimie et du gr. taxis, ordre, arrangement). [Chemotaxis]. Réaction d’orientation d’animaux mobiles en fonction de stimuli chimiques.

Chionaspis n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidiformes Coccoïdes Diaspididés. Ex. Chionaspis salicis, cochenille nuisible au fusain.

Chionée (Chionea) n. f. (Du gr. khiôn, neige). Genre d’Insectes Diptères Nématocères Tipuloïdes Limoniidés. Ce sont des tipules sans ailes que l’on rencontre parfois en forêt sur la neige. Ex. Chionea valga.

Chironome (Chironomus) n. m. [Midge]. Genre d’Insectes Diptères Nématocères, répandus dans tout l’hémisphère boréal. Ils ressemblent aux moustiques mais les femelles ne piquent pas. Les vers de vase des pécheurs, sont les larves rouges de chironomes. Cette coloration est due à l’hémoglobine qui leur permet de vivre dans des eaux stagnantes peu oxygénées. Elles absorbent effectivement l’oxygène de l’eau à travers leur peau et leurs branchies. Ce sont des larves qui respirent aussi cependant l’air atmosphérique au moyen de leurs tubules abdominaux. Certaines espèces peuvent coloniser par centaines de milliers les fosses septiques. Ces larves constituent une source de nourriture importante dans la chaîne alimentaire aquatique. Les adultes sont appelés communément « moucherons » ou « mouches des sables ». Ils peuvent pulluler. Ex. Chironomus (Chironomus) riparius.

Chironomidés (Chironomidae) n. m. pl. [Midges]. Famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes Culicomorphes Chironomoïdes, ayant pour type le chironome. Il en existe près de 5.000 espèces. Ils mesurent entre 1 et 10 mm. Ils ont un aspect bossu du fait d’un thorax bombé. Ils ressemblent aux moustiques mais sont plus petits, n’ont pas d’écailles sur les nervures des ailes et ne piquent pas. Leur tête est aplatie postérieurement. Comme tous les Orthorrhaphes, leurs antennes se situent dans la zone située entre la face et le front. Ces dernières sont plus longues que la tête, plumeuses chez le mâle et pubescentes chez la femelle. Ils n’ont pas de mandibules, ce pourquoi ils ne piquent pas. Ils n’ont pas d’ocelles. Le mésonotum ne présente pas de suture en forme de V. Le postscutellum montre un sillon longitudinal médian. Au contraire des Cératopogonidés qui font partie de la même Super-famille, la nervure médiane (M2) de leurs ailes n’est pas ramifiée. Leurs pattes sont longues et grêles. Ils sont souvent regroupés en essaim. Leurs larves vermiformes allongées, aquatiques ou subaquatiques, sont souvent dotées de paire de fausses-pattes sur le prothorax et sur le dernier segment abdominal (pseudopodes thoraciques et anaux). Elles respirent l’air atmosphérique au moyen de leurs tubules abdominaux. Chez les larves de Chironomidés Tanypodinés, on trouve une deuxième paire d’antennes appelée antennule, provenant de la modification d’une partie des maxilles. Les larves consomment des matières organiques en suspension dans l’eau (détritiphages). Mais elles peuvent être aussi zoophages ou parasites. Elles vivent dans un fourreau mobile, constitué de vase agglutinée ou dans une galerie creusée dans une plante sous l’eau près de deux à trois années avant de passer à l’état adulte. On rencontre des cas de pédogénèse chez certaines espèces. Les pêcheurs leur donnent le nom de « vaseux » ou de « vers de vase » car elles ont une coloration rouge vermillon. Les adultes vivent peu de temps (pas plus de deux semaines). Ils sont cosmopolites.

Chironomoïdes (Chironomoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes représentée par les Familles des Cératopogonidés, des Chironomidés, des Simuliidés et des Thaumaléidés.

Chirotype n. m. (Du gr. kheir, kheiros, main et tupos, modèle, image). [Chirotype]. Nom donné aux insectes n’ayant pas encore fait l’objet d’une description publiée lui permettant d’acquérir la notion de type (diagnose originale). Le chirotype est également appelé nomen nudum (signifiant nom nu). C’est un nom non encore officiellement reconnu par la Commission International de Nomenclature Zoologique. Dès qu’il est correctement publié, le chirotype devient un holotype, un syntype ou un paratype.

Chitine n. m. (Du gr. khitôn, tunique). [Chitin]. Sorte de Polyoside (polysaccharide azoté : substance dérivée de la cellulose), proche chimiquement de la kératine des Vertébrés, constituant de nos cheveux et de nos ongles, mais aussi de la cellulose. Elle se présente sous forme de minuscules baguettes se recouvrant les unes les autres. Elle est élaborée par des microvillosités situées sur la surface apicale des cellules épithéliales. La chitine est une substance molle imperméable et transparente, résistante aux acides et aux bases et insoluble dans l’eau, l’éther, les acides organiques et l’alcool. Associée à des lipides et à des protéines telles que l’arthropodine et la sclérotine, elle entre en particulier dans la composition de la procuticule (zone dure dite chitinisée du tégument). La chitine associée à la résiline confère à la cuticule son élasticité. Associée avec du carbonate de calcium, la chitine devient rigide. Mais ce qui donne le plus de rigidité à la cuticule est l’association de la chitine avec la sclérotine et dans une moindre mesure avec l’arthropodine. La chitine associée à la sclérotine reste le principal constituant de la procuticule tant chez les Insectes que chez les Crustacés. Elle est toutefois absente de l’épicuticule. On trouve aussi de la chitine dans la paroi cellulaire des champignons (d’où elle a été isolée la première fois ce qui lui a valu un nom original de fungicine) et chez divers lichens. Voir aussi Arthropodine, Procuticule, Résiline, Sclérotine et Sclérification.

Chitineux, euse adj. [Chitinous]. Qui est constitué de chitine. A propos du tégument, ce terme qualifie une zone dure apportant une protection (chitine signifinat tunique).

Chitinisation n. f. [Chitinization]. Formation de chitine.

Chitinisé, e adj. [Chitinized]. Riche en chitine.

Chlorion n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Sphécidés de grande taille, de couleur bleue ou vert métallisé, des régions chaudes, parasites des blattes. Ex. Chlorion hirtum.

Chlorocyphidés (Chlorocyphidae) Cowley, 1937 n. m. pl. Famille d'Insectes Paléoptères Odonates Zygoptères Caloptérygoïdes.

Chlorogomphidés (Chlorogomphidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Paléoptères Odonates Anisoptères Cavilabiates.

Chloroperle (Chloroperla) n. f. Genre d’Insectes Plécoptères, de couleur jaune ou verte et dont la larve est aquatique. Syn. Isopteryx.

Chloroperlidés (Chloroperlidae) n. m. pl. [Green stoneflies]. Famille d’Insectes Plécoptères Systellognathes dont le genre Chloroperla en est le type.

Chloropidés (Chloropidae) n. m. pl. [Frit flies, Grass flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Carnoïdes. Certaines espèces peuvent rendre l’homme ou les animaux aveugles (onchocercose). Ils ont un triangle sur le vertex de la tête. Comme tous les Cyclorrhaphes, les antennes se trouvent sur la face. Leurs aristas (soie du dernier article antennaire) sont glabres ou micropubescentes. Ils n’ont pas de soies orbitales et péristomales. Leurs soies postocellaires sont croisées. Comme tous les Schizophores, ils présentent une suture frontale sur la tête. La nervure Sous-costale (Sc) de leurs ailes est incomplète, effacée vers l’apex. Elle ne rejoint pas la nervure Costale (C). Cette dernière a cependant une fracture sous-costale mais pas de fracture humérale. Leurs pattes sont fines. Cette Famille comporte des espèces phytophages susceptibles de provoquer des dégâts aux cultures maraîchères et aux céréales. Les femelles pondent effectivement leurs œufs dans ou sur le tissu des plantes. Leurs larves sont parasites d’autres insectes ou phytophages. Ils sont cosmopolites.

Chloropoïdes (Chloropoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Brachycères. Ce taxon n’est pas reconnu par NCBI. Syn. junior invalide de Brachycères (selon SITI).

Chlorops n. m. (Du gr. chloro-, vert tendre). Genre d’Insectes Diptères Brachycères (Mouches), type de la Famille des Chloropidés, aux yeux verts, dont la larve vit dans les chaumes des céréales, causant la goutte du froment et de l’orge. Ex. Chlorops speciosa.

Choc anaphylactique, [Anaphylactic shock]. Réaction allergique violente de l’organisme pouvant être due par exemple à une piqûre d’insecte. Il entraine une défaillance circulatoire et une chute de tension pouvant entrainer une gêne de la respiration. En cas de réaction allergique à une piqûre d’insecte, une piqûre ultérieure peut entrainer une réaction de l’organisme encore plus violente. La solution passe alors par une injection d’adrénaline au moyen d’une seringue.

Choeradode (Choeradodis) n. f. Genre d’Insectes Dictyoptères Mantodés d’Amérique du Sud. Ils ont un prothorax foliacé et vivent par mimétisme parmi les feuilles auxquelles elles ressemblent.

Cholinestérase n. f. Enzyme inhibitrice de l’influx nerveux. C’est une enzyme des synapses cholinergiques (localisées dans le système nerveux central chez les insectes) qui catalyse l’hydrolyse de l’acétylcholine libérée dans l’espace intersynaptique. Voir aussi Acétylcholine, Carbamates, Organophosphorés et Système nerveux.

Chordotonal, e, aux adj. (Du gr. chorde, corde et tonos, son]. [Chordotonal]. Qui est sensible aux vibrations quand il y a un faisceau de scolopidies (récepteurs sensoriels internes). Voir Organe chordotonal.

Choreutidés (Choreutidae) n. m. pl. [Metalmark moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Sésioïdes (selon NCBI). Il existe environ 350 à 400 espèces de ces papillons aux mœurs diurnes, de petites tailles (environ 1 cm). Ils sont souvent brillamment colorés. Leurs palpes maxillaires de deux articles sont très réduits. Les palpes labiaux sont le plus souvent repliés vers le haut. Leurs antennes sont filiformes. L’envergure de leurs ailes est comprise entre 5 et 20 mm. Ils ont des ailes larges qui portent souvent des marques métallisées. Les nervures Radiales (R) des ailes antérieures sont toutes présentes et libres. La nervure cubitale postérieure (CuP) est présente sur les deux ailes. Quand les ailes sont au repos, ils relèvent typiquement leurs ailes antérieures vers l’arrière. Ils portent une épiphyse aux pattes antérieures. La formule de leurs épines tibiales est 0-2-4. Ils ont une démarche saccadée caractéristique. Leurs chenilles sont phyllophages et tissent des toiles de soie sur les feuilles de leurs plantes-hôtes. Beaucoup de leurs espèces tropicales se développent sur le figuier. Ils sont cosmopolites.

Choreutoïdes (Choreutoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères ayant pour type la Famille des Choreutidés (selon Fauna Europaea). Ils sont caractérisés par le fait qu’ils ne possèdent pas de tympan. Leur palpe maxillaire est minuscule et n’est pas visible par-dessus les palpes labiaux. Les nervures Sous-costales (Sc) et Radiales (R) (Sc+R) proviennent d’une région différente que celle de la nervure du Secteur de la radiale (Rs) à partir de la cellule discale.

Chorion n. m. (Du gr. khorion, membrane). [Egg-shell(s), Chorion(s)]. Enveloppe externe épaisse des œufs d’Insectes, sécrétée par les cellules folliculaires, une fois la vitellogenèse achevée. Le chorion est divisé en deux couches : l’exochorion et l’endochorion. Cette « coquille » est pourvue d’une ouverture apicale appelée micropyle par laquelle pénètrent les spermatozoïdes. Le chorion est parcouru par un système de canaux appelés aéropyles qui relient la partie intérieure de l’œuf à la partie extérieure, permettant ainsi d’apporter le dioxygène à l’embryon qui s’y développe. Voir aussi Œuf.

Choristidés (Choristidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Mécoptères (Mouches-scorpions).

Chorologie n. f. (Du gr. khorâ, pays et logos, discours, science). [Chorology]. La répartition des êtres vivants est le sujet d'étude de la biogéographie. La description de cette répartition est la géonémie. La recherche des causes de cette répartition est la chorologie. Voir Biogéographie.

Chorotypidés (Chorotypidae) n. m. pl. (Du gr. khorâ, pays et tupos, modèle). Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères Eumastacoïdes. Ils ont pour caractéristiques d’avoir des antennes courtes filiformes et la face de la tête aplatie ce qui donne l’impression qu’ils ont une tête trop grande par rapport au reste du corps. Ils ont aussi les hanches des pattes postérieures sauteuses tenues souvent à angle droit ou tout du moins de manière évasée avec le corps ce qui leur donne une allure originale (caractère commun aux Eumastacoïdes). Leurs tarses sont tous trimères. Ce sont des insectes diurnes. 

Chorthippus n. m. Genre d’Insectes Orthoptères de la famille des Acrididés. Ex. Chorthippus montanus.

Chortophile (Chortophila) n. f. (Du gr. khortos, herbe et philein, aimer). Genre d’Insectes Diptères Brachycères (Mouches) vivant sur les fleurs et dont la larve vit en parasite interne du chou et du radis. Ex. Chortophila florilega.

Chrysalidation n. f. [Pupation]. Passage de l’état de larve à celui de chrysalide chez les papillons. Le passage de l’état de larve à celui de nymphe chez les autres insectes est appelé nymphose. Chez les Diptères, on parle de pupaison ou pupation. Voir aussi Métamorphose, Nymphose et Pupaison.

Chrysalide n. f. (Du gr. khrusos, or). [Chrysalis, Pupa(e)]. 1. Chez les Lépidoptères, la nymphe se nomme chrysalide et la nymphose se nomme chrysalidation. La chrysalide est donc l’état nymphal qui se situe entre le stade chenille et le stade papillon. La chrysalide est souvent enfermée dans un cocon de soie que la larve a sécrété. Elle est dite alors encoconnée. Mais elle peut également être succincte, enroulée, ou posée, selon son mode de fixation ou de protection. Voir aussi Chrysalide encoconnée, enroulée, posée, succincte et suspendue. // 2. Enveloppe de la nymphe. Voir aussi Nymphe.

Chrysalide encoconnée, Les cocons protégeant la chrysalide sont tissés par certaines espèces de Lépidoptères hétérocères (les papillons nocturnes). Beaucoup de chrysalides de Saturnidés et de Bombycidés sont ainsi enroulées dans un cocon de soie à la paroi isotherme particulièrement difficile à déchirer. Cela leur permet de mieux résister au froid pour passer l’hiver et aux prédateurs. On les appelle aussi chrysalides hivernantes. Ex. la chrysalide du ver à soie où chaque cocon est fait d’un fil ininterrompu pouvant atteindre 700 à 1.500 m de long. Voir aussi Cocon.

Chrysalide enroulée, La chrysalide peut être roulée dans les feuilles ou sous les écorces. Certaines chrysalides de Tordeuses s’enroulent ainsi dans les feuilles. Ex. la chrysalide du papillon Machaon, du genre Abraxas (Géométridés) tel que A. grossulariata, appelée communément « Zérène du groseillier » ou « Phalène mouchetée ».

Chrysalide posée ou nue, [Pupa nuda, Naked pupa]. Les chenilles de certains papillons nocturnes ne tissent pas de cocon et s’enfouissent plutôt dans le sol ou se réfugient à l’intérieur de la tige d’une plante hôte pour se transformer en chrysalide. Quand elles s’enfouissent dans le sol, on peut parler de chrysalides terricoles. Ces chrysalides se trouvent dans la terre dans une loge aux parois lisses, ou simplement posée dans la litière des feuilles. On parle aussi de chrysalides nues. Ex. Chez les Sphingidés comme le Sphinx demi-paon, Smerinthus ocellata L.

Chrysalide succincte ou succeinte, (Du lat. succingo, ceinture). [Succinti (n.)]. Une chrysalide succincte est fixée à son support par deux attaches en soie au niveau de l’étui alaire et du crémaster. La chrysalide est alors attachée à son support la tête vers le haut. Mais une chrysalide peut également être encoconnée, enroulée, suspendue ou posée. Ex. Chez les Lépidoptères Piéridés et Papilionidés pour lesquels on parle de Pupae obtectae cingulatae. La chrysalide de la Piéride du chou, Pieris brassicae. Voir aussi Pupa obtecta.

Chrysalide suspendue, (Du lat. suspendere, tenir en l’air). [Suspensi]. Une chrysalide suspendue est fixée à son support par une attache au niveau de la pointe anale. Elle n’est alors retenue que par le crémaster, la tête en bas. Ex. Chez les Nymphalidés pour lesquels on parle de Pupae obtectae suspensae. Mais elle peut également être encoconnée, succincte, enroulée ou posée. Voir aussi Pupa obtecta.

Chryside n. f. Nom vernaculaire d’insectes Hyménoptères de la Famille des Chrysididés. Ex. La chryside noble, Hedychrum nobile. La chryside enflammée, Hedychridium roseum.

Chrysididés (Chrysididae) Latreille, 1802 n. m. pl. (Du gr. khrusos, or). [Cuckoo wasps]. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates (ovipositeur transformé en aiguillon) Bethyloïdes. On en connait près de 4.000 espèces. Il s’agit d’insectes sociaux communément appelés « Guêpes dorées » ou « Guêpes coucous » du fait de leur couleur vive métallique et parce qu’elles volent les provisions de nids d’autres Hyménoptères dans lesquels elles entrent par effraction afin d’y pondre également leurs œufs. Beaucoup d’espèces sont multicolores et à la fois vertes, bleues, rouges et dorées. Le tégument de leur corps est coriace ce qui leur permet de mieux résister aux piqûres des abeilles et des guêpes des nids visités. Leur pronotum n’atteint pas la tégula. Les ailes antérieures présentent plusieurs cellules fermées. La nervation des ailes postérieures est réduite et ne comporte pas de cellules fermées. Leur gaster ne présente que 3 à 4 tergites visibles (quelquefois 6 toutefois). La face inférieure de ce gaster apparent est concave, ce qui leur permet de se rouler en boule en cas de danger. Leurs larves sont parasites d’Apoïdes, de Sphécidés ou de Vespidés solitaires. Ces insectes sont héliophiles et se nourrissent du pollen des fleurs. Leurs larves carnivores se nourrissent des larves de leur hôte. Ils sont cosmopolites. Ex. Chrysis ignita L.

Chrysidoïdes (Chrysidoidea) Latreille, 1802 n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates dont la Famille des Chrysididés en est le type. Cette Super-famille dont tous les représentants possèdent une nervation des ailes postérieures réduite et ne comportant pas de cellules fermées, regroupe également les Familles des Chrysididés, des Dryinidés, des Embolémidés, des Loboscélidiidés, des Plumariidés, des Sclérogibbidés et des Scolébythidés. Les larves de ces insectes non sociaux vivent en ectoparasites sur d’autres insectes. Syn. junior invalide Bethyloïdes (selon SITI).

Chrysis n. f. Genre d’Insectes Hyménoptères, parasite des eumènes et type de la Famille des Chrysididés. Ex. Chrysis nitidula.

Chrysochraon n. m. Genre d’Insectes Orthoptères Caelifères Acrididés. Ex. Chrysochraon dispar appelé communément « Criquet des clairières ».

Chrysochus n. m. Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Chrysomèlidés, de couleur violette, dont la larve ronge les racines de l’asclépias.

Chrysomèle (Chrysomela) n. f. (Du gr. khrusos, or). [Leaf beetle]. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Coléoptères Polyphages Chrysomèlidés dont la larve est parasite des végétaux. Le doryphore s’attaque ainsi aux pommes de terre, aux tomates, aux aubergines. Beaucoup d’espèces sont vivement colorées ou métalliques et ont le corps typiquement glabre et lisse. Ex. la chrysomèle de l’oseille, Gastrophysa viridula, la chrysomèle des racines du maïs, Diabrotica virgifera virgifera, la chrysomèle du fraisier ou altise du fraisier, Altica ignita, la chrysomèle du peuplier, Chrysomela populi (pour l’Europe) ou Gonioctena americana (pour l’Amérique du Nord), la chrysomèle du romarin ou chrysomèle américaine, Chrysolina americana, la chrysomèle du navet, Entomoscelis americana, la chrysomèle rayée du saule, Disonycha alternata.

Chrysomèlidés (Chrysomelidae) n. f. pl. [Leaf beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes dont la chrysomèle en est le type. Cette Famille regroupe près de 38.000 espèces dont les altises, les bruches, les cassides, les criocères, les doryphores, les donacies, les galéruques, etc. Toutes ces espèces constituent autant de Sous-familles, faisant des Chrysomélidés la quatrième plus grande famille chez les Coléoptères. Ils sont de taille moyenne et mesurent entre 1 et 32 mm. La forme de leur corps rarement allongée peut être au contraire arrondie et convexe. Mais quelque soit sa forme, ce dernier est toujours typiquement glabre et lisse. La pigmentation de leur corps peut être normale ou avec une tonalité métallique avec une dominante de vert, rouge, doré ou noir. Leurs couleurs vives avertissent les prédateurs de leur toxicité. La tête est courte et enfoncée jusqu’aux yeux dans le prothorax. Les yeux sont bien développés et souvent échancrés. Leurs antennes de 11 articles (ou moins), insérées en avant des yeux, sont longues et filiformes mais moins longues toutefois que la moitié de leur corps. Leurs ailes membraneuses sont en général bien développées. Les pattes sont courtes et parfois saltatoires. Leurs tarses sont pseudotétramères (quatre articles apparents, bien qu'il y en ait réellement cinq). On peut dire aussi qu’ils sont cryptopentamères. Cela permet de les distinguer notamment des Coccinellidés (qui ont des tarses en apparence trimères mais en réalité tétramères). D’autre part contrairement aux Coccinellidés utiles aux cultures et carnivores, les Chrysomélidés se nourrissent de végétaux, en particulier de feuilles et sont donc considérées comme nuisibles aux cultures. Les femelles pondent leurs œufs en groupes rangés. Leurs larves peuvent ressembler à des chenilles ou des asticots. Certaines se camouflent avec leurs excréments qui leur servent de protection. Elles sont phytophages et foreuses de tiges ou de racines. Elles se nymphosent dans le sol. La majorité des espèces est diurne. Ex. La Donacie, Donacia aquatica L.

Chrysomelinés (Chrysomelinae) n. f. pl. Sous-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Chrysomélidés dont le genre Chrysomela en est le type.

Chrysomeloïdes (Chrysomeloidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes dont la Famille des Chrysomélidés en est le type. On y trouve la Famille des Cérambycidés, des Chrysomélidés, des Orsodacnidés et selon SITI en plus celle des Mégalopodidés mais selon NCBI, en plus celle des Vesperidés et des Zeugophoridés. Ces sont des insectes généralement phytophages. Les tarses des adultes sont pentamères mais le quatrième est de très petite taille. Cette Super-famille regroupe près de 20.000 espèces à travers le monde.

Chrysomphalus n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Diaspididés. Ex. Chrysomphalus dictyospermi qui est une cochenille nuisible aux orangers également appelée « pou rouge des orangers ».

Chrysomyia n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères de la Famille des Calliphoridés de couleur dorée et vivant dans des régions chaudes. La larve de cette mouche occasionne des myiases chez l’homme et les animaux. Ex. Chrysomyia megacephala.

Chrysope (Chrysopa) n. f. (Du gr. khrusos, or et opsis, organe visuel). Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Névroptères en général vert, aux yeux d’éclat métallique, qui vit aux dépens des pucerons, thrips et autres Acariens. Ex. Le lion des pucerons, Chrysopa perla. La chrysope à sept points, Chrysopa pallens. La chrysope verte, Chrysoperla carnea.

Chrysopidés (Chrysopidae) n. m. pl. [Green lacewings]. Famille d’Insectes Névroptères Hémérobiiformes Hémérobioïdes dont le chrysope en est le type. Les adultes sont nocturnes. On les appelle usuellement « mouche aux yeux d’or » du fait de l’éclat métallique de leurs yeux. Leurs corps est de couleur vert pâle. Leurs pièces buccales hypognathes sont composées de puissantes mandibules. Leurs antennes sont longues et filiformes. Ils possèdent des ailes translucides, le plus souvent de couleur verte, traversées par un réseau dense de nervures. Leurs ailes présentent aussi souvent des reflets nacrés. Au repos, les ailes sont repliées en toit. Les membres de cette famille se caractérisent par le fait que toutes les nervures du champ costal des ailes sont simples. Les nervures Radiale (R) et Sous-costale (Sc) ne sont pas fusionnées à l’apex des ailes, mais réunies par une nervure transverse. Les femelles pondent des œufs qui seront fixés à la végétation par un long pédoncule. Leurs larves campodéiformes possèdent des crochets canaliculés plus longs que ceux des Hémérobes et des tubercules sur l’abdomen et sont prédatrices des pucerons, tout comme les adultes. Les Chrysopidés sont d’ailleurs utilisés comme auxiliaires en agriculture biologique. Au contraire des larves d’Hémérobiidés, les larves de Chrysopidés se camouflent avec les restes de leurs aliments ou d’autres débris. Les chrysopes sont connus pour entrer dans les habitations à l’automne afin d’y hiberner. Ils sont cosmopolites.

Chrysophore (Chrysophora) n. f. (Du gr. khrusos, or et pherein, porter). Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéidés. Ce magnifique scarabée de Colombie et du Pérou, est utilisé par les Indiens pour orner leurs colliers. Ex. Chrysophora chrysochloa.

Chrysopolomidés (Chrysopolomidae) n. m. pl. [African slug caterpillar moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Zygaénoïdes.

Chrysops n. m. (Du gr. khrusos, or et opsis, organe visuel). Genre d’Insectes Diptères Brachycères Tabanidés. Ce petit taon piqueur se reconnaît notamment par ses yeux verts.

Chrysoptine n. f. Constituant de la salive que l’on trouve chez les taons du Genre Chrysops. C’est une substance, ayant la même fonction que l’apyrase que l’on retrouve chez la plupart des Arthropodes hématophages. Elle inhibe l’agrégation plaquettaire du sang des vertébrés (hémostase) afin de faciliter la succion. Voir aussi Apyrase.

Chylifique (vésicule) adj. (Du gr. khulos, suc et du lat. facere, faire, fabriquer). Voir Vésicule chylifique.

Chyromyidés (Chyromyidae) n. m. pl. [Chyromyid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Sphaerocéroïdes.

Cibarium ou Cybarium n. m. (Du lat. cibarius, nourriture et -arium, suffixe pour lieu, place). [Cibarium]. Syn. Cavité buccale. Voir Cavité buccale. Voir aussi Intestin antérieure et Salivarium.

Cicadaire adj. (Du lat. cicada, cigale). Qui ressemble à la cigale.

Cicadelle (Cicadella) n. f. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Hémiptères Auchénorrhynques Cicadomorphes. Ce sont des Insectes qui possèdent un rostre leur servant à se nourrir de la sève des végétaux. Les cicadelles émettent des sons grâce à un organe abdominal. Elles constituent normalement la seule famille des Cicadellidés. Du fait de leur ressemblance, le terme de Cicadelle est toutefois utilisé pour d’autres Familles comme celle par exemple des Flatidés ou des Cercopidés. Ex. La cicadelle blanche, Metcalfa pruinosa (Hémiptères Fulgoroïdes Flatidés). La cicadelle de l'aster, Macrosteles quadrilineatus (Hémiptères Membracoïdes Cicadellidés). La cicadelle de l’aulne, Aphrophora alni (Hémiptères Cercopoïdes Aphrophoridés). La cicadelle de la betterave, Circulifer tenellus (Hémiptères Membracoïdes Cicadellidés). La cicadelle de la pomme de terre, Empoasca fabae (Hémiptères Cicadellidés). La cicadelle de la vigne, Scaphoideus titanus (Hémiptères Cicadellidés). La cicadelle des grillures de la vigne, Empoasca vitis (Hémiptères Cicadellidés). La cicadelle écumeuse (ou spumeuse ou philène), Philaenus spumarius (Hémiptères Cercopoïdes Aphrophoridés). La cicadelle verte, Cicadella viridis (Hémiptères Cicadellidés).

Cicadellidés (Cicadellidae) n. f. pl. [Leafhoppers]. Famille d’Insectes Hémiptères Auchénorrhynques Cicadomorphes Cicadoïdes (ou Clypéorrhynches Membracoïdes). Ce sont des insectes sauteurs comptant près de 20.000 espèces. Cette Famille se distingue par leurs tibias postérieurs carénés longitudinalement et pourvus d’épines mobiles, ce qui permet des les distinguer des Cercopidés auxquels elle ressemble. Leur tête triangulaire ou large ne porte que deux ocelles. Ce sont d’excellents sauteurs, ce qui leur permet d’échapper à leurs prédateurs. Le dimorphisme alaire y est développé et on rencontre des adultes brachyptères ou au contraire macroptères. Les cicadelles peuvent produire un son grâce à un organe abdominal. Cela leur permet d’attirer leur partenaire sexuel. Elles sont cosmopolites et considérées comme nuisibles aux cultures. Syn. Jassidés (selon NCBI).

Cicadelloïdes (Cicadelloidea) n. f. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Cicadomorphes ne comptant que la Famille des Cicadellidés. Ils n’ont pas de tégulas. Leurs pattes postérieures sont sauteuses avec des tibias longs portant longitudinalement deux rangées d’épines, ce qui les distingue des Cercopoïdes qui ne présentent qu’une à deux longues épines sur les tibias postérieurs. Syn. Jassoïdes.

Cicadette (Cicadetta) n. m. (Du lat. cicada, cigale). [Cicada]. Genre d’Insectes Hémiptères Cicadidés à la cymbalisation aigüe à peine audible. Ex. La cigale des montagnes, Cicadetta montana.

Cicadiaires n. m. pl. 1. Ancien Sous-ordre d’Insectes Hémiptères Homoptères, comprenant les cigales, les fulgores, les cercopes, les cicadelles, etc. On opposait parmi les Homoptères, les Phytophtires (ou Sternorhynques) aux Cicadiaires (ou Auchénorrhynques). // 2. Autre nom des insectes Homoptères Auchénorrhynques. Voir Auchénorrhynques.

Cicadidés (Cicadidae) n. m. pl. (Du gr. kiccos, membrane et ado, chanter). [Cicadas]. Famille d’Insectes Hémiptères Auchénorrhynques Cicadomorphes Cicadoïdes, comprenant les cigales et genre voisins. On en connait environ 2.500 espèces. Leur corps est large à l’avant et pointu à l’apex. On distingue trois ocelles sur leur tête. Les chants des mâles, destinés à attirer les femelles, sont produits par la vibration d’un organe stridulatoire (la cymbale ou timbale) situé de chaque côté de la partie ventrale du premier segment abdominal. La cymbale est une membrane convexe qui peut se déformer rythmiquement, jusqu’à 900 fois à la seconde chez certaines espèces, de par les contractions d’un muscle. Le son produit sera amplifié par la présence d’un résonateur, une vaste poche d’air (la chapelle) située sur l’abdomen. Les Cicadidés se distinguent des Tibicinidés par la présence de cymbacalyptes (ou étouffoirs) qui sont des volets cuticulaires de protection des cymbales. Les femelles fendent l’écorce des arbres avec leur ovipositeur pour y pondre leurs œufs. Leurs larves aux pattes antérieures fouisseuses sont souterraines et se nourrissent de racines de végétaux. Cette vie larvaire souterraine peut durer chez certaines espèces d’Amérique du Nord jusqu’à 17 ans (dans le Genre Magicicada). Les adultes sucent la sève des arbres sur lesquels ils vivent. Ils sont cosmopolites.

Cicadoïdes (Cicadoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Cicadomorphes regroupant les Familles des Cicadidés, Platypédiidés, des Tettigarctidés et des Tibicinidés. On y recense près de 1200 espèces. Leurs antennes sont insérées entre les yeux composés bien espacés (elles ne sont donc pas sous les yeux comme chez les Fulgoroïdes). Le flagelle de leurs antennes courtes est composé de 5 articles qui se reduisent petit à petit vers l’apex. Ils portent 3 ocelles. Leur tentorium est complet. La nervation de leurs ailes membraneuses est relativement complète. Ils possèdent des appareils auditifs complexes pouvant capter les sons qu’ils émettent au moyen de différents organes. Ce sont des Hétérométaboles. Ils sont cosmopolites mais mieux représentés dans les régions tropicales ou subtropicales du globe. 

Cicadomorphes (Cicadomorpha) n. m. pl. (De cicadidé et du gr. morphê, forme). Infra-ordre d’Insectes Hémiptères regroupant des insectes tous phytophages, aux antennes insérées entre les yeux avec un pédicelle non dilaté, ce qui les distingue des Fulgoromorphes. Ce sont les cigales au sens large. D’ailleurs cet Infra-ordre regroupe environ 26.000 espèces dont 20.000 espèces de Cicadellidés. Il regroupe les Super-familles des Cercopoïdes, des Cicadelloïdes (ou Jassoïdes), des Cicadoïdes et des Membracoïdes. Selon une ancienne class. il s’agissait d’un Infra-ordre d’Insectes du Sous-ordre des Hétéroptères de l’Ordre des Hémiptères. Selon SITI, il s’agit d’un Infra-ordre d’Insectes du Sous-ordre des Auchénorrhynques de l’Ordre des Hémiptères. Cependant, pour certains auteurs (NCBI), suite à l’évolution de la classification, ce groupe devrait être renommé Clypéorrhynches (Clypeorrhyncha). Syn. senior selon NCBI Clypéorrhynches.

Cicadule (Cicadula) n. f. Genre d’Insectes Hémiptères Cicadellidés que l’on trouve en Europe. Ex. Cicadula frontalis.

Cicindèle (Cicindela) n. f. (Du lat. Cicendela, ver luisant). [Tiger beetle]. Genre d’Insectes Coléoptères, Carabidés, utiles à l’agriculture, car ils détruisent les limaces et les larves phytophages. Le record de vitesse de déplacement au sol est détenu par une cicindèle australienne, Cicindela hudsoni qui se déplace à près de 9km/h (2,49 m/s). Ex. La Cicindèle champêtre, Cicindela campestris. La Cicindèle des Alpes, Cicindela gallica. La Cicindèle des forêts ou Cicindèle des bois, Cicindela sylvatica. La Cicindèle germanique, Cicindela germanica. La Cicindèle hybride, Cicindela hybrida.

Cicindélidés (Cicindelidae) n. f. pl. Ancienne Famille d’Insectes Coléoptères Adéphages mesurant 10 à 20 mm, dont la cicindèle en est le type. On en connait près de 2.500 espèces. Aujourd’hui la majorité des auteurs s’accorde à dire qu’il s’agit d’une Sous-famille de Carabidés et on devrait donc parler de Cicindelinae. A la différence des carabes, leurs antennes filiformes sont insérées en avant de la tête au dessus de leurs mandibules longues et fortement dentées. De plus, leur tête est normalement aussi large, sinon plus large que leur pronotum (Chez le carabe la tête est moins large que le pronotum) et leurs élytres sont dépourvus de sillons longitudinaux ou de lignes de points. Les cicindèles portent de gros yeux saillants qui leur confèrent une excellente vue. Comme les carabes, larves et adultes sont carnassiers. On les trouve généralement sur des terrains ensoleillés et sablonneux. Certaines espèces sont cependant nocturnes. Les cicindèles courent et vol rapidement. Les larves creusent dans la terre des galeries pouvant atteindre 50 cm de profondeur, où elles guettent les proies. Elles présentent sur leur 5ème segment abdominal des crochets leur permettant de s’ancrer à leur terrier de l’extrémité duquel seuls leurs yeux émergent. Elles se nymphosent dans leur puit qui aura été préalablement obturé. Ex. La Cicindèle champêtre, Cicendela campestris.

Cidarie n. f. Nom vernaculaire donné au Lépidoptère du genre Dystroma. Ex. La cidarie roussâtre (Dystroma truncata).

Cigale n. f. (Du prov. Cigala, lat. cicada). [Cicada]. Nom usuel d’un Insecte Hémiptère Cicadidé. Les cigales qui ont un corps massif, sont en général de couleur brune. Leurs deux petits yeux noirs à facette sont globuleux très écartés, nettement séparés. Leurs quatre ailes membraneuses, plus longues que le corps, sont brunes transparentes en forme de losange avec une nervation très visible. Leurs pattes sont poilues, ce qui leur permet de se coller aux branches. Elles vivent sur les arbres, dont elles puisent la sève. En été, dès que la température est suffisamment élevée (environ 22°C), les mâles font entendre un bruit strident et monotone avec leurs cymbales. Le son ainsi émis est compris entre 120 et 600 hertz. Le record du son le plus fort chez les cigales est détenu par une cigale africaine, Brevisana brevis, dont le chant atteint 106,7 décibels. Après l’accouplement, les femelles pondront environ 800 œufs chacune, dans l’écorce des branches à l'aide de l'ovipositeur situé à l'extrémité de leur abdomen. Quatre semaines, plus tard, les œufs éclosent et les larves se laisseront alors tomber sur le sol pour s’y enfouir. Un mécanisme original de gouttières abdominales leur permet d'utiliser leur urine pour ramollir la terre. Si les adultes vivent en moyenne 5 à 6 semaines, leurs larves par contre vivent en général plusieurs années sous terre (4 ans pour Lyristes plebujus). La larve d’une espèce de cigale de l’est des États-Unis vit dix-sept ans sous terre (Genre Magicicada). Les cigales détiennent ainsi des records de longévité. Au printemps, dès que la température atteint environ 17 degrés, les larves sortent pour se chrysalider. Elles se transformeront en cigale pour consacrer le dernier mois et demi de sa vie à la reproduction. Elles abondent dans la région méditerranéenne. Ex. La cigale de l’orne, Cicada orni. La cigale des montagnes, Cicadetta montana. La cigale plébéienne, Lyristes plebejus. La cigale rouge, Tibicina haematodes. La grande cigale néotropicale, Quesada gigas. Voir aussi Cicadidés.

Cigarier n. m. [Cigarette beetle]. Nom usuel donné aux Insectes Coléoptères Curculionoïdes Attélabidés ou Curculionidés qui découpent puis roulent les feuilles des arbres à la manière d’un cigare pour y pondre leurs œufs. Ex. Le cigarier de la vigne, Byctiscus betulae. Le cigarier du bouleau, Deporaus betulae. Voir Attélabe, Byctiscus et Rhynchite.

Ciidés (Ciidae) n. m. pl. [Minute tree-fungus beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Ténébrionoïdes. Ils se distinguent par le fait que leur corps est cylindrique, allongé et de couleur noire. Ils sont de petite taille (inférieur à 6 mm). Leur tête n’est pas visible du dessus. Ils ont une massue antennaire de trois articles séparés. Leur formule tarsale est 4.4.4. Le quatrième article tarsal est plus allongé que les autres. Ils sont mycétophages. Syn. Cisidae ou Cioidae selon Fauna Europaea. Ex. Cis boleti Scopoli.

Cil n. m. [Cilium]. Syn. de poil. Voir Poil.

Cilié, e adj. [Ciliate]. Qui est pourvu de nombreuses soies, de poils, de cils.

Cimbicidés (Cimbicidae) Leach, 1817 n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Symphytes (a l’abdomen largement soudé au thorax) Tenthrédinoïdes. Ces tenthrèdes peuvent évoquer des abeilles non velues. Elles ont un corps trapu. Leurs antennes assez courtes ont au mieux 7 articles et présentent une massue différenciée. Leur gros abdomen est convexe dorsalement mais aplati sur le dessous. Leurs larves sont phytophages. Ex. Cimbex luteus L.

Cimeliidés (Cimeliidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Amphiesmenoptères Lépidoptères Glossates Néolépidoptères Hétéroneures Ditrysiens Obtectomera Cimelioïdés.

Cimelioïdés (Cimelioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens ne comptant que la Famille des Cimeliidés Axiidés (Selon NCBI). Syn. Axioidea

Cimicidés (Cimicidae) n. m. pl. [Bed bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Cimicomorphes Cimicoïdes, hématophages, dites communément « punaises des lits ». Leur activité est plutôt nocturne. Ces punaises sont ectoparasites des mammifères dont l’homme mais également des chauves-souris et des oiseaux dont elles sucent le sang. Ils peuvent consommer plus de 5 fois leur poids en sang et ils peuvent rester plusieurs mois sans manger. On en connait près de 80 espèces. De forme plate et ovale, elles sont généralement de couleur brun-jaunâtre, roussâtre ou brune. Leur tête prognathe porte un rostre situé sur sa face inférieure. Les ocelles sont absents. Leurs antennes formées de 4 articles sont développées et visibles en vue dorsale. Leur scutellum est peu développé. Les ailes sont vestigiales. Les Cimicidés ont pour particularité de pratiquer une copulation extragénitale. Le mâle injecte son sperme dans un organe spécialisé, l’organe de Ribaga, duquel il sera diffusé dans la cavité générale du corps, l’hémocèle, d’où il atteindra les ovarioles. Ex. La Punaise des lits, Cimex lectularius L.

Cimicoïdes (Cimicoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Cimicomorphes comprenant les Familles des Cimicidés, des Anthocoridés, des Lasiochilidés, des Lyctocoridés, des Nabidés et des Plokiophilidés et des Polycténidés.

Cimicomorphes (Cimicomorpha) n. m. pl. (De cimicidé et du gr. morphê, forme). [Thaumastocorid bugs]. Infra-ordre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères comprenant les Super-familles des Cimicoidea, des Joppeicoidea, des Miroidea, des Reduvioidea, des Thaumastocoroidea et des Tingoidea.

CINZ, Abréviation de Code international de nomenclature zoologique. Voir Code international de nomenclature zoologique.

Circulation lacunaire, [Lacunary circulation]. Circulation du sang, ou plus exactement de l’hémolymphe, chez les insectes consistant à ce que ce dernier soit aspiré par le cœur et projeté vers la tête et circule de l’arrière vers l’avant tombant dans la cavité générale puis revenant au cœur. A l’inverse des vertébrés, la circulation vasculaire (où les vaisseaux permettent la circulation du sang vers les organes) est remplacée par une circulation lacunaire où le sang, prenant le nom d’hémolymphe pour les Insectes, est aspiré par ce vaisseau, pour être projeté vers la tête. Il existe cependant des exceptions chez les Diploures et quelques Ephéméroptères, où le « sang » est à la fois propulsé vers l’avant et vers l’arrière du corps. Voir aussi Appareil circulatoire.

Circulation sanguine, (Circulation : du lat. circumducere, contourner). [Circulation]. Le mouvement du « sang » des Insectes s’effectue par la contraction régulière des parois du « cœur » situé dans le vaisseau dorsal. Le vaisseau dorsal est un tube ouvert aux deux extrémités, qui court tout le long du corps sous le tégument du dos. En général, les contractions du « cœur » forcent le « sang » à se déplacer vers l’avant du tube, d’où il sort pour rejoindre la cavité du corps (cavité générale). Le sang des insectes est un liquide particulier, l’hémolymphe. Celle-ci ne possède pas de cellules semblables aux globules rouges des vertébrés. En revanche, elle contient des cellules équivalentes aux globules blancs. L’hémolymphe circule dans les pattes en allant vers les tarses par la face antérieure des pattes et remonte vers le corps en passant par leur surface postérieure. Il circule dans les ailes au travers les nervures longitudinales en allant de la base vers l’apex et en revenant par le champ postérieur de l’aile. Cette circulation dans les ailes, les pattes et les antennes s’effectue au moyen d’organes pulsatiles situés à leur base que l’on nomme ampoules ou « cœurs accessoires ». Voir aussi Appareil circulatoire, Cœur, Hémocèle et Hémolymphe.

Cire n. f. (Du lat. cera). [Wax]. 1. Substance lipidique, molle, composée de cérides, fabriquée par les glandes cirières situées dans l’abdomen des abeilles uniquement chez l’ouvrière. Leur sécrétion se présente sous forme d’écailles de cire qui apparaissent au niveau des sternites abdominaux. Elles sont récoltées par les pattes postérieures qui les ramènent vers mandibules. Chaque abeille rassemble et malaxe plusieurs écailles et les utilise pour construire les alvéoles de leur ruche. La cire peut servir à divers usages : cierges d’église, cire à modeler, cire à parquet. Certaines cochenilles comme Coccus cacti (Coccidae) peuvent également produire de la cire (voir aussi Cixiidae). Voir aussi Adipocyte, Cellules épithéliales, Ecaille de cire, Glandes cirières et Œnocyte. // 2. Substance recouvrant le tégument des Insectes. Voir Couche de cire.

Cire cuticulaire, [Wax layer]. Voir Couche de cire.

Cire de cornicule, Voir Cornicule.

Ciré, e adj. [Waxed]. Enduit de cire ou de cirage.

Cirer v. tr. [Wax]. Enduire de cire ou de cirage.

Cirier,-ière adj. n. 1. Celui qui travaille la cire. // 2. Qui produit de la cire. Ex. Arbre à cire ; les abeilles cirières. // 3. Nom vernaculaire d’une abeille ouvrière qui produit la cire.

Ciron n. m. Nom commun d’un insecte xylophage, Anobium striatum, Coléoptère Bostrichoïde Anobiidé, appelé également petite vrillette. On parle à leur propos de meubles cironnés.

Cisidés (Cisidae) n. m. pl. Syn. Ciidés selon Fauna Europaea. Voir Ciidés.

Citron n. m. [Common brimstone]. Nom usuel d’un Lépidoptère Piéridé, Gonepteryx rhamni, aux ailes anguleuses d’un beau jaune. Il existe un fort dimorphisme sexuel entre le mâle et la femelle. Le mâle présente une large tache orange aux ailes antérieures, alors que la femelle est uniment jaune pâle.

Cixiidés (Cixiidae) Spinola, 1839 n. m. pl. [Planthoppers]. Famille d’Insectes Hémiptères Auchénorrhynques Fulgoromorphes Fulgoroïdes. Ils ne mesurent que quelques millimètres de long. Le dernier article de leur rostre est bien plus long que large. Leurs ailes antérieures sont transparentes et disposées en toit au repos. Les nervures de leurs ailes antérieures sont souvent tachetées. Ils possèdent des glandes abdominales qui secrètent de la cire. Certaines espèces sont vectrices de virus. Ex. Cixius nervosus L.

Clade n. m. (Du gr. klados, rameau, branche). [Clade]. Groupe monophylétique d’animaux ou de plantes. Toutes les espèces d’un clade ont une origine commune. Ils présentent la même organisation générale, mais plusieurs degrés de perfectionnement (grades) marquant des étapes dans une direction évolutive définie. Les organismes regroupés au sein d’un clade en constituent le taxon. Voir aussi Groupe monophylétique et Taxon.

Cladiopsocidés (Cladiopsocidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Psocoptères Psocomorphes Epipsocètes.

Cladisme n. m. [Cladism]. Théorie selon laquelle, les êtres vivants doivent être classés uniquement selon leur lien de parenté et non pas selon leurs ressemblances morphologiques (ce qui correspond à la méthode phénétique). Seul doit être pris en compte la phylogénie et l’arbre phylogénétique c'est-à-dire l’origine de chaque espèce. Cela permet de déterminer des groupes monophylétiques (ou clades) c'est-à-dire des groupes d’individus ayant des ancêtres communs. Syn. Classification Cladistique, Classification Phylogénétique, Systématique Phylogénétique, Méthode cladistique. Voir aussi Evolutionnisme, Classification Cladistique et Classification Phylogénétique.

Cladistique n. f. [Cladistics]. Théorie de la classification phylogénétique consistant à comparer des taxons entre eux en fonction de leur parenté dans un cadre évolutionniste. Cette méthode part d’hypothèses de parenté et procède par orientation temporelle des caractères observés (caractère primitif vers caractère dérivé). Un caractère partagé avec un groupe éloigné est supposé primitif, ancestral (donc sans intérêt), alors qu’un caractère différent est supposé dérivé et permet donc de déterminer une apomorphie potentielle. On établit ensuite les différents arbres de classification possibles. Actuellement, tous les niveaux taxinomiques vont vers une plus grande précision grâce au travail réalisé par ces études cladistiques et phylogénétiques. Voir aussi Apomorphie, Systématique, Phylogenèse.

Cladistique (classification) adj. Voir Classification Cladistique.

Cladogenèse n. f. (Du gr. klados, rameau, branche et genesis, naissance, origine). [Cladogenesis]. Mode de spéciation, où une espèce souche donne naissance à une nouvelle espèce. Il y a alors accroissement de la diversité biologique. Contr. Anagenèse.

Cladogramme n. m. [Cladogram]. Diagramme montrant des relations de parenté entre différents taxons. C’est donc un arbre phylogénétique cladistique. Un cladogramme n’est cependant pas un arbre évolutif et ne peut donc permettre d’établir un scénario évolutif.

Clairon n. m. Nom vernaculaire des Coléoptères Cléridés. Ex. Le clairon commun, Trichodes alvearius. Le Clairon des abeilles, Trichodes apiarius. Le Clairon des fourmis ou Thanasime, Thanasimus formicarius. Le Clairon porte-croix, Opilo mollis. Voir Cléridés.

Clambidés (Clambidae) Fischer, 1821 n. m. pl. [Fringe-winged beetles, Minute beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Scirtoïdes (ou pour certains Dascilliformes Eucinétoïdes). On en connait près de 70 espèces. Ils ne mesurent pas plus de 3mm. Leur corps est ovale et convexe. Les antennes sont composées de 10 articles et la base du scape est située près de l’œil. Leur massue antennaire ne comporte que deux articles. Ils portent un scutellum. Leurs élytres sont pubescents. Leurs ailes postérieures sont longuement frangées. Leurs hanches postérieures sont dilatées et masquent une partie du premier sternite. Leurs tarses sont tous tétramères. L’abdomen présente 5 à 6 sternites. Ils vivent dans les matières en décomposition. Beaucoup ont pour habitude de se rouler en boule quand ils sont dérangés. Les larves ont une tête prognathe, des antennes de 3 articles et des pattes de 5 articles. Elles ne portent pas d’urogomphes. Syn. Calyptomeridés selon SITI.

Clasper n. m. [Clasper(s)]. Organe copulateur des Insectes mâles. Voir aussi Appareil génital.

Classe n. f. (Du lat. classis, classe). [Class(es)]. Subdivision de l’embranchement (ou du phylum), rassemblant tous les êtres ayant en commun une série de caractères précis. Plusieurs Classes peuvent être réunies en une Super-classe. Une Classe regroupe plusieurs Sous-classes qui elles-mêmes regroupent plusieurs Super-ordres qui eux-mêmes regroupent plusieurs Ordres, etc. Ex. La Classe des insectes, des mammifères, etc. Selon des recherches phylogénétiques récentes, il semblerait que la Classe traditionnelle des Insectes, soit en fait une branche de la Classe des Crustacés.

Classification n. f. (Du lat. classis, classe et ficare, faire). [Classification(s)]. Action de répartir les espèces vivantes, végétales ou animales en catégories hiérarchisées, selon leurs caractères communs les plus significatifs ou pour certain de leur parenté. La classification permet donc principalement de connaître le degré de parenté entre espèces. Concernant les insectes, Aristote fut le premier à donner une base en distinguant les insectes Ptères (ailés) de ceux qui sont Aptères (sans ailes) et en présentant une distinction basée sur les pièces buccales des broyeurs par rapport aux suceurs. À partir du milieu du XVIIème Swammerdam puis Ray proposent un classement basé sur la présence ou l’absence de métamorphoses. Mais c’est Liné qui est à l’origine du système de classification actuel proposé en 1735. À partir de cette époque de nombreuses améliorations y ont été apportées notamment par Fabricius, Latreille, Duméril, Leach, Burmeister, Brauer. De 7 Ordres d’insectes retenus par Liné, on est passé à une classification de 30 à 33 Ordres selon le système retenu. La classification généralement suivie est actuellement celle de Kristensen en 1981, revue par Minet et Bourgoin en 1986, revue par Bourgoin seul en 1996 puis revue par Bitsch et Bitsch en 2000, revue par Wheeler et al. en 2001. Cette classification est basée sur la méthode phylogénétique, méthode prédominante depuis l’apparition de la génétique. Voir Classification phylogénétique.

Classification Cladistique, Système de classification qui s’appuie essentiellement sur les groupes monophylétiques (ou clades). Cette méthode de classification a été mise au point par l’entomologiste Allemand Willi Hennig en 1950. Elle consiste, lors de l’établissement d’un cladogramme, à regrouper les individus ayant un caractère dérivé (apomorphe) commun (synapomorphe), dans une branche graphique dichotomique commune de ce cladogramme, ce qui permet de caractériser un groupe monophylétique. Seuls les caractères spécialisés partagés, doivent être pris en compte pour l'établissement des relations de parenté. Dans la classification cladistique, on considère que les caractères primitifs (ou plésiomorphes), même partagés (symplésiomorphes) n'apportent aucune information. Une autre règle, qui est celle du principe de parcimonie, consiste à retenir parmi les cladogrammes celui qui comporte le moins de pas, c'est-à-dire le moins de transformation de caractères. Cette règle tient du postulat que la nature est économique.

Classification contemporaine des Arthropodes. Elle repose principalement sur la base des analyses moléculaires et il s’agit donc d’une classification phylogénétique. Elle fait des Insectes (Hexapoda) un groupe-frère des Malacostracés et les réunit donc à l'ensemble des Crustacés en un gigantesque taxon, très diversifié, celui des Pancrustacés. On peut retrouver ces systèmes de classification moderne sur Internet. Il existe notamment, le site de SITI, de NCBI et de Fauna Europaea. Leurs adresses sont respectivement : http://www.cbif.gc.ca pour la faune Nord Américaine ; http://www.faunaeur.org concernant la Faune Européenne. http://www.ncbi.nlm.nih.gov qui est un système public de classification et de nomenclature. Voir aussi Classification phylogénétique, Fauna Europaea, SITI et NCBI.

Classification Phénétique, Voir Phénétique.

Classification traditionnelle des Arthropodes. Basée sur des traits phénotypiques (ce qui correspond à la méthode de classification phénétique) et des préférences nutritionnelles, cette classification oppose principalement les Chélicérates (Xiphosures, Arachnides, ...) aux Mandibulates (ou Antennates) ; parmi ces derniers, on distingue trois Classes : Les Crustacés (2 paires d'antennes ; essentiellement aquatiques et à respiration branchiale) ; Les Insectes (1 paire d'antennes ; Hexapodes, adaptation à la vie terrestre, respiration trachéenne) et les Myriapodes (nombreux segments à appendices). On peut voir au sein des Mandibulates, une distinction entre Crustacés et Uniramés.

Classification traditionnelle des Insectes. La classification traditionnelle des Insectes est celle basée sur les travaux de Liné dont le système reste le fondement de la classification moderne. Ce système est principalement basé sur une analyse comparée des caractères morphologiques des espèces (ce qui correspond à la méthode de classification phénétique). De nombreuses améliorations ont par la suite été apportées par Fabricius, Latreille, Duméril, Leach, Burmeister et Brauer. De 7 ordres d’insectes retenus par Liné, on est passé à une classification de 30 à 33 ordres selon le système retenu. Cette méthode de classification a tendance à disparaître au profit de la classification phylogénétique et cladistique.

Classification, Minet et Bourgoin des Insectes. Avec l’apparition de la génétique, il est apparu que les phylogénies basées sur l’ADN diffèrent des phylogénies basées sur l’analyse morphologique. Joël Minet (Professeur au Muséum d’Histoire naturelle au service des Lépidoptères Hétérocères) et Thierry Bourgoin (Directeur adjoint des collections au Muséum d’Histoire Naturelle à Paris), ont donc proposé une nouvelle classification en 1986 prenant en compte la filiation des espèces qui est le reflet de l’évolution des êtres vivants, soit la phylogenèse. C’est une des bases utilisée actuellement pour classifier les insectes. Cette base a été revue par Bourgoin seul en 1996 puis par Bitsch et Bitsch en 2000, puis revue par Wheeler et al. en 2001. Voir Cladisme et Classification Phylogénétique.

Classification Phylogénétique. [Phylogenetic classification]. Système de classification systématique des êtres vivants, remplaçant la classification traditionnelle (qui est celle de la classification phénétique) selon laquelle les êtres vivants doivent être rapprochés suivant leurs liens de parenté, sans tenir compte de leurs ressemblances morphologiques. Une des grandes évolutions de l'approche phylogénique est que cette classification bouleverse les classifications fixistes comme celles développées par Liné. La classification binomiale de Liné était basée sur l'adage que toutes les espèces sont apparues en même temps et que celles-ci étaient fixes. Alors que la classification phylogénétique illustre les principes d'évolution et de parenté des espèces, sans tenir compte des ressemblances morphologiques. Cette méthode de classification, quand elle se base sur l’analyse morphologique, distingue donc les caractères primitifs (ou plésiomorphes) des individus, de leurs caractères évolués (ou apomorphes). Les concepteurs de cette classification sont appelés les cladistes. Mais quand cette classification se base sur les analyses de l’ADN, on constate souvent des divergences avec la méthode cladistique. La classification phylogénétique des Insectes, n’est à ce jour pas stabilisée et il existe de nombreuses divergences sur les systèmes de classement de certains insectes. Voir aussi Arbre phylogénétique, Cladisme et NCBI, Nomenclature et Systématique.

Clastopteridés (Clastopteridae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Hémiptères Euhémiptères Clypéorrhynches Cercopoïdes.

Claustrum n. m. [Claustrum]. Système d’accrochage des ailes antérieures et postérieures chez les tétraptères leur permettant de synchroniser leurs mouvements alaires. Syn. Couplage des ailes. Voir Couplage des ailes.

Clavellaire n. f. Nom usuel d’un Insecte Hyménoptère Tenthrédinidés du Genre Cimbex dont la larve vit sur les saules, les bouleaux et se défend en projetant un liquide verdâtre. Ex. La clavellaire fémorale, Cimbex femorata ou la clavellaire jaune, C. lutea.

Claver v. tr. Mettre en serrage un soutènement ou un remblai contre le toit. Construire à claveaux consiste à mettre de part et d’autre de la clef de voute des pierres appelées claveaux afin d’effectuer le serrage d’une arche.

Clavicorne adj. (Du lat. clava, massue et cornu, corne). Dont l’extrémité de l’antenne est élargie en massue. Voir Antenne clavicorne.

Clavicornes (Clavicornia) n. m. pl. Groupe biologique renfermant des Insectes Coléoptères, comprenant tout ceux dont les antennes sont élargies en massue à leur extrémité (Ex. coccinelle, dermeste, etc.).

Claviforme adj. (Du lat. clava, massue et forma, forme). [Club-shaped, Claviform]. 1. Se dit de l'antenne des insectes clavicornes, lorsqu'elle est élargie en massue à son extrémité. Voir aussi Capitule. // 2. Chez les Lépidoptères Noctuidés, le terme fait référence à la forme d’une des trois taches alaires caractéristiques des ailes antérieures, ressemblant à une massue. Les deux autres étant appelées orbiculaire et réniforme. La forme et la couleur de leur tache est utilisée en systématique pour les identifier.

Clavigère (Claviger) n. m. (Du lat. clava, massue et gerere, porter). Genre d’Insectes Coléoptères, aveugles, aux élytres atrophiés, entretenus par les fourmis du Genre Lasius à cause de la sécrétion sucrée de leurs poils dorsaux. Ex. Claviger testaceus, qui possède une glande sous ses élytres atrophiés qui sécréte un liquide que les fourmis lèchent (liquide myrmécotrophique).

Clavus n. m. (Du lat. clava, massue). [Clavus]. 1. Massue antennaire. // 2. Chez les Hémiptères Hétéroptères, région postérieure de l'hémélytre (aile antérieure). Le clavus forme avec la corie dont il est séparé par une suture, la partie basale, coriacée de l'hémélytre. La partie apicale de l’hémélytre étant membraneuse. Le clavus est situé prés du scutellum (ou écusson) et son bord postérieur vient d’ailleurs s’emboiter lorsque l’aile est au repos dans les rainures du scutellum. Voir aussi Corie. // 3. Chez certains Hyménoptères Parasites, renflement situé à l’extrémité des nervures Radiales des ailes antérieures. // 4. Chez les Lépidoptères, prolongement arrondi ou digitiforme situé près du saccus, l’un des constituants en forme de sac des genitalia mâles.

Clef dichotomique, [Dichotomous key]. Système utilisant une série d’énoncés distinctifs permettant d’identifier une espèce au sein d’un Ordre, d’une Famille ou d’un Genre ou même de groupes intraspécifiques. La clé donne successivement une série de deux choix à travers des caractères morphologiques opposés, dont les réponses successives finiront par déterminer l’identification correcte. Syn. Clé de détermination.

Clénie (Chlaenius) n. f. Genre d’Insectes Coléoptères Carabidés à la forme aplatie, vivant au bord des eaux dont le nom usuel est clénie. Ex. Chlaenius vestitus. La clénie velouté Chlaenius velutinus. La clénie à antenne noire, Chlaenius nigricornis.

Cléonine (Cleoninae) n. m. Sous-famille d’Insectes Coléoptères Curculionidés dont le genre Cleonis (Cleonus) est le type. Ces charançons ont un rostre épais. Les larves de ces grands charançons attaquent diverses racines, notamment la betterave et la carotte.

Clepte (Cleptes) n. m. (Du gr. klepton, voleur). Genre d’Insectes Hyménoptères de la Famille des Chrysididés possédant une tarière, parasite des larves de tenthrède. Ex. Cleptes semiauratus.

Cleptobiose n. f. (Du gr. klepton, voleur et bios, vie). [Cleptobiosis, Kleptobiosis]. Fait pour certaines colonies de fourmis du genre Crematogaster ou Megalomyrmex, par exemple, de vivre à proximité de colonies d’autres espèces plus grandes afin d’y soustraire de la nourriture (cleptoparasitisme). Ce comportement permet d’éviter de perdre de l’énergie dans le fourragement. En Europe, la fourmi Messor capitatus vole ainsi les graines récoltée par Messor minor. Ce phénomène de vol de nourriture peut se pratiquer même au sein d’une même espèce (Ex. Ectatomma ruidum). Voir aussi Lestobiose, Parabiose, Plésiobiose, Xénobiose et Myrmécocleptie.

Cleptoparasite n. m. (Du gr. klepton, voleur, para, à coté de et sitos, nourriture). [Cleptoparasite, Kleptoparasite]. Insecte qui dérobe les proies capturées par d’autres. Ex. Le Céropale, Insecte Hyménoptère Aculéate Pompilidé, qui vole aux pompiles (Hyménoptères Aculéates Pompilidés), les araignées qu’ils ont capturé afin d’y pondre leurs œufs desquels naitront des larves qui s’en nourriront. La larve de l’abeille coucou, Melecta albifrons (Förster) vit aux dépens des anthophores (voir Melecta). Les larves de certains Coléoptères Méloïdés vivent dans les nids d’abeilles et se nourrissent de leur miel (voir Triongulin).

Cleptoparasitisme adj. [Cleptoparasitism, Kleptoparasitism]. Fait de dérober les proies capturées par d’autres.

Cléridés (Cleridae) Latreille, 1802 n. m. pl. [Checkered beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Cléroïdes, dont les individus sont appelés communément « clairons ». Ce sont des carnassiers. On en connait près de 3.500 espèces. Ils mesurent entre 2,5 et 45 mm. Leur corps allongé et cylindrique, aux bords parallèles, est velu, vivement coloré ou avec des éclats métalliques (bleu, vert, rouge, brun ou noir). Ce sont des malacodermes (corps mou). La tête assez grosse porte des yeux saillants. Le quatrième article de leur palpe maxillaire et/ou le troisième article de leur palpe labial est souvent sécuriforme (en forme de fer de hache). Beaucoup ont des antennes courtes claviformes (en massue), mais ces dernières peuvent être aussi filiformes ou serrulées. Celles des mâles de certaines espèces sont fortement ramifiées. Les antennes possèdent 11 articles. Leur pronotum allongé et cylindrique est caractéristiquement plus étroit que les élytres à sa base. Mais surtout, ils n’ont jamais de vésicule exsertile (qui passe pour être une glande odoriférante) sur le pronotum ou l’abdomen ce qui permet de les distinguer des Mélyridés (ex. Malachius bipustulatus) qui portent parfois ces glandes. Les élytres qui peuvent être striés, montrent de petites fosses et ne laissent jamais découvert plus de deux tergites. Les hanches des pattes antérieures sont grandes et coniques ou cylindriques. Leur formule tarsale est 5-5-5. Le deuxième et troisième article de leurs tarses sont lobés (cordiformes) et pourvus ventralement d’une brosse de soie. Les 1er et 4e articles étant plus courts et quelquefois difficiles à distinguer. Les griffes sont simples ou avec 1 ou 2 dents. L’abdomen montre 5 ou 6 sternites visibles. Le genre type de cette Famille est le Clerus. Les adultes sont le plus souvent prédateurs mais ils mangent aussi le pollen des fleurs. On les rencontre surtout sur le feuillage des arbres et des plantes ligneuses, parfois sur les charognes ou dans les matières animales entreposées (où ils peuvent faire des dégâts). Les femelles pondent au plus une quarantaine d’œufs sous l’écorce des arbres. Leurs larves campodéiformes, souvent colorées, et parfois velues, vivent dans le bois où elles sont sont prédatrices des larves d’autres insectes xylophages, mais aussi des nids d’abeilles et de guêpes, etc. Elles portent quelquefois de petits urogomphes. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout dans les régions chaudes du globe. Ex. Clerus mutillarius.

Cléroïdes (Cleroidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Polyphages Cucujiformes regroupant les Familles suivantes : Acanthocnemidés, Attalomimidés, Chaetosomatidés, Cleridés, Mauroniscidés, Melyridés, Metaxinidés, Phloiophilidés, Phycosecidés, Prionoceridés, Trogossitidés (ou Trogositidés ou Ostomidés, ou Temnochilidés).

Cléthrophage n. m. et adj. [Cletrophagous]. Qui se nourrit de denrées entreposées, de graines sèches. Certains Ténébrionides sont cléthrophages. On parle de saprophage s’il s’agit de matières organiques en fermentation telles que l’humus, le fumier, etc., (Ex. Embioptères), de coprophage s’il s’agit d’excréments (Ex. Scarabée bousier), de nécrophages s’il s’agit de cadavres (Ex. les dermestes) et de détritiphages s’il s’agit de résidus de végétaux (Ex. larves de moustiques). Voir aussi Granivore et Séminivore.

Clipper v. Chez les abeilles (Hyménoptères Apidés), action consistant à couper une partie de l’aile antérieure des reines au début de la ponte afin de l’obliger à rester près de la ruche et à ne pas accompagner l’essaim. Cette action est à l’origine de l’adage : « on lui a coupé les ailes ». Voir aussi Essaimage.

Cloaque n. m. (Du gr. klyzein, laver). [Cloaca]. Poche située à l’extrémité du proctodeum dans laquelle débouchent l’anus et les gonopores chez certains insectes. Ex. Le rectum des fourmis s’ouvre dans un cloaque. Voir aussi Rectum.

Clone n. m. (Du gr. klon, pousse). [Clone]. Ensemble des individus au génome identique obtenu par reproduction asexuée (ou parthénogénétique) ou par multiplication cellulaire. Chez les Hémiptères Aphididés, les femelles parthénogénétiques vivipares donnent naissance directement à des clones, de jeunes larves qui leur sont génétiquement identiques.

Clothodidés (Clothodidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Embioptères, ayant une forme longue et cylindrique. Leurs pièces buccales sont de type broyeur mais les mâles ne se nourrissent pas. Leurs yeux sont petits. Les antennes portent de 10 à 35 articles. Leurs pattes courtes comportent des glandes séricigènes au niveau des tarses. La femelle recouvre ses œufs de soie et de détritus. Elle peut régurgiter la nourriture pour nourrir sa progéniture. Il s’agit donc d’une sorte de trophallaxie. Ils sont cosmopolites.

Clou scolopal, [Scolopale]. Elément du scolopidium attaché à la partie souple de la cuticule qui oscillerait sous l’influence des vibrations mécaniques ou sonores. Ce clou scolopal joue le rôle d’une corde vibrante qui permet de transmettre les vibrations au système nerveux. Voir aussi Appareil auditif, Scolopidium et Tympan.

Clunium n. m. (Du lat. clunes, fesse, croupe). [Clunium]. Chez les Psocoptères, sternites abdominaux fusionnés. Il s’agira des sternites 8 à 10 chez les femelles et 9 à 10 chez les mâles.

Clusiidés (Clusiidae) n. m. pl. [Clusiid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Opomyzoïdes.

Clypéo-labrale (suture) adj. [Labral suture, Clypeolabral suture]. Suture séparant le labre du clypéus.

Clypéorrhynches (Clypeorrhyncha) n. m. pl. (De Clypeus, bouclier et du gr. rhynkhos, groin, bec). Syn. de Cicadomorphes employés par quelques auteurs et notamment le site internet NCBI. Dans l’ordre des Hémiptères, taxon d’Insectes qui avec les Néohémiptères forment le taxon des Euhémiptères. Voir Cicadomorphes.

Clypeus n. m. (Mot lat. signif. bouclier). [Clypeus(ei)]. Pièce qui recouvre en partie les pièces buccales. Elle est située sur la partie inférieure de la tête de l'insecte, en dessous du front, et séparée de lui par la « suture » fronto-clypéale. Le labre est attaché sur le clypéus. Les deux sclérites peuvent être fusionnés (Ex. cône buccal des Thysanoptères). On trouve de chaque côté du Clypéus deux condyles craniaux correspondant aux articulations des mandibules quand celles-ci sont présentes. Chez les Odonates, le clypéus est divisé en deux parties par une suture transverse permettant de distinguer l’antéclypeus et le postclypeus. Syn. Epistome. Voir aussi Tête.

Clyte (Clytus) n. m. (Du gr. klutos, célèbre). Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés. La larve de ce capricorne creuse des galeries dans le bois, même ouvré. Ex. Le clyte arqué, Plagionotus arcuatus. Le clyte bélier, Clytus arietis. Le clyte des champs, Clytus ruricola.

Clytre (Clytra) n. f. (Du gr. kleithron, clôture). Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Chrysomélidés, aux couleurs vives, dont la larve fait un fourreau de ses excréments. Ex. La clytre des saules, Clytra laeviuscula.

Cneoglossidés (Cneoglossidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Byrrhoïdes.

Coalescence n. f. (Du lat. coalescere, croître avec). [Coalescence]. Union ou rapprochement de deux éléments voisins, dits coalescents.

Coalescent, -e adj. [Coalescent]. Qui résulte de l’union ou du rapprochement de deux éléments voisins. Ex. Les yeux des Aeschnidés (Odonates Anisoptères) sont coalescents.

Coaptation n. f. (Du lat. coaptere, ajuster). [Coaptation]. Ajustement morphologique réciproque de deux organes indépendants. Ce peut être le cas pour les élytres de certains Coléoptères qui s’unissent par coaptation, au niveau des sutures par un dispositif à tenon et mortaise assurant ainsi leur rigidité au repos. Les pièces buccales de certains insectes piqueurs peuvent aussi se coapter. La coaptation peut également avoir lieu entre deux individus de sexe opposé. Le couplage des ailes (ou claustrum) des Lépidoptères est une coaptation également. Voir Claustrum.

Coarctée (nymphe) (pupa coarctata) adj. (Du lat. coartatio, action de serrer, de réunir), [Coarctate]. Un des trois types de nymphes. Ici l’enveloppe extérieure de la nymphe est constituée par la dernière peau larvaire (ou puparium) qui se durcie afin de lui apporter une protection. Cette enveloppe forme un tonnelet sclérifié caractéristique chez les Diptères supérieurs, les Cyclorrhaphes. Voir Pupa coarctata. Voir aussi Nymphe.

Coccidés (Coccidae) n. m. pl. [Soft scales, Tortoise scales, Wax scales]. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes, dont les cochenilles font partie. Il en existe près de 8.000 espèces dans le monde. On les observe le plus souvent quand ils sont fixés aux végétaux. La présence de fumagine sur les feuilles permet de les repérer. Leur coloration est très variable. Leurs antennes composées de 1 à 13 articles portent de nombreux organes sensoriels. Les femelles sont comme chez toutes les cochenilles aptères et demeurent larviformes et de ce fait sédentaires. Certaines sont même apodes, leur conférant ainsi le même aspect que les larves (on parle alors de néoténie), sauf chez les espèces hypogées (qui se développent sous terre). Leurs pièces buccales de type piqueur-suceur sont situées ventralement au milieu de la première paire de pattes (sternorhynques). Les mâles adultes se présentent eux, sous l’aspect de petits insectes diptères (une seule paire d’ailes à nervation réduite sur le mésothorax), sans yeux composés, avec un cou marqué, à antennes longues. Ils peuvent cependant être aptères. Quand ils sont ptères, le métathorax porte une paire de balanciers appelés hamulohaltères. Ils sont d’une taille beaucoup plus petite que les femelles. Ils n’ont pas de pièces buccales (atrophiées). Ne pouvant s’alimenter, ils ne vivent que 1 à 2 jours, juste le temps de s’accoupler. Les tarses sont composés d’un seul article (2 chez le Genre Matsucoccus sp.). Les stigmates abdominaux sont absents. Leur anus est recouvert dorsalement de deux plaques triangulaires. Les Coccidés sont des insectes immobiles ou peu mobiles. Leur corps peut être recouvert d’une secrétion cireuse formant un bouclier contre les prédateurs. Ces sécrétions peuvent prendre la forme d’étoiles, de graines ou encore de lichen ou avoir un aspect filamenteux ou farineux. Ce sont des phytophages exclusifs, suceurs de sève (opophages). Leur reproduction est bisexuée. Toutefois la parthénogenèse (thélytoque, facultative ou arrhénotoque) est observée chez de nombreuses espèces. Ces modes de reproduction peuvent parfois même coexister (Ex. Lecanium du cornouiller, Parthnolecanium corni). Quelques espèces sont aussi hermaphrodites (Ex. La « Cochenille australienne », Icerya purchasi). Les coccidés peuvent être univoltins ou multivoltins. Ils sont paramétaboles. Ils sont cosmopolites. Ex. Parthenolecanium corni. Voir aussi Cochenille et Paramétabole.

Coccidiphage n. m. et adj. [Coccidivorous]. Qui se nourrit de cochenilles.

Coccinelle (Coccinella) n. f. (Du lat. coccinus, de couleur écarlate). [Ladybird]. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Coccinellidés. Les coccinelles sont appelées communément « Bêtes à bon Dieu » car ce sont de bons auxiliaires des cultures. Effectivement leurs larves dévorent notamment les pucerons. Elles sont utilisées dans le contrôle biologique des Insectes et Acariens nuisibles. Quand on les inquiète, elles exsudent une matière à l’odeur âcre qui repousse certains prédateurs. Ex. La coccinelle à 2 points, Adalia bipunctata. La coccinelle à 7 points, Coccinella septempunctata. La coccinelle à 13 points, Hippodamia tredecimpunctata. La coccinelle à 14 points, Coccinula quatuordecimpustulata. La coccinelle à 22 points, Thea vigintiduopunctata. La coccinelle asiatique, Harmonia axyridis. La coccinelle ocellée, Anatis ocellata. La coccinelle zébrée, Neomysia oblongoguttata.

Coccinelle-Tortue à deux taches n. f. [Kidney-spot ladybird beetle]. Nom vernaculaire de Chilocorus renipustulatus, Coléoptère de la Famille des Coccinellidés.

Coccinellidés (Coccinellidae) n. f. pl. [Ladybird beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes dont la coccinelle en est le type. On en connait près de 5.000 espèces. Ils mesurent entre 1 et 10 mm. Ce sont des Coléoptères de forme circulaire, bombés, avec un corps luisant et des teintes vives. Ils sont fréquemment bicolores (ex. livrée aposématique rouge et noir). La tête est en partie cachée par le pronotum. Les antennes courtes de 7 à 11 articles n’atteignent pas le pronotum et portent une petite massue à l'extrémité. Le dernier article du palpe maxillaire est sécuriforme (en forme de fer de hache). Les pattes sont terminées par des tarses de quatre articles (formule tarsale 4.4.4) mais seuls trois sont visibles (tarses cryptotétramères). Les pattes peuvent se replier dans des sillons abdominaux. Leur articulation peut exsuder un liquide répulsif les rendant toxiques ou au moins de mauvais goût pour les prédateurs. La femelle colle ses œufs aux plantes. Leurs larves de type campodéiformes sont allongées, souvent verruqueuses ou épineuses, mesurant 8 à 10 mm. Elles ne portent pas d’urogomphes. Les nymphes ressemblent à des fientes d’oiseau. Les Coccinelles sont voraces et dévorent quantité de pucerons et sont de ce fait d’utiles auxiliaires des cultures. Certaines sont cependant herbivores. Il existe d’ailleurs deux Sous-familles, celle des Coccinellinae dont les individus sont tous prédateurs et celle des Epilachininae dont les individus sont tous phytophages. Ils sont cosmopolites. Ex. Chilocorus bipustulatus L.

Coccoïdes (Coccoidea) n. m. pl. [Scale insects, Mealybugs]. Super-famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques comprenant environ 7.000 espèces, regroupant les Familles des Aclerdidae, Conchaspididae, Dactylopiidae, Diaspididae, Lecanidae et des Margarodidae. Ils sont appelés usuellement cochenilles. Les femelles sont toujours aptères. Les mâles ne possèdent généralement qu’une seule paire d’ailes. Les pattes, lorqu’elles sont présentes, ne présentent qu’un seul article avec une seule griffe. Il arrive que leur corps soit recouvert par une sécrétion cireuse qui constitue un bouclier. Les cochenilles ont une reproduction qui peut être sexuée ou parthénogénétique (thélytoque et arrhénotoque). Voir aussi Cochenille et Parthénogenèse.

Cochenillage n. m. Bain de cochenille pour teindre en écarlate.

Cochenille n. f. (De l’espagnol cochinilla). [Cochineal(s)]. Nom usuel d’un Insecte Hémiptère Sternorhynque de la Famille des Coccidés. Apparues il y a 140 Millions d’années vers le milieu du Mésozoïque, les cochenilles sont les plus évoluées des Hémiptéroïdes, phytophages exclusifs, suceurs de sève (opophages). Les cochenilles sont caractérisées par un extrême dimorphisme sexuel. Les femelles sont comme chez généralement toutes les cochenilles aptères et demeurent larviformes. Elles ont un développement amétabole (ayant en général deux mues). Les mâles se présentent eux, sous l’aspect de petits insectes diptères, sans yeux composés, sans cou marqué, à antennes longues et à l’extrémité de l’abdomen s’ornant souvent d’un prolongement cireux. Les cochenilles sont de grandes productrices de sécrétions tégumentaires, de bouclier, ayant pour rôle de les protéger contre les prédateurs. Ces sécrétions sont faites surtout de cires ou de laque leur conférant une forme d’étoile, de graine, ou de lichen. Elles peuvent aussi avoir un aspect filamenteux ou farineux. Leur développement, dit paramétabolien, se rapproche plus du type holométabolien. La plus connue, la cochenille du nopal (Dactylopius cacti) fournit une teinture rouge magnifique, le carmin. Mis à part cette dernière, elles sont en général considérées comme nuisibles, notamment aux cultures pour les mêmes causes que les pucerons : épuisement de la sève de la plante hôte, toxicité de la salive, inoculation de virus. Elles sont souvent associées aux fourmis (symbiose) et la lutte contre les cochenilles doit être le plus souvent une lutte anti-fourmis. Les cochenilles étaient appelées autrefois « Poux des plantes ». Syn. Coccidés. Voir aussi Coccidés.

Cochenille à carapace ou cochenille bouclier, Voir Diaspis.

Cochenille farineuse, [Grasshouse mailybug]. Nom usuel d’un Insecte Hémiptère de la Famille des Pseudococcidés, Pseudococcus affinis. Voir Pseudococcus.

Cochenille farineuse des citrus, Nom usuel de Planococcus citri (Hémiptère Pseudococcidé).

Cocheniller v. a. Récolter la cochenille. Teindre avec de la cochenille.

Cochenilline n. f. Principe colorant de la cochenille. On dit aussi carmine et coccine.

Cochonnet n. m. Chenille du sphinx Chaerocampa qui vit selon l’espèce sur le gaillet ou sur la vigne.

Cochylis n. f. (Du gr. konkhulion, coquille). Nom usuel d’un Insecte Lépidoptère de la Famille des Tortricidés, très répandus en France, dit plus communément Cochylis de la vigne (Eupoecilia (Clysia Clysiella) ambiguella appelé aussi Conchylis ambiguella cochylis). Il existe une variante de cochylis qui est Conchylis. Ex. Conchylis omphucelia également appelé Teigne de la vigne. Voir aussi Teigne de la vigne.

Cocon n. m. (Du gr. kokkos, graine). [Cocoon(s)]. Etui protecteur construit par la larve mature de nombreux insectes juste avant la nymphose. Il est entièrement ou en partie constitué à base de soie. La fabrication de cocon est relativement commune chez les Lépidoptères nocturnes. A l’intérieur du cocon se trouve la chrysalide. Le cocon du ver à soie est formé de plusieurs couches appelées vestes. Tous les Névroptères tissent un cocon de soie. Par contre il est rare chez les Coléoptères. On en rencontre toutefois chez les Chrysomélidés du genre Ophraella. Les Siphonaptères construisent également des cocons lors de leur troisième stade larvaire. Chez les Hyménoptères, on constate que si les Symphytes tissent assez communément des cocons au moyen de leurs glandes labiales, cette construction est beaucoup plus rare chez les Parasites. Lorsqu’elle existe chez ces derniers, ce sont les tubes de Malpighi qui secrètent la soie tissée. Ainsi, les Hyménoptères Apocrites Parasites chalcidiens fabriquent des cocons. La fabrication de cocon existe aussi chez quelques Hyménoptères Apocrites Aculéates, tels que les Bethylidés. Cette fabrication se fait alors au moyen de leurs glandes labiales. Voir aussi Nymphe et Chrysalide encoconnée.

Coconnage n. m. Exécution du cocon par le ver à soie.

Coconner v. intr. Faire son cocon, en parlant d’une larve.

Coconnière n. f. Lieu de stockage des cocons de ver à soie.

Code International de Nomenclature Zoologique (CINZ), Code rédigé par la Commission Internationale de Nomenclature Zoologique, dont la dernière version (4ème édition) a été publiée en 2000. La première version est parue en 1958, mais on connait des tentatives précédentes jusqu'à un siècle auparavant. Ce code définit et édicte les règles d'élaboration et de priorité qui doivent être appliquées à propos des noms scientifiques attribués aux organismes animaux. Une des règles de ce code est la règle de priorité qui indique que le nom valable est le premier à avoir été attribué en fonction de la date de publication de la description de l’espèce. Exception faite de la synonymie, qui consiste à ce que le nom ait déjà été utilisé pour une espèce voisine. C’est alors le deuxième nom qui devient valide. S’il y a synonymie et absence de deuxième nom, c’est la personne qui s’est rendu compte de la synonymie qui peut attribuer un nouveau nom valide. Mais il existe de nombreuses autres règles que celle de la priorité. Voir aussi Binominale, Nomenclature, Systématique et Taxinomie.

Coecum n. m. (Du gr. koilôma, creux). [Coecum]. Poche ou tube aveugle. Ce terme est utilisé à propos des appendices s’ouvrant dans le canal alimentaire à la jonction de l’intestin antérieur et moyen. Voir aussi Caecum.

Coelambus Thomson, 1860 n. m. Ancien genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Dytiscidés. Ce petit dytique est commun dans les mares de France. On parle désormais du genre Hygrotus. Syn. senior valide Hygrotus.

Coelomate n. m. ou adj. (Du gr. koilos, cavité, creux et du lat. –atus, caractérisé par). [Coelomate]. Il s’agit plus d’un terme descriptif qu’un terme de classification phylogénétique. Il désigne les Animaux pourvus d’un cœlome, c’est-à-dire d’une cavité corporelle d’origine embryonnaire. Tous les animaux pluricellulaires, à l’exception des Spongiaires, des Cnidaires et des Cténaires, sont des Coelomates, aussi bien les Vertébrés que les Annélides ou les Insectes. Les Arthropodes sont des Eucaryotes, Opisthocontes, Métazoaires, Eumétazoaires, Bilatériens, Coelomates, Protostomiens, Ecdysozoaires, Panarthropodes (selon NCBI).

Cœlome n. m. (Du lat. koilôma, partie creuse). [Coelom]. Cavité générale du corps de l’embryon, bordée par le mésoderme qui en forme la membrane, et dans lequel baignent les organes internes. Le cœlome a été creusé dans le mésoderme qui s’est lui même formé après la gastrulation de l’embryon. Le cœlome va alors se scinder en plusieurs petites cavités. Les métamères correspondront alors à la répétition tout le long du corps (de la tête à l’anus) de la même organisation cellulaire autour d’une paire de cavités cœlomiques. Voir aussi Mésomère et Métamère.

Cœlomoducte n. m. (Du lat. koilôma, partie creuse et ductus, conduit, de ducere, conduire). [Coelomoduct]. Tube reliant le cœlome et plus particulièrement les néphridies (organes excréteurs) à la surface externe du corps chez certains invertébrés (notamment les Annélides et les Mollusques). On trouve ce tube urinaire dans les reins céphaliques des Thysanoures. Chez les Onychophores et les Mollusques, en plus de cette fonction d’excrétion, le coelomoducte peut jouer un rôle dans la fonction reproductive.

Coelopidés (Coelopidae) n. m. pl. [Seaweed flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Sciomyzoïdes dont le genre Coelopa en est le type. Le coelope est un moucheron vivant sous les laisses de mer. Il est halophile (fréquente les milieux salés). Ex. Coelopa pilipes ou mouche du varech.

Coenagriidés (Coenagriidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Odonates Zygoptères. On les distingue des Caloptérygidés par le fait qu’une suture incomplète sépare l’épimère I de l’épisterne III. Leur ptérostigma (épaississement du bord costal de l’aile) est aussi long que large. On les distingue des Platycnémididés par le fait que leurs cellules discales sont trapézoïdales. Chez les Platycnémididés, elles sont à peu près rectangulaires.

Coenagrionidés (Coenagrionidae) Kirby, 1890 n. m. pl. (Du gr. koino-, coeno-, commun et agrios, sauvage). [Narrow-winged damselflies]. Famille d’Insectes Odonates Zygoptères. On en connait près de 100 représentants. Il s’agit de demoiselles grêles dont beaucoup sont bleues claires avec des dessins foncés. Les mâles sont cependant de manière générale plus vivement colorés que les femelles. Ces dernières sont plutôt grisâtres ou verdâtres. Leurs ailes pédonculées, repliées au dessus de l’abdomen au repos, sont hyalines avec des nervures denses. On ne distingue toutefois que deux nervures anténodales. La base de la troisième nervure médiane (M3) est plus proche du nodus que de l’arculus (ce qui permet de les distinguer des Lestidés chez qui cette base est plus proche de l’arculus). Leur ptérostigma est court et quadrilatéral. On les distingue des Platycnémididés par le fait que leurs cellules discales sont à peu près trapézoïdales. Chez les Platycnémididés, elles sont rectangulaires. Ce sont de mauvais voiliers. Les tibias de leurs pattes ne sont jamais dilatés. Les femelles utilisent une sorte de tarière pour découper une fente dans la tige d’une plante aquatique et y pondre un paquet d’œufs. Leurs larves aquatiques ont un masque court et présentent trois branchies filamenteuses. Elles peuvent égalemenr respirer à travers leur cuticule. Cette famille est cosmopolite. Ex. L’agrion jouvencelle, Coenagrion puella.

Coenagrionoïdes (Coenagrionoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Odonates Zygoptères regroupant les Familles des Coenagrionidés, Isostictidés, Platycnémididés, Platystictidés, Protoneuridés et des Pseudostigmatidés.

Coenaletidés (Coenaletidae) Bellinger 1985 n. m. pl. Famille de Collemboles Entomobryomorphes Actalétoïdes comprenant 2 genres : Actaletes et Spinactaletes. Leur tête est hypognathe. Leurs segments abdominaux III et IV sont soudés. On les trouve dans les Caraïbes et en Indonésie.

Coenaletoïdes (Coenaletoidea) n. m. pl. Super-famille de Collemboles Poduromorphes ne comptant que la famille des Coenaletidés.

Coenogénétique adj. (Du gr. koino-, coeno-, commun et genêtikos, propre à la génération). Relatif à un caractère génétique nouveau acquis lors du développement larvaire alors qu’il était inconnu chez l’adulte.

Coenonympha n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères de la Famille des Satyridés (ou Nymphalidés Satyrinés) dont la chenille vit sur les graminacées. Ex. Coenonympha inornata ou « satyre fauve ».

Cœur n. f. (Du lat. cor, cordis, organe de la circulation sanguine). [Heart(s)]. On peut appeler cœur tout segment contractile et moteur permettant de faire circuler le sang ou l’hémolymphe d’un animal. Chez les Invertébrés, il résulte de la spécialisation d’un vaisseau. Chez les Insectes, il s’agit de la partie postérieure du vaisseau dorsal unique et tubulaire ouvert à ses deux extrémités et dont les parois se contractent régulièrement au rythme de soixante battements par minute quand l'animal est au repos. On a pu mesurer des battements de 100 à 140 par minute chez des Lépidoptères Sphingidés en période d’activité. Ce nombre de battement est passé à 40 à 50 pendant le repos. C’est la partie du tube située à l’arrière du corps de l’insecte, dans l’abdomen, qui est appelé « cœur ». Il sert à ramener le sang, l’hémolymphe, vers la partie antérieure du corps (sauf chez les Diploures et quelques Ephéméroptères, où le « sang » est à la fois propulsé vers l’avant et vers l’arrière). Le cœur est divisé en chambres de 7 à 11 ventricules (ou ventriculites) ayant chacune deux ouvertures ou ostioles permettant à chaque chambre de communiquer entre elles. Au sein de ses communications un système de valvules empêche le sang de refluer. Les parois du cœur se contractent régulièrement grâce à la présence de muscles aliformes (en forme de losange, comme une aile). Ces muscles sont arrangés de façon segmentaire et bordent chaque côté de la cavité péricardique. Leur contraction change la forme de la cavité péricardique et le mouvement du flux sanguin se fait conjointement à l'ouverture et à la fermeture des ostioles. La contraction débute à l’extrémité postérieure du vaisseau dorsal en aspirant le sang présent dans la cavité générale ou hémocèle. L’hémolymphe remplit alors le vaisseau dorsal et se propage vers l’avant du segment contractile qu’est le cœur (péristaltisme). Voir aussi Appareil circulatoire, Aorte, Circulation lacunaire, Circulation sanguine, Corps cardiaques et Vaisseau dorsal.

Cœur accessoire, Voir Ampoule 2.

Cœur copulatoire, Nom donné à la figure formé par les Odonates lors de leur accouplement. Elle consiste à ce que le mâle saisisse la femelle, grâce à ses appendices anaux derrière la tête, chez les Anisoptères et sur la partie supérieure du prothorax, chez les Zygoptères. La forme des zones d’accrochage chez les Zygoptères qui coïncident parfaitement, sont étudiées par les odonatologues pour identifier les espèces. Chaque espèce ayant son propre système d’accrochage, toute tentative d’accouplement avec une espèce différente est vouée à l’échec. La femelle recourbe son abdomen pour amener ses organes copulateurs (situés sous les segments 8 et 9) en contact avec ceux de son partenaire (situés eux, sous le deuxième segment). Le cœur copulatoire est alors formé. Avant l’accouplement, le mâle transfert ses spermatozoïdes dans un organe secondaire situé dans le deuxième segment abdominal. Si les pièces copulatrices des mâles sont situées sous le deuxième segment abdominal, ses organes génitaux sont situés eux sous le neuvième. Cet accouplement peut durer longtemps notamment quand le mâle procède avant de transférer son sperme au nettoyage de la cavité spermatique de la femelle, cela dans le but d’éliminer l’éventuel présence de sperme d’un concurrent et d’accroitre ses chances de paternité. Il s’agit cependant d’une fécondation indirecte car les spermatozoïdes ne vont pas féconder immédiatement la femelle mais sont stockés par celle-ci. Cet accouplement peut se faire en vol. Ce sera notamment le cas chez les Libellulidés. Cependant la plupart des espèces forment ce cœur copulatoire en étant posées sur un support. Voir aussi Odonates.

Coévolution n. f. [Coevolution]. Evolution interdépendante de deux ou plusieurs espèces ayant une relation écologique. Ce peut être le cas par exemple entre une espèce végétal et un insecte où l’un ne saurait exister sans l’autre. Voir aussi Radiation.

Coït n. m. (Du lat. coitus, aller ensemble, réunion). [Coition]. Acte de la copulation proprement dite, de l’accouplement. Voir aussi Reproduction.

Colaspidème (Colaspidema) n. f. (Du gr. kolos, tronqué et aspis, bouclier). Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Chrysomélidés. Ex. Colaspidema barbarum. Cette petite chrysomèle méditerranéenne est la principale ravageuse de la luzerne. Elle s’attaque également au trèfle, au persil, au haricot et à la pomme de terre. Elle est également appelée communément « Négril » ou « Babotte ».

Coléophore adj. (Du gr. koleos, étui, fourreau et phorêin, porter). Voir Larve Coléophore.

Coléophore (Coleophora) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Coléophoridés. La chenille de cette petite teigne vit dans un fourreau à l’intérieur des feuilles des arbres fruitiers ou des pins à partir desquels elle se développe.

Coléophoridés (Coleophoridae) n. f. pl. [Casebearer moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Géléchioïdes dont le coléophore en est le type. Ce sont de petits papillons. Leur tête porte des écailles lisses. Leurs palpes maxillaires sont réduits et repliés par-dessus la trompe. Les palpes labiaux sont bien développés. Ils n’ont ni ocelles, ni chaetosomes. Les antennes sont plus courtes que les ailes antérieures. L’envergure de leurs ailes est comprise entre 6 et 20 mm. Leurs ailes antérieures étroites et frangées ne présentent pas de ptérostigma (épaississement du bord costal). La nervure du secteur de la radiale 4 (Rs4) n’est jamais libre. Leurs ailes postérieures également frangées sont aussi étroites. Les tibias antérieurs portent une épiphyse. La formule de leurs épines tibiales est 0-2-4. Les Tergites 1 à 7 sont pourvus chacun d’une double rangées épineuses. Leurs chenilles sont mineuses de feuilles le plus souvent de graminées et construisent des fourreaux qu’elles déplacent ce qui est à l’origine de leur nom. Ils sont cosmopolites mais on les trouve en plus grand nombre dans l’hémisphère Nord.

Coléoptera n. m. Voir Entomoplastique.

Coléoptères (Coleoptera) Liné, 1758 n. m. pl. (Du gr. koleos, étui, fourreau et pteron, aile). [Beetles]. Ordre d’Insectes Ptérygotes à métamorphose complète (holométaboles). Ils ont pour principale caractéristique d’être pourvus d'ailes postérieures membraneuses pliantes protégées au repos par une paire d'élytres cornés (Ils ont été appelés élytroptères par certains auteurs Latins). Leur corps est bien sclérifié. Leurs couleurs sont ternes ou au contraire vives et métallisées. Ils peuvent mesurer de quelques dixièmes de millimètres à près de 18 cm (Dynastes et Titans). Leur tête est parfois prolongée d’un long rostre. Elle peut être prognathe ou orthognathe. Leurs pièces buccales sont du type broyeur. Quelques Coléoptères sont munis de mandibules très développées, quelque fois garnies d’une ou plusieurs dents. Les palpes maxillaires ont quatre articles. Les palpes labiaux en ont trois. Leurs yeux composés sont bien développés et on ne trouve en général pas d’ocelles. Les antennes, fondamentalement de 11 articles, présentent une très grande diversité de formes (pectinées, lamellées, filiformes, noueuses, claviformes, serricornes, etc.). Ce polymorphisme justifiait les anciens noms de Lamellicornes, Longicornes, Clavicornes, Serricornes, etc. La tête porte également chez certaines espèces de longues cornes. Ces excroissances peuvent aussi être situées sur le pronotum, voir les deux à la fois (ex. Oryctes). Bien que revêtant une multitude de formes, on distingue chez eux un scutum qui ne recouvre que le prothorax. Le reste du thorax (méso- et métathorax) est recouvert par les élytres. Cependant, ventralement les trois segments thoraciques se reconnaissent facilement par les points d’attache des trois paires de pattes. Certains groupes de Coléoptères sont aptères, d’autres sont brachélytres. Les élytres peuvent être lisses, carénées, semées de creux ou au contraire présentent de petites protubérances ou des tubercules. Leurs pattes peuvent être adaptées à la marche, au fouissage ou à la nage. Le dimorphisme sexuel est fréquent. Certains peuvent striduler. Ils peuvent être carnivores, herbivores ou omnivores. Les larves sont généralement campodéiformes, mais on en trouve de toutes autres formes. Certaines larves sont parasites (ex. Dermestidés parasites d’oothèques de mantes, Staphylinidés parasites de Diptères, Lebiidés (ou Carabidés) parasites de Cétoniidés, Méloïdés parasites d’Orthoptères ou d’Hyménoptères). Cela conduit à des cas d’hypermétamorphoses larvaires. On a recensé 170 à 211 Familles selon les classifications, regroupant plus de 2.000 genres et 370.000 à 400.000 espèces, en faisant l’ordre le plus vaste au monde, ce qui représente environ un tiers de l’entomofaune totale actuelle. On estime qu’il existerait entre 0,9 et 2,1 millions d’espèces de Coléoptères sur les 5,5 millions d’espèces d’insectes totales estimées. Ils ont colonisé presque tous les habitats possibles. Cet ordre regroupe 4 Sous-ordres : Adéphages, Archostemates, Myxophages et Polyphages. Syn. Elytroptères. Ex. Bousiers, Buprestes, Cétoines, Charançons, Chrysomèles, Cicindèles, Coccinelles, Dytiques, Hannetons, Longicornes, Lucanes, Scarabées, Scolytes, Staphylins, Taupins, etc.

Coléoptérides (Coleopterida) n. m. pl. Lignée d’Hexapodes (appelés traditionnellement Insectes) représentée par l’Ordre des Coléoptères et des Strepsiptères. Ils sont caractérisés par le fait que les premières valves de l’ovipositeur des femelles soient modifiées ou soudées et que les cerques ne soient pas articulés, ou soient absents. De plus, le vol est assuré par les ailes postérieures, ce qui les distingue des Neuroptérides (Super-ordre réunissant les Mégaloptères, les Névroptères et les Raphidioptères). Ce taxon n’est pas reconnu par SITI, NCBI ou Fauna Europaea.

Coléorrhynches (Coleorrhyncha) n. m. pl. (Du gr. koleos, étui, fourreau et rhynkhos, groin, bec). Sous-ordre d’Insectes Hémiptères ne comptant qu’une seule Famille, celle des Péloridiidés regroupant environ 25 espèces. Ils possèdent des caractères primitifs. Leurs yeux sont proéminents. Leur pronotum (sclérite dorsal du prothorax) porte des expansions latérales. Leur unique paire d’ailes présentes de nombreuses cellules fermées. Syn. sénior Peloridiomorpha (selon NCBI).

Colias n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères de la Famille des Piéridés. La chenille de ce joli papillon couleur jaune-souffre, vit sur les légumineuses. Syn. Phoebis.

Coliade n. f. Nom usuel d’un Lépidoptère de la famille des Piéridés, Phoebis philea.

Collection n. f. [Collection]. Ensemble de spécimens réunis et entretenus à des fins d’étude ou d’exposition. Les insectes sont conservés dans des boîtes spéciales vitrées ou non. Il existe différents formats, toutefois standardisés (29X36 cm ou 26X19 ou 50X39 sur 5 à 8 cm de hauteur). Le fond est tapissé d’une plaque d’émalène (mousse plastique compacte) ou de liège de 1 cm d’épaisseur. On peut y coller un papier ligné pour un alignement plus précis des spécimens. Le couvercle, fixé à la boîte, doit fermer hermétiquement cette dernière. Il n’existe pas réellement de règles en matière de rangement. On peut privilégier l’esthétisme ou procéder par Famille, Genre ou Espèce ou encore établir une collection dite « biologique » en réunissant des insectes ayant un habitat particulier ou une habitude nutritionnelle commune (Ex. les coprophages) ou ayant un caractère commun (ex. Insectes tératologiques). Le classement dans les boites se fait généralement des individus les moins évolués dans la classification vers les plus évolués. Ces boites devront être conservées si possible à l’abri de l’humidité et de la lumière. Il est conseillé d’y placer des fioles de Sauvignet remplies de créosote de hêtre. Voir aussi Entretien des collections.

Collemboles (Collembola) n. m. pl. (Du gr. colle, colle et embolon, saut). [Snow flies, Springtails]. Anciennement considérés comme des Insectes, Classe des Aptérygotes, Sous-classe Podurata, les Collemboles sont un Ordre d’Euarthropodes Hexapodes. D’autres les considèrent comme un Ordre d’Hexapodes de la Classe des Entognathes. La systématique moderne les considère comme une Classe après la Super-classe des Hexapodes. Déjà présents au Dévonien il y a 400 Ma, ce sont les plus anciens Hexapodes connus. Ce sont donc des hexapodes primitifs au développement épimétabole (amétabole). Ils grandissent donc par simples mues. Ils regroupent 18 Familles et 6.500 espèces ne mesurant pas plus de 5 mm (très occasionnellement jusqu’à 9 mm). Comme les Protoures et les Diploures, leurs pièces buccales de type perceur-suceur ou suceur ou broyeur ne sont pas visibles extérieurement car cachées dans une cavité orale formée par des replis latéraux de leur tête (entognathes). Ils n’ont pas d’yeux composés (mais jusqu’à 8 ocelles). Beaucoup d’espèces sont toutefois anophtalmes. Ils ont des antennes généralement composées de 4 articles (parfois 6). Chacun de ces articles possèdent une musculature qui leur est propre. On trouve généralement un organe postantennaire bilatéral qui s’apparente à celui que l’on peut trouver chez les Myriapodes (l’organe de Tömosvary au rôle sensoriel inconnu). Leur corps est en général dépigmenté. Chaque patte porte une subcoxa et une griffe terminale. Ils sont aptères. Ils ne présentent pas de trachées. Ils ont la particularité de respirer à travers leur peau, ce qui explique qu’ils puissent survivre sous l’eau en cas d’inondation. Ils n’ont pas non plus de tubes de Malpighi ce qui est un des éléments qui permet de dire que les Collemboles se rapprochent des Arthropodes primitifs. L’abdomen présente 6 segments. Les Collemboles se séparent aussi des Insectes Ptérygotes par la présence sur ces segments abdominaux, d’appendices spécialisés. Sous le premier segment abdominal, on trouve un organe propre aux collemboles. C’est le tube ventral qui est un organe ventral dit collophore, en forme de petit tube. Ils sont également munis d’un puissant appareil sauteur (organe saltatoire) : la furca qui est repliée sous le quatrième segment de l’abdomen où elle est verrouillée par le tenaculum (ou rétinacle), organe fourchu porté par le troisième segment abdominal. Des muscles la libèrent, projetant le collembole loin de la portée des prédateurs. La furca est constituée de trois parties, le manubrium contenant le muscle fléchisseur du saut, suivi de la dens, puis du mucron. Les orifices génitaux des mâles et des femelles se situent sur le cinquième segment abdominal. L’anus est porté par le sixième segment. Ils n’ont pas de cerques. Ils peuvent résister à de grandes sécheresses par des phénomènes d’anhydrobiose (vie ralentie), mais également résister au froid (jusqu’à -27°) et on les trouve sur les glaciers alpins (Ex. Tetracanthella wahlgreni). On les appelle d’ailleurs communément « puces des neiges » (pour Hypogastrura nivicola) ou « puces des glaciers » (pour celles du Genre Isotoma, telle que Isotoma hiemalis). On les trouve aussi en milieu maritime car ils peuvent résister à une forte salinité (Ex. Anurida maritima). La plupart sont mycétophages, polliniphages ou saprophages. Les Collemboles ont une action bénéfique dans la décomposition de la litière et le sol, où l’on peut parfois en trouver des centaines de milliers dans un seul mètre carré. On estime qu’il peut en exister de 50.000 à 400.000 individus au m2, ce qui en fait les hexapodes les plus prolifiques. Ils sont de ce fait très importants dans l’équilibre de la nature car ils participent à la désintégration de la matière organique et contribuent à la formation de l’humus. Chez tous les Collemboles, les mâles déposent des spermatophores sur le sol, récoltés par les femelles dans leurs ouvertures génitales. Ils sont divisés en trois Sous-ordres, ceux des Arthropléones, des Néelipléones et des Symphypléones ou pour d’autres auteurs en quatre Sous-ordres : Entomobryomorphes, Néelipléones, Poduromorphes et Symphypléones (Selon SITI, NCBI et Fauna Europaea). D’autres auteurs y ajoutent même un cinquième Sous-ordre, celui des Métaxypléones. Ex. Le podure qui en est le type.

Collète (Colletes) n. f. Genre d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Apoïdes, type de la Famille des Collètidés. La collète est une abeille solitaire qui enduit les parois de son terrier sablonneux d’une substance laqueuse. Ex. Colletes cunicularius. La collète commune, Colletes daviesanus.

Collétériques (glandes), Voir Glande Collétérique.

Collétérium n. m. Syn. de glandes collétériques. Voir Glande collétérique.

Collètidés (Colletidae) n. m. pl. [Colletid bees, Plasterer bees, Yellow-faced bees]. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Apoïdes. Elles sont usuellement appelées « abeilles plâtrières » ou « abeilles masquées » ou encore « abeilles à face jaune ». Ces abeilles solitaires sont en général sveltes, foncées ou noires. Leur langue (glosse) est courte (abeilles inférieures), tronquée ou bilobée à l’apex. Les deux premiers articles de leurs palpes labiaux sont cylindriques et semblables aux suivants. Leur labre est transverse (soit plus large que long). Une seule suture antennaire relie la suture fronto-clypéale à l’insertion antennaire. Leur corps pubescent présente même une véritable toison. On trouve trois cellules submarginales sur l’aile antérieure dans la Sous-famille des Colletinae et deux dans celle des Hylaeinae. Si la nervure basale de leurs ailes antérieures est droite ou presque droite, la deuxième nervure récurrente (Rc2) est sinueuse. Le lobe « jugal » de leurs ailes postérieures est plus long que la cellule submédiane. Les tibias et les tarses de leurs pattes postérieures qui servent à transporter le pollen, sont comprimés latéralement. Leur gaster est sessile (sans pétiole). Leurs larves sont melliphages et les adultes constructeurs de nids souterrains. Ils peuvent aussi nidifier dans des tiges sèches ou dans les terriers d’insectes xylophages (Ex. Genre Colletes, Hylaeus). Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout dans l’hémisphère austral.

Collier n. m. [Collar]. 1. Prothorax rappelant la forme d’un collier du fait de sa finesse. Syn. Microthorax, Cou, Cervix. // 2. Chez les Diptères, cou c’est-à-dire toute structure équivalente à une structure attachée au prothorax, ou le prothorax lui-même ou une autre pièce prothoracique (Ex. Antéfurca). // 3. Chez les Coléoptères, partie antérieure étroite du pronotum généralement marquée par un sulcus (sillon). // 4. Chez certains Lépidoptères, synonyme de patagium. Voir Patagium 1. 

Collier peri-oesophagien, Il entoure le tube digestif antérieur ou œsophage. Il permet de relier le cerveau à la chaine nerveuse ventrale et plus exactement les ganglions cérébroïdes à la masse ganglionnaire sous-oesophagienne à partir de laquelle est reliée la chaine nerveuse ventrale. Voir aussi Système nerveux.

Collophore n. m. (Du gr. colla, colle et phoros, qui porte). [Collophore]. Chez les Collemboles, organe qui leur est propre, appelé aussi Tube ventral. Syn. Tube ventral. Voir Tube ventral.

Collophoridés (Collophoridae) n. m. pl. Famille de Collemboles Symphypléones Katiannoïdes. Leur tête porte 4 ocelles par côté. Les femelles portent des appendices subanaux sur leur 6ème segment abdominal.

Collum n. m. (Du lat. collum, cou). [Collum]. Pièce de l'arrière de la tête, correspondant au col. Voir aussi Collier.

Colobathristidés (Colobathristidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Lygaéoïdes.

Coloburiscidés (Coloburiscidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Ephémèroptères Schistonates Heptagénioïdes.

Colon n. m. (Du Gr. kolon, colon). [Colon]. Il présente quelque fois des diverticules permettant d’héberger des organismes symbiotiques. Ils se localisent dans la poche rectale des Termites et aident ces insectes xylophages à digérer la cellulose (Termites inférieurs). Syn. Gros intestin. Voir aussi Intestin postérieur, Symbiote et Termites inférieurs.

Colonial, -e, -aux adj. (Du lat. colonia, colonie). [Colonial]. Les insectes coloniaux sont ceux qui élèvent leur larve sur un site d’élevage commun, un nid ou une galerie. Il s’agit d’un niveau de socialité tout de suite inférieur à celui de la communalité chez lequel on rencontre des insectes où les femelles coopèrent pour apporter des soins aux jeunes mais sans que l’on assiste encore à une spécialisation des tâches comme chez les insectes eusociaux. Les coloniaux se contentent donc d’élever ensembles leurs larves. Il y a des soins parentaux mais non coopératifs. Mais l’existence d’un « nid » ou d’une galerie est déjà un facteur de socialisation important (ce que l’on ne constate pas chez les insectes subsociaux). Ex. Chez les Coléoptères Curculionidés (ou Scolytidés) tel que Scolytus scolytus. Chez les Coléoptères Scarabéidés du genre Copris (Bousiers). Chez les Dermaptères comme les Perces-oreilles où les femelles surveillent les œufs et quelquefois s’occupent également des jeunes jusqu’à leur sortie du nid. Chez la punaise épineuse, Picromerus bidens. Voir aussi Commensal, Communal, Grégaire, Soin aux jeunes, Solitaire, Subsocial et Eusocial

Colonialisme n. m. [Colonialism]. Mode de vie des insectes coloniaux. Voir Colonial. Voir aussi Commensalisme, Grégarisme, Subsocialité et Eusocialité.

Colonici n. m. (Du lat. colonia, colonie). [Colonici]. Dans le cycle de développement des Hémiptères Aphidoïdes Adelgidés, les Colonici sont des pucerons gallicoles de deuxième génération qui ont migré sur un hôte intermédiaire. Les Adelgidés sont des pucerons gallicoles inféodés aux conifères (Ex. Genre Chermes). Leur cycle de développement comprend au moins cinq générations se succédant sur un hôte primaire puis sur un hôte secondaire. La première génération est celle des Fondatrices, la seconde des Gallicoles (dont les migrantes sont appelées Colonici), la troisième des Sistentes (qui sont des exilés aptères), la quatrième les Sexupares qui vont à nouveau migrer (vol de retour) et la dernière les Sexués, desquels seront issues les nouvelles fondatrices.

Colonie n. f. (Du lat. colonia). [Colony]. Ensemble d’individus animaux identiques ou différenciés, issus de la multiplication asexuée d’un même individu initial (oozoïde) sorti d’un œuf et vivant en commun. Dans une colonie, il existe un lien qui rattache les individus qui la compose à un territoire défini. Mais il peut aussi s’agir d’un lien physique qui rattache les individus entre eux. L’existence de ce lien permet de distinguer une colonie d’une simple foule. Les individus appartiennent donc à la même espèce et vivent entre eux, ce qui leur apporte des avantages en matière de défense et de recherche de nourriture. On trouve ces regroupements d’individus chez les insectes sociaux tels que fourmis, termites, abeilles, guêpes, frelons, etc. Mais on peut également parler de colonies à propos des pucerons (Hémiptères). Lorsque les individus qui composent la colonie ont chacun des tâches spécifiques et qu’ils communiquent entre eux, on parle de société. Voir aussi Société, Fondation, Foules et Grégaire.

Colonisation n. f. (Du lat. colonia). [Colonization]. Occupation d’un habitat, d’une niche écologique qui vient de se créer. Si l’occupation concerne un habitat déjà existant, on parle plutôt d’envahissement.

Coloration n. f. [Coloration]. Chez les Insectes la coloration des individus joue plusieurs rôles. Elle a pour premier rôle de leur permettre de se confondre avec leur milieu grâce à une livrée cryptique et donc de mieux se camoufler. Ce camouflage par homochromie avec le milieu se fait aussi bien à l’avantage d’un prédateur qui chasse ainsi à l’affut, que d’une proie qui se soustrait ainsi à la prédation. Les couleurs ont également un rôle dit aposématique dans le but d’alerter les prédateurs éventuels de la toxicité ou de la dangerosité de celui qui la porte. Elles peuvent induire un comportement de fuite pour un prédateur. Ainsi les ocelles des papillons ressemblent à des yeux leurrant le prédateur en lui faisant croire que l’individu attaqué est plus gros qu’il ne le pensait. La couleur joue aussi un rôle dans la régulation thermique. Les insectes sont des poïkilothermes et leur température suit donc celle du milieu où ils vivent. Plus les couleurs sont sombres, plus la captation de la chaleur des rayons solaires est efficace. Enfin, les couleurs arborées par les insectes peuvent servir de signaux sociaux (comme les castes chez les Termites) ou permettre la reconnaissance des sexes (comme chez les papillons du Genre Morpho dans les forêts d’Amérique du Sud). Les insectes dont la coloration est différente en fonction du sexe sont des hétérochromes. On trouve ce phénomène notamment chez les Odonates où l’abdomen des mâles et des femelles n’a pas la même coloration. La coloration peut également jouer un rôle lors des parades nuptiales (Ex. voir Catadioptre en ce qui concerne les mâles Odonates Caloptérygidés). Certains insectes peuvent changer de couleur. Ce sera le cas du Coléoptère Scarabéidé Dysnastes hercules dont les elytres sont noir la nuit et jaune le jour ce qui est due alors à l’humidité ambiante. De même chez les Coléoptères chrysomélidés du groupe des Cassides, les couleurs de certaines espèces évoluent au fil de la vie adulte, ce qui peut être du à un changement d’alimentation mais aussi dans certains cas à une réponse à une pression de l’environnement (P. Jolivet- Insectes 86-1992). Pour les causes de la coloration chez les insectes, voir Pigmentation. Voir aussi Aposématique, Cellules pigmentaires, Cuticule, Ectotherme, Homochromie, Mimétisme, Mue, Oenocyte, Poecilotherme, Sclérification.

Colydiidés (Colydiidae) n. m. pl. [Cylindral bark beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes dont le Colydium en est le type. On en connait près de 1.400 espèces. Ils mesurent de 2 à 12 mm. Leur corps a un aspect général cylindrique avec les côtés plus ou moins parallèles. Ils présentent des antennes de 10 à 11 articles avec une massue de 1 à 3 articles. Leur pronotum est rarement lisse. Leurs élytres sont souvent striés et pubescents mais peuvent être aussi lisses. Leurs tarses sont tous tétramères (4.4.4) terminés par une simple griffe. Ils sont mycétophages ou prédateurs d’autres arthropodes. Ils sont cosmopolites. On les considère aujourd’hui comme une Sous-famille de Zopheridés et on doit parler de Colydiinés. Voir Zopheridés.

Colydium n. m. Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Colydiidés (ou des Zopheridés), de forme allongée, qui dévore les larves de scolytes dans leurs galeries sous l’écorce des arbres. Ex. Colydium elongatum.

Colymbète (Colymbetes) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Dytiscidés. Ex. Le Colymbète brun, Colymbetes fuscus.

Comète n. f. (Du gr. komê, chevelure). [Comet moth]. Nom usuel donné à un Lépidoptère Glossate de la famille des Saturnidés, papillon nocturne de Madagascar, Argema mittrei, dont les ailes se terminent par une traîne deux fois plus longue que chacune de ses ailes. Il peut mesurer ainsi jusqu’à 20 cm de longueur.

Commensal, e, aux n. ou adj. (Du lat. cum, avec, mensa, table et –alis, qui appartient à). [Commensal]. Qui mange à la même table, qui vit auprès de (=inquilin). // Hôte en général. Voir aussi Hôte.

Commensalisme n. m. [Commensalism]. Etat des animaux, dits commensaux, qui vivent à côté d’autres êtres, dits hôtes, en profitant de leurs aliments, mais sans se nourrir comme les parasites, de leur matière organique. L’espèce inquiline stricte (mot signifiant locataire) vit sur son hôte, mais ne profite pas des aliments de l’hôte comme c’est le cas dans le commensalisme. Cependant, dans l’inquilinisme, tout comme dans le commensalisme, l’hôte n’est ni bénéficiaire (sinon mutualisme), ni désavantagé par cette relation (sinon parasitisme). Voir aussi Inquilinisme, Mutualisme, Parasitisme et Symbiose.

Commission Internationale de Nomenclature Zoologique (CINZ), Connue sous le nom Anglais de « International Commission on Zoological Nomenclature (ICZN) », cette commission est celle qui édicte les règles nomenclaturales à respecter et édite le Code International de Nomenclature Zoologique. Elle règle également les litiges nés de description, d’un même taxon aboutissant à des synonymes par exemple.

Communal, -e, -aux adj. (Du lat. communis, général, commun et –alis, qui appartient à). [Communal]. Les insectes communaux sont ceux où les femelles coopèrent pour apporter des soins aux jeunes. Il s’agit d’un niveau de socialité tout de suite supérieur à celui de la colonialité chez lequel on rencontre des insectes qui se contentent d’élever leurs larves sur un même lieu, un nid une galerie, mais sans qu’il y ait coopération pour le soin des jeunes. Dans la communalité, il y a coopération des femelles pour apporter des soins aux jeunes mais sans que l’on assiste encore à une spécialisation des tâches comme chez les insectes eusociaux. Cette notion de communalité est donc très proche de celle de la quasisocialité. Ex. Chez les Coléoptères Staphylinidés du genre Nicrophorus dont les femelles transportent à plusieurs des cadavres d’animaux qu’elles enterrent dans une niche pour y pondre leurs œufs. Chez les abeilles fouisseuses du genre Andrena (Hyménoptères Andrénidés). Voir aussi Colonial, Grégaire, Eusocial, Quasisocial, Soin aux jeunes, Solitaire et Subsocial.

Communalité n. f. (Du lat. communalis, communauté). [Communality]. Mode de vie des insectes communaux. Voir Communal. Voir aussi Colonialisme, Grégarisme, Eusocialité et Subsocialité.

Communauté n. f. [Communauty]. Syn. de biocénose. Voir Biocénose.

Communication n. f. (Du lat. communicare, mettre en commun). [Communication]. Si la communication chez les insectes peut être tactile (par l’intermédiaire des antennes notamment), visuelle (Ex. les Lucioles) ou auditives (Chant d’appel), la base de la communication est toutefois olfactive. C’est celle effectuée par l’intermédiaire des phéromones. La communication peut autant être inter-spécifique (entre espèces différentes) qu’intra-spécifique (à l’intérieur d’une même espèce). On distingue les phéromones (communication entre individus de la même espèce), des allomones (échange de substance chimique entre individus d’espèces différentes toujours positif pour l’espèce émettrice) et des kairomones (émission d’une substance chimique entre individus d’espèces différentes à effet négatif pour l’espèce émettrice). La communication intraspécifique a souvent pour objet la rencontre des sexes, mais a aussi pour but, notamment chez les insectes sociaux, le recrutement afin de se défendre contre un prédateur ou pour la recherche de nourriture. Entre espèces différentes, les chimiorécepteurs interviendront dans le but de localiser un hôte (ce qui intéresse les organismes commensaux, symbiotiques ou parasites) ou une proie. Ex. Coléoptère Staphylin Pella laticolis qui émet une substance chimique (allomone) pour capturer un Hyménoptère Formicidé, Lasius fuliginosus. Il existe aussi une autre forme de communication répandue chez presque tous les ordres d’insectes, y compris les insectes aquatiques qui est celle pratiquée par l’intermédiaire d’ébranlements communiqués au substrat. On connait notamment le cas des fourmis champignonistes, Atta cephalotes, dont la stridulation émise par l’ouvrière pendant le découpage des feuilles est transmise par vibration sur un végétal, ce qui incitera ses congenères à récolter ce même végétal. On parle alors à ce propos de recrutement. Les perles sont également réputées pour leur mode de communication entre mâles et femelles consistant en l’émission d’une sorte de roulement de tambour effectué en frappant leur corps contre une pierre. Voir aussi Chant d’appel, Danse des abeilles, Bioluminescence, Intelligence collective, Stigmergie, Stridulation et Phéromone (Phéromone d’agrégation, incitatrice, d’attraction, d’alarme, de piste, de reconnaissance, de rappel, territoriale, etc.).

Compagnonnage n. m. Méthode de culture pratiquée par des générations de jardiniers avant la venue des pesticides chimiques consistant à cultiver ensemble des plantes dont le voisinage commun apportera à l’une ou l’autre un avantage. Cet avantage peut être de plusieurs ordres : ombre, tuteur, rétention de l’humidité, fertilisation mais aussi action répulsive ou toxique contre des insectes indésirables. Voir aussi Plantes répulsives.

Compétence vectorielle, [Vector competence]. Il y a compétence vectorielle lorsque le vecteur infecté est apte à transmettre son agent infectieux à un hôte vertébré réceptif. Voir aussi Vecteur et Lutte antivectorielle.

Compétition n. f. (De l’anglais competition, rivalité). [Competition]. Concurrence ou rivalité entre individus ou espèces pour l’exploitation des ressources d’un milieu. Ces ressources, objet de la rivalité sont généralement alimentaires, mais peuvent être aussi territoriales ou partenariales. Cette compétition peut être interspécifique (entre espèces différentes) ou intraspécifique (au sein de la même espèce).

Compétition spermatique, Compétition entre les spermatozoïdes de plusieurs mâles pour la fécondation des ovules d’une femelle. Chez les insectes, cette compétition est intense car la spermathèque des femelles permet une conservation durable des spermatozoïdes et de plus ces dernières sont souvent polyandres (elles s’accouplent avec plusieurs mâles). La probabilité de rencontre du sperme de plusieurs mâles au sein de la spermathèque est donc élevée. Selon les espèces, les mâles ont de ce fait développé une multitude de techniques afin de s’assurer d’être le géniteur de la majorité de la progéniture de la femelle. Cela peut consister en la transmission à la femelle d’une substance anti-aphrodisiaque secrétée par la glande paragoniale (ex. chez certains Diptères Culicidés du genre Aedes), d’être le premier à s’accoupler avec les femelles qui viennent d’émerger (protandrie), ou au contraire d’être le dernier à s’accoupler, de se cramponner par différentes adaptations morphologiques à la femelle afin d’éviter de se faire écarter par un rival (amélioration de la préhension obtenue par la fixation des organes génitaux, des tarses ou même des antennes), de rester accroché à la femelle après la copulation pour empêcher l’accès aux autres mâles (ex. chez certains Coléoptères Scarabidés ou Odonates Agriidés, etc.), ou plus simplement de rester aux côtés de la femelle afin d’éloigner les rivaux (ex. chez certains Diptères Scatophagidés), d’effectuer un cadeau nuptial à la femelle (spermatophylax offert par certains Orthoptères, proies offertes par certains Mécoptères Panorpidés), d’effectuer des accouplements multiples avec la même partenaire, de remplir intégralement la bourse copulatrice et/ou la spermathèque, d’utiliser un bouchons à sperme (ou sphragis), de blesser le tractus génital de la femelle lors de l’accouplement (cas des Metaplastes ornatus (Orthoptera, Phaneropteridae)), ou de retirer le sperme rival avant d’y mettre le sien (comme le font les Odonates). Voir aussi Bouchon à sperme, Glande paragoniale, Gonopodes, Gonostyle, Harpagones, Parade nuptiale, Protandrie, Sphragis.

Complexe allato-cardiaque, [Corpora cardiaca-Corpora allata complex, Retrocerebral Nervous System]. Parfois nommé aussi complexe rétro-cérébral ou système endocrine rétrocérébral, il présente des analogies avec l'hypophyse des vertébrés car il joue à la fois le rôle d’une glande endocrine et d’un organe de libération de neurohormones cérébrales. Le complexe allato-cardiaque est l’association des corps allates avec d’autres glandes, les corps cardiaques. Elles sont reliées entre elles par des nerfs et ont tendance à se rapprocher au cours de l'évolution, voir à fusionner (parfois même avec la glande de mue) pour ne former qu'un seul organe endocrine complexe. Voir Corpora allata, Corpora cardiaca, Anneau de Weismann et Système nerveux sympathique.

Complexe Cryptonéphridique, Voir Cryptonéphridisme.

Complexe macroglomérulaire, Voir Glomérule.

Complexe maxillo-labiale, Voir Pièces buccales de type Broyeur-lécheur.

Complexe proctodeum-tubules de Malpighi, Voir Appareil excréteur.

Complexe rétro-cérébral, Voir Complexe allato-cardiaque.

Comportement des insectes, Voir Accouplement, Aposématique, Autohémorrhée, Bioluminescence, Castration nutritionelle, Catalepsie, Chimiotaxie, Cleptobiose, Colonialisme, Commensalisme, Communalité, Communication, Compétition spermatique, Constance fleurale, Cryptique, Cycle de reproduction des pucerons, Cycloalexie, Cymbalisation, Danse des abeilles, Diapause, Dispertion, Dissémination, Dormance, Doulose, Ecomorphose, Effet Allee, Emigration, Ecophase, Esclavagisme, Essaimage, Estivation, Epidéictique, Eudoulose, Eusocialité, Fission, Fitness, Fourragement, Grégarisme, Grésillement, Hivernation, Inquilinisme, Intelligence collective, Lestobiose, Migration, Mimétisme, Mnémotaxie, Monolectisme, Multicolonialité, Mutualisme, Myrmécocleptie, Myrmécophile, Oligolectisme, Osmorégulation, Parabiose, Parade nuptialePariade, Parasitisme, Pédogenèse, Phasaire, Phototaxie, Plésiobiose, Polyethisme, Polylectisme, Polyphénisme, Pression sélective, Quiescence, Recrutement de groupe, Recrutement de masse, Rencontre des sexes, Reproduction, Route semisociale, Route subsociale, Soin aux jeunes, Stigmergie, Stridulation, Subsocialité, Symbiose, Tandem calling, Tandem running, Thanatose, Thermorégulation, Thigmotaxie, Topotaxie, Trophallaxie, Trophobiose, Unicolonialité, Vol nuptial, Vol de dissémination, Vol d’émigration, Vol en tandem, Xénobiose

Comprimé, e adj. (Du lat. comprimere). [Compressed]. Se dit des organes ou appendices qui sont plus denses que la normale car compressés ou aplatis, soit sur les côtés, soit dorso-ventralement. Une structure aplatie dorso-ventralement peut cependant être dite aussi « déprimée ».

Compsocidés (Compsocidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Psocoptères Troctomorphes Amphientometes Electrentomoïdes.

COMSTOCK John Henry (1849-1931) n. p. Entomologiste Américain qui proposa avec Needham un système de nomenclature des nervations alaires qui fut modifié par la suite par Tillyard. Dans ce schéma, on distingue deux groupes de nervures : - les longitudinales (désignées par une majuscule) et les transverses (désignées par une minuscule). Les parties membraneuses délimitées par des nervures forment des cellules, généralement désignées par le nom de la nervure longitudinale marquant leur bord antérieur. Comstock est l’auteur de nombreuses études sur les insectes ravageurs. Il a notamment décrit le Pou de San-José, Quadraspidiotus perniciosus (Comstock, 1881), une cochenille qui s’attaque et peut tuer les arbres fruitiers. Voir aussi Aile, Needham et Horismologie.

Conchaspididés (Conchaspididae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes.

Conchylis n. m. Voir Cochylis.

Concurrence intraspécifique, [Intraspecific competition]. Compétition existante au sein d’une même espèce d’individus pour la recherche de nourriture, ou pour la recherche d’un partenaire sexuel. Le moyen d’éviter cette concurrence est d’utiliser ou d’occuper des niches différentes. Voir aussi Compétition.

Condyle n. m. (Du gr. kondulos, articulation). [Condyle]. Saillie ou protubérance bombée constituant un des éléments d’une articulation. Le condyle est une articulation mobile au sein d’une partie creuse appelée cotyle. On trouve ainsi un condyle pleurocoxal à l’articulation pleurale de la coxa (hanche) chez les Ptérygotes. A ce condyle pleurocoxal correspond la suture pleurale qui remonte jusqu’à l’insertion de l’aile et qui va permettre de distinguer l’épimère de l’épisterne. Mais on trouve aussi un condyle au niveau des mandibules. Les mandibules chez les Aptérygotes sont des articulations monocondyliennes, c’est à dire qu’elles ne présentent qu’une seule articulation (caractère primitif) alors que chez les Ptérygotes c'est-à-dire la majorité des insectes, les mandibules sont pourvues de deux articulations (Dicondyliens). Voir aussi Cotyle.

Condylognathes (Condylognatha) n. m. pl. (Du gr. kondulos, articulation et gnathos, mâchoire). Super-ordre d’Insectes Ptérygotes Paranéoptères regroupant dans la classification phylogénétique (et notamment de Minet et Bourgoin), les Ordres des Thysanoptères et des Hémiptères. Ce taxon n’est pas reconnu par SITI, NCBI et Fauna Europaea.

Condylopodes n. m. pl. (Du gr. kondulos, articulation et pous, podos, pied). Ancien groupe biologique d’Arthropodes réunissant les Insectes, les Arachnides et les Crustacés. Ils étaient opposés aux Apodes (ou Annélides). Latreille publia, en 1832, dans son Cours d'entomologie, une classification des Articulés, où les Insectes étaient définis sous le nom d'Hexapodes ou Condylopodes à six pattes

Cône buccal, [Buccal cone]. Chez les Thysanoptères, clypéus, labre et labium forment un cône buccal (ou cône gnathal) en se fusionnant pour former trois stylets (vulnérants) leur permettant de se nourrir de substances végétales. Ils peuvent être cependant quelquefois prédateurs. Ce sont donc des pièces buccales de type piqueur-suceur.

Cône cristallin, Syn. de cristallin. Voir Cristallin.

Cône gnathal, [Gnathal cone]. Syn. de cône buccal. Voir Cône buccal.

Congénère n. m. et adj. (Du lat. com, avec et genus, genre). [Congener]. Qui appartient à la même espèce ou au même genre.

Coniatus n. m. Genre et Sous-genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés. Ex. Coniatus (Coniatus) tamarisci, petit charançon qui vit sur le tamaris.

Coniopteryx n. m. (Du gr. konis, poussière et pterux, aile). Genre d’Insectes Névroptères, dont la larve se rend utile en dévorant les cochenilles, les pucerons et les Acariens. Ex. Coniopteryx californica.

Conioptérygidés (Coniopterygidae) n. m. pl. Famille de Névroptères Hémérobiiformes dont le genre Coniopteryx en est le type. Ce sont des insectes de petite taille, qui sont recouverts d’une pulvérulence blanche. Le champ costal de leurs ailes ne compte qu’une, voir deux nervures transverses. Les ailes ont d’ailleurs peu de cellules transverses. Leurs larves minuscules vivent au milieu des pucerons qu’elles dévorent au moyen de leurs longues mandibules canaliculées.

Conioptérygoïdes (Coniopterygoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Névroptères Hémérobiiformes ayant pour seule Famille représentante, celle des Conioptérygidés.

Conjointe n. f. Nom vernaculaire d’un Lépidoptère Noctuidé, Catocala conjuncta.

Conjonctive n. f. [Conjunctiva]. Chez les Lépidoptères, membrane translucide située à la base de l’abdomen qui accompagne souvent le tympan quand il est présent. On en trouve une notamment chez les Crambidés et les Pyralidés.

Conné, e adj. (Du lat. connatus, ensemble). [Connate]. Chez les Lépidoptères, se dit des nervures qui prennent naissance au même point et qui apparaissent ainsi soudées par une partie similaire. Voir aussi Anastomosé et Tigé.

Connexivum n. m. [Connexivum]. Chez les Hémiptères, bords membraneux latéraux aplatis de l’abdomen à la jonction des sclérites dorsaux et ventraux. Le connexivum est souvent dilaté au point de dépasser de chaque côté des hémélytres. Le connexivum facilite la dilatation de l’abdomen lorsque l’intestin se remplit. Ex. Connexivum jaune et noir de Carpocoris mediterraneus, Hémiptère Hétéroptère Pentatomidé.

Conobionte n. m. et adj. (Du gr. konos, cône et bios, vie). Habitant des cônes et graines des essences de résineux, tels les conifères. 

Conocéphale (Conocephalus) n. m. (Du gr. konos, cône et kephalê, tête). Genre d’Insectes Orthoptères Ensifères Tettigoniidés de couleur verte, à la tête conique, ce qui est à l’origine de son nom. L’angle fascio-frontal de leur tête est aigu. On trouve cette sauterelle dans les prairies humides.

Conocéphalidés (Conocephalidae) n. m. pl. [Meadow katydids]. Famille d’Insectes Orthoptères Ensifères Conocéphalidés (selon Fauna Europaea). Selon SITI et NCBI, il s’agit d’une Sous-famille de Tettigoniidés, et on devrait parler de Conocéphalinés. On en connait près de 1.000 espèces. Les adultes allongés sont de couleur verte. Leur tête est de forme conique avec un angle fascio-frontal aigu (cet angle est presque droit chez les Tettigoniidés). Les antennes sont plus longues que le corps. L’organe tympanique se situe sur les genoux antérieurs. Il est de forme étroite et allongée. Leurs tarses portent 4 articles. L’ovipositeur des femelles est long et étroit. Ex. Conocephalus (Xiphidion) oceanicus.

Conoesucidés (Conoesucidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Trichoptères Séricostomatoïdes.

Conophile n. m. et adj. (Du gr. konos, cône et philos, ami). Dont le développement s’effectue intégralement au sein des cônes et graines des essences de résineux. Voir aussi Habitats biotiques.

Conopidés (Conopidae) Stephens, 1829 n. m. pl. [Thick-headed flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Conopoïdes. On en connait près de 800 espèces. Tout comme beaucoup de Diptères Syrphidés, la Sous-famille des Conopinae ressemble aux guêpes (vespiformes) et celle des Myopinae aux abeilles (apiformes) du fait de leur abdomen se rétrécissant vers l’insertion avec le thorax, mais également par leurs couleurs dites aposématiques. Ils mesurent entre 2,5 et 28 mm. Leur trompe grêle est généralement 2 ou 3 fois plus longue que la la tête. Cette dernière est souvent plus large que le thorax. Leurs antennes sont habituellement longues pour des brachycères. Leurs yeux sont dichoptiques. Ils présentent une suture ptilinale sur la tête. La nervation de leurs ailes est souvent semblable à celle des Syrphidés. Le métatarse (tarse 1) est cylindrique et plus long que l’article suivant. On distingue deux pelotes (coussinets tarsaux ou pulvilles) sur l’acropode. Leur abdomen est fréquemment replié vers l’avant. Les adultes sont floricoles mais leurs larves sont endoparasites de beaucoup d’Hyménoptères (bourdons, mégachiles, osmies, guêpes, etc.). Les femelles pondent leurs œufs directement sur l’hôte. Ils sont cosmopolites. Ex. Le Conops flavipède, Conops flavipes L.

Conopoïdes (Conopoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères représentée par l’unique Famille des Conopidés.

Conops (Conops) n. m. Genre d’Insectes Diptères Brachycères (Mouches), type de la Famille des Conopidés, de couleur rousse, à l’abdomen en massue, dont la larve vit en parasite des Hyménoptères. Certaines de ces mouches ont une taille de guêpe et volent comme des hyménoptères (mimétisme batésien). Ex. Le Conops flavipède, Conops flavipes.

Conoxène n. m. et adj. (Du gr. konos, cône et xenos, étranger). Dont le développement s’effectue pour partie hors des cônes et graines des essences de résineux.

Conque n. f. Autre nom de la pyrale de la vigne (Sparganothis (Tortrix) pilleriana), appelée aussi « Phalène de la vigne », « Chape de la vigne », « Ver à tête noire », ou encore « Ver de l’été », et qui appartient à la Famille des Tortricidés (Lépidoptères Glossates).

Conserver les insectes, La principale méthode de conservation des insectes récoltés consiste à les entreposer dans un congélateur avant étalage pour un petit laps de temps et de bien entretenir sa collection après étalage. Voir aussi Couche de coton, Entretien des collections et Tuer les insectes.

Constance fleurale, [Flower constancy]. Fait pour un insecte, et plus particulièrement une espèce butineuse d’exploiter une ressource existante aussi longtemps que cette dernière fournira du nectar ou du pollen. La butineuse peut ainsi retourner pendant des jours, voir des semaines vers le même bosquet de fleurs et, parmi les fleurs disponibles, sélectionner toujours les fleurs de la même espèce. C’est ce qui explique que l’on puisse obtenir chez les abeilles un miel provenant d’une espèce florale ou végétale déterminée. Voir aussi Miel, Monolectisme et Polylectisme.

CONSTANT DUMERIL André Marie (1774-1860) n. p. Zoologiste français, qui s'intéressa toute sa vie aux Insectes et publia plusieurs mémoires à leur sujet. Le principal ouvrage entomologique est son Entomologie analytique (1860, deux volumes).

Contarinia n. m. Genre d’Insectes Diptères Nématocères Bibionomorphes de la Famille des Cécidomyiidés, dont les diverses espèces européennes sont nuisibles au froment, aux poires, à la vigne et au cresson. Ex. Contarinia nasturtii.

Contigu, e adj. (Du Lat. contiguus, qui touche à). [Contiguous]. Qui est adjacent, voisin. Syn. Adjacent.

Contrôle autocide, Voir Autocide et Lutte biologique.

Convention de Washington ou Convention CITES, Accord international règlementant le commerce international des espèces animales et végétales. Appelée également convention CITES (Convention on International Trade in Endangered Species of wild fauna and flora). Cette convention a été ratifiée en 1978 par la France. Elle est en vigueur dans plus de 150 pays. L’annexe I énumère les espèces menacées d’extinction immédiate dont le commerce est totalement interdit. L’annexe II répertorie les espèces menacées à court terme dont le commerce est strictement réglementé. L’annexe III décrit les espèces en danger et pour lesquelles des mesures de sauvegarde particulières doivent être prises.

Convergence n. f. (Du lat. con-, ensemble, vers et vergere, incliner). [Convergence]. Ressemblance de forme entre deux espèces taxinomiques n’ayant aucun lien de parenté mais vivant dans le même milieu. Cette convergence morphologique peut s’expliquer par un facteur contraignant du milieu (Ex. Le développement d’antennes ou de longs cerques dans une grotte).

Convexe adj. (Du Lat. convexus, courbé). [Convex]. Qui adopte une forme bombée vers l’extérieur. Contr. Concave.

Cooloolidés (Cooloolidae) Rentz, 1980 n. m. pl. [Cooloola monsters]. Famille d’Insectes Orthoptères Ensifères Sténopelmatoïdes. Ce sont des insectes du Nord-ouest de l’Amérique et d’Australie.

Copal n. m. [Copal]. Résine proche de l’ambre, mais généralement plus claire que l’on trouve en Afrique et en Inde principalement. Comme l’ambre, on y trouve des insectes vieux de mille à un million d’années.

Copeognatha n. m. pl. Syn. de Psocoptera. Voir Psocoptères.

Copidosome (Copidosoma) n. f. Genre d’Insectes Hyménoptères Chalcidoïdes Encyrtidés. Ex. Copidosoma floridanum dont un œuf peut donner à lui seul 3000 individus (Polyembryonie). Les copidosomes quittent le corps de la chenille parasitée à l’état adulte au moment où cette dernière meurt. Ce sont donc des parasitoïdes.

Coprinés (Coprinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Coléoptères Scarabéidés. Larves et adultes vivent dans les excréments des vertébrés dont ils se nourrissent (coprophages), jouant ainsi un rôle important dans le recyclage de ces matières et de ce fait dans la fertilité des sols. Chez la plupart des espèces, la méthode de recyclage des bouses consiste à creuser un tunnel directement sous cette dernière et à y enfouir des boulettes d’excréments dans lesquelles la femelle pond de un à trois œufs. Certaines espèces roulent toutefois la boule de crotte sur une longue distance avant de l’enfouir et d’y pondre. Ex. Le « scarabée sacré » ou « bousier sacré », vénéré par les Egyptiens, Scarabaeus sacer.

Copris (Copris) n. m. (Du gr. kopros, fumier). Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéidés. Ce bousier dont le mâle à la tête cornue, nourrit sa larve de bouses façonnées en masses piriformes (en forme de poire). Ex. Copris lunaris.

Copromorphidés (Copromorphidae) Hampson, 1918 n. m. pl. [Fruitworm moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Eulépidoptères Ditrysiens, type de la Super-famille des Copromorphoïdes. C’est une petite famille de 58 espèces connues, pour la plupart tropicales.

Copromorphoïdes ( ) n. m. pl. [Tropical fruitworm moths]. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens, regroupant les Familles des Carposinidés et des Copromorphidés. Leur tête est parsemée d’écailles lisses mais la spiritrompe est nue. Leurs antennes sont filiformes. Les palpes labiaux sont trrisegmentés. Leurs chenilles ne montrent que deux soies latérales sur le prothorax. Syn. Carposinoïdes.

Coprophage adj. (Du gr. kopros, excrément, fumier et phagein, manger). [Coprophagous]. Mangeur d'excréments. Ex. Bousier, Asticot. Syn. Scatophage, stercoraire.

Coprophages n. m. pl. Autre nom donné aux bousiers (Coléoptères Scarabéidés). Il existe des milliers d’espèces de ces scarabées.

Coprophile (Coprophilus) n. m. (Du gr. kopros, excrément et philos, ami). Genre d’Insectes Coléoptères Staphylinidés de couleur noire qui vit dans les excréments. Ex. Coprophilus striatulus.

Coptopsyllidés (Coptopsyllidae) n. m. pl. Famille d’insectes Siphonaptères (Puces) Pulicomorphes Coptopsylloïdes.

Coptopsylloïdes (Coptopsylloidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Siphonaptères Pulicomorphes ne comptant que la famille des Coptopsyllidés.

Copularium n. m. (Du lat. copulare, s’accoupler et -arium, suffixe pour lieu, place). [Copularium]. Désigne la chambre royale initiale creusée après l’essaimage par le couple de termites sexués fondant une nouvelle colonie. La femelle y pondra ses premiers œufs. Le couple royal restera à vie au sein de cette chambre. Voir aussi Termitière.

Copulation n. f. (Du lat. copulare, s’accoupler). [Copulation]. Voir Accouplement.

Coquette n. f. Voir Zeuzère.

Corbeille n. f. (Du lat. corbis, panier léger). [Pollen basket]. Chez les Hyménoptères Apoïdes, organe de forme concave et bordé d’une frange de longues soies dressées (brosse) situé sur le tibia postérieur destiné à entreposer le pollen récolté au moyen de la brosse à pollen. Cet organe permettra ainsi le transport du pollen jusqu’à la ruche. Syn. Corbicule. Voir aussi Scope, Brosse, Butineuse, Peigne, Pince tibio-tarsienne et Poussoir à pollen.

Corbeille branchiale, Chez les larves d’Odonates Anisoptères, ensemble formé par un réseau de trachéobranchies situées à l’intérieur du rectum qui permet une respiration aquatique. Syn. Chambre rectale ou Chambre respiratoire rectale ou Papille anale. Voir aussi Trachéobranchie.

Corbicule n. f. (Du lat. tardif corbicula, corbeille, panier). [Corbicula]. Syn. de corbeille. Voir Corbeille.

Corde axillaire, Chez certains insectes, sorte de ligament cerclant le lobe postérieur de l’aile lorsque ce dernier est bien développé.

Corde ventrale, Syn. de chaîne ventrale. Voir Chaîne ventrale.

Cordiforme adj. (Du lat. cor, cordis, organe de la circulation sanguine et forma, forme). Qui a la forme d’un cœur. Ex. Les Coléoptères Cantharoïdes montrent sur leurs tarses des articles dilatés cordiformes. Les Hymenoptères Formicidés du Genre Crematogaster ont un gaster cordiforme.

Cordulégastéridés ou Cordulégastridés (Cordulegasteridae ou Cordulegastridae) Calvert, 1893 n. m. pl. [Biddies, Spiketails]. Famille d’Insectes Odonates Anisoptères. On en connait près de 49 espèces. Ce sont des libellules de grande taille brunâtres ou noires avec des marques jaunes que l’on trouve dans l’hémisphère nord. En France métropolitaine, leur synthorax est de couleur noire avec des taches jaunes. On les distingue des autres Anisoptères par le fait que les nervures transverses costales et sous-costales de leurs ailes ne soient pas alignées et que leurs yeux volumineux soient coalescents en un point (ou dont la distance de séparation est inférieure au diamètre d’un ocelle). Le ptérostigma sur leurs ailes antérieures est long et fin. Le triangle anal présent à la base des ailes antérieures et postérieures est équilatéral, orienté dans le même sens sur les deux ailes et placé à égale distance de l’arculus. Ces libellules ont pour la plupart un abdomen long. Les femelles présentent un long ovipositeur qui dépasse nettement de l’extrémité de l’abdomen. Le dimorphisme sexuel est cependant peu important. Les mâles peuvent porter des auricules (oreillettes latérales) sur le deuxième segment de l’abdomen. Leurs larves peuvent connaitre une vie aquatique de près de 5 années. Elles présentent une tête large et un corps allongé et robuste. Ex. Le Cordulégastre annelé, Cordulegaster boltonii qui possède deux anneaux dorés sur chacun de ses segments abdominaux médians. Le Cordulégastre bidenté, Cordulegaster bidentata qui ne porte qu’un anneau doré sur chacun de ses segments abdominaux médians.

Cordulégastéroïdes (Cordulegasteroidea) n. m. pl. Super-famille d’insectes Odonates Anisoptères ne regroupant que la famille des Cordulégastéridés (selon Fauna Europaea).

Cordulie (Cordulia) n. f. Nom usuel et Genre d’Insectes Odonates Anisoptères, type de la Famille des Corduliidés. Ex. Cordulia aenea appelée communément « Cordulie bronzée » que l’on rencontre dans toute l’Europe. La « Cordulie à corps fin » est le nom usuel d’Oxygastra curtisii, que l’on trouve uniquement en France et en Espagne. La « Cordulie métallique » est le nom usuel de Somatochlora metallica. La « Cordulie arctique » est le nom usuel de Somatochlora arctica.

Corduliidés (Corduliidae) Selys, 1850 n. m. pl. [Green-eyed skimmers]. Famille d’Insectes Odonates Anisoptères. On en connait près de 360 espèces. Ce sont des libellules assez grandes ou grandes, de couleur brun-foncé à noire ou présentant un lustre métallique vert, rouge ou bleu. Souvent assez velues, on les distingue des autres Anisoptères par le fait que les nervures transverses costales et sous-costales de leurs ailes soient alignées. Leurs grands yeux composés se touchent sur le vertex (coalescents) et présentent une échancrure caractéristique sur leur bord postérieur. Les bases des ailes postérieures sont plus larges que celles des ailes antérieures. Le triangle anal présent à la base des ailes antérieures est plus éloigné de l’arculus que celui des ailes postérieures et est orienté différemment sur les deux ailes. Le triangle anal de l’aile antérieure est une fois et demie à deux fois plus long que large. Ce sont de bons voiliers. Leur abdomen peut être long et cylindrique ou aplati. Les mâles ont la particularité de présenter des oreillettes latérales (auricules), petites expansions latérales situées sur le deuxième segment abdominal. La femelle pond quelque fois jusqu’à près de 2000 œufs directement dans l’eau en volant au dessus. Les œufs sont entourés d’un mucus qui gonfle au contact de l’eau et colle sur les végétaux rencontrés. Leurs larves généralement aplaties avec de longues pattes vivent dans les eaux stagnantes (mares, étangs, etc.). Elles ressemblent aux larves de libellules et possèdent un masque. Elles sont cosmopolites.

Cordylobie (Cordylobia) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères de la Famille des Calliphoridés, de couleur jaunâtre que l’on trouve en Afrique. Ex. Cordylobia anthropophaga, dont la larve qui vit sous la peau de l’homme et du chien est appelée « Ver du Cayor ». Elle est la cause d’une myiase furonculeuse. Voir aussi Myiase.

Coréidés (Coreidae) Leach, 1815 n. m. pl. (Du gr. koris, punaise). [Leaf-footed bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes, comptant environ 2.000 espèces. On les appelle usuellement punaise des courges. Cette famille regroupe des punaises de couleur brune à rougeâtre. Ils ont une tête triangulaire ou quadrangulaire étroite dont la largeur est inférieure à la moitié de celle du pronotum. Ils possèdent des pièces buccales piqueuses afin de sucer la sève des plantes. Certains individus sont cependant prédateurs. Leurs ocelles sont situés derrière les yeux. Leurs antennes formées de 4 articles sont développées et visibles en vue dorsale. Leur scutellum est peu développé. Leurs hémélytres n’ont pas de cunéus (partie apicale, triangulaire de la corie, individualisée par une fracture cunéale). La membrane de leur hémélytre présente de nombreuses nervures (plus de 5) plus ou moins parallèles. Certaines espèces sont dotées d’expansions foliacées caractéristiques sur les tibias de leurs pattes postérieures qui serviraient à perturber les prédateurs. Leurs tarses médians et postérieurs sont formés de trois articles. Les arolia sont présents. Ils possèdent des glandes odoriférantes et peuvent exhaler une odeur nauséabonde quand on les manipule. Leurs larves connaissent cinq stades larvaires avant de devenir, en cinq semaines, adultes. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout dans les régions chaudes.

Coremata n. f. pl. (Du gr. korema, balai). Terme crée par Janse en 1932 pour désigner chez les mâles Lépidoptères la paire de longs tubes glandulaires (leur donnant l’aspect d’une touffe) éversibles présents dans l’espace intersegmentaire de l’extrémité de l’abdomen. Les cellules glandulaires des coremata sécrètent des phéromones sexuelles. Le mâle dévagine cette touffe odorante à volonté. Ex. Chez la plupart des mâles du Genre Zygaena, ou encore chez Danaus plexippus (Nymphalidés Danainés), Creatonotos gangis (Erebidés Arctiinés). Sing. Corema. Voir aussi Androconie, Glande exocrine.

Coréoïdes (Coreoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes comprenant la Famille des Coréidés, des Alydidés, des Hyocéphalidés, des Rhopalidés (Syn. Corizidés) et des Sténocéphalidés. Ils portent des ocelles. La membrane de leurs ailes antérieures montre des nervures longitudinales accessoires. Tous comme les Pentatomoïdés et les Lygaeoïdés, ils portent des trichobothries sur leur abdomen.

Corèthre n. f. (Du gr. korêtrhon, balai). Nom usuel des larves de Diptère Nématocère Orthorrhaphes Culicomorphes Culicoïdes Culicidés (ou Corethrellidés) Chaoborinés (ou Chaoboridés) vivant en Europe. Les antennes plumeuses des larves, à l’origine de leur nom, sont transformées en organes de préhension destinés à capturer les proies. Voir Chaoboridés.

Corethrellidés (Corethrellidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes Culicomorphes Culicoïdes (Selon SITI). Selon NCBI, il s’agit d’une Sous-famille de Chaoboridés.

Corie n. f. (Du lat. corium, cuir). [Corium]. Une des deux pièces de la partie basale, coriacée de l'hémélytre, chez les Hémiptères Hétéroptères. La deuxième pièce de cette partie basale de l’hémélytre étant le clavus. Le clavus est séparé de la corie par une suture. Au sein de la corie, on peut distinguer une suture individualisant respectivement la mésocorie de l’exocorie. Ces deux sutures longitudinales présentes sur l’hémélytre permettent donc d’individualiser 3 secteurs qui sont respectivement de l’intérieur vers l’extérieur, le clavus, la mésocorie et l’embolium (ou exocorie). La partie apicale de l’hémélytre est membraneuse. Syn. Corium. Voir aussi Clavus et Embolium.

Corimélaenidés (Corimelaenidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Pentatomoïdes. Syn. Thyréocoridés. Voir Thyréocoridés.

Corioxenidés (Corioxenidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Strepsiptères Stylopidia.

Corise (Corixa) n. f. (Du gr. koris, punaise). [Water boatman]. Nom usuel et Genre d’Insectes Hémiptères Corixidés. Les corises sont des punaises aquatiques qui nagent normalement le dos tourné vers le ciel (à la différence des notonectes qui nagent sur le dos). Elles ont généralement le ventre clair et le dos sombre, ce qui les rend difficilement répérables par les prédateurs qu’ils soient aeriens (dos sombre) ou aquatiques (ventre clair). Les Œufs des Corises sont utilisés au Mexique pour faire des galettes. Ex. La Corise ponctuée, Corixa punctata. Voir Corixidés.

Corium n. m. Syn. de Corie. Voir Corie.

Corixidés (Corixidae) Leach, 1815 n. f. pl. [Water boatmen, Water bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Népomorphes Corixoïdes dont les représentants sont appelés communément « Corises ». On en connait près de 500 espèces. Les corises mesurent jusqu’à 13 mm. Elles ont une tête triangulaire, très mobile, portant un rostre large et très court, apparemment non segmenté et non mobile. Les stylets mandibulaires et maxillaires sont courts, non piqueurs. Elles n’ont pas d’ocelles. Leurs antennes de 3 à 4 articles sont très courtes et invisibles en vue dorsale (cryptocérates). Tous comme les notonectes auxquelles elles ressemblent, les corises sont aquatiques mais s’en distinguent par les tarses des pattes antérieures d’un seul article en forme de spatule et frangés de longues soies pour faciliter la nage. La paire de pattes médianes n’est pas rameuse et est utilisée pour agripper les plantes sous l’eau. Par contre les longues pattes postérieures possèdent des rames natatoires utilisées comme des avirons. Contrairement aux notonectes qui leur sont proches et qui nagent à l’envers, sur le dos, près de la surface de l’eau, les Corixidés nagent à l’endroit, sur le ventre. On les voit souvent la tête en bas, l’abdomen pointant vers la surface (afin de respirer l’oxygène). On les appelle aussi usuellement les « cigales d’eau » car elles possèdent un appareil stridulatoire. La plupart stridulent en frottant une aire de denticules situés à la base interne des fémurs antérieurs contre la marge tranchante de la tête. Une parade nuptiale consiste pour les partenaires à frotter ces parties de leur corps. Contrairement à la majorité des Hémiptères aquatiques, les Corixidés ne sont généralement pas prédateurs mais plutôt phytophages et elles se nourrissent de plantes aquatiques ou d’algues. Leur salive est injectée dans la plante dont les tissus se liquéfieront pour être ensuite réabsorbés (digestion extra-corporelle). L’accouplement a lieu sous l’eau. Les femelles déposent leurs œufs sur les plantes immergées. Les larves se développent en 5 stades. Ils sont cosmopolites.

Corixoïdes (Corixoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Népomorphes, ne comptant que la Famille des Corixidés.

Corizidés (Corizidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Coréoïdes. Syn. Rhopalidés. Voir Rhopalidés.

Corne n. f. (Du lat. cornu, corne). [Corn]. Chez les mâles de certains Coléoptères, excroissance céphalique constituant souvent une arme défensive ou utilisée lors des combats pour les femelles. Les mâles de certaines espèces sont dotés de plusieurs cornes (jusqu’à quatre). Ces excroissances sont situées sur la tête ou sur le pronotum, voir les deux à la fois (ex. Oryctes). Ex. Megasoma acteon ou Oryctes rhinoceros.

Corne dorsale, [Dorsal horn]. Chez les larves de Lépidoptères Sphingoïdes, tubercule dorsal pointu que l’on trouve sur le huitième segment abdominal. Ex. chez les chenilles d’Acherontia atropos, le sphinx tête de mort. Syn. Scolus.

Corne prosternale, [Prosternal horn]. Chez les larves de Trichoptères, organe pointu situé entre les pattes antérieures. Cette corne prosternale porte le conduit de la glande de Gilson. Voir Glande de Gilson.

Cornéagène (cellule), (Du lat. cornea, en forme de corne, pour désigner l’enveloppe de l’œil en forme de corne et genos, origine). [Corneagenous cells]. Voir Cellules cornéagènes.

Cornée n. f. (Du lat. cornea, en forme de corne, pour désigner l’enveloppe de l’œil en forme de corne). [Cornea]. Syn. de cornéule. Voir Cornéule.

Cornéule n. f. [Cornea ou Lens]. Chez les insectes, sorte de cuticule qui à cet endroit du corps est transparente et qui a un rôle analogue à celui d'une lentille. C’est une structure recouverte de chitine en forme de facette biconvexe, hexagonale ou arrondie, placée à l'extérieur des ommatidies ou des ocelles. Elle est élaborée par des cellules épidermales, les cellules cornéagènes. Chaque cornéule fournit une image distincte. Syn. Cornée, Facette, Lentille cornéale. Voir aussi Cellules cornéagènes, Ommatidie, Ocelle, Œil et Yeux

Cornicule n. f. (Du lat. corniculum, qui a la forme d’une petite corne). [Siphunculus(li), Cornicle(s), Honey tube(s)]. Chez les Pucerons (Hemiptera Aphidoidea), appendices paires dorso-pleuraux, en forme de tube creux dressés, faisant saillie au niveau du 5ème segment abdominal (sauf chez les Drepanosiphidés et les Greenideidés où elles se situent sur le 6ème segment abdominal). Les Adelgidés (Chermésidés) et les Phylloxéridés n’ont cependant pas de cornicules sur l’abdomen. Bien qu’on ait longtemps pensé que les cornicules servaient à excréter le miellat, elles servent en fait à émettre une phéromone d’alarme qui alertera les congénères et les fourmis qui prendront leur défense. Les cornicules émettent également une sécrétion d’auto-défense. Cette sécrétion consiste en une projection d’un fluide à durcissement rapide composé de triglycéride : la « cire de cornicule ». Cette sécrétion, semblable à de la cire, se solidifie rapidement en collant les pièces buccales du prédateur (souvent une coccinelle). Les cornicules sont de formes, de couleurs et de longueurs différentes selon les espèces et à ce titre sont utilisées en systématique. Elles peuvent être plus ou moins courtes, en cône, renflées, droites, réduites à un simple pore ou même absentes. Certains Hyménoptères Bethylidés de la Sous-famille des Galodoxinae possèdent également des cornicules. Syn. Siphuncule, Nectaire.

Corniculé, -e, -s, adj. [Corniculate]. Doté d’une cornicule.

Corona n. f. Chez les mâles Lépidoptères, au niveau des genitalia, rangée d’épines présente sur le cucullus de la harpe. Voir aussi Cucullus et Harpe 2.

Coronal, -e, -aux, adj. (Du lat. coronarius, en forme de couronne). [Coronal]. Qui a la forme d’une couronne.

Corpora allata ou Corps allates, (Du lat. corpus, corps et allatum, qui est transporté). [Corpora allata]. Chez les Insectes, paire d’organes endocrines ovoïdes, controlés par le cerveau. Les corpora allata ne se situent pas toujours au même endroit dans le corps selon l’espèce considérée. On les trouve cependant en général dans la tête derrière le cerveau et de chaque côté de l’œsophage. Le corps allate est également nommé corpus allatum. On dit aussi corpora allata au pluriel, pour indiquer que ces glandes sont paires. Il peut arriver cependant qu’elles soient fusionnées en un corps médian. Les corps allates sont reliés aux corps cardiaques par une paire de nerfs où s’ecoulent les neurosécrétions en provenance de la pars intercerebralis. Les corps allates sont notamment à l’origine de la formation des hormones juvéniles qui seront sécrétées dans le corps de l’insecte. Les hormones juvéniles conditionnent le développement ou le maintien des caractères larvaires ou juvéniles chez les Insectes et cela au même titre que les hormones ecdysones. Les hormones juvéniles ont pour but de maintenir le caractère juvénile d’un individu lors des premières mues. Leur faible concentration, et la présence de ce fait de l’hormone ecdysone seule, aboutit à la formation de l’imago avec ses organes génitaux. Par contre une fois le stade adulte atteint, les hormones juvéniles, toujours secrétées par les corps allates, stimulent les organes génitaux et contrôlent le comportement sexuel. Syn. Corps allates. Singulier : Corpus allatum. Voir aussi Cerveau, Complexe allato-cardiaque, Glande endocrine, Système nerveux sympathique et Vitellogenèse.

Corpora cardiaca ou Corps cardiaques, [Corpora cardiaca]. Chez les Insectes, paire d’organes endocrines associés aux corps allates, situés dans la tête de chaque côté de l'aorte. Ils peuvent parfois être fusionnés en un seul élément. Le corps cardiaque (également nommé corpus cardiacum ou corpora cardiaca au pluriel car ils sont pairs) emmagasine les sécrétions d’hormones issues notamment des cellules neurosécrétrices (ou ganglion hypocérébral) situées dans le cerveau, au niveau de la pars intercerebralis (situé en position dorso médiane, dans le protocérébron). Le corps cardiaque est d’ailleurs relié à la pars intercerebralis par une ou deux paires de nerfs. Il libèrera par la suite les hormones ainsi produites dans l’hémolymphe. Ces cellules neurosécrétrices permettent de contrôler divers paramètres comme le rythme cardiaque, les mouvements de l’intestin, la protéinémie, et même la croissance en général car elles activent les glandes prothoraciques (glandes de mues). Mais il est également établi que des cellules propres au corps cardiaque peuvent produire leurs propres hormones. Les corps cardiaques sont donc un organe endocrine. Syn. Corps cardiaques. Singulier : Corpus cardiacum. Voir aussi Cœur, Complexe allato-cardiaque, Corpora alata, Glande endocrine, Pars intercerebralis et Système nerveux sympathique.

Corpora pedunculata ou Corps pédonculés, [Corpora pedunculata ou Mushroom bodies, Calyces]. Paire de lobes de la région protocérébrale, située de part et d’autre de la Pars intercerebralis (situé en position dorso médiane, dans le protocérébron). Ils contiennent des cellules et des neuropiles (structures nerveuses caractéristiques des Insectes équivalant au cortex cellulaire chez les Vertébrés). On y trouve un nombre énorme de petits neurones, les cellules de Kenyon. C’est au sein de cette structure que l’association entre les différentes modalités sensorielles (olfaction et vision) est censée se produire. Ces lobes pairs sont appelés « calyces » par les anglo-saxons, ou encore « mushroom bodies » ce qui s’explique par leur forme analogue à celle d’un champignon. En forme de coupe, chaque « calyx » est prolongé à sa base par un pédoncule qui bifurque en deux lobes. Un α lobe qui reçoit les informations en provenance des sensilles de la tête et un β lobe qui envoie lui les informations aux régions motrices (situés dans la chaîne ventrale). C'est donc dans les corps pédonculés que se fait l'intégration des messages sensoriels qui arrivent aux calices. Et c’est à partir des lobes qu’en ressortent des messages en direction des centres moteurs. La grandeur des corps pédonculés est fonction de la complexité du comportement des insectes et semble d’ailleurs plus développés chez les Insectes sociaux. Sing. Corpus pedunculatum. Voir aussi Protocérébron.

Corps adipeux (Corpus adiposum), [Fat body, Adipose tissue]. Variété de tissu conjonctif dont les cellules sont chargées de graisse (adipeuses). Il peut être viscéral et pariétal (contre une paroi). S’il est viscéral, on parle aussi de « corps gris » sinon on parle en général de « corps gras ». Syn. de Tissus adipeux. Voir Corps gras.

Corps allates, Voir Corpora allata.

Corps cardiaques n. m. pl. Voir Corpora cardiaca.

Corps gras, [Fat body]. Chez les Insectes, organe correspondant à un amas irrégulier de graisse. Ce corps gras (ou corps adipeux) forme une gaine autour du tube digestif et contre les parois des téguments. Celle qui se trouve atour du tube digestif forme une couche viscérale et celle qui se trouve le long des parois forme une couche pariétale qui tapisse la surface interne du corps. La cohésion de cet amas est assurée, non par des desmosomes, mais par une épaisse lame basale (= tunica propria). La structure histologique des noyaux des cellules composant ces lobes se modifie lors du développement. D’une forme arrondie lors des stades juvéniles, les noyaux prennent une forme étoilée chez les adultes agés. Le corps adipeux joue, entre autres, un rôle équivalent à celui du foie et du tissu adipeux des vertébrés. Il est ainsi impliqué dans la synthèse de protéines, la détoxication et dans une grande variété d'activités métaboliques essentielles à l'insecte. Selon les signaux hormonaux qu’il reçoit, le corps gras synthétise, stocke ou libère dans l’hémolymphe de nombreuses molécules en relation avec la croissance, la métamorphose ou la reproduction. Il regroupe un ensemble de cellules mésodermiques chargées de graisse (ou adipocytes) contenant beaucoup d’urates (acide urique) qu’elles éliminent peu à peu. Ce sont des cellules spécialisées dans l’élimination des déchets du métabolisme azoté. Chez les insectes, c’est l’utilisation d’acide urique (C5H4N4O3) qui permet d’excréter les déchets azotés que sont les glucides, lipides et substances azotées. Mais le corps gras héberge également des organismes symbiotiques (levures, bactéries, mycoplasmes) comme des molécules antibactériennes (Ex. Cécropine) ou antifongique. En cas d'infection, l'organisme étranger est détecté par le « corps gras » qui sécréte alors dans l’hémolymphe le peptide antimicrobien correspondant au type de bactérie ou de champignon détecté. Ce dernier est alors détruit. Depuis 1981, et l’isolation par un Suédois, Hans Boman, dans le sang d'un papillon Saturnidé, Hyalophora cecropia, d’une molécule antibactérienne, baptisée cécropine, près de 200 peptides antimicrobiens ont été décrits chez les insectes. Sept familles différentes ont été caractérisées chez la seule drosophile. Syn. Corps adipeux, Tissus adipeux. Voir aussi Acide urique, Adipocyte et Appareil excréteur.

Corps gris, [Perivisceral Fat body]. Variété de tissu adipeux (ou corps gras) situé autour du tube digestif (viscéral). Voir Corps gras.

Corps pédonculés, Voir Corpora pedunculata.

Corpus allatum, Voir Corpora allata.

Corpus cardiacum, Voir Corpora cardiaca.

Corpus pedunculatum, Voir Corpora pedunculata.

Corrodentia n. m. pl. (Du lat. corrodens, rongeur). Liné avait considéré que les Psocoptères faisaient partie des Névroptères. Ils en ont été séparés en 1839 par Burmeister qui leur donna alors le nom de Corrodentia. Cette appellation restera jusqu’en 1904 où ils prendront définitivement le nom de Psocoptères. Syn. de Psocoptera. Voir Psocoptères.

Corselet n. m. Ancien syn. de pronotum, notamment chez les Coléoptères. Voir Pronotum.

Cortex n. m. (Du lat. cortex, écorce). [Cortex]. Partie externe de tout organe, animal ou végétal.

Corticicole adj. (Du lat. cortex, corticis, écorce et colere, habiter). [Corticicolous]. Syn. de corticole. Voir Corticole

Corticole adj. (Du lat. cortex, corticis, écorce et colere, habiter). [Corticicolous]. Qui vit dans ou sur l’écorce des arbres, des végétaux ligneux. Ex. Les Alleculidés (Coléoptères Ténébrionoïdes) et les Aradidés (Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes) sont des corticoles. Voir aussi Habitats biotiques.

Corydale (Corydalus) n. m. Genre d’Insectes Mégaloptères carnassiers nocturnes, type de la Famille des Corydalidés. Les mâles possèdent d’énormes mandibules afin de combattre les rivaux ou saisir les femelles. La tête des corydales porte trois ocelles. La larve est aquatique et respire avec des branchies abdominales (au nombre de 8 paires). Ex. Corydalus cornutus

Corydalidés (Corydalidae) n. m. pl. [Dobsonflies, Fishflies, Hellgrammites]. Famille d’Insectes Mégaloptères comprenant 300 espèces. Le corydale en est le type. Certains auteurs considèrent que cette Famille fait partie des Névroptères (avec les Sialidés) car leurs tarses portent cinq articles et parce que leur abdomen ne porte pas de cerques. Les adultes portent trois ocelles. Leurs larves ont une vie aquatique qui peut durer plusieurs années. Elles portent 8 paires de branchies abdominales. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout dans les régions chaudes du globe.

Corydiidés (Corydiidae) n. m. pl. [Desert cockroach]. Famille d’Insectes Dictyoptères Blattodés. On en connait entre 100 et 200 espèces. Ce sont de petites blattes mesurant en moyenne près de 3 mm. Leur tête est hypognathe et porte de longues antennes filiformes. Les dessous des fémurs de leurs pattes ne sont pas épineux. Les ailes antérieures forment des hémélytres et se chevauchent au repos. La nervure radiale de leur aile montre de nombreuses ramifications. Le champ anal de leurs ailes postérieures n’est pas repliable en éventail (caractère primitif). Les femelles de beaucoup d’espèces sont cependant aptères. On trouve certaines espèces dans les fourmilières (ex. genres Attaphila ou Myrmecoblatta). Ils sont mondialement distribués et on les trouve dans des climats durs, arides et secs comme les déserts. Syn. junior Polyphagidés (selon NCBI).

Corydioïdés (Corydioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Dictyoptères Blattodés regroupant la famille des Corydiidés et des Nocticolidés (selon NCBI).

Corylophidés (Corylophidae) LeConte, 1852 n. m. pl. [Minute fungus beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes. On en connait près de 285 espèces. Ce sont de très petits insectes (entre 0,5 et 2,5 mm). Cette famille comprend quelques-uns des plus petits coléoptères connus. Leur corps est ovoïde. Ils sont de couleur brune à brun-jaunâtre. Ils se distinguent par le fait que leur tête est souvent complètement cachée par le pronotum. Ils ne montrent pas de sutures frontoclypéale. Les antennes de 8 à 11 articles portent une massue de 3 articles. Leurs ailes postérieures sont étroites et longuement frangées. Leurs cavités cotyloïdes antérieures (ou cavités procoxales) sont fermées extérieurement. Leurs hanches antérieures sont plus ou moins coniques et rapprochées. Leur formule tarsale est apparemment 4-4-4 mais le troisième article est invisible (ils sont donc en fait pentamères). On distingue, chez eux, six sternites abdominaux, le premier étant distinctement plus long que les suivants. Ils peuvent présenter un pygidium. Larves et adultes sont mycétophages. Ils sont cosmopolites. Syn. Orthoperidae (selon Fauna Europaea).

Corynète (Corynetes) n. m. (Du gr. corinêtes, armé d’une massue). Genre d’Insectes Coléoptères Cléridés. Ils vivent dans les parquets où ils se rendent utiles en chassant les Coléoptères xylophages, telles les vrillettes. Ex. Corynetes violaceus.

Cosmopolite adj. (Du gr. kosmopolitês, citoyen du monde). [Cosmopolitan]. Se dit d’une espèce animale ou végétale répandue dans le monde entier, généralement du fait de l’homme. Syn. Ubiquiste.

Cosmoptérigidés (Cosmopterigidae) n. m. pl. [Fringe moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Géléchioïdes. On en connait près de 1.200 espèces. Leurs palpes maxillaires sont réduits et repliés par-dessus la trompe. Les palpes labiaux sont très développés et falciformes (en forme de lames de faux). Les antennes sont plus courtes que les ailes antérieures. Leurs scapes présentent un peigne de soies écailleuses. L’envergure de leurs ailes est comprise entre 6 et 32 mm. Leurs ailes postérieures sont étroites. Ils portent une épiphyse. La formule de leurs épines tibiales est 0-2-4. Ils sont cosmopolites.

Cosmotriche n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Lasiocampidés. Ex. Cosmotriche lobulina ou « lunigère ».

Cospéciation n. f. [Cospeciation]. Apparition simultanée de deux espèces, toutes deux impliquées dans une relation trophique. Ce peut être par exemple l’apparition d’une nouvelle espèce d’insecte et d’une nouvelle espèce de plante pollinisée par ce dernier.

Cossidés (Cossidae) Leach, 1815 n. m. pl. [Carpenterworm moths, Goat moths, Leopard moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Cossoïdes. Ce sont des papillons de taille très variable dont l’activité est nocturne. Ils ont un corps robuste, couvert de poils. Leur tête ne présente pas de soies hérissées. Leurs antennes, de formes diverses, sont courtes. Leurs palpes sont courts et la trompe est atrophiée. Leurs yeux sont glabres. Ils n’ont pas d'ocelles. Ce sont des papillons aux ailes ternes et maculées de taches irrégulières brunes ou blanches. Les plus grands exemplaires mesurent plus de 22 cm. Leurs ailes antérieures sont allongées. La nervure cubitale postérieure (CuP) est visible à la base de leurs ailes antérieures. On trouve également une nervure Médiane (M) à l’intérieur de la cellule discoïdale (d) bifurquée aussi bien sur les ailes antérieures que postérieures. Toutes les nervures du rameau Rs (Secteur de la Radiale) sont issues d’une aréole. Aux ailes antérieures, quelques branches de la radiale (R) sont pétiolées. Les ailes antérieures montrent 2 nervures anales alors que les postérieures en ont 3. Ils ont un vol lourd et rapide. Les tibias des pattes postérieures portent une ou deux paires d'éperons (formule des épines tibiales 0-2-2 ou 0-2-4). Ils n’ont pas d'organe tympanique. Les femelles possèdent une tarière afin de pondre leurs œufs sous l’écorce des arbres. Les chenilles volumineuses et xylophages présentent de fortes mandibules leur servant à forer le bois. Elles vivent souvent à l’intérieur des troncs d’arbres. Leur vie larvaire peut durer jusqu’à quatre années. Leurs chrysalides sont dans un léger cocon. Quelques espèces sont nuisibles. Ils sont cosmopolites. Ex. Le Cossus gâte-bois, Cossus cossus L. La Zeuzère du poirier, Zeuzera pyrina.

Cossoïdes (Cossoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères, Ditrysiens, regroupant la Famille des Cossidés qui en est le type (SITI) et la Famille des Dudgeoneidés (NCBI). Ce sont des papillons au corps imposant avec une nervation des ailes primitives.

Cosson (Cossonus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés. Ex. Cossonus cylindricus.

Cossus n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Cossidés comprenant des papillons nocturnes. En France le cossus gâte-bois, Cossus cossus, a une chenille rougeâtre qui perce de profondes galeries dans le bois notamment les jeunes ormes pendant les deux à trois années de sa vie larvaire.

Costa n. f. (Du lat. costa, côte, flanc). [Costa]. Première nervure longitudinale de l'aile des insectes. Elle suit le bord antérieur de l’aile. Syn. Côte, Nervure Costale. Voir aussi Nervation.

Costagium n. m. [Costagium]. Chez certains Diptères comme chez les Calliphoridés ou les Sarcophagidés, nom donné à la portion basale dilatée de la nervure costale de l’aile.

Costal, e adj. [Costal]. Bordé antérieurement par la première nervure longitudinale de l’aile, la Costa. Ex. Cellule costale, champ costal.

Cotyle n. m. (Du gr. kotyle, creux). [Cotyla]. Partie creuse pouvant constituant un des éléments d’une articulation destinée à recevoir une saillie ou protubérance bombée, telle qu’un condyle. Voir aussi Acetabulum, Condyle et Cavité cotyloïde.

Cotype n. m. (Du lat. co-, avec et du gr. tupos, modèle). [Cotype]. Terme utilisé dans le sens de syntype ou de paratype mais non reconnu par le CINZ. Voir aussi Syntype et Paratype.

Cou n. m. [Neck]. Certains auteurs l’ont appelé microthorax. Syn. Cervix. Voir aussi Collier.

Couche de cément, [Cement layer]. Voir Cément.

Couche de cire ou Couche cireuse ou Couche moyenne de cires, [Wax layer]. 1. Constituant de l’épicuticule des Insectes au même titre que la couche de cément. La cire est produite peu de temps après la mue par des cellules épithéliales cireuses spécialisées ou par des oenocytes. La cire produite emprunte les canalicules qui traversent la procuticule puis l’épicuticule. Elle est constituée chimiquement d’hydrocarbures, d’acides gras non saturés et de longues chaînes d’alcool. Ce sont des substances lipidiques recouvrant le corps des insectes sur une épaisseur de 0,25 µm à 1 µm et empêchant la déshydratation. La cuticule doit son imperméabilité à cette couche de cire. La cire porte également des signaux de reconnaissance intraspécifiques. Elle accumule cependant les substances nocives, les composés chimiques, les phéromones, les odeurs de nourriture. C’est pourquoi les insectes prennent soin de procéder régulièrement et scrupuleusement au nettoyage de leur corps. On s’est également aperçu que la cire conférait aux insectes un pouvoir isolant, ce qui leur permettait d’accumuler des charges électriques positives en volant. C’est une fois posé qu’ils se déchargent lentement de cette électricité statique. On suppose que, chez les pollinisateurs, outre le rôle joué par les poils, cette électricité statique contribue à maintenir les grains de pollen collés sur le tégument. Voir aussi Canalicule, Cellules épithéliales, Epicuticule, Nettoyage du corps et des antennes et Oenocyte. // 2. Couche de cire entourant la membrane vitelline a l’intérieur des œufs des insectes. Elle sépare la membrane vitelline du chorion. Voir aussi Cire et Œuf.

Couche de coton, Méthode de conservation des insectes et notamment des Coléoptères consistant à découper des bandes de coton ou d’ouate cellulosique, afin d’y disposer l’individu à l’intérieur en prenant soin de positionner les pattes et les antennes plus ou moins dans la position qu’ils devront prendre lors de l’étalage. Emballer cette couche dans un papier journal, puis disposer ces enveloppes dans une boite en carton. Noter la date et le lieu de capture car ces informations seront nécessaires lors de l’étiquetage. Si la boite reste à l’abri de l’humidité et des éventuels insectes nécrophages, il est possible de conservér ainsi les individus et notamment les Coléoptères pendant des années. Voir aussi Entretien des collections et Tuer les insectes.

Couche de cuticuline. Epicuticule au sens strict. Voir Epicuticule et Cuticuline.

Couche postexuviale, Voir Epicuticule.

Couche préexuviale, Correspond à la couche de cuticuline ou épicuticule au sens strict. Voir Epicuticule.

Coudé, e adj. [Bended]. Qui présente un angle, un coude. Ex. L’antenne d’un insecte est coudée lorsque le scape fait un angle distinct avec le funicule. Syn. Géniculé. Voir aussi Géniculé.

Couleur des insectes, Voir Coloration, Cuticule et Pigmentation

Coupe-bourgeon, Syn. de Lisette. Voir Lisette.

Couplage des ailes, [Wing coupling apparatus(i)]. Système d’accrochage des ailes antérieures et postérieures permettant la synchronisation des mouvements alaires chez les tétraptères. Ce couplage s’effectue selon quatre méthodes chez les Lépidoptères : Couplage jugate (au moyen du jugum ou joug de l’aile antérieure qui passe sous l’aile postérieure dans laquelle il s’encastre), couplage frenate qui est le plus répandu (au moyen du frenulum et du rétinacle : le crochet de l’aile antérieure ou rétinacle s’accroche au frein ou frenulum constitué par une soie simple), couplage jugo-freinate que l’on ne recontre que chez les Microptérigidés et couplage amplexiforme (simple adhérence entre les ailes). Il existe d’autres méthodes propres à d’autres espèces (ex. voir Nodule). Ainsi par exemple, chez les Hyménoptères, une série de petits crochets (Hamuli ou Hamulae) situés sur l’aile postérieure s’encastrent dans une gouttière de l’aile antérieure. Les Odonates et les Ephémères se distinguent en ce qu’il n’existe chez eux aucun système de couplage des ailes qui restent donc indépendantes durant le vol (paléoptères). Syn. Claustrum. Voir Amplexiforme, Frénate, Jugate, Jugo-frénate.Voir aussi Aile et Vol.

Course en tandem, [Tandem running]. Voir Tandem running.

Couplage frénate, Voir Frénate.

Couplage jugate, Voir Jugate,

Couplage jugo-frénate, Voir Jugo-frénate.

Couplage amplexiforme, Voir Amplexiforme.

Courtilière n. f. (Anc. Fr. courtil, jardin). [European mole cricket]. Nom usuel d’un Insecte Orthoptère de la Famille des Gryllotalpidés. Cet insecte fouisseur est également appelé « Taupe-grillon », car il creuse des galeries dans le sol à l’aide de ses pattes antérieures, en forme de pelles, larges et plates. Ex. La Courtilière commune, Gryllotalpa gryllotalpa qui s’attaque aux graminées et aux légumes. Voir Gryllotalpidés.

Cousin n. m. (Du lat. culex). Nom vernaculaire donné à certains Genres d’Insectes Diptères Nématocères. Le « cousin commun » (Culex pipiens), appelé aussi « moustique commun » ou « maringouin domestique » est une espèce de moustiques de la Famille des Culicidés, la plus commune en France métropolitaine. Mais le nom de cousin est également donné de façon générale aux tipules (Famille des Tipulidés) comme part exemple la « Tipule du chou » (Tipula oleracea) ou encore la « Tipule des prairies » (Tipula paludosa) ou Tipula maxima que l’on trouve communément en France dans les prairies humides.

Coussinet n. m. [Pads]. Syn. de Pelote ou de Pulville. Voir Pulville.

Couvain n. m. [Nest of insect eggs, Brood]. Ensemble des œufs, larves et nymphes des insectes qui vivent en société (Abeilles, Termites, Fourmis, etc.), contenus dans une ruche ou un nid. Chez les abeilles, il a été démontré que les larves secrètent des phéromones renseignant les ouvrières sur leur âge et leur besoin en nourriture. Certains éléments de ces phéromones inhibent le développement des ovaires des ouvrières, tandis que d’autres stimulent les glandes hypopharyngiennes à partir desquelles la nourriture destinée aux larves est produite. Le couvain chez les abeilles est situé au centre des rayons de la ruche. Voir aussi Glande hypopharyngienne.

Couvain pétrifié, Syn. d’aspergillose. Voir Aspergillose.

Coxa n. m. (Du lat. coxa, hanche). [Coxa(ae)]. Premier segment, en général court et de forme très variable, permettant l’articulation de la patte des Insectes sur le thorax à partir d’une cavité coxale. La hanche présente à sa base la suture basicostale qui isole le basicoxite. Cette suture longe la suture pleurale ce qui permet d’isoler le meron. La hanche est suivie du trochanter. On distingue respectivement selon que l’on parle des hanches des pattes antérieures, médianes et postérieures, la procoxa, la mésocoxa et la postcoxa. Syn. Hanche. Pl. Coxae. Voir aussi Basicoxite, Subcoxa et Patte.

Coxal, e, aux adj. (Du lat. coxa, hanche et –alis, qui appartient à). [Coxal]. Relatif à la hanche, à l’articulation. L’articulation permettant les mouvements dans toutes les directions, on parle aussi de plaque coxale (gonocoxite), ou de vésicule coxale ou même de coxopodites pour les segments précédents les gonapophyses (appendices de la région génitale).

Coxite n. m. [Coxite]. 1. Chez les Thysanoures, plaque appendiculaire paire, basale de l’abdomen, située en position latérale par rapport à la plaque sternale. // 2. Chez les Diptères Nématocères Culicidés, le neuvième segment abdominal, simple anneau chitineux, porte sur sa partie dorsale une paire de volumineux crochets articulés (harpagones), servant à l’accouplement et comportant une partie basale appelée coxite et une partie distale appelée style. Voir aussi Harpagones et Hypopygium.

Coxopleurite n. m. (Du lat. coxa, hanche et du gr. pleuron, flanc, coté et du suffixe –ite, constituant). [Coxopleurite]. Les pleures des Insectes sont formés par étalement d’articles coxaux sur les côtés du thorax. La subcoxa s’étale ainsi sous forme de deux sclérites, le coxopleurite et l’anapleurite. Le coxopleurite est donc un sclérite, qui tout comme l’anapleurite et le trochantin, est le constituant d’un pleure thoracique. Chez les Insectes Aptérygotes, il est disposé avec l’anapleurite en anneaux concentriques autour de la base de la hanche (coxa). Voir aussi Catapleurite, Eupleure et Subcoxa.

Coxopodite n. m. (Du lat. coxa, hanche et du gr. pous, podos, pied et du suffixe –ite, constituant). [Coxopodite]. Une articulation permettant les mouvements dans toutes les directions, on parle de coxopodites pour les segments précédents les gonapophyses (appendices de la région génitale). Ce sera le cas par exemple de la base de l’organe copulateur des Panorpes. Syn. Gonocoxite. Voir Gonocoxite et Gonapophyses. // Chez les Crustacés, pièce basale d’un appendice, correspondant à la Coxa des Insectes. Chez les Arthropodes, le coxopodite constitue donc la base primitive des membres. Il forme avec le basipodite, qui le suit, le protopodite de l’appendice biramé des Crustacés. Chez les Crustacés, les deux paires d’antennes sont uniramées et les pattes majoritairement biramées. Syn. chez les insectes Coxa. Voir aussi Basipodite, Coxa et Protopodite.

Coxosternite n. m. (Du lat. coxa, hanche et du gr. sternon, poitrine). [Coxosternite]. 1. Elément basal du coxosternum ou pleurosternum plus communément appelé coxite. Voir aussi Coxite. // 2. Chez les Chilopodes, élément basal des bièces buccales portant les forcipules.

Crabro n. m. (Du lat. crabro, frelon). Genre d’Insectes Hyménoptères Crabronidés ressemblant à un frelon, qui chasse surtout les insectes Diptères. Ce gros sphex nidifie dans des cavités déjà existantes. Ex. Crabro alpinus.

Crabronidés (Crabronidae) Latreille 1802 n. m. pl. (Du lat. clas. cribrum, crible). Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Apoïdes (Sphecoïdes selon NCBI) dont le genre Crabro en est le type. On en connait près de 9.000 espèces. Ce sont des guêpes fouisseuses. Beaucoup ont un corps noir, souvent orné de motifs, ou rayures jaunes, oranges ou blanches selon l'espèce ou la tribu. Leurs couleurs, formes, caractéristiques et proies changent selon l'espèce. Ce sont les "Crabrons" connus également sous le nom de "Guêpes à tête carrée" du fait de leur grosse tête rectangulaire, mais aussi sous le nom de « Guêpes à bouche d’argent », en référence aux poils argentés ou dorés qu’ils portent sur leur labre.  Mais, cette famille se distingue de celle des Apidae (abeilles) par leur corps glabre et par le premier tarse de la troisième paire de pattes allongé et cylindrique (élargi et aplati chez les abeilles). Les mâles ont un élargissement étrange aux pattes antérieures (parfois aux antennes) ressemblant à deux tamis bombés ou cribes d'où le nom de l'espèce la plus commune, Crabro cribarius. Leur abdomen n’est pas aussi long et fin que celui des Sphécidés. Les adultes sont floricoles. Leurs larves carnivores se nourrissent des proies capturées par les femelles. Il pourra s’agir selon l’espèce considérée de pucerons, d’abeilles, d’araignées, etc. Beaucoup d’espèces creusent des petits terriers pour établir leur nid, d’autres utilisent des cavités naturelles. On y trouve 8 Sous-familles parmi lesquelles les Pemphredoninae (ou Cemonininae) qui comptent une trentaine d'espèces prédatrices de pucerons, mais aussi les Bembicinae ou encore les Philanthinae.

Crachat de coucou n. m. [Cuckoo spit, Spittle]. Nom vulgaire d’un amas spumeux dans lequel vivent cachées les larves de Cercopidés (Hémiptères Auchénorrhynques). Les larves confectionnent ces amas de mousse écumeuse à l’aide d’un liquide anal gonflé de bulles d’air. La larve prélève de l’air dans une cavité de la face ventrale de l’abdomen reliée aux trachées par les stigmates, et le rejette dans son liquide anal qui se transforme alors en écume. Ce liquide anal est produit par les glandes salivaires situées au niveau des tergites VII et VIII. Ces amas leur garantissent une protection contre les prédateurs mais également une température et une humidité adéquate. Ex. les larves de Philène dite aussi Cicadelle écumeuse (ou spumeuse), Philaenus spumarius.

Crache-sang n. m. [Bloody-nosed beetle]. Nom vernaculaire d’un Insecte Coléoptère Chrysomélidé, Timarcha tenebricosa, qui tient son nom du fait qu’il fasse perler une goutte de liquide rouge (hémolymphe) au niveau de sa bouche dès qu’on le touche. Il est également appelé « Timarque » ou « Chrysomèle noire ».

Crambe (Crambus) n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Pyraloïdes Crambidés, dont une espèce est appelée aussi « teigne des prairies ». Ex. Crambus perlella.

Crambidés (Crambidae) Latreille, 1810 n. m. pl. [Grass moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Pyraloïdes, dont le « crambe » en est le type. On en connait près de 15.000 espèces. Ce sont des papillons de taille moyenne ou plus souvent petite. Ils sont généralement brillamment colorés. Leur trompe recouverte d’écaille à sa base est parfois rudimentaire ou atrophiée. Ils ont des palpes maxillaires bien distincts. Les mâles ont des antennes plus ou moins ciliées. Leurs ocelles sont rarement absents. Leurs ailes sont allongées. Les ailes antérieures sont assez nettement triangulaires avec le bord dorsal beaucoup plus long que le bord externe. La nervure du secteur de la radiale 4 de l’aile antérieure (Rs4) est libre. Les ailes postérieures sont larges avec le bord externe arrondi et l'angle anal peu apparent. Lorsque les ailes sont enroulées autour de l’abdomen, les Crambidés ressemblent alors à des bâtons, un peu comme les papillons de la famille des Yponomeutidés. Leurs tibias postérieurs portent deux paires d'éperons bien développés. Leur abdomen est muni à sa base d’une paire d’organes tympaniques. Ce tympan (membrane transparente) et la conjonctive (membrane translucide) sont situés dans des plans différents. Une lame membraneuse, le tablier (appelé aussi praecinctorium), s’intercale entre le thorax et les organes tympaniques, ce qui permet de les distinguer des Pyralidés (auxquels ils sont considérés come Sous-famille dans d’anciennes classifications). Leurs chenilles sont mineuses de tiges. Dans la Sous-famille des Nymphulinae, les chenilles sont aquatiques et respirent à l’aide de branchies trachéennes. Ils sont cosmopolites. Ex. L’Eudonie des bois, Eudonia lacustrata Panzer.

Créationnisme n. m. [Creationism]. Théorie, d’origine religieuse, selon laquelle un être suprême a créé, à une ou plusieurs reprises, la vie sur Terre. Cette notion qui s’oppose à l’évolutionnisme a été abandonnée aujourd’hui par les scientifiques. Voir aussi Darwinisme, Lamarckisme, Néodarwinisme, Saltationisme, Sélection naturelle et Transformisme.

Crémaster n. m. (Du gr. kremân, suspendre). [Cremaster]. Chez la chrysalide des Lépidoptères, crochet de l’extrémité du dernier segment abdominal leur permettant de se fixer à leur support. Le crémaster, ressemblant alors à une épine terminale de l’abdomen, permet également aux nymphes souterraines à se frayer un chemin dans le sol lors de l’émergence. Voir aussi Chrysalide.

Crematogaster n. m. (Du gr. kremân, suspendre et gastêr, ventre). [Acrobat ants]. Genre d’Insectes Hyménoptères Formicidés des régions chaudes, à l’abdomen plat et très mobile qui lui sert à enduire ses ennemis de venin. Ex. Crematogaster africana.

Crénal n. m. ou adj. (Du gr. krênê, source et du lat. –alis, qui appartient à). Qui concerne le crénon, zone d’eaux douces où le courant y est lent. Zone du crénal, zone où se situe la source d’eau. Voir également Zone Crénale, Rhithrale et Potamale.

Crénicole adj. (Du gr. krênê, source et du lat. colere, habiter). [Crenicolous]. Qui vit dans les eaux de sources ou les eaux vives alimentées par les cascades. Syn. Crénophile ou Crénobie. Voir aussi Habitats abiotiques.

Crénobie adj. (Du gr. krênê, source et bios, vie). [Crenobic]. Syn. de crénicole. Voir Crénicole.

Crénophile adj. (Du gr. krênê, source et philos, ami). [Crenophilous]. Syn. de crénicole. Voir Crénicole.

Créosote de Hêtre, (Du gr. kréas, chair, viande, et sôzein, qui sauve, qui protège). Liquide jaune et gras, produit en chauffant à des températures élevées du bois de hêtre ou de la résine du buisson de créosote. Mis dans les fioles de Sauvignet, ce produit permet d’éviter les moisissures et les destructeurs dans les collections d’insectes (Coléoptères Dermestidés, Ptinidés, Anobiidés et Psocoptères).

Crétacé n. m. et adj. [Cretaceous period]. Période géologique s’étendant il y a 170 à 65 millions d’années. Après le Jurassique, c’est la troisième et dernière ère du Mésozoïque. Elle correspond à la fin du règne des Dinosaures. Les dinosaures qui ont peuplé la terre pendant plus de 165 Ma sont apparus avant le Jurassique au Trias, il y a -240 Ma. Quant aux insectes, les plus vieux fossiles connus datent du Dévonien (-405 à -365 Ma). Voir aussi Dévonien.

Crête-de-Coq n. f. [Coxcomb Prominent]. Nom vernaculaire de Ptilodon capucina, Lépidoptère de la Famille des Notodontidés.

Crête stridulante, Chez les criquets (Orthoptères Caelifères Acrididés), syn. de râpe ou archet. Elle correspond chez eux à de petits tubercules situés sur la face interne des fémurs des pattes postérieures sauteuses. Ces derniers frotteront sur une nervure de l’élytre. Voir Appareil stridulatoire et Archet.

Cribriforme adj. (Du lat. cribrum, passoire, tamis et forma, forme). [Cribriform]. Percé de nombreux trous. Ex. Stigmates cribriformes des larves de scarabées.

Cricula n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Saturnidés. Ex. Cricula trifenestrata, d’Asie du Sud-est, dont les cocons fournissent une soie jaune d’or.

Criminologie n. f. Etude scientifique de la nature, des causes, du développement et du contrôle criminel. Les insectes peuvent être une source de renseignements sur les causes ou le temps écoulé depuis un meurtre et la découverte d’un cadavre. Voir Entomotoxicologie.

Crinoptérygidés (Crinopterygidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères Incurvariens, Incurvarioïdes. L’appareil génital des femelles est de type monotrysien c'est-à-dire qu’elles ne présentent qu'un orifice génital, utilisé à la fois pour la copulation et la ponte (Contr. Ditrysien).

Criocéphale (Criocephalus) n. m. (Du gr. krios, bélier et kêphalê, tête). Nom usuel et Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés de couleur brune dont la larve habite la souche et le tronc des conifères notamment des pins. Ex. Arhopalus (Criocephalus) rusticus. Syn. senior Arhopalus.

Criocère (Crioceris) n. m. (Du gr. krios, bélier et kéras, corne). Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Coléoptères Chrysomèlidés de couleur rouge vif. Ils sont répandus sur tout le globe, et certaines de leurs espèces sont nuisibles aux plantes cultivées et notamment pour Crioceris asparagi, aux asperges. Mais on nomme aussi Criocère, des Chrysomèles telles que la Criocère des céréales (Lema melanopa), ou la Criocère de l'orge (Lema lichenis). Ex. Crioceris duodecimpunctata ou « criocère à 12 points ».

Criocérinés (Criocerinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Chrysomélidés dont le genre Crioceris en est le type.

Criquet n. m. (D’une onomat. du chant du grillon, krik). [Grasshopper(s), Cricket]. Nom commun donné aux Orthoptères Caelifères Acrididés (ou Acridiens). Il existe de nombreuses espèces de ces insectes toujours herbivores qui se déplacent en sautant et en volant. Ils ont des antennes courtes et des pseudoélytres longs ou courts selon les espèces. Les criquets stridulent durant la journée en produisant leur chant par le frottement des pattes postérieures sur une nervure des élytres (mais leur nom de criquet vient du chant des grillons). Leurs organes tympaniques sont localisés sur l’abdomen. Beaucoup d’espèces ont une livrée de camouflage cryptique. Le nom correct pour les espèces non grégariaptes (qui ne forment jamais des essaims) est sauteriaux. Les espèces grégariaptes (criquet pèlerin (Schistocerca gregaria), criquet migrateur (Locusta migratoria)) sont très dévastatrices dans les régions chaudes où s’abattent leurs nuées, comprenant plusieurs centaines de millions d’individus. D’énormes essaims peuvent dévorer jusqu’à 100 000 tonnes de nourriture par jour. L'Ancien Testament présente les criquets comme une plaie de l'humanité. Ces migrations sont déclenchées lorsque la population atteint un certain seuil de densité. Avant de commencer leur migration, les criquets deviennent grégaires et se parent de couleurs plus vives. Ex. Le criquet arboricole, Anacridium melanorhodon ou Anacridium wernerellum. Le criquet australien, Chortoicetes terminifera. Le criquet de la palène, Stenobothrus lineatus. Le criquet des genévriers, Chrysochraon brachyptera. Le criquet ensanglanté, Stethophyma grossum. Le criquet italien, Calliptamus italicus. Le criquet des pâtures, Chorthippus parallelus. Le criquet ensanglanté, Stethophyma grossum. Le criquet marocain, Dociostaurus maroccanus. Le criquet mélodieux, Chorthippus biguttulus. Le criquet migrateur, Locusta migratoria. Le criquet noir-ébène, Omocestus ventralis. Le criquet nomade, Nomadacris septemfasciata. Le criquet pèlerin, Schistocerca gregaria. Le criquet sénégalais, Oedaleus senegalensis. Syn. Acridien. Voir Acrididés, Phase grégaire, Polymorphisme. Voir aussi Sauterelle.

Criquet migrateur, [Migratory grasshopper]. Sur les 7.000 espèces de criquets, il existe une douzaine d’espèces migratrices qui sont : Anacridium melanorhodon (ou criquet arboricole), Anacridium wernerellum (ou criquet arboricole également), Calliptamus italicus (ou criquet italien), Chortoicetes terminifera (ou criquet australien), Dociostaurus maroccanus (ou criquet marocain), Locustana pardalina, Melanoplus spretus, Nomadacris septemfasciata (ou criquet nomade), Patanga succinta, Schistocerca americana americana, Schistocerca americana paranensis, Schistocerca gregaria (ou criquet pèlerin) et surtout la redoutable Locuste, considérée comme le « vrai » criquet migrateur, Locusta migratoria, qui ravage les cultures au Proche-Orient et en Afrique sèche. Ces espèces présentent en fait deux phases, la solitaire et la grégaire. Dès que les conditions de développement sont favorables, la phase grégaire apparaît et des myriades d’individus plus robustes, aux couleurs plus vives et aux plus longues ailes se développent et s’abattent sur les cultures. Les dégâts peuvent être considérables quand on sait que chaque insecte dévore tous les jours son propre poids en nourriture, soit deux grammes, et qu'un essaim peut atteindre plusieurs millions d'insectes. La lutte antiacridienne est alors, pour l’homme une nécessité vitale. Schistocerca gregaria est capable d’effectuer une longue migration, pouvant atteindre entre 3.000 et 5.000 km selon les années (4.500 km reconnu en 1988). Cette espèce détient également le record du plus grand nombre d’individus en vol avec près de 50 millions d’individus (estimation). Voir aussi Migration et Transiens.

Criquet pèlerin, [Desert locust]. Nom usuel de Schistocerca gregaria. C’est l’un des insectes les plus destructeurs dont les énormes essaims peuvent dévorer jusqu’à 100.000 tonnes de nourritures par jour. Voir Criquet migrateur.

Criquet pygmé, Nom usuel donné aux Insectes Orthoptères Caelifères de la famille des Tridactylidés du fait de leur taille qui ne dépasse pas 10 mm.

Cristallin n. m. (Du lat. crystallinus, en cristal). [Crystalline cone]. Organe composé de quatre éléments constitués par des cellules cristallines juxtaposées (ou cellules de Semper) formant en général un cône destiné à réfracter la lumière. La forme du cristallin est en général conique, sauf chez les insectes primitifs tels que les Thysanoures chez qui il est sphérique. Situé sous la cornée (ou cornéule) de chaque ommatidie des yeux composés des Insectes et enveloppé par les cellules pigmentaires iridiennes, le cristallin est un dioptre qui fait converger les rayons lumineux sur les cellules rétinuliennes qui entourent le rhabdome. Il existe 4 types distincts de cône : Eucône, Acône, Pseudocône et Exocône (Voir ces termes). Syn. Cône cristallin. Voir aussi Acône, Cellules Cristallines, Cellules de Semper, Cellules pigmentaires iridiennes, Cellules rétinuliennes, Cornéule, Eucône, Exocône, Oeil, Ommatidie, Pseudocône, Rhabdome.

Cristallisation n. f. [Crystallization]. Phénomène propre au sucre également rencontré avec le miel par lequel ce dernier passe de l’état liquide à l’état solide.

Crochet n. m. (Du franc. krok, crochet). [Hook(s)]. 1. Crochets présents sur les ailes de différents Ordres d’Insectes permettant le couplage alaire. Ce crochet peut prendre la forme d’une gouttière. Voir aussi Couplage alaire, Hamule et Rétinacle. // 2. Chez certaines larves de Trichoptères, paire de crochets insérés directement sur l’abdomen ou à l’extrémité de fausses-pattes anales (ou pygopodes) leur permettant de fixer un étui protecteur autour de leur corps. // 3. Chez les larves de Coléoptères Cicindélidés, crochets présents sur le cinquième segment abdominal leur permettant de s’accrocher à leur terrier. //4. Voir aussi Hamule car provenant du latin hamulus, signifiant hameçon, de nombreux systèmes comprenant des crochets sont utilisés par divers Insectes.

Crochet mobile, Chez les larves d’Odonates, crochet s’articulant sur le palpe labial.

Crocota n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Géométridés. En France, on trouve Crocota peletieraria. Le mâle de cette phalène est diurne alors que la femelle est nocturne.

Croissant n. m. Syn. d’ailante. Voir Ailante.

Crowsoniellidés (Crowsoniellidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Archostemates.

Crumena n. f. (Du lat. crumena, bourse, sac). [Crumena(ae)]. Chez les Hémiptères comme les Coccidés (cochenilles), poche ventrale dans laquelle s’enroulent les stylets mandibulaires et maxillaires, fins et souples quand ils sont rétractés.

Crustacé, e adj. (Du lat. crusta, carapace, croûte). [Crustaceous]. Recouvert ou formé d’une croute.

Crustacés (Crustacea) n. m. pl. Sous-phylum (ou Classe) d’Arthropodes généralement aquatiques, à respiration branchiale, avec des mandibules, et dont la carapace est formée de chitine imprégnée de calcaire. Au sein des Crustacés, les Isopodes forment une exception en ce que le cloporte soit un Crustacé terrestre. Les Crustacés ont un corps divisé en deux parties : le céphalothorax et l'abdomen. La tête porte deux paires d'organes sensoriels (antennes et antennules) et une paire de mandibules, derrière lesquelles se trouvent deux autres paires de pièces buccales (maxilles). Elle comprend également une paire d'yeux composés. Le céphalothorax porte des appendices servant à la locomotion et à la respiration. D'autres appendices forment des pinces (chélipèdes). La portion caudale, le telson, est parfois utilisée pour la nage. Les crustacés respirent à l'aide de branchies. Les zoologistes ont répertorié environ 55 000 espèces de crustacés. Les Mandibulates (Crustacés et Uniramés) constituent une des deux subdivisions du phylum des Arthropodes dans la Classification traditionnelle de ces derniers. L’autre subdivision étant celle des Chélicérates où les antennes sont absentes. Au sein des Mandibulates, les Crustacés se distinguent des Insectes et Diplopodes et autres par le fait qu’ils aient deux paires d’antennes (antennes et antennules) et non pas une seule. Il existe deux Sous-classes : Malacostracés (crabes, crevettes, pagures, homards, etc.) qui sont généralement de taille plus grande et Entomostracés (daphnies, cyclopes, anatifes) qui sont de petits Arthropodes marins ou dulçaquicoles (qui vivent dans les eaux douces). Selon des recherches phylogénétiques récentes, il semblerait que la Classe traditionnelle des Insectes, soit en fait une branche du Sous-phylum des Crustacés. C’est pourquoi, pour NCBI, les Hexapodes que sont les Insectes sont réunis avec les Crustacés dans le groupe des Pancrustacés. Mais pour Fauna Europaea et SITI, les Crustacés sont encore considérés comme un Sous-phylum, tout comme les Hexapodes au sein des Arthropodes.

Cryphale (Cryphalus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Scolytidés, voisin des bostriches. Ce sont des rhynchophores. Ex. Cryphalus piceae ou « cryphale du sapin » qui creuse des galeries dans l’épicéa et qui mesure env. 1mm.

Crypte n. f. (Du gr. kruptos, caché). Petite cavité.

Cryptique adj. [Cryptic]. Obscur, caché. Dissimulé dans le milieu naturel par homochromie (même couleur) ou homomorphie (même forme) ou les deux à la fois (homotypie). Ex. Livrée cryptique, livrée terne de camouflage. Voir aussi Attitude de défense, Coloration, Homochromie, Homomorphie, Homotypie, Mimétisme et Pigmentation.

Cryptocéphale (Cryptocephalus) n. m. (Du gr. crypto, caché et kephalê, tête). Genre d’Insectes Coléoptères Chrysomélidés comprenant des formes moyennes, cylindriques et ramassées, de livrée métallique ou bariolée de vives couleurs. Ex. Cryptocephalus sericeus.

Cryptocérate adj. (Du gr. crypto, caché et keras, corne et du lat. –atus, caractérisé par). Dont les antennes sont réduites et cachées sous la tête. Voir aussi Gymnocérate.

Cryptocérates (Cryptocerata) n. m. pl. Groupe biologique renfermant des Insectes Hémiptères Hétéroptères, prédateurs, aquatiques, aux antennes réduites et cachées sous la tête (Cryptocérates), regroupant la nèpe, la notonecte, le bélostome, etc. L’ancien Ordre des Hétéroptères comportait deux Sous-ordres, les Gymnocérates ou Géocorises qui sont terrestres et les Cryptocérates ou Hydrocorises, qui sont aquatiques. Ce taxon, non reconnu par NCBI, est considéré comme invalide par SITI. Syn. Punaises d’eau ou Hydrocorisae et Nepomorpha (selon SITI). Voir Népomorphes. Voir aussi Gymnocérate.

Cryptocercidés (Cryptocercidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Dictyoptères du Sous-ordre des Blattodés Blabéroïdes, dont la plupart des espèces sont brun-foncées ou noires. Cette famille ne comprend qu’un seul genre, celui des Cryptocercus, avec pas plus de 10 espèces. Ce sont les blattes les plus archaïques. Ils ont la particularité de vivre en groupe familiaux comptant deux adultes et une vingtaine de juvéniles (voir Subsocial). Ce sont des xylophages qui font appel à des protozoaires symbiotiques pour transformer la cellulose ingérée en sucre. Ils vivent dans le bois en décomposition. On les trouve en Amérique du Nord, en Corée, en Chine et en Russie.

Cryptocercoïdes (Cryptocercoidea) n. m. pl. (Du gr. crypto, caché, kerkos, queue et eidos, aspect). Super-famille d’Insectes Blattoptères Blattina Polyphaginina ne comptant que la famille des Cryptocercidés.

Cryptochétidés (Cryptochetidae) n. m. pl. [Cryptochetid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Carnoïdes. Les ocelles sont présents sur la tête. Leurs yeux sont pubescents et très développés. Leur arista est minuscule et terminale. Le tarse postérieur de leur patte est cylindrique et plus long que l’article suivant. Ce sont des parasites de Margarodidae (Hémiptères Sternorhynques).

Cryptococcidés (Cryptococcidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes. Ce sont de minuscules cochenilles. Les femelles sont recouvertes de fils de cire très fins. Ex. Cryptococcus fagisuga.

Cryptogastre adj. (Du gr. crypto, caché et gastêr, gastros, ventre). [Cryptogastran]. Chez les Coléoptères Polyphages, désigne ceux d’entre eux qui ne présentent que cinq ou six sternites abdominales visibles. Voir aussi, Haplogastre, Hétérogastre et Hologastre.

Cryptogastres n. m. pl. Groupe biologique de Coléoptères Polyphages hétérogastres où le second sternite abdominal a disparu. L’abdomen ne présente alors que cinq ou six sternites visibles. Ex. Les Anthribidés, les Bostrichidés, les Cucujidés, les Curculionidés, etc. Voir aussi Haplogastres, Hologastres, Hétérogastres, Paulian et Symphiogastres.

Cryptogyne n. f. et adj. (Du gr. crypto, caché et gunê, femelle). [Cryptogyne]. Chez les Hyménoptères Formicidés, fourmis dont les castes femelles sont peu différenciées. Les ouvrières ne se distinguent pas morphologiquement des reines avec lesquelles s’accouplent les mâles. Voir aussi Diacammatogyne.

Cryptolaryngidés (Cryptolaryngidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Curculionoïdes.

Cryptométabole adj. (Du gr. crypto, caché et metabolê, changement). Qualifie un type de développement holométabole où il y aura disparition des stades larvaires.

Cryptonéphridisme n. m. (Du gr. crypto, caché et néphros, reins). [Cryptonephridium, Cryptonephric complex]. Dispositif particulier consistant en l’application des extrémités distales des tubes de Malpighi qui viennent s’anastomoser contre la paroi du rectum. Cela permet une réabsorption de l’eau contenue dans l’intestin postérieur (proctodeum), et de ce fait des pertes réduites en eau dans l’organisme, assurant ainsi une meilleur osmorégulation. On assiste de ce fait à un dessèchement plus important des excréments. Ce dispositif permet d’économiser l’eau chez les insectes qui vivent dans des milieux très secs (Ex. Tenebrio molitor). Mais on le retrouve aussi chez les chenilles et certains Coléoptères, ainsi que les Hyménoptères Symphytes et les Neuroptères Myrméléonidés. Voir aussi Tubes de Malpighi.

Cryptopentamère adj. (Du gr. crypto, caché, penté, cinq et meros, partie). [Cryptopentamerous]. Chez les Coléoptères, tarses composés de cinq articles mais dont quatre seulement sont visibles. Le tarse apparait donc tétramère car le 4ème article, réduit ou vestigial, est caché entre les lobes du 3ème. Ex. Chez les Cérambycidés ou les Chrysomélidés. Syn. Pseudotétramère.

Cryptopentamères n. m. pl. Groupe biologique d’Insectes Coléoptères hétérogastres regroupant ceux qui ont 5 articles aux tarses dont 4 seulement visibles par opposition aux pentamères vrais ou aux hétéromères. Syn. Pseudotétramères. Voir Hétéromères et Homéomères.

Cryptophagidés (Cryptophagidae) n. m. pl. [Silken fungus beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes dont le genre Cryptophagus en est le type. On en connait près de 600 espèces. Les adultes mesurent entre 1 et 11 mm. Ils sont de couleur brune à noire. Leur corps est généralement pubescent mais peut être aussi glabre. Leurs tarses sont pentamères, mais ils peuvent passer pour tétramères. Larves et adultes se nourrissent de champignons. On les trouve sous les écorces, dans le bois en décomposition, dans la litière des feuilles, sur les fleurs ou dans les nids d’oiseaux. Ils sont considérés comme nuisibles aux denrées entreposées.

Cryptophagus n. m. Genre d’Insectes Coléoptères, type de la Famille des Cryptophagidés, de couleur rousse, qui semble se nourrir essentiellement des moisissures du bois (champignons). Ex. Cryptophagus varus.

Cryptopleure (Cryptopleurum) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères de la famille des Hydrophilidés, mais qui vit dans les bouses. Ex. Cryptopleurum minutum.

Cryptorhamphidés (Cryptorhamphidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Lygaéoïdes.

Cryptorhynque (Cryptorhynchus) n. m. (Du gr. crypto, caché et rhynkhos, groin, bec). Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés de couleur noire. La larve de ce charançon écailleux creuse des galeries dans les bois de saules, des aulnes et des peupliers, causant la mort des jeunes pieds. Ex. Cryptorhynchus lapathi dont le bout des élytres sont blancs d’où son nom vernaculaire de « cul-blanc ».

Cryptotétramère adj. (Du gr. crypto, caché, tettara, quatre et meros, partie). [Cryptotetramerous]. Chez les Coléoptères, tarses composés de quatre articles mais dont trois seulement sont visibles. Le tarse apparait donc trimère car le 3ème article, réduit ou vestigial, est caché entre les lobes du second. Ex. Coccinellidés, Endomychidés. Syn. Pseudotrimère.

Cténidie n. f. (Du gr. ktênê, peigne et eid-, en forme de). [Ctenidium(dia)]. Chez certains Coléoptères, Diptères et Hétéroptères, mais surtout chez les Siphonaptères (puces), épines courtes et robustes alignées en peigne, présentes au niveau de la tête et/ou du thorax qui permettent notamment la progression parmi les poils de l’hôte. On distingue ainsi les cténidies céphaliques appelées également cténidies génales, que l’on trouve sur la tête et les cténidies prothoraciques que l’on trouve postérieurement au premier segment du thorax, appelées également cténidies pronotales. Voir aussi Epine.

Cténocéphale (Ctenocephalides) n. m. (Du gr. ktênê, peigne et kephalê, tête). Genre d’Insectes Siphonaptères, vecteur du typhus des rats, du ténia du chien et parfois de la peste. Ex. Ctenocephalides felis ou « puce du chat » et Ctenocephalides canis ou « puce du chien ».

Cténophore (Ctenophora) n. f. (Du gr. ktênê, peigne et phorêin, porter). Genre d’Insectes Diptères Nématocères de la Famille des Tipulidés. Ex. Ctenophora atrata qui est une grande tipule brune dont la larve se développe dans le terreau des marronniers d’Inde.

Cténophthalmidés (Ctenophthalmidae) n. m. pl. (Du gr. ktênê, peigne et ophtalmos, œil). Famille d’Insectes Siphonaptères Hystrichopsyllomorphes (Selon NCBI).

Cubitale (cellule) adj. [Cubital cell]. Voir Cellule cubitale.

Cubitale (nervure). [Cubital nerve]. Syn. de cubitus. Voir Cubitus.

Cubitus n. m. [Cubitus]. Cinquième nervure longitudinale de l'aile des insectes située sur la partie postérieure de l’aile et présentant généralement 2 ou 3 branches. On la désigne par Cu. Syn. Nervure cubitale. Voir aussi Nervation.

Cubitulus n. m. [Cubitulus]. Chez les Diptères Calliphoridés, Sarcophagidés ou Tachinidés, nervure de l’aile fortement courbée en angle droit ou en angle aigu.

Cucuje (Cucujus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères, type d’une Famille les Cucujidés, et qui comprend de nombreuses espèces, dont une en France, sur les chênes et les pins, Cucujus cinnaberinus appelé usuellement Cucujus vermillon.

Cucujidés (Cucujidae) n. m. pl. [Flat bark beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes ayant pour type le genre Cucujus. On en connait près de 47 espèces. Ils mesurent entre 6 et 25 mm de long. De couleur brune, noire ou rougeâtre, les adultes ont des formes très aplaties leur permettant de s’infiltrer dans les écorces. Les côtés du corps sont plus ou moins parallèles. Leur tête est aussi large que le pronotum. Les antennes moniliformes portent 11 articles. Leurs élytres sont arrondis à l’apex. Leurs tarses sont pentamères ou plus rarement hétéromères (5-5-4). L’abdomen montre 5 sternites. Les larves à la tête prognathe sont carnassières. Certaines espèces de larves peuvent quelquefois montrer des urogomphes. On trouve quelques espèces dans les denrées stockées, ce qui explique que quelques-uns aient été transportés dans le monde entier.

Cucujiformes (Cucujiformia) Lameere, 1938 n. m. pl. (De Cucuje et du lat. forma, forme). Infra-ordre d’Insectes Coléoptères regroupant les Super-familles des Chrysoméloïdes, des Cléroïdes, des Cucujoïdes, des Curculionoïdes, des Lyméxiloïdes, et des Ténébrionoïdes.

Cucujo n. m. Nom vernaculaire de grands taupins (Elatéridés) gris ou roussâtres, qui peuvent à volonté émettre une lueur phosphorescente. Ils sont aussi appelés communément « Mouche à feu ». Ils servent parfois à la parure des dames, qui en ornent leur coiffure. Ex. le cucujo, Pyrophorus noctilucus appelés « fire beetle » par les anglo-saxons. Voir aussi Elater et Pyrophore.

Cucujoïdes (Cucujoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes regroupant les familles suivantes : Agapythidae ; Alexiidae ; Biphyllidae ; Boganiidae ; Bothrideridae ; Brachypteridae ; Byturidae ; Cavognathidae ; Cerylonidae ; Coccinellidae ; Corylophidae ; Cryptophagidae ; Cucujidae ; Discolomatidae ; Endomychidae ; Erotylidae ; Helotidae ; Hobartiidae ; Laemophloeidae ; Lamingtoniidae ; Languriidae ; Lathridiidae ; Monotomidae ; Myraboliidae ; Nitidulidae ; Passandridae ; Phalacridae ; Phloeostichidae ; Priasilphidae ; Propalticidae ; Protocucujidae ; Silvanidae ; Smicripidae ; Sphindidae ; Tasmosalpingidae. Tous ces insectes sont caractérisés par le fait qu’ils présentent cinq sternites abdominaux visibles. Ils ont aussi souvent des antennes claviformes. Les femelles montrent des tarses à la formule tarsale 5-5-4. Leurs larves ont tendance à ressembler morphologiquement et biologiquement à celles de la Superfamille des Ténébrionoïdes. Leurs larves de premier stade sont typiques de celles des Polyphages. Les pattes ont cinq articles. Elles présentent des urogomphes et leur tégument est faiblement sclérifié. Tout comme chez les larves de Ténébrionoïdes, les larves sont petites à modérées en taille et quelques-fois sont compressées dorso-ventralement. Mais surtout, ce sont les habitudes alimentaires mycétophages ou saprophages qui sont associées à une extrème diversité morphologique. Il existe des formes larvaires prédatrices chez les deux Super-familles et plus particulièrement chez les Coccinellidés.

Cucullus n. m. (Du lat. cucullus, capuchon). Chez les mâles de Lépidoptères, structure de l’appareil génital consistant en une paire de capuchon recouvrant à l’apex les harpes (ou valves). Chez les mâles de Lépidoptères, l’édéage est ainsi constitué de plusieurs parties que sont l’uncus, les socii, les cucullus, les valves (ou harpes), les sacculus, les saccus et le vinculum.

Cucullie (Cucullia) n. f. Nom usuel et Genre d’Insectes Lépidoptères Noctuidés type de la Sous-famille des Cuculiinae. Ex. Cucullia florea ou Cucullia absinthii ou « Cucullie de l’Absinthe », Cucullia artemisiae ou « Cucullie de l’Armoise », Cucullia lactucae ou « Cucullie de la Laitue », Cucullia lucifuga ou « Cucullie lucifuge », Shargacucullia scrophulariae ou « Cucullie de la Scrofulaire ».

Cuillère n. f. [Labellum]. Chez les Hyménoptères Apidés, extrémité renflée de la langue lui servant à transporter les liquides vers la bouche. Syn. Labelle.

Cuilleron n. m. [Calypter, Squama]. 1. Chez certains Diptères, et en particulier chez les Diptères Schizophores Calyptères, lobes membraneux ayant la forme d’une cuillère, proches du thorax situés à la base des ailes antérieures au-dessus des balanciers qu'ils sont censés protéger. S’il y a deux lobes, le cuilleron est celui situé à la base de l’aile au plus proche du thorax. Le plus interne étant l’alule. S’il y a trois lobes, on distingue chez les deux premiers qui sont des cuillerons, le cuilleron thoracique (ct) (ou squame interne) qui recouvre les balanciers, du cuilleron alaire (ca) (ou Squame externe). Le troisième lobe étant l’alule. Les cuillerons seraient chez les Diptères ce que le lobe jugal est aux autres insectes. Syn. Calyptère ou Calyptre, Squame, Ecaille. Voir aussi Alule, Patagium. // 2. Chez les Hyménoptères Apidés, extrémité de la langue (ligule). Voir Cuillère.

Cuirasse n. f. [Cuirass]. Syn. de bouclier. Voir Bouclier.

Cuivré, n. m. Nom vernaculaire donné à des Insectes Lépidoptères des Lycénidés de la Sous-famille des Lycaeninae, à cause de leur couleur cuivre, brun-rouge. Ceux de la Sous-famille des Theclinae sont aussi appelés Faux-cuivrés. Ex. Le « Cuivré commun », Lycaena phlaeas. Le « Cuivre des marais » ou « Grand cuivré », Lycaena dispar. Le « Cuivre écarlate » ou « Argus satiné », Palaeochrysophanus hippothoe. Le « Cuivré fuligineux » ou « Argus myope », Heodes Tityrus. Syn. Argus.

Cul-blanc n. m. Voir Cryptorhynque.

Cul-brun n. m. [Brown-tail]. Nom vernaculaire du Lépidoptère Lymantriidé (ou Erebidé Lymantriiné) Euproctis chrysorrhoea. Voir Euproctis.

Cul-doré n. m. [Yellow-tail, Goldtail moth, Swan moth]. Nom vernaculaire du Lépidoptère Lymantriidé (ou Erebidé Lymantriiné) Euproctis similis. Voir Euproctis.

Culex n. m. Genre d’Insectes Diptères Nématocères de la famille des Culicidés. On trouve leurs œufs regroupés en radeau à la surface des eaux stagnantes. En France métropolitaine, le moustique ordinaire est le cousin appelé également Moustique commun ou Cousin commun, Culex pipiens. Autre ex. Culex orientalis. Syn. junior de certains Aedes tels que Aedes (Culex) albopictus ou Aedes (Culex) aegypti.

Culicidés (Culicidae) Meigen, 1818 n. m. pl. [Mosquitoes]. Famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes Culicomorphes Culicoïdes. On en connait près de 3.000 espèces. Cette famille comprend les insectes appelés usuellement moustiques (ou maringouins au Québec) aux pièces buccales de type piqueur-suceur. Le labium est ici transformé en gouttière pour permettre l’engainement de 6 stylets vulnérants (2 stylets maxillaires provenant de l'allongement des lacinias (avec cardo et stipes), 2 stylets mandibulaires, le labre (canal alimentaire) et l’hypopharynx (canal salivaire)). Lors de la piqûre, le labium ne pénètre pas dans le tégument comme le font les 6 stylets vulnérants, mais il se replie à la surface de ce dernier. Les femelles qui sucent ainsi le sang des vertébrés (hématophages) sont vectrices de nombreuses maladies (paludisme, fièvre jaune, dengue, filariose, encéphalite, chikungunya). Elles sont responsables d’en moyenne 725.000 décés annuels dans le monde, en faisant l’animal le plus mortel pour l’homme. Les femelles utilisent les protéines contenues dans le sang afin de produire des œufs mais ont sinon le même régime alimentaire que les mâles, aux longues antennes plumeuses, qui sucent la sève des végétaux et le nectar. Les moustiques mesurent de 3 à 40 mm de long. Ils ont une petite tête portant de gros yeux et des antennes de 15 articles chez les mâles et de 14 articles chez les femelles. Seuls les mâles ont des antennes plumeuses. Chez les femelles, les antennes sont filiformes. Il n’y a pas de suture en « V » sur le thorax. Les ailes qui possèdent au moins 9 nervures longitudinales, sont longues et étroites, repliées horizontalement au repos. La nervure Costale (C) fait le tour complet de l’aile. On trouve des écailles sur les nervures de leurs ailes mais également sur la majeure partie de leurs corps, ce qui est une de leur caractéristique. L’abdomen porte dix segments mais les deux derniers sont télescopés dans le huitième. Les femelles pondent leurs œufs à la surface de l’eau soit isolément, soit en groupe de 30 à 300 œufs. Leurs larves eucéphales et apodes, aquatiques, consomment des matières organiques en suspension dans l’eau (détritiphages) mais peuvent être aussi zoophages. Elles présentent un thorax large avec des touffes de poils et un abdomen de dix segments dont le huitième présente un siphon respiratoire (sauf chez les Anophelinae). Certaines espèces puisent directement l’air au moyen de ce siphon dans les plantes aquatiques où elles se fixent. Les nymphes au céphalothorax fortement sclérifié, viennent également à la surface de l’eau pour respirer au moyen de deux petits appendices appelés « trompettes respiratoires ». Ce sont des holométaboles dont seul le dernier stade est aérien. La détermination des genres et des espèces de cette famille est effectuée grâce à la chétotaxie. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout dans les régions chaudes du globe. Ex. Culex pipiens L.

Culicinés (Culicinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Diptères Nématocères Culicidés. C’est la Sous-famille la plus importante chez les moustiques, avec près de 3.067 espèces. Les femelles ont des palpes maxillaires généralement beaucoup plus courts que le proboscis. Les mâles, eux, ont de longs palpes avec de nombreuses longues soies, mais ils ne sont pas gonflés apicalement comme ceux des anophèles. Le scutellum présente trois lobes avec des soies confinées dans chaque lobe. Les nervures des ailes portent généralement des écailles sombres. Certaines espèces portent toutefois des mouchetures ou des taches d'écailles blanches ou jaunes.

Culicoïdes (Culicoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes regroupant les Familles des Chaoboridés, des Culicidés et des Dixidés. Ils sont caractérisés par l’existence d’une trompe courte, de la longueur de la tête.

Culicomorphes (Culicomorpha) ou (Culicimorpha selon NCBI) n. m. pl. (De culicidé et du gr. morphê, forme). Infra-ordre d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes regroupant les Super-familles des Chironomoïdes et des Culicoïdes. Selon une autre Classification, cet Infra-ordre regroupe les Familles suivantes : Ceratopogonidae, Chaoboridae, Chironomidae, Corethrellidae, Culicidae, Dixidae, Simuliidae, Thaumaleidae.

Culocoïdes (Culocoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes. Ce taxon non reconnu par NCBI est considéré comme invalide par SITI. Syn. selon SITI. Nematocera.

Cunéiforme adj. (Du lat. cuneus, coin et forma, forme). [Cuneiform]. En forme de coin.

Cuneus n. m. (Du lat. cuneus, coin). [Cuneus]. Chez certains Hétéroptères (Ex. Anthocoridés, Cimicidés, Miridés), partie apicale, plus ou moins triangulaire de l’hémélytre séparée de la corie (partie basale coriacée de l’hémélytre), par une fracture cunéale (suture ou sillon).

Cupédidés (Cupedidae) n. m. pl. [Reticulated beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Archostemates comptant 25 espèces, principalement des espèces fossiles du Permien inférieur, qui débuta il y a 280 millions d’années.

Cupédoïdes (Cupedoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Coléoptères Archostemates. C’est la seule Super-famille du Sous-ordre des Archostemates. Cette Super-famille regroupe les Familles des Cupédidés, des Micromalthidés et des Ommatidés.

Cupule n. f. [Cupule]. 1. Ventouse, en forme de coupe concave, que présente parfois le dessous des tarses chez les Coléoptères Dytiscidés mâles. Elle leur sert à adhérer aux surfaces lisses ce qui facilite également l’ancrage à la femelle lors de l’accouplement. // 2. Structure en forme de coupe, fabriquée artificiellement en apiculture afin de servir de loge royale. Ex. La femelle Bourdon construit une cupule à base de cire et de pollen dans laquelle elle déposera ses œufs.

Cupuliforme adj. (De cupule et du lat. forma, forme). [Cupuliform]. Qui a la forme d’une cupule, d’une coupe. Voir Cupule.

Curaliidés (Curaliidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Hémiptères Euhémiptères Néohémiptères Prosorrhynches Hétéroptères Euhétéroptères Néohétéroptères Panhétéroptères Cimicomorphes Cimicoïdes. Cette famille ne compte qu’une seule espèce, Curalium cronini de l’est des Etats Unis.

Curculio n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionoïdes, de la Famille des Curculionidés, Sous-famille des Curculioninés comprenant une soixantaine d'espèces paléarctiques. Ce sont des charançons au rostre mince, très développé parfois aussi ou plus long que le corps (surtout chez les femelles). Toutes les espèces sont ailées. Leur développement se fait généralement dans l'amande des fruits (noix, glands, châtaigne, etc. où la larve produit une cryptocécidie), parfois dans des fruits charnus ou dans des galles, ce qui en fait des espèces nuisibles. On trouve en Europe deux espèces. Le balanin des châtaignes, Curculio (= Balaninus) elephas (Gyllenhal) et le balanin des noisettes, Curculio nucum L. Syn. junior Balaninus.

Curculionidés (Curculionidae) n. m. pl. [Snout beetles, Weevils]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages, dont les représentants sont appelés communément « charançons ». Les Curculionidés constituent la plus vaste Famille chez les Coléoptères avec plus de 60.000 espèces. Ils mesurent entre 1 et 60 mm. La tête porte des yeux réduits. La plupart de ces insectes présentent un long museau, souvent appelé rostre, prolongeant la tête où s’insèrent des pièces buccales de type broyeur. Ce « rostre » est le résultat d’une modification du labium tenant en un allongement du postlabium. On retrouve ce caractère chez les Panorpes. Leurs antennes de 7 à 11 articles, portées par le rostre, sont presque toujours coudées à angle droit, présentant un long scape et une massue différenciée (réunion d’au moins 3 articles). Ce scape se loge dans une rainure située sur le côté du rostre appelée scrobe. Leurs sutures gulaires (qui sépare la gula des joues) sont effacées ou ne subsistent que sous forme d'une suture médiane impaire. La tête est en partie masquée par le pronotum, en forme de capuchon. Leurs stigmates sont biforés. La chambre atriale est prolongée sous le tégument par deux diverticules donnant l’impression que les stigmates ont deux orifices. Les élytres sont couverts de petites écailles colorées, leur permettant d’arborer une livrée cryptique. Leurs tarses sont homéomères (le plus souvent de formule tarsale 4-4-4 et plus rarement 5-5-5). L’abdomen montre 5 sternites (et plus rarement 6). La femelle pond ses œufs dans le tissu des plantes, certaines après y avoir percé un trou au moyen de leur rostre. Les larves sont blanchâtres, apodes avec de fortes mandibules. Elles sont, comme les adultes, phytophages en faisant souvent des espèces nuisibles. Leur classification est ardue. Il existe de nombreuses Sous-familles. Les charançons mangent le tiers de la production de graines dans le monde (Ce sont des cléthrophages). Ils sont cosmopolites. Syn. Charançon.

Curculionoïdes (Curculionoidea) n. m. pl. (De curculionide et du gr. eidos, aspect). Super-famille d’Insectes dont les Curculionidae sont les principaux représentants. On y trouve aussi les Anthribidae, les Apionidae, les Attelabidae, les Belidae, les Brenthidae, les Caridae, les Cryptolaryngidae les Eccoptarthridae, les Erirhinidae, les Ithyceridae, les Nemonychidae, les Obrieniidae, les Platypodidae, les Proterrhinidae, les Raymondionymidae, les Scolytidae et les Ulyanidae. Toutes ces Familles ont pour point commun le fait d’avoir des représentants ayant une tête généralement prolongée antérieurement en rostre. Chez la plupart d’entre-eux, les antennes sont coudées et articulées. Cette Super-famille regroupe près de 60.000 espèces à travers le monde.

Curtonotidés (Curtonotidae) n. m. pl. [Curtonotid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Ephydroïdes. On en connait près de 50 espèces. Ils mesurent entre 4 et 7 mm. Leurs aristas (soie du dernier article antennaire) sont plumeuses. Ils ont des vibrisses. Comme tous les Schizophores, ils présentent une suture frontale sur la tête. On trouve deux soies mésopleurales. La nervure Sous-costale (Sc) de leurs ailes est complète, non effacée dans la partie distale de la cellule costale et rejoint la nervure Costale (C). Cette dernière présente une fracture près de l’apex de la Sous-costale ainsi qu’une fracture humérale. Leurs haltères sont sombres ou noires. Leurs pattes sont fines. Les tibias sont pourvus dorsalement d’une soie préapicale et d’une rangée de soie longitudinale. On trouve les adultes dans les prairies humides surtout dans les régions tropicales et subtropicales du globe.

Cutérèbre (Cuterebra) n. f. Genre d’Insectes Diptères Calyptères, type de la Famille des Cutérébridés, dont la larve vit sous la peau de divers mammifères et même de l’homme (vers macaque). Certains s’introduisent, notamment dans les testicules des écureuils (Cuterebra emasculator), et provoque de graves tumeurs purulentes. Voir aussi Dermatobie. Ex. Cuterebra noxialis.

Cutérébridés (Cuterebridae) n. m. pl. [Robust Bot Flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Calyptères dont le cutérébre en est le type. On en connait 83 espèces regroupées en 6 genres. Certains les considèrent dans des classifications récentes comme une Sous-famille d’Oestridés. Les adultes ressemblent à des bourdons (apiformes) et sont couverts de nombreuses soies. Ils sont moyens à grands (30mm). Leur tête porte une profonde rainure sur sa face ventrale. On distingue une suture frontale. Les palpes sont cachés. Leur scutellum se prolonge au-delà de la base du metanotum. Leur postscutellum est peu développé. Aux ailes, les squames (lobes membraneux) sont grands. Le stade larvaire des individus de cette famille se déroule sur la peau des mammifères. Ceux du genre Dermatobia s’attaquent aux Primates et aux Hommes. Ils vivent dans le Nouveau Monde.

Cuticulates (Cuticulata) n. m. pl. (Du lat. cuticula, petite peau et –atus, caractérisé par). Clade de Protostomiens au même titre que les Arthropodes, caractérisé par la présence d'une enveloppe plus ou moins rigide la cuticule. Cette cuticule est composée de deux couches, l’épicuticule et la procuticule. L'épicuticule est elle-même composée de trois couches: le cément à l'extérieur, une couche de cire médiane et une couche interne à la structure plus complexe de cuticuline traversée par des canaux qui secrètent la cire. Les individus composants ce clade sont aussi caractérisés par une bouche terminale qui s'ouvre à une extrémité et le pharynx qui présente trois lèvres correspondantes à des faisceaux musculaires. On y distingue les Gastrotriches (vers marins), des Ecdysozoaires (ceux qui ont une cuticule à 3 couches parmi lesquels on trouve les Panarthropodes).

Cuticule n. f. (Du lat. cuticula, petite peau). [Cuticle(s)]. Constituant du tégument (paroi du corps) des Arthropodes. Chez les insectes, le tégument est composé en plus de la cuticule par l’épiderme et la membrane basale. Sécrétée par un épiderme simple (épithélium), la cuticule comprend plusieurs couches toutes acellulaires (anhistes). On y trouve successivement une couche de cément, une couche cireuse, l’épicuticule au sens strict (composé d’une couche de cuticuline), l’exocuticule, l’endocuticule (et quelquefois la mésocuticule chez des insectes comme les blattes). Exocuticule et endocuticule forment la procuticule. Mais si l’épicuticule est toujours présente au même titre que l’épiderme, exocuticule et endocutile peuvent être réduits ou absents chez certains insectes. Servant de protection contre le milieu extérieur, la cuticule assure la rigidité et l’imperméabilité (déshydratation limitée). Elle servira ainsi de point d’attache aux muscles et permettra à l’insecte de mieux résister aux agressions des champignons, des bactéries, des prédateurs, mais aussi aux agressions chimiques y compris celles des pesticides. Outre cette fonction protectrice, la cuticule sert de support à la pigmentation du corps. Chez les termites et les fourmis, la cuticule possède une mixture d'hydrocarbures fonctionnant comme une carte d’identité, qui indique à ses congénères son état physiologique, rang, colonie, caste et espèce. Mais la cuticule chez les insectes sert aussi surtout de base au système nerveux périphérique (qui correspond au système sensoriel). En dehors d’expansions simples comme les épines, la cuticule des insectes porte des poils, des soies, des écailles et de petits organes sensoriels (sensilles mécanoréceptrices et chimioréceptrices) prenant diverses formes (soie, fossette) dont la fonction peut être tactile, olfactive, auditive ou gustative. Ils peuvent être répartis sur le corps tout entier, même sur les pattes. Toutes ces structures, d’origine ectodermique, possèdent une cuticule. Cela explique que les intestins antérieurs et postérieurs mais aussi les trachées soient composés de cuticule. Ces éléments sont donc renouvelés lors de chaque mue. Etant effectivement inextensible, l’enveloppe externe que constitue la cuticule impose aux insectes de muer s’ils veulent se développer jusqu’à l’état adulte. La cuticule abandonnée lors de la mue s’appelle exuvie. Les crustacés sont également protégés par une cuticule, dont la composition est différente, car composée de protéines et de sels calcaires apportant une plus grande rigidité. On retrouve également ces sels minéraux dans la composition de la cuticule des Myriapodes Diplopodes. Voir aussi Cellules épithéliales, Cément, Coloration, Couche de cire, Ectoderme, Endocuticule, Epicuticule, Epiderme, Exocuticule, Exuvie, Mue, Pigmentation, Procuticule, Sensille, Scolopidie, Système nerveux et Tégument.

Cuticuline n. f. [Cuticulin]. Protéine tannée par des quinones, constituant de l'épicuticule des Arthropodes. La cuticuline résiste à l’action des solvants organiques et aux acides minéraux. Voir aussi Arthropodine, Epicuticule et Protéine.

CUVIER Georges (Baron) (1769-1832) n. p. Zoologiste et paléontologue Français qui donna tout son essor, avec Lamarck et Geoffroy Saint-Hilaire à la Zoologie Française. Il fut "l’inventeur" de l’anatomie comparée : des caractéristiques très différentes peuvent être associées, par exemple les types de dents, de mains ou de pieds chez les Vertébrés. Cuvier est le créateur de la notion capitale de « corrélation des caractères » ou « corrélation des parties » qui veut que la structure de chaque organe d'un animal est fonctionnellement liée à tous les autres organes. Il est également le fondateur de la paléontologie animale. Il pensait que l'environnement détermine les caractéristiques anatomiques d'un animal plutôt que l'inverse.

Cybarium ou Cibarium n. m. [Cibarium]. Cavité antérieure de la bouche correspondante au débouché du tube digestif, délimitée par l’épipharynx, les mandibules et l'hypopharynx. Syn. Bouche.

Cybister (Cybister) n. m. (Du gr. kubistêtêr, plongeur). Genre d’Insectes Coléoptères Dytiscidés que l’on trouve dans les régions chaudes. Ex. Cybister parvus. Le Cybister à côtés bordés, Cybister lateralimarginalis.

Cybocéphale (Cybocephalus) n. m. (Du gr. kubos, cube et kephalê, tête). Genre d’Insectes Coléoptères, type de la Famille des Cybocéphalidés (selon Fauna Europaea ou Nitidulidés Cybocéphalinés selon NCBI et SITI). Ils sont utiles à l’agriculture car ils détruisent la cochenille Diaspis. Ex. Cybocephalus nipponicus.

Cybocéphalidés (Cybocephalidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes dont le cybocéphale en est le type. On en connait près de 210 espèces regroupées en 8 genres mais la plupart font partie du genre Cebocephalus. Ils étaient autrefois considérés comme des Nitidulidés. Ces insectes sont minuscules et ne mesurent pas plus de 2 mm. Ils possèdent un corps brillant, convexe et arrondie, avec une grosse tête recourbée vers le bas et cachée par le pronotum. Leur identification est basée principalement sur la forme des organes génitaux masculins, les pattes avant et les antennes. Ils ont une massue antennaire généralement compacte. Leurs hanches antérieures sont larges et transverses. Leur formule tarsale est 4-4-4 (5-5-5 chez les Nitidulidés). Cinq de leurs sternites abdominaux ventraux sont visibles. Ils portent 5 stigmates (6 sternites pour 6 stigmates chez les Nitidulidés). Leurs larves montrent une tête sans sutures dorsales. Elles n’ont pas d’urogomphes sur leur tergite abdominal XI. Elles possèdent des stigmates annulaires avec 2 tubes d'air latéraux. Ils sont cosmopolites.

Cychrame (Cychramus) n. m. (Du gr. kugkhramos, caille). Genre d’Insectes Coléoptères Nitidulidés, dont la larve vit sur les champignons et l’adulte sur les fleurs. Ex. Cychramus adustus.

Cychre (Cychrus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Carabidés. Ce sont des clavicornes, comprenant des formes de couleur sombre, qui vivent dans les forêts humides de l’hémisphère boréal. Ex. Cychrus caraboides. Le Cychre élancé, Cychrus attenuatus.

Cychrisation n. f. (de par le nom des Coléoptères Carabidés du genre Cychrus). Adaptation de l’avant corps consistant en un allongement de la tête, des mandibules et du pronotum pour pouvoir dévorer les escargots. Après avoir été mordu, l’escargot se rétracte dans sa coquille et la cychrisation du corps permet aux Carabidés de suivre sa proie à l’intérieur de la coquille. Voir aussi Malacophage.

Cyclaxyridés (Cyclaxyridae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Cucujoïdes. C’est une famille endémique de Nouvelle Zélande. Ils se distinguent des autres coléoptères par la possession entre leurs élytres et leur épipleure d'une profonde dépression paire (foveae) bordée de soies raides (sauf chez Baeosilpha rufescens).

Cycle de reproduction des pucerons, Chez les Hémiptères Aphidoïdes, on trouve un cycle de reproduction complexe qui leur est propre. On distingue différents types de cycles quant au mode de reproduction lui étant associé, tel que le cycle holocyclique, anholocyclique, androcyclique et intermédiaires. De même, selon que le cycle de développement se déroule sur le même hôte végétal ou sur des hôtes différents, on distingue le cycle monoécique, du cycle hétéroécique et plus particulièrement dioécique (ou diécique). Enfin, on trouve deux modes de reproduction (femelles amphigones), une sexuée où les femelles sont ovipares et l’autre asexuée ou parthénogénétique où les femelles sont vivipares (l’œuf éclot dans le corps maternel et la larve s’y développe) ou même quelquefois ovovivipares (l’œuf éclot dans le corps maternel puis la larve est de suite mise bas). Quand la reproduction est asexuée, il y a alors production de clones. Ces deux modes de reproduction liés à leurs cycles de vie expliquent aussi leur polymorphisme consistant à ce que l’on trouve des formes aptères et des formes ailées. Les pucerons sont également multivoltins. On peut y trouver jusqu’à 20 générations annuels. Cependant, le cycle le plus généralisé est celui qui est monoécique (sur un seul hôte) holocyclique (complet). Dans le cycle de reproduction holocyclique diécique (sur deux hôtes), plus compliqué, que l’on rencontre chez beaucoup d’Aphididés, la fondatrice est la femelle aptère issue de l'œuf d'hiver, qui s’installe sur la plante ayant reçu l’œuf d’hiver (hôte primaire) pour donner naissance par parthénogenèse thélytoque (descendance composée uniquement de femelles) à une ou plusieurs générations de larves déjà formées (viviparité), les fondatrigènes. Les fondatrigènes sont donc la progéniture de la fondatrice. Ce sont des femelles agames (qui se reproduisent sans fécondation), vivipares (donnent naissance à des larves), aptères puis ailées (appelées alors émigrantes) qui vivent sur leurs hôtes primaires. Ces fondatrigènes sont des pucerons virginipares (dont la descendance est composée de femelles parthénogénétiques). Les fondatrigènes de la première génération qui ne font que se multiplier sont presque toujours aptères puis la proportion d'ailés augmente dans les générations suivantes afin d’assurer la dissémination (fondation de nouvelles colonies) ou l’émigration (changement de plante hôte). Les fondatrigènes ailés sont appelés émigrantes et vont s’installer sur un hôte secondaire. On parle du vol d’émigration qui a lieu au printemps. Leurs descendances sont des exilés (ou exules ou aliénicoles). Au cours de l’été, on observe l’apparition de femelles ailées (quand les individus d’une colonie deviennent trop nombreux) qui vont se déplacer aux alentours. Ce sont des vols de dissémination quand les déplacements ont lieu sur la même espèce de plante pour fonder de nouvelles colonies. Les descendances des fondatrigènes (qui sont des virginipares), appelées exilés, sont des virginogènes (ils sont issus de femelles parthénogénétiques) qui naissent sur l’hôte secondaire. Enfin, à l’automne, ces virginogènes donnent naissance aux sexupares (qu’ils soient andropares, gynopares ou amphotères) qui vont effectuer le vol de retour (ou vol de rémigration) vers l’hôte primaire. Chez les espèces diéciques, ce sont les sexupares ailés qui quittent l’hôte secondaire pour retourner vers l’hôte primaire (vol de retour ou vol de rémigration). Mais cela peut être aussi leurs descendances sexuées, ovipares, ailées ou aptères qui retourneront à l’automne, après s’être accouplés, pondre des œufs fécondés qui passeront l’hiver sur un hôte primaire, desquels naîtront de nouvelles femelles fondatrices. Toutes sortes de cycles de développement compliqués existent chez les Pucerons. Tous ont pour caractéristique d’être prolixes (emboitement des générations à la manière d’une poupée russe) avec une vitesse de développement souvent élevée. De la naissance au stade adulte, le développement d’un puceron dure de 8 à 10 jours, selon les conditions climatiques. Un adulte vit en moyenne 60 jours (maximum 120 jours) et pond entre 40 et 60 œufs. Cela fait des pucerons de véritables pestes pour les cultures. Voir aussi Androcyclique, Andropare, Anholocyclique, Clone, Diécique, Emigrante, Exilé, Fondatrice, Fondatrigène, Gallicoles, Gynopare, Hétéroécique, Holocyclique, Hôte primaire, Hôte secondaire 1, Monoécique, Multivoltin, Œuf d’hiver, Ovipare, Ovovivipare, Parthénogenèse zygophasique, Polymorphisme, Sexupare, Virginogène, Virginipare, Vivipare, Vol d’émigration et Vol de dissémination.

Cycle évolutif, [Life cycle]. Ensemble des stades de transformation et des hôtes que doit obligatoirement connaître un parasite pour passer d’une génération à la suivante. On parle aussi de cycle parasitaire. Syn. Cycle parasitaire.

Cycle parasitaire, [Parasite life cycle]. Voir Cycle évolutif.

Cycle sporogonique, [Sporogonic cycle]. Partie du cycle sexué du développement du parasite du paludisme dans le corps du moustique. Ce cycle commence lorsque le moustique prélève du sang d’un hôte infecté. A l’intérieur de l’estomac du moustique, les stades sexués du parasite (gamétocytes) se transforment en gamètes mâles et femelles, et s’accouplent pour produire des œufs. A un moment cet œuf éclate et libère des sporozoïtes qui vont envahir les glandes salivaires. Le moustique pourra alors infecter un hôte humain à l’occasion de son prochain repas. Certains médicaments antipaludiques ciblent ces stades particuliers du parasite durant le cycle sporogonique. Les médicaments gamétocytocides tels que la primaquine tuent les gamétocytes, alors que les sporontocides tuent les sporozoïtes. Voir aussi Paludisme et Plasmodie.

Cycloalexie n. f. (Du gr. kuklos, cercle et alexo, défendre, protéger). [Cycloalexy]. Comportement grégaire consistant à organiser une défense en cercle contre un prédateur suite à une émission de phéromone. Ce cas a été observé entre autres chez des larves de Coléoptères Chrysomélidés, mais aussi chez des larves de Curculionidés (Ex. Phelypera distigma). Mais on la retrouve aussi chez certains Hyménoptères Tenthrédinoïdes, certains Diptères Cératopogonidés (Forcipomyia) ou même chez des Névroptères Ascalaphidés.

Cyclomorphose n. f. (Du gr. kuklos, cercle et morphê, forme). [Cyclomorphosis, Cyclical polymorphism]. La cyclomorphose est la transformation périodique que connaît un individu de par les conditions du milieu où il vit (la lumière ou la température). On parle aussi de polymorphisme saisonnier pour ces espèces qui adoptent une forme d’été et une forme d’hiver. Ex. Chez les collemboles, du genre Isotoma. Voir aussi Polymorphisme.

Cyclopiforme adj. [Cyclopiform]. Désigne un type de larve chez les Hyménoptères Parasites et notamment chez les Platygastéridés qui ressemble à un Crustacé du genre Cyclops. Ces larves présentent une tête ronde avec des mandibules falciformes développées, et un corps court et aplati. Syn. Cyclopoïde. Voir Larve cyclopoïde.

Cyclopoïde adj. (Du gr. kuklos, cercle et eidos, aspect). [Cyclopoid larva]. En forme de cercle. Ex. Larve acéphale primaire cyclopoïde de certains Hyménoptères Apocrites Parasites. Syn. Cyclopiforme. Voir Larve cyclopoïde.

Cyclorrhaphes (Cyclorrhapha) n. m. pl. (Du gr. kuklos, cercle et rhaphê, suture). [Cyclorrhapha]. Subdivision des Diptères Brachycères, comprenant tous ceux dont l’enveloppe nymphale (puparium) se fend circulairement lors de l’émergence de l’adulte, par opposition aux Orthorrhaphes (Brachycères ou Nématocères) dont l’adulte sort de l’enveloppe nymphale par une fente droite ou en forme de T. Les Cyclorrhaphes ne possèdent pas de mandibules et les maxilles sont représentées uniquement par les palpes. La trompe se réduit donc au labre, à l’hypopharynx et au labium. Leurs antennes sont triarticulées (scape, pédicelle, flagelle) et en général aristées. Ces antennes se trouveront sur la face, alors que chez les Orthorrhaphes et les Nématocères, elles se situeront dans la zone située entre la face et le front. Ils présentent une lunule frontale au dessus des antennes. Les larves typiquement acéphales des Diptères Cyclorrhaphes se métamorphosent dans un tonnelet sclérifié appelé puparium qui ne laisse apparaitre aucuns étuis appendiculaires (podothèques ou ptérothèques). Leurs pupes sont immobiles (Pupae coarctatae). Au sein des Cyclorrhaphes, on distingue les Aschizes (dépourvu de lunule et de suture frontale) des Schizophores (pourvus de lunule et de suture frontale). // Anciennement, les Cyclorrhaphes était considéré comme un troisième Sous-ordre de Diptère avec les Nématocères et les Brachycères. Contr. Orthorrhaphes. Syn. Diptères supérieurs ou Muscomorphes. Voir aussi Suture ptilinale.

Cyclotornidés (Cyclotornidae) Meyrick, 1912 n. m. pl. [Australian parasite moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Zygaénoïdes. On en connait près de 40 espèces réunies en un seul genre (Cyclotorna). Leurs larves carnivores sont parasites d’Hémiptères Auchénorrhynches Fulgoridés, en faisant avec la famille des Epipyropidés, les seules familles de Lépidoptères aux larves carnassières (ectoparasites). Quand elles quittent leur hôte, ces larves deviennent prédatrices des couvains de nids de fourmis dans lesquels elles se font transportées par les fourmis elles-mêmes, apparemment en utilisant des signaux chimiques pour y inciter ces dernières. C’est une famille endémique d’Australie. Voir aussi Parasitoïde.

Cycnodioïdes (Cycnodioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères, Ditrysiens. Syn. Géléchioïdes. Voir Géléchioïdes.

Cydia n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Tortricidés, usuellement nommés carpocapses. Ex. Cydia pomonella ou « Carpocapse des pommes et des poires » (autrefois nommée Laspeyresia pomonella)

Cydimon n. m. (Du gr. kudimos, brillant). Ancien Genre d’Insectes Lépidoptères Uraniidés, désormais appelés Urania d’un noir velouté, tigré de vert que l’on trouve en Amérique du Sud. Ex. Urania (Cydimon) sloanus et Urania leila.

Cydnidés (Cydnidae) Billberg, 1820 n. m. pl. [Burrower bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Pentatomoïdes, phytophages. Ils mesurent 4 à 8 mm et sont typiquement de couleur noire ou brun-roussâtre. Leurs antennes composées de 5 articles sont développées et visibles en vue dorsale. Leur scutellum est bien développé, de forme subtriangulaire, tout comme celui des Pentatomidés. Cependant à la différence de ces derniers, les côtés de leur pronotum sont arrondis (souvent à angle aigu chez les Pentatomidés) et leurs tibias portent de longues épines. Ces punaises, presque toutes fouisseuses, vivent souvent dans des terrains sablonneux. Leur nom commun est d’ailleurs celui de punaises fouisseuses. Ils sont cosmopolites. Ex. Cydnus aterrimus.

Cylindrachétidés (Cylindrachetidae) n. m. pl. [Sand gropers]. Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères Cylindrachétoïdes (ou Tridactyloïdes selon SITI et NCBI). On en connait 9 espèces. Ce sont des espèces souterraines qui vivent dans les habitats humides en construisant des galleries dans le sol au moyen de leurs puissantes pattes antérieures. Elles ont un aspect cylindrique larviforme avec des pattes antérieures fouisseuses. On les trouve en Australie, en Nouvelle-Guinée et en Patagonie. En Australie ils sont considérés comme nuisibles car ils se nourrissent des racines des plantes.

Cylindrachétoïdes (Cylindrachetoidea) n. m. pl. Super-Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères ne comptant que la seule Famille des Cylindrachétidés. Selon NCBI, cette Super-famille n’est pas reconnue, et les Cylindrachétidés sont regroupés au sein de la Super-famille des Tridactyloïdes.

Cylindrotomidés (Cylindrotomidae) n. m. pl. [Long-bodied craneflies]. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Diptères Nématocères Tipulomorphes Tipuloïdes. On en connait près de 115 espèces. Ce sont pour la plupart de grosses tipules d'environ 11 à 16 mm au corps jaunâtre à brun pâle. Elles ont de minces longues antennes de 16 articles. Leurs ailes, leurs pattes et l'abdomen sont tous très longs. Leurs larves sont toutes phytophages (à l'exception du genre Cylindrotoma) et vivent dans les mousses quelles soient terrestres, aquatiques et semi-aquatiques. Les larves du genre Cylindrotoma vivent sur diverses plantes à fleurs. On trouve les adultes dans les habitats humides et boisés. Ils sont cosmopolites.

Cymbacalypte n. f. (Du lat. cymbalum, cymbale et du gr. kaluptêr, -êros, gaine, couverture). [Tymbal cover]. Chez les mâles des Hémiptères Cicadoïdes, volet cuticulaire protecteur situé sur le tergite latéral, entre la naissance des pattes arrière et l’abdomen. Les cymbacalyptes recouvrent les cymbales (ou timbales) et les protègent. Elles permettent en s’ouvrant et en se fermant de laisser passer plus ou moins le son, d’où leur nom commun d’étouffoir. La famille des Tibicinidés en est dépourvue. Syn. Etouffoir.

Cymbale n. f. (Du lat. cymbalum). [Tymbal]. Chez les Hémiptères Cicadoïdes (Cigales), élément de l’appareil stridulatoire. Les chants des mâles, destinés à attirer les femelles, sont produits par la vibration d’un organe stridulatoire, les cymbales (ou timbale). Il s’agit de deux membranes convexes situées de chaque côté de la partie ventrale du premier segment abdominal, derrière les ailes. Ces membranes, parcourues par des nervures qui leur donnent du ressort, se déforment jusqu’à 900 fois par seconde grâce à la contraction et au relâchement d’un muscle puissant. On dit d’ailleurs également des cigales qu’elles craquettent. Le son produit sera amplifié par la présence d’un miroir (tympan ou tambour) accolé à un résonateur, une vaste poche d’air occupant la majeure partie de l’abdomen, appelée communément « chapelle ». Le chant des cigales peut ainsi atteindre plus de 100 décibels, ce qui constitue le record du chant le plus fort chez les Insectes. La cymbale est chez quelques familles (Cicadidés notamment) recouverte d’un opercule protecteur à sa base, la cymbacalypte (ou étouffoir). Syn. Timbale. Voir aussi Cymbacalypte, Miroir et Résonateur.

Cymbalisation n. f. Chez les mâles Hémiptères Cicadoïdes, stridulation résultant de la déformation d’une membrane, la cymbale. Ces membranes paires situées sur le premier segment abdominal se déforment entre 300 et 900 fois par seconde grâce à la contraction et au relâchement d’un muscle puissant. Chez les Cigales, le son produit sera amplifié par la présence à un résonateur, une vaste poche d’air occupant la majeure partie de l’abdomen, appelée communément « chapelle » et quelquefois aussi par la présence d’un miroir (tympan ou tambour) lui-même accolé au résonateur. Ce miroir ou tambour consiste alors en une paire de membranes amplificatrices situées sur la face ventrale de l’insecte, reliant la poche d’air (le résonateur ou chapelle) à l’extérieur. D’autre part, si l’abdomen des femelles est plein, celui du mâle est presque vide, afin que cette caisse de résonnance amplifie encore plus le son. Les viscères et l'appareil génital sont en fait concentrés dans les deux derniers sternites de l’abdomen. Le record du son le plus fort chez les insectes est ainsi détenu par une cigale africaine, Brevisana brevis, dont le chant atteint 106,7 décibels. Ce record est mesuré à une distance de 50 cm. Si on se positionne à la source, le chant des cigales atteint un maximum de 150 décibels. Voir Cymbacalypte, Cymbale, Miroir et Résonateur. Voir aussi Stridulation et Ultrason.

Cymidés (Cymidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Lygaéoïdes. On en connait 54 espèces pour 9 genres. Ce sont de petits insectes de forme allongée-ovoïde, au corps de couleur généralement brun-jaune, densément ponctués de points. Ils ressemblent généralement aux graines de leur plante hôte. Leurs pièces bucales sont courtes. Le labium a 4 articles. Ils portent des ocelles. Les antennes ont 4 articles. Leurs stigmates abdominaux sont dorsaux, sauf sur le septième sternite où ils sont ventraux. Ils portent des glandes odoriférantes entre les troisième à sixième tergites abdominaux. Ce sont des granivores que l’on trouve souvent dans les zones marécageuses sur leur plante hôte. Ils sont cosmopolites mais la plupart vivent dans l’Ancien monde.

Cynipidés (Cynipidae) Latreille, 1802 n. m. pl. (Du gr. kuôn, kunos, chien et ips, ver rongeur). Importante Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Cynipoïdes. On en connait près de 3.800 espèces. On les appelle usuellement « guêpes à galles » ou « mouches à galles » car ils produisent des excroissances, appelées galles, qui se développent sur différents organes végétaux. Certains ne font pas de galles et vivent en parasites ou en commensaux dans les galles produites par des espèces voisines. Ils sont petits et mesurent entre 1 et 9 mm. Ils sont brun-roux ou noir luisant. Leurs ailes sont généralement bien développées. Les ailes antérieures montrent des cellules fermées. La nervure Cubitale (Cu) de leurs ailes antérieures, quand elle est visible, est dirigée vers le milieu de la basale. Il n’existe à peu près aucunes nervures aux ailes postérieures. Leur gaster est comprimé latéralement. Le second tergite du gaster est plus grand chez la femelle et recouvre parfois totalement les tergites suivants. Au moyen de leurs longues tarières, les femelles pondent leurs œufs dans le tissu végétal des chênes et autres plantes ligneuses, y provoquant la formation d’une galle, ou cécidie qui protège et nourrit les larves (larves gallicoles ou inquilines). Chez certaines espèces de Cynips, il y a alternance entre générations sexuées et générations parthénogénétiques (Voir Cynips et Hétérogonie). Les larves se nourrissent et se nymphosent à l’intérieur des galles. Les imagos qui en naissent, sont sexués et c’est leur descendance qui sera asexuée. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout en hémisphère Nord et notamment en Amérique du Nord. Ex. Cynips quercusfolii L.

Cynipoïdes (Cynipoidea) Latreille, 1802 n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites (ou Térébrants). Leurs antennes sont filiformes et comportent au plus 16 articles. Leur nervation alaire est réduite. Le second tergite du gaster est plus grand chez la femelle et recouvre parfois totalement les tergites suivants. Les femelles peuvent porter une longue tarière. Les Cynipoïdes regroupent plusieurs Familles, dont celle des Cynipidés qui en constitue le type, mais également celles des Archaeocynipidés, des Austrocynipidés, des Charipidés, des Eucoilidés, des Figitidés, des Ibaliidés, des Lioptéridés et des Rasnicynipidés. Ce sont des endoparasitoïdes (sauf les Cynipidés qui sont des phytophages galligènes).

Cynips (Cynips) n. m. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Hyménoptères Parasites, brun-roux ou noir luisant aux ailes généralement bien développées et au thorax qui semble bossu, type de la Famille des Cynipidés, parasite du chêne et qui fournit la galle tinctoriale (qui sert à teindre). Le cynips est une espèce d’Hyménoptère inquiline c'est-à-dire usagère des galles faites par d’autres insectes. Chez certaines espèces de cynips, il existe une alternance de générations. En été apparaissent des mâles et des femelles qui s’accouplent, mais dont la descendance n’est formée que de femelles. Celles-ci passent l’hiver et se reproduisent par parthénogenèse pour donner une nouvelle génération estivale d’individus mâles et femelles. Ex. Cynips divisa. Le Cynips des galles-pommes du chêne, Biorhiza pallida. Le Cynips des galles striées du chêne, Cynips longiventris. Le Cynips du châtaignier,  Dryocosmus kuriphilus. Le Cynips du rosier, Diplolepis rosae.

Cyphocrane (Cyphocrania) n. f. Genre d’Insectes Phasmoptères de très grande taille, de Malaisie. Ex. Cyphocrania gigas.

Cyphoderidés (Cyphoderidae) n. m. pl. (Du gr. kuphos, courbé, bossu). Famille de Collemboles Entomobryomorphes Entomobryoïdes (ou Arthropléones (collemboles allongés)) dont on ne connaît qu’un seul genre : celui des Cyphoderus (selon SITI). Leur corps est couvert de soies et de gros cils. Le quatrième article antennaire est au moins, moitié aussi long que le troisième. Comme tous les Entomobryomorphes, seuls deux segments thoraciques sont apparents en vue dorsale et ils n’ont pas de soies dorsales (contrairement aux Poduromorphes). Le segment abdominal III est beaucoup moins large que le IV. La furca est constituée de trois parties, le manubrium contenant le muscle fléchisseur du saut, suivi de la dens, puis du mucron. La dens porte de grandes soies frangées. Leur mucron est cylindrique et allongé.

Cypselosomatidés (Cypselosomatidae) n. m. pl. [Cypselomatid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Nérioïdes. On en connait 4 genres dont un fossile. Cette famille de mouches est apparentée à celle des Micropezidés. Ils mesurent entre 2 et 3,5 mm de long. Ils portent souvent des marques jaunes et noires brillantes, et sont abondamment hérissés de soies. Leurs ailes sont plutôt étroites. Leurs pattes portent des bandes colorées. Leurs individus semblent être associés au guano des chauves-souris. On les trouve en Australie, en Asie, en Amérique du Nord, en Amérique centrale et aux Etats-Unis.

Cyrtognathe (Cyrtognathus) n. m. Ancien Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés que l’on trouve au Maroc et dont la larve vit dans la souche du palmier nain. On parle désormais de Dorysthenes.

Cyrtotrachèle (Cyrtotrachelus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés. Ex. Le charançon du bambou, Cyrtotrachelus buqueti que l’on trouve dans la région Indo-malaise et dont la larve vit dans la pousse terminale des bambous.

Cyste germinal, [Germinal cyst]. Chez les Insectes, amas ovoïde dans les testicules, de cellules germinales issues d’une spermatogonie qui se divise en spermatocyte I et II puis en spermatides et enfin en spermatozoïdes. Chaque spermatogonie qui quitte le germarium est immédiatement entourée de cet amas de cellules. En son sein, la spermatogonie se divise pour former des spermatocytes I et II. Chaque cyste contient ainsi de 64 à 256 spermatocytes I. Voir aussi Germarium, Spermatocyte, Spermatogonie et Spermatogenèse.

Cytoplasme n. m. (Du gr. kutos, cellule et plasma, chose façonnée). [Cytoplasm]. Protoplasme (ensemble du contenu) d’une cellule à l’exclusion du noyau. Cellule du corps.