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Abdomen n. m. (Du lat. abdomen,ventre). [Abdomen(mina)]. Après la tête et le thorax,l’abdomen est la troisième et dernière division (ou tagme) du corps des Insectes. Il est destiné à permettre la digestion et la reproduction. De forme très variable, il comprend primitivement 11 segments ou somites. Toutefois le nombre de segments visibles et souvent plus réduit par suite de fusions ou d’atrophie au cours du développement des segments terminaux. Ainsi, si on en trouve effectivement 11 chez les Protoures, on en compte souvent 10 chez les Insectes adultes (ex. Odonates, Isoptères, Phasmoptères), 9 chez les Psocoptères et les Machilidés (Archéognathes), 5 ou 6 chez les Coléoptères Cryptogastres, 6 chez les Collemboles. Ces segments sont numérotés de I à XI. Le dernier segment porte le nom de pygidium (raster pour les larves de Coléoptères). Chaque segment est relié à l’autre par une membrane extensible. L’abdomen abrite les appareils digestifs, excréteurs et reproducteurs.Chez les Insectes et contrairement à de nombreux autres Arthropodes, les segments abdominaux ont perdu chez l’adulte leur fonction ambulatoire. Il ne porte donc jamais de pattes, même si on peut trouver chez certaines chenilles de fausses pattes abdominales. L’abdomen porte des appendices qui sont en général liés aux trois régions terminales de l’abdomen (région prégénitale, génitale et post-génitale). Ces appendices sont par exemple les genitalia,l’ovipositeur et les cerques. L’orifice génital s’ouvre en général en arrière du huitième segment chez le mâle et en arrière du neuvième chez la femelle. L’anus s’ouvre au niveau du dernier segment de l’abdomen. Chez les Hyménoptères Apocrites, une partie de l'abdomen montre un premier segment abdominal (appelé propodeum ou segment médiaire ouépinotum) soudé au thorax, formant un mésosoma. Cette première partie est séparée par un deuxième segment appelé pétiole (ou pédicelle ou pédoncule chez les fourmis) de l’autre partie de l’abdomen appelée gaster (composé des 7 ou 8 segments abdominaux suivants). Le pétiole associé au gaster forme le métasoma. Voir aussi Appendices abdominaux, Gonopodes, Métasoma et Tagme.

Abdominal, -e, -aux adj. (Du lat. abdomen,ventre et –alis,qui appartient à). [Abdominal]. Relatif à l’abdomen.

Abeillaud n. m. [Drone]. Voir Faux-bourdon.

Abeille n. f. (empr. au prov. abelha,issu du lat. apicula,dér. de apis,abeille). [Bee(s)]. 1. Nom usuel d’un Insecte Hyménoptère Apocrite Aculéate (porte-aiguillon) de la Famille des Apidés, produisant du miel et de la cire et vivant en société.La lèvre inférieure de leur bouche (labium) constitue une véritable langue avec laquelle elles aspirent le suc des fleurs qu’elles vont déposer sous forme de miel dans les alvéoles des rayons (ou gâteaux de cire) du nid. Les abeilles ont quatre ailes membraneuses et six pattes. Leur abdomen de 7 segments visibles est terminé par un aiguillon venimeux. La ruche est habitée par un essaim, composé d’ouvrières neutres chargées de toutes les besognes et de mâles ou faux bourdons, groupés autour d’une reine unique, capable de pondre près de 2.000 œufs par jour (près de 200.000 par an). La reine pondra ainsi près de deux millions d’œufs au cours de sa vie. Certaines colonies peuvent comprendre jusqu’à 50.000 individus. Selon une étude (Journal of Experimental Biology,2005, vol 208, p 4709), l’abeille (Apismellifera)reconnaitrait le visage humain. Syn. Mouche à miel, mouchette, avette. Voir aussi Apis, Faux-bourdon, Ouvrière et Reine.// 2. Nom usuel donné à tous les insectes appartenant à la Super-famille des Apoïdes. Voir Apoïdes.

Abeille à culotte, Nom vernaculaire de Dasypoda hirtipes, Hyménoptère de la Famille des Anthophoridés.

Abeille à longues antennes, Nom vernaculaire d’Eucera nigrescens, Hyménoptère de la Famille des Mélittidés.

Abeille à membrane ou abeille cellophane, Nom usuel donné aux abeilles de la Famille des Collètidés (Genre Colletes) qui creusent leur nid dans les sols d’argile ou de sable et secrètent des lactones qui sont déposées dans les cellules d’élevage afin de les imperméabiliser. Cette substance se transforme alors en une membrane (sorte de polyester naturel) à l’intérieur de chaque cellule.

Abeille charpentière, [Large carpenter bee]. Nom vernaculaire donné aux abeilles qui creusent leur nid dans le bois plus ou moins dégradé, et notamment à celles du genre Xylocopa. On les appelle aussi usuellement « perce-bois ». Elles creusent ces galeries dans le bois pour y installer leur nid. Ex. Xylocopa violacea, Xylocopa valga. Ce sont de gros hyménoptères mesurant entre 2 et 3 cm de long qui ne piquent que si on essaie de les attraper. Leur piqûre est douloureuse. On les appelle aussi usuellement « bourdon noir » ou « bourdon bleu ». Voir Xylocope.

Abeille cotonnière, Voir Anthidie.

Abeille coucou, [Cuckoo bee]. Nom usuel donné à des abeilles de différentes Familles dont les mœurs évoquent celles des coucous, oiseaux parasites des couvées d’autres espèces. Ce sont des abeilles de taille moyenne, sans brosse à pollen dont les femelles fécondées vont pondre dans les nids aménagés et garnis par des femelles d’autres espèces. Ainsi la larve du parasite se développe aux dépens de la progéniture de la travailleuse, d'où leur nom d'Abeilles-coucous. On les qualifie ainsi d’abeilles cleptoparasites. On en connaît des représentants en Europe et en Afrique du Nord dans la Famille des Apidae (Sous famille des Nomadinae : Genre Ammobates, Biastes, Epeolus, Nomada), des Halictidae (Halictinae : Sphecodes) et des Megachilidae (Megachilinae : Coelioxys, Dioxys, Stelis). Il en existe une dizaine d'espèces en France, appartenant essentiellement au genre Melecta (Hyménoptère, Apoïde). L'espèce la plus courante est Melecta albifrons Förster. Une espèce européenne plus rare est Melecta luctuosa Scopoli. Voir aussi Cleptoparasite.

Abeille découpeuse, [Alfalfa leafcutter bee]. Nom usuel de Megachile rotundata Hyménoptère de la famille des Mégachilidés.

Abeille de la sueur, [Sweat bees]. Nom usuel quelquefois donné aux abeilles de la famille des Halictidés. Ce surnom d’origine anglo-saxonne provient du fait que ces abeilles sont attirées par le sel contenu dans la sueur humaine.

Abeille domestique, [Honey bee]. Nom vernaculaire donné à Apis mellifica mellifica (ou Apis mellifera mellifica), abeille considérée comme domestique car élevée à grande échelle pour produire du miel. Il s’agit également de l’espèce ayant le rôle le plus important dans la pollinisation des cultures. On estime que l’abeille domestique peut polliniser 75 à 90% des cultures fruitières ce qui montre son importance agronomique. Les abeilles ont la particularité d’avoir des glandes exocrines dont le rôle et la composition varient en fonction de l'âge et l'activité effectuée. Voir aussi Apis et Polyphénisme.

Abeille fouisseuse ou abeille mineuse, Nom usuel donné aux abeilles de la famille des Andrenidés qui sont des abeilles solitaires qui nichent dans la terre.

Abeille inférieure ou primitive, Voir Abeilles inférieures.

Abeille maçonne, Ce sont des abeilles solitaires qui construisent des nids d’argile ou de sable aggloméré avec de la salive. Voir Chalicodome et Mégachilidés.

Abeille mellifère, La plupart des abeilles à miel appartiennent au genre Apis (Hyménoptères Apidés). Certaines abeilles de la tribu des Meliponini (Hyménoptères Apidés Méliponinés) produisent aussi du miel. Mais la majorité des abeilles ne produit pas de miel ou pas suffisamment pour mériter l’appellation d’abeille mellifère. Voir Apis et Mélipone.

Abeille noire, Nom usuel donné à des abeilles de la Sous-famille des Hylaeinés chez les Hyménoptères Apoïdes Collètidés.

Abeille solitaire, Près de 85% des abeilles ont des mœurs solitaires soit plus de 21.000 espèces. Chez les espèces solitaires, la femelle creuse souvent un nid dans le sol (sinon dans une brindille ou dans le bois) après l’accouplement afin d’y pondre ses œufs dans des cellules que l’on dénombre entre 5 et 15. La femelle y aura entreposé au préalable des réserves de nectar et de pollen. La femelle meurt alors bien souvent après cet acte. Il n’existe pas de castes d’ouvrières chez ces espèces. Ces abeilles ne produisent généralement, ni cire, ni miel. Voir aussi Abeille sociale.

Abeille sociale (ou grégaire), Parmi les Apidés, plus de 3.700 espèces d’abeilles ont des mœurs sociales et vivent en colonie de plusieurs centaines ou milliers d’individus. On y trouve principalement l’abeille domestique, Apis mellifera et les bourdons, c’est-à-dire les Hyménoptères Apidés de la Sous-famille des Bombinae (excepté ceux du genre Psithyrus). On y trouve aussi les Mélipones (genre Melipona de la famille des Apidés). Mais on y trouve aussi quelques représentants de la famille des Halictidés et des Anthophoridés. Chez ces espèces la colonie est divisée en castes. Voir aussi Mélipone, Colonie et Caste.

Abeille supérieure, Voir Abeilles supérieures.

Abeille tapissière, Nom vernaculaires des abeilles, Insectes Hyménoptères de la Famille des Mégachilidés. Ex. L’Anthocope du Pavot, Hoplitis (ex Anthocopa) papaveris, qui revêt l’intérieur de son nid à l’aide de pétale de coquelicot. Elles sont également communément appelées « coupeuses de feuilles ». Voir Anthocope et Mégachile.

Abeille tueuse, [Africanized bee]. Nom vernaculaire donnée à une abeille africaine, Apis mellifera scutellata qui a été introduite en Amérique du Sud et qui s’est hybridée avec les races européennes. Ce sont des abeilles agressives qui peuvent attaquer en masse quand elles se sentent menacées. Elles se sont propagées jusqu’aux Etats Unis.

Abeilles inférieures, Les abeilles dites «inférieures » se distinguent des autres par leur langue triangulaire en général plus courte que le menton et par le fait qu’elles nidifient en terre. Tous les segments de leurs palpes labiaux sont de longueur égale. Elles sont représentées par les Andrenidés, les Collètidés et les Halictidés. Voir aussi Abeilles supérieures.

Abeilles supérieures, Les abeilles dites « supérieures » se distinguent des autres par leur langue allongée triangulaire en général plus longue que le menton et par le fait qu’elles édifient leur nid dans des abris occasionnels ou offerts par l’homme. Elles peuvent être maçonnes et utiliser pour cela de la cire de la résine ou du ciment. Elles peuvent aussi creuser des terriers. Grâce à leur langue allongée, elles prospectent un plus grand nombre de variété de fleurs que les abeilles dites « inférieures ». Chez les abeilles supérieures, les deux premiers segments des palpes labiaux sont plus longs que les deux suivants. On y trouve notamment la famille des Apidés (Abeilles, Bourdons, ..), mais aussi des Anthophoridés, des Mégachilidés, etc. Voir aussi Abeilles inférieures.

Aberration n. m. (Du lat. aberratio, éloignement). [Aberration]. Forme ou structure qui dérive d’un modèle type.

Abiotique adj. Qui concerne un facteur de l’environnement de nature non biologique ou de nature physico-chimique. Ce facteur peut influencer les organismes qui y vivent (biocénose). Il peut s’agir du climat, de la topographie (ex. altitude), de facteur chimique (ex. : éléments minéraux, gaz,..), de facteur tenant à la composition du sol (ex. : structure). Cela concerne donc l’action du non-vivant sur le vivant. Voir aussi Habitats Abiotiques.

Abraxas n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Géométridés, dont l’espèce Abraxas grossulariata est appelée communément « Zérène du groseillier » ou « Phalène mouchetée » car sa chenille vit sur cette plante.

Acalyptère adj. (Du gr. a, élément privatif et kaluptêr, -êros, gaine, couverture). [Acalypterate]. Dont les cuillerons alaires (lobes membraneux des ailes) sont vestigiaux et ne recouvrent pas les haltères (balanciers), les rendant ainsi bien visibles. Cela concerne certaines mouches de la subdivision des Schizophores (Diptères Brachycères Cyclorrhaphes), telles que les genres Drosophila, Ceratitis et Dacus. Contr. Calyptères. Syn. ancien Haplostomate. Syn. Holométope.

Acalyptères (Acalyptratae) n. m. pl. Les Diptères Acalyptères regroupent tous les Diptères qui n’ont ni ampoule (bulbe situé sous la tégula (ampulla)), ni cuilleron (lobes membraneux de la base des ailes) ou qui ont des cuillerons réduits et ce contrairement aux Diptères Calyptères. De plus, la première nervure marginale postérieure de leur aile s’étend en ligne droite jusqu’à son extrémité alors que chez les Calyptères, cette nervure présente une cassure. Enfin, on trouve une suture longitudinale sur le deuxième article antennaire chez les Acalyptères. Cette suture est inexistante chez les Calyptères. Cet Infra-ordre de Diptères Brachycères Cyclorrhaphes (ou Muscomorphes) Schizophores comprend diverses Super-familles, dont celles des Carnoïdes, des Conopoïdes, des Diopsoïdes, des Éphydroïdes, des Lauxanioïdes, des Nérioïdes, des Opomyzoïdes (ou Anthomyzoïdes), des Sciomyzoïdes, des Sphaerocéroïdes (ou Héléomyzoïdes) et des Téphritoïdes. Contr. Calyptères. Syn. ancien Haplostomates. Syn. Holométopes. Voir aussi Myodaires.

Acanaloniidés (Acanaloniidae) Amyot & Serville, 1843 n. m. pl. [Acanalonid Planthoppers]. Famille d’Insectes Hémiptères Auchénorrhynques Fulgoromorphes Fulgoroïdes (Selon SITI). Selon NCBI, Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Hémiptères Euhémiptères Néohémiptères Archaeorrhynches Fulgoroïdes. Cette famille ne compte qu’un seul genre, celui des Acanalonia. La plupart sont verts. Ils ressemblent à de petits flatidés compactes mais n’ont pas la granulation typique des tegminae des Flatidés. Les adultes ont souvent des nervures prononcées sur les ailes, ce qui leur donnent l'apparence de petites feuilles. Cela leur permet de se fondre sur les plantes sur lesquelles ils se trouvent. Ces insectes phytophages se trouvent majoritairement aux Amériques, en particulier en Amérique centrale et du Sud mais on en trouve aussi quelques espèces en Asie du Sud-est et en Afrique.

Acanthamétropodidés (Acanthametropodidae) Edmunds, 1963 n. m. pl. Famille d’Insectes Ephémèroptères Schistonates (ou Pisciformes) Baétoïdes. Cette Famille rare (découverte en 1948) regroupe deux genres. Les mâles ont de grands yeux composés. Les individus de cette famille ont des antennes filiformes aussi longues que la tête. Leurs ailes antérieures sont oblongues aves des nervures denses. Leurs ailes postérieures sont larges et plus longues que les antérieures. Ils portent trois filaments caudaux. Leurs larves sont des prédateurs qui nagent rapidement avec agilité dans les cours d’eaux à fond sablonneux ou constitués de graviers. Elles montrent de longues trachéobranchies en forme de frange. On les trouve en Amérique du Nord et dans l’Est de l’Asie.

Acanthocéline (Acanthocelides) n. m. (Du gr. akantha, épine, piquant). Genre d’Insectes Coléoptères, de la Famille des Bruchidés comprenant une trentaine d'espèces principalement répandues dans les régions chaudes du globe. L’acanthocéline diffère du genre Bruchus par son pronotum conique et ses fémurs postérieurs renflés portant une forte dent basale. Ce sont des Phytophages cléthrophages dont le développement post-embryonnaire s’effectue dans les grains de nombreuses légumineuses (Haricot, Pois chiche, …). Ex. Acanthocelides obtectus.

Acanthocéridés (Acanthoceridae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Scarabéiformes Scarabaeoïdes. Cette famille n’est pas reconnue par NCBI, SITI et Fauna Europaea. Syn. Cératocanthidés. Voir Cératocanthidés.

Acanthocine (Acanthocinus) n. m. (Du gr. akantha, épine, piquant). Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés, dont le mâle a de longues antennes, deux fois plus longues que la femelle et dont la larve vit dans le bois des conifères. Ex. Acanthocine édile, Acanthocinus aedilis appelée également « Magistrat » ou « Acanthocine charpentier ».

Acanthocnemidés (Acanthocnemidae) Crowson, 1964 n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Cléroïdes. Les adultes mesurent moins de 6 mm. Ils ont un corps allongé et aplati. Ils sont souvent de couleur noire. Certains ont des élytres ponctués en ligne et sont uniformément bruns avec les bords du corps plus ou moins parallèles. Leurs antennes sont constituées de 11 articles comprenant une massue terminale de trois articles. Leur formule tarsale est 5.5.5. Leur abdomen porte 5 sternites visibles. Ex. Acanthocnemus nigricans, pyrophile d’Australie. Voir aussi Pyrophile.

Acanthoparia n. f. (Du gr. akantha, épine, piquant et pareion, joue). Chez les larves de Coléoptères Scarabéoïdes, désigne une région latérale épineuse de l’épipharynx. Pl. Acanthopariae

Acanthopidés (Acanthopidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Orthoptéroïdes Dictyoptères Mantodés. On en connait 80 espèces réparties en 13 genres. On ne les trouve qu’en Amérique du Sud.

Acanthoptéroctétidés (Acanthopteroctetidae) Davis, 1978 n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Dacnonyphes Eriocranioïdes. On trouve cette famille d’un seul genre comprenant 5 espèces dans l’Ouest des Etats-Unis.

Acanthoptéroctétoïdes (Acanthopteroctetoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères.

Acanthosomatidés (Acanthosomatidae) Signoret, 1863 n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Pentatomoïdes. Ils ressemblent aux Scutellèridés et aux Pentatomidés. Leur tête est petite. Leurs antennes composées de 5 articles sont développées et visibles en vue dorsale. Comme tous les Hémiptères, cette Famille possède des pièces buccales piqueuses contenues dans un rostre fonctionnant comme une aiguille hypodermique afin de sucer la sève des plantes. Ils sont essentiellement phytophages. Le pronotum est large. Leur scutellum, de forme subtriangulaire est bien développé, se prolonge en arrière mais laisse les ailes à découvert même lorsqu’il atteint l’apex de l’abdomen. Leurs tarses sont formés de deux articles, ce qui permet de les distinguer des Pentatomidés qui en ont trois. Le 8ème sternite des mâles est large est bien visible. Certaines femelles surveillent les œufs jusqu’à l’éclosion puis prodiguent des soins maternels. Chez certaines espèces, les jeunes peuvent s’abriter sous le corps de leur mère pour échapper aux prédateurs. Ils sont cosmopolites. Ex. Cyphostethus tristriatus F.

Acanthus n. m. (Du gr. akantha, épine, piquant). Saillie cuticulaire unicellulaire de différente taille ou forme d’épine ne portant jamais de cavité ou de soie sensorielle. Pl. Acanthi. Voir aussi Epine et Cténidie.

Acariens n. m. pl. (Du gr. akari, acarien). [Mites]. Classe ou Ordre d’Arachnides aux nombreuses espèces complexes (300 Familles regroupant près de 30.000 espèces). On y trouve de petits animaux qui mesurent en moyenne 0,25 mm, mais certains peuvent atteindre 1 cm. Chez les Acariens prosome (céphalothorax) et opisthosome (abdomen) sont fusionnés. Il n’y a pas de segmentation apparente. On constate la formation d’un rostre piqueur à partir des pédipalpes et des chélicères. Ils ont quatre paires de pattes ambulatoires, mais la larve n’en a généralement que trois. La quatrième paire de pattes peut servir aux mâles, d’organe copulateur. Ils respirent au moyen de trachées. Leur reproduction est biparentale, ce qui contribue à la diversité génétique des individus. Les sexes sont séparés, mais le phénomène de parthénogenèse (absence de fécondation des œufs) chez les femelles est courant. Les acariens sont ovipares (ils pondent des œufs) ou ovovivipares (les œufs éclosent dans le corps de la femelle). Leur développement se fait par plusieurs mues successives entrecoupées de métamorphoses. Entre le stade d’œuf et le stade adulte, l’acarien (du groupe des Tetrarychidae) compte 3 stades larvaires actifs et 3 stades de repos. Les 3 stades larvaires s’appellent dans l’ordre : larve hexapode, larve protonymphe et larve deutonymphe. Les 3 stades de repos s’appellent : protochrysalide, deutochrysalide et téliochrysalide. Ils vivent dans le monde entier et on les rencontre dans tous les habitats. On en trouve même en Antarctique, où ils possèdent des mécanismes, dits cryoprotecteurs, qui les protègent du gel. On les rencontre dans tous les milieux, certains sont terrestres, d’autres marins ou dulçaquicoles. Ils sont phytophages ou carnassiers. Ils peuvent être parasites (Rhynonyssus et Dermanyssus des oiseaux ; Ixodes ricinus des bovins et ovins) et peuvent transmettre virus ou bactéries, y compris à l’Homme. Beaucoup sont nuisibles aux cultures et peuvent provoquer des galles et excroissance diverses sur les végétaux. Chez l’homme, ils provoquent de nombreuses allergies. Ceux qui en font une Classe, la divise en trois Ordres : celui des Notostigmates (composé d’acariens carnivores vivant dans les régions chaudes), celui des Anactinotriches (composé d’acariens essentiellement carnivores et terrestres comptant les Ixodoïdes) et celui des Actinotriches (très hétérogènes). Certains Insectes portent des acariens sur leur corps (voir Acarinarium).

Acarinarium n. m. (Du gr. akari, acarien ou tique et –arium, suffixe pour lieu, place). [Acarinarium]. Chez les Hyménoptères Euménidés, cavités tégumentaires diversement placées et construites sur leur corps et servant de demeures à des acariens. A l’origine le terme ne désignait que les cavités logeant des acariens chez les Xylocopes (Hyménoptères Apidés). Pl. Acarinaria.

Acarocécidie, Voir Cécidie.

Acartophthalmidés (Acartophthalmidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Muscomorphes. C’est une rare et petite famille dont on ne connait que 4 espèces regroupées au sein du genre Acartophthalmus. Ce sont de petites mouches (2,0 à 3,0 mm de longueur). Leurs individus grisâtres ou bruns ont parfois des taches jaunes ou orange brunâtres sur la tête, le thorax et les jambes. Ils ont une arista deux fois plus longue que l'antenne. Toutes leurs soies sont noires. Ils sont associés aux champignons pourris et aux charognes dans les forêts humides. On a observé une femelle de l’espèce A. bicolor, pondre sur un serpent mort. On a souvent d’ailleurs constaté que des mâles attendaient les femelles autour de matières organiques en décomposition. Certains ont cependant été aussi collectés sur du fumier, de la sève ou des fleurs. On les trouve dans les régions holarctiques.

Acclimatation n. f. [Acclimatization]. Modification physiologique permettant à une espèce de mieux survivre à un environnement modifié (Ex. température).

Accouplement n. m. [mating, pairing, coupling]. Action de s’unir pour produire des petits, en parlant d’animaux appartenant à la même espèce ou d’espèces voisines, de sexes opposés ou hermaphrodites. Chez les insectes, l’accouplement est précédé par la phase de rencontre des sexes. Les modes d’insémination et de reproduction sont alors multiples et variées. Voir aussi Phéromone sexuelle, Rencontre des sexes et Reproduction.

Acellulaire adj. (Du gr. a-, élément privatif et du lat. cella, chambre). Qui ne comporte pas de cellules. Ex. Le tégument des insectes est une structure complexe composée d'une cuticule acellulaire. Voir aussi Cuticule.

Acéphale adj. (Du gr. a-, élément privatif et kephalê, tête). [Acephalous]. Qui n’a pas de tête ou, à propos des insectes ou larves d'insectes, dont il n’existe pas de structure comparable à une tête. En fait leur tête est bien présente, mais n'est pas visible de l'extérieur, car cachée sous ou à l'intérieur du thorax. Voir Larve acéphale.

Acérentomates (Acerentomata) n. m. pl. Sous-ordre d’Arthropodes Protoures regroupant trois familles : Acerentomidae, Hesperentomidae, Protentomidae selon Fauna Europaea et NCBI. Syn. Acérentomoïdes.

Acérentomidés (Acerentomidae) n. m. pl. Famille d’Arthropodes Protoures dont l’Acérentomon est le type faisant partie du Sous-ordre des Acérentomoïdes avec la Famille des Protentomidés selon SITI ou de l’Ordre des Acérentomates selon NCBI. C’est une grande famille d’hexapodes au corps mince. Leurs laciniae (lobe interne de la maxille) sont acérées. Ils ne possèdent qu’une paire d’appendices abdominaux réduits avec vésicule (petit sac) terminale. Cela permet de les distinguer des Protentomidés qui possèdent au moins deux paires d’appendices abdominaux avec vésicule terminale. Ils ont un operculum (couvercle) abdominal sur le segment 8 qui présente une ornementation pectinée. Cet operculum débouche sur une glande. Ils n’ont ni stigmates (ce qui permet de les distinguer des Eosentomidés), ni trachées et respirent par échange gazeux au travers leur cuticule. On les trouve dans les litières des feuilles.

Acérentomoïdes (Acerentomoidea) n. m. pl. Sous-ordre d’Arthropodes Protoures regroupant 3 familles : Acerentomidae, Hesperentomidae, Protentomidae selon SITI.

Acerentomon n. m. Genre d’Arthropode Protoure, très primitif sans trachée, qui vit sous les pierres enfoncées dans le sol y recherchant l’humidité. On les distingue à leur 3ème segment abdominal à appendices réduits. Ils n’ont pas de stigmates (orifices respiratoires). Ex. Acerentomon aceris.

Acetabulum n. m. (Du lat. acetabulum, coupe). [Socket, Acetabulum]. Partie creuse d’un organe, d’une structure, dans laquelle vient se loger un appendice au repos, le protégeant ainsi (Ex. Antenne, patte). Il s’agit donc d’une fossette, souvent une cavité coxale. Pl. Acetabula. Voir aussi Fossette, Cotyle, Cavité cotyloïde et Cavité coxale.

Acétate d’éthyle, Syn. d’éther acétique. Voir Ether acétique.

Acétone n. f. Liquide transparent, volatile et inflammable de formule chimique C3H6O, utilisé par les entomologistes pour redonner des couleurs aux spécimens des collections. Certaines espèces comme les Odonates y sont plongées avant étalage pendant 2 à 5 jours afin de leur faire conserver leur couleur. L’acétone est également utilisée pour dissoudre le vernis à ongle qui aurait servi à effectuer une réparation sur un insecte. Voir aussi Trichloréthylène et Vernis à ongle.

Acétylcholine n. m. [Acetylcholine]. Neurotransmetteur excitateur qui permet l’intercommunication entre deux ou plusieurs neurones ou entre un neurone et une cellule glandulaire. C’est un lien chimique qui transmet l’influx nerveux en agissant sur les récepteurs nicotiniques et muscariniques. Voir aussi Cholinestérase, Synapse, Récepteurs nicotiniques et muscariniques et Système nerveux.

Acherontia n. f. (Du nom du fleuve des enfers, l’Achéron, que les âmes des morts passaient sans retour). Genre d’Insectes Lépidoptères de la Famille des Sphingidés. Le plus connu est l’Acherontia atropos ou « sphinx tête de mort » dont la particularité est d’émettre un cri plaintif par circulation d'air au travers d'un orifice, la spiritrompe en l'occurrence. Leurs larves portent un tubercule dorsal pointu appelé corne sur leur huitième segment abdominal. Voir aussi Sphinx.

Acheta n. f. Genre d’Insectes Orthoptères Ensifères Grylloïdes, de la Famille des Gryllidés dont le représentant le plus connu est Acheta domesticus L., le grillon domestique, mesurant au plus 20 mm. Il est donc plus petit que le grillon champêtre (Gryllus campestris). De couleur jaune paille, varié de taches et de dessins bruns, il porte de chaque côté d'une tête presque sphérique, de grands yeux saillants. Ces antennes sont longues et filiformes. Le pronotum est de forme trapézoïdale et d'apparence trapue, résistant, robuste. Les ailes antérieures, bien développées en élytres (ou tegminae ou pseudoélytres) constituées de chitine dure et résistante, dépassent l’extrémité de l’abdomen et font office de bouclier et d'organes stridulatoire. Les ailes antérieures ont perdu leur rôle d'organes locomoteurs. Les ailes postérieures membraneuses servent occasionnellement au vol. Le mâle produit un son aigu par le frottement de ses pseudoélytres. Cet appareil stridulatoire comprend une râpe (ou archet) et un grattoir (ou plectrum), ainsi qu'un miroir et une harpe qui amplifient le son. Les pattes postérieures sont très développées et adaptées au saut. On le rencontre à Paris dans les stations de métro. Voir aussi Grillon.

Achilidés (Achilidae) Stål, 1866 n. m. pl. [Planthoppers]. Famille d’Insectes Hémiptères Auchénorrhynques Fulgoromorphes Fulgoroïdes (selon SITI). On en connait près de 500 espèces réparties en 160 genres. Ils sont typiquement couleur terne, bien qu'il existe quelques exceptions remarquables (ex. Achilus flammeus). Ils ont un corps aplati. L’article apical de leur rostre est allongé. Leur pédicelle est élargi et porte des sensilles visibles. Leurs ailes antérieures se recouvrent en partie au repos sur l’abdomen. Elles sont alors tenues horizontalement (exception faite chez les Tropiphlepsiini). L’aire anale de leurs ailes postérieures n’est pas réticulée. Le second tarsomère des pattes postérieures porte des épines apicales. Leurs larves sont associées au bois dans lesquels elles vivent sous les écorces ou sous des bûches. Ces espèces se nourrissent principalement de champignons.

Achilixiidés (Achilixiidae) Muir, 1923 n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Auchénorrhynques Fulgoromorphes Fulgoroïdes. On en connait un peu plus de 20 espèces réparties entre deux genres. Ce sont des insectes au corps aplati latéralement. Leurs ailes sont tenues en toit sur l'abdomen. Les aires anales des ailes postérieures n’ont pas de nervures transversales. Les pattes portent une couronne d'épines à la hauteur du second article du tarse. On trouve le genre Bobaiotes dans les régions tropicales de l'Amérique (région néotropicale) et le genre Achilixius dans la région Orientale (Est de l’Asie).

Acidalie n. f. (surnom de la déesse Aphrodite). Nom vernaculaire donné à divers Lépidoptères du genre Idaea du groupe des phalènes (Famille des Géométridés), dont la chenille vit sur le thym, l’origan et l’achillée. Ex. L’acidalie typique, Idaea typicata.

Acide acétique ou Acide éthanoïque, Acide organique de formule chimique CH3 COOH ou C2H4O2. C’est un acide faible, notamment présent dans le vinaigre, utilisé en entomologie pour déshydrater et dégraisser les spécimens ayant fait l’objet d’un éclaircissage (notamment pour les Hémiptères). Voir aussi Eclaircissage.

Acide borique ou acide boracique ou acide orthoborique, Corps composé minéral de formule brute H3BO3 ou structurelle B(OH)3, nommé autrefois sassoline en Italie centrale où il jaillit à l'état naturel dans les fumerolles brûlantes. Cet acide de Lewis tire son nom de l'un de ses composants, le bore. C’est un antiseptique malgrés sa toxicité, mais aussi un insecticide efficace. Il s’achète en pharmacie en forme de poudre. Il est d’ailleur vendu sous le nom de poudre contre les blattes. Il ne coûte pas cher et est très efficace. Une recette facile consiste à mélanger l'acide borique avec du lait concentré sucré jusqu'à obtention d'une pâte permettant de façonner des boulettes. Les boulettes sont molles au début et durcissent en 30 minutes environ. Cependant du fait de sa toxicité, il est conseillé de se protéger les mains et de les laver soigneusement après la confection des boules. Ne disposez pas non plus de boulettes dans des endroits où de jeunes enfants pourraient les ramasser.

Acide butyrique ou butanoïque, [Butyric acid]. Acide carboxylique que l’on trouve notamment dans le beurre rance (ce qui est à l’origine de son nom), produit par les glandes pygidiales des Coléoptères Carabidés. Cet acide dégage une odeur forte et désagréable. Voir aussi Attitude de défense, Brachyne et Glande pygidiale (ou anale).

Acide carminique, [Carminic acid]. Ether de couleur rouge, agent colorant du carmin, présent naturellement chez la cochenille (Hémiptère Coccoïde). Cette dernière produit cet acide pour se protéger des prédateurs. 70.000 individus seraient nécessaires pour produire une livre de ce colorant rouge. On l’appelle usuellement carmin.

Acide formique, [Formic acid]. Liquide irritant sécrété par les fourmis ou les orties. Son nom vient du mot latin formica qui signifie fourmi, car sa première isolation a été réalisée par distillation de corps de fourmis. Il a été isolé en 1670 par Samuel Fisher qui a distillé pour l’obtenir de grandes quantités de fourmis des bois. On retrouve son composant dans le venin des Hyménoptères. Voir Acide méthanoïque et Attitude de défense.

Acide méthanoïque, [Methanoic acid]. Cet acide faible est le plus simple des acides carboxyliques. Produit naturellement par plusieurs espèces pour se défendre contre les prédateurs, il est plus connu sous le nom d’acide formique. On le trouve à l’état naturel dans l’aiguillon venimeux de plusieurs insectes de l'ordre des Hyménoptères, comme les abeilles et les fourmis, mais aussi sur les poils qui composent les feuilles de certaines plantes de la Famille des Urticacées (orties). Sa première isolation a été faite par distillation du corps de nombreuses fourmis. Sa formule chimique est HCOOH ou CH2O2. Les fourmis attaquent ou se défendent en projetant de l’acide formique à partir de l’acidopore de leur abdomen. Agissant comme une phéromone d’alarme, l’acide formique est aussi une phéromone de recrutement issue de l’intestin postérieur des fourmis. Celui-ci a la particularité de faire fondre la chitine de l’insecte sur lequel il est projeté. Syn. Acide formique. Voir aussi Aiguillon, Glande de défense et Phéromone de recrutement.

Acide oxalique, Acide organique utilisé par la larve d’Arachnocampa luminosa, (Diptère Mycétophilidé) des grottes de Nouvelle-Zélande, qui tisse un fil muni de goutellettes gluantes contenant cet acide pour attraper ces proies. Au contact de ce produit, les proies, généralement des mouches, sont paralysées ou tuées. Voir aussi Piège.

Acide urique, Chez les insectes c’est l’utilisation d’acide urique (C5H4N4O3) stockée dans les corps gras qui permet d’excréter les déchets azotés que sont les glucides, lipides et substances azotées. L’avantage de l’acide urique par rapport à d’autres moyens utilisés par d’autres animaux comme l’amoniaque ou l’urée, est que l’acide urique est des milliers de fois moins soluble dans l’eau que l’ammoniac, ce qui permet à l’organisme de réabsorber toute l’eau de l’urine avant l’excrétion sous forme de précipité. L’inconvénient est que sa production demande énormément d’énergie. Comme la plupart des acides, les textes en biochimie désignent en général l'acide urique sous le nom de son anion, l'urate. Voir aussi Appareil excréteur, Corps gras, Tubes de Malpighi et Urine.

Acidopore, [Acidopore]. Chez les Hyménoptères Formicidés, pore situé sur l’extrémité du cloaque permettant d’évacuer l’acide formique produit par la glande à venin mais également les excréments. Voir aussi Acide méthanoïque et Anus.

Acilie (Acilius) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Adéphages Dytiscidés. Ex. Acilie sillonnée (Acilius sulcaltus).

Aclerdidés (Aclerdidae) n. m. pl. [Grass Scales, Flat Grass Scales]. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes. On en connait environ 60 espèces réparties sur 5 genres, dont le plus important est celui des Aclerda. Les femelles ont le corps aplati, ovale et varient en couleur du rose au rouge-brun. L'antenne est réduite à un seul article et les pattes sont absentes. Ils sont surtout caractérisés par la présence d'une rangée de soies courtes coniques le long de la marge du corps. L’apex de leur abdomen apparait fortement sclérifié et brun foncé. Il présente generalement une petite quantité de cire blanche ventralement et sur la tête. Ils n’ont qu’une plaque anale. Ils ont également une rainure ventrale sous le complexe anal. Leur cycle de vie se déroule sur une génération annuelle (monovoltin), et leur développement postembryonnaire semble s’effectuer en trois stades chez les femelles et quatre chez les mâles. On les trouve généralement sur les graminées, suçant la sève des tiges, dans les gaines foliaires. Ils sont cosmopolites, mais avec une plus grande concentration dans la région néarctique.

Acône adj. (Du gr. a-, élément privatif et konos, cône). [Acone, Aconic eye]. Sans cône. Condition (peut-être primitive) dans laquelle manque un cône cristallin dans les ommatidies formant l’œil composé des Insectes. On y trouve à la place des pièces de forme longues, transparentes, appelées cellules de Semper qui effectueront alors la mise au point. On trouve ce type d’œil chez les Diptères Nématocères, les Hémiptères, certains Coléoptères (les Polyphages (ex. Coccinellidés, Staphylinidés, Ténébrionidés), les Cucujiformes et tous ceux qui mesurent moins d’1 mm de long), etc. Voir aussi Cristallin, Eucône, Exocône, Pseudocône, Œil et Ommatidie.

Acrididés (Acrididae) n. m. pl. (Du gr. akris, akridos, sauterelle). [Shorthorned grasshoppers]. Famille d’Insectes Orthoptères Caelifères Acridoïdes dont les représentants sont appelés communément criquets. Ils comptent quelque 10.000 espèces. Leur ornementation est cryptique avec des tons bruns à verts, mais avec des ailes postérieures souvent brillamment colorées. Quelques espèces ont une livrée aposématique car ils peuvent émettre des substances toxiques. Leurs antennes sont toujours courtes et les femelles n’ont pas d’oviscapte proéminent. Leur tête ne porte pas de sillon fastigial (sulcus médian du vertex) ce qui permet de les distinguer des Pyrgomorphidés qui en ont un. Leur pronotum est en forme de selle de cheval et ne recouvre pas l’abdomen. Ils stridulent en frottant les cuisses de leurs pattes postérieures contre certaines nervures des élytres. Généralement, les tibias de leurs pattes postérieures ne portent pas d’épines apicales externes mais portent des spinules (petites épines). Les tarses de 3 articles comportent un arolium. Contrairement aux Ensifères, le tympan se situe à la base de l’abdomen (le tympan se situe sur les tibias antérieurs ou sur le prothorax chez les Ensifères). Les femelles pondent leurs œufs dans la terre au moyen de leur oviscapte court. Ces derniers sont enrobés d’un mucus qui agglutine la terre autour d’eux. De nombreuses espèces de cette Famille sont nuisibles et peuvent causer des dégâts aux cultures. On trouve dans cette Famille notamment le genre Locusta. Ils sont cosmopolites. Voir aussi Criquet et Criquet migrateur.

Acrididés (Acrididea) n. m. pl. Infra-ordre d’Insectes Orthoptères Caelifères regroupant les Super-familles suivantes: Acridoidea, Eumastacoidea, Pneumoroidea, Pyrgomorphoidea, Tanaoceroidea, Tetrigoidea et Trigonopterygoidea et une Super-famille éteinte, celle des Locustopsoidea. Syn. juniors invalides Acridomorphes (Acridomorpha) ou Tetrigidés (Tetrigidea) (selon SITI).

Acridien, -ne, adj. [Locust]. Relatif aux criquets.

Acridiens n. m. pl. (Du gr. akris, akridos, sauterelle). Groupe biologique renfermant des Insectes Orthoptères sauteurs dont le criquet est le type.

Acridoïdes (Acridoidea) n. m. pl. (Du gr. akris, akridos, sauterelle et eidos, aspect). Super-famille d’Insectes Orthoptères Caelifères regroupant près de 8.000 espèces. Leurs antennes sont courtes et pas aussi longues que le corps. Elles ne portent pas de sensilles. Ils portent des épines sur leurs tibias postérieurs. Le prétarse porte un arolium. Beaucoup d'espèces stridulent. Le son est produit par le frottement des pattes postérieures sur une nervure des élytres. Les femelles portent un oviscapte court. Ils sont presque exclusivement phytophages. Nombre de leurs représentants des régions chaudes du monde provoquent des dégâts considérables aux cultures. On y trouve les Familles des Acrididés, des Charilaidés, des Dericorythidés, des Lathicéridés, des Lentulidés, des Lithidiidés, des Ommexechidés, des Pamphagidés, des Pyrgacrididés, des Pyrgomorphidés, des Romaleidés, des Tetrigidés et des Tristiridés. Autrefois, on divisait les Acridoïdes en deux grandes Familles, les Acrididés et les Catantopidés. Ce dernier terme tend à disparaître. Les autres Super-familles d’Orthoptères Caelifères actuelles sont celles des Cylindrachetoïdes, des Eumastacoïdes, des Pneumoroïdes, des Proscopioïdes, des Tetrigoïdes, des Tridactyloïdes, des Trigonopterygoïdes et des Xyronotoïdes. Syn. Pamphagoïdes.

Acridomorphes (Acridomorpha) n. m. pl. (Du gr. akris, akridos, sauterelle et morphê, forme). Infra-ordre d’Insectes Orthoptères Caelifères. Syn. senior Acrididés (Acrididea). Syn. invalide Tetrigidés (Tetrigidea) (selon SITI). Voir Acrididés.

Acridophage adj. (Du gr. akris, akridos, sauterelle et phagein, manger). [Acridophagous]. Qui se nourrit d’Acridiens.

Acrocéridés (Acroceridae) n. m. pl. (Du gr. acro-, extrémité et keras, corne). [Small-headed flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Orthorrhaphes Asilomorphes Nemestrinoïdes. On en connait près de 520 espèces. Beaucoup sont vespiformes ou apiformes. Leur tête est remarquablement petite, sa largeur étant inférieure à la moitié de celle du thorax. Elle est très largement occupée par les yeux composés, qui peuvent être holoptiques dans les deux sexes chez beaucoup d’espèces (car souvent seul le mâle dispose d’yeux holoptiques chez d’autres espèces). Comme tous les Orthorrhaphes, leurs antennes se trouveront dans la zone située entre la face et le front. Le thorax de leur corps robuste semble bossu. L’envergure de leurs ailes peut atteindre 25 mm. Le lobe postérieur du cuilleron (lobe membraneux de la base des ailes) est très développé, plus large que la tête. Leur empodium est pulvilliforme. On distingue trois pelotes sur l’acropode (dernier article du tarse). Leurs larves néonates (qui viennent de naître) parasitent les araignées. Ils sont cosmopolites.

Acrocine (Acrocinus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés d’Amérique tropicale dont l’un des représentants, Acrocinus longimanus, aux pattes antérieures démesurées, est plus connu sous le nom commun « d’Arlequin de Cayenne ». 

Acrolepiidés (Acrolepiidae) n. m. pl. [False diamondback moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Yponomeutoïdes. Dans certaines classifications, ils sont considérés comme une Sous-famille (Acrolepiinae) dans la famille des Glyphipterigidés (ex. Fauna Europaea). Pour NCBI, cette famille est inclue dans celle des Plutellidés. Les adultes ont une envergure des ailes comprise entre 16 et 18 mm. Ils sont généralement nocturnes. Leurs chenilles mesurent de 10 à 12 mm de longueur et sont tachetées. Elles s’attaquent notamment aux feuilles de Smilax.

Acrolophidés (Acrolophidae) n. m. pl. [Tube moths, Burrowing webworm moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Tinéoïdes. Il en existe près de 350 espèces. Les adultes sont de taille petite à moyenne. Ils sont pour la plupart nocturnes mais peuvent être aussi occasionellement crépusculaires. Leurs palpes labiaux sont souvent ciliés et recourbés vers le haut jusqu’au milieu du front. Le pourtour des yeux et le thorax sont poilus. Toutes les nervures des ailes sont présentes. Les ailes antérieures et postérieures montrent trois nervures anales. Les chenilles de certaines espèces construisent des tubes de soies souterrains pour se nourrir des racines de leur plante hôte. On ne les trouve que dans le Nouveau Monde.

Acromyrmex n. m. (Du gr. acro-, extrémité et murmêx, -ekos, fourmi). Genre d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Vespoïdes de la Famille des Formicidés. Cette fourmi d’Amérique tropicale cultive des champignons (Fourmis champignonnistes comme celles du genre Atta).

Acron n. m. (Du gr. akros, à l’extrémité). Plaque généralement indiscernable à l’avant de la tête des insectes, renfermant le protocérébron, centre nerveux en charge des yeux composés et des ocelles. Pendant la phase embryonnaire de la céphalisation, l'acron va fusionner avec les cinq autres métamères pour former la tête. Syn. Prostomium ou Lobe céphalique. Voir aussi Cerveau, Tête, Pars intercerebralis et Protocérébron.

Acronycte (Acronicta) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Noctuidés, dont la chenille, arboricole, porte des pinceaux de poils vivement colorés. Ex. L’acronycte d'Amérique (Acronicta americana). L’acronycte de l'aulne (Acronicta dactylina). L’acronycte du bouleau (Acronicta innotata). L’acronycte du peuplier (Acronicta leporina). L’acronycte du tremble (Acronicta lepusculina). L’acronycte fragile (Acronicta fragilis). L’acronycte grise (Acronicta grisea). L’acronycte impressionnée (Acronicta impressa). L’acronycte souillée (Acronicta oblinita).

Acroparia n. f. (Du gr. akros, à l’extrémité et pareion, joue). Chez les larves de Coléoptères Scarabéoïdes, partie antérieure des joues portant des poils. Pl. Acropariae.

Acroperiphallus n. m. (Du gr. akros, à l’extrémité, peri, autour et phallos, penis). Chez les Protoures, qui ont la particularité de présenter des genitalia morphologiquement similaires dans les deux sexes, partie distale du periphallus (ou forceps) parfois rétractable dans le basiperiphallus, notamment chez les Acérentomoïdes. La partie basale de l’appareil génital étant le periphallus (comportant basiperiphallus et acroperiphallus) et la partie distale le phallus ou pénis. Pl. Acroperiphalli.

Acropode n. m. (Du gr. akros, à l’extrémité et pous, podos, pied). [Acropodium]. Extrémité de la patte (dernier article du tarse) possédant habituellement une paire de griffe. Chez les Crustacés on parle de dactylopodite. Chez les Insectes, on utilise plutôt le terme de distitarse. Syn. Distitarse. Voir aussi Distitarse.

Acrosternite n. m. (Du gr. akros, à l’extrémité et sternite). Rebord antérieur à l'antécosta ou à la suture antécostale, au niveau de la plaque sternale (ventral) d'un segment thoracique. La suture antécostale est la trace de la segmentation primaire, alors que l’acrosternite, correspond à la trace de la suture secondaire. Voir aussi Acrotergite, Segmentation secondaire et Suture antécostale.

Acrosticale (soie), [Acrostichal bristles]. Voir Soie acrosticale.

Acrotecia n. m. Crochet anal des larves de Trichoptères.

Acrotergite n. m. (Du gr. akros, à l’extrémité et tergite). [Acrotergite]. Rebord antérieur à l'antécosta, au niveau de la plaque tergale (dorsal) d'un segment thoracique. Ce rebord varie en taille (allant jusqu’à s’effacer). La suture antécostale est la trace de la segmentation primaire, alors que l’acrotergite, correspond à la trace de la suture secondaire. Voir aussi Acrosternite, Segmentation secondaire et Suture antécostale.

Acrotrophique adj. (Du gr. akros, à l’extrémité et trophê, nourriture). [Acrotrophic]. Syn. Télotrophique. Voir Méroïstique.

Actaletidés (Actaletidae) n. m. pl. Famille de Collemboles Entomobryomorphes Actalétoïdes comprenant deux genres : Actaletes et Spinactaletes. Selon une autre class. (Checklist of the Collembola of the world), cette famille fait partie de la Super-famille des Isotomoïdes. Leur tête, hypognathe, relativement grosse, porte vers son milieu les antennes. Comme tous les Entomobryomorphes, seuls deux segments thoraciques sont apparents en vue dorsale et ils n’ont pas de soies dorsales (contrairement aux Poduromorphes). Leur tibiotarse présente un éperon élargi en forme de feuillet. Leur troisième segment abdominal est réduit et presque invisible en vue dorsale. Les segments abdominaux IV et V sont fusionnés. Le sixième segment abdominal est réduit en valves anales.

Actalétoïdes (Actaletoidea) n. m. pl. Super-famille de Collemboles Entomobryomorphes regroupant les Familles des Actaletidés et des Coenalétidés. Ils ont pour caractéristiques communes d’avoir une tête hypognathe et quelques-uns de leurs segments abdominaux fusionnés.

Actias n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères de la Famille des Saturnidés, aux ailes prolongées en « queue » et dont la chenille produit de la soie. Ex. Actias luna ou papillon lune d’Amérique du Nord.

Actinotie (Actinotia) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Noctuidés. Ex. Actinotia polyodon appelée usuellement « la camomillière ». La chenille de ce papillon, vit sur le millepertuis.

Acuité visuelle, Voir Vision, Vision par apposition et Vision par superposition.

Aculé, e adj. (Du lat. aculeus, aiguillon). [Acuate]. Qui est muni d’un aiguillon.

Aculea, (Du lat. aculeus, aiguillon), [Aculea]. Chez les Lépidoptères primitifs, nom donné aux microtriches présentes sur les ailes (ex. Zeugloptères, Dacnonyphes). Pl. Aculei.

Aculéate adj. (Du lat. aculeus, aiguillon et –atus, caractérisés par). [Aculeate]. Pourvu d’un aiguillon.

Aculéates (Aculeata) n. m. pl. Infra-ordre d’Hyménoptères Apocrites (dont l’abdomen est séparé du thorax par un étranglement) dont les femelles ont un ovipositeur transformé en aiguillon auquel sont associés des glandes à venin. Cet ancien ovipositeur ayant perdu sa fonction de ponte n’est jamais visible au repos car rétracté à l’apex du gaster. Chez les Aculéates, les œufs sont en fait pondus par un orifice ventral antérieur au dard. Leurs antennes courtes présentent en général moins de treize articles. La nervation des ailes antérieures présente toujours plusieurs cellules fermées. Leurs ailes postérieures comportent presque toujours un lobe « jugal » ou une cellule fermée. On distingue les Aculéates, des Térébrants (ou Portes-tarières ou Parasites) pour lesquels les femelles possèdent un aiguillon ovipositeur adapté au forage ou à la pénétration d'un végétal ou d'un hôte. Dans l'Infra-ordre des Aculéates, on retrouve les Super-familles suivantes : les Apoïdes (dont les abeilles soit 8 Familles), les Bethylonymoïdes, les Chrysidoïdes (ou Bethyloïdes), les Formicoïdes (fourmis), les Mutilloïdes, les Pompiloïdes, les Scolioïdes, les Sphécoïdes et les Vespoïdes (guêpes). Syn. Porte-aiguillons. Voir aussi Dard.

Acuminé, e adj. (Du lat. acumen, inis, pointe). [Acuminate]. Extrémité brusquement rétrécie et donc terminée en pointe.

Adalia n. f. Genre d’Insectes Coléoptères Cucujoïdes, de la Famille des Coccinellidés, Aphidiphages dont l'espèce la plus connue est la coccinelle à deux points, Adalia bipunctata (L.) présente dans la zone holarctique et qui est commercialisée comme auxiliaire de lutte biologique en tant que grande prédatrice de pucerons. Elle présente une très grande variabilité de coloration avec deux formes courantes (polymorphisme) : à élytres rouges orangés avec deux points noirs ou noirs avec quatre taches rouges-orangées. La variété noire se rencontre plus dans les régions froides du Nord de l’Europe, car cette couleur facilite la récupération de chaleur.

Adaptation n. f. (Du lat. adaptatio, action d’adapter, de s’adapter). [Adaptation]. Modification morphologique, physiologique ou comportementale permettant à certains individus de mieux se reproduire dans un environnement et de transmettre ces caractères à sa descendance.

Adèle (Adela) n. f. (Du gr. adêlos, obscur). [Fairy moth]. Genre d’Insectes Lépidoptères, type de la Famille des Adèlidés, aux très longues antennes. Ex. L’adèle de Réaumur ou adèle verte ou adèle verdoyante, Adela reaumurella.

Adelge (Adelges) n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Sternorhynques, type de la Famille des Adelgidés. Ils sont reconnaissables à leur aspect trapu et à la faible sclérification de leur tégument (exception faite du thorax chez les ailés). Leur piqûre provoque les galles du sapin et des autres conifères. L’adelge est effectivement inféodé aux résineux. Ex. Adelges piceae. Syn. Chermès.

Adelgidés (Adelgidae) n. m. pl. (Du gr. adêlos, obscur, caché et , terre, caché dans la terre). [Pine aphids, Spruce aphids]. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Aphidoïdes, dont l’adelge en est le type. Ils sont pour leur grande majorité d’une très petite taille, et mesurent souvent moins d’un millimètre. Ils sont reconnaissables à leur aspect trapu et à la faible sclérification de leurs téguments (exception faite du thorax chez les ailés). Ils portent leurs ailes en toit sur le dos, ce qui les distingue des Phylloxéridés. La nervation de leurs ailes est simple. Ils ne portent pas de cornicules sur l’abdomen. Ils ont une cauda peu marquée. Les Aphidoïdes comprennent les chermès et pucerons voisins, notamment le phylloxéra de la vigne (Phylloxera vastatrix). Ils sont en général considérés comme nuisibles, notamment aux cultures pour les mêmes causes que les cochenilles : épuisement de la sève de la plante hôte, toxicité de la salive, inoculation de virus. Les Adelgidés sont pour leur part des pucerons gallicoles inféodés aux conifères et surtout aux épicéas. S’ils passent assez inaperçus, on remarque plus facilement les galles qu’ils contribuent à former. Leur cycle de développement est complexe et comprend des stades sexués et asexués avec au moins cinq générations se succédant sur un hôte primaire puis sur un hôte secondaire. Ils sont souvent la proie d’insectes prédateurs dont notamment les coccinelles. Syn. Chermèsidés. Ex. Le Puceron du mélèze, Adelges laricis. Voir aussi Colonici, Sistens.

Adelgoïdes (Adelgoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes regroupant notamment la Famille des Adelgidés et des Phylloxéridés.

Adèlidés (Adelidae) Bruand, 1850 n. m. pl. [Fairy moths, Long horned fairy moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates (Hétérocères) Eulépidoptères Incurvariens Incurvarioïdes. On en connait près de 295 espèces. Les adultes sont de taille minuscule à petite. Leur activité est généralement diurne mais ils peuvent être aussi nocturnes. Ils portent des couleurs métalliques. Leurs palpes et leur trompe sont courts et souvent atrophiés. Ils ne portent pas d’ocelles. La plupart ont de longues antennes filiformes, bien plus longues que les ailes antérieures. Chez certains mâles, elles sont même plusieurs fois plus longues que les ailes antérieures. Ces ailes antérieures allongées présentent souvent des reflets métalliques dorés, verts ou violets. Elles différent des ailes postérieures par la forme et la nervation (hétéroneures). D’autres ont une livrée cryptique. Les tibias de leurs pattes postérieures portent deux paires d’éperons (formule des épines tibiales 0-2-4). La femelle a un appareil génital de type monotrysien c'est-à-dire qu’elle ne présente qu'un orifice génital, utilisé à la fois pour la copulation et la ponte. (Contr. Ditrysien). Leurs chenilles sont mineuses de feuilles. Elles élaborent des fourreaux végétaux dans lesquels elles se développeront puis se nymphoseront. Ils sont cosmopolites mais ne sont pas présents en Nouvelle-Zélande. Ex. L’Adèle verdoyante, Adela reaumurella L.

Adélinés (Adeliinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Lépidoptères dont les mâles voient leurs antennes atteindre trois fois la longueur d’une de leurs ailes antérieures. Ils font partie de la Famille des Incurvariidés.

Adélocère n. m. (Du gr. adêlos, obscur, caché et keras, corne). Nom vernaculaire d’un Insecte Coléoptère de la Famille des Elatéridés. Ex. : L’adélocère des potagers (Agrypnus murinus). On trouve ce grand taupin en Europe et en Amérique du Nord.

Adelphogamie n. f. (Du gr. adelphos, frère et gamos, union). [Adelphogamy]. Chez les Insectes sociaux, accouplement de mâles et de femelles issus de la même colonie.

Adelphoparasite n. m. et adj. (Du gr. adelphos, frère et parasite). [Adelphoparasite]. Parasite étroitement apparenté à son hôte. Le parasite peut être de la même famille, voir du même genre que son hôte. Voir Parasitoïde hétéronome et Hyperparasitoïde hétéronome.

Adelphoparasitoïde n. m. Syn. d’Hyperparasitoïde hétéronome. Voir Hyperparasitoïde hétéronome.

Adénosine triphosphate n. f. Voir ATP.

Adénotriche n. m. (Du gr. adên, adenos, glande et thrix, trikhos, poil). Poil articulé que possèdent certaines larves d’Insectes, notamment chez les Termites. Voir aussi Soie articulée et Style.

Adéphage n. m. et adj. (Du gr. haden, beaucoup et phagein, manger). [Adephagan (n.) Adephagous (adj.)]. 1. Prédateur carnassier se nourrissant de viandes. // 2. Qui se nourrit de tout, d’algues, d’insectes, etc.

Adéphages (Adephaga) n. m. pl. Un des quatre Sous-ordres des Coléoptères comptant 10 Familles (Amphizoidae, Aspidytidae, Carabidae, Dytiscidae, Gyrinidae, Haliplidae, Hygrobiidae, Noteridae, Rhysodidae, Trachypachidae), dans la plupart desquelles les adultes et les larves sont prédateurs, sauf chez les Haliplidés, qui se nourrissent d’algues et chez les Rhysodidés, qui vivent dans le bois en décomposition. On trouve au sein de ce Sous-ordre les carabes, les cicindèles, les dytiques, les gyrins, etc. Chez les Adéphages, les antennes sont le plus souvent filiformes. On trouve également extérieurement une suture notopleurale (sillon séparant le pronotum du propleure) sur leur prothorax, ce qui permet de distinguer les Adéphages des Polyphages et des Myxophages qui ne présentent pas cette suture. Leurs ailes postérieures membraneuses comportent un oblongum (cellule médiane fermée) et se replient à l’apex sous les élytres. Les cavités coxales de leurs pattes antérieures (ou cavités procoxales) sont toujours ouvertes. Leurs hanches postérieures ne sont pas mobiles car soudées au métathorax. Ces coxae recouvrent tout le premier sternite et une partie du deuxième (alors que chez les Polyphages, les coxae ne recouvrent qu’une partie du premier sternite). Les trochanters de ces mêmes pattes postérieures sont larges. Leurs tarses sont pentamères (Il existe des exceptions rarissimes). Enfin, leur abdomen présente 6 sternites visibles. Les 3 premiers sternites abdominaux sont largement soudés sur leur ligne médiane. Leurs larves ont des pattes comportant 6 articles. Les 3 autres Sous-ordres sont ceux des Polyphages, des Myxophages et des Archostemates. Syn. ancien Hexapalpes.

Adéridés (Aderidae) Winkler, 1927 n. m. pl. [Antlike leaf beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Ténébrionoïdes. On en connait près de 1.000 espèces. Ils mesurent moins de 5 mm. Certains ressemblent aux fourmis. Leurs corps est relativement velu. Leur tête qui n’est pas prognathe, est rétrécie en cou postérieurement. Leurs yeux protubérants sont échancrés et pubescents. Ils n’ont pas d’ocelles. Le prothorax ne présente pas de suture notopleurale. Leur pronotum est plus étroit que la base des élytres. Les élytres recouvrent généralement tout l’abdomen. Leurs tarses sont hétéromères (formule tarsale 5.5.4.) ou disposés selon une formule 4.4.3 ou homéomères tétramères (4.4.4). Leurs deux premiers sternites abdominaux sont soudés et certains montrent une suture visible. Les adultes sont floricoles et contribuent à la pollinisation des plantes. Leurs larves allongées vivent sous les écorces, dans le vois en décomposition ou dans la litière des feuilles. Elles sont saproxylophages (elles mangent le bois en décomposition) ou se nourrissent de feuilles mortes. Ils sont cosmopolites mais on les trouve surtout dans les régions tropicales.

Adihétérothripidés (Adiheterothripidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Thysanoptères Térébrants (Terebrantia). Leurs antennes sont composées de 9 segments dont le segment distal se distingue aisément des autres car il porte une rangée transversale de microtiches. Les segments III et IX portent des sensilles coniques. On les trouve dans les brindilles mortes.

Adipeux, -euse, adj. (Du lat. adeps, adipis, graisse). [Adipose]. Qui est riche en graisse.

Adipocyte n. f. (Du lat. adeps, adipis, graisse et du gr. kutos, cellule). [Adipocyte, Lipocyte, Fat cell]. Les adipocytes sont des cellules spécialisées dans le stockage des lipides (esters), des glycogènes (polyholoside) et des protéines (enzymes) qui seront utilisés lors des mues et des métamorphoses ou même durant le vol ou encore pour la formation des oocytes. On retrouve ces cellules mésodermiques chargées de graisse dans le corps gras des insectes. Chez les abeilles, elles interviennent dans la production de la cire avec les cellules épithéliales et les oenocytes et il conviendrait plus de parler de complexe glandulaire que de glandes cirières. Syn. Cellules adipeuses. Voir aussi Corps gras et Glande cirière.

Admentum n. m. Chez les Diploures, pièces paires entourant les galeae du labium.

ADN, Abréviation d’Acide Désoxyribonucléique. L’ADN est une molécule très longue présente dans toutes les cellules vivantes. Cette molécule composée d’une succession de nucléotides disposés en double hélice, est le support de l’information génétique héréditaire. Information génétique, car elle porte des milliers de gènes qui renferment toutes les informations nécessaires au développement et au fonctionnement de l’organisme. Héréditaire, car l’ADN est transmis lors de la reproduction, de manière intégrale ou non. L’ADN constitue en cela le génome des êtres vivants. Cette information génétique peut se modifier au cours du temps et induire de ce fait une diversité des individus et une évolution possible des espèces. Ces mutations sont dues principalement à des erreurs lors de la réplication des séquences de l'ADN (ajout, délétion ou substitution de nucléotides), ou bien à des recombinaisons génétiques. L'ADN est donc non seulement le support de l'information génétique mais aussi le support de ses variations. En subissant les effets de la sélection naturelle, l'ADN permet l'évolution biologique des espèces. Aujourd’hui la classification phylogénétique prend en compte l’analyse des séquences d’ADN. D’ailleurs, les phylogénies basées sur l’ADN diffèrent des phylogénies basées sur l’analyse morphologique. Voir aussi Classification phylogénétique et Classification traditionnelle des Insectes.

Adonis n. m. (Du nom d’un beau jeune homme de la mythologie grecque). Nom vernaculaire donné à un Insecte Lépidoptère diurne du genre Lycaena d’un bleu éclatant appelé « Adonis bleu » ou également « Belargus » ou « Azuré bleu céleste », ou « Argus bleu céleste », du nom scientifique de Polyommatus belargus.

Adorète (Adoretus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéidés Rutélinés d’Amérique centrale et méridionale aux vives teintes métalliques. Ex. Adoretus sinicus. Syn. Rutèle.

Adoxus n. m. Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Chrysomélidés, parasite des racines de la vigne. Ex. Bromius (Adoxus) obscurus. Syn. sénior Bromius. Syn. Gribouri, Ecrivain ou Eumolpe.

ADP, Syn. d’Apyrase. Voir Apyrase.

Adulte n. m. ou adj. (Du lat. adultus, de adolescere, croître). [Adult]. Insecte dont le développement est terminé et, de ce fait, capable de se reproduire. Une fois adulte, les insectes ne grandissent plus et ne muent donc plus. Pour certains auteurs, le mot adulte doit être utilisé pour désigner le dernier état des hémimétaboles (développement progressif de la larve qui ressemble à l’imago) et celui d’imago pour les holométaboles. Pour d’autres, le terme devrait être réservé pour désigner une larve parvenue au terme de son développement, le terme d’imago désignant seul l’insecte apte à la reproduction. Syn. Imago, Insecte parfait. Voir aussi Développement et Imago.

Aedeage ou Aedeagus n. m. (Du gr. aidoia, génitaux et agein, diriger). [Aedeagus]. 1. Un des éléments de l'armature génitale mâle qui, au cours de la copulation, est introduit dans les organes génitaux de la femelle et y amène le fluide séminal. Les spermatozoïdes sont déposés dans le vagin (ou bourse copulatrice) ou si le pénis pénètre jusqu’au canal du réceptacle séminal directement dans la spermathèque. Au niveau du pénis, l’aedeage suit la phallobase et renferme l’endophallus (ou sac interne) qui porte souvent des phanères très différenciés. Sa structure est souvent utilisée pour distinguer des espèces très voisines, tout comme la Bursa copulatrix pour les espèces femelles. L’orifice extérieur de l’appareil génital (gonopore) se situe à l’extrémité du canal éjaculateur. Le gonopore est relié a l’édéage par un tube membraneux appelé endophallus. Et encore plus à l’extrémité de l’édéage se trouve le phallotrème, orifice extérieur commun à l’aedeage et à l’endophallus. Voir aussi Canal éjaculateur, Endophallus, Gonopore, Phallobase, Phallotrème, Phallus, Spermiducte et Testicule. // 2. Chez les mâles de Lépidoptères, on distingue plusieurs parties que sont l’uncus, les socii, les cucullus, les valves (ou harpes), les sacculus, les saccus et le vinculum. Syn. Edéage ou Clasper (selon auteurs). Pl. Aedeagi. Voir aussi Appareil génital.

Aedes n. m. (Du gr. aêdês, désagréable). Genre d’Insectes Diptères Nématocères (moustiques) Culicidés comptant plusieurs espèces dont Aedes albopictus, Aedes aegypti et Aedes fowleri. En Afrique, Aedes aegypti est le vecteur de la "Fièvre Jaune", de la "Filaire de Bancroft" et du virus de la fièvre à « chikungunya ». Quant à la dengue, elle est véhiculée par Aedes aegypti et par Aedes albopictus (reconnaissable à son aspect zébré noir et blanc). Aedes aegypti est un moustique diurne s’attaquant de préférence à l’homme. Certains pays qui étaient exempts ou qui étaient parvenus à éradiquer Aedes aegypti (Chine, Cuba, Caraïbes ...) sont de nouveau infectés, depuis la fin du programme d’éradication de ce moustique en 1970. L’Aedes est actif pendant la journée (contrairement à l’Anophèle qui pique de nuit), avec des pics d’agressivité le matin vers 6-7 heures et entre 17 et 19 heures. Les virus de la fièvre jaune, de la dengue et du chikungunya sont des infections virales dues à un arbovirus appartenant à la Famille des alphavirus.

Aedinés (Aedinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes Culicomorphes Culicoïdes, Culicidés. Les palpes des femelles sont plus courts que le tiers de la trompe. Cette Sous-famille n’est pas reconnue par SITI, Fauna Europaea et NCBI. Par contre la tribu des Aedini existe bien pour Fauna Europaea et NCBI.

Aedoeotype n. m. (Du gr. aidoia, génitaux et tupos, modèle). Premier spécimen d’une espèce pour lequel les genitalia ont été décrits.

Aegeria n. f. Ancien nom de genre d’Insectes Lépidoptères Glossates Sésiidés, dont la sésie en est le type et dont l’aspect général rappelle les Zygènes. (Ex. Sesia (Aegeria) apiformis). Voir aussi Sésie.

Aegériidés (Aegeriidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères, appelée également Sésiidés dont l’aspect général rappelle les Zygènes. Leurs ailes sont en grande partie transparentes, non écailleuses. Syn. senior, Sesiidae selon NCBI. Voir Sésiidés.

Aegosome (Aegosoma) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Cérambycidés, renfermant de grands longicornes à antennes rugueuses, qui vivent dans toute sorte de bois. Ex. L’aegosome scabricorne, Aegosoma scabricornis.

Aelie (Aelia) n. f. Genre d’Insectes Hémiptères de la Famille des Pentatomidés. Ex. Aelia germari. Cette punaise suce les jeunes grains de céréales.

Aenictopecheidés (Aenictopecheidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Enicocephalomorphes. On n’en connait que quelques espèces. Ils ressemblent à des réduves. Ils mesurent de 3 à 10 mm. Le lobe postérieur de leur pronotum est souvent abrégé, mal défini par une marge latérale. Leur pronotum n’est pas divisé par des sulci transverses. Leurs ailes antérieures montrent une fracture costale. Les femelles ont un ovipositeur bien développé. L’amérique du Nord ne compte qu’une seule espèce, Boreostolus americanus. Cette espèce qui mesure 5 mm peut être macroptère ou brachyptère. On suppose que ce sont des prédateurs. On les trouve dans la litière des feuilles, sous des pierres plates ou les bois en décomposition.

Aeolanthidés (Aeolanthidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Géléchioïdes. Cette famille n’est pas reconnue par NCBI, SITI et Fauna Europaea. Ils sont considérés comme une Sous-famille d’Elachistidés. Voir Elachistidés.

Aeolothripidés (Aeolothripidae) n. m. pl. [Banded-winged Thrips, Banded Thrips, Predacious Thrips]. Famille d’Insectes Thysanoptères Térébrants (Terebrantia). On en compte près de 250 espèces. Ces sont des espèces primitives. Ils sont reconnaissables à leur forme allongée cylindrique et à leurs ailes étroites frangées de poils. Leurs antennes allongées portent 9 segments. Leurs ailes antérieures sont grandes avec des nervures bien visibles. Elles montrent souvent des bandes de couleurs sombres et une frange marginale réduite. L’apex de leur abdomen est conique. On les distingue des Mélanthripidés par la perte totale de leur sternite VIII. La paire de lobe portant deux soies que l’on retrouve sur ce sternite chez les Mélanthripidés, se trouvent chez les Aeolothripidés sur le sternite VII. L’oviscapte des femelles qui ressemble à une scie est recourbé vers le haut. La plupart de ces thrips sont prédateurs de pucerons ou d’autres Thysanoptères mais certains restent phytophages. Ils sont cosmopolites, mais on les trouve principalement dans la région Holarctique.

Aepophilidés (Aepophilidae) n. m. pl. [Marine bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Leptopodomorphes Saldoïdes. Cette famille ne compte qu’une seule espèce, Aepophilus bonnairei. Cet insecte mesure un peu plus de 2 mm et porte une coloration brun jaunâtre. La tête est prognathe et leur clypéus est visible du dessus. Elle porte de petits yeux composés de moins de 50 ommatidies et des ocelles rudimentaires. Leur rostre est de forme allongée avec quatre articles. Leur scutellum est réduit à un ourlet étroit. Les ailes postérieures sont absentes. Pronotum, scutellum et ailes antérieures (rudimentaires) sont revêtus d'une très dense et fine couche de soies, qui permet à l’insecte de retenir un coussin d'air pour respirer lorsqu'il est immergé. Les tarses sont triarticulés, le premier étant très court. L'abdomen est composé de 10 segments. C’est un des rares insectes qui vit toute sa vie dans l’eau salée au niveau de la zone de balancement des marées. Ces sont des prédateurs. On ne les rencontre que sur les côtes de l’Ocean Atlantique et notamment sur les côtes de l'Irlande, du Sud Ouest de l'Angleterre, du Pays de Galles, des Pays-Bas, des côtes de l'Atlantique et de la Manche Française et les côtes atlantiques de l'Espagne et du Portugal. Voir aussi Insectes marins.

Aequipalpia n. m. (Du lat. aequus, égal et palpia, palpe). Sous-ordre de Trichoptères dont les palpes maxillaires sont composés de cinq articles chez la femelle et chez le mâle (ce qui est à l’origine de leur nom). Ce Sous-ordre réunit les Familles des Calamocératidés, des Hydropsychidés, des Hydroptilidés, des Leptocéridés, des Molannidés, des Odontocéridés, des Philopotamidés, des Polycentropodidés et des Rhyacophilidés. L’autre Sous-ordre dans l’Ordre des Trichoptères étant celui des Inaequipalpia. Voir aussi Inaequipalpia.

Aériducte n. m. (Du gr. aêr, air et du lat. ductus, conduit, de ducere, conduire). [Aeriduct]. Long siphon respiratoire utilisé par certains insectes aquatiques pour respirer de l’air atmosphérique sans sortir de l’eau. Ex. Les nèpes. Voir aussi Siphon respiratoire et Donacie (pour Stylet respiratoire).

Aérobie n. m. et adj. (Du gr. aêr, air et bios, vie). [Aerobic]. Organisme ne pouvant vivre qu’en présence d’air atmosphérique. Contr. Anaérobie.

Aérophore n. m. et adj. (Du gr. aêr, air et phorêin, porter). [Aerophore]. Organe (ex. aile) ou sécrétion (ex. fil de soie) permettant le déplacement de l’Insecte dans l’air. Ainsi par exemple, les chenilles de Limantria dispar tissent un fil de soie de plusieurs mètres de long (jusqu’à 8 m.) qui leur permettront d’être véhiculées par le vent sur plusieurs centaines de mètres.

Aéropyle n. m. (Du gr. aêr, air et pulê, porte). [Aeropyle]. Système de canaux au travers du chorion des œufs des Insectes permettant d’assurer la respiration en reliant les cavités aérifères de l’intérieur de l’œuf au milieu extérieur. Voir aussi Hydropyle.

Aérotaxie n. f. (Du gr. aêr, air et taxis, ordre, arrangement). [Aerotaxis]. Réaction d’orientation des microorganismes aérobies ou anaérobies en fonction de la présence ou pas d’air atmosphérique.

Aeschne (Aeschna) n. f. Genre d’Insectes Odonates Anisoptères faisant partie des libellules les plus puissantes et les plus grosses (jusqu’à 7,5 cm), au corps cylindrique, aux couleurs vives et au vol puissant. Elles peuvent atteindre des vitesses supérieures à 50 km/h. Le record est détenu par Austrophlebia costalis qui vole à 57,9 km/h. Mais l’insecte au vol le plus rapide est un taon (Diptère Brachycère). Ex. L’Aeschne bleue, Aeshna cyanea. La Grande aeschne, Aeschna grandis. L’Aeschne printanière, Brachyton pratense.

Aeschnidés ou Aeshnidés (Aeschnidae ou Aeshnidae) Rambur, 1842 n. f. pl. [Darners]. Famille d’Insectes Odonates Anisoptères (au repos les ailes sont étalées latéralement = libellules), comprenant les anax et les aeschnes. Ce sont les libellules parmi les plus puissantes et les plus grosses (jusqu’à 14 cm d’envergure). On en connait près de 420 espèces. Ce sont de grands insectes sveltes de couleur foncée. Leur tête est en grande partie cachée par leurs énormes yeux qui se rejoignent au niveau du front (coalescents). On les distingue des autres Anisoptères par le fait que les nervures transverses costales et sous-costales de leurs ailes ne soient pas alignées et par le fait que leurs yeux soient coalescents sur une certaine longueur ce qui les distingue des Cordulégasteridés. La deuxième paire d’aile est plus longue et plus large que la première. Leurs ailes hyalines, étalées latéralement au corps au repos, possèdent un long ptérostigma. Les ailes sont densément nervurées. Le triangle anal présent à la base des ailes antérieures et postérieures est équilatéral, orienté dans le même sens sur les deux ailes et placé à égale distance de l’arculus. Ce sont de bons voiliers car ils ont un vol puissant et soutenu. Certaines espèces migratrices peuvent parcourir des milliers de kilomètres. L’abdomen présente une coloration variée allant du bleu au vert et jaune brun, en fonction de l’espèce et du sexe. Les mâles peuvent porter des auricules sur le deuxième segment de l’abdomen (mais pas les Anax). Les femelles pondent leurs œufs en effectuant une fente dans la végétation au moyen de leur ovipositeur. Leurs larves aquatiques, pouvant atteindre 60 mm, présentent de gros yeux avec un corps cylindrique. Elles respirent grâce à des branchies rectales. Cette famille possède la plus grande libellule connue, Tetracanthagyna plagiata de Bornéo. Ils sont cosmopolites.

Aeshnoïdes (Aeshnoidea) n. m. pl. Super-famille d’insectes Odonates Anisoptères regroupant les familles des Aeshnidés et des Gomphidés (selon Fauna Europaea).

Aetalionidés (Aetalionidae) n. m. pl. [Aetalionid treehoppers]. Famille d’Insectes Hémiptères Cicadomorphes (Clypéorrhynches) Membracoïdes. Ils présentent un frontoclypéus plat ou faiblement convexe. Leur pronotum ne se prolonge pas en arrière sur le scutellum. Ce dernier est entièrement visible. Il est habituellement de forme fortement convexe et caréné apicalement, rarement déprimé, allongé souvent. Aux ailes antérieures, les nervures R et M sont fusionnées à la base. Le trochanter prothoracique et le fémur sont toujours fusionnés (une suture peut être visible). Le pygofère des mâles et des femelles montre posteroventravelement une paire de processus. Le tergum abdominale IX de leurs nymphes ne forme pas de gaine autour du segment X.

Afférent, -e adj. (Du lat. afferre, apporter). [Afferent]. Introduction ou arrivée d’un élément dans une région. Cela peut viser l’hémolymphe véhiculée par des vaisseaux afférents lorsque ce vaisseau introduit l’hémolymphe dans une structure. Cela peut viser aussi des messages nerveux. A propos des messages nerveux, l’adjectif afférent signifie qui arrive à un centre nerveux, qui conduit de la périphérie vers le centre. Le message afférant arrive par l’extrémité de la dendrite jusqu’au noyau de la cellule nerveuse, et est retransmis par l’axone, qui véhicule le message efférent (qui part d’un centre nerveux) en direction des cellules de la chaîne de ganglions, où va être analysé le message. Contr. Efférent. Voir aussi Axone, Dendrite, Efférent et Ganglion.

Affouragement n. m. [Foraging]. Syn. de Fourragement. Le terme fourragement provenant de la traduction de l’anglais « foraging » est plus volontiers utilisé, notamment par les myrmécologues. Voir Fourragement.

Afrotropicale (Région) adj. [Afrotropical region]. Voir Région Afrotropicale.

Agame adj. (Du gr. a, élément privatif et gamos, union). [Agamic]. Mode de reproduction sans fécondation tel que la parthénogenèse. Voir aussi Fécondation et Parthénogenèse.

Agamie n. f. Reproduction asexuée.

Agaonidés (Agaonidae) n. m. pl. [Fig wasps]. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Chalcidoïdes. On en connait près de 750 espèces. On les appelle communément guêpes du figuier. Ce sont de minuscules hyménoptères. Il existe un fort dimorphisme sexuel chez ces insectes. Mâles et femelles sont très différents. Les femelles sont petites plates et ailées et les mâles généralement aptères ne ressemblent pas à des guêpes. Leur tête est prognathe. La nervation des ailes est réduite. La nervure stigmale de leurs ailes antérieures est presque perpendiculaire à la marge de l’aile. Comme tous les Chalcidoïdes, les deux paires d’ailes ne montrent aucunes cellules fermées. On distingue bien leur prépectus (sclérite triangulaire du thorax). Les tibias de leurs pattes antérieures et postérieures sont très courts. L’ovipositeur des femelles est long et bien visible. Ces insectes ont pour caractéristique d’être des phytophages pollinisateurs (alors qu’en général les Chalcidoïdes sont des parasitoïdes). Ils vivent en symbiose obligatoire avec les figuiers (ficus) qui ne peuvent être pollinisés que par eux. Leurs larves consomment les galles produites par la ponte. Lors de l’émergence, les femelles partantes, transportent du pollen jusqu’à d’autres figuiers. Ils sont cosmopolites à partir du moment où il existe des figuiers.

Agapanthie (Agapanthia) n. f. Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Cérambycidés dont la larve vit dans la tige des plantes herbacées. Ex. Agapanthia violacea.

Agapythidés (Agapythidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes. Cette famille ne compte qu’une seule espèce, Agapytho foveicollis de Nouvelle Zélande.

Agathis n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Braconidés, parasite des larves de teignes. Ex. Agathis pumela.

Agathemeridés (Agathemeridae) n. m. pl. Famille d’Insectes Néoptères Phasmoptères (Phasmatodea) Agathemerodés. Cette famille ne compte qu’un seul genre (Agathemera). Tous les insectes de cette famille se trouvent dans les régions montagneuses de l’Argentine, du Chili et du Pérou.

Agathemerodés (Agathemerodea) n. m. pl. Sous-ordre d’Insectes Néoptères Phasmoptères (Phasmatodea). Selon NCBI, il existe deux autres Sous-ordres : Timematodea et Verophasmatodea. Ce dernier Sous-ordre regroupant les Super-familles des Aréolates et des Anaréolates.

Agathiphagidés (Agathiphagidae) n. m. pl. [Kauri moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Aglossates Agathiphagoïdes. C’est la seule Famille représentant la Super-famille des Agathiphagoïdes. Les adultes sont petits et diurnes. Ils ne possèdent pas de spiritrompe et présentent des pièces buccales broyeuses. Les larves sont foreuses sur les pins kauri (Araucariacea). On n’en connait que deux espèces d’Australie et des Fidji.

Agathiphagoïdes (Agathiphagoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Aglossates regroupant la seule Famille des Agathiphagidés. C’est la seule Super-famille des Aglossates.

Agélastique (Agelastica) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Chrysomélidés de la Sous-famille des Galérucinés.

Agénie n. f. Nom vernaculaire d’un Insecte Hyménoptère de la famille des Pompilidés. Ex. L’agénie charbonnière (Auplopus carbonarius). Ce petit pompile noir du Midi, au nid de terre maçonné, nourrit ses larves d’araignées.

Ageniapsis n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Chalcidoïdes de la famille des Encyrtidés. Ex. Ageniapsis citricola.

Aglaope (Aglaope) n. f. (Du gr. aglaops, qui a de beaux yeux). Genre d’Insectes Lépidoptères Zygénidés. La chenille de cette zygène nuit au cerisier, au prunier et à l’amandier. Ex. « L’aglaope des haies » ou « zygène des épines » ou encore « zygène de l’amandier », Aglaope infausta.

Aglène (Aglenus) n. m. (Du gr. aglênos, aveugle). Genre d’Insectes Coléoptères Salpingidés (ancien Colydiidés). Ex. Aglenus brunneus, coléoptère aveugle des celliers.

Aglosse (Aglossa) n. m. (Du gr. aglossos, de a priv. et glossa, langue). Genre d’Insectes Lépidoptères. Ex. Aglossa pinguinalis, papillon à ailes brunes tachetées de noir et de jaune et dont la chenille, appelée parfois « Teigne de la graisse », se nourrit des débris végétaux. // [Scalloped oak]. Nom vernaculaire de Crocallis elinguaria, Lépidoptère de la Famille des Géométridés.

Aglossates (Aglossata) n. m. pl. (De Aglosse et du lat. –atus, caractérisé par). Selon une des classifications des Lépidoptères (Ex. NCBI), les Aglossates sont un des quatre Sous-ordres existants. Les trois autres étant ceux des Glossates, des Zeugloptères et des Hétérobathmiinés. Le terme aglossate signifiant qu’ils sont dépourvus de langues. En fait les Aglossates, les Hétérobathmiinés et les Zeugloptères ont des pièces buccales primitives de type broyeur et sont chacun représentés par une seule famille. Les Glossates qui représentent 99 % de tous les Lépidoptères possèdent un haustellum, une trompe repliée sur elle-même. Les Aglossates ne comptent que la Super-famille des Agathiphagoïdes, qui ne compte elle-même que la Famille des Agathiphagidés. Ce sont des Lépidoptères primitifs qui ressemblent à des Trichoptères.

Aglossinés (Aglossinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Lépidoptères Hétérocères Pyraloïdes Pyralidés. 

Agnathe n. m. et adj. (Du gr. a priv. et gnathos, mâchoire). [Agnathous]. Qualifie les insectes qui n’ont pas de structures buccales ou qui n’ont pas de mandibules ou dont les mandibules sont peu développées. Cela vise notamment les éphémères (Ephéméroptères) et les phryganes (Trichoptères) dont les organes buccaux sont rudimentaires.

Agone à tache dorsale n. m. Nom vernaculaire de Platypus dorsalis, Coléoptère de la Famille des Carabidés.

Agonoxenidés (Agonoxenidae) n. m. pl. [Palm moths, Nut borers, Fruits borers]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Géléchioïdes. On en connait près de 68 espèces. Ce sont de petits insectes (6 à 15 mm d'envergure). Leur tête porte des écailles lisses. Leurs paples labiaux sont longs et recourbés. Les palpes maxillaires sont petits et unisegmentés. Ils ne portent ni ocelles, ni chaetosomes. Les antennes sont filiformes. Les ailes sont allongées et n’ont pas de ptérostigma. Les ailes postérieures très étroites possedent de longues franges. Leur maculation est variée, souvent teintées jaunes ou brunes avec quelques marques, mais quelques-unes sont colorées avec des marques iridescentes. Les adultes sont diurnes. Leurs larves sont mineuses de feuilles, des tiges et des fruits. Leurs plantes hôtes sont principalement des Rosaceae pour la Sous-famille des Blastodacninae et des Palmae pour celle des Agonoxeninae. Les chenilles se nymphosent dans un double cocon de soie.

Agrégat n. m. (Du lat. aggregatum, chose assemblée, agglomérat, dérivé de grex, gregis, troupeau, signifiant, à l’origine, rassembler un troupeau). [Aggregate]. Selon le CINZ, un agrégat est un groupe d’espèces, autre qu’un sous-genre, au sein d’un genre, ou groupe d’espèces au sein d’un sous-genre, ou groupe de sous-espèces au sein d’une espèce. Un agrégat peut être dénoté par une épithète intercalée entre parenthèses.

Agregation n. f. et adj. [Aggregation]. Assemblage. Voir Phéromone d’agrégation. Voir aussi Grégarisme.

Agriidés (Agriidae) n. m. pl. Ancienne Famille d’Insectes Odonates Zygoptères (aux 4 ailes semblables, pédonculées et repliées au dessus du corps au repos = demoiselles). On les distingue des autres Zygoptères par le fait qu’une suture complète sépare l’épimère II de l’épisterne III. Ce taxon est considéré comme syn. invalide junior de Caloptérygidés selon SITI. Syn. senior Caloptérygidés selon SITI. Voir Caloptérygidés.

Agrile (Agrilus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Buprestidés aux tarses hétéromères (tarses de 5-5-4 articles), comprenant des animaux de petite taille, d’un vert ou bleu cuivré, qu’on trouve dans les arbres. Ex. Agrilus biguttatus ou A. viridis

Agrion n. m. (Du gr. agrios, sauvage). Nom usuel et ancien genre d’Insectes Odonates Zygoptères Caloptérygidés. Cette petite libellule au vol lent, vit au bord des eaux. Le nom scientifique de l’agrion est maintenant celui de Calopteryx. Ex. L’Agrion à larges pattes, Platycnemis pennipes (Coenagrionoïdes Platycnémididés). L’agrion à yeux rouges, Erythromma najas (Coenagrionoïdes Coenagrionidés). L’agrion élégant, Ischnura elegans (Coenagrionoïdes Coenagrionidés). L’agrion jouvencelle, Coenagrion puella (Coenagrionoïdes Coenagrionidés). L’agrion porte-coupe, Enallagma cyathigerum (Coenagrionoïdes Coenagrionidés). Syn. selon SITI et NCBI Calopteryx. Voir Caloptéryx.

Agrionidés (Agrionidae) n. m. pl. Ancienne Famille d’Insectes Odonates Zygoptères (aux 4 ailes semblables, pédonculées et repliées au dessus du corps au repos) à corps fin et allongé, vulgairement appelée « Demoiselle » et qu’on trouve volant au bord des eaux. On parle désormais de Coenagrionidés. Voir Coenagrionidés.

Agriote (Agriotes) n. m. (Du gr. agrios, sauvage). Genre d’Insectes Coléoptères Elatéridés, dont la larve nuit gravement aux céréales, aux betteraves, etc. Ex. Le taupin des moissons ou taupin rayé, Agriotes lineatus.

Agriotype (Agriotypus) n. m. (Du gr. agrios, sauvage et tupos, modèle). Genre d’Insectes Hyménoptères Ichneumonidés, dont la larve parasite celle des Trichoptères (Phryganes). Ex. Agriotypus armatus.

Agriotypidés (Agriotypidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Térébrants Ichneumonoïdes. C’est une famille monotypique (Agriotypus), dont les individus sont caractérisés par la présence d’une forte épine thoracique. Ces insectes sont semi-aquatiques, la femelle pouvant s’enfoncer dans l’eau près d’une demi-heure pour pondre dans les larves des Trichoptères (parasitisme). Elle dispose pour cela d’un plastron aérifère. Selon NCBI, il s’agit d’une Sous-famille d’Ichneumonidés. Cette famille n’est pas reconnue par Fauna Europaea et SITI.

Agriotypiforme adj. [Agriotypiform]. Désigne un type de larve particulier chez les Hyménoptères Parasites Agriotypidés. Ces larves présentent un corps à la segmentation visible, dont la face dorsale est couverte d’une rangée d’épines. La partie postérieure de leur corps est prolongée par deux longs prolongements.

Agromyze (Agromyza) n. f. Genre d’Insectes Diptères Brachycères (Mouches), type de la Famille des Agromyzidés. Ex. Agromyza aristata ou Agromyze de l’orme.

Agromyzidés (Agromyzidae) n. f. pl. [Leafminer flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Opomyzoïdes (ou selon SITI Diptères Brachycères Muscomorphes). On en connait près de 2.600 espèces. Ce sont des Diptères de petite taille mesurant entre 1 et 6,5 mm. Comme tous les Cyclorrhaphes, les antennes se trouvent sur la face. L’arista de leurs antennes est nue ou, tout au plus, présente des cils courts. Elle n’est en tout cas jamais plumeuse. Ils ont des vibrisses et des soies orbitales et péristomales. Les soies postocellaires sont divergentes. Comme tous les Schizophores, ils présentent une suture frontale sur la tête. Leurs ailes ne sont jamais ornementées. La nervure Sous-costale (Sc) de leurs ailes est complète, non effacée dans la partie distale de la cellule costale et rejoint la nervure Costale (C). Cette dernière présente une fracture près de l’apex de la Sous-costale mais pas de fracture humérale. L’abdomen est aminci à son extrémité (acuminé). Les femelles à l’ovipositeur pointu, pondent leurs œufs dans le tissu des plantes. Leurs larves mineuses creusent des galeries caractéristiques dans l’intérieur des feuilles de leur plante hôte. Ils sont de ce fait considérés comme nuisibles aux cultures notamment d’endives, de lis, d’artichauts, car les larves y provoquent des galles. Certaines espèces sont toutefois utilisées pour limiter l’extension des herbes. Ces insectes recherchent les lieux humides et boisés. Ils sont cosmopolites.

Agrotide ou agrotis (Agrotis) n. f. (Mot gr. signifiant qui habite les champs). Genre d’Insectes Lépidoptères Glossates du groupe des noctuelles (Noctuoidea) de la Famille des Noctuidae, qu’on trouve en Europe et en Amérique. L’Agrotis porte également les noms usuels de « fiancée » ou « hibou ». Sa chenille appelée communément « Vers gris » est très nuisible aux céréales, aux betteraves, aux cafés. Ex. Agrotis segetum.

Agrotidés (Agrotidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates (Hétérocères) qui porte également le nom de Noctuidés ou de Phalaénidés. Voir Noctuidés.

Agyrtidés (Agyrtidae) n. m. pl. [Primitive carrion beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Staphyliniformes Staphylinioïdes.  On en connait 70 espèces réparties dans 8 genres. Ce sont de petits à moyens coléoptères (4 à 14 mm). La Sous-famille des Pterolomatinés ressemble aux carabes. Ils ont généralement le corps ovale. Leurs cavités procoxales sont ouvertes vers l’intérieur. Les ailes postérieures montrent un lobe anal. Leur abdomen possède cinq sclérites ventraux visibles. Ils se nourrissent de matière organique en décomposition. On les trouve dans la plupart des zones tempérées de l'hémisphère Nord, mais aussi en plus grand nombre dans les régions froides du Pacifique comme la Nouvelle-Zélande.

Aididés (Aididae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Amphiesmenoptères Lépidoptères Glossates Néolépidoptères Hétéroneures Ditrysiens Apoditrysiens.  Selon NCBI, ils appartiennent à la Super-famille des Zygaenoïdes.

Aiguillon n. m. [Sting(s), Spur(s)]. Dard des Hyménoptères Aculéates (Ex. abeilles et guêpes) auquel est annexé des glandes venimeuses. Il est situé à l’extrémité du gastre. Chez certains Hyménoptères Formicidés, l’aiguillon est atrophié mais la glande à venin subsiste. Cela leur permet de propulser de l’acide formique pour se défendre. Lorsqu’il est développé, le dard est formé par l’ensemble d’un gorgeret qui sert comme guidage et de deux stylets qui servent à piquer. Syn. Dard. Voir Dard.

Aiguillonnier n. m. Nom vernaculaire d’un Insecte Coléoptère Cérambycidé, Calamobius filum, dont la larve ronge le chaume du blé au-dessous de l’épi qui tombe alors ne laissant qu’un « aiguillon ». On combat l’aiguillonnier des céréales en favorisant son parasite, l’éphialtès (Hyménoptère Ichneumonidé). Syn. Saperde grêle ou Saperde chagrinée.

Aile n. f. (Du lat. ala, son équivalent grec étant pteron). [Wing(s)]. Organe du vol chez les oiseaux et beaucoup d’insectes. Les premiers insectes ailés fossiles connus sont datés du Paléozoïque (545-245 millions d’années). Leur présence caractérise souvent l’état adulte des insectes (dits ptérygotes). L’origine de l’apparition des ailes chez les insectes n’est pas encore connue. Les ailes des insectes pourraient avoir pour origine des extensions tégumentaires, des évaginations de la membrane entre les plaques des parois thoraciques prenant naissance latéro-dorsalement entre pleure et notum. Une autre hypothèse sur l’origine des ailes a été émise par la paléontologiste Jarmila Kukalova-Peck, selon laquelle ces dernières auraient pour origine une branche basale des pattes, cette constatation partant du fait que les insectes se distinguent des autres arthropodes par le fait que leurs appendices soient uniramés. Les ailes seraient alors issues d’exopodites modifiés (chez les autres arthropodes, les pattes sont biramées). Cette théorie permet d’expliquer mieux la présence à la surface des ailes de structures mécanosensorielles (sensilles campaniformes, organes chordotonaux utiles au vol) similaires à celles retrouvées sur les pattes, mais aussi la présence d’une musculature complexe. Chez les insectes hémimétaboles, les ailes se développent dans les bourgeons alaires (exoptérygotes). Chez les holométaboles, les ailes n’apparaissent qu’après la nymphose (endoptérygotes). Elles sont portées par le méso- et le métathorax (appelé de ce fait quelquefois ptérothorax). Elles s’articulent au thorax aux moyens de sclérites dit axillaires (ou pteralia). Les ailes sont constituées d’une membrane de chitine tendue sur un réseau de nervures creuses dans lesquelles circule l’hémolymphe. Chez la majorité des insectes, on en compte deux paires. On dit qu’ils sont tétraptères (quatre ailes). On les trouve cependant au nombre de deux chez certains comme chez les Diptères où l’aile postérieure est réduite à un balancier (ou haltère). Ou encore chez les mâles de Strepsiptères où l’aile antérieure est réduite à une petite écaille (ou haltère). Cela peut également être le cas chez les mâles de Coccidés et chez quelques Ephéméroptères. Ce nombre d’ailes peut enfin être nul chez les Entognathes, les Archaeognathes et les Zygentomes (Thysanoures). Ces insectes sont alors dits Aptérygotes car aptères. Cependant certains insectes Ptérygotes sont également aptères (ex. ouvrières fourmis, femelles cochenilles, etc.)), tandis que d’autres peuvent voir leurs ailes transformées en élytres, en hémélytres, ou en balancier. En général, les ailes antérieures sont plus larges que les ailes postérieures. Les insectes qui volent lentement ou qui planent, ont des ailes larges, alors que ceux qui volent rapidement présentent des ailes étroites et longues. Il existe deux mécanismes musculaires présidant au vol chez les Hexapodes. Un mécanisme dit direct (appelé aussi vol battu) et un autre indirect (appelé aussi vol vibré). Les deux paires d’ailes peuvent être mobiles séparément (comme chez les Paléoptères que sont les Odonates) ou à mouvements synchrones grâce à un système de couplage liant l’aile antérieure à la postérieure. Il existe différentes possibilités de couplage des ailes. Les ailes sont supportées par des nervures qui émanent de la base de l’aile pour se terminer la plupart du temps à son apex. Les ailes sont également composées de cellules, espaces membraneux fermés par les nervures longitudinales et transverses. Les bords antérieurs et postérieurs de l’aile sont respectivement les bords costal et anal (ou vannal). On trouve aussi le terme de bord distal pour désigner l’extrémité de l’aile, la plus éloignée de la base. On peut diviser l’aile en deux parties, une partie antérieure appelée rémigium et une partie postérieure appelée vannus. Chez les Insectes Néoptères, on distingue une troisième partie, le champ jugal. Mais il existe d’autres distinctions selon l’Ordre d’insecte considéré. Au repos la position des ailes varie selon les espèces. Chez les Néoptères, elles sont rabattues en arrière, ou pliées comme un toit ou se recouvrent horizontalement (ex. phryganes, certains papillons, cicadelles, etc). Chez les Paléoptères (ex. Odonates et éphémères), mais également d’autres Néoptères comme notamment les papillons de jour les ailes sont au repos redressées verticalement au-dessus du corps. Chez les espèces où les ailes antérieures et postérieures n’ont pas la même forme, ces dernières sont souvent cachées et repliées sous les autres de façon très compliquée. Leur pliage et leur déploiement sont plus ou moins rapides. Cela est particulièrement net chez les perce-oreilles et les Coléoptères comme les staphylins. Les insectes ailés sont, avec les oiseaux et les chauves-souris, les seuls animaux pourvus d’ailes et capables de pratiquer un vol véritable. Mais outre le vol, il arrive que les ailes jouent le rôle de panneau solaire et permettent à ces ectothermes que sont les insectes d’emmagasiner de la chaleur en les étalant à plat au soleil. A noter également les modifications que peuvent subir les ailes dans certains cas (ex. balanciers, elytres, organes stridulatoires). Voir aussi Aire alaire, Androconie, Appareil stridulatoire, Aptère, Aptérygotes, Balancier, Cellule, Comstock, Couplage des ailes, Ecaille, Elytre, Endoptérygotes, Exoptérygotes, Hémélytre, Horismologie, Locomotion, Macrotriche, Microtriche, Muscle, Needham, Néoptères, Nervation, Paléoptères, Pli vannal, Ptérygotes, Remigium, Sclérites axillaires, Stridulation, Thermorégulation, Vannus, Vol.

Aileron n. m. [Aileron]. Aile rudimentaire ne permettant pas le vol.

Ailante n. f. [Ailanthus silkmoth]. Nom vernaculaire d’un Lépidoptère Bombycoïde de la famille des Saturnidés, dont le nom est Samia cynthia. Ce papillon a été introduit en France de Chine afin de remplacer le ver à soie atteint alors de pébrine, une maladie causée par un champignon (Nosema bombycis). Syn. Croissant.

Aire alaire, Zones principales des ailes antérieures et postérieures découpées fictivement en partant de la base de l’aile près du thorax et en remontant vers la frange, l’extrémité de l’aile. On trouve successivement l’aire basale, l’aire postbasale, l’aire discale (ou discoïdale), l’aire postdiscale, l’aire submarginale, la marge puis la frange (ou termen) à l’apex de l’aile. Il existe différentes nomenclatures alaires, mais cette méthode est plutôt utilisée à propos des ailes de Lépidoptères. Une autre méthode concernant les différentes zones de l’aile consiste à effectuer un découpage en fonction des nervures et des plis des ailes. On parle alors plutôt de régions ou de champs alaires. On distingue en fonction des plis de l’aile (pli jugal et pli vannal), la région axillaire, rémigiale, vannale (ou anale) et jugale. Cette méthode permet de distinguer les Insectes Néoptères des Paléoptères en fonction respectivement de la présence ou pas du champ jugal (ou Neala). Mais, il existe une autre méthode de découpage consistant à distinguer les aires ou les champs existants entre les nervures. On distingue alors les aires précostales (ou champ médiastin), costales (ou champ scapulaire), radiales, médiane (ou champ discoïdal), cubitales (ou inter-ulnaire), post-cubitales (ou inter-ulnaire postérieur) et anales (ou champ axillaire). Cette méthode est plutôt utilisée pour les Insectes Paléoptères (Odonates et Ephéméroptères). Syn. Champs alaires, Régions alaires. Voir aussi Aile.

Aire anale, [Anal area]. Zone alaire se situant à la base de l'aile au-delà de la première nervure anale et qui contient les sclérites axillaires. Syn. Champ anal ou Champ axillaire

Aire basale, [Basal area]. Zone alaire par laquelle l’aile est rattachée au thorax et contenant les sclérites axillaires.

Aire costale, [Costal area]. Zone supérieure de l’aile située derrière la nervure Costale (C), comprenant la Sous-costale (Sc) et allant jusqu’à la Radiale (R). La zone située entre la Costale et la Sous-costale, porte aussi le nom d’aire précostale (ou champ médiastin). Syn. Champ scapulaire, Champ costal ou Région costale.

Aire cubitale ou inter-ulnaire, [Cubital area]. Zone alaire délimitée par la nervure Cubitale (Cu) et la Post-cubitale (Pcu). Syn. Champ cubital, Aire inter-ulnaire.

Aire discoïdale ou discale, [Discal area]. Zone en forme de disque se situant au centre de l’aile des Insectes aux alentours de la cellule discale (ou discoïdale). Syn. Aire médiane ou Région discoïdale ou Région rémigiale ou Rémigium. Voir aussi Rémigium et Cellule discoïdale.

Aire frontale, [Frontal area]. Chez les Hyménoptères Formicidés, région de la tête située après le clypéus de forme triangulaire. Elle est suivie du front.

Aire jugale, [Jugal region]. Syn. de Champ jugal, Région jugale, Neala. Voir Champ jugal.

Aire malaire, [Malar space]. Chez les Hyménoptères Apoïdes, espace situé entre l’œil composé et la mandibule. Ex. Chez les abeilles

Aire médiane, [Median area]. Zone alaire antérieure au pli vannal, délimitée par la nervure médiane et la cubitale (comprend donc les nervures Costales, Subcostales, Radiales, Médianes, Cubitales et Post-cubitales). C’est la partie antérieure rigide de l’aile des insectes qu’il s’agisse de l’aile antérieure ou postérieure. C’est la seule partie de l’aile active dans le sens où elle est seule reliée aux muscles du vol. La partie postérieure de l’aile est le vannus. Voir aussi Vannus. Syn. Champ discoïdal ou Région discoïdale, Rémigium ou Région rémigiale.

Aire post-cubitale ou inter-ulnaire postérieure, Zone alaire délimitée par la nervure Cubitale postérieure (CuP) et la première Anale (A1).

Aire post-discoïdale ou postdiscale, Voir Champ post-discoïdal.

Aire précostale, [Precostal area]. Zone alaire délimitée par la nervure Costale (C) et la Sous-costale (Sc). Syn. Champ médiastin.

Aire radiale, [Radial area]. Zone alaire délimitée par la nervure Radiale (R) et la Médiane (M).

Aires subgénales, [Subgenal areas]. Parties latérales crâniennes étroites situées sous les sutures subgénales portant les appendices gnathaux.

Aire submarginale, [Submarginal area]. Zone alaire qui se situe sur le bord de l’aile (sous la marge = submarginale), entre l’aire post-discale et la marge de l’aile.

Aire vannale ou vannus, [Vannal region, Vannus]. Syn. de vannus, région vannale ou anale. Voir Vannus.

Aisselle n. f. [Axilla(ae)]. Zone de contact entre la base d’un organe adossé à un autre (l’organe axillant) qui le supporte. On parle de zone axillaire. Voir aussi Axillaire.

Alaire adj. [Alar]. Qui concerne l’aile.

Alambi n. m. Voir Simulie.

Alaüs (Alaus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Elatéridés. Alaus oculatus est une espèce de l'est des États-Unis qui peut mesurer jusqu'à 4,5 cm de long et qui se nourrit de nectar de fleurs. Il est caractérisé par les deux marques semblables à des yeux qui ornent son thorax, jouant sans doute un rôle d'intimidation pour les prédateurs.

ALDROVANDI Ulisse (1522- 1605), n. p. Médecin et naturaliste Italien, professeur à l’Université de Bologne et créateur du jardin botanique de Bologne. Il a écrit de nombreux ouvrages qui forment une histoire naturelle complète. A propos des Insectes, ces ouvrages présentent notamment une première ébauche de classification qui contribua à accélérer les progrès de l'entomologie naissante.

Aléochare (Aleochara) n. f. (Du gr. alea, abri et kharassein, fendre). Genre d’Insectes Coléoptères Staphylinidés, saprophage, parasite des nymphes de mouche ou commensal des fourmis. Ex. Aleochara bilineata.

Aléocharinés (Aleaocharinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Staphyliniformes, Staphylinioïdes, Staphylinidés.

Aleurodes n. m. pl. (Du gr. aleuron, farine). [White fly]. Nom communément donné aux Insectes de la Famille des Aleyrodidés. Ces insectes évoquent de minuscules Lépidoptères et sont en fait des Hémiptères Sternorhynques. On les appelle aussi communément « mouches blanches ».

Alexiidés (Alexiidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujoïdes. C’est une petite famille de petits coléoptères ronds. La famille a souvent été appelée Sphaerosomatidés, ou a été considérée comme une sous-famille d’Endomychidés. Ils sont assez similaires à un certain nombre d'autres petits taxons mycétophages. Ils mesurent moins de 2 mm. Ils sont ovales (presque sphériques), brillant mais avec un habitus hirsute (vêtu de poils fins et courts). La tête est courte et large avec de petits yeux composés. Les antennes sont modérément longues avec 10 articles dont 3 formant une massue. Les ailes sont généralement absentes. Les cavités procoxales sont ouvertes intérieurement alors que les mésocoxales sont ouvertes latéralement. Les pattes sont courtes. Les tarses apparaissent tous distinctement tétramères. Ils présentent 7 stigmates abdominaux. Leurs larves ont 5 paires de stemmates (yeux simples). Elles n’ont pas de suture frontoclypéale. Elles portent des urogomphes bien développés. Leurs stigmates sont biforés (deux ouvertures cuticulaires). Ces insectes sont mycétophages. Syn. Sphaerosomatidés.

Aleyrodidés (Aleyrodidae) Westwood, 1840 n. m. pl. (Du gr. aleuron, farine). [Whiteflies]. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Psyllomorphes Aleyrodoïdes dont les individus sont appelés communément « Aleurodes ». On en connait près de 1.500 espèces. Ce sont de minuscules insectes reconnaissables à leur taille plus marquée que celle des Aphidoïdes et à la pruinosité blanche qui les recouvre en entier, ailes comprises, ce qui est à l’origine de leur nom. Ils ressemblent de manière générale à de minuscules lépidoptères. Leurs pièces buccales sont de type piqueur-suceur. Leur rostre est composé de 4 articles. Ils portent deux ocelles. Les deux premiers des sept articles de leurs antennes sont globuleux. Leurs ailes blanches ou marbrées, couchées en toit au repos présentent une nervation réduite et sont recouvertes d’une cire farineuse blanche caractéristique. Cette poussière cireuse blanche recouvre également leur corps. Leurs pattes longues et grêles portent un tarse bi-articulé à l’extrémité desquelles on trouve un paronychium (l’équivalent de l’empodium) entre deux griffes. Leurs tarses portent deux articles. Un opercule recouvre un orifice vasiforme, spécifique chez les Aleyrodidés, à l’extrémité de l’abdomen. Cette structure est utilisée en systématique pour la détermination des espèces. Ils excrètent du miellat par l’anus (trophallaxie). Ils ont un développement complexe dit allométabole. Effectivement un puparium (ou pseudo-nymphe) est construit à la 4ème mue de la larve. L’examen de ce « puparium » est également un moyen d’identification des espèces. Ils pratiquent fréquemment la parthénogenèse. Ils sont tous phytophages et considérés comme ennemis des cultures. Ils sont cosmopolites. Ex. Aleurochiton aceris.

Aleyrodiformes (Aleyrodiformes) n. m. pl. Dans l’Ordre des Hémiptères, taxon d’Insectes regroupant les Aleyrodoïdes. Classification reprise par NCBI pour les Hémiptères, où il faut distinguer les Euhémiptères (comprenant les Clypéorrhynches et les Néohémiptères), des Sternorrhynches (comprenant les Aleyrodiformes, les Aphidiformes et les Psylliformes).

Aleyrodoïdes (Aleyrodoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques faisant partie avec la Super-famille des Psylloïdes de l’Infra-ordre des Psyllomorphes. Cette Super-famille n’est représentée que par la Famille des Aleyrodidés. Les individus de cette Super-famille présentent des antennes de 7 articles ce qui permet de les distinguer des Psylloïdes qui en ont 10 (caractère apomorphique). Leurs ailes sont opaques, cireuses et blanchâtres.

Algicole adj. (Du lat. alga, algue et colore, habiter). [Algicolous]. Qui fréquente les algues ou qui vit autour de ces dernières. Ex. Diptères comme le coelope ou la fucellie. Voir aussi Habitats biotiques.

Algophage n. m. et adj. (Du lat. alga, algue et phagein, manger). [Algophagous]. Qui se nourrit principalement d’algues.

Aliénicole (Alienicola) n. f. (Du lat. alienus, qui appartient à quelqu’un d’autre et cola, qui habite). [Alienicola]. Chez les Hémiptères Aphididés qui ont émigré, femelle parthénogénétique, vivipare qui se développe sur l’hôte secondaire et qui donne naissance à plusieurs générations ailées ou aptères. Syn. d’Exilé. Voir Exilé. Pl. Alienicolae.

Aliforme (muscle) adj. (Du lat. ala, aile et forma, forme). [Aliform]. Qui a la forme d’une aile, qui est triangulaire. Ex. Muscle aliforme du « cœur » des insectes. Voir Muscle aliforme

Alinotum n. m. (Du lat. ala, aile et noton, dos). [Alinotum]. Sclérites dorsaux du méso- et métathorax qui portent les ailes. Syn. Ptérothorax ou Thorax alifère. Voir Ptérothorax.

Alitronc n. m. [Alitrunk]. Syn. de mésosoma. Voir Mésosoma.

Allante (Allantus) n. m. (Du gr. allas, allantos, saucisse). Genre d’Insectes Hyménoptères Tenthrédinidés (Mouche à scie), dont la larve ronge diverses feuilles. Ex. La tenthrède du rosier, Allantus cinctus.

Allates (corps) adj. (De allatum, qui est transporté). Voir Corpora allata.

Allatostatine n. f. Syn. d’allostatine. Voir Allostatine.

Allecula n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Ténébrionidés, type de la Sous-famille des Alléculinés. Ex. Allecula rhenana.

Alleculidés (Alleculidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Ténébrionoïdes dont les larves vivent dans le vieux bois. Ils ont une taille moyenne (de 3 à 25 mm) et le corps pubescent. Ils ont une assez grosse tête. Leurs antennes de 11 articles sont filiformes. La cavité cotyloïde de leurs pattes antérieures (ou cavité procoxale) est fermée. Leurs tarses sont hétéromères (formule tarsale 5.5.4.). Leurs griffes sont pectinées (en forme de peigne) ou denticulées. Les adultes peuvent être floricoles, frondicoles ou corticoles, alors que les larves sont mycétophages ou détritiphages. Selon une class. récente les Familles des Alleculidae et les Lagriidae ont été intégrées à la Famille des Tenebrionidae et en sont devenues des Sous-familles. On doit donc parler maintenant des Alleculinae et le terme d’Alleculidés est invalide (selon SITI). Syn. Alleculinés. Syn. Ténébrionidés (selon Fauna Europaea).

Allèle n. f. (Du gr. allelon, l’un et l’autre). [Allele]. Les allèles expriment les différentes formes possibles que peut revêtir un gène. Ce sont les constituants d’un gène. Il existe ainsi différente version d’un même gène.

Allélochimique adj. et n. m. (Du gr. allelo-, l’un et l’autre et du lat. chimia, art de transformer les métaux). [Allelochimic]. A la différence des phéromones qui interviennent dans les relations entre individus de la même espèce, les allélochimiques sont des substances chimiques émises entre individus d’espèces différentes. On y distingue les allomones, des kairomones, les premières étant émises à l’avantage des animaux qui les produisent et les secondes étant émises à l’avantage des animaux qui les interceptent. Phéromones, allomones et kairomones sont des substances sémiochimiques. Voir aussi Sémiochimique, Phéromone, Allomone et Kairomone.

Allergène n. m. et adj. (De Allergie et du gr. genos, origine). [Allergen(s), Allergenic (adj.)]. Antigène déclenchant l’allergie.

Allergie n. f. (Du gr. allos, autre et ergon, action). [Allergy]. Réaction anormale, inadaptée, exagérée et excessive du système immunitaire, consécutive (le plus souvent) à un contact de l'organisme avec une substance étrangère (l'allergène), qu'on dit « antigène ». Toute réponse immunitaire aboutit à la création d’un état allergique. L’allergie au venin d’Hyménoptères touche 1 à 5 % de la population. Elle se manifeste généralement moins d’une heure après la piqûre. Elle peut se traduire par une réaction locale. L’allergie peut aussi dans un cas sur trois être généralisée, allant de manifestations cutanées (urticaire, prurit généralisé, œdèmes géants) à la perte de connaissance, en passant par des nausées, vertiges, vomissement, difficultés respiratoires, hypotension. En l’absence de traitement dans les cas les plus graves, l’évolution vers le choc anaphylactique, ou en cas de piqûre directe dans la gorge produisant un œdème, sont des cas pouvant entraîner la mort. Les premiers médicaments d’urgence étant : adrénaline, corticoïdes injectables, ou antihistaminique oral.

All(o) Du gr. allos, autre. Préfixe.

Allochtone adj. (Du gr. allos, autre et chtôn-, la terre). [Allochtonous]. Il n’existe pas en France de définition officielle et unanime des termes suivants : exotique, allochtone, allogène, autochtone et indigène. On peut cependant dire qu’une espèce allochtone qualifie une espèce ou une population originaire d’un autre pays ou d’une autre région que celle où elle a été trouvée. C’est donc une espèce qui a envahi une nouvelle entité géographique et y a constitué des populations pérennes se reproduisant sans l’aide directe de l’Homme. En ce sens, une espèce allochtone est une espèce exotique. Mais si généralement on considère qu’une espèce exotique est une espèce qui a été intoduite dans une région du fait des activités humaines, une espèce allochtone peut indifférement avoir été introduite par l’homme ou pas. Syn. Exotique. Contr. Autochtone, Indigène. Voir aussi Allogène.

Allogène adj. (Du gr. allos, autre et genos, origine). [Non-indigenous]. Se dit d’une race d’introduction récente dans une région. Ce terme est plus couremment utilisé en ethnologie qu’en écologie où on utilisera plus le terme d’exotique. Contr. Indigène. Voir aussi Exotique.

Allométabole adj. et n. m. (Du gr. allos, autre et metabolê, changement). Caractérise les Insectes et notamment certains Hémiptères tels que les Aleurodes dont le passage de la larve à l’adulte ne s’effectue pas par un stade nymphal ou une pupe mais par une larve ressemblant beaucoup à l’adulte. La larve accomplit une véritable métamorphose à son 4ème stade larvaire en cessant de s’alimenter et en s’enfermant dans un puparium cireux (appelé aussi pseudo-nymphe). La larve reste ancrée au végétal par ses stylets. Lors de la mue, l’adulte sortira du puparium en y effectuant une fente en forme de T. Voir aussi Puparium 2, Hypermétabole et Hypermétamorphose.

Allomone n. f. (Du gr. allos, autre et (hor)mone). [Allomone]. Substance sémiochimique émise par un être vivant qui affecte le comportement d’un autre être vivant d’une autre espèce, à l’avantage de l’émetteur. Ex. Coléoptère Staphylin Pella laticolis qui émet une substance chimique pour capturer un Hyménoptère Formicidé, Lasius fuliginosus. Voir aussi Sémiochimique et Allélochimique.

Allopatrique adj. (Du gr. allos, autre et patria, pays du père). [Allopatric]. Se dit d’une espèce dont l’aire de distribution est différente d’une autre. Contr. Sympatrique. Voir aussi Spéciation allopatrique.

Allophile adj. (Du gr. allos, autre et philos, ami). [Allophilous]. Se dit d’une espèce végétale dont aucun élément n’attire les insectes pollinisateurs.

Allosome n. m. (Du gr. allos, autre et soma, corps). [Allosome]. Chromosome participant à la détermination du sexe. Syn. Hétérochromosome, Hétérosome ou Gonosome.

Allostatine n. f. (Du gr. allos, autre et de l’anglais statin, classe d’anticholéstérolémiants (ou hypolipidémiants)). [Allatostatin]. Hormone neuropeptide que l’on trouve chez les insectes et les crustacés ayant un rôle d’inhibition de la sécrétion de l’hormone juvénile par les corpora allata et réduisant la prise alimentaire en paralysant le tube digestif. Des recherches sur cette hormone visent la mise au point de nouveaux insecticides. Syn. Allatostatine. Voir aussi Peptide et Insecticide.

Allotriidés (Allotriidae) n. m. pl. Ancienne Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Térébrants Cynipoïdes considérés aujourd’hui comme une Sous-famille de Figitidés sous le nom de Charipinés. Voir Charipinés.

Allotrophie n. f. (Du gr. allos, autre et trophê, nourriture). [Allotrophie]. 1. Fait d’accepter des nourritures variées. Syn. en ce sens de Polyphagie. // 2. Fait pour un groupe d’insectes étroitement associé à un groupe de formes végétales de dévier vers une autre plante (Paulian).

Allotype n. m. (Du gr. allos, autre et tupos, modèle). [Allotype]. Premier exemplaire du sexe opposé à l’holotype (exemplaire unique désigné à l’origine). Ainsi, si le type est un mâle, l’allotype sera une femelle. Voir aussi Holotype.

Allux n. m. [Allux]. Nom donné au quatrième et pénultième article du tarse lorsque ce dernier est formé de plusieurs articles. Comme tous les différents du tarse (tarsomères), sauf le basitarse, il est dépourvu de muscles. Voir aussi Tarse.

Alophore (Alophora) n. f. (Du gr. alôê, cercle et phoros, qui porte). Genre d’Insectes Diptères Brachycères de la Famille des Tachinidés. La larve de cette mouche tachinaire est parasite de divers coléoptères et punaises. Ex. Alophora hemiptera.

Alpha (Ouvrière) adj. Voir Ouvrière Alpha.

Alticinés (Alticinae) n. f. pl. Sous-famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Chrysomélidés dont le genre Altica en est le type.

Altise (Altica) n. f. (Du gr. altikos, sauteur). Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Chrysomélidés. Ce sont des insectes phytophages, sauteurs (d’où leur autre appellation de « Puce de terre »). Ces insectes s’attaquent aux plantes potagères et à la vigne. Psylliodes chrysocephala et Altica oleracea sont appelés communément « Altises du colza » et Psylliodes affinis, « Altise de la pomme de terre ». Mais on trouve aussi l’Altise à bandes pâles, Systena blanda. L’Altise bleue, Aphthona nonstriata. L’Altise de l'épinard, Disonycha xanthomelas. L’Altise des crucifères, Phyllotreta nemorum. L’Altise des tubercules, Epitrix tuberis. L’Altise du chou, Phyllotreta nemorum. La chrysomèle du fraisier ou Altise du fraisier, Altica ignita. L’Altise du tabac, Epitrix hirtipennis. L’Altise du lin, Aphtona euphorbiae. L’Altise noire des crucifères, Phyllotreta atra. L’Altise trimaculée, Disonycha triangularis. Syn. Tiquet, Puce de terre.

Altruisme n. m. [Altruism]. Comportement d’un individu consistant à en favoriser un autre à son propre détriment. Cas de la trophallaxie chez les sociétés de fourmis.

Alucite (Alucita) n. f. Nom vernaculaire et Genre d’Insectes Lépidoptères Glossates Alucitidés, dont les ailes sont divisées en 2, 3 ou 4 lobes semblables à des plumes. L’alucite attaque les grains. Ex. Alucita hexadactyla. L’alucite des céréales (Sitotroga cerealella) qui appartient à la famille des Tinéidés a une fécondité prodigieuse. On la détruit avec la fumée de tabac, le sulfure de carbone, etc.

Alucitidés (Alucitidae) Leach, 1815 n. m. pl. [Many-plumed moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Alucitoïdes dont le genre Alucita en est le type. On en connait pas plus de 130 espèces mondialement. Leur trompe ne porte pas d’écailles. Leurs antennes sont filiformes et ne sont pas plus grandes que la moitié de la longueur des ailes antérieures. Leurs ocelles sont généralement présents, parfois absents. Les chaetosomes sont absents. L’envergure de leurs ailes est comprise entre 8 et 28 mm. Les Alucitidés sont facilement reconnaissables car ils ont la caractéristique d’avoir des ailes antérieures et postérieures divisées chacune en 6 lobes les faisant ressembler à des plumes. On les appelle d’ailleurs communément « papillons à plumes ». Leur vol et leur posture au repos sont comparables à ceux des Géométridés. Le vol est donc mou et au repos, les ailes sont écartées et aplaties au sol. Elles sont relevées l'une contre l'autre par brève séquence comme le font les papillons de jour. Leur vol s’effectue toutefois sur de plus petites distances que celui des Géométridés. Les tibias antérieurs portent une épiphyse. La formule de leurs épines tibiales est 0-2-4. Leurs chenilles sont mineuses dans les tiges. Quelques espèces sont nuisibles. Ils étaient appelés autrefois Ornéodidés. Ils sont très proches des Ptérophoridés.

Alucitoïdes (Alucitoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens regroupant les Familles des Alucitidés et des Oxychirotidés. Leurs ailes antérieures et postérieures sont divisées en six lobes (deux sur les ailes antérieures et trois sur les postérieures chez les Ptérophoroïdes).

Alule (Alula) n. f. (Du lat. ala, aile). [Alula]. Lobe membraneux situé à la base de l’aile des Diptères Cyclorrhaphes Muscoïdes Calyptères (Myodaires), du côté postérieur de l’aile. S’il y a deux lobes, l’alule est le plus interne de l’aile. Celui à la base de l’aile étant le cuilleron. S’il y a trois lobes, l’alule reste le plus interne de l’aile. Les deux autres étant les cuillerons. Voir aussi Calyptère, Cuilleron et Squame.

Alvéolaire adj. (Du lat. alveolus, petite auge, cavité). [Alveolar]. Relatif aux alvéoles.

Alvéole n. m. ou n. f. [Cell(s)]. Cellule hexagonale construite par l’abeille pour y loger son œuf et où se développera la larve. Elle sert aussi de lieu de réserve pour le miel. Ces alvéoles sont de dimensions différentes chez les Hyménoptères Vespidés. La reine pond un œuf par cellule (qui peut servir plusieurs fois). Si les ouvrières et certains mâles se développent dans de petites cellules, les femelles (ou reines) et les autres mâles se trouvent dans des cellules plus grandes. Voir aussi Nid, Ouvrière et Reine.

Alvéolé, e adj. Creusé d’alvéoles.

Alyde (Alydus) n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères. La larve de cette punaise vit parmi les fourmis ou sur le genêt. Ex. Alydus calcaratus.

Alydidés (Alydidae) Amyot & Serville, 1843 n. m. pl. [Broad-Headed Bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Coréoïdes. Ce sont des insectes de couleur terne. Certaines espèces ressemblent à des fourmis (myrmécomorphie), avec lesquelles on les trouve associée (myrmécophilie). D’autres sont semblables à des guêpes (vespiformes). A la différence des Coréidés, leur tête est large (largeur supérieure à la moitié de celle du pronotum). On les appelle d’ailleurs usuellement punaises à grosse tête. Ils possèdent des pièces buccales piqueuses afin de sucer la sève des plantes. Ils sont tous phytophages. Leurs ocelles sont situés derrière les yeux. Leurs antennes formées de 4 articles sont développées et visibles en vue dorsale. La membrane de leur hémélytre présente de nombreuses nervures (plus de 5) plus ou moins parallèles. Leurs hémélytres n’ont pas de cunéus (partie apicale, triangulaire de la corie, individualisée par une fracture cunéale). Les Alydidés ont sur le thorax un organe odoriférant bien développé qui peut produire une odeur plus forte que celle émise par les Pentatomidés. Leur scutellum est peu développé. Leurs pattes sont longues et fines. Leurs tarses médians et postérieurs sont formés de trois articles. Les arolia sont présents. Ils sont cosmopolites.

Amandibulates n. m. pl. (De a élément privatif et du bas lat. mandibula, de mandere, mâcher, manger et –atus, caractérisé par). On distingue au sein des Arthropodes, les Onychophores, les Tardigrades et les Euarthropodes. Au sein de ces derniers on trouve les Amandibulates (Trilobites), les Chélicériformes (Pycnogonides, Mérostomes, et Arachnides) et les Mandibulates (Trachéates et Pancrustacés au sein desquels nous trouverons les Hexapodes). Les Euarthropodes Amandibulates regroupent donc les Trilobites, classe d’animaux marins fossiles.

Amatidés (Amatidae) n. m. pl. Syn. junior invalide d’Arctiidae (selon SITI). Voir Arctiidés.

Amazone n. f. [Amazon]. Voir Polyergue et Fourmi Amazone.

Amblycères (Amblycera) Kellogg, 1896 n. m. pl. (Du gr. amblus, émoussé et keras, corne). [Chewing lice]. Sous-ordre d’Insectes Phthiraptères, parasites des oiseaux et des petits mammifères. A la différence du Sous-ordre des Ischnocères, les Amblycères présentent des palpes maxillaires de 2 à 4 articles et regroupent les Familles suivantes : Boopiidés, Gyropidés, Laemobothriidés, Ménoponidés, Ricinidés, Triménoponidés. Syn. invalide, Mallophages selon SITI.

Ambre n. m. (De l’Arabe anbar, ambre gris). [Amber(s)]. Résine fossile jaunâtre des pins qui florissait sur terre, il y a environ 40 millions d’années. Considéré comme une pierre précieuse, on y trouve des insectes qui attirés par son odeur sucrée venaient s’y engluer.

Ambrosia n. [Ragweeds]. Genre de Champignon vivant en symbiose avec certaines espèces de Coléoptères comme les Curculionidés Scolytinés ou certaines espèces de Lyméxylidés qui en tapissent leurs galeries. Ces champignons se nourrissent du bois et seront eux-mêmes consommés par les adultes et les larves.

Ambulatoire (patte) adj. (Du lat. ambulare, aller et venir, marcher puis ambulatorius, qui se déplace). [Ambulatorial]. Voir Pattes ambulatoires.

Ameletidés (Ameletidae) McCafferty, 1991 n. m. pl. [Combmouthed Minnow Mayflies]. Famille d’Insectes Ephémèroptères Schistonates (ou Pisciformes) Baétoïdes. C’est une famille monophylétique d’une cinquantaine d’espèces. Ces éphémères sont de taille moyenne. Leurs ailes bien développées mesurent de 8 à 12 mm. Les ailes antérieures sont grandes et relativement étroites, avec des nervures longitudinales beaucoup plus puissantes que les transversales. Les pattes sont minces et modérément longues. Les individus de cette famille se caractérisent par leurs griffes tarsales assymétriques, l’une pointue en forme de crochet, l’autre arrondie ou en forme de coussinet. Leur abdomen est assez long, conique, avec deux filaments caudaux. Les nymphes sont allongées. Elles ont la particularité d’avoir des pièces buccales très spécialisées, où les maxilles sont élargies apicalement et portent un peigne d'épines raides. Leurs antennes sont plus courtes que deux fois la largeur de la tête. Elles ont des pattes assez courtes. Leurs branchies montrent une bande noire sclérifiée le long de leur marge extérieure. Elles portent 3 filaments plus courts que l'abdomen, souvent avec une zone sombre au milieu. Cette famille vit dans l'eau qui coule, des petites criques aux grandes rivières. Leurs larves aquatiques du groupe des pisciformes sont de bonnes nageuses.. Ils sont cosmopolites.

Ameletopsidés (Ameletopsidae) Edmunds, 1957 n. m. pl. Famille d’Insectes Ephémèroptères Schistonates Baétoïdes. Ce sont des éphémères assez grands, au corps oblong et aux cotés parallèles. La tête est large et carrée, avec des yeux composés légèrement aplatis, des antennes légèrement plus longues que la capsule céphalique. Leurs pièces buccales et notamment leurs palpes maxillaires au lieu d’avoir 2 à 3 articles comme chez les autres Ephéméroptères sont multi-articulées. Leurs ailes sont relativement grandes et de forme triangulaire arrondies. Les ailes antérieures sont étroites et longues, brunâtre, avec le bord antérieur légèrement plus sombre. Leurs tarses sont tétramères. Leur abdomen est ovale en coupe transversale. La femelle peut pondre jusqu'à 8000 œufs en petits groupes sur la surface de l'eau. Leurs larves sont carnivores avec des pièces buccales spécialisées. Ce sont de grandes nymphes (jusqu'à 30 mm de long) robustes. Elles creusent dans le fond pendant la journée, mais semble chasser les larves de chironomes, d'autres éphémères et d’autres petits animaux la nuit. On ne les trouve que dans l'hémisphère sud.

Amétabole adj. et n. m. (Du gr. a-, privation, négation et metabolê, changement). [Ametabolous]. Se dit des insectes qui ont un développement dit direct, sans métamorphoses. Les jeunes muent sans changer de forme (homomorphes), et ressemblent à l’imago sauf en ce qui concerne leur taille qui est plus petite et de leur genitalia absent. Les Insectes Amétaboles connaissent des mues larvaires, une mue imaginale et des mues post-imaginales. Ils muent donc toute leur vie. Les adultes ne possèdent pas d’ailes. Syn. Epimétabole ou Homomorphe. Voir Amétaboles.

Amétaboles n. m. pl. (Du gr. ametabolos, sans changement). [Ametabola]. Autre nom des Aptérygotes, insectes primitifs sans ailes à métamorphose nulle, qui formaient une Sous-classe au regard des métamorphoses. On y trouve les Collemboles (Ex. Podures), les Diploures, les Protoures, les Archaeognathes et les Zygentomes (lépismes) (Archaeognathes + Zygentomes = Thysanoures). Il existait trois autres Sous-classes : Les Paurométaboles à métamorphoses graduelles (Larve et adulte vivant dans le même milieu); les Hémimétaboles à métamorphose importante mais sans nymphose (larve aquatique et adulte aérien); les Holométaboles à métamorphose complète (Œuf-larve-nymphe-adulte). Syn. Epimétaboles. Voir aussi Développement et Métamorphose.

Amétabolien adj. [Ametabolan]. Qui adopte les caractéristiques des Insectes amétaboles.

Amétabolisme n. m. Faculté de se développer à la manière d’un insecte amétabole. Voir Amétabole.

Ametropodidés (Ametropodidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Ephémèroptères Schistonates (ou Pisciformes) Baétoïdes. Cette famille ne compte qu’un seul genre, celui des Ametropus regroupant 3 espèces. Ils mesurent entre 15 et 25 mm de long. La nervation de leurs ailes ressemble à celle des Heptageniidés. On les distingue cependant de ces derniers par les tarses de leurs pattes arrière qui sont tétramères et par le premier article tarsale des pattes postérieures des mâles qui est plus long que le second. Le sternite abdominale IX ne montre pas de rainure médiane le long de sa marge postérieure. Leurs larves au corps aplati ont une tête hypognathe presque carrée en vue dorsale. Leurs pièces buccales sont exposées. Leurs pattes antérieures sont courtes et présentent un coussinet épineux (appendice membraneux en doigt de gant) à la base des coxae. Les griffes des tarses sont fines et portent 4 à 5 denticules. Elles se nourrissent de particules organiques transportées par le courant. On les trouve dans les grandes rivières à fond sableux.

Amibocyte n. m. (Du gr. ameibein, changer et kutos, cellule). [Amibocyte]. Cellule amiboïde (qui se déplace comme les amibes) phagocytaire (qui englobe puis digère des particules étrangères) que l’on trouve dans l’hémocèle.

Ammophile adj. (Du gr. ammos, sable et philos, ami). [Ammophilous]. Qui fréquente les milieux sableux. Voir aussi Habitats abiotiques.

Ammophile (Ammophila) n. f. Genre d’Insectes Hyménoptères porte-aiguillon de la famille des Sphécidés, dont les espèces vivent dans les lieux sablonneux et se nourrissent de chenilles. Ex. Ammophila sabulosa. L’Ammophile des champs, Ammophila campestris. L’Ammophile pubescente, Ammophila pubescens.

Amnios n. m. (Du gr. amnios, membrane qui enveloppe le fœtus). [Amnion]. Partie interne délimitant la cavité amniotique de l’embryon. La partie externe étant la séreuse.

Amorphoscelidés (Amorphoscelidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Dictyoptères Mantodés dont les membres se distinguent par leurs pattes antérieures ravisseuses peu armées. Ces dernières présentent des tibias courts et sont dépourvues d'épines sur leurs bords externes inférieurs. On en connait 3 Sous-familles réparties en 15 genres. Ce sont de petits insectes marbrés de couleur. Leur pronotum a tendance à être plus court que celui des Mantidés. Les femelles de nombreuses espèces sont aptères. La plupart vivent sur les troncs d'arbres présentant une écorce épaisse sous laquelle ils sont bien camouflés. Ses espèces sont réparties dans toute l'Europe méridionale, en Afrique, en Asie et en Australasie. La plupart vivent en Australie.

Amorphocéphale (Amorphocephalus) Bowdich, 1825 n. m. (Du gr. a-, privation, négation, morphê, forme et kephalê, tête). Genre d’Insectes Coléoptères Brenthidés des fourmilières du sud de l’Europe, dont la tête étroite porte un rostre caractéristique. Le rostre est le résultat d’une modification du labium tenant en un allongement du postlabium. Ce taxon est considéré comme syn. junior invalide de Xyrichtys (selon SITI). Syn. senior Xyrichtys.

Amphibicorises (Amphibicorisae) n. m. pl. (Du gr. amphô, double, des deux côtés et bios, vie qui a donné amphibios, qui vit dans deux éléments et koris, punaise). [Semiaquatic bugs, shore-inhabiting bugs]. Ancien Infra-ordre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères regroupant la Super-famille des Gerroïdes, des Hébroïdes, des Hydrométroïdes et des Mésovélioïdes. Les Amphibicorises vivent à la surface de l’eau et possèdent un plastron de poils hydrofuges. Syn. senior Gerromorphes selon SITI. Voir aussi Hydrocorises et Géocorises.

Amphientometes (Amphientometae) n. m. pl. Infra-ordre d’Insectes Psocoptères Troctomorphes, regroupant la Super-famille des Amphientomoïdes et des Electrentomoïdes.

Amphientomidés (Amphientomidae) n. m. pl. [Tropical Barklice]. Famille d’Insectes Psocoptères Troctomorphes Amphientometes Amphientomoïdes.

Amphientomoïdes (Amphientomoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Psocoptères Troctomorphes Amphientometes ne comptant que la Famille des Amphientomidés.

Amphiesmenoptères (Amphiesmenoptera) n. m. pl. Lignée d’Hexapodes (appelés traditionnellement Insectes) représentée par les Lépidoptères et les Trichoptères, dont la caractéristique est d’avoir une membrane alaire recouverte de soies ou d’écailles. A l’inverse des autres animaux, les chromosomes sexuels sont identiques chez le mâle et différents chez la femelle.

Amphigone adj. (Du gr. amphô, en double et gonê, semence). Qui présente deux modes de reproduction différents. Ex. Reproduction sexuée ou reproduction agame (sans fécondation) comme cela peut exister chez certains Hémiptères Aphididés. Contr. Monogone.

Amphimalle (Amphimallon) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Mélolonthinés. Ex. Amphimallon solstitialis dont le nom vernaculaire est celui d’Hanneton de la Saint-Jean, petit coléoptère roux, voisin du hanneton commun. Syn. Rhizotrogue.

Amphimixie ou Amphimyxie n. f. (Du gr. amphô, en double et mixis, mélange). [Amphimixis]. Etape de la fécondation correspondant à la fusion de des noyaux des deux gamètes mâles et femelles aboutissant à la formation d’un zygote.

Amphipneustique adj. (Du gr. amphô, en double, de deux côtés et pneuma, pneumôn, souffle, poumon). [Amphipneustic]. Une des dispositions des stigmates (orifices respiratoires) sur les segments du corps des insectes. En l’occurrence un système trachéen à disposition amphipneustique comporte deux paires de stigmates, en général, une antérieure et une postérieure. Ainsi, ce terme peut qualifier le système trachéen existant chez les larves possédant des stigmates respiratoires sur le prothorax (ou le mésothorax) et sur le dernier segment abdominal. On trouve cette disposition des stigmates chez les larves de Diptères Muscidés et certains Bibionidés. Les autres systèmes de disposition des stigmates sont dits : holopneustique (10 paires) ; péripneustique (9 paires) ; hémipneustique (8 paires) ; métapneustique (1 paire postérieure) ; propneustique (1 paire antérieure) ; apneustique (sans). Voir aussi Hétéropneustique et Stigmate.

Amphipsocidés (Amphipsocidae) n. m. pl. [Hairy-winged Barklice]. Famille d’Insectes Psocoptères Psocomorphes Caeciliusetes Caeciliusoïdes. On en connait près de 170 espèces. Ils mesurent entre 4 et 6 mm. Ils ont des antennes de 13 articles. Le vertex de leur tête porte une paire de zones concaves (ce carcatère est partagé avec les Dasydemellidés). Ils peuvent être macroptères ou brachyptères mais sont le plus souvent brachyptères. Les ailes antérieures sont pourvues d'une areola postica libre. Le ptérostigma long et étroit est aussi libre. Les ailes postérieures sont pourvues de vrais poils autant sur leur bord antérieur que leur bord postérieur. Les nervures réduites des ailes présentent également des poils sur plusieurs rangs. Leurs tarses sont toujours dimères. Les griffes de leurs pattes ne présentent pas de dent préapicale. On les trouve dans les forêts tropicales humides.

Amphipsyllidés (Amphipsyllidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Aphaniptères (=Siphonaptères ou Puces). Ce sont des parasites d’oiseaux et de petits mammifères. Ce taxon n’est pas reconnu par Fauna Europaea et NCBI.

Amphipterygidés (Amphipterygidae) Selys, 1853 n. m. pl. Famille d’Insectes Odonates Zygoptères. Cette famille ne connait qu’un seul genre regroupant 12 espèces. On les trouve au Méxique, au Honduras et au Guatemala.

Amphipyre (Amphipyra) n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Noctuidés. La chenille de cette noctuelle vit sur le chêne, le noisetier et le bouleau. Ex. La « Noctuelle cuivrée », Amphipyra pyramidea.

Amphisbatidés (Amphisbatidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Géléchioïdes. On en connait 65 espèces réparties en 11 genres. Leurs pièces buccales forment une bande articulée avec un lobe portant des rangées parallèles d'épines courtes (caractère partagé avec les Déoclonidés, Péléopodidés et certains Agonoxeninés). Le frénulum des femelles porte 3 acanthi. Leurs chenilles sont mineuses de feuilles ou rouleuses de feuilles. On les trouve dans les régions Néotropicales, Néarctiques et Paléarctiques.

Amphitoque adj. (Du gr. amphô, en double et tokos, enfantement). [Amphitoky]. Qualifie le mode de reproduction où des œufs vierges donnent des adultes des deux sexes. Syn. de deutérotoque et plus rarement, amphotérotoque. Voir aussi Parthénogénèse.

Amphizoidés (Amphizoidae) n. m. pl. [Stream beetles, Trout-stream beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Adéphages Dytiscoïdes ne comprenant que le genre Amphizoa. Ce sont des insectes aquatiques que l’on trouve uniquement au Tibet et en Amérique du Nord.

Amphodyname adj. (Du gr. amphô, l’un et l’autre et dunamis, force). [Amphodynamous]. Qui va ou ne va pas entrer dans une phase de diapause en fonction des circonstances environnementales existantes. Voir aussi Diapause facultative.

Amphotère adj. Voir Sexupare.

Amphotérotoque adj. Syn. d’Amphitoque. Voir Amphitoque.

Amphyipterygidés (Amphyipterygidae) Selys, 1853 n. m. pl. Famille d'Insectes Paléoptères Odonates Zygoptères Caloptérygoïdes. Cette famille connait 3 genres regroupant une quinzaine d’espèces.

Amplexiforme adj. (Du lat. amplexus, enlacement et forma, forme). [Amplexiform]. Système de couplage des ailes chez les Lépidoptères (en particulier chez les Bombycoïdes), mettant en œuvre une simple adhérence entre les deux ailes. Le champ costal de l'aile postérieure (ou lobe huméral), souvent soutenu par des éperons costaux (spinules costales), est développé, dilaté, ce qui augmente la surface de contact avec le dessous de l’aile antérieure. Dans ce système le frénulum qui est une soie assurant le couplage des ailes chez les Lépidoptères frénates, est absent. Voir aussi Couplage des ailes et Frénate.

Ampoule ou ampullaire n. f. (Du lat. ampulla, fiole). 1. [Ampulla]. Chez les Diptères Brachycères Calyptères, renflement situé sous la tégula, un peu en avant de l’insertion alaire. Sa présence ou son absence, permet de distinguer respectivement les Calyptèrés des Acalyptèrés, en plus de la présence ou non des cuillerons (lobes membraneux de la base des ailes). // 2. La circulation de l’hémolymphe dans les ailes, les pattes et les antennes s’effectue au moyen de petits muscles ou de petites nervures jouant le rôle d’une pompe, d’organes pulsatiles, situés à leur base que l’on nomme ampoules ou « cœurs accessoires ». Voir aussi Appareil circulatoire et Organes pulsatiles accessoires.

Ampoule ptilinale, Voir Ptiline, Ptilinum.

Ampulex (Ampulex) n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates, tropical, prédateur de cancrelats, regroupant plus d’une centaine d’espèces. Ex. Ampulex aborensis.

Ampulicidés (Ampulicidae) n. m. pl. [Cockroach wasps]. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates (ovipositeur transformé en aiguillon) Sphecoïdes (selon NCBI) ou Apoïdes (selon Fauna Europaea). On en connait près de 200 espèces. Ils mesurent en général moins de 10 mm de long. Ils peuvent être de couleur noir, rouge ou vert métallique. Ces guêpes présentent une tête réunie au thorax par une fine liaison. Elles ont des mandibules proéminentes et trés allongées. Elles chassent les blattes qu’elles paralysent d’une manière particulière au moyen de deux piqûres. Une première piqûre dans les ganglions nerveux pour paralyser la blatte puis une deuxième piqûre plus précise dans la tête afin de toucher le cerveau. La blatte se laisser alors guidé jusqu’au nid. Ce dernier peut être caché sous les écorces, les feuilles, les brindilles ou les pierres.

Ampulicinés (Ampulicinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Sphécoïdes Sphécidés. La plupart des espèces tropicales sont métalliques, vertes ou violacées alors que l’espèce Européenne est noirâtre. Ces Sphégiens sont d’excellents chasseurs de blattes et sont aussi des constructeurs de nids.

Anabiose n. f. (Du gr. anabiôsis, résurrection). [Anabiosis]. Reprise d’une vie active suite à une diapause. Contr. Abiose. Voir aussi Diapause.

Anacampside (Anacampsis) n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Géléchiidés (Microlépidoptères). La chenille de cette teigne vit sur les légumineuses. Ex. Anacampsis populella.

Anacharitidés (Anacharitidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites (Térébrants) Cynipoïdes. Ces insectes ont un corps mince de taille moyenne. Ils présentent un thorax bombé. Leur abdomen est nettement pétiolé (porté par une tige). Les larves de certaines espèces sont parasites de Névroptères (Planipennes, Chrysopes, Fourmis-lions).

Anaérobie n. m. et adj. (Du gr. an-, élément privatif, aêr, air et bios, vie). [Aerobic] Organisme pouvant vivre en l’absence d’air atmosphérique. Contr. Aérobie.

Anagénèse ou anagenèse n. f. (Du gr. ana, en arrière, de nouveau et genesis, naissance, origine). [Anagenesis]. Mode de spéciation consistant en la transformation progressive d’une même espèce jusqu’à l’apparition, au final, d’une nouvelle espèce. L’anagenèse explique le passage d’une niche écologique à une autre. Elle est fonction de la variation du milieu et des interactions que les espèces peuvent lier avec les autres organismes. Sa prise en compte permet de rassembler les êtres vivants en unité génétique. Contr. Cladogenèse.

Anal, e, aux adj. [Anal]. Partie postérieure d'un organe (ex. région anale de l’aile) ou partie postérieure du corps c’est-à-dire l’extrémité postérieure de l’abdomen chez les insectes. Voir aussi Anus. // Nervure anale, Sixième nervure longitudinale de l'aile des insectes, notée « A ». Lorsque la région postéro-interne de l’aile est bien développée, une ou plusieurs nervures anales peuvent se ramifier. Leur nombre est fondamentalement de cinq mais ce nombre varie en fonction des groupes. // Cellule anale, Voir Cellule anale. Voir aussi Nervation.

Anamorphe adj. (Du gr. anamorphoein, transformer). [Anamorph]. Un développement anamorphe qualifie le développement d’un Arthropode qui fera l’acquisition de nouveaux segments après chaque mue. On rencontre ce mode de développement essentiellement chez les Myriapodes et les Crustacés, mais aussi au stade larvaire chez les Protoures. Il y aura variation du nombre de segments au cours du processus de développement de l’état de larve à celui d’adulte. Au contraire chez les Insectes, le développement est épimorphe c’est à dire que le nombre des segments du corps est définitif dès la naissance. A l’âge adulte et successivement aux mues, ce nombre de segments ne variera pas. Contr. Epimorphe. Voir aussi Epimorphe et Protomorphe.

Anamorphose n. f. [Anamorphosis]. Développement anamorphe. Voir Anamorphe.

Anaplectidés (Anaplectidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Blattoptères Blattinés (Blattina) Blattelloïdes. On en conait qu’un seul genre pour 7 espèces. Ils portent ce nom en référence au réseau net de nervures sur leurs ailes postérieures. La nervure cubitale 1 (Cu1) des ailes postérieures n’atteignent pas la marge apicale de l’aile. Les genitalia des mâles présentent 3 principaux phallomères (gauche, droite et médian). On en trouve notamment au Japon et à Taiwan.

Anapleurite n. m. (Du gr. ana, en arrière, de nouveau, pleuron, flanc, coté et du suffixe –ite, constituant). [Anapleurite]. Les pleures des Insectes sont formés par étalement d’articles coxaux sur les côtés du thorax. La subcoxa s’étale ainsi sous forme de deux sclérites, le coxopleurite et l’anapleurite. L’anapleurite est donc un sclérite, qui tout comme le coxopleurite (ou catapleurite) et le trochantin, est le constituant d’un pleure thoracique. Chez les Insectes Aptérygotes, il est disposé avec le coxopleurite en anneaux concentriques autour de la base de la hanche (coxa). Voir aussi Eupleure et Subcoxa.

Anapygidés (Anapygidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diploures caractérisée par le fait que ses individus possèdent des cerques épais et courts. Cette famillen’est pas reconnue par NCBI.

Anareolates (Anareolatae) n. m. pl. (Du gr. an-, élément privatif, et du lat. area, aire, petit espace aréole et –atus, caractérisé par). Infra-ordre d’Insectes Phasmoptères (selon NCBI) regroupant des insectes non pourvus d’aréoles c'est-à-dire ne présentant pas une zone triangulaire à l’extrémité distale de leurs tibias contrairement aux Aréolates qui en sont pourvus.

Anaspis n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Scraptiidés des ombellifères sylvestres. Ex. Anaspis rufa.

Anastomose n. f. (Du gr. anastomôsis, embouchure). [Anastomosis(ses)]. Jonction, fusion, entre des structures de même nature pouvant jusqu’à aller former ainsi un réseau. Il peut s’agir par exemple de l’abouchement de deux nervures. Ex. Chez les Lépidoptères Géométridés, la nervure sous-costale (Sc) et la nervure Radiale (R1) des ailes postérieures sont quelquefois anastomosées (Sc+R) mais s’écartent toujours de la nervure du secteur de la Radiale (Rs).

Anastomosé, e adj. [Anastomose]. Qui se joint, qui fusionne. A propos des organes, et en particulier chez les Insectes, des nervures alaires. Voir aussi Conné et Tigé.

Anastomoser (s’) v. pr. [Anastomose]. S’aboucher, se joindre par les bouts en formant une anastomose (un adossement).

Anatrepsis n. f. (Du gr. anatrepsis, retourner). [Anatrepsis]. Mouvement de l’embryon à l’intérieur de l’œuf consistant à se retourner d’un pôle vers l’autre. Au cours du processus de formation de ses organes, l’embryon se retourne en orientant sa tête vers un autre pôle de l’œuf. Voir aussi Polarité des œufs et Œuf.

Anautogène adj. (Du gr. an-, élément privatif, autos, soi-même et genos, origine). [Anautogenous]. Qui a besoin d’un repas pour amener ses œufs à maturité. Il pourra s’agir de sang dans le cas des femelles Diptères Nématocères Culicidés (Moustiques), mais il peut s’agir également d’un apport protéinique pour les femelles de Diptères Brachycères Calliphoridés qui consommeront pour cela des cadavres (Nécrophagie). Contr. Autogène.

Anax n. m. (Mot gr. signifiant Roi). Genre d’Insectes Odonates, du Sous-ordre des Anisoptères (au repos, les ailes sont étalées latéralement), de la Famille des Aeschnidés. Ce genre comprend une trentaine d’espèces de grande taille, pouvant aller jusqu’à 12 cm qui pondent leurs œufs dans les tiges aquatiques. On trouve notamment en Europe, « l’Anax empereur », Anax imperator Leach 1815, « l’anax napolitain », Anax parthenope, mais aussi A. immaculifrons et A. junius.

Anaxyelidés (Anaxyelidae) n. m. pl. [Incense-cedar wood moths]. Famille d’Insectes Hyménoptères Symphytes Siricoïdes.

Ancien monde, [Old world]. Monde connu par les Européens avant la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb soit l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Par opposition, le nouveau monde est constitué de l’Amérique et de l’Océanie.

Ancistropsyllidés (Ancistropsyllidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Siphonaptères (Puces).

Andesembiidés (Andesembiidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Embioptères.

Andesianidés (Andesianidae) n. m. pl. [Valdiviar forest moths]. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Amphiesmenoptères Lépidoptères Glossates Néolépidoptères Hétéroneures Andesianoïdes. Leur proboscis est très court. Les palpes labiaux sont allongés. Les palpes maxillaires ont 5 articles. Les antennes sont bipectinées chez les mâles. La nervation des ailes est primitive. Les femelles présentent un appareil génital de type monotrysien. Les adultes semblent nocturnes et leurs larves foreuses de tiges. On ne le trouve que dans les Andes Argentines et Chiliennes.

Andesianoïdes (Andesianoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Néolépidoptères Hétéroneures ne comptant que la Famille des Andesianidés.

Andrène (Andrena) n. f. Genre d’Insectes Hyménoptères Apoïdes type de la Famille des Andrenidés, généralement brun-roux ou brun-noir dont la plupart des représentants sont solitaires. Ressemblant à une abeille, les andrènes portent des yeux nus et une langue courte et pointue (abeilles inférieures). Leurs tibias sont aplatis et ceux de la paire de pattes postérieures portent une brosse servant à la récolte du pollen. Elles participent ainsi à la pollinisation des plantes cultivées. Leur abdomen est souvent assez plat. Elles creusent dans le sol un terrier de 15 à 30 cm, fermé par un bouchon de terre, à l’intérieur duquel on trouve un groupe de cellules contenant du pollen, du miel et des œufs. Ex. Andrena fulva Muller.

Andrenidés (Andrenidae) Latreille, 1802 n. f. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Apoïdes dont l’andrène en est le type. Aucune espèce de cette famille n’est eusociale. Ce sont des abeilles solitaires. Les 2500 espèces d’abeilles de cette famille sont de couleur brun-roux ou brun-noir. Elles sont de petite taille (20 mm max.). Leur corps est pubescent et présente même une véritable toison. Les tibias mais aussi les hanches, les trochanters, la face postérieure du métathorax et le gaster présentent ces grands poils. Les palpes labiaux portent quatre segments semblables. Leur langue (glosse) et leurs galéas ne sont pas très longues. Elles sont donc considérées comme des abeilles inférieures (Voir ce terme). Les deux premiers articles de leurs palpes labiaux sont cylindriques et semblables aux suivants. Deux sutures subantennaires relient la suture fronto-clypéale (ou épistomale) à l’insertion antennaire. Le premier article de leur flagelle est plus court que le scape. A leurs ailes antérieures, on trouve trois cellules submarginales fermées qui sont contiguës. Le lobe « jugal » de leurs ailes postérieures est plus long que la cellule submédiane. Cette Famille de mellifères présente des tibias et des métatarses (tarses des pattes postérieures) comprimés latéralement qui servent au transport du pollen. Mais leur appareil à pollen (scope) est également constitué par les trochanters et les fémurs. Leur gaster est sessile (sans pétiole). Les adultes sont constructeurs de nids souterrains où la femelle pond plusieurs œufs dans des cellules séparées. Leurs larves sont melliphages. Les adultes oligolectiques (pollinisateurs spécialisés à un seul type de pollen), meurent avant l’éclosion de la nouvelle génération dont le développement prend fin au printemps suivant. Ils sont cosmopolites mais on ne les trouve pas en Australie et rarement dans les régions tropicales humides. Ex. L’Andrène bicolore, Andrena bicolor F. Voir aussi Abeille coucou.

Androconial, e, s adj. Voir Androconie.

Androconie n. f. (Du gr. anêr, andros, mâle et konia, poussière). [Androconia]. Ecaille associée aux glandes odoriférantes de certains papillons mâles, leur permettant de favoriser l’accouplement. Ces écailles odoriférantes sécrètent des phéromones sexuelles indispensables pour attirer les femelles. Elles ont des formes variées, adaptées pour retenir les odeurs et les disperser rapidement. On les trouve dans des régions bien déterminées du corps, en général en touffe sur les ailes où elles forment des marques ou taches androconiales. Mais elles peuvent aussi être localisées sur les pattes ou l’abdomen. Voir aussi Coremata, Ecaille, Glande odoriférante et Parfum.

Androcyclique adj. (Du gr. anêr, andros, mâle et kuklos, cercle). [Androcyclic]. Chez les Hémiptères Aphidiens, lorsque dans le cycle de vie des pucerons, des femelles parthénogénétiques produisent en quantité variable des mâles capables de féconder les femelles sexuées issues d'autres clones asexués, on parle d’androcyclie. Voir aussi Cycle de reproduction des pucerons et Parthénogenèse androcyclique.

Androgyne n. f. (Du gr. anêr, andros, mâle et gunê, femelle). [Androgynous]. Fait pour un gynandromorphe (individu présentant à la fois les caractères sexuels du mâle et ceux de la femelle) de développer des caractères mâles dominants. Cet individu est faussement hermaphrodite. Contr. Gynanthrope.

Andromorphe adj. (Du gr. anêr, andros, mâle et morphe, forme). [Andromorph]. Qui présente le caractère morphologique d’un mâle. Ex. chez les Zygoptères, les femelles qui présentent la même coloration que les mâles, sont dites andromorphes.

Andropare adj. (Du gr. anêr, andros, mâle et du lat. parere, engendrer). [Androparous]. Se dit d’une femelle parthénogénétique (qui assure une descendance issue d'œufs non fécondés) qui donne naissance uniquement à des mâles. On parle alors de parthénogénèse arrhénotoque. Ex. Chez certains Hémiptères Aphidiens (pucerons) ou chez les Hyménoptères Cynipidés. Syn. Androphore.

Androphore adj. (Du gr. anêr, andros, mâle et pherein, porter). [Androphore]. Syn. d’Andropare.

Anellus n. m. (Du lat. anellus, petit anneau). [Anellus(li)]. 1. Désigne les ou les premiers articles de l’antenne en forme d’anneau qui suivent le pédicelle. Lorsque les premiers flagellomères sont en forme d’anneau, on les nomme donc anelli. Voir aussi Flagelle et Flagellomère. // 2. Chez certains Lépidoptères mâles, membrane chitineuse de la paroi interne de la poche de la phallobase (partie basale du pénis) en forme d’entonnoir conique, correspondant au vinculum, dans laquelle est articulé l’aedeagus. Les sclérifications portées par l’anellus diffèrent selon les espèces. Syn. Annellus. Pl. Anelli. Voir aussi Vinculum.

Anémotaxie n. f. (Du gr. anemo-, le vent et taxis, ordre, arrangement). [Anemotaxis]. Réaction d’orientation d’animaux mobiles en fonction du vent. Ces animaux se laissent transporter en général suivant le sens du vent.

Anépimère n. m. et (Du gr. ana, en haut, epi, sur et meros, partie). [Anepimeron]. Partie dorsale de l’épimère (partie postérieure d’un pleure thoracique). Un sillon transverse individualise l’anépimère dorsal du katépimère ventral. Chez les Insectes Ptérygotes, la suture pleurale joint l’articulation dorsale de la hanche (coxa) à la base de l’aile. Cette suture correspondant à la présence du condyle pleurocoxal, permet de délimiter vers l’avant l’épisterne et vers l’arrière l’épimère. Mais en particulier chez les Diptères (ex. Phlébotome), ces deux sclérites contiguës sont subdivisés par un sillon transverse en deux sclérites, l’anépisterne supérieur et le katépisterne inférieur et l’anépimère supérieur et le katépimère inférieur. Syn. Anépiméron.

Anépisternal, e, aux adj. (Du gr. ana, en haut, epi, sur et sternon, poitrine). [Anepisternal]. Relatif à l’anépisterne. Chez les Diptères, qualifie la position d’un macrochète quand il est porté par l'anépisterne.

Anépisterne n. m. [Anepisternum]. Partie dorsale de l’épisterne (partie antérieure d’un pleure thoracique). Un sillon transverse individualise l’anépisterne dorsal du katépisterne ventral. Chez les Insectes Ptérygotes, la suture pleurale joint l’articulation dorsale de la hanche (coxa) à la base de l’aile. Cette suture correspondant à la présence du condyle pleurocoxal permet de délimiter vers l’avant l’épisterne et vers l’arrière l’épimère. Mais en particulier chez les Diptères (ex. Phlébotome), ces deux sclérites contiguës sont subdivisés par un sillon transverse en deux sclérites, l’anépisterne supérieur et le katépisterne inférieur et l’anépimère supérieur et le katépimère inférieur. Syn. Anépisternum.

Anergate (Anergates) n. m. (Du préfixe an, privé et du gr. ergatês, travailleur). Genre d’Insectes Hyménoptères Formicidés. Cette fourmi inapte au travail vit en parasite dans le nid d’une autre fourmi, le Tetramorium. Ex. Anergates atratulus.

Aneuretinés (Aneuretinae) n. m. pl. Sous-famille d’Hyménoptères Formicidés du Sri Lanka ne comptant qu’un seul genre, celui des Aneuretus. Ce sont de petites fourmis de couleur brun-jaune.

Angarosphecidés (Angarosphecidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Apoïdes.

Angle anal, [Anal angle]. Angle situé à la base de la portion postérieure, près du bord anal, des ailes. Il est noté « aa ».

Angle huméral, (Du lat. humerus, épaule). [Humeral angle]. 1. Angle situé à la base de la portion antérieure, près du bord costal, des ailes. // 2. Syn. de Calus huméral, Voir Calus huméral. Voir aussi Nervure humérale et Sclérite huméral.

Anhiste (membrane), (Du gr. an-, élément privatif et histos, tissu). Voir Membrane anhiste. Voir aussi Cuticule.

Anholocyclique adj. (Du gr. an-, élément privatif, holo, qui forme un tout, entier, et kuklos, cercle). [Anholocyclic]. Dont le cycle de développement est incomplet et ne s’effectue plus que par parthénogenèse. Il n’y a donc plus de reproduction sexuée. Chez les Hémiptères Aphidiens, se dit des pucerons qui n’alternent pas reproduction parthénogénétique et reproduction sexuée. Ces cycles sont plus fréquents chez les pucerons des régions tropicales qui n’ont pas besoin de développer une forme de résistance adaptée au froid, consistant en la production d’œufs d’hiver. Si le cycle est complet, on parle d'espèces ou de population holocyclique. Certains pucerons comme le puceron vert du pêcher (Myzus persicae) peuvent suivre l'un ou l'autre des cycles, suivant les conditions climatiques auxquelles ils sont soumis. Mais certaines espèces anholocycliques ont perdu totalement (ou partiellement) la possibilité de se reproduire par la voie sexuée et se multiplie toute l’année par parthénogenèse. Contr. Holocyclique. Voir aussi Cycle de reproduction des pucerons, Holocyclique et Parthénogenèse thélytoque.

Anhydrobiose n. f. (Du gr. an-, élément privatif, hudôr, eau et bios, vie). [Anhydrobiosis]. Etat particulier adopté par un organisme vivant afin de résister à des épisodes de sécheresse du milieu où il vit. Cet état consiste à ce que son corps connaisse la plus forte dessiccation possible. L’organisme déshydraté ralentit ou même arrête ses fonctions vitales jusqu’au retour de l’humidité (reviviscence). L’anhydrobiose est donc un phénomène d’adaptation au milieu. Ex. Les collemboles font face au déficit hydrique de leur milieu grâce à l’anhydrobiose.

Animal n. m. (Mot lat. signifiant être vivant). [Animal(s)]. Etre vivant pluricellulaire à cellules sans paroi se nourrissant de substances organiques (hétérotrophie) et capable de mouvements (excepté les Porifères ou éponges). Le terme d’animal est plutôt aujourd’hui synonyme de Métazoaire. Voir aussi Métazoaires.

Anis(o) Du gr. an-, élément privatif et iso-, égal qui a donné anisos, inégal. Préfixe.

Anischiidés (Anischiidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Coléoptères Polyphages Elatériformes Elateroïdes.

Anisembiidés (Anisembiidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Embioptères.

Anisolabididés (Anisolabididae) n. m. pl. [Red-Legged Earwigs]. Famille d’Insectes Dermaptères Forficuloïdes comprenant 38 Genres répartis dans 13 Sous-familles. Ex. Euborellia annulipes.

Anisolabidoïdes (Anisolabidoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Dermaptères Forficulinés regroupant les Familles des Anisolabididés et des Labiduridés (selon NCBI).

Anisoplie (Anisoplia) n. f. Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéidés dont la larve s’attaque aux racines de céréales. Ex. le hanneton du blé, Anisoplia austriaca.

Anisopodidés (Anisopodidae) Edwards, 1921 n. m. pl. (Du gr. anisos, inégal et pous, podos, pied). [Wood gnats, Window-gnats]. Famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes Psychodomorphes Anisopodoïdes. On en connait un peu plus de 150 espèces. Les Anisopodidés mesurent entre 5 et 18 mm de long. Ce sont des mouches de couleur grise ou gris-jaunâtre. Elles ont un corps robuste. Elles portent des ocelles. Leurs antennes de 16 articles sont généralement longues et minces. Leur mésosternum ne porte pas de suture transverse en V. Leurs ailes tachetées de brun, portent une cellule discale fermée. Leurs pattes sont longues et fines. Les tibias portent des éperons. Leurs larves amphipneustiques et fusiformes sont détritiphages et se développent donc dans les substances végétales en décomposition. Les adultes sont aussi détritiphages ou mycétophages. Ex. Sylvicola fenestralis Scopoli. Syn. Rhyphidés.

Anisopodoïdes (Anisopodoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes Psychodomorphes représentée par la seule Famille des Anisopodidés. Syn. selon SITI Nematocera.

Anisoptères (Anisoptera) Selys, 1854 n. m. pl. (Du gr. anisos, inégal et pteron, aile). [Dragonflies]. Sous-ordre d’Insectes Odonates, comprenant de gros insectes puissants dont notamment les aeschnes et les libellules. Ils sont caractérisés par le fait que leurs ailes soient largement insérées sur le thorax et étalées à plat, perpendiculairement au corps au repos. C’est le Sous-ordre le plus vaste avec près des deux-tiers des espèces d’Odonates connues. Les yeux sont d’ordinaire contigus (à l’exception des Gomphidés). Les palpes labiaux n’ont qu’un article alors que chez les Zygoptères, il y en a deux. Les ailes postérieures sont plus larges que les antérieures. Leur cellule discoïdale (d) est de forme triangulaire (rectangulaire ou trapézoïdale chez les Zygoptères). Leur vol est rapide ce qui les distingue aussi des Zygoptères. L’abdomen est large et massif. Leurs larves sont trapues surtout fouisseuses et contrairement aux Zygoptères ne possèdent pas de branchies. Elles possèdent à la place une chambre respiratoire rectale (ou corbeille branchiale) qui est un organe à la structure complexe. Elles se propulsent par réaction en expulsant violemment et de façon répétée l’eau qui est contenue dans cette chambre rectale. La classification des Familles est basée sur la nervation alaire. On y trouve les Aeschnidae, les Austropetaliidae, les Cordulegastridae, les Corduliidae, les Gomphidae, les Libellulidae, les Neopetaliidae et les Petaluridae. Contr. Zygoptères (demoiselles). Syn. Libellules vraies.

Anisopteryx n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Géométridés. La chenille de cette phalène vit sur l’érable et le chêne. La femelle n’a pas d’ailes. Syn. senior Alsophila.

Anisoscèle (Anisoscelis) n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Coréidés d’Amérique du Sud. Cette Punaise est très malodorante. Ex. Anisoscelis affinis.

Anisotome (Anisotoma) n. f. (Du gr. anisos, inégal et tomê, coupure, division). Genre d’Insectes Coléoptères de la Famille des Leiodidés. Ex. Anisotoma humeralis.

Anisozygoptères (Anisozygoptera) n. m. pl. (Du gr. anisos, inégal et Zygoptères). Sous-ordre d’Insectes Odonates (selon NCBI), proches des Zygoptères (demoiselles) par la nervation des ailes qui ne sont toutefois pas pétiolées (portées par une tige). Ce Sous-ordre aux représentants plus nombreux au Jurassique, ne compte actuellement qu’une Famille, celle des Epiophlebiidés comprenant deux espèces que l’on trouve en Asie (Himalaya et Japon), pouvant vivre à plus de 3.000 m d’altitude.

Anneau n. m. [Annulus]. Chacun des segments, des métamères, qui constituent le corps d’un annélide ou d’un arthropode. Syn. Somite, ou segment ou métamère.

Anneau de Weismann, [Ring-gland]. L’anneau de Weismann est l'organe formé chez les larves des Diptères supérieurs (notamment chez les asticots) par la fusion des corps allates, des corps cardiaques et des glandes de mue. On le trouve à la base de la tête, en arrière du cerveau. Il constitue un anneau autour du tube digestif, l'œsophage. Cette association des différentes glandes, forme le complexe allato-cardiaque. Voir aussi Chaine ventrale, Corpora allata, Corpora cardiaca, Glande de mue et Système nerveux sympathique.

Annelé, e adj. [Ringed]. Disposé en anneaux successifs. Ex. Antenne annelée.

Annellus n. m. (Du lat. anellus, petit anneau). Syn. d’Anellus. Voir Anellus.

Annulaire, s adj. (Du lat. anulus, anneau). [Annular]. Qui a une forme d’anneau.

Annulipalpia n. m. pl. Un des trois Sous-ordres de Trichoptères avec les Integripalpia et les Spicipalpia. Les Annulipalpia étant ceux d’entre eux qui sont aquatiques et dont les larves construisent au moment de la nymphose des logettes de retraite fixes et non pas un étui de protection autour de leur abdomen. Ce Sous-ordre regroupe les Super-familles des Hydropsychoïdes et des Philopotamoïdes.

Anobie (Anobium) Fabricius, 1775 n. m. Genre d’Insectes Coléoptères, type de la Famille des Anobiidés ayant un comportement thanatonique consistant à simuler la mort quand on les touche (thanatose ou catalepsie). Ils creusent le bois et sont appelés « Vrillette », « Perce-bois » ou « Horloge de la mort » (du fait que les adultes vivant dans les galeries creusées dans les charpentes frappent le bois de leur tête à intervalles réguliers). Leur tête est souvent recouverte par le pronotum et leurs pattes peuvent s’insérer dans des rainures en face ventrale. Leur corps est petit, cylindrique, finement pubescent. Ex. Anobium punctatum appelé vulg., « petite vrillette » ou encore « vrillette domestique ».

Anobiidés (Anobiidae) Fleming, 1821 n. m. pl. [Death-watch beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Bostrichoïdes ayant pour type l’anobie. Ils ont un corps allongé, cylindrique typiquement pubescent. Ils mesurent moins de 9 mm. Leur tête est encapuchonnée par le pronotum et invisible dorsalement. Leurs antennes filiformes se terminent en massue de trois articles. On les distingue des Ptinidés (ou Ptininés selon Fauna Europaea) par le fait que les bases des antennes sont éloignées l’une de l’autre. Leurs hanches postérieures sont sillonnées afin de recevoir leur fémur. Leurs tarses sont tous pentamères. L’abdomen montre 5 sternites. Ils se nourrissent de matières végétales desséchées. Ils s’attaquent aux farines et céréales et peuvent également s’en prendre aux cuirs peaux et fourrures et ainsi devenir des destructeurs de collections zoologiques. Leurs larves sont foreuses de bois. Elles ont des pattes formées typiquement de 5 articles et ne portent pas d’urogomphes. Selon Fauna Europaea, Gibbiinae et Ptininae sont des Sous-familles d’Anobiidés. Syn. Ptinidés selon Fauna Europaea. Ex. L’horloge de la mort ou Grosse vrillette ou Anobie roux, Xestobium rufovillosum De Geer.

Anoeciidés (Anoeciidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Paranéoptères Hémiptères Sternorrhynches Aphidiformes Aphidomorphes Aphidoïdes.

Anomala n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéidés dont une espèce, Anomala vitis, est nuisible à la vigne.

Anomalon n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Ichneumonidés au ventre en faucille, parasites des chenilles de papillon de nuit. Ex. Anomalon ejuncidum.

Anomalopsychidés (Anomalopsychidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Trichoptères (Phryganes) Séricostomatoïdes.

Anomma n. f. Genre d’Insectes Hyménoptères Formicidés vivant en Afrique. C’est une fourmi légionnaire. Syn. senior Dorylus. Ex. Dorylus (Anomma) kohli.

Anomoeotidés (Anomoeotidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens Zygaénoïdes.

Anomosetidés (Anomosetidae) Turner 1922 n. m. pl. [Australian primitive ghost moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Exoporiens Hépialoïdes.

Anophèle (Anopheles) n. m. (Du gr. anôpheles, importun). Genre d’Insectes Diptères Nématocères (moustiques), type de la Sous-famille des Anophélinés, dont la piqûre peut être responsable de fièvre paludéenne. Ex. Anopheles arabiensis. L’Anophèle est actif pendant la nuit (contrairement à l’Aedes qui pique de jour). Leurs larves se tiennent en position horizontale dans l’eau et n’ont pas de siphon respiratoire. Voir aussi Filariose et Paludisme.

Anophélinés (Anophelinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Diptères Nématocères Culicidés. Leurs représentants montrent des ailes portant de nombreuses écailles et une trompe longue et rigide. Ils sont connus pour les maladies qu’ils peuvent transmettre : paludisme et filariose. Voir aussi Filariose et Paludisme.

Anophthalme (Anophthalmus) n. m. (Du gr. anophtalmos, sans œil). Genre d’Insectes Coléoptères Carabidés. Ce carabe, aveugle aux longues antennes vit dans des grottes (cavernicoles). Ex. Anophthalmus hitleri (nom donné pour honorer le dictateur nazi Adolf Hitler).

Anoploures (Anoplura) Leach, 1815 n. m. pl. (Du gr. anoplos, désarmé et oura, queue). [Sucking lice]. Ancien Ordre et actuel Sous-ordre d’Insectes Phthiraptères plus connus sous le nom de poux. Ce sont des insectes ectoparasites des mammifères, paurométaboles et aptères. Leur corps aplati, ovale ou allongé, ne dépasse pas 6 mm de long. Leurs yeux sont réduits ou absents et leurs antennes, d’au plus cinq articles, sont courtes. Leurs pièces buccales de type piqueur-suceur, sont rétractables dans la tête. On les appelle couramment de ce fait « poux suceurs ». Ce dernier caractère permet de les distinguer des Mallophages qui eux ont des pièces buccales de type broyeur et qui sont appelés « poux broyeurs ». Les Anoploures présentent des segments thoraciques soudés (chez les Mallophages, seuls le mésothorax et le métathorax sont fusionnés). Ils sont aptères. Leurs pattes à tarse d’un seul article portent de puissantes griffes qui telles des pinces leur permettent d’agripper fermement les poils de leurs hôtes. Leurs œufs de forme ovoïde sont appelés également lentes. Il en existe environ 400 espèces regroupant les poux humains dont les poux de la tête (Pediculus humanus capitis) et les poux du pubis (Pthirus pubis), vecteurs de maladies sanguines comme le typhus. Ce Sous-ordre regroupe les Familles suivantes : Echinophthiriidae, Enderleinellidae, Haematopinidae, Hamophthiriidae, Hoplopleuridae, Hybophthiridae, Linognathidae, Microthoraciidae, Neolinognathidae, Pecaroecidae, Pedicinidae, Pediculidae, Polyplacidae, Pthiridae et Ratemiidae. Syn. Poux. Voir Pou.

Anostostomatidés (Anostostomatidae) n. m. pl. [Wetas and king crickets]. Famille d’Insectes Orthoptères Ensifères Sténopelmatoïdes. On en connait près de 200 espèces que l’on trouve principalemet dans les régions tropicales.

Antarctique (région) adj. (Du gr. anti, contre et du gr. ancien arktos, ours). Voir Région Antarctique.

Antarctoperlaria n. m. pl. Traditionnellement les Plécoptères étaient divisés en deux Sous-ordres, les Antarctoperlaria et les Arctoperlaria. Aujourd’hui il ne reste plus que le Sous-ordre des Arctoperlaria. Ce dernier Sous-ordre a été divisé en deux Infra-ordres, les Euholognathes (ou Filipalpia) et les Systellognathes (aussi appelés Setipalpia ou Subulipalpia). Syn. Archiperlaria.

Antéapical, -e, -aux, adj. (Du lat. ante, avant, apex, apicis, pointe, sommet et –alis, qui appartient à). Situé juste avant l’apex.

Antéclypeus n. m. (Du lat. ante, avant et clypéus). [Anteclypeus]. Chez les Odonates notamment, partie de la face de la tête située sous le front et au dessus du postclypeus. Voir aussi Clypéus.

Antécosta n. f. (Du lat. ante, avant et costa, côte). [Antecosta(ae)]. Au niveau de la partie antérieure d'un segment thoracique, invaginations (replis internes à la paroi du corps) des plaques tergales et sternales, marquées extérieurement par une « suture » (plus exactement un sulcus) antécostale. C’est un point d’attache des muscles longitudinaux. Voir aussi Suture antécostale.

Antéfurca n. f. (Du lat. ante, avant et furca, fourche). [Antefurca(ae)]. Pièce interne du prosternum en forme de fourche servant de point d’attache aux muscles. Voir aussi Furca 2 et Endosquelette.

Antélientomidés (Antelientomidae) n. m. pl. Famille d’Arthropodes Protoures Eosentomoïdes (ou Eosentomates selon NCBI et Fauna Europaea).

Antémarginale (ligne), Voir Ligne antémarginale.

Antennaire adj. (Du lat. antenna, vergue, antenne). [Antennary]. 1. Qui porte des antennes. // 2. Relatif aux antennes.

Antennates n. m. pl. (Du lat. antenna, vergue, antenne et –atus, caractérisé par). Sous-embranchement d’Arthropodes comprenant les espèces pourvues d’antennes (une paire chez les insectes correspondant aux antennules des Crustacés). Les Antennates comprennent les Crustacés, les Myriapodes et les Insectes. Ils ont aussi des mandibules, d’où leur autre nom de Mandibulates. A l’opposé des Antennates ou des Mandibulates, il y a l’autre subdivision, celle des Chélicérates.

Antenne n. f. (Du lat. antenna, vergue, antenne). [Antenna(ae)]. Appendices pairs renfermant les organes sensoriels de l’odorat, du tact et, dans certain cas de l’ouïe, pluriarticulés, insérés dorsalement ou latéro-dorsalement sur la tête des insectes. Les antennes sont caractéristiques du groupe d’arthropode appelé Antennates. Elles peuvent être moniliformes, filiformes, claviformes, en massue, aristées, à style, serrulées, lamellées (ou en éventail), bipectinées, plumeuses, flabellées, ramifiées, coudées. Les antennes comportent deux segments basaux, le scape proximal et le pédicelle distal, surmontés d’un flagellum (ou flagelle ou funicule) flexible. Des cavités, les scrobes, permettent parfois de loger tout ou partie de l'antenne. Elles ont essentiellement un rôle olfactif dans le but d’identifier puis de localiser un partenaire sexuel ou une plante nourricière. Pour satisfaire à ce besoin, chaque article des antennes est parsemé de minuscules fossettes sensorielles qui permettent de capter les informations véhiculées par les plantes dans l’air sous forme moléculaire (lors de la cassure d’une branche par exemple) ou par un partenaire sexuel sous forme de phéromones. Ainsi les antennes des abeilles par exemple portent entre 3000 à 30000 sensilles d’au moins 7 types différents. Voir aussi Chimiorécepteur, Nettoyage du corps et des antennes, Sensille et Tête.

Antenne aristée, Se dit de l’antenne des insectes lorsque celle-ci porte un chète ou une arista (une longue soie). Cette soie peut être pubescente, plumeuse ou nue. Les Diptères supérieurs (Cyclorrhaphes tels que les mouches) ont des antennes aristées (exception Bombyliidés). Cette pointe se situe alors sur le côté du dernier article antennaire. Voir aussi Arista.

Antenne bipectinée Se dit des antennes des insectes, lorsque chaque article possède des prolongements latéraux (en forme de peigne double). Une antenne pectinée ressemble à un peigne. Une antenne bipectinée ressemble à une plume. Ce terme est utilisé d’ordinaire à propos des antennes des papillons de nuit (ex. Bombyx mori). Les Lépidoptères Saturnidés ont eux des antennes quadripectinées.

Antenne clavicorne, Se dit de l’antenne des insectes lorsque l’extrémité de l’antenne est élargie en massue. Voir aussi Clavicornes.

Antenne claviforme, Se dit de l'antenne des insectes clavicornes, lorsqu'elle est élargie en massue à son extrémité. Voir aussi Capitule, Clavicorne et Clavicornes.

Antenne coudée, Se dit de l’antenne des insectes lorsque le scape fait un angle distinct, un coude avec le funicule. Ex. les fourmis (Hyménoptères Formicidés). Syn. Antenne geniculée.

Antenne filiforme, Se dit de l’antenne des insectes lorsque ses articles sont minces, cylindriques et identiques prenant la forme d’un fil de soie. Ex. Coléoptères Anthicidés.

Antenne flabellée, Se dit de l’antenne des insectes lorsque celle-ci prend la forme d’une plume (plus que d’un éventail) et présente des expansions bilatérales. Une véritable antenne en éventail est plutôt dite lamellée ou en feuillet et est caractéristique par exemple des Coléoptères Lamellicornes. Les antennes flabellées sont caractéristiques du genre Ptilinus (Coléoptère Anobiidé) ou de certains Lépidoptères Géométridés mâles tels que Ematurga atomaria ou Eurranthis plummistaria ou Aspitates gilvaria, etc. ou encore des mâles des Strepsiptères. Syn. Antenne plumeuse.

Antenne geniculée, Voir Antenne coudée.

Antenne lamellée (ou lamelliformes), Se dit des antennes disposées en lamelles, qui prennent la forme de feuillets, de lames aplaties. Ce sera notamment le cas chez certains Coléoptères dits Lamellicornes dont les antennes sont disposées en feuillets. Voir Lamellicornes.

Antenne moniliforme, Se dit des antennes, lorsque les articles qui les composent prennent la forme d’un collier de perle (renflement sphérique puis étranglement). Ex. Coléoptères Cucujidés.

Antenne pectinée, Se dit des antennes, lorsque les articles qui les constituent sont disposés latéralement, comme les dents d'un peigne. Ex. Chez les Coléoptère Elatéridés. Voir aussi Bipectiné et Pectinicorne.

Antenne plumeuse, Se dit de l’antenne des insectes lorsque ses articles sont dotés de minces appendices latéraux la faisant ressembler à une plume. Les antennes de l’insecte sont dites plumeuses lorsque les expansions latérales des articles portent elle-même des soies donnant ainsi à ces antennes l’apparence d’une plume. Syn. Antenne flabellée. Voir Flabellé.

Antenne porrigée, Se dit des antennes des insectes lorsque celles-ci sont dirigées horizontalement vers l’avant. Ex. Les Lépidoptères Yponomeutidae Plutellinae ont des antennes porrigées

Antenne ramifiée, Se dit de l'antenne, lorsqu’elle porte des branches (des rameaux ou des rames). On dit aussi rameuse. Ex. Antenne rameuse de Cladius pectinicornis (Hyménoptère Tenthrèdinidé).

Antenne respiratoire, Voir Pédicelle 2.

Antenne serrulée, Se dit de l’antenne des insectes lorsque ses articles sont dissymétriques et triangulaires, ressemblant ainsi à de petites dents, de petites pointes rappelant les dents d’une lame de scie. Ex. Chez certains Coléoptères Bruchidés, Cléridés ou Lymexylidés, etc. ou chez les femelles Hyménoptères Diprionidés.

Antenne setiforme, Se dit de l’antenne des insectes qui prend l’aspect d’une soie. Ce peut être le cas chez certains Odonates. Voir aussi Antenne stylée.

Antenne stylée, Se dit des antennes qui portent une pointe, un style, une longue soie articulée ou non. Si cette soie est articulée (portant de ce fait une articulation basale), elle sera caractéristique de la fine soie que l’on trouve à l’extrémité de l’antenne de certains Diptères Brachycères Orthorrhaphes (Style des Athéricidés, des Dolichopodidés, des Rhagionidés, des Scénopinidés, des Stratiomyidés, des Tabanidés, etc.). Cette pointe se situe alors en position apicale. Lorsqu’elle est sur le côté, on parle d’une arista. Mais l’arista ne se rencontre en général que chez les Diptères Cyclorrhaphes (exception faite des Bombyliidés).

Antenniforme adj. (Du lat. antenna, vergue, antenne et forma, forme). [Antenniform]. Qui a la forme d’une antenne.

Antennule n. f. [Antennule]. 1. Chez les larves de Diptères Nématocères Chironomidés, deuxième paire d’antennes provenant de la modification d’une partie des maxilles. Ex. Chez les larves de Chironomidés Tanypodinés. // 2. Chez les Crustacés, petit organe situé au sommet de la tête, appelé aussi, antenne interne. On trouve deux paires d’antennes (antennes et antennules) chez les Crustacés.

Anténodal, e adj. (Du lat. ante, avant et nodus). [Antenodal]. Situé entre la base de l’aile et le nodus. Voir Nervures anténodales.

Antépygidial, e adj. Situé juste avant le dernier segment abdominal (ou pygidium)

Antérieur, e adj. (Du lat. anterior, qui est placé avant). [Fore, Anterior]. Qui fait référence à la partie située à l'avant du corps ou d'un organe. Ex. Ailes antérieures, Pattes antérieures, Intestin antérieur. Contr. Postérieur.

Anthaxie (Anthaxia) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Buprestidés dont la larve nuit aux arbres. On les trouve essentiellement dans le pourtour méditerranéen. Ex. L’Anthaxie brillante, Anthaxia nitidula, A. (Cramoterus) sponsa, A. (Cramoterus) hungarica. L’Anthaxie éclatante, A. fulgurans.

Anthélidés (Anthelidae) Turner, 1920 n. m. pl. [Australian lappet moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens, Bombycoïdes.

Anthérophage (Antherophagus) n. m. (Du gr. anthêros, fleuri, épanoui et phagein, manger). Genre d’Insectes Coléoptères Cryptophagidés, de petite taille. Ex. Antherophagus nigricornis, commensal des nids de bourdons.

Anthicidés (Anthicidae) Latreille, 1819 n. m. pl. [Antlike flower beetles, Ant beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Ténébrionoïdes dont le genre principal est celui des Anthicus. On en connait près de 3.500 espèces. Ils mesurent moins de 13 mm (moins de 6 mm en France). Leur corps ovale est plus ou moins acuminé. Ils sont de couleur noire avec des taches rouges ou jaunes. Beaucoup ressemblent aux fourmis (myrmécomorphie). Ils ont des antennes filiformes de 11 articles. Leur tête est rétrécie en cou postérieurement. Leur pronotum, plus étroit que la base des élytres, est quelquefois pourvu d’une corne qui surmonte la tête (Notoxini). Les pattes sont fines. Leurs tarses sont hétéromères (formule tarsale 5.5.4.). L’abdomen montre 5 segments visibles. Les adultes sont omnivores. Les larves sont prédatrices, détritiphages ou saprophages. Elles portent de 1 à 5 stemmates et des urogomphes. Les Anthicidés vivent parmi les débris végétaux des bords sablonneux des cours d’eau, ou sur les fleurs. Quelques uns sont utilisés en lutte biologique car ils consomment les œufs ou les larves d’autres insectes considérés comme nuisibles. Ils sont cosmopolites. Syn. junior invalide, Notoxidés (selon SITI).

Anthidie (Anthidium) n. f. Genre d’Insectes Hyménoptères Apoïdes Megachilidés. Cette abeille solitaire nidifie dans les tiges creuses ou les coquilles d’escargot. Les Anthidies sont des abeilles trapues, assez peu ou pas velues, aux couleurs jaunes et noires rappelant celle des guêpes (couleur aposématique). Elles s’en distinguent cependant par le fait qu’elles ne replient pas leurs ailes en éventail. Les mâles ont la particularité de présenter à l’extrémité de leurs tergites abdominaux, des épines latérales ou terminales qui leur servent à protéger un territoire en attaquant, par un vol rasant, tout autre insecte considéré comme rival. Les Anthidies sont des abeilles qui s’observent à partir du mois de mai. Ex. « L’anthidie à manchettes » ou « Abeille cotonnière », Anthidium manicatum. « L’Anthidie rayée », Anthidium strigatum.

Anthocharis n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Piéridés. Ex. Anthocharis cardamines appelé communément « Aurore », belle piéride aux ailes blanches tachées de rouge.

Anthocope (Anthocopa) n. f. (Du gr. signifiant coupeuse de fleur). Ancien Genre d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Megachilidés. On parle désormais du Genre Hoplitis par exemple pour l’Anthocope du Pavot, Anthocopa papaveris. En général les anthocopes sont aussi appelées « Abeilles tapissières » car elles revêtent l’intérieur de leur nid à l’aide de pétale de coquelicot.

Anthocoridés (Anthocoridae) Fieber, 1837 n. m. pl. [Flower bugs, Minute pirate bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Cimicomorphes Cimicoïdes (Géocorises). On en connait près de 450 espèces. Leur corps assez plat, ovale et allongé est généralement de couleur brune ou noir brillant parsemé de taches claires. Ils sont toujours d’assez petite taille (2 à 5 mm). Leur tête prognathe est effilée. Elle porte un rostre trisegmenté et souvent des ocelles. Leurs antennes formées de quatre articles sont développées et visibles en vue dorsale. Leur scutellum est peu développé. Leurs hémélytres ont un cunéus et une membrane portant 4 à 5 nervures simples. La plupart de leurs individus ont des ailes bien développées, mais il ne s’agit pas d’une généralité. Ils ne présentent pas de cellules fermées comme chez les Miridés. Leurs tarses médians et postérieurs sont formés de trois articles. Les individus de cette famille ressemblent beaucoup aux Capsides. On les rencontre souvent sur les fleurs (on les appelle usuellement punaise des fleurs) et les écorces où ils chassent d’autres insectes qu’ils vident complètement grâce à une digestion extra-orale. Ces punaises prédatrices sont utilisées pour lutter biologiquement contre les pullulations d’Aphidiens, de Thrips, de Lépidoptères et d’Acariens. Elles sont cosmopolites.

Anthocoris n. m. (Du gr. anthos, fleur). [Flower Bugs]. Genre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères, petite punaise des fleurs type de la Famille des Anthocoridés. Ex. Anthocoris nemoralis.

Anthomyie (Anthomyia) n. f. Genre d’Insectes Diptères Muscomorphes type de la famille des Anthomyiidés, parasite des plantes. Cette mouche tient son nom du fait que l’on croyait, par erreur, qu’elle vivait sur les fleurs. Certaines espèces sont effectivement floricoles. Ex. L’anthomyie pluviale ou mouche des pluies, Anthomyia pluvialis.

Anthomyiidés (Anthomyiidae) n. f. pl. [Anthomyiid flies, Root maggots]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Calyptères Muscoïdes qui fréquente les excréments dont le genre Anthomyia en est le type. On en connait près de 2.000 espèces. Elles peuvent mesurer de 2 à 10 mm. Ce sont des mouches sveltes de couleur noirâtre à grisâtre. Leur méron (sclérite mésothoracique) est glabre car comme tous les Muscoïdes, la famille ne présente pas de soies hypopleurales sur le méron. Leur scutellum est pourvu ventralement, dans sa partie apicale, de quelques soies pâles. En général 2 à 4 soies katépisternales sont présentes. Ils présentent une suture frontale sur la tête. Le lobe situé à la base de leur aile et recouvrant les balanciers, le calyptère est bien développé. La famille est caractérisée par la première nervure anale (lA) de leurs ailes qui est distincte, et atteint au moins sous forme d’un pli de la membrane alaire, le bord postérieur de l’aile. Les femelles, généralement floricoles, pondent leurs œufs dans ou sur le tissu des plantes. Cette Famille comporte des larves qui présentent autour des stigmates postérieurs des papilles ou des lobes latéraux disposés de façon caractéristique selon les espèces. Ces larves phytophages sont susceptibles de provoquer des dégâts aux racines et aux feuilles qu’elles minent. Beaucoup d’espèces sont nuisibles à l’agriculture, maraichère en particulier. D’autres espèces ont des larves aquatiques et alors prédatrices. Quelques espèces sont parasites des nids d’abeilles ou de guêpes. Elles sont cosmopolites mais on les trouve surtout dans l’hémisphère Nord. Ex. Delia radicum ou mouche du chou.

Anthomyzidés (Anthomyzidae) n. m. pl. [Anthomyzid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Opomyzoïdes.

Anthomyzoïdes (Anthomyzoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères regroupant les Familles des Agromyzidés, des Anthomyzidés, des Astéiidés, des Aulacigastridés, des Braulidés, des Carnidés, des Clusiidés, des Milichiidés, des Odiniidés, des Opomyzidés et des Périscelididés. Ce taxon n’est pas reconnu par NCBI et SITI. Syn. valide Opomyzoïdes.

Anthonome (Anthonomus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés parasite des arbres fruitiers. Ex. Anthonomus pumorum pour le pommier, A. pyri pour le poirier, A. signatus pour les fleurs de fraisiers et surtout l’anthonome du cotonnier, Anthonomus grandis.

Anthonomage n. m. Action de détruire les anthonomes.

Anthophage adj. (Du gr. anthos, fleur et phagein, manger). [Anthophagous]. Phytophage qui se nourrit de fleurs.

Anthophile adj. (Du gr. anthos, fleur et philos, ami). [Anthophilous]. 1. Qui fréquente les fleurs et de ce fait les pollinise ou s’en nourrit. // 2. Nom vernaculaire donné à beaucoup d’espèces notamment de Lépidoptères. Ex. Odice blandula, Metachrostis velos, Eublemma candidana, Eublemma amoena appelée usuellement l’anthophile de l’herbe-aux-ânes, ou encore l’anthophile des inules, Eublemma parva.

Anthophore (Anthophora) n. f. (Du gr. anthos, fleur et pherein, porter). Genre d’Insectes Hyménoptères Aculéates, type de la famille des Anthophoridés. Cette abeille solitaire bâtit dans le sol des terriers dont les parois sont lissées avec de l’argile leur donnant un aspect de cheminée. Les anthophores ont une livrée aposématique de guêpe. Elles sont cosmopolites et la plupart sont solitaires. Ex. Anthophora bimaculata.

Anthophoridés (Anthophoridae) n. f. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Apoïdes dont le genre Anthophora en est le type. Les 4.000 espèces de cette famille ont une courte langue (glosse) avec des galéas très longues. Leur labre est plus large que long. Les deux premiers articles de leurs palpes labiaux sont allongés et transformés en étui. Leurs joues sont réduites, voir nulles. Leur corps est pubescent et présente même une véritable toison. Les ailes antérieures présentent en général trois cellules cubitales. Les ailes postérieures possèdent toujours un lobe « jugal ». Les tibias et les tarses de leurs pattes postérieures sont comprimés latéralement. Les tibias postérieurs possèdent deux éperons apicaux. Leur gaster est sessile (sans pétiole). Ce sont des insectes qui peuvent être solitaires et constructeurs de nids souterrains. Mais certaines espèces de cette famille parasitent le nid d’autres espèces d’abeilles qui nidifient dans le sol en y pondant des œufs dont les larves dévoreront les œufs et les larves de leurs hôtes (abeilles coucous). D’autres forent des galeries dans les troncs des arbres en colonie où elles fabriquent des cellules d’incubation. Elles sont cosmopolites. Les Anthophoridés sont aujourd’hui considérées comme faisant partie de la famille des Apidés (NCBI, SITI et Fauna Europaea). Syn. senior Apinae selon SITI

Anthrax n. m. (Du gr. anthrax, -cos, charbon). Genre d’Insectes Diptères Brachycères Bombyliidés, comprenant des mouches de grande taille, à ailes vitrées, tachées de noir ou de brun. Ex. Anthrax analis.

Anthrène (Anthrenus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Polyphages Bostrichoïdes Dermestidés clavicornes, comprenant des individus de petite taille (2 à 3 mm), dont les larves détruisent les étoffes et les collections zoologiques. On l’appelle d’ailleurs communément « Anthrène des musées » (Anthrenus museorum). Autre ex. L’anthrène de la Scrofulaire, Anthrenus scrophulariae ; L’anthrène du Bouillon-blanc, Anthrenus verbasci ;

Anthribidés (Anthribidae) Billberg, 1820 n. m. pl. [Fungus beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Curculionoïdes. Ce sont des cryptogastres. On en compte près de 3.000 espèces. Ils mesurent de 1 à 30 mm (15 mm en France). La plupart sont oblongs et dotés d’un revêtement d’écailles ou de poils clairs ou foncés, sauf certaines espèces tropicales qui sont brillamment colorées. Ils portent une forte tête, souvent rostriforme (rostre très court, épais, trapu). Le labre apparait libre et bien séparé du clypéus. Leurs palpes maxillaires sont longs et flexibles. Leurs antennes de 11 articles non géniculées portent une massue de 3 articles. Elles peuvent être cependant aussi filiformes et plus longues que le corps. Les élytres foncés sont recouverts de poils formant des dessins. Le troisième article de leur tarse est fortement bilobé. Les adultes consomment surtout des champignons (mycétophages) mais aussi les matières végétales en décomposition (saprophages). Quelques un consomment des graines et ces espèces sont considérées comme ennemies des denrées entreposées. Les larves sont saprophages ou mycétophages. On les trouve souvent dans les bois morts. Ce sont des espèces saproxyliques (ils dépendent de la décomposition du bois mort et contribuent à cette décomposition). Ils sont cosmopolites, mais on les trouve surtout dans les régions tropicales.

Anthropisation n. f. (Du gr. anthropos, homme). [Anthropisation]. 1. Transformation du milieu par l’homme. // 2. Résultat de la modification du milieu par l’homme.

Anthropophile adj. et n. m. (Du gr. anthropos, homme et philos, ami). [Anthropophilous]. Attiré par l’homme.

Antiappétance n. f. [Anti-appetite]. Inhibition de l’alimentation provoquée par des composés chimiques. Ces composés sont de ce fait, utilisés en agriculture. L’inhibition peut être immédiate (sensorielle) lors du contact physique entre l’insecte et la plante ou apparaître avec un retard (intoxication).

Anti-oviposition adj. (Du préfixe anti, à l’encontre de, contre et oviposition). [Anti-oviposition]. Qui empêche la ponte des œufs. Mais le terme est utilisé aussi à propos de phéromones. On parle de phéromones d’anti-oviposition ou de ponte ou de phéromones épidéictiques (qui sert à montrer, qui signale). Elles sont émises par un individu afin de signaler un dépôt d’œufs. Un autre individu, de la même espèce, saura ainsi que le lieu marqué par cette phéromone est un site qui verra naître une future larve, et il ira, de ce fait, pondre à un autre endroit. (Ex. Diptères, Rhagoletis pomella, ou encore Lépidoptère, Pieris brassicae). Ces phéromones anti-oviposition sont utilisées en lutte biologique (Ex. Contre la mouche des cerises, Rhagoletis cerisi). 

Antipodoeciidés (Antipodoeciidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Trichoptères Séricostomatoïdes.

Antique n. f. [Red Sword-grass]. Nom vernaculaire de Xylena vetusta, Lépidoptère de la Famille des Noctuidés.

Antisquame n. m. Squame externe. Syn. Cuilleron alaire. Voir Cuilleron.

Antliophores (Antliophora) n. m. pl. (Du gr. antlia, pomper et pherein, porter). Lignée d’Hexapodes Insectes Ptérygotes Néoptères Endoptérygotes (ou Holométaboles) représentée par les Mécoptères (pièces buccales de type broyeur-piqueur), les Siphonaptères (piqueur-suceur) et les Diptères (piqueur-suceur ou lécheur-suceur). Ils sont caractérisés par l’absence de certains muscles labiaux. Ils ont tendance à montrer une réduction des mandibules et des transformations au niveau de l’articulation alaire.

Antrum n. m. Chez les femelles Lépidoptères, structure sclérifiée des genitalia en forme d’anneau, situé à l’extrémité du ductus bursae (tube copulatoire). Cet anneau entourre le sinus vaginalis et l’ostium bursae (ouverture génitale) qui ensemble forment la sterigma.

Anus n. m. (Du lat. anus, anneau). [Anus]. Orifice de l’intestin postérieur (ou proctodeum) du tube digestif. Les déchets provenant des aliments qui n’ont pas été digérés traversent l’intestin postérieur et sont éliminés en sortant vers l’extérieur par l’anus en même temps que l’urine. Chez les insectes, l’anus joue à la fois le rôle d’un pore urinaire et d’un orifice fécal. Chez certains Diptères Nématocères Culicidés (moustiques), on y trouve des papilles anales permettant de régulariser la pression osmotique. Voir aussi Intestin postérieur, Tubes de Malpighi et Urine.

Aorte n. f. (Du gr. aorté, de même sens). [Aorta]. Chez les Insectes, le « cœur » est la partie postérieure du vaisseau dorsal, tandis que l’aorte correspond à sa partie antérieure. Le vaisseau dorsal est un tube ouvert aux deux extrémités, qui court tout le long du corps sous le tégument du dos. Ces contractions forcent le « sang » à se déplacer vers l’avant du tube, vers l’aorte, d’où il sort pour rejoindre la cavité du corps (cavité générale) et se diriger vers les ailes, les pattes et les antennes. L’aorte débouche dans la tête entre le cerveau et le début du tube digestif (dans le thorax et la tête). Elle n’a pas comme le cœur de chambres individualisées et n’est pas contractile. La surpression exercée à son débouché est suffisante pour apporter par l’intermédiaire de l’hémolymphe, les nutriments au niveau des différents organes du corps. Voir aussi Ampoule 2, Appareil circulatoire, Circulation lacunaire, Circulation sanguine, Cœur et Vaisseau dorsal.

Aoûtat n. m. [Chigger(s)]. Nom vulgaire de la forme larvaire du Trombidion (Acarien Trombicula autumnalis), dit également rouget ou vendangeur ou lepte. Ils abondent dans les champs en été (ce qui est l’origine de leur nom d’aoûtat) et en automne, de juin à septembre, au moment des vendanges (d’où leur autre nom de Vendangeur). On les appelle d’ailleurs aussi « rouget », « lepte » ou encore « araignées rouges » du fait de leur morphologie. À l’affût sur les tiges et sur les feuilles des graminées, ils attendent le passage de vertébrés à sang chaud, sur lesquels ils se fixent, généralement dans les zones de pliure de la peau (aine, aisselles). La femelle pond ses œufs dans le sol, d’où sortiront ensuite les aoûtats. Ils causent des démangeaisons insupportables durant quelques jours et parfois de la fièvre. Pour se débarrasser de ce parasite qui s’introduit sous la peau de l’homme, il faut lotionner les points avec de l’alcool fort, de l’eau de Cologne ou de la benzine. Syn. Rouget, Lepte, Vendangeur.

Apachyidés (Apachyidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Dermaptères Forficuloïdes (ou Apachyoïdes selon NCBI) reconnaissable à leur aplatissement dorso-ventral.

Apachyoïdes (Apachyoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Dermaptères Forficulinés ne comptant comme représentant que la Famille des Apachyidés.

Apanteles n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Parasites Apocrites Ichneumonoïdes de la famille des Braconidae. Ce Braconide (longueur : 3 mm) parasite les chenilles de Lépidoptères et plus particulièrement celles de la Piéride du chou. La femelle pond jusqu’à 2 000 œufs en groupes de 15 à 30 sur chaque jeunes chenilles. Les larves se nourrissent du sang puis du corps adipeux de la chenille. Arrivées à terme les larves de l’Apanteles quittent le corps de la chenille par les pores de sa cuticule pour ensuite se nymphoser autour du cadavre de cette dernière. La présence conjointe de la chenille et des cocons fait que ces derniers sont souvent appelés "œufs de chenilles". Il existe une quarantaine d'espèces d'Apanteles, plus ou moins spécialisées. Ex. Apanteles glomeratus et la chenille de la Piéride du Chou. Syn. Microgaster.

Apataniidés (Apataniidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Néoptères Endoptérygotes Amphiesmenoptères Trichoptères Integripalpia Limnephiloïdes.

Apatelodidés (Apatelodidae) n. m. pl. [American silkworm moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates (Hétérocères) Eulépidoptères Ditrysiens de taille moyenne, que l’on trouve uniquement dans les régions tropicales du Nouveau Monde (régions néotropicales). On en connait plus de 250 espèces. Leur envergure est comprise entre 20 et 74 mm. Ils font partie des Bombycoïdes qui de façon générale ont un gros corps densément poilu. L’haustellum est absent (rarement vestigial). Les palpes labiaux sont petits. Les palpes maxillaires sont absents. Les antennes sont bipectinées. Leurs ailes antérieures, plus ou moins triangulaires, sont échancrées sur leur bord externe. Ils sont caractérisés par des ailes postérieures arrondies qui ne présentent pas de frénulum. Leurs larves sont mineuses de feuilles. Les adultes sont nocturnes.

Apatura n. m. Nom générique du « mars », Apatura iris, beau Lépidoptère Nymphalidé dont la chenille vit sur les saules et les peupliers.

Apex n. m. (Du lat. apex, sommet). [Apex]. Partie d'un appendice ou de segment, située à l'opposé de la base par laquelle il est attaché. Il s’agit donc de son sommet, de sa pointe, de son extrémité terminale. On parle également de région apicale. Il peut s’agir, par exemple, du point d'une aile le plus éloigné de la base ou du point situé à l'extrémité terminale de l'abdomen ou à l’extrémité terminale d’une antenne, etc.

Aphaniptères (Aphaniptera) n. m. pl. (Du gr. aphanês, invisible et pteron, aile). Syn. de Siphonaptères. Voir Siphonaptères.

Aphanus n. m. (Du gr. aphanês, invisible). Genre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères de la Famille des Lygéidés. Ex. Aphanus rolandri des bruyères du midi de la France.

Aphéline (Aphelinus) n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Chalcidien d’Amérique. Ex. Aphelinus abdominalis qui est un microhyménoptère utile comme parasite du puceron vert de la tomate (Macrosiphum euphorbiae) ou d’Aphelinus mali envers Eriosoma lanigerum, le puceron lanigère du pommier.

Aphelinidés (Aphelinidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Chalcidoïdes, dont l’aphéline en est le type. On en connait près de 1.200 espèces. Ils sont habituellement petits et mesurent au plus jusqu’à 1,5 mm. Ils ne présentent jamais d’éclats métalliques. Ils sont souvent de couleur noire, brun-foncé ou jaunâtre. Leur tête est particulièrement transverse et porte des yeux composés saillant à chaque extrémité. Ils ont des antennes comptant au mieux 10 articles. Le flagelle ne présente pas plus de 6 segments. Leurs notaules (sillons sublatéraux longitudinaux) sont profonds et complets. Leurs ailes antérieures sont toujours bien développées. La nervation des ailes est réduite. Leur nervure marginale est assez longue. Ils n’ont pas de nervure postmarginale ou si elle existe, elle est très courte. La nervure stigmale est très courte. Les tarses portent 4 à 5 articles. Leur gaster, sessile, est largement rattaché au thorax (ce qui permet de les distinguer des Eulophidés). L’ovipositeur des femelles est peu visible. Leurs larves sont principalement parasites (ecto- ou endoparasites) d’Hémiptères Sternorhynques. Certaines espèces sont hyperparasites. Ils sont entomophages et de ce fait, utilisés en lutte biologique. La parthénogenèse est fréquente car les mâles sont rares.

Aphélocheire (Apheilocherus) n. m. Genre d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Naucoroïdes, eurasiatique des graviers fluviatiles. Ex. Apheilocherus aestivalis.

Aphélocheiridés (Aphelocheiridae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Népomorphes Naucoroïdes, dont l’aphélocheire en est le type. La tête est triangulaire. Ils possèdent un rostre grêle, très long, qui atteint à l'état rabattu, la base des hanches postérieures. Les antennes sont quelque peu visibles du dessus. Cette famille diffère des Naucoridés par les pattes antérieures à peine modifiées en pattes ravisseuses car montrant des fémurs peu renflés et des tibias droits. Leurs tarses sont dimères. Tous les tarses portent deux griffes distinctes. Ils n’ont pas de siphon respiratoire. Les segments génitaux des mâles sont asymétriques. Les individus brachyptères, dont l'abdomen est ovalaire, sont les plus communs. Ils vivent sur le fond des plans d’eau.

Aphicide n. m. [Aphicide]. Substance ayant la propriété de tuer les pucerons.

Aphidé ou Aphide n. m. (Du lat. aphis, puceron). Syn. d’Aphidien ou d’Aphididés ou de Pucerons.

Aphidicole adj. (Du lat. aphis, puceron et colore, habiter). [Aphidicolous]. Qui fréquente les pucerons. Ce terme est plutôt utilisé à propos des fourmis qui vivent en symbiose avec eux. Voir aussi Habitats biotiques.

Aphididés (Aphididae) n. m. pl. [Aphids, Green flies, Plantlice]. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Aphidoïdes, comprenant les pucerons. On en connait près de 4.300 espèces. Surtout présents dans les régions tempérées, ils ont un aspect trapu et le corps mou et mesurent entre 2 à 4 mm en général. Ce sont des pucerons suceurs de sèves (phytophages plus spécialement opophages). Ils peuvent être verts, noirs, roses ou bruns. Leur tête largement soudée au thorax porte des antennes de trois à six articles. Leurs pièces buccales de type piqueur-suceur ressemblent à celles des cicadelles et des cochenilles. Leur tête est prolongée par un rostre qui s’insère en arrière des hanches de la paire de pattes antérieures (Sternorhynques). Ce rostre est formé par les deux mandibules et les deux maxilles qui sont transformées en stylets fins et souples. Les stylets mandibulaires externes et les stylets maxillaires internes s’assemblent en un faisceau unique. Leurs tarses biarticulés portent une paire de griffes. Leurs ailes sont généralement disposées en toit au repos, comme chez les Pemphigidés, ce qui les distingue des Phylloxéridés. De plus la nervation de leurs ailes est moins simple que chez ces derniers. Certains genres de la famille ne portent pas de cornicules mais le genre Aphis se reconnaît bien aux cornicules abdominaux en forme de tubes creux d’où une substance est sécrétée pour repousser les prédateurs mais également alerter les fourmis qui prennent leur défense. Les fourmis qui vivent en symbiose avec eux sont nourries de miellat rejeté au niveau de leur cauda par leur anus (trophallaxie). L’enduit noir que l’on trouve sur les feuilles des plantes qu’ils colonisent est la fumagine (moisissure se développant à partir du miellat desséché). Les pucerons causent à ce titre de gros dégâts aux cultures. Les femelles forment de vaste colonie et se reproduisent par parthénogenèse, les œufs donnant des larves sans être fécondés. Les Hémiptères Aphidiens connaissent des cycles de reproduction hétérogoniques. Ce sont des cycles où il y a alternance plus ou moins régulière de génération bisexuée avec une génération agame (qui se reproduit sans fécondation) constituée de femelles issues d’une parthénogenèse thélytoque. Certains pucerons sont ovipares en automne (voir œuf d’hiver) et vivipares en été. Les Aphidés comme tous les Aphidoïdes ont la particularité de développer des ailes qu’à un moment particulier de leur cycle de vie, comme celui de leur phase de dispersion (polymorphisme). Ils sont cosmopolites et occasionnent de gros dégâts aux cultures. Voir aussi Cycle de reproduction des pucerons.

Aphidien n. m. ou adj. (Du lat. aphis, puceron et eid-, en forme de). [Plant lice]. Groupe biologique renfermant des insectes dont le puceron est le type, qui sont nuisibles aux végétaux, dont ils pompent le suc au moyen de leur trompe. Ce groupe réunit principalement les insectes de la famille des Aphididés et des Chermèsidés. Ex. Phylloxera, Aphis, etc. Voir aussi Cycle de reproduction des pucerons, Fondatrice, Fondatrigène, Emigrante, Virginipare, Sexupare, Anholocyclique, Holocyclique, Monoécique, Hétéroécique, Diécique, Voltinisme et Parthénogenèse zygophasique.

Aphidiens n. m. pl. Voir Aphidoïdes.

Aphidiidés (Aphidiidae) Haliday, 1833 n. m. pl. Famille d’insectes Hyménoptères Parasites (Térébrants) Ichneumonoïdes dont les représentants s’attaquent notamment aux pucerons. Ce sont donc de bons auxiliaires des cultures.

Aphidiphage adj. (D’aphidien et du gr. phagein, manger). [Aphidophagous]. Qui dévore les pucerons. La coccinelle est aphidiphage et est donc utilisée dans la lutte biologique contre les pucerons.

Aphidivore adj. [Aphidivorous, Aphidovorous]. Syn. d’aphidiphage. Voir Aphidiphage.

Aphidius n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères, Braconidés. Ce sont de minuscules parasites des pucerons. Ex. Aphidius ervi qui parasite le puceron vert du pêcher (Myzus persicae) mais également le puceron vert de la tomate (Macrosiphum euphorbiae)

Aphidiformes (Aphidiformes) n. m. pl. Dans l’Ordre des Hémiptères, taxon d’Insectes regroupant les Aphidomorphes et les Coccoïdes. Classification reprise par NCBI pour les Hémiptères, où il faut distinguer les Euhémiptères (comprenant les Clypéorrhynches et les Néohémiptères) des Sternorrhynches (comprenant les Aleyrodiformes, les Aphidiformes et les Psylliformes). Au sein des Aphidiformes, on trouve les Aphidomorphes et les Coccoïdes.

Aphidinea n. m. pl. Selon certains auteurs, Sous-ordre d’Insectes Hémiptères Homoptères Sternorhynques. Syn. Aphidomorphes.

Aphidoïdes ou Aphidiens (Aphidoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes. Ce sont les pucerons au sens large. Ils mesurent en général de 2 à 4 mm. Ce sont des insectes aux téguments mous (malacodermes). Leurs pièces buccales sont de type piqueur-suceur. Leur rostre prend naissance sur le sternum entre les hanches antérieures (les coxae). Ce sont des sternorhynques. Les Aphidoïdes ont pour particularité de présenter des antennes de 3 à 6 articles. Elles sont insérées directement sur le front ou sur des tubercules frontaux. Elles portent des organes sensoriels particuliers appelés rhinaries et se terminent par un fouet (ou processus terminal). Ils ont aussi la capacité de développer des ailes qu’à un moment particulier de leur cycle de vie, comme celui de leur phase de dispersion lors de voles de dissémination ou de voles d’émigration. Cela permet de les distinguer des Coccoïdes (ou cochenilles) dont les femelles sont toujours aptères. Chez les pucerons, les femelles peuvent donc être ailées ou aptères. Les ailes, quand elles sont présentes, sont généralement grandes, transparentes, avec une nervation réduite. La nervure longitudinale est typiquement marquée. Elles sont diposées à la verticale au repos chez les Aphididés et les Pemphigidés, mais horizontalement chez les Adelgidés et les Phylloxéridés. Ils portent des griffes doubles sur leurs tarses bi-articulés. On trouve généralement une paire de cornicules sur leur abdomen. L’extrémité postérieure de l’abdomen montre un appendice charnu et pointu, la cauda. On y trouve la Famille des Adelgidés (ou Chermèsidés), des Aphididés, des Pemphigidés (ou des Eriosomatidés) et des Phylloxéridés. Les Aphidoïdes ont tendance à adopter un comportement grégaire et on les trouve souvent en colonie sur leur plante hôte. Beaucoup sont considérés comme une peste pour les cultures. Ils sont cosmopolites, mais on les trouve en plus grand nombre dans les régions tempérées. Voir aussi Cycle de reproduction des pucerons.

Aphidolète (Aphidoletes) n. m. Genre d’Insectes Diptères de la Famille des Cécidomyiidés. Leurs larves prédatrices ont principalement pour proies les acariens et les pucerons sur les arbres fruitiers, la vigne, les grandes cultures, les cultures légumières et les cultures ornementales. Ex. Aphidoletes aphidimyza (Rondani, 1847) ; Aphidoletes urticariae (Kieffer, 1895).

Aphidomorphes (Aphidomorpha) n. m. pl. (D’aphidien et du gr. morphê, forme). Selon NCBI, taxon d’Insectes Hémiptères Sternorhynques regroupant les Super-familles des Aphidoïdes et des Phylloxéroïdes. Ils ont pour caractéristique commune de présenter des paires de cornicules sous l’abdomen et des ailes postérieures plus petites que les antérieures.

Aphis n. m. (mot gr.) Nom générique du puceron.

Aphodie (Aphodius) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéoïdes Lamellicornes, coprophile, type de la famille des Aphodiidés renfermant plus d’un millier d’espèces. Ex. Aphodius fimetarius ou Aphodie du fumier. Aphodius rufipes ou Aphodie à pattes rouges.

Aphodiidés (Aphodiidae) n. m. pl. Famille et Sous-famille d’Insectes Coléoptères Scarabéoïdes mesurant de 3 à 15 mm. De forme plus ou moins cylindrique, ils présentent des élytres souvent rouges ou jaunes marqués de noir. Leur clypéus est fortement développé et recouvre labre et mandibules. Leurs antennes ont 10 articles et se terminent par une massue antennaire. Les tibias de leurs pattes postérieures portent 2 éperons apicaux. Leurs tarses sont tous pentamères (5-5-5). L’abdomen montre 6 sternites visibles. On les trouve en grand nombre dans les excréments car ce sont en majorité des coprophages. Pour certains auteurs (Ex. SITI), ils ne sont considérés que comme une Sous-famille de Scarabéidés. Ex. Aphodius fimetarius.

Aphrophore (Aphrophora) n. f. (Du gr. aphros, mousse, écume et pherein, porter). Genre d’Insectes Hémiptères (Clypéorrhynches) Cicadomorphes, sauteur, semblable aux cercopes.

Aphrophoridés (Aphrophoridae) n. f. pl. [Spittlebugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Cicadomorphes comptant près de 850 espèces dont l’aphrophore en est le type. Ils ressemblent aux cercopes (Cercopidés) et tout comme ces derniers peuvent sauter soudainement quand ils sont inquiétés. Ils sont généralement de couleur brun-foncé, marbrée. Leurs yeux sont plus longs que larges. La marge postérieure de leur pronotum est en forme de W. La nervure radiale des ailes postérieures est ramifiée. Les larves s’entourent d’un amas spumeux appelé « crachat de coucou » pour se protéger des prédateurs et de la dessiccation. Ils sont cosmopolites.

Aphthone (Aphthona) n. f. Genre d’Insectes Coléoptères Chrysomélidés. Ex. Aphthona euphorbiae, chrysomèle européenne, qui vit sur les euphorbes, les iris et les hélianthèmes. Autre ex. Aphthona nigriscutis.

Aphylidés (Aphylidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Pentatomoïdes.

Apical, e, aux adj. (Du lat. apex, apicis, pointe, sommet et –alis, qui appartient à). [Apical]. Qui est situé à l'opposé de la base d'un appendice ou du segment par lequel il est attaché. On parle également de région apicale. Voir aussi Apex.

Apiculteur n. m. (Du lat. apis, abeille et cultura, culture). [Beekeeper]. Eleveur d’abeilles.

Apiculture n. f. [Beekeeping]. Art d’élever les abeilles. L’apiculture a pour but la production du miel et de la cire. La qualité du miel dépend des fleurs que les abeilles vont butiner.

Apidés (Apidae) Latreille, 1802 n. f. pl. [Bumble bees, Euglossines, Honey bees, Orchid bees, Stingless bees]. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates. Il existe environ 5.000 espèces d’Apidés dont les membres les plus connus sont les bourdons trapus et velus et les abeilles plus petites, sveltes et recouverts de petits poils. Les abeilles sont plutôt ternes et les bourdons colorés. Leur langue (glosse) et leurs galéas sont très longues (abeilles supérieures), leur permettant ainsi de visiter plusieurs sortes de fleurs. Leur labre est plus large que long. Les deux premiers articles de leurs palpes labiaux sont allongés et transformés en étui. Leurs joues ne sont jamais réduites. Leur corps est pubescent et présente même une véritable toison. Leur submentum est échancré en V. Les ailes antérieures présentent en général trois cellules cubitales (ou submarginales). Chez les Mégachilidés, on en trouve que deux. Le lobe jugal de leurs ailes postérieures est plus court que la cellule submédiane. Les tibias et les tarses de leurs pattes postérieures sont comprimés latéralement. Beaucoup d’espèces rapportent du pollen dans leur nid grâce à des sortes de corbeilles constituées de poils sur les pattes postérieures. Les tibias postérieurs n’ont normalement pas d’éperons apicaux. Leur gaster est sessile (sans pétiole). Leurs larves sont melliphages ce qui les distingue des guêpes dont les larves sont carnivores. Les Apidés sont des insectes solitaires ou sociaux. On parle d’Hyménoptères sociaux car ils présentent des castes et vivent dans des colonies composées d’une reine pondeuse, de mâles et d’ouvrières qui collectent la nourriture et soignent les jeunes. Les bourdons sont constructeurs de nids souterrains. Les abeilles construisent des ruches pour abriter la colonie pouvant compter des milliers d’ouvrières (jusqu’à 50.000). Les reines pondent des œufs allongés en forme de banane. L’abeille la plus connue de cette Famille est Apis mellifera, l’abeille à miel cosmopolite du genre Apis qui est le genre principal de cette famille. Mais on y trouve aussi, les Xylocopes (Xylocopinae), les Bourdons (Bombinae) et les Mélipones (Meliponinae). Cette famille renferme également des espèces (dans le genre Nomada ou Psithyrus appelé communément bourdon-coucou) qui parasitent le nid d’autres espèces en y pondant des œufs dont les larves dévoreront les œufs et les larves de leurs hôtes. Ils sont cosmopolites mais on ne les trouve cependant pas en Afrique subsaharienne. Voir aussi Danse des abeilles, Polyphénisme, Faux-bourdon, Ouvrière, Reine et Société.

Apidologie n. f. (Du lat. apis, abeille et du gr. logos, science). [Apidology]. Partie de la zoologie qui étudie les abeilles.

Apiforme adj. (Du lat. apis, abeille et forma, forme). [Apiform]. Qui a la forme, ou l’aspect d’une abeille.

Apifuge adj. (Du lat. apis, abeille et fugare, faire fuir). [Apifugous]. Se dit d’un produit, d’une substance qui éloigne les abeilles.

Apiocéridés (Apioceridae) n. m. pl. [Flower-loving flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Orthorrhaphes Asilomorphes Asiloïdes. Ce sont des sortes d’Asilidés des régions arides d’Amérique, du Cap et d’Australie, dont la trompe est longue mais non vulnérante. Ils sont floricoles.

Apiomorphidés (Apiomorphidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes.

Apion n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes de la Famille des Brentidés (ou des Apionidés). De très petite taille, les apions sont voisins des charançons (Curculionoïdes). Ils vivent en parasite sur les légumineuses. Ex. L'apion des roses trémières (Rhopalapion longirostre). La femelle porte un rostre aussi long que son corps au bout duquel on trouve les pièces buccales. Le rostre du mâle est un peu plus court. Cet insecte largement répandu en Asie Mineure, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord, a envahit la France à partir des années 80.

Apionidés (Apionidae) Schönherr, 1823 n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Curculionoïdes dont les individus sont souvent classés dans la Famille des Curculionidés, mais qui s’en différencient par leur rostre recourbé vers le bas et par le fait que leurs antennes ne soient généralement pas coudées mais droites. Les antennes se terminent en massue. On en connait près de 1.500 espèces rien qu’en France mesurant entre 0,5 et 5 mm. Beaucoup sont brillamment colorés, métalliques. Ce sont de petits charançons piriformes (en forme de poire). Leurs pattes sont longues et fines. Leur trochanter sépare complètement la hanche du fémur. Leurs tarses sont pseudotétramères avec le troisième article fortement bilobé. Beaucoup sont parasites des cultures de légumineuses et sont donc nuisibles. Selon NCBI et SITI, il s’agit d’une Sous-famille de Brentidés.

Apis n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates, type de la Famille des Apidés. Si le berceau de ce genre est l’Asie du Sud (Apis cerana, A. dorsata, A. florea, A. laboriosa), l’abeille la plus connue de ce genre Apis mellifera, notre abeille domestique, est quant à elle cosmopolite. Originaire d’Afrique Tropicale et Subtropicale, elle s’est répandue en Asie de l’Ouest et en Europe. Mais c’est l’apiculture qui lui a donnée sa répartition mondiale. Les trois races véritablement utilisées en apiculture sont Apis mellifera ligustica, A. mellifera carnica et A. mellifera caucasica.

Apisin n. m. [Bee’s venom]. Nom donné quelquefois au venin de l’abeille.

Apithérapie n. f. (Du lat. apis, abeille et du gr. thérapeuein, prendre soin d’un malade). [Apitherapy]. Méthode thérapeutique utilisant les produits récoltés, transformés ou secrétés par les abeilles soit respectivement le pollen, la propolis, le miel, la gelée royale, la cire ou le venin.

Apivore adj. et n. m. (Du lat. apis, abeille et vorare, manger). [Apivorous]. Qui mange et détruit les abeilles et/ou leur couvain.

Apneustique adj. (Du préfixe a, privé et du gr. pneuma, pneumôn, souffle, poumon). [Apneustic]. Se dit de divers systèmes respiratoires des Insectes, ne comprenant pas tous les organes habituels et notamment les stigmates respiratoires. Cela peut être le cas d’une larve d’insecte dont les trachées sont trop réduites pour conduire l’oxygène, la respiration se faisant alors à travers les téguments. La respiration est dite alors transcuticulaire. On trouve par exemple ce type de respiration chez les larves de Diptères Chaoboridés ou certains Chironomidés. Mais la respiration des larves apneustiques peut également résulter de la présence de trachéobranchies. Dans les autres cas, les dispositions des stigmates sur les segments du corps des insectes sont dites : holopneustique (10 paires) ; péripneustique (9 paires) ; hémipneustique (8 paires) ; amphipneustique (2 paires) ; métapneustique (1 paire postérieure fonctionnelle) ; propneustique (1 paire antérieure fonctionnelle). Voir aussi Stigmates.

Apocrites (Apocrita) n. m. pl. (Du gr. apokritos, distinct). Important Sous-ordre d’Hyménoptères comprenant tous ceux dont l’abdomen est séparé du thorax par un étranglement. En fait le premier segment abdominal (appelé propodeum ou segment médiaire) est soudé au thorax, dont il devient partie intégrante. Le deuxième segment est très étroit et c’est lui qui donne l’impression que l’abdomen est séparé du thorax, d’où l’expression « avoir une taille de guêpe ». Ce deuxième segment est en fait transformé en pétiole, permettant ainsi l’orientation de l’abdomen dans toutes les directions. Certains auteurs, afin de maintenir la distinction entre thorax réel et thorax apparent des Apocrites, dénomment celui-ci mésosoma, le reste de l’abdomen, composé des 7 ou 8 segments abdominaux suivants, étant appelé métasoma. Le métasoma est alors composé du pétiole et du gaster. On distingue à l’intérieur de ce Sous-ordre les Aculéates (ou Porte-aiguillons) des Térébrants (ou Parasites ou Porte-tarières). Dans l'Infra-ordre des Térébrants (Parasites), on retrouve : les Céraphronoïdes, les Chalcidoïdes, les Cynipoïdes, les Evanioïdes, les Ichneumonoïdes, les Mymarommatoïdes, les Platygastroïdes (ou Scélionoïdes), les Proctotrupoïdes (ou Serphoïdes), les Stéphanoïdes, les Trigonaloïdes (ou Trygonalyoïdes). Dans l'Infra-ordre des Aculéates, on retrouve : les Apoïdes (Abeilles, 8 Familles), les Chrysidoïdes (ou Bethyloïdes), les Formicoïdes (fourmis), les Mutilloïdes, les Pompiloïdes, les Scolioïdes, les Sphécoïdes et les Vespoïdes (certaines guêpes). Les larves d’Apocrites sont vermiformes et apodes. Toutefois, certaines larves de premier stade présentent une morphologie très particulière et ont reçu des qualificatifs spéciaux (voir Larves d’Hyménoptères). Contr. Symphytes comme par ex. les tenthrèdes. Syn. Pétiolés.

Apode adj. (Du préfixe a, privé et du gr. pous, podos, pied). [Apodous]. Dépourvu de pieds, de pattes. // Larves apodes, Voir Larve Apode, Oligopode, Polypode et Protopode.

Apodème n. m. [Apodeme]. (Du gr. apo, hors de, écartement, différenciation et demas, corps). Pièce interne du squelette des Arthropodes, résultant d'un renfoncement chitineux (invagination) du tégument (paroi du corps) et servant de point de fixation aux muscles. Ex. Au niveau de la tête (le tentorium). Voir aussi Apophyse, Endosquelette et Tentorium.

Apodèmal, -e, -aux, adj. Relatif à l’apodème.

Apodère (Apoderus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Curculionidés. Ex. L’apodère du noisetier, Apoderus coryli, qui est un charançon au cou allongé, qui roule en cornet les feuilles du noisetier et d’autres plantes.

Apodie n. f. Absence de pieds.

Apoditrysiens (Apoditrysia) n. m. pl. Phalange d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens regroupant les Super-familles suivantes : Castnioidea, Copromorphoidea, Cossoidea, Immoidea, Schreckensteinioidea, Sesioidea, Tortricoidea, Urodoidea et Zygaenoidea (selon NCBI).

Apoïdes (Apoidea) n. m. pl. (Du lat. apis, abeille et du gr. eidos, aspect). [Apoid wasps, Bees, Sphecoid wasps]. Vaste Super-famille d’Hyménoptères qui regroupe ceux qui récoltent du pollen et du nectar afin de nourrir leurs larves. Regroupant près de 16.000 espèces réparties mondialement, on les appelle communément abeilles. Les Apoïdes fournissent le miel et la cire et sont des pollinisateurs essentiels pour les plantes. Tout comme chez les Vespoïdes, les antennes des mâles ont en général 13 articles, alors que les femelles n’en ont que 12. On les reconnaît à leur face généralement plate, leur langue allongée et surtout à l’aspect de leurs pattes postérieures adaptées à la récolte du pollen. Le tibia et le métatarse sont effectivement comprimés et le premier porte une brosse de récolte. Lorsque la brosse est réduite à une frange de soies entourant une large concavité, l’appareil de récolte est appelé corbeille (à pollen). Leur corps est trapu et velu. Le pronotum montre un lobe arrondi éloigné de la tégula (souvent difficile à voir du fait de la présence de poils denses). Cela permet de les distinguer des Vespoïdes chez qui le pronotum s’étend jusqu’aux tégulas. Les ailes antérieures présentent obligatoirement une cellule costale. Leurs larves sont nourries de nectar et de pollen. Cette Super-famille est considérée comme celle jouant le rôle le plus important dans la pollinisation des plantes notamment fruitières (voir Pollinisation). On y trouve les Familles suivantes : Ampulicidés, Andrenidés, Angarosphecidés, Anthophoridés, Apidés, Collètidés, Crabronidés, Halictidés, Hétérogynaidés, Mégachilidés, Mélittidés, Oxaeidés, Paléomelittidés, Sphécidés et Sténotritidés (selon SITI). Pour d’autres auteurs, il n’existe que 7 familles d’Apoïdes : Andrenidés, Apidés, Collètidés, Halictidés, Mégachilidés, Mélittidés et Sténotritidés (selon NCBI). On y distingue les abeilles inférieures des abeilles supérieures. (Voir ces termes par ailleurs).

Apollon (Apollo) n. m. Nom vernaculaire d’un Insecte Lépidoptère (Rhopalocère) aux ailes ocellées de rouge de la Famille des Papilionidae, de la Sous-famille des Parnassiinae et du genre Parnassius. Il porte le nom du dieu Grec de la lumière et des arts. On le trouve dans les montagnes. Deux espèces sont appelées « Apollon » (Parnassius apollo Liné, 1758) et « Semi-apollon » (Parnassius mnemosine). Leurs chenilles vivent sur les plantes grasses. A ne pas confondre avec le « Faux apollon », Archon apollinus et le « Petit-apollon », Parnassius phoebus. Syn. Parnassien.

Apolyse n. f. (Du gr. apo, hors de, loin de et lusis, dissolution). [Apolysis]. Détachement des cellules de l'épiderme de l'ancienne cuticule du fait du rejet de la vieille cuticule ou exuvie causé par la secrétion d’ecdystéroïdes au début du processus de chaque mue. Un espace dit exuvial se forme alors entre l’épiderme et l’ancienne cuticule. Voir aussi Hormone ecdysone et Mue.

Apomorphie n. f. (Du gr. apo, hors de, écartement, différenciation et morphê, forme). [Apomorphy]. Se dit d’un caractère morphologique nouveau qui a évolué, dérivé d’une forme ancestrale. Ce caractère unique permet de distinguer un groupe biologique de tous les autres. Ainsi, par exemple, les pattes articulées sont une apomorphie du groupe des Arthropodes. On connait deux types d’apomorphie, l’autapomorphie (dont on ne retrouve pas le caractère dérivé, nouveau, dans les taxons supérieurs) et la synapomorphie (dont on retrouve le caractère dérivé, nouveau, dans les taxons supérieurs). Contr. Plésiomorphie. Voir aussi Phénétique, Autapomorphie et Synapomorphie.

Apophyse n. f. (Du gr. apo, hors de et phusis, croissance). [Apophysis]. Saillie naturelle interne ou externe de la paroi du corps. Lorsqu’elles son internes, on peut parler d’invagination du tégument. On trouve ainsi dans l’endosquelette du thorax des apophyses pleurales issues des pleures et des apophyses sternales issues du sternum. Lorsqu’elles sont externes, il s’agit de fossettes comme les fovéas. Voir aussi Apodème, Apophyse pleurale ou sternale, Endosquelette et Fossette.

Apophyse génitale, Voir Gonapophyses.

Apophyse pleurale ou sternale, Sorte de « travées de consolidation » présentes à l’intérieur du thorax des insectes assurant sa rigidité et servant de point d’insertion aux muscles, en particulier ceux des pattes ou des ailes. Pour les travées internes de consolidation qui concernent la capsule céphalique, on parle de tentorium. Voir aussi Tentorium.

Aporia n. f. (Du gr. aporos, inaccessible). Genre d’Insectes Lépidoptères de la Famille des Piéridés. Ex. la « piéride de l’aubépine » ou « gazé », Aporia crataegi, papillon blanc aux nervures noires, dont la chenille vit en société sur diverses rosacées.

Aposématique adj. (Du gr. apo, hors de, écartement, différenciation et sêma, signe signal). [Aposematic]. Se dit de la couleur, de l’ornementation du corps d’un insecte (et de tout animal) lorsqu’elle sert à avertir les prédateurs éventuels que l’individu qui la porte est inconsommable car toxique ou dangereux (ou prétend l’être = mimétisme batésien). Les couleurs arborées servent alors de signal avertissant et répulsif (à tort, ou a raison). Ainsi par exemple, la livrée jaune et noire (de guêpe), fréquente chez les insectes, est aposématique. (Ex. le genre Climaciella chez les Névroptères). Mais outre les signaux visuels, les signaux aposématiques peuvent également résultés d’un son (stridulation), d’une odeur (phéromones) ou d’un comportement adopté (secousse du corps ou battement d’ailes) par un insecte pour signaler ses propriétés nocives ou dangereuses. Ex. Les punaises émettent souvent des phéromones d’alarme. Battement d’ailes des papillons possédant des ocelles ressemblant à de faux yeux. Voir aussi Attitude de défense, Mimétisme batésien, Synaposématique et Ocelle 2.

Apostatique adj. (Du gr. apo, hors de, écartement, différenciation et du gr. statikos, relatif à l’équilibre des corps). [Apostatic]. Voir Sélection apostatique.

Appareil n. m. [Apparatus]. Syn. de système.

Appareil auditif, [Auditory system]. Chez les Insectes, il est réalisé par des mécanorécepteurs spécialisés dans la détection et la réception des vibrations sonores, des variations de pression. La plupart des Insectes ne distinguent pas les sons, des vibrations. Ceux qui possèdent des neurones sensoriels sensibles à la pression peuvent percevoir les vibrations dans l’air ou dans l’eau et de ce fait entendre les sons. Chaque mécanorécepteur a une sensibilité particulière pour une gamme de fréquence de vibration (exprimée en Hertz). Chez les Insectes, les mécanorécepteurs responsables de l’audition sont les sensilles mécanoréceptrices et les scolopidies. Les sensilles mécanoréceptrices situées souvent sur la tête, possèdent des neurones sensoriels sensibles à la pression pouvant détecter les vibrations dans l’air ou dans l’eau et de ce fait permettent à l’insecte de percevoir les sons. Les scolopidies se trouvent dans les organes chordotonaux (organe subgenual, organe de Johnston et organe tympanique). Ces organes qui constituent les organes auditifs, sont souvent pairs. On les trouve sur le thorax. C’est le cas de certains papillons de nuit comme les noctuelles (Lépidoptères) qui disposent de ces organes dans le but non pas de se reproduire mais de détecter les ultrasons produits par leur prédateur, les chauves-souris. D’autres se situent sur les segments abdominaux (Lépidoptères, Hémiptères comme la Cigale, Orthoptères Caelifères comme le Criquet, chenilles arpenteuses des Lépidoptères Géométridés, etc.), ou les tibias des pattes antérieures (Orthoptères Ensifères comme la sauterelle et le grillon). Certaines Chrysopes, comme Chrysopa carnea (Névroptères Chrysopidés) peuvent percevoir les ultrasons au moyen de simples organes récepteurs situés sur la première nervure de leurs ailes antérieures. Voir aussi Appareil stridulatoire, Clou scolopal, Cymbalisation, Organes tympanaux, Ouie, Scolopidie, Scolopidium, Sensille mécanoréceptrice, Stridulation, Tympan et Ultrason.

Appareil buccal, [Mouthpart]. Il est formé par les pièces buccales, ou trophi de l'insecte. Ce sont le labre, les mandibules, les maxilles ou mâchoires, le labium et l’hypopharynx. Ces pièces sont portées sur la tête. Il en existe plusieurs types : Broyeur, Lécheur-suceur ou Piqueur-suceur. Voir Pièces buccales.

Appareil circulatoire, [Circulatory system]. Chez les Insectes, il est principalement constitué d’un vaisseau sanguin ouvert dans la cavité du corps de l’insecte aux deux extrémités. Cet appareil circulatoire court tout le long du corps sous le tégument du dos. A l’inverse des vertébrés, la circulation vasculaire est remplacée par une circulation lacunaire où le sang, prenant le nom d’hémolymphe pour les Insectes, est aspiré par ce vaisseau dorsal, pour être projeté vers la tête. L’hémolymphe circule donc de l’arrière vers l’avant puis retombe dans la cavité du corps (la cavité générale ou hémocèle) pour revenir vers le vaisseau dorsal. Ce tube dorsal ou vaisseau dorsal d’origine mésodermique, est parfois appelé cœur ou tube cardiaque. Mais c’est en fait la partie postérieure du vaisseau dorsal qui est contractile et qui peut être assimilable au cœur des vertébrés. L’aorte qui correspond à la partie antérieure (situé dans le thorax et la tête) du vaisseau dorsal n’est pas contractile. Le cœur est divisé en chambres de 7 à 11 ventricules (ou ventriculites) ayant chacune deux ouvertures ou ostioles permettant à chaque chambre de communiquer entre elles. Au sein de ses communications un système de valvules empêche le sang de refluer. Ce vaisseau dorsal, a des parois qui se contractent régulièrement grâce à la présence de muscles aliformes (en forme de triangle, comme une aile) prenant naissance sur le diaphragme dorsal composant un sinus (espace) péricardique. La contraction des muscles aspire le sang présent dans la cavité générale ou hémocèle et remplit le vaisseau dorsal. Ses battements assez réguliers sont ordinairement de soixante par minute quand l'animal est au repos. L’hémolymphe circule dans les pattes en allant vers les tarses par la face antérieure des pattes et remonte vers le corps en passant par leur surface postérieure. Il circule dans les ailes au travers les nervures longitudinales en allant de la base vers l’apex et en revenant par le champ postérieur de l’aile. Cette circulation dans les ailes, les pattes et les antennes s’effectue au moyen d’organes pulsatiles situés à leur base que l’on nomme ampoules ou « cœurs accessoires ». Il a même été découvert la présence de ce système de cœur accessoire dans l’oviscapte des femelles du grillon domestique (Acheta domestica). En perpétuel mouvement, cette circulation de l’hémolymphe a une fonction principalement nutritive mais aussi excrétrice. Voir aussi Aorte, Appareil excréteur, Circulation lacunaire, Circulation sanguine, Cœur, Hémocèle, Hémolymphe et Vaisseau dorsal.

Appareil de Golgi, [Golgi apparatus]. Organite cellulaire ayant pour fonction d’emballer les protéines au sein de vésicules (organe en forme de petits sacs). Ces vésicules protéiniques présentent au sein des cellules épithéliales vont permettre la formation dès l’apolyse d’une partie de l’épicuticule. L'appareil de Golgi est le lieu de passage dans lequel les protéines et les lipides fabriqués dans le réticulum endoplasmique subissent les transformations nécessaires à leur action (processus de maturation). Voir aussi Apolyse, Reticulum endoplasmique et Cellules épithéliales.

Appareil digestif, [Digestive system]. Chez les Insectes, la structure de base de l’appareil digestif commune à tous est constituée par un tube digestif et des glandes annexes. Généralement court chez les insectes carnivores, il est souvent très long chez les phytophages. De manière générale, le tube digestif est divisé en trois parties : L’intestin antérieur ou stomodeum, l’intestin moyen ou mésentéron et l’intestin postérieur ou proctodeum. L’intestin antérieur possède souvent un réservoir ou jabot, qui sert au stockage des aliments venus de la bouche. Les glandes annexes consistent en général en des glandes salivaires (labiales ou mandibulaires notamment) qui débouchent dans la cavité buccale. L’appareil digestif a pour fonction d’assurer la transformation des aliments (par la sécrétion des sucs digestifs) et leur assimilation (absorption des produits de la digestion par les cellules épithéliales). La digestion a lieu dans l’intestin moyen où les aliments sont, principalement, absorbés. Les déchets provenant des aliments qui n’ont pas été digérés traversent l’intestin postérieur et sont éliminés. À la limite entre l’intestin moyen et l’intestin postérieur débouchent les tubes de Malpighi, qui jouent le rôle d’un rein. Il est à noter que chez certains insectes comme les éphémères, le système digestif est totalement absent. Voir également Appareil excréteur, Digestion, Glande salivaire, Intestin antérieur, moyen et postérieur, Salivarium et Tubes de Malpighi.

Appareil excréteur, [Excretory system]. L’excrétion a pour but de maintenir la composition du milieu interne. Elle doit pour cela éliminer les déchets du métabolisme des protéines (sels minéraux excédentaires, déchêts de l’hémolymphe), mais aussi l’eau en surplus. Chez les Insectes, l’appareil excréteur comprend l’intestin (antérieur, moyen et postérieur) mais surtout des reins d’élimination, les tubes de Malpighi et pour une moindre part de cellules réparties dans l’organisme correspondant au corps gras et aux néphrocytes. Les tubes de Malpighi formés par l’évagination de la base de l’intestin postérieure sont de ce fait insérés entre l’intestin moyen et postérieur. Leur nombre varie de 0 (collemboles, strepsiptères, etc..) à 100 (Orthoptères). Les tubes de Malpighi servent à extraire les déchets transportés par l’hémolymphe en filtrant cette dernière qui sera ainsi purifiée. Le filtrat est alors rejeté dans le côlon (gros intestin du proctodeum) et lorsqu'il atteint le rectum, l'eau et les sels essentiels sont réabsorbés. Chez les espèces à alimentation liquide, les tubes de Malpighi excrètent une urine plus fluide que chez les insectes se nourrisant d’aliments solides. L’urine contient les déchets azotés qui seront éliminés en se mélangeant avec les fèces avant d’être rejetés par l’anus. C’est pour cette raison que le système excréteur chez les insectes est aussi appelé complexe proctodeum-tubules de Malpighi. Voir aussi Acide urique, Corps gras, Cryptonéphridisme, Intestin, Métabolisme, Néphrocyte et Tubes de Malpighi.

Appareil génital, [Genital system]. Organes génitaux externes des deux sexes des insectes portés par les segments abdominaux VIII ou IX. Les appendices ou gonopodes de la région génitale sont différents selon le sexe. Chez les mâles des insectes évolués, il s’agira toujours du segment IX. Les genitalia externes des femelles sont en fait l’ovipositeur. Ceux des mâles sont l’aedeage. La disposition des organes génitaux sur l’extrémité de l’abdomen est caractéristique pour chaque groupe d’insectes. Les modes d’insémination et de reproduction sont multiples et variées. Il existe chez les insectes différentes pièces servant à assurer l’accolement des organes génitaux et qui à ce titre font partie de l’appareil génital. Il s’agit des claspers, des harpogones, des paramères, des styles ou gonapophyses, des organes périphalliques, etc. ou même parfois des cerques qui peuvent jouer aussi ce rôle (ou Cercoïdes des Odonates). Les organes sexuels externes des mâles dérivent pour partie de pattes abdominales et servent généralement à maintenir la femelle pendant la copulation. Pour les genitalia internes, voir Appareil reproducteur. Voir aussi Aedeage, Genitalia, Cercoïde, Cerque, Clasper, Gonopodes, Gonapophyses, Harpagones, Paramères, Style, Organes périphalliques et Ovipositeur.

Appareil gustatif, [Gustatory apparatus]. Voir Gustation.

Appareil nerveux, [Nervous system]. Voir Système nerveux.

Appareil olfactif, [Olfactory receptors]. Voir Olfaction.

Appareil reproducteur, [Reproductive system(s)]. Les Insectes sont bisexuels ce qui signifie que l’on trouve mâles et femelles. La reproduction asexuée est cependant possible (parthénogenèse). L’appareil reproducteur chez les femelles est constitué en général de deux ovaires (paire de gonade femelle). Chaque ovaire est constituée d’un nombre variable d’ovarioles (ou tubes ovigères ou gaîne ovarique) dont la quantité varie de quelques-uns un à plus d’un millier. On en trouve qu’un seul chez certains Aphidiens, 2 chez la glossine, ou 8 chez la blatte du genre Periplaneta, plus de 100 chez les Diptères et jusqu'à plus de 2000 chez certaines femelles de Termites. Leur nombre est cependant en général de 4 à 8 par ovaire chez les divers ordres d’insectes. Les ovarioles peuvent être de trois types distincts, panoïstique, méroïstique polytrophe ou méroïstique acrotrophe (ou télotrophe) (Voir ces termes). Chaque ovariole aboutit à un calice ovarien qui correspond à la base élargie des oviductes latéraux. Les oviductes latéraux se réunissent en un oviducte principal qui se termine par le vagin (ou Bursa copulatrix ou chambre génitale) dans lequel débouchent une spermathèque (lieu de stockage provisoire des spermatozoïdes appelé aussi réceptacle séminal) ainsi que des glandes accessoires en nombre et formes variées. Ces glandes permettent la conservation du sperme mais aussi l’élaboration d’une substance visqueuse qui facilitera l’adhésion des œufs ou de l’oothèque au substrat. Le gonopore (orifice extérieur de l’appareil génital) se situe sur le 8e segment abdominal (la chambre génitale ou vagin se situant sous le sternite 8). Quant aux mâles, leur appareil reproducteur comporte deux testicules (paire de gonade mâle) constituées par des faisceaux de tubes séminifères (follicules) en nombre variable, deux spermiductes (ou canaux déférents) qui évacuent les spermatozoïdes, après être passés cependant au préalable par le canal éjaculateur. On trouve aussi des vésicules séminales (organe de stockage des spermatozoïdes) qui débouchent dans ce canal éjaculateur. Des glandes accessoires (appelées mésadénies et ectadénies) vont permettre la sécrétion d’une substance qui servira à englober les spermatozoïdes dans une capsule rigide, un spermatophore, dont la forme est souvent complexe. Les canaux déférents, les glandes annexes (glandes qui contribuent à l’élaboration des spermatophores et du liquide séminal) et glandes accessoires débouchent dans la région intermédiaire du bulbe éjaculateur. Le bulbe éjaculateur est un organe qui contient le canal éjaculateur. Le canal éjaculateur débouche dans la phallobase puis le pénis en lui-même (ou aedeagus). Le gonopore, chez les mâles, est à l'arrière du 9e segment abdominal (appelé epandrium). Pour les genitalia externes, voir Appareil génital. Voir aussi pour le mâle : Aedeagus Bulbe éjaculateur, Canal éjaculateur, Phallobase, Phallus, Spermathèque, Spermatogenèse, Spermatogonie, Spermatozoïde, Spermiducte, Testicule et Tubes séminifères. Voir pour la femelle : Bourse copulatrice, Calice ovarien, Filament terminal 2, Méroïstique, Ovaire, Ovariole, Ovipositeur, Oviducte, Panoïstique, Parthénogenèse, Spermathèque, Vagin et Vitellarium. Voir aussi pour mâles et femelles : Germarium, Glande accessoire 1, Gonade, Gonopore et Reproduction.

Appareil respiratoire, [Respiratory system(s)]. Chez les Insectes, il est en général constitué d’un système trachéen, tout comme d’ailleurs chez les Myriapodes et les Chélicérates. C’est la raison pour laquelle ces groupes d’Arthropodes sont des Trachéates. Il s’agit du premier système respiratoire ayant permis aux Héxapodes de conquérir la terre ferme il y a plus de 395 Millions d’années. Les trachées sont des tubes creux ramifiés qui s’ouvrent vers l’extérieur par des orifices, des ouvertures situées sur le thorax ou l’abdomen, appelés stigmates. L’insecte peut au besoin les ouvrir ou les fermer. Les trachées pleines d’air, se subdivisent, se ramifient en tubes de plus en plus fins, les trachéoles, qui mesurent environ 1 µm de diamètre, jusqu’à atteindre chaque cellule du corps. Les échanges gazeux ne se font donc pas par l’intermédiaire de l’hémolymphe chez les insectes. Des mouvements respiratoires sont quelquefois nécessaires pour assurer le renouvellement de l’air trachéen, ce qui rapproche alors beaucoup l’appareil trachéen d’un appareil pulmonaire. La contraction et le relâchement des muscles abdominaux fait pénétrer l’air atmosphérique par les stigmates. Puis l’insecte ferme ses stigmates et se contracte (aplatissement dorso-ventral) afin de pousser l’air dans les trachéoles jusqu’aux cellules des différents organes. L’air vicié, constitué de dioxyde de carbone peut être évacué par le système circulatoire sous forme de bicarbonate. Mais il peut également être évacué via le système digestif, respiratoire ou par diffusion au travers de la cuticule. Il existe une grande variabilité de systèmes respiratoires selon les ordres et même selon le stade de développement. Certains insectes de petite taille respirent par diffusion de l’oxygène à travers la paroi du corps (ex. Larves aquatiques de Plécoptères, ou encore, cas des Collemboles). On connait également le cas des larves de chironomes qui respirent l’air atmosphérique au moyen de leurs tubules abdominaux. D’autres larves d’insectes aquatiques respirent à l’aide de trachéobranchies (Ex. Larves d’Hydrophilidés, de Dryopidés, ou de Libellulidés), alors que l’imago aérien respire à l’aide des trachées. Mais outre la respiration, l’appareil respiratoire a également pour fonction d’améliorer la vision de certains papillons nocturnes, chez lesquels il existe de nombreuses trachées derrière la rétine (voir Tapetum). Il peut servir aussi à améliorer le son produit par les cigales qui disposent de sacs aérifères pour amplifier leur chant. C’est également un important système de refroidissement des muscles lors du vol. Le système trachéen est également utilisé lors de la mue pour déplisser la nouvelle cuticule. Voir Branchie, Stigmate, Tapetum, Trachée, Trachéates, Trachéole. Voir aussi Hémimétaboles, Mue, Plastron aérifère, Thermorégulation, Trachéobranchie et Respiration aquatique.

Appareil stridulatoire, [Stridulating organs]. Il est constitué de manière général d’une râpe (ou pars stridens ou crête stridulante ou archet), qui correspond à un organe saillant (dent, arête, etc.) qui va frotter sur une surface, un grattoir (ou plectrum ou chanterelle) ou un autre organe rugueux (Ex. plaque stridulatoire). Il est à noter cependant que chez les Cigales dont le chant est l’un des plus stridents dans le monde des insectes, ce dernier ne résulte pas d’un frottement proprement dit, mais de la déformation de membranes, appelées cymbales (ou timbales). Chez les Cigales, le son produit sera amplifié par la présence d’un miroir (tympan) accolé à un résonateur, une vaste poche d’air occupant la majeure partie de l’abdomen, appelée communément « chapelle ». Les organes stridulants sont très variés selon les espèces : anneaux, élytres, cuisses, arête interne comme chez certains longicornes, abdomen, thorax, etc. Ces appareils stridulatoires sont situés sur les pattes, mais également sur les élytres, le thorax, l’abdomen ou le rostre (Cas de certains Hémiptères Réduviidés). Quelque fois, des plages membraneuses appelées miroir, tambour, harpe ou tympan amplifient le son en servant de caisse de résonance. Ainsi, chez les Orthoptères Ensifères, les élytres des mâles ont une cellule particulière, le miroir dont la fonction est d’amplifier le son produit par le frottement de la râpe (ou archet ou pars stridens). Les capricornes (Coléoptères Cérambycidés) ont la particularité de présenter des organes stridulants sur le thorax. La partie dorsale du mésothorax présente une plaque striée (ou plaque stridulatoire) sur laquelle frotte le bord postérieur du pronotum (capuchon) produisant ainsi un son. Chez les Hyménoptères Formicidés, on trouve également sur le postpétiole un grattoir qui viendra frotter une plaque bombée microstriée, ce qui leur permettra d’émettre des sons pouvant aller jusqu’à 60 kHz (ultrasons). Mais pour d'autres arthropodes, comme la mygale, la stridulation est effectuée par le frottement d’organes situés sur les chélicères ou les pédipalpes. Voir aussi Aile, Appareil auditif, Archet, Bourdonnement, Grésillement, Cymbalisation, Plaque stridulatoire, Plectrum, Stridulation et Ultrason.

Appareil visuel, [Visual system]. Voir Ocelle, Œil, Yeux simples, Yeux composés, Stemmate, Ommatidie, Perception des couleurs, Dichoptique, Holoptique, Vision en mosaïque, Vision par apposition, Vision par superposition et Champ de vision.

Appareil vulnérant, [Wounding apparatus]. Voir Aiguillon, Dard, Hypopharynx, Pièces buccales Piqueur Suceur et Stylet.

Apparent, n. m. [White satin Moth, Satin Moth]. Nom usuel d’un Insecte Lépidoptère de la Famille des Lymantriidés, Leucoma salicis L.

Appel (chant d’), Voir Chant d’appel.

Appel en tandem, [Tandem calling]. Voir Tandem calling.

Appendice n. m. [Appendage(s)]. Prolongement d’une pièce généralement paire ajoutée à une autre. Les antennes, les pièces buccales, les pattes, les ailes etc. sont des appendices. Chez les Arthropodes, les appendices, sont portés par les segments (Ex. Les mandibules sont portées par le segment mandibulaire). On distingue les appendices reliés à la reproduction qui sont insérés sur l’abdomen, de ceux qui ne le sont pas (pièces buccales, antennes, pattes, …). Parmi ces derniers on peut distinguer ceux qui sont masticateurs (mandibules, maxilles), sensoriels (antenne, palpes), préhenseurs (pinces), et locomoteurs (pattes). Voir aussi Appendices abdominaux.

Appendices abdominaux, [Abdominal appendages]. L’abdomen porte des appendices qui sont en général liés aux trois régions terminales de l’abdomen que sont les régions prégénitale (ex. tube ventral des Collemboles, fausses-pattes des chenilles, etc…), génitale (ex. Genitalia que sont l’ovipositeur et l’aedeage et les organes periphalliques) et post-génitale (ex. cerques, filum terminal, valves anales, etc…). Les appendices de la région génitale sont les gonopodes appelés parfois styles. L’orifice génital s’ouvre en général en arrière du huitième segment chez le mâle et en arrière du neuvième chez la femelle. L'organe copulateur mâle est formé par des sclérites du 9ème segment. Le pénis est très variable dans les groupes d'Insectes. Chez la femelle, l’abdomen, en général plus gros que ceux des mâles, porte souvent à son extrémité un organe de ponte, l’ovipositeur, ou oviscapte (qui est un type d’ovipositeur) de forme très variable et qui sert à déposer les œufs dans le sol ou sur les végétaux. L’oviscapte des Orthoptères et des Hyménoptères Apocrites Térébrants est formé par 6 valves ou gonapophyses (valves ventrales postérieures et antérieures, valves latérales). Chez les femelles Hyménoptères Apocrites Aculéates, ces pièces, appelées stylets, forment un dard vulnérant. Enfin, en ce qui concerne la région post-génitale on trouve une paire d'appendices que sont les cerques, sortes de prolongements du corps en forme de filaments que l’on trouve notamment chez les Ephémères (appelés aussi urogomphes chez les larves de certains Coléoptères). Mais, peuvent également constituer des appendices abdominaux, les fausse-pattes des chenilles, les pygopodes des larves de Coléoptères et d’Hyménoptères, les styles et gonostyles des Archaeognathes, les cerques (Ex. des Ephémères), les appendices anaux (cerques et cercoïdes) des Odonates, les cornicules des pucerons, la furca, le rétinacle et le collophore des Collemboles, la pince abdominale (ou forceps) des Dermaptères, les crochets de larves de Cicindèles ou des larves de Trichoptères, la corne des larves de Lépidoptères Sphingoïdes et le siphon respiratoire des larves d’Hémiptères Belostomatidés et Népidés ou des larves de Diptères Nématocères Culicidés. Voir aussi Abdomen, Appareil reproducteur, Appendices anaux, Cercoïde, Cerque, Fausses-pattes, Furca, Genitalia, Gonopode, Gonostyle, Ovipositeur, Pygopode, Rétinacle, Siphon respiratoire, Style et Valve 2.

Appendices accessoires, [Accessory appendages]. Ils désignent, notamment chez les Anglo-saxons, les appendices génitaux que l’on trouve sous le deuxième et troisième segment abdominal des mâles chez les Odonates.

Appendices anaux, [Anal appendages]. 1. Chez les Odonates, organes présents à l’extrémité de l’abdomen des mâles leur servant à tenir la femelle pendant l’accouplement. Chez les mâles Zygoptères, les appendices anaux sont constitués sur le dessus d'une paire de cercoïdes et sur le dessous d'une paire de cerques. Chez les mâles Anisoptères, les appendices anaux sont constitués sur le dessus d'une paire de longs cercoïdes et sur le dessous d'une lame supra-anale centrale plus courte. Voir aussi Odonates, Cerques, Cercoïdes et Cœur copulatoire. // 2. Chez les Collemboles, paire de soies, d’épines, modifiées résultant d’un tubercule proche de l’anus (situé sur le sixième segment abdominal) et courbées habituellement vers l’arrière. La disposition des ces épines anales est caractéristique du Genre ou de l’Espèce.

Appendices génitaux, [Genital appendages]. Voir Appareil génital et Gonopodes.

Appendices gnathaux, [Gnathal appendages]. Syn de pièces buccales. Voir Pièces buccales.

Appétence n. f. [Appetite]. Réponse à un stimulus physiologique. Ex. Appétence sexuelle.

Apron n. m. Canal génital des femelles de Strepsiptères débouchant étrangement au niveau de la jonction entre céphalothorax et abdomen. Cette particularité anatomique est justifiée par le fait que la femelle, a l’aspect larvaire, reste dans l’hôte (qu’elle digère petit à petit), avec une partie de son avant-corps. L’apron permet aux larves nouveau-nées (triongulins qui éclosent dans sa cavité générale et la dévorent), de sortir ainsi vers le monde extérieur afin de rechercher un nouvel hôte à « stylopiser ». Voir aussi Stylopisation.

Apsilocephalidés (Apsilocephalidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Diptères Brachycères Muscomorphes Asiloïdes.

Aptère adj. (Du préfixe a, privé et du gr. pteron, aile). [Apterous]. Qui est dépourvu d'aile. Outre les Aptérygotes, il existe chez les Ptérygotes des insectes désailés. Ainsi, on trouve des insectes Ptérygotes aptères chez les ouvriers et soldats termites (Isoptères) ou fourmis (Hyménoptères). Tous les Mantophasmatodés, Grylloblattodés, Dermaptères Diploglossates ou Dermaptères Arixénioides sont aptères. Les adultes chez certains Coléoptères (Bothridéridés, Ténébrionidés), Hémiptères (Aphidoïdes, Gerridés et Hydrométridés), Orthoptères (Eumastacidés, Tettigoniidés, Sténopelmatidés), Psocoptères (Caeciliusidés, Elipsocidés, Liposcelidés), Dictyoptères (Blattodés) sont également aptères. Chez certains parasites, les ailes se sont atrophiées (Siphonaptères comme les puces et Phthiraptères comme les poux). Il existe également des mouches aptères (ex. Diptères Hybotidés, Hippoboscidés). Chez certains insectes seuls les mâles sont ailés. Ainsi les femelles d’Embioptères, d’Hémiptères (cochenilles Coccidés, Margarodidés, Astérolecaniidés ou Diaspididés), de Strepsiptères et même de certains Coléoptères (Drilidés, Lampyridés, Méloïdés), Lépidoptères (Psychidés), Hyménoptères (Dryinidés, Tiphiidés, Sclerogibbidés), Dictyoptères (certaines espèces de Corydiidés), Mécoptères (Boréidés ou d’autres espèces) ou de Phasmoptères sont aptères. Au contraire chez les Coléoptères Scolytidés ou chez les Thysanoptères Mérothripidés, ce sont les mâles qui sont aptères. Contr. Ailé. Voir aussi Aptérygotes, Brachyptère, Macroptère, Microptère et Désailé.

Aptères n. m. pl. 1. Chez les Coléoptères, terme utilisé pour les espèces qui possèdent des élytres mais pas d'ailes membraneuses (inexact, mais consacré par l'usage). // 2. Classification donnée par Aristote à qui l’on doit la première classification connue du monde vivant et qui distingua deux groupes parmi les Insectes, les aptères (sans ailes) et les ptères (ailés) dans son « Histoire des Animaux ». Voir aussi Aptérygotes.

Aptérisme n. m. Qui est dépourvu d'aile.

Apteropanorpidés (Apteropanorpidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Mécoptères (Mouches-scorpions).

Aptérygotes (Apterygota) n. m. pl. (Du préfixe a, privé et du gr. pterux, pterugos, aile). Groupe biologique d’Arthropodes, considérés comme des Insectes très primitifs sans ailes, sans métamorphoses (amétaboles), donc sans stades larvaires. Ce sont des insectes primitifs, qui n'ont jamais possédé d'ailes au cours de leur développement. Ce dernier s’effectue par mues successives. Ils ne connaisent pas de métamorphose au cours de leur vie. Le terme d’Aptérygotes désignait autrefois les Collemboles, les Protoures, les Diploures et les Thysanoures. De nos, jours, les Protoures, les Diploures et les Collemboles ne sont plus considérés comme des Insectes, car leurs pièces buccales sont entognathes (enfoncées dans une cavité). Aujourd’hui, le mot « Aptérygote » désigne plutôt les Thysanoures (Archaeognathes + Zygentomes) dont les pièces buccales sont ectognathes et qui font donc partie de la Classe des Insectes. Syn. du Sous-Phylum des Hexapoda (Selon SITI). Voir aussi Ectognathes, Insectes primitifs, Mue, Néoptères et Ptérygotes.

Aptine (Aptinus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Carabidés, carabe cosmopolite. Ex. Aptinus lugubri.

Apyrase n. f. [Apyrase]. Constituant de la salive de la plupart des Arthropodes hématophages, substance inhibitrice de l’agrégation plaquettaire et facilitant ainsi la succion du sang. Syn. ADP. Voir aussi Chrysoptine.

Aquatique adj. (Du lat. aqua, eau). [Aquatic]. Qui vit dans l’eau.

Arabi n. m. Voir Simulie.

Arachnides (Arachnida) n. f. pl. Classe d’Arthropodes Chélicérates. Ce sont des animaux terrestres à respiration trachéenne et/ou pulmonaire, qui se développent sans métamorphoses et qui présentent six paires d’appendices (2 paires de pédipalpes et 4 paires de pattes). Leur corps est typiquement divisé en deux régions : le prosoma ou céphalothorax et l’opisthosoma ou « abdomen ». L’étude des fossiles semble indiquer qu’ils ont été parmi les premiers animaux à peupler la terre ferme, peut-être au début du Dévonien, il y a près 400 millions d’années. Les Arachnides, dont on estime qu’il existe environ cinquante mille espèces, forment une classe qui comprend 11 Ordres dont les Acariens, les Amblipyges, les Aranéides (ou araignées), les Opilions, les Palpigrades (ou microscorpions), les Pseudoscorpions, les Ricinulides (Ricinulei), les Schizomides (Schizomida), les Scorpions (Scorpiones), les Solifuges (Solifugae) et les Uropyges. Chez tous ces Arachnides, la digestion des aliments a lieu à l’intérieur d’une cavité préorale. Les Arachnides font partie avec les Pycnogonides et les Mérostomes du Sous-embranchement des Chélicérates. Voir aussi Dévonien.

Aradidés (Aradidae) Spinola, 1837 n. m. pl. [Flat bugs]. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Aradoïdes (Gymnocérates ou Géocorises). On en connait environ 1.800 espèces. Ils ont un corps de forme ovale, très aplati dorsalement. On les appelle d’ailleurs usuellement punaises plates. Ils sont de couleur noire ou foncée. Leurs antennes formées de quatre articles sont développées et visibles en vue dorsale. Ils n’ont pas d’ocelles. La face supérieure de leur thorax montre des saillies, des arêtes ou des fossettes. Leurs hémélytres n’ont pas de cunéus (partie apicale, triangulaire de la corie, individualisée par une fracture cunéale). Leur scutellum est peu développé. Leurs tarses sont formés de deux articles. Les arolia sont absents. La plupart vivent sous les écorces ou la litière des sous-bois. Ce sont des corticoles, suceurs de mycélium (thalle des champignons). Beaucoup d’espèces sont grégaires. Quelques unes apportent des soins à leur progéniture. Ils sont cosmopolites. Syn. Dysodiidae Reuter, 1912 ; ou Meziridae Oshanin 1908.

Aradoïdes (Aradoidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Hémiptères Pentatomomorphes comprenant la Famille des Aradidae et des Termitaphididae.

Araeopidés (Araeopidae) Metcalf, 1938 n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Auchénorrhynques Fulgoromorphes. Ils sont identifiables à leur gros premier segment antennaire et à l’éperon foliacé mobile de leurs tibias postérieurs. Ils portent également le nom de Delphacidés. Ce taxon n’est pas reconnu par SITI, NCBI et Fauna Europaea. Syn. Delphacidés. Voir Delphacidés.

Araignée d’eau, Nom usuel des Gerris. Voir Gerris.

Araschnia n. f. Genre d’Insectes Lépidoptères Nymphalidés, appelé communément « Vanesse », dont la chenille vit sur l’ortie et qui présente chaque année deux générations d’aspect différent à l’âge adulte. Ex. La « carte géographique », Araschnia levana dont le revers des ailes évoque un réseau routier sur une carte.

Arboricole adj. (Du lat. arbor, arbre et colere, habiter). [Arboreal]. Qui vit sur ou dans les arbres. Ex. Les fourmis du genre Azteca sont exclusivement arboricoles. Voir aussi Habitats biotiques.

Arbovirus n. m. (Abréviation anglaise de ar(thropod) bo(rne) virus). [Arbovirus]. Virus transmis par un arthropode responsable d’un grand nombre d’encéphalites. Les arbovirus se maintiennent dans la nature ou par le biais d’une transmission biologique entre hôtes vertébrés réceptifs. Cette transmission est assurée par des arthropodes hématophages (comme le moustique ou la tique entre autres). Par ex., le chikungunya est une infection virale due à un arbovirus appartenant à la Famille des alphavirus. Le virus de la fièvre jaune, la dengue, le virus Zika, l’encéphalite japonaise, etc. sont aussi des arbovirus. Voir aussi Flavivirus.

Arbovirose n. f. [Arboviral]. Maladie dont l’origine est due à un arbovirus. Différents genres de moustiques sont les vecteurs de ces maladies. Le genre Aedes est notamment incriminé dans la transmission de la dengue et de la fièvre jaune. Voir Dengue et Fièvre jaune.

Arbre phylogénétique n. m. [Phylogenetic tree]. Arbre qui montre les relations de parenté entre les différents taxons et qui met ainsi en avant une histoire des caractères. Les relations ancêtres-descendants ou les relations généalogiques entre les différents taxons, sont ainsi mises en évidence. L’arbre phylogénétique ressemble donc à un arbre généalogique mais le passage d’un taxon à l’autre s’effectue sur une longue période en fonction de l’évolution des caractères. Voir aussi Classification phylogénétique.

Archaeocynipidés (Archaeocynipidae) Rasnitsyn & Kovalev, 1988 n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Cynipoïdes.

Archaeognathes, Voir Archéognathes.

Archaeorrhynches (Archaeorrhyncha) n. m. pl. [Planthoppers]. Groupe taxinomique d’Insectes Hémiptères Euhémiptères Néohémiptères regroupant la Super-famille des Fulgoroidea ainsi que les Familles des Tettigometridae et des Tropiduchidae. Syn. selon NCBI Fulgoromorphes.

Archembiidés (Archembiidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Embioptères.

Archéocoryses n. f. pl. (Du gr. archos, arkhaios, ancien, primitif et koris, punaise). Groupe d’Hémiptères primitifs gymnocérates prédateurs vivant aux bords des eaux regroupant la famille des Aepophilidés et des Saldidés.

Archeocrypticidés (Archeocrypticidae) Kaszab, 1964 n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Ténébrionoïdes (selon SITI).

Archéognathes ou Archaeognathes (Archaeognatha) n. m. pl. (Du gr. archos, arkhaios, ancien, primitif et gnathos, mâchoire). [Bristletails]. Sous-classe et/ou Ordre d’Insectes. Dans les classifications anciennes, les insectes Archéognathes formaient le premier Sous-ordre des Thysanoures, Classe des Aptérygotes, groupe des Hexapodes. Cet Ordre sous le nom de Thysanoures était regroupé avec les Zygentomes. Aujourd’hui, selon SITI, c’est une Sous-classe d’Insectes comprenant un Ordre du même nom regroupant 3 Familles (dont celle des Machilidae et des Meinertellidae) dont une, fossile, comprenant près de 500 petites espèces. Selon NCBI, il s’agit du seul Ordre faisant partie de la Sous-classe des Monocondyliens dans la Classe des Insectes (les Thysanoures étant des Dicondyliens). Les Archaeognathes mesurent en moyenne 20 mm de long. Ce sont de petits insectes archaïques, primitifs. Leurs pièces buccales de type broyeur sont hypognathes et les mandibules sont puissantes. Ce sont d’ailleurs des Monocondyliens c’est à dire que leurs mandibules ne possèdent qu’un seul condyle articulaire. Cela les distingue des Dicondyliens (2 condyles articulaires) avec lesquels ils constituent les anciens ectognathes ou insectes vrais. Leurs yeux composés ronds sont très développés et contigus (coalescents). On trouve des ocelles sur la tête. Ils portent de longues antennes dont la longueur est en général quasi équivalente à celle du corps. Ils sont aptères. Leur corps est cylindrique, légèrement rétréci postérieurement (fusiforme). Vus de profil, ils ont un aspect bossu. Leur corps est recouvert d’écailles fines aux reflets gris. Leurs sternites abdominaux II et IX sont pourvus chacun d’une paire de styles qui leur servent à se mouvoir sur les surfaces escarpées. On trouve aussi un filum abdominal (fouet) plus long que les cerques. Les Archéognathes vivent sous les écorces, les pierres et dans les fissures, sur les côtes rocheuses, les falaises. Ils sont omnivores (plantes, lichen, mycélium, petits animaux) mais se nourrissent surtout des algues rejetées par la mer. Lorsque l'altitude ne leur permet pas de se nourrir d'algues, ils se nourrissent de lichens ou de mousse. Lorsqu’on tente de les saisir, ils sautent en se servant de leurs pattes et accentuent leur vitesse à l'aide de leurs segments abdominaux élastiques. Ils courent très vite. Ils sont surtout actifs aux heures chaudes de la journée. Ils ont une parade sexuelle élaborée. Lorsque la femelle est réceptive, elle redresse l’apex de son abdomen et le mâle sécrète alors un fil de soie d’où il fait s’écouler des gouttes de spermes qui entrent alors en contact avec la femelle. La femelle pondra alors de petits paquets d’œufs dans les fentes et les crevasses. Ce sont des épimétaboles, qui muent donc toute leur vie (jusqu’à 30 mues). Leur développement est cependant relativement lent. Les jeunes parviennent à maturité au bout de deux années. La longévité totale est voisine de trois ans. Ils ont une répartition mondiale. Les deux familles actuelles sont celles des Machilidés et des Meinertellidés. Les spécimens sont conservés dans l’alcool à 70°. Syn. de l’Ordre : Microcoryphia Verhoeff, 1904. Syn. de la Sous-classe : Monocondyliens. Voir aussi Thysanoures.

Archet n. m. [Rasp, Pars stridens]. Autre nom de la râpe ou pars stridens ou crête stridulatoire composant l’appareil stridulatoire de certains insectes avec le plectrum (grattoir). C’est en frottant sur le plectrum que cette râpe peut produire un son. L’archet se situe chez les Orthoptères Ensifères sur un épaississement nervural interne du pseudoélytre droit. Il est constitué par une nervure plus épaissie dotée d’une crête dentée chitinisée. Le son est produit par le frottement de l’archet contre la chanterelle (ou plectrum ou grattoir) situé à la base de la face inférieure de l’élytre gauche. L’archet est noté « m ». Autre ex. : Chez les larves de Coléoptères Lucanidés, on trouve une râpe qui se situe au milieu de la hanche. Syn. Râpe, Pars stridens. Voir aussi Appareil stridulatoire et Plectrum.

Archétype n. m. (Du gr. arkhetupon, modèle primitif). [Archetype]. Type primitif hypothétique à partir duquel on peut déterminer un schéma de base applicable à un groupe d’individus monophylétiques (qui ont un ancêtre commun).

Archipsocetes (Archipsocetae) n. m. pl. Infra-ordre (selon NCBI) d’Insectes Psocoptères Psocomorphes ne regroupant que la famille des Archipsocidés.

Archipsocidés (Archipsocidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Psocoptères Psocomorphes Archipsocetes (ou Homilopsocidés). On en connait 80 espèces distribuées en 5 genres. Ils sont de couleur rouge ou orange-brun, pâle parfois. Ils ont des antennes de 13 articles. Presque toute la surface de leur corps est densément couverte de poils longs. Les ailes sont blanc-crème. Les ailes antérieures portent de longues soies et possèdent une nervation réduite. Leurs tarses sont dimères. Ils vivent sur les écorces, souvent en groupe. Un comportement subsocial a d’ailleurs été observé chez certaines espèces. Les données morphologiques et moléculaires ont montré que cette famille qui possède son propre indra-ordre est un groupe sœur au reste du sous-ordre des Psocomorphes. Ils sont cosmopolites mais avec une plus grande diversité en Amérique centrale et du Sud.

Archiptères n. m. pl. (Du gr. arkhi, qui vient avant, qui est au plus haut degré et pteron, aile). Ancien Ordre d’Insectes qui réunissait les termites, les éphémères et les libellules, tous les insectes à métamorphoses incomplètes (ceux chez qui l’état nymphal fait défaut). Voir aussi Hémimétabole.

Archostemates (Archostemata) Kolbe, 1908 n. m. pl. Un des quatre Sous-ordres de Coléoptères comprenant les Familles suivantes : Crowsoniellidés, Cupédidés, Jurodidés, Micromalthidés et Ommatidés. C’est le plus primitif des Sous-ordres de Coléoptères. Leurs antennes sont moniliformes ou filiformes. Les Insectes de ce Sous-ordre présentent aussi une suture notopleurale, mais celle-ci peut être parfois effacée. L’apex de leurs ailes postérieures s’enroule en spirale sous les élytres au repos. Ces mêmes ailes postérieures présentent un oblongum (cellule médiane fermée). Leurs tarses ont 5 articles. Ce Sous-ordre se caractérise par la présence chez les individus qui le composent de 5 sternites abdominaux visibles (parfois 6 ou 7), le premier étant visible en son entier. Leurs larves ont des pattes à 6 segments. Les Trois autres Sous-ordres étant ceux des Adéphages, des Myxophages et des Polyphages.

Arctia n. m. (Du gr. arktos, ours). Genre d’Insectes Lépidoptères, type de la Famille des Arctiidés dont les représentants sont appelés communément « écailles ». Leur chenilles (appelées oursonnes ou hérissonnes) sont très poilues et capables de se déplacer rapidement. Ex. Arctia caja ou « écaille martre » ; Arctia villica ou « écaille fermière » ou « écaille villageoise ».

Arctiidés (Arctiidae) Leach, 1815 n. m. pl. [Tiger moths, Footman moths, Wasp moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates (Hétérocères) Eulépidoptères Ditrysiens Noctuoïdes, au corps lourd et velu, ce qui est à l’origine de leur nom (du gr. arktos, ours). Ils sont appelés communément « écailles ». On en connait près de 8.000 espèces. Ce sont des papillons d'aspect extérieur très divers aux couleurs habituellement brillantes, souvent aposématiques. Ils sont aussi souvent massifs et toxiques. Le proboscis est petit ou absent. Leurs palpes labiaux sont plutôt peu développés. Les antennes sont filiformes chez la femelle et souvent bipectinées ou ciliées chez les mâles. Beaucoup d’espèces de cette famille ont sur le prothorax une glande qui exsude un liquide nauséabond qui les rend immangeables et toxiques. Un tympan au développement extraordinaire (surtout chez les mâles) est bien visible sur la partie postérieure du thorax (métathorax) sous forme d’une membrane translucide située dans une cavité. Cette cavité est elle-même protégée par des opercules abdominaux. Ils peuvent produire des ultrasons en mettant en vibration les membranes de leur timbale, un organe résonnant situé au niveau de leur mésothorax. Ces ultrasons avertissent les prédateurs nocturnes qu’il faut les éviter (toxicité). Ces sons sont aussi émis lors de l’accouplement. Généralement la nervure Sous-costale de l’aile postérieure est fusionnée avec la radiale (Sc+R1) et s’écarte peu avant le milieu ou après le bord antérieur de la cellule discoïdale. Elle peut être aussi renflée à sa base. Leurs ailes sont vivement colorées et souvent marquées de taches ou de bandes jaunes, oranges, rouges et noires. Elles sont repliées en toit au repos. Les tibias des pattes antérieures portent une épiphyse. La formule de leurs épines tibiales est 0-2-4 ou 0-2-2. Toutes les femelles de cette famille sont caractérisées par la présence d’une glande phéromonale sur le dernier segment abdominal. Leur abdomen est également vivement coloré. Les œufs sont souvent déposés en groupe. Les chenilles nocturnes de cette Famille sont souvent velues et beaucoup d’entre elles consomment des plantes aux substances vénéneuses et sont de ce fait toxiques d’où la couleur aposématique de certaines espèces. Leurs chrysalides sont dans un cocon fait de poils et de soies. Ils sont cosmopolites mais la plupart vivent dans les régions néotropicales ou orientales. Ex. L’hylophile, vert et blanc, des forêts de chênes ou l’Arctia caja ou « écaille martre ». Les Arctiidés portent également le nom de Lithosiidés. Ex. L’écaille martre, Arctia caja L. Syn. Lithosiidae. Syn. senior Noctuidae selon Fauna Europaea. Selon NCBI, il s’agit d’une Sous-famille d’Erebidae et il faudrait parler d’Arctiinae. Syn. junior Amatidae, Ctenuchidae, Euchromiidae, Pericopidae, Syntomidae selon SITI. Voir Erebidés.

Arctique (région) adj. (Du gr. ancien arktos, ours). [Arctic zone]. Voir Région Arctique.

Arctogée n. f. [Arctogean]. Région regroupant les régions holarctique, afrotropicale et indomalaise. Elle correspond grossièrement à l’ensemble Afrique – Eurasie – Amérique du Nord. On parle à son propos d’empire faunique. Syn. Mégagée.

Arctoperlaria n. m. pl. Sous-ordre (selon Fauna Europaea) de Plécoptères (Perles) autrefois appelé Holognatha. Il regroupe des individus à tête hypognathe portant des mandibules épaisses et broyeuses. Ce Sous-ordre est lui-même divisé en deux Infra-ordres, celui des Euholognathes (ou Filipalpia) et celui des Systellognathes (aussi appelés Setipalpia ou Subulipalpia).

Arculus n. m. [Arculus]. Chez les Odonates, secteur proche de la base des ailes limité par la nervure Radiale fusionnée avec la Médiane (R+M) et la cubitale (Cu) formant un « nœud alaire », particulièrement complexe. La Radiale et la Cubitale se séparent au niveau d’un coude très net, l’arculus. Il est noté « Arc ». Voir aussi Anastomose.

Aréolates (Areolatae) n. m. pl. (Du lat. area, aire et –atus, caractérisé par). Infra-ordre d’Insectes Phasmoptères regroupant des insectes présentant des aréoles c'est-à-dire une zone triangulaire à l’extrémité distale de leurs tibias contrairement aux Anaréolates qui en sont dépourvus. Cette zone triangulaire correspond à une carène (une ligne, une arête saillante) du tibia qui se divise en fourche à sa base. Selon NCBI, on ne distingue les Aréolates des Anaréolates que dans le Sous-ordre des Vérophasmatodés. On y trouve les familles suivantes : Aschiphasmatidae, Bacillidae, Heteropterygidae, Heteronemiidae, Phylliidae, Pseudophasmatidae.

Areola postica, Cellule alaire délimitée par les deux branches de la nervure cubitale (Cu). Ex. Chez certains Psocoptères.

Aréole n. f. (Du lat. area, aire, petit espace). [Areola]. 1. Au sein d’une structure, surface délimitée plus ou moins par des reliefs de la cuticule. // 2. Cellules particulières de l'aile, formées entre deux branches de la même nervure, dans certains ordres d'insectes. Ex. Areola postica. Syn. en ce sens de Cellule. Voir Cellule.

Aréole fastigiale, [Fastigial foveolae]. Chez certains Orthoptères, fossettes paires situées dans la partie antérieure du vertex, en avant des yeux composés. Voir aussi Fastigium.

Aréolé, e, s adj. [Areolate]. 1. Qui présente une aréole. // 2. Dont l’aile présente des cellules fermées.

Areolet n. m. [Areolet]. Chez les Hyménoptères Ichneumonidés, nom particulier donné à la cellule submarginale 2 (SM2) du fait qu’elle soit très petite. Elle peut même quelquefois être absente.

Arête (stridulatoire) n. f. (Du lat. arista, barbe d’épi). Arête interne chez certains longicornes, située dans le prothorax et qui frotte sur une plaque stridulatoire provoquant ainsi la stridulation.

Argidés (Argidae) Konow, 1890 (Newman 1834) n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Symphytes (à l’abdomen largement soudé au thorax) Tenthrédinoïdes. On en connait près de 800 espèces, en faisant la deuxième plus grande famille de Symphytes après les Tenthredinidés. Leurs représentants sont généralement de couleur noire et rouge ou jaune. Certains ont un reflet métallique. Ils sont trapus. Ils mesurent entre 4 et 16 mm. Leurs antennes n’ont que 3 articles, le dernier étant allongé, claviforme chez les femelles, poilu ou bifurqué chez les mâles. Les ailes postérieures ne portent ni nervure Radiale, ni Secteur de la radiale. L’ovipositeur des femelles est court. Elle pond ses œufs à l’intérieur des feuilles ou des tiges au moyen de cet oviscapte en forme de scie. Leurs larves grégaires, ressemblant beaucoup à des chenilles, se nourrissent de feuillages (phytophages) et certaines espèces sont de ce fait nuisibles aux rosiers et aux pommiers. Ils sont un peu sociaux, la femelle gardant ses larves jusqu’à ce qu’elles se nymphosent dans un cocon de soie. Ils sont appelés communément « Tenthrèdes ». Ils sont cosmopolites. Ex. Arge pagana qui se développe sur les rosiers.

Argus, n. m. Nom vernaculaire donné à des Insectes Lépidoptères Lycénidés de la Sous-famille des Lycaeninae (aux couleurs cuivrées, brun-rouge) ou de la Sous-famille des Polyommatinae (aux couleurs bleutées). Ex. : Le « Cuivre écarlate » ou « Argus satiné », Palaeochrysophanus hippothoe. Le « Cuivré fuligineux » ou « Argus myope », Heodes Tityrus. « L’azuré bleu céleste », ou « Belargus », ou « Adonis bleu » ou « Argus bleu céleste », Polyommatus belargus. Syn. Cuivré ou Azuré. Voir Azuré, Cuivré et Lycénidés.

Argynne (Argynnis) n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Nymphalidés. Ex. Argynnis paphia dont la chenille vit sur la violette et le framboisier appelé également « Tabac d’Espagne » ou « Nacré », à cause des taches nacrées du dessous des ailes.

Argyresthia n. m. [Shiny head-standing moth]. Genre d’Insectes Lépidoptères Yponomeutoïdes Yponomeutidés. Ex. La Teigne des pommes,  Argyresthia conjugella. La Teigne des fleurs des cerisiers,  Argyresthia pruniella.

Argyresthiidés (Argyresthiidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Amphiesmenoptères Lépidoptères Glossates Néolépidoptères Hétéroneures Ditrysiens Yponomeutoïdes. Ils ne mesurent pas plus de 10 mm d’envergure. Ex. Argyresthia arcella F.

Argyroploce Hübner, 1825 n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères Tortricidés (Sous-famille : Olethreutinae). Ex. Argyroploce aquilonana.

Arista n. f. (Du lat. arista, barbe d’épi). [Arista]. Chez les Diptères Brachycères Cyclorrhaphes (ou Diptères supérieurs) appendice généralement long, en forme de soie sensorielle (sensille), porté par le troisième et dernier article antennaire. Il s’agit d’une soie articulée portant de ce fait une articulation basale. Elle se situe en général sur le coté et est rarement en position apicale. Lorsqu’elle est en position apicale, on parle alors d’un style, ce que l’on retrouve chez les Diptères Brachycères Orthorrhaphes (Style des Athéricidés, des Dolichopodidés, des Rhagionidés, des Scénopinidés, des Stratiomyidés, des Tabanidés, etc.). L’arista ne se rencontre donc en général que chez les Cyclorrhaphes (exception chez les Bombyliidés). Pl. Aristae. Voir aussi Style.

Aristé, e, s adj. [Aristate]. Qui porte un chète ou une arista (une longue soie). Cette soie peut être pubescente, plumeuse ou nue. Les Diptères supérieurs (les mouches) ont des antennes aristées. Voir aussi Stylé.

ARISTOTE (-384 à -322) n. p. Philosophe Grec, qui fut le premier à proposer une classification du règne animal en distinguant les vertébrés des invertébrés (dits aneïma dont le sang est incolore). Il fit une synthèse des connaissances de l’époque sur les insectes dans son Histoire des Animaux. Il distingua les entoma en les décrivant comme des animaux pourvus de pieds et ayant le corps divisé par des incisions plus ou moins profondes. A propos des Insectes, il effectua une classification entre Ptères et Aptères et distingua à partir des pièces buccales, les broyeurs des suceurs. Mais en réalité, seuls 47 insectes sont mentionnés dans ces écrits.

Arixeniidés (Arixeniidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Dermaptères Arixenioïdes. Ils sont parasites des chauves-souris.

Arixénioïdes (Arixenioidea) n. m. pl. L’un des trois Sous-ordres de Dermaptères comprenant la seule Famille des Arixéniidés. Ce Sous-ordre se caractérise des autres par le fait que ses représentants sont aptères, parasites, à yeux réduits. Leurs cerques ne sont pas en forme de pince. Ils ressemblent à de petites araignées. Ils sont parasites des chauves-souris. Les deux autres Sous-ordres étant ceux des Diploglosses et des Forficuloïdes.

Arlequin de Cayenne n. m. [Arlequin beetle]. Voir Acrocine.

Armature génitale, [Genitalia]. Voir Genitalia (pl.).

Arolium n. m. [Arolium(ia)]. Organe impair en forme de petit coussinet adhésif (lobe) situé au milieu des griffes sur le prétarse de nombreux insectes. Il permet aux insectes de progresser sur les surfaces lisses, verticales ou surplombantes grâce à son rôle adhésif à la manière d’une ventouse. On trouve notamment des arolia chez les Orthoptères (sauterelles et criquets), les Phasmes, et les fourmis. Chez les Diptères, l’arolium peut se trouver entre les pulvilles mais peut être aussi remplacé par une soie appelée empodium. Il peut être aussi absent (Ex. Tipulidés) et remplacé par les pulvilles. Certains Lépidoptères ont à la fois un arolium, un empodium et des pulvilles. Le terme d’arolium doit être utilisé quand le lobe se situe entre les griffes et le terme de pulvilles doit être utilisé quand les lobes se trouvent à la base des griffes. Pl. Arolia. Voir aussi Empodium et Pulvilles.

Arpenteuse n. f. et adj. Chenille des papillons géomètres, ou phalènes, qui semble progresser en arpentant (en faisant de grands pas). Ex. L’Arpenteuse du chou (alias Ni) Trichoplusia ni (Lépidoptères Noctuidés). Voir aussi Chenilles arpenteuses.

Arrangée n. f. Voir Dianthoecia.

Arrhénophanidés (Arrhenophanidae) n. m. pl. [Tropical lattice moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates, Eulépidoptères Ditrysiens, Tinéoïdes. On en connait 50 espèces pour la plupart Néotropicale bien que l’on en ait découverte récemment en Asie du Sud-Est.

Arrhénotoque adj. (Du gr. arrên, mâle et tokos, enfantement). [Arrenotokous]. Dont la descendance issue du développement de l’ovule non fécondé est constituée uniquement de mâles. Beaucoup d’espèces de femelles Hyménoptères non fécondées sont arrhénotoques. Contr. Thélytoques. Voir aussi Deutérotoque et Parthénogenèse.

Arrhopalitidés (Arrhopalitidae) n. m. pl. Famille de Collemboles Symphypléones Katiannoïdes. Leur corps est dépigmenté. Le quatrième segment antennaire est plus court que le troisième. Ils présentent une cornéule (zone cuticulaire transparente ayant le rôle d’une lentille) de chaque côté de la tête. Les appendices anaux du 6ème segment abdominal des femelles sont dirigés vers l’orifice génital. Les mâles ne présentent pas ces appendices.

Artematopodidés (Artematopodidae) n. m. pl. [Soft-bodied plant beetles]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Elatériformes Elatéroïdes.

Artheneidés (Artheneidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hémiptères Hétéroptères Pentatomomorphes Lygaéoïdes.

Arthromère n. m. (Du gr. arthron, articulation et meros, partie). [Arthromere]. Segment d’un appendice. Syn. Segment. Voir Segment 2. Voir aussi Article.

Arthropleidés (Arthropleidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Ephéméroptères Setisures ne comptant qu’un seul genre, celui des Arthroplea.

Arthropléones (Arthropleona) n. m. pl. Ancien Sous-ordre de Collemboles. Ils ont pour caractéristique d’être allongés et de présenter une segmentation de l’abdomen bien visible. Ils se divisent en Poduromorphes (Podura, Tomacerus, Orchesella, Isotoma, Anurida, Hypogastrura) et en Entomobryomorphes. Aujourd’hui selon NCBI, SITI et Fauna Europaea, il existe 4 Sous-ordres de Collemboles, ceux des Poduromorphes, des Entomobryomorphes, des Néelipléones et des Symphypléones. Syn. Poduromorphes (selon SITI).

Arthropode n. m. (Du gr. arthron, articulation et pous, podos, pied). [Arthropod]. Animal invertébré, caractérisé par un squelette externe chitineux (exosquelette), un corps à la symétrie bilatérale (bilatériens) divisé en anneaux (métamérisation) et des membres formés de segments mobiles grâce à la présence d’articulations. Les Arthropodes sont en fait des animaux dont l’ensemble du corps est articulé par des segments (ou somites) portant primitivement une paire d’appendices articulés. Les muscles sont attachés à l’exosquelette constitué de chitine. Cet exosquelette est régénéré au gré des mues durant la croissance (Ecdysozoaires). Leur système nerveux est ventral et le système « cardiaque » en position dorsal (caractéristiques des Invertébrés). Ce système circulatoire n’est pas clos (comme chez les Vertébrés), et l’hémolymphe est pulsée dans la cavité générale (ou hémocoele) du corps. Voir aussi Insecte et Invertébrés.

Arthropodes (Arthropoda) n. m. pl. [Arthropods]. Signifiant littéralement « pieds articulés », il est admis selon une grande majorité des zoologistes que les Arthropodes dérivent d'organismes aquatiques, aujourd'hui disparus, dont les Annélides actuels représentent les types les plus proches. Les Arthropodes font partie du règne Animal, du sous-règne des Métazoaires (ou Eumétazoaires), du Super-embranchement des Invertébrés. Au niveau systématique, les Arthropodes sont des triploblastiques, coelomates, hyponeuriens et protostomiens. Selon NCBI, les Arthropodes sont des Eucaryotes, Opisthocontes, Métazoaires, Eumétazoaires, Bilatériens, Coelomates, Protostomiens, Ecdysozoaires, Panarthropodes. Les Arthropodes forment un Embranchement qui comprend 4 classes : Celle des Insectes, des Crustacés, des Arachnides et des Myriapodes. On peut les classer aussi en deux groupes : Les Chélicérates (Arachnides) et les Antennates (ou Mandibulates = Crustacés, Myriapodes et Insectes) (Classification reprise dans NCBI). Il existe une autre classification distinguant au sein des Arthropodes, les Onychophores, les Tardigrades et les Euarthropodes au sein desquels on distingue les Amandibulates (Trilobites), les Chélicériformes (Pycnogonides, Mérostomes, et Arachnides) et les Mandibulates (Trachéates et Pancrustacés au sein desquels nous trouverons les Hexapodes). C’est le plus vaste de tous les Embranchements du règne animal avec plus d’un million d’espèces décrites soit près de 90% des espèces animales vivant sur terre.

Arthropodes primitifs, [Primitive Arthropods]. Ce sont ceux qui présentent les caractères les plus simples, ceux dont les caractères ont le moins évolué. On considère en général que chez les Arthropodes, il s’agira de ceux qui ont un corps d’annélidien. Les Pararthropodes qui regroupent les Onychophores, les Tardigrades et les Linguatulides (ou Pentastomides) sont généralement considérés comme des Arthropodes primitifs car ils ont pour caractéristique de présenter un mélange de caractères annélidiens et arthropodiens. On considère aussi que les Chélicérates et les Trilobitomorphes sont des arthropodes primitifs. Voir aussi Plésiomorphie.

Arthropodes supérieurs n. m. pl. [Higher Arthropods]. Ce sont les Amandibulates(Trilobites), les Mandibulates (Trachéates et Pancrustacés au sein desquels nous trouverons les Hexapodes) et les Chélicériformes (Pycnogonides, Mérostomes, et Arachnides). Au sein des Arthropodes, les Onychophores (ou Péripates) et les Tardigrades ne sont donc pas considérés comme Arthropodes supérieurs. Les arthropodes supérieurs ou Euarthropodes forment dans le Règne Animal, parmi l’Embranchement des Arthropodes (Arthropoda), un Clade de la classification phylogénétique comprenant certaines Classes ou Ordres de la classification classique. Voir Euarthropodes. 

Arthropodine n. f. (Du gr. arthron, articulation et pous, podos, pied). [Arthropodin]. Constituant chimique de la cuticule des insectes, l’arthropodine est une protéine non tannée sécrétée dans l’hémolymphe qui confère à l’endocuticule élasticité et souplesse. Associée à la chitine et la sclérotine, elle entre en particulier dans la composition de l’endocuticule. Voir aussi Chitine, Cuticule, Procuticule, Protéine, Sclérotine et Sclérification.

Arthropodologie n. f. (De Arthropode et du gr. logos, discours). [Arthropodology]. Science étudiant les Arthropodes.

Arthrovirus n. m. [Arthrovirus]. Virus transporté par un Arthropode. Voir Arbovirus.

Article n. m. (Du lat. articulus, membre de phrase, partie). [Article(s), Segment(s)]. Chez les Arthropodes, chacune des pièces articulées du corps ou des appendices. Il s’agit par exemple des articles des antennes, des mandibules, des palpes ou des tarses. Voir aussi Segment.

Articulation n. f. (Du lat. articulus, articulation). [Articulation]. Zone du tégument (paroi du corps) séparant deux parties du corps sclérifiés des Arthropodes. Dans cette zone, la cuticule est amincie et ainsi rendue souple afin de permettre à l’animal d’effectuer des mouvements. En ce qui concerne l’articulation des ailes, on parle de sclérites axillaires. Voir aussi Sclérites axillaires.

Articulé, e, s adj. [Articulate]. Qui possède un article. Ex. Les Diploures possèdent des antennes multiarticulées.

Articulés n. m. pl. [Articulata]. Ancien nom, encore usité, des Arthropodes.

Arylphorine, [Arylphorin]. Protéine riche en acides aminés, nécessaire à l’élaboration de la cuticule lors des mues. Elle est synthétisée dans le corps gras des insectes puis stockée dans l’hémolymphe. On en trouve aussi chez les nymphes des insectes holométaboles lors de la mue imaginale. Voir aussi Cuticule et Mue.

Ascalaphe commun n. m. Nom vernaculaire de Libelloides longicornis, Névroptères de la Famille des Ascalaphidés.

Ascalaphe soufré n. m. [Owly sulphur]. Nom vernaculaire de Libelloides coccajus, Névroptères de la Famille des Ascalaphidés.

Ascalaphidés (Ascalaphidae) n. m. pl. [Green owlflies, Owlflies]. Famille d’Insectes Névroptères (Neuroptera) Myrméléontiformes Myrméléontoïdes. Leurs antennes sont longues, dépassant la moitié de la longueur de l’aile antérieure et terminées par un « bouton » (une massue différenciée). Les fourmilions (famille des Myrméleontidés) qui leur sont proches ont des antennes à massue plus petites, des yeux aussi plus petits mais aussi une nervation des ailes différente. Chez les Ascalaphidés, les ailes hyalines richement nervurées portent des dessins jaunes avec des taches noires. Les mâles ont des valves très développées. Ce sont des prédateurs au vol rapide surtout actifs au crépuscule. Certains ressemblent beaucoup extérieurement aux libellules. Tout comme les Odonates, ils chassent leurs proies en vol. Leurs larves sont trapues de forme ovale et aplaties. Elles ont une tête volumineuse pourvue de grands crochets et portent des expansions latérales sur l’abdomen. Elles ressemblent aux larves de fourmilion et vivent dans la litière et sous les pierres. Ils sont cosmopolites.

Aschiphasmatidés (Aschiphasmatidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Orthoptéroïdes Phasmoptères Vérophasmatodés Aréolates Aschiphasmatoïdes.

Aschiphasmatoïdes (Aschiphasmatoidea) n. m. pl. Super-famille d'Insectes Néoptères Orthoptéroïdes Phasmoptères Vérophasmatodés Aréolates ne comptant que la famille des Aschiphasmatidés comme représentant.

Aschizes (Aschiza) n. m. pl. Infra-ordre de Diptères Brachycères formant avec l’autre Infra-ordre des Schizophores la division des Cyclorrhaphes. Contrairement aux Schizophores, lunule frontale et suture ptilinale (suture frontale due au ptilinum) sont absents chez cet Infra-ordre. On y trouve les Super-familles des Lonchoptéroïdes, des Phoroïdes et des Syrphoïdes.

Ascophérose ou Ascosphaerose ou Ascophériose n. f. [Ascosphaerosis]. Chez les abeilles, infection du couvain par un champignon, Ascosphaera apis. Voir aussi Aspergillose.

Asemiinés (Asemiinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Coléoptères Cérambycidés aux antennes peu allongées.

Asexué, e, s adj. (Du gr. a-, privatif, négation et du lat. sexus, sexe). [Asexual]. Dépourvu d’appareil reproducteur ou de processus sexuel. On parle par exemple de multiplication asexuée. Voir aussi Agame et Parthénogenèse.

Asile (Asilus) n. m. [Robber fly]. Genre d’Insectes Diptères Brachycères (Mouches), poilu, qui suce le sang des autres insectes capturés en vol, type de la Famille des Asilidés. Ex. Asilus crabroniformis.

Asilidés (Asilidae) n. m. pl. [Robber flies, Assassin flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Orthorrhaphes Asilomorphes Asiloïdes. Il en existe environ 5.500 espèces. Ils mesurent entre 5 et 27 mm. Ces insectes entomophages possèdent une tête ressemblant à celle des abeilles. Ils sont généralement de couleur brun ou noir, avec des dessins sur le corps. On les appelle communément « mouches à toison » car leur tête est souvent très poilue, de façon à protéger leurs yeux des mouvements défensifs de leurs proies. Ils ont une trompe dure, vulnérante et luisante, ressemblant à celle des Nématocères mais sans mandibules. Elle leur sert à attaquer en vol leur proies, en les transperçant pour leur injecter de la salive et les paralyser afin d’en sucer le contenu. Leur hypopharynx est pour cela développé et vulnérant. Ils peuvent ainsi s’attaquer à des insectes à tégument dur comme les Buprestes. Ils cherchent toutefois le plus souvent un point faible, comme le cou, pour y injecter leur salive paralysante. Mais de manière générale si les plus grosses espèces d’Asilides (genres Asilus ou Laphria) peuvent s’attaquer à des guêpes ou des papillons, les plus petites (genres Leptogaster ou Lasiopogon par exemple) se nourrissent de petites mouches ou de pucerons (Lavigne et al., 2000). Ils portent de manière caractéristique des soies péristomales (région entourant la bouche) au dessus des soies vibrissales, ce qui donne l’impression qu’ils portent une moustache. Comme tous les Orthorrhaphes, leurs antennes se trouveront dans la zone située entre la face et le front. Ces antennes courtes de 3 articles peuvent être de diverses structures mais présentent généralement un premier flagellomère au moins aussi long que la tête. Leur vertex (partie supérieure de la tête) est « enfoncé » entre les yeux qui ne sont de ce fait jamais holoptiques (ils ne se rejoignent pas). L’existence de ce profond sillon entre les deux yeux permet de les distinguer facilement des Rhagionidés ou des Thérévidés. Ils portent des ocelles. Leur tubercule ocellaire est plus bas que le sommet des yeux. Leurs ailes, le plus souvent hyalines, sont bien développées et souvent effilées de manière à permettre un vol rapide. Elles montrent 5 cellules postérieures environnant la cellule discale. Seule la quatrième cellule est fermée et n’atteint pas la base de l’aile. Les alules sont bien développées (sauf chez les Leptogastrinae et en partie chez les Dasypogoninae). Ils possèdent également de longues et puissantes pattes velues, ravisseuses, munies d’épines. On distingue deux pelotes (coussinets tarsaux ou pulvilles) sur l’acropode. Leur abdomen est parfois allongé et souvent terminé en pointe. Le régime alimentaire des larves varie en fonction des espèces et peut être prédateur, décomposeur ou même xylophage. Elles se rencontrent dans le sol ou le bois pourri. Ils sont cosmopolites. Ex. Laphria flava L.

Asiloïdes (Asiloidea) n. m. pl. (D’asile et du suffixe -oïde, qui a l’aspect de). Super-famille d’Insectes Diptères Brachycères Orthorrhaphes Asilomorphes regroupant les Familles des Apiocéridés, des Asilidés, des Mydidés, des Scénopinidés et des Thérévidés. Ce sont des Diptères hétérodactyles (aux tarses composés de deux pulvilles et une soie empodiale centrale). 

Asilomorphes (Asilomorpha) n. m. pl. (D’asile et du gr. morphê, forme). Infra-ordre (selon NCBI) d’Insectes Diptères Brachycères Orthorrhaphes regroupant les Super-familles des Asiloïdes, des Empidoïdes et des Nemestrinoïdes.

Asiopsocidés (Asiopsocidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Psocoptères Psocomorphes Caeciliusetes Asiopsocoïdes. Ils présentent un vertex arrondi. Ils portent 3 ocelles regroupés sur un tubercule. Leur prothorax montre un préépisternum allongé. La nervure radiale des ailes antérieures montrent deux groupes séparés de sensilles campaniformes. Les tarses dimères ne montrent pas de griffes portant une dent préapicale. Les valves externes de leurs gonapophyses sont réduites.

Asiopsocoïdes (Asiopsocoidea) n. m. pl. (D’asiopsocidé et du suffixe -oïde, qui a l’aspect de). Super-famille d’Insectes Psocoptères Psocomorphes Caeciliusetes.

Asopie n. f. [Meal moth]. Nom usuel d’un Insecte Lépidoptère de la Famille des Pyralidés également dénommé « Teigne de la farine », Pyralis farinalis, qui est une petite teigne qui vit dans la farine, le pain, etc.

Aspergillose ou Aspergillomycose n. f. [Aspergillosis]. Maladie causant la mort des abeilles et de leurs larves, causée par le champignon Aspergillus flavius. Syn. Couvain pétrifié. Voir aussi Ascophérose.

Aspicérinés (Aspicerinae) n. m. pl. Sous-Famille d’Insectes Hyménoptères Parasites (Térébrants) de la famille des Figitidés. Leur premier segment abdominal (le segment médiaire) est plus étroit que le second. Certains sont parasites de larves de Diptères et d’autres de Chrysomèles.

Aspidiotus n. m. Genre d’Insectes Hémiptères (Cochenilles) Coccoïdes Diaspididés. Ex. Aspidiotus destructor.

Aspidytidés (Aspidytidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Adéphages.

Aspirateur à bouche, [Buccal vacuum]. Dispositif de capture des insectes de petite taille par aspiration par voie buccale au niveau d’un tuyau souple qui projettera le spécimen dans un autre tuyau plus grand et rigide. Il permet de récolter, sans les abimer, les petits insectes qu’ils soient tombés dans le parapluie japonais ou posés directement sur la toile du piège lumineux. Voir aussi Piège lumineux et Piège au parapluie japonais.

Astéiidés (Asteiidae) n. m. pl. [Asteiid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Opomyzoïdes. Leurs ocelles sont présents. Les aristas (soie du dernier article antennaire) sont développées. La nervure Sous-costale (Sc) de leurs ailes est incomplète, effacée vers l’apex. Elle ne rejoint pas la nervure Costale (C). Cette dernière n’a donc pas de fracture sous-costale. Leurs pattes sont fines. On les trouve dans les prairies humides.

Astérolecaniidés (Asterolecaniidae) Berlese, 1898 n. m. pl. (Du gr. astêr, étoile et Lecanidés). [Pit scales]. Famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Aphidomorphes Coccoïdes. Les mâles se présentent sous l’aspect de petits insectes diptères à antennes longues et à l’extrémité de l’abdomen s’ornant souvent d’un prolongement cireux. Les femelles sont aptères et sans pattes. Elles ont donc un aspect larviforme et sont immobiles ou peu mobiles. Leurs glandes présentes sur la face dorsale ou ventrale sont disposées en forme de 8. Elles n’ont pas de stigmates abdominaux. Leur corps est souvent recouvert de cire ou d’un bouclier.

Asterolecaniinés (Asterolecaniinae) n. m. pl. Sous-famille d’Insectes Hémiptères Sternorhynques Lecanoïdes Astérolecaniidés. Ce sont des phytophages exclusifs. Certaines espèces s’enferment dans une sorte de kyste souvent hérissé de fils de soie. (Ex. Pollinia pollini). Asterolecanium coffeae est un insecte ravageur de diverses espèces de caféiers du genre Coffea en Angola, République Démocratique du Congo et Afrique Occidentale.

Asticot n. m. (Peut-être originaire de l'allemand Dass dich Gott, que Dieu te… qui a donné par francisation le terme dasticoter qui signifiait agacer, l'asticot servant à asticoter (agacer) le poisson). [Maggot(s)]. Nom usuel de toutes les larves ressemblant aux larves acéphales et apodes des mouches à viande (Diptères Brachycères Cyclorrhaphes dits Diptères supérieurs). Elles sont blanches et molles. Ex. larve de Muscidés. Voir aussi Lucilie.

Asticot-thérapie n. f. [Maggot therapy]. Syn. de larvothérapie. Voir Larvothérapie.

Asymétrique adj. [Asymmetric]. Dont la disposition n’est pas symétrique. Chez les insectes, on constate au contraire généralement une symétrie bilatérale, par rapport à la ligne médiane du corps. Les Insectes sont d’ailleurs des Bilatériens. Voir aussi Bilatériens.

Atelestidés (Atelestidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Muscomorphes.

Ateuchus n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Scarabéidés, bousier du midi de la France. Ex. Ateuchus lecontei.

Atherix n. m. Genre d’Insectes Diptères Brachycères (Mouches), type de la Famille des Athéricidés, qui vit au bord des eaux. Il peut transmettre par piqûre, une filaire aux grenouilles.

Athéricidés (Athericidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Orthorrhaphes Tabanomorphes Tabanoïdes, dont le Genre Atherix en est le type. Leurs antennes portent un style. Au contraire des Rhagionidés qui font partie de la même Super-famille, leur subscutellum est tout comme celui des Tabanidés fortement développé. Cependant, au contraire des Tabanidés, la cellule r1 de leur aile est fermée par la jonction de R1 et de R2+3. La nervure Costale (C) fait le tour complet de l’aile. Leur empodium est pulvilliforme. On distingue trois pelotes sur l’acropode (homéodactyles). Les femelles sont hématophages. Leurs larves aquatiques sont prédatrices.

Atheta n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Polyphages Staphylinidés dont le genre regroupe près de 200 espèces. Ex. Atheta admista.

Athous n. m. (Du gr. athôos, impuni). Genre d’Insectes Coléoptères Elatéridés. La larve de ce taupin vit dans le terreau des forêts et dans le vieux bois. Ex. Athous (Euplathous) mandibularis ; A. haemorrhoidalis.

Atmobiotique adj. [Atmobiotic]. Qui vit au dessus du sol. Voir aussi Habitat abiotique.

Atomaire (Atomaria) n. f. Genre d’Insectes Coléoptères Cryptophagidés, de taille minuscule. Ex. Atomaria linearis nuisible à la betterave.

ATP (Signe d’adénosine triphosphate), [ATP]. Abréviation d’adénosine triphosphate. Substance qui associée à l’oxygène permet la luminescence en effectuant une réaction chimique entre la luciférine et la luciférase. Voir aussi Luminescence.

Atrium n. m. (Pièce centrale de la maison dans la Rome antique). [Atrium]. Chambre présente tout de suite après l'entrée d'un orifice. Les stigmates présentent souvent un atrium tout de suite après l’orifice externe. L’atrium est souvent revêtu de poils ayant pour fonction de filtrer l’air respiré. La présence des atriums au niveau des stigmates permet de réduire les pertes en eau chez les insectes. Pl. Atriums. Syn. Vestibule ou Chambre atriale. Voir aussi Stigmate et Trachée.

Atriplectididés (Atriplectididae) n. m. pl. Famille de Trichoptères Limnephiloïdes dont un seul genre est connu aux Seychelles et en Australie.

Atropetes (Atropetae) n. m. pl. Infra-ordre (selon SITI et Fauna Europaea) d’Insectes Psocoptères Trogiomorphes comprenant notamment la Famille des Lepidopsocidae, des Psoquillidae et des Trogiidae. Ils ont comme tous les Trogiomorphes des antennes avec de nombreux articles et des tarses triarticulés.

Atrophie n. f. (Du gr. atrophia, privation de nourriture, de a, privatif et trophê, nutrition). [Atrophy]. Diminution d’un organe, d’un tissu ou d’une cellule.

Atropos n. m. [Death’s-head hawk moth]. Non vernaculaire (en fait le nom d’espèce) du « sphinx tête de mort » (Acherontia atropos). Voir aussi Sphinx et Tête de mort.

Atta n. f. [Leaf cutting ants]. Genre d’Insectes Hyménoptères Apocrites Aculéates Vespoïdes Formicidés. Cette fourmi d’Amérique centrale et australe, qui cultive des champignons, est appelée également « Fourmi parasol », « Fourmi champignonniste » ou encore « Fourmi coupeuse de feuilles ». La tribu des Attini, dont font partie les Atta, compte 12 genres et plus de 190 espèces. Leurs nids souterrains peuvent atteindre 5 m de profondeur et héberger des millions d’ouvrières. Elles sont caractérisées par de puissantes et tranchantes mandibules capables de trancher, à la manière de cisailles, les feuilles les plus épaisses de certaines plantes. Chez les fourmis champignonnistes, Atta cephalotes, la stridulation émise par l’ouvrière pendant le découpage des feuilles est transmise par vibration sur le végétal. Cette vibration alerte les congénères et les incite à récolter ce même végétal. On parle alors à leur propos de recrutement. Les fourmis du genre Atta jouent dans leurs régions un rôle écologique et dans certains cas un rôle économique très important en défoliant les arbres fruitiers et les cultures. Ex. Atta robusta.

Attacus n. m. Genre d’Insectes Lépidoptères, type de la Famille des Attacidés. L’exemplaire le plus connu est Attacus atlas, pour sa surface alaire considérée comme la plus grande du monde (jusqu’à 30 cm). Sa chenille vert-jaune aux épines charnues atteint jusqu’à 10 cm de long. Ce genre fait partie de la Famille des Saturniidés selon NCBI. Ce genre n’est pas reconnu par Fauna Europaea et SITI. Seule la tribu des Attacini y est reconnue en tant que Famille de Saturniidés.

Attacidés (Attacidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Bombyciens (Hétérocères), renfermant les genres saturnie, attacus, etc. Ce sont des insectes nocturnes (mais pas exclusivement car les genres Eudia et Aglia par ex. sont diurnes). Beaucoup d’auteurs donnent à cette Famille le nom d’Attacidés, prenant pour type l’Attacus (Voir à ce sujet Attacus). Ce sont de façon générale des papillons ayant un gros corps densément poilu. Les antennes sont plumeuses chez le mâle et généralement filiformes chez la femelle. Le bel Attacus atlas, acclimaté en France avec le « Bombyx de l’ailante », Samia cynthia, appartient aux Saturnidés (Tribu des Attacini). Leurs ailes inférieures sont souvent démesurément allongées, comme la comète de Madagascar (Argemma mitrei). Ils ont généralement une tache ocellaire ou un croissant (lunule) à l’extrémité des cellules discoïdales (d) de chaque aile. De plus, en termes de surface alaire, le genre Attacus a la plus grande connue. Leur envergure peut aller jusqu’à 30 cm. Syn. Saturnidés.

Attagène (Attagenus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères Dermestidés. Ce sont de petits dermestes clavicornes, répandus sur tout le globe, qui vivent dans les débris animaux (peaux, os, plumes, lard, etc.). Ex Attagenus pellio ou « Attagène des pelleteries » qui cause souvent de sérieux dommages aux fourrures.

Attalomimidés (Attalomimidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Cucujiformes Cléroïdes.

Attélabe ou Attelabe (Attelabus) n. m. Genre d’Insectes Coléoptères, type de la Famille des Attélabidés. Ce sont des charançons surtout arboricoles qui enroulent les feuilles de chêne ou de vigne pour y pondre. Ex. Attelabus bipustulatus. Syn. Cigarier.

Attélabidés (Attelabidae) Billberg, 1820 n. m. pl. [Leaf-rolling weevils]. Famille d’Insectes Coléoptères Polyphages Curculionoïdes dont l’attélabe en est le type. On les appelle usuellement Rhynchites. Ils sont souvent de couleur métallique verte, bleue ou cuivrée ou de couleurs combinées, noir et rouge. Mais d’autres ont des couleurs noires ou rouges. Ils mesurent entre 2 et 7 mm. Contrairement aux Curculionidés, leurs antennes de 11 ou 12 articles ne sont pas coudées et ne sont pas massuées, mais sont rectilignes. Leur rostre est fin (court et aplati). Le labre est dissimulé. Si le genre Attelabus présente un cou large, le genre Apoderus lui, présente un cou étroit. Ils ont également pour caractéristique d’avoir le côté de leurs élytres aplatis et parallèles. Le bord interne de leurs tibias est denticulé. La plupart sont sylvestres. Chez de nombreuses espèces, les femelles préparent une sorte de berceau pour leurs œufs, constitué avec les feuilles des plantes-hôtes. C’est le cas des cigariers qui sont des Attélabidés. Quelques-uns sont nuisibles aux cultures. Syn. Rhynchitidés (selon SITI).

Attitude de défense, Elles peuvent être actives ou passives. Les attitudes de défense passives sont celles ayant trait au mimétisme, à l’homotypie, à l’aposématisme ou au leurre consistant à imiter un prédateur (ex. chenille imitant une tête de serpent, ocelles sur les ailes imitant des yeux de hibou). Les attitudes de défense actives consistent principalement à prendre la fuite mais peuvent aussi consister à passer à l’attaque pour beaucoup d’Hyménoptères (phéromones d’alarme ou de recrutement). Ces attitudes de défense consistent alors à piquer au moyen de leur dard ou d’envoyer des substances corrosives (acide formique). Mais le fait de piquer pour se défendre n’est pas l’apanage des Hyménoptères. Certains Hétéroptères prédateurs terrestres comme les Réduves ou aquatiques comme les Nèpes ou les Notonectes peuvent piquer avec leur rostre. Cette piqûre est au moins aussi douloureuse que celle d'une guêpe. D’autres espèces comme les longicornes notamment peuvent mordre au moyen de leurs mandibules. De très nombreuses espèces produisent des substances de défense consistant en la dispersion de liquide corrosif (ex. nombreux Staphylinidés, Carabidés). D'autres sont toxiques au contact comme les Coléoptères Méloïdés ou Oedemèridés (autohémorrhée). Mais la défense peut également consister en l’émission d’une odeur désagrable (au moyen de divers organes comme l’osmétérium, une vésicule exsertile ou les glandes odoriférantes) ou en l’émission d’un son (stridulation). La défense active peut aussi consister à se débarraser d’un membre saisi par un prédateur (autotomie). Enfin, il existe chez de nombreuses espèces un phénomène d’immobilisation réflèxe en cas de danger (thanatose). Voir aussi Acide butyrique, Acide carminique, Acide formique, Acide méthanoïque, Aiguillon, Aposématique, Autohémorrhée, Autotomie, Brachyne, Cantharidine, Cryptique, Dard, Glande à venin, Glande de défense, Glande odoriférante, Glande pygidiale (ou anale), Homotypie, Kinopsis, Ocelle 2, Mimétisme, Osmétérium 1, Phéromone d’alarme, Phéromone de recrutement, Stridulation, Vésicule exsertile, Thanatose.

Attraper les insectes, Voir Piège d’attraction, et Piège d’interception.

Atypie n. f. (Du gr. a-, privé, négation et tupos, modèle). Ecart par rapport au type de référence.

Auchénorrhynches ou Auchénorrhynques (Auchenorrhyncha) n. m. pl. (Du gr. aukhên, cou et rhynkhos, groin, bec). Sous-ordre d’Insectes Hémiptères, renfermant les cicadelles (Cicadellidés) et Familles apparentées (Cercopidés, Cicadidés, Delphacidés, Fulgoridés, Jassidés, Membracidés). Ce sont ceux dont le rostre, à fixation articulée, part de dessous la tête, au niveau du cou, ce qui est l’origine de leur nom. Ils sont exclusivement phytophages. Leurs antennes sont d’ordinaire courtes et terminées par une soie courte (fouet). Les ailes sont typiquement maintenues en toit (à l’oblique) sur l’abdomen au repos. Leurs ailes antérieures rigides (hémélytres) sont opaques et colorées. Les ailes postérieures sont membraneuses. Leurs tarses possèdent au moins trois articles. L’autre Sous-ordre, celui des Sternorrhynches compte des espèces ayant un rostre apparemment inséré entre les hanches antérieures et dotés d’assez longues antennes avec des tarses de 1 à 2 articles. Pour certains auteurs, le Sous-ordre des Auchénorrhynches doit disparaître et être rendu plus précis en distinguant deux nouveaux Sous-ordres, celui des Fulgoromorphes (auxquels les Auchénorrhynques appartiendraient) et des Cicadomorphes (Classification de Minet et Bourgoin notamment). Ainsi, le terme d’Auchénorrhynque est un terme alternatif à celui de Fulgoromorphe dans certaines classifications (division des Auchénorrhynques en Fulgoromorphes (Fulgores) et Cicadomorphes (Cigales)). C’est le cas de SITI, où on trouve au sein du Sous-ordre des Auchénorrhynques, l’Infra-ordre des Cicadomorphes et des Fulgoromorphes. Ce taxon n’est pas reconnu par NCBI et Fauna Europaea. Syn. invalide, Homoptères (Homoptera) selon SITI.

AUDINET-SERVILLE Jean-Guillaume (1775-1858), n. p. Entomologiste Français qui collabora avec Latreille et fut l’auteur du 15ème volume de « Insectes recueillis en Afrique et en Amérique … » paru en 1819. Il aida Latreille et Le Peletier de St Fargeau dans la rédaction du volume 8 de « Encyclopédie méthodique » paru en 1825. Auteur de plusieurs autres ouvrages dont notamment celui de 1839 sur les Orthoptères.

Auditifs (organes) adj. Voir Organes auditifs.

Audition n. f. (Du lat. auditio, action d’entendre, de audire, écouter), [Hearing]. Voir Appareil auditif.

AUDOUIN Jean Victor (1797 – 1841), n. p. Naturaliste Français, membre de l’Académie des Sciences plus connu sous le nom de Victor Audouin. Il fut un des créateurs de l’entomologie en France. Il était également ornithologue. En 1824, il devient l'assistant de Pierre André Latreille alors professeur d'entomologie au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris. Audouin lui succède en 1833 et conserve cette fonction jusqu'à sa mort. En 1838, il devient membre de l'Académie des sciences. Son œuvre principal, l'Histoire des insectes nuisibles à la vigne et particulièrement de la Pyrale (1842), est complété après sa mort par Henri Milne-Edwards et par Émile Blanchard. Audouin fait paraître de nombreux articles dans les Annales des sciences naturelles, publication qu'il fonde avec Adolphe Théodore Brongniart et Jean-Baptiste Dumas en 1824. Audouin est aussi l'un des créateurs de la Société entomologique de France (1832).

Aulacidés (Aulacidae) Schuckard, 1841 n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Evanioïdes. On en connait près de 200 espèces. Ils sont très proches des Gastéruptiidés car ils ont aussi un pétiole abdominal (2ème segment abdominal aminci, caractéristique du Sous-ordre des Apocrites) qui passe au dessus des hanches postérieure, inséré bien haut sur le propodeum et une tête portée par un long cou (propleure allongé et rétréci antérieurement). Cependant, ce cou n’est pas aussi allongé que chez les Gastéruptiidés. Leurs ailes sont réduites et dépassent à peine la base du gaster. Les ailes antérieures possèdent deux cellules cubitales. Leurs larves sont endoparasites de xylophages, Hyménoptères Siricidés ou Coléoptères. Ils sont cosmopolites.

Aulacigastridés (Aulacigastridae) n. m. pl. [Aulacigastrid flies]. Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores Acalyptères Opomyzoïdes selon NCBI (ou Muscomorphes selon SITI). Cette famille compte 18 espèces réparties en 4 genres. On pense que leurs larves se nourrissent de la sève provenant des blessures des arbres.

Aulacogasteridés n. m. pl. Ancienne Famille d’Insectes Diptères Brachycères Cyclorrhaphes Schizophores décrite par Enderlein en 1936. Aujourd’hui on parle d’Aulacigastridés.

Aulacus n. m. Genre d’Insectes Hyménoptères Apocrites Evanioïdes Aulacidés qui provoque les galles du pavot et de la piloselle. Ex. Aulacus striatus.

Auricule n. f. [Auricle]. Chez les mâles des Odonates Anisoptères, petites expansions latérales paires et symétriques ayant plus ou moins la forme de petites oreilles, situées de part et d’autre du deuxième segment abdominal. On les trouve par exemple chez les mâles Aeschnidés (sauf les Anax), les Corduliidés, les Cordulégastridés, les Gomphidés, etc. Leur présence est toujours accompagnée sur les ailes postérieures d’un angle anal (bord anal de l’aile) et d’un triangle anal (situé entre la membranule et l’angle anal). Leur fonction reste, à ce jour, inconnue. Elles ont valeur de caractère sexuel secondaire. Syn. Oreillette latérale.

Aurore n. f. [Orange tip]. Nom usuel d’un Lépidoptère de la famille des Piéridés aux ailes blanches tachées d’orange, Anthocharis cardamines. Voir aussi Anthocharis.

Australembiidés (Australembiidae) Ross, 1963 n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Embioptères. Mâles et femelles sont aptères. Le caractère le plus spécifique de cette famille est chez les mâles, la présence d’un lobe ventral semi-détaché triangulaire sur le segment 9. Ils vivent dans la litière des feuilles des zones de savane. On ne les trouve que sur le continent Australien.

Australienne (région) adj. [Australian region]. Voir Région Australienne.

Australimyzidés (Australimyzidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Diptères Brachycères Muscomorphes Eremoneures Cyclorrhaphes Aschizes Acalyptères Carnoïdes.

Austremerellidés (Austremerellidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Ephéméroptères Pannotes Ephémérelloïdes. Austremerella picta est la seule espèce représentante de cette Famille. On les trouve en Australie.

Austrocynipidés (Austrocynipidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Parasites Cynipoïdes. Cette petite famille rare est inféodée aux cônes de pins d’Araucaria d’Australie et semble parasiter les chenilles de Lépidoptères qui y vivent.

Austroleptidés (Austroleptidae) n. m. pl. Famille d'Insectes Néoptères Endoptérygotes Diptères Brachycères Tabanomorphes (selon NCBI). Cette famille ne compte qu’un genre (Austroleptis) pour 8 espèces connues. Leur flagellum antennaire est nettement segmenté avec 3 à 5 segments. Leurs yeux sont plutôt nus que poilus. Les ailes ont des marbrures et des tâches brunes foncées et le pterostigma est bien développé. Ils présentent deux très petits éperons tibiaux postérieurs. Jusqu’en 2001, ils étaient considérés comme faisant partie de la famille des Rhagionidés. Ils mesurent entre 3 et 8 mm. On ne les trouve qu’en Australie.

Austroniidés (Austroniidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Hyménoptères Apocrites Térébrants Proctotrupoïdes. Cette famille ne compte qu’un seul genre (Austronia). Ils mesurent environ 5 mm de long. Le pronotum montre en son milieu une crête transversale qui couvre partiellement la partie antérieure du mésoscutum. Le pétiole est moins allongé chez les femelles que chez les mâles. Leur metasoma est en forme de scalpel, condensé latéralement, en particulier chez les femelles. La tarière est longue mais rétractée dans le metasoma. Elle est courbée apicalement. Le metacoxa est proche de l'ouverture propodéale. Leur biologie est mal connue mais on pense que ce sont des parasitoïdes d’autres insectes. On ne les trouve qu’en Australie.

Austroperlidés (Austroperlidae) Tylliard, 1921 n. m. pl. Famille d’Insectes Plécoptères Holognathes. On en connait 15 espèces réparties dans 10 genres. On les rencontre en Amérique du Sud et en Océanie.

Austropetaliidés (Austropetaliidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Odonates Anisoptères (au repos les ailes sont étalées latéralement = libellules). On en connaît quatre genres : Archipetalia, Hypopetalia, Ophiopetalia et Phyllopetalia. On ne les trouve qu’au Chili et en Australie.

Austrophasmatidés (Austrophasmatidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Mantophasmatodés. Ils diffèrent des Mantophasmatidés à qui ils ressemblent par notamment l’absence de certains sclérites phalliques ou vaginaux. On les trouve en Afrique du Sud.

Autapomorphie n. f. (Du gr. auto, propre, apo, hors de, écartement, différenciation et morphê, forme). [Autapomorphy]. Se dit d’un caractère morphologique nouveau propre à un taxon (un groupe biologique) mais qui ne se retrouve cependant pas chez les rangs taxinomiques qui lui sont supérieurs. C’est un des types d’apomorphie, avec la synapomorphie. Voir aussi Phénétique, Apomorphie et Synapomorphie.

Auteur n. m. [Author]. Personne à laquelle est attribuée l’énoncé écrit de la description ou de la désignation d’un taxon. Voir Descripteur.

Autochtone adj. (Du gr. autos, soi-même et chtôn-, la terre). [Autochtonous]. Il n’existe pas en France de définition officielle et unanime des termes suivants : exotique, allochtone, allogène, autochtone et indigène. On peut cependant dire qu’une espèce autochtone est une espèce (ou une population) qui vit dans le lieu où elle a pris naissance. Tant que les conditions écologiques restent favorables, leur développement se poursuit dans cet habitat déterminé de manière permanente ou quasi-permanente. L’espèce est donc représentée dans cet habitat déterminé par des populations pérennes. Une espèce autochtone est donc en ce sens une espèce indigène. Syn. Indigène. Contr. Allochtone et Exotique en Ecologie.

Autocide adj. (Du gr. autos, soi-même et du lat. caedere, tuer). [Autocidal]. Relatif à une méthode de lutte biologique consistant à libérer massivement dans le milieu des mâles rendus stériles par irradiation ou par voie chimique. L’accouplement avec les femelles de l’espèce ravageuse ne donnera pas de descendance du fait de la stérilité des mâles. La population sera ainsi limitée. On parle de lutte autocide ou encore de lutte par mâles stériles. Voir aussi Lutte biologique.

Autogène adj. (Du gr. autos, soi-même et genos, origine). [Autogenous]. Qui n’a pas besoin d’un repas (Ex. sang, protéine..), pour amener ses œufs à maturité. L’utilisation de ce terme vise surtout les insectes hématophages. Ex. Ponte autogène. Contr. Anautogène.

Autohématorrhée ou autohémorrhée n. f. (Du gr. autos, soi-même, haima, haimatos, sang et rhein, couler). [Autohemorrhage, Reflex bleeding]. Fait pour un arthropode d’exsuder un liquide toxique, souvent coloré et parfois irritant en cas de danger le menaçant. Ce liquide est de l’hémolymphe, ce « sang » étant en général vésicant, et parfois très toxique (riche en alcaloïdes). Ce moyen de défense se rencontre chez les Coléoptères, les Orthoptères, les Hyménoptères et les Collemboles. Chez les Coléoptères, on connait le cas des coccinelles (larves et adultes des Coléoptères Coccinellidés) qui sont capables d’exsuder un "sang", qui le plus souvent perle au niveau des articulations des membres. Cette exsudation aurait un effet dissuasif sur d’éventuels prédateurs. Certaines espèces de méloé (Coléoptères Ténébrionoïdés Méloïdés) peuvent aussi rejeter par la bouche et par les articulations des pattes un liquide coloré composé de cantharidine, substance chimique très toxique pour les vertébrés (ex. les lyttes comme Lytta vesicatoria, mais également les mylabres). Chez les chrysomèles (Coléoptères Chrysomélidés) ce liquide défensif sera exsudé par des fentes dans l’abdomen, bien que chez le timarque crache-sang (Timarcha tenebricosa) ce liquide soit expulsé par la bouche, mais aussi par les articulations. Certaines larves sont également capables d’effectuer des autohémorrhées (ex. la larve de la Chrysomèle du peuplier, Chrysomela (Melasoma) populi). Chez les Orthoptères, on connait un cas d’autohémorrhée chez la sauterelle, Gryllus (Dictyophorus) spumans mais aussi dans la Famille des Tettigoniidés (Genre Eugaster et Ephippiger). On observe aussi ce phénomène, chez les Hyménoptères Cimbicidés (comme chez les fausses-chenilles de la Mouche à scie du bouleau, Cimbex femorata). Chez les Collemboles, l’autohémorrhée se rencontre dans un certain nombre de familles. Sous sa forme la moins spécialisée, elle se produit au travers les zones amincies de la cuticule (ex. Chez les Genre Arlesiella). Voir aussi Attitude de défense, Cantharidine et Timarque.

Automixie n. f. Syn. de Parthénogenèse automictique. Voir Parthénogenèse automictique.

Autopsalize n. f. Mode d’autotomie (auto-amputation) que l’on rencontre chez les Orthoptères consistant à sectionner au moyen de leur mandibule une patte lorsqu’ils sont saisis par cette dernière. Voir aussi Autotomie.

Autosome n. m. (Du gr. auto, soi-même et sôma, corps). [Autosome]. Chromosome non sexuel. On le trouve donc à la fois chez le mâle et la femelle. Contr. Chromosome sexuel.

Autostichidés (Autostichidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Lépidoptères Géléchioïdes. Certains les considèrent comme une sous-famille d’Oecophoridés. On en compte 17 espèces vivant en France mais ils sont cosmopolites.

Autotomie n. f. (Du gr. auto, soi-même et temnein, couper). [Autotomy]. Capacité à perdre chez certains animaux, une partie de leur corps, un appendice souvent dans le but d’échapper à un danger. C’est donc une forme d’auto-amputation utilisée comme mécanisme d’auto-défense contre un prédateur. La rupture a lieu le long d’une ligne de fracture prédéterminée. Ex. la patte de certains Orthoptères pour échapper à un prédateur, ou les appendices des phasmes. Il y a aussi autotomie en ce qui concerne la perte des ailes chez les reines termites et fourmis, mais il ne s’agit plus alors d’un mode d’auto-défense. La ligne de fracture prédéterminée est celle se situant le long de la suture basilaire à la base des ailes des termites. Chez les phasmes, lorsque l’amputation concerne les juvéniles, un embryon de patte peut apparaître dès la mue suivante. A la mue suivante, c’est une patte parfaitement normale qui se formera. Cette régénération peut également se produire chez les adultes, mais l’organe remplacé est alors plus petit. Voir aussi Autopsalize.

Auxiliaire n. m. (Du lat. auxiliaris, qui secourt). [Beneficial insect(s)]. Organisme favorable aux activités humaines en agriculture. Chez les Insectes, il peut s’agir de pollinisateurs, tels les abeilles, ou d’ennemis des ravageurs de culture permettant d’établir ainsi une lutte biologique efficace. Ex. la coccinelle face aux pucerons. Mais la pollinisation des plantes et la lutte contre les nuisibles ne sont pas les seuls actions bénéfiques attribuables aux insectes. Effectivement, les insectes participent aussi pour une grande au recyclage des matières organiques (ex. coprophagie et nécrophagie). Voir aussi Lutte biologique, Plantes répulsives et Pollinisation.

Avette n. f. Syn. d’abeille. Les mots avette et abeille sont issus du diminutif d’Apis, le nom latin de cet insecte. Mais Avette est tiré de Apitta et abeille de Apicula. Voir Abeille.

Axiidés (Axiidae) n. m. pl. [Gold moths]. Famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens.

Axilla n. f. (Du lat. axilla, aisselle). [Axilla(ae)]. Pièce des aisselles. Pièce de la base des ailes du méso- et métathorax. Pl. Axillae.

Axillaire adj. [Axillary]. Relatif à la base d’une zone de contact, à l’aisselle. Ex. Zone axillaire de l’aile. Voir aussi Sclérites axillaires.

Axillaires (sclérites), [Axillary sclerite]. Voir Sclérites axillaires.

Axillant, e adj. Se dit d’un organe à la base duquel se développe un autre organe dit axillaire.

Axille n. m. [Axilla]. Chez les Hyménoptères, les axilles sont des sclérites triangulaires latéraux situés sur le mésoscutellum. Ils séparent le scutum du scutellum. Ils sont situés au dessus des tegulae. Pl. Axillae

Axioïdes (Axioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Lépidoptères Glossates Eulépidoptères Ditrysiens ne comptant que la Famille des Axiidés. Syn. Cimelioidea (selon NCBI).

Axone n. m. (Du gr. axon, axe). [Axon]. Prolongements des neurones sensoriels ou des neurones moteurs (cellules du système nerveux), conduisant les influx nerveux du corps. Si la dendrite reçoit le stimulus et l’achemine au corps de la cellule, l’axone, lui, retransmet le message (dit efférent) du corps cellulaire vers d’autres neurones, formant des ganglions nerveux, avec qui il fait des connexions appelées synapses. Les axones peuvent alors stimuler d’autres cellules comme celles des glandes et des muscles. Les axones des neurones sensoriels de chaque sensille se connectent aux ganglions nerveux correspondant à la partie du corps de la sensille considérée. Par exemple, les neurones des sensilles antennaires détectant les messages olfactifs envoient leurs axones dans l'aire spécifique du lobe antennaire du cerveau. Les neurones olfactifs répondant au stimulus 'phéromone sexuelle' projettent leur axone vers le macroglomérule (structure périphérique du lobe antennaire). Ou bien encore, les neurones des sensilles des pattes envoient leurs axones dans les ganglions thoraciques. Voir aussi Dendrite, Glomérule, Neurones olfactifs, Neurones sensoriels, Ommatidie et Système nerveux.

Axymyiidés (Axymyiidae) n. m. pl. Famille d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes Axymyiomorphes Axymyioïdes. On en connait 6 espèces réparties dans 3 genres. Ils ressemblent aux Bibionidés mais en diffèrent par le fait que la nervure radiale de leurs ailes présente quatre branches (chez les Bibionidés, on en trouve deux ou trois). Ils ont une tête arrondie. Les yeux du mâle sont holoptiques sur une distance considérable. Les yeux de la femelle sont, eux, séparés par une large région frontale. La tête porte trois ocelles sur une proéminence. Les antennes sont courtes avec 14 à 16 segments transversaux, couverts de rares poils courts. Les pièces buccales sont réduites. Les palpes comptent 4 à 5 articles. Les ailes montrent un ocelle. La nervure sous-costale se fond près du milieu de la marge alaire antérieure. La nervure radiale 1 atteint le quart distal des ailes et est généralement fusionnée avec la nervure radiale 2 + 3. La nervure radiale 4 est ramifiée à proximité de la nervure transversale antérieure de l'aile. La nervure anale n’atteint pas la marge alaire. Les tibias sont légèrement plus longs que les fémurs, mais un peu plus courts que les tarses. L’empodium et les pulvilles sont bien développés. Leurs larves vivent dans le bois en décomposition.

Axymyioïdes (Axymyioidea) n. m. pl. Super-famille d’Insectes Diptères Nématocères Axymyiomorphes Orthorrhaphes représentée par la seule Famille des Axymyiidés (selon SITI).

Axymyiomorphes (Axymyiomorpha) n. m. pl. (D’axymyiidé et du gr. morphê, forme). Infra-ordre d’Insectes Diptères Nématocères Orthorrhaphes représentée par la seule Super-famille des Axymyioïdes. Une autre classification (NCBI) regroupe directement dans cet Infra-ordre, la Famille des Axymyiidae et des Pachyneuridae.

Azuré, n. m. Nom vernaculaire donné à des Insectes Lépidoptères de la famille des Lycénidés, et principalement de la Sous-famille des Polyommatinae à cause de leur couleur bleutée alors que ceux de la Sous-famille des Lycaeninae, sont plutôt appelés « Cuivrés » à cause de leur couleur cuivre, brun-rouge. Ceux de la Sous-famille des Theclinae sont aussi appelés Faux-cuivrés. Ex. L’Azuré bleu céleste, ou Belargus, ou Adonis bleu ou Argus bleu céleste, Polyommatus belargus. L’Azuré du Serpolet, Maculinea arion. Syn. Argus.